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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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L’Ukraine signe un accord historique avec l’UE

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L’Ukraine a scellé vendredi à Bruxelles un accord historique d’association avec l’Union européenne, provoquant une réaction virulente de la Russie, sommée par l’UE d’apaiser d’ici à trois jours la situation dans l’Est séparatiste.

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a, selon une source diplomatique européenne, proposé de proroger d’autant le cessez-le-feu décrété vendredi dernier à ses troupes et exigé la libération d’otages, dont des observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et la fin des «infiltrations» d’armes et de combattants.

«C’est à moi de prendre la décision (sur la prolongation du cessez-le-feu). Je dois consulter le Conseil de défense, mais l’heure limite est 22H00 (19H00 GMT), donc la décision doit être prise aujourd’hui», a-t-il néanmoins déclaré à Bruxelles. Aucune information n’a depuis filtré alors que la trêve a expiré.

Un chef rebelle de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï, a d’ores et déjà fait savoir que les rebelles étaient d’accord pour prolonger la trêve «pour la même durée que celle que M. Porochenko a proposée».

M. Borodaï s’exprimait à l’issue de consultations avec des représentants de Kiev. Il a également indiqué qu’après une première libération la veille d’observateurs de l’OSCE retenus depuis le 26 mai, une deuxième équipe retenue dans l’Est depuis le 29 mai devrait être libérée incessamment...

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Les pays européens (mal) vus par leurs voisins

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Depuis cinq ans, le graphiste bulgare Yanko Tsvetkov joue avec les stéréotypes dans ses «cartes des préjugés».

 

Yanko Tsvetkov s’est alors lancé dans une série de cartes de l’Europe et du monde «vu par» les Suisses, les Norvégiens, les Roumains, l’Amérique Latine, les gays, les Vikings... D'abord publiées sur Internet, elles trouvent bientôt un éditeur. Les Atlas de Yanko Tsvetkov se moquent des idées fixes sur les Anglais impérialistes et buveurs de thé, les Polonais qui sont plombiers et catholiques, les Espagnols bruyants (en dehors des heures de sieste), et les Français qui ne se lavent jamais et sont fiers de manger des grenouilles.

 

 

Pour l'auteur, le plus important n’est pas de chercher à se débarrasser de ses préjugés, mais d’en plutôt d’en avoir conscience. Et surtout, d'en rire. Pour Tsvetkov, l’homme a toujours cherché à rejeter la faute sur autrui et trouvé un bouc émissaire : «C’est le cœur du fonctionnement des préjugés. J’essaye surtout de regarder le côté marrant des choses. C’est quand ils sont pris au sérieux que les préjugés peuvent vraiment poser problème.»

Même si certains préjugés semblent fonctionner, le Bulgare rappelle qu'il faut toujours s'en méfier. «Par exemple, il y a un stéréotype selon lequel les Allemands n’ont pas le sens de l’humour... Et pourtant, c’est dans un journal allemand qu’une de mes cartes a été publiée la première fois !», rigole-t-il. «Ce que j’espère, c’est que la connaissance de ces stéréotypes pourra inspirer un peu d’humilité vis-à-vis des autres.»

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La carte du droit à l'avortement en Europe

La carte du droit à l'avortement en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si l'Espagne revenait en arrière sur l'IVG, elle rejoindrait le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.


C’est un virage radical que l’Espagne est en train de prendre. En proposant un avant-projet de loi limitant fortement l’accès à l’IVG, Alberto Ruiz-Gallardon, le ministre espagnol de la Justice, est sur le point de remettre totalement en cause une des législations les plus progressistes en la matière. Promulguée en 2010 par le socialiste José Luis Zapatero, la loi sur l’avortement actuellement en vigueur autorise l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse. Si le Parlement adopte ce projet de loi malgré l’importante mobilisation citoyenne, le pays rejoindra le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.

 


http://www.scoop.it/t/cadmos-sais-tu-ou-en-est-l-union-europeenne

L’Espagne s'alignera-t-elle sur l’Irlande, la Pologne et le Luxembourg ?

Trois membres de l’Union européenne autorisent le recours à l’avortement tout en le limitant clairement. Très catholique, l’Irlande avait totalement interdit l’IVG en l’inscrivant dans sa Constitution en 1983. Mais la législation s’est légèrement assouplie en juillet dernier puisqu’une loi autorise désormais l’IVG en cas de risque avéré pour la vie de la mère. L’avortement reste très encadré et peu répandu. Il aura fallu un scandale et la mort en octobre 2012 de Savita Halappanavar, une mère enceinte morte des suites d’une fausse couche, pour faire bouger les lignes.

Une législation très stricte est aussi en vigueur en Pologne, autre bastion catholique de l’Union européenne. L’avortement y est très restreint et ne peut être pratiqué qu’en cas de viol ou d’inceste, si la vie de la mère est en danger ou encore si le fœtus présente de sévères malformations. Contrairement à l’Irlande, le coût de l’avortement est pris en charge par l’Etat, tout comme au Luxembourg, l’autre pays à appliquer une législation stricte à ce sujet....

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Les Croates disent non au mariage homosexuel

Les Croates disent non au mariage homosexuel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».



Les Croates ont voté dimanche en faveur d’une révision de la Constitution pour empêcher le mariage homosexuel, au cours d’un référendum réclamé par des ONG conservatrices mais jugé discriminatoire par des militants des droits de l’Homme.

 

Selon les résultats officiels portant sur les bulletins dépouillés dans près de 99% des bureaux de vote, 65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».

Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation (26,75%) était bien inférieur à celui enregistré à la même heure (33,79%) au référendum sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne en 2012, et qui à la fin du vote avait été de seulement 43%.

Dans cette ex-république yougoslave de 4,2 millions d’habitants, tout récemment devenue membre de l’UE, l’Église catholique particulièrement influente a donné son plein soutien à l’organisation de cette consultation.

«Le mariage est le fondement de la famille et de la société. Les Croates ont le droit de dire si pour eux le mariage est l’union entre un homme et une femme», a déclaré dans la journée Zeljka Markic, présidente du collectif conservateur «Au nom de la famille» qui a été à l’origine de cette consultation.

Korana Horvat, une étudiante de 24 ans, a voté «non». «Aucune discrimination ne peut être bénéfique, elle ouvre plutôt la voie à de nouvelles discriminations», a-t-elle dit.

 

Le gouvernement de centre gauche dirigé par Zoran Milanovic avait appelé ces derniers jours les citoyens à voter contre un tel amendement.

«C’est un référendum triste et insensé (...) j’espère que c’est la dernière fois que nous aurons à organiser un tel scrutin de cette manière et sur ces questions», a déclaré M. Milanovic à la presse après avoir voté.

«La Constitution devrait préciser quelles sont les questions qui peuvent être soumises à un référendum et celles qui ne devraient pas en faire l’objet, qui représentent l’intimité de la famille», a-t-il ajouté...

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L'Irlande en voie de se passer de l'aide internationale

L'Irlande en voie de se passer de l'aide internationale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ce serait le premier pays de la zone euro sous assistance à s’affranchir de l’aide de ses partenaires.



L’Irlande a confirmé qu’elle devrait sortir à la mi-décembre du plan de sauvetage de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, devenant ainsi le premier pays de la zone euro sous assistance à s’affranchir de l’aide de ses partenaires.

«Je peux confirmer que l’Irlande est en voie de sortir du plan de sauvetage UE-FMI le 15 décembre. Et il n’y aura pas de retour en arrière», a déclaré le Premier ministre, Enda Kenny, samedi soir lors de la conférence nationale de son parti Fine Gael (centre).

La sortie du plan d’aide à la fin de l’année était l’objectif affiché du gouvernement Kenny qui avait entamé des discussions avec la troïka (UE-BCE-FMI) de ses bailleurs de fonds en février.

Au bord du gouffre après l’explosion de la bulle immobilière et le sauvetage de ses banques, l’Irlande avait été contrainte fin 2010 d’appeler à la rescousse ses partenaires européens et le FMI au moment où son déficit atteignait 30% du PIB.

L’ancien «tigre celtique» avait alors obtenu un plan de sauvetage de trois ans de 85 milliards d’euros, en échange de la mise en oeuvre d’une austérité draconienne qui lui a permis de redresser ses comptes.

Trois ans plus tard, le pays, constamment présenté par les dirigeants européens comme un modèle à suivre pour les autres pays de la zone euro sous assistance financière (Grèce, Portugal, Chypre), a retrouvé la croissance et l’accès aux marchés financiers.

En février, Dublin avait déjà fait un pas essentiel en parvenant avec la Banque centrale européenne à un accord qualifié d'«historique» par Kenny, sur la réduction du fardeau de la dette issue du sauvetage de ses banques....

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Roms: pourquoi la Commission européenne sermonne la France

Roms: pourquoi la Commission européenne sermonne la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les propos de Manuel Valls sur l'incapacité des Roms à s'intégrer a mené la Commission à rappeler les règles en matière de libre circulation applicable à ces populations, et menacé l'hexagone de poursuites.
En adhérant à l’Union européenne, la Roumanie et la Bulgarie ont manifestement réussi à communautariser leur incapacité à vivre avec leur minorité Rom. Avec une régularité métronomique, le sujet enflamme les opinions publiques des pays européens confrontés à une population dont elle ne partage pas le mode de vie et qu’elle estime «inassimilable». Après l’Italie de Romano Prodi, en 2007, après la France de Nicolas Sarkozy en 2010, c’est à nouveau l’hexagone qui fait parler de lui, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, jugeant que les Roms sont majoritairement incapables de s’intégrer et devront donc être reconduits dans leur pays. La Commission européenne, comme en 2007, comme en 2010, s’est étranglée. Le gouvernement français semble avoir oublié que la Roumanie et la Bulgarie, pays d’origine des Roms se trouvant en France, sont aussi membres de l’Union (depuis 2007) ce qui donne à leurs citoyens, fusent-ils issus d’une minorité maltraitée, des droits garantis par les traités. «La libre circulation, comme la liberté de résider dans un autre pays, sont des droits fondamentaux», a ainsi rappelé le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. En particulier, l’intégration n’est pas une condition pour exercer son droit à séjourner dans un autre État membre... Néanmoins, il faut distinguer selon la durée du séjour : durant trois mois, tous les citoyens européens peuvent librement circuler dans les vingt-huit pays de l’Union sans qu’on ne puisse rien leur demander. Le fait que ni la Roumanie, ni la Bulgarie ne soient membres de l’espace Schengen ne change rien à l’affaire : les papiers de leurs citoyens seront contrôlés aux frontières externes de l’espace, comme ceux des Britanniques, mais c’est tout. En revanche, au-delà de 3 mois de séjour, les citoyens doivent prouver qu’ils disposent soit de ressources suffisantes, soit d’un emploi, afin qu’ils ne deviennent pas une charge pour la collectivité d’accueil. Et comme ils sont Européens, l’accès à l’emploi ne peut leur être refusé. Sauf, bien sûr, en cas de mesures transitoires prévues par les traités d’adhésion, ce qui est le cas des Roumains et des Bulgares. Mais, à partir du 1er janvier 2014, les dernières restrictions à la liberté d’établissement seront levées : ils pourront donc librement venir travailler en France. En résumé, la reconduite à la frontière des Roms n’est donc possible que si le délai de trois mois est dépassé et qu’ils n’ont ni travail, ni ressource....
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L'Union européenne pour «une réponse forte» en Syrie

L'Union européenne pour «une réponse forte» en Syrie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Vilnius, affichent leur fermeté face à Damas, mais n'approuvent toujours pas les frappes. Une déclaration néanmoins saluée par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry.

 

Les pays de l’Union européenne ont cherché ce samedi à surmonter leurs divergences sur la Syrie en s’accordant sur la nécessité d’une réponse internationale «forte», mais sans aller jusqu’à soutenir le projet de frappes défendu par le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Au lendemain d’un G20 où il n’avait pas réussi à obtenir un large soutien international, le président américain Barack Obama a lancé un appel aux membres du Congrès américain pour qu’ils approuvent le principe d’une opération armée. «Nous sommes les Etats-Unis. On ne peut pas rester aveugle devant les images de Syrie que nous avons vues», a-t-il déclaré dans son allocution hebdomadaire à la radio.

Les Etats-Unis ont eu la satisfaction de voir l’Allemagne se joindre à l’appel lancé la veille par onze pays présents au G20 pour une «réponse internationale forte», de nature non spécifiée, aux attaques chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas.

 

Sans reprendre exactement les termes de cet appel, les ministres des Affaires étrangères de l’UE sont tombés d’accord à Vilnius sur la nécessité d’une «réponse claire et forte». Cette formule est suffisamment vague pour satisfaire les 28 pays de l’UE, de la France, qui défend la même position que les Etats-Unis, à ceux, plus nombreux, qui sont très réticents à un engagement militaire sans l’aval de l’ONU. «Cet accord est un compromis typique du fonctionnement de l’UE», a commenté un diplomate.

Il a été salué par John Kerry, qui s’était déplacé à Vilnius pour expliquer la position de Washington. «Nous sommes très satisfaits de la déclaration» des Européens, «une forte déclaration sur le principe de responsabilité», a-t-il déclaré avant de quitter la Lituanie....

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Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie

Des courts métrages alertent sur le racisme anti-Roms en Hongrie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quatre membres présumés d'un commando qui avait tué plusieurs Roms entre 2008 et 2009 sont sont actuellement jugés pour crimes racistes.


C’est une histoire réelle que raconte à l’écran János Kulka, l’un des plus grands acteurs hongrois, dans un petit film de trois minutes : la mort d’un père de famille tsigane, Róbert Csorba, et de son fils Robi, 4 ans, tués par un commando de néonazis hongrois dans la nuit du 22 février 2009. Le film fait partie d’une série de quatre courts métrages en mémoire aux victimes, diffusés depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, les chaînes commerciales et des portails internet grand public, sous le titre La couleur de leur peau était leur seul péché.

 

Ce vendredi 2 août, «journée mondiale de commémoration de l’holocauste des Roms», les quatre films ont été projetés en salle et lors d’une messe célébrée par les jésuites. Une commémoration virtuelle pour des meurtres bien réels : Robert et son fils ne furent pas les seules victimes. Entre 2008 et 2009, le commando a exécuté six Roms et en a blessé 55 autres. Quatre de ses membres présumés, sympathisants d’extrême droite, sont jugés pour crimes racistes ; le verdict devrait être connu mardi. Les assassinats ont été perpétrés dans le style du Ku Klux Klan. Les assaillants ont d’abord lancé des cocktails Molotov dans la maison de Róbert Csorba avant de tirer de sang-froid sur la famille qui s’échappait dans le jardin enneigé. Le petit Robi a reçu 17 balles. Arrivés sur les lieux, «les policiers ont agi de la façon la plus révoltante qui soit : ils ont marché et uriné dans la neige, effaçant les traces de pas des tueurs», dénonce János Kulka.

A l’époque, la journaliste hongroise Szilvia Varro, primée pour son travail sur l’extrême droite, couvrait ces meurtres en série. «A chacun d’entre eux, je constatais le manque de réaction de la société hongroise, même après la mort du petit Robi», raconte la volubile trentenaire, elle-même d’origine rom. Elle a alors abandonné le reportage pour créer l’agence de communication XKK, qui a produit les films. «Près de 500 000 internautes les ont déjà vus. Grâce à la présence de comédiens connus, on a réussi à toucher le grand public. ...



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Plus de trois millions d'Européens ont déjà bénéficié d'Erasmus

Plus de trois millions d'Européens ont déjà bénéficié d'Erasmus | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Espagne est le pays le plus prisé, et ses habitants ont été les plus mobiles depuis la création du programme d'échanges européen il y a 25 ans.

 

Plus de trois millions d’étudiants ont bénéficié du programme d’échanges Erasmus depuis sa création il y a 25 ans, dont 250 000 pour l’année universitaire 2011-2012, a annoncé lundi la Commission européenne.

Parmi les pays participants, les destinations les plus prisées des étudiants ont été l’an dernier l’Espagne, la France et l’Allemagne. Les Espagnols ont aussi été les plus nombreux à partir à l’étranger, suivis des Allemands et des Français.

Avec un taux de croissance de 18% par rapport à l’année précédente, les stages en entreprise sont de plus en plus demandés. En 2011-2012, un étudiant Erasmus sur cinq (soit près de 50.000 au total) a choisi cette option.

«Erasmus est plus important que jamais en ces temps de difficultés économiques et de fort chômage des jeunes : grâce à ce programme, les étudiants acquièrent des compétences et une expérience internationale qui accroissent leur aptitude à l’emploi et leur permettent d’être plus mobiles sur le marché du travail», a estimé la commissaire européenne chargée de l’éducation,Androulla Vassiliou...

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«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question»

«L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Julia Kristeva. Psychanalyste et écrivaine

Extraits:

"L’Europe est le seul endroit au monde où l’identité n’est pas un culte mais une question, non seulement grâce à la pluralité des langues et des cultures, mais aussi à la spécificité de notre héritage grec, juif et chrétien. La culture est le grand atout de l’Europe, pourtant elle ne figure pas dans le traité de Rome : est-elle à ce point une évidence, ou bien l’Europe, sortant en lambeaux de la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle eu honte de ses plaies ? Depuis, on multiplie les «programmes» pour le «patrimoine culturel». Mais existe-t-il une culture européenne ? Laquelle ? Après avoir succombé aux dogmes identitaires jusqu’aux crimes, et peut-être aussi parce qu’il a succombé et en a fait l’analyse mieux que tant d’autres, un «nous» européen est en train d’émerger, pour lequel l’identité est une inquiétude questionnante : à contre-courant des certitudes identitaires qui préparent toujours et encore de nouvelles guerres.

Mais les politiques, soumis à l’économie et à la finance, ont perdu de vue la question de la civilisation. Ils ont peur de parler d’Europe dans les campagnes électorales. Les intellectuels, dont certains sont encore prompts à s’engager, se font rares sur le chantier culturel européen. Ils portent une grande responsabilité dans la crise européenne actuelle. En revanche, je soutiens que les peuples européens, les Grecs, les Polonais, et même les Français, bien que tous choqués par la crise qu’ils identifient avec l’Europe, se sentent fiers d’appartenir à sa culture prestigieuse. Un trésor flou et peu rentable qu’ils ne sauraient définir mais qui les définit et fascine aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Un désir d’Europe existe en dehors de notre continent, je le constate en Amérique latine, en Chine…

 

       Mais peut-on concrètement construire une identité européenne ?

      J’admire mes étudiants européens, une nouvelle espèce d’individus kaléidoscopiques. Par exemple, un jeune Norvégien, en cycle Erasmus, parle anglais couramment, apprend le chinois et prend des cours en français sur le génie féminin. Le multilinguisme n’est plus seulement une utopie, c’est une réalité. Il pourrait être un trait significatif de l’identité européenne en train de se construire.

L’Europe reprend la définition française de la diversité culturelle à l’occasion de la discussion qu’elle mène avec les Etats-Unis sur l’audiovisuel : la culture n’est pas une marchandise comme les autres, et chacun doit pouvoir se reconnaître dans l’exception française.

Dans cet esprit, la traduction des patrimoines nationaux est indispensable, et l’Europe en donne l’exemple, en parlant 25 langues au moins à chaque séance plénière. Le multilinguisme passe par la traduction. Cela représente un coût supplémentaire et beaucoup préfèrent en faire l’économie.

Mais ce souci de singularité est aussi un fleuron de la culture européenne, depuis Duns Scot au XIIIe siècle, qui pensait que la vérité ne réside pas dans les idées abstraites ni dans la matière opaque, mais dans cet homme-ci, dans cette femme-là. Je traduis : le respect de la singularité est l’aboutissement des droits de l’homme. Et le génie de chacun, de chacune, éclate dans sa singularité partagée avec celles des autres. D’où ma conception du féminisme : que le mouvement des femmes n’aboutisse pas à une massification, comme ce fut le cas des autres mouvements émancipateurs qui ont échoué dans la banalisation ou la terreur (tous les bourgeois, tous les prolétaires, tous les tiers-mondistes…), mais favorisent… le génie féminin. Suis-je féministe ? Certainement, version «scotiste»..."

 

 

 

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
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Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais

Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
«Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!», affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans «Pourquoi devons nous quitter l’euro» (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

«Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans» et de «manière ordonnée», a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation «avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises».

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

«Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie», assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.

En approuvant l’entrée dans la zone euro, «sans référendum», le parlement «renonçait à un instrument essentiel de son autonomie politique: l’émission monétaire», précise l’économiste dans son ouvrage.

«L’euro est une monnaie forte. Or, notre structure économique est peu compétitive. Dans ces conditions, l’économie ne peut pas croître. Et depuis que nous avons adopté l’euro, cette monnaie n’a eu de cesse de se valoriser», a-t-il ajouté...

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En Europe, l’austérité perd de sa rigueur

En Europe, l’austérité perd de sa rigueur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Face à la crise qui dure, de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre en cause le rythme trop rapide des politiques d’assainissement budgétaire.

 

Le temps de la rigueur est-il compté ? Deux ans après s’être abattue sur l’Europe, la politique d’austérité, érigée en catéchisme économique, voit ses fondations trembler. Pas tant en raison des coups de boutoir répétés des «alter» et autres «économistes atterrés»(1), que des critiques qui émanent, ces dernières semaines, du cœur même des temples les plus rigoristes. Au point de préfigurer, peut-être, un changement de cap au niveau européen. Car si cette politique a conduit à diviser par deux le déficit public de la zone euro en quatre ans, elle plombe depuis fin 2011 la croissance du continent.

Dernière saillie en date, et non des moindres, venue clore provisoirement une vraie série noire pour les tenants de la rigueur : celle, lundi, du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Le «surveillant» en chef des programmes de réduction des déficits publics en Europe a déclaré que l’austérité, certes «fondamentalement bonne», a «atteint ses limites». Et de prévenir que pour «être couronnée de succès», une politique doit «recueillir un minimum de soutien politique et social». Un euphémisme face à la montée du mécontentement, notamment du sud de l’Europe.

Erreurs. La semaine dernière, c’était au tour de deux piliers de la doctrine austéritaire, Reinhart et Rogoff, d’être ridiculisés… par un étudiant. En 2010, ces deux éminents économistes de Harvard théorisaient, tableurs Excel à l’appui, qu’un taux d’endettement supérieur à 90% conduisait, sur la moyenne des pays étudiés, à une stagnation du PIB. L’influence de cette étude sur les politiques mises en place fut alors «immense», selon le prix Nobel d’économie Paul Krugman. Elle fut même reprise, en France, dans la loi de finances rectificative de 2010… Deux ans plus tard, patatras : leur travail se révèle truffé d’erreurs, la moyenne de la croissance des pays endettés à plus de 90% se trouvant réhaussé à +2,2%, et non pas en légère récession de 0,1%. «Les vrais coupables sont ceux qui se sont emparés de ce résultat controversé», enrage Paul Krugman....

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes

Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre.

 

La Cour suprême de Grèce a autorisé le parti néonazi Aube dorée à se présenter aux élections européennes du 25 mai, a annoncé samedi un avocat de la formation politique. «Nous nous attendions à cette décision. Nous avons foi dans la justice grecque», a déclaré l’avocat Pavlos Sarakis. La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre. Six de ses députés, dont le chef de file du parti, sont en détention provisoire dans l’attente d’un procès pour «direction et appartenance à une organisation criminelle». La plupart des 18 parlementaires d’Aube dorée font l’objet d’une enquête judiciaire, mais la loi grecque stipule que seule une condamnation peut empêcher un candidat de se présenter à une élection. La liste d’Aube dorée aux européennes n’inclut aucun de ses élus au Parlement grec....

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L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal

L’Europe ouvre la porte à une nouvelle aide au Portugal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Union européenne est prête à accorder au Portugal le cas échéant une «aide supplémentaire» à l’issue de son plan d’assistance qui expire en mai 2014, a indiqué lundi le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn.

«L’Europe tiendra parole» et continuera à soutenir le Portugal «si le pays a besoin d’une aide supplémentaire», à condition que Lisbonne «poursuive les réformes en cours», écrit M. Rehn dans les colonnes du journal économique Diario Economico.

«La priorité absolue est de conclure avec succès le programme en cours», insiste-t-il avant d’ajouter qu'«il est également indispensable que le Portugal maintienne sa discipline budgétaire et ses réformes structurelles pendant les prochaines années».

Le Portugal bénéficie depuis mai 2011 d’un programme d’assistance de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. En échange, il met en œuvre un sévère programme de rigueur afin de réduire ses déficits.

«Il est normal de s’interroger sur ce qui va arriver» à l’issue du programme en mai, «mais donner une réponse à l’heure actuelle relèverait de la pure spéculation», fait valoir M. Rehn.

Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, avait assuré à la mi-décembre que son gouvernement avait «créé les conditions nécessaires» permettant au pays de ne pas recourir à un deuxième plan de sauvetage...
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Le budget européen menacé de cessation de paiement

Le budget européen menacé de cessation de paiement | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Commission demande au Parlement européen d'augmenter le budget 2013 en urgence, pour éviter une cessation de paiement à la mi-novembre.
Plusieurs députés sont sceptiques.

 

La Commission européenne a demandé lundi au Parlement européen d’approuver en urgence un versement de 2,7 milliards d’euros supplémentaires pour le budget 2013 afin d’éviter à l’Union européenne de se retrouver en cessation de paiement à la mi-novembre. «J’ai été informé ce matin par les services du président de la Commission européenne du risque de cessation de paiement à la mi-novembre», a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz à l’ouverture de la session plénière à Strasbourg.

«C’est une requête que je vous soumets», a-t-il expliqué. «J’ai demandé une réunion d’urgence de la commission des budgets mardi pour examiner le fonds de l’affaire et si une demande est soumise par le Conseil (qui représente les 28 Etats membres de l’UE), un vote pourrait être organisé jeudi», a-t-il plaidé. Les chefs des groupes politiques ont accueilli très fraichement la demande de la Commission. «Il y a quelque chose de bizarre dans cette histoire», a lancé le co-président des Verts Daniel Cohn-Bendit. «Vous n’allez pas me dire que la Commission européenne a découvert vendredi après-midi qu’elle n’avait plus d’argent. Quelqu’un se fout de notre gueule dans cette histoire», a-t-il accusé.

Le chef du groupe du Parti Populaire Européen Joseph Daul s’est montré tout aussi sévère. «Qui nous dit que si nous approuvons ces 2,7 milliards d’euros le Conseil sera encore prêt a adopter les deux autres budgets rectificatifs de 3,9 milliards d’euros et de 400 millions d’euros», s’est interrogé Joseph Daul. Un bras de fer a été engagé entre les Etats membres et le Parlement européen sur le budget de l’UE pour la période 2014-2020. Les députés européens ont conditionné leur approbation définitive de ce budget pluriannuel au déblocage par les Etats membres d’une somme de 3,9 milliards d’euros supplémentaires pour boucler les comptes de 2013....

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La Roumanie lassée d’être la cible électorale

La Roumanie lassée d’être la cible électorale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les officiels du pays voient d’un mauvais œil le changement de ton des socialistes français.

 

Mais qu’est-ce qui leur prend à nouveau ?» s’interroge un ministre en lisant la revue de presse des déclarations françaises de ces derniers jours. Après les années Sarkozy tendues en raison du dossier rom, la relation franco-roumaine avait connu une embellie avec l’arrivée au pouvoir, à Bucarest et à Paris, de gouvernements socialistes. Les deux Premiers ministres se sont rendus visite, une nouvelle formule pour un partenariat stratégique a été signée et il y a eu dix déplacements de ministres en quelques mois…

 

Concernant le dossier des Roms, Bucarest s’est engagé à ce que leur intégration se fasse tout d’abord en Roumanie. Un énorme projet phare sera approuvé par le Parlement d’ici fin octobre : réhabilitation du quartier de Ferentari, l’un des plus pauvres de Bucarest, où vivent 20 000 personnes, notamment des Roms. Il est mis en œuvre par le gouvernement roumain, avec l’appui de plusieurs pays et notamment la France. Sur la question de la délinquance rom en France, les autorités roumaines sont disposées à faire leur part. «Nous sommes prêts à envoyer davantage de policiers roumains pour appuyer leurs collègues français», explique Marian Tutilescu, chef du département Schengen au ministère de l’Intérieur.

 

«Epouvantail». L’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen est l’autre dossier qui fâche. Lors de sa visite à Bucarest en juillet, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déclaré que la France «avait proposé comme mesure immédiate l’ouverture des frontières aériennes Schengen pour la Roumanie et la Bulgarie», saluant «les efforts extraordinaires qui avaient été faits».

Le ton a maintenant changé. «La France dit non à l’adhésion des deux pays à l’espace Schengen, en estimant que les conditions ne sont pas réunies», clame Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. Schengen ou pas, cela ne change pratiquement rien pour le déplacement des Roumains (et des Roms roumains) dans l’Union européenne, car la liberté de circulation s’applique déjà depuis 2007, date d’entrée de la Roumanie dans l’UE. «C’est juste un épouvantail que certains hommes politiques français agitent, l’espace Schengen n’a rien à voir avec la circulation des ressortissants de l’UE, mais avec les frontières extérieures», explique, furieux, un officiel roumain....

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Merkel, la mainmise sur l’Allemagne

Merkel, la mainmise sur l’Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A trois jours des législatives, la chancelière conserve une confortable avance dans les sondages. Seule inconnue : qui formera une coalition gouvernementale avec la CDU ?



C’est la dernière ligne droite pour Angela Merkel et Peer Steinbrück. Demain, la chancelière tiendra un ultime meeting à Berlin. Son challenger en fera autant à Francfort, tentant de récupérer une partie des 10 millions de voix perdues par le Parti social-démocrate (SPD) entre 2005 et 2009, lors de la «grande coalition» avec l’Union chrétienne démocrate (CDU). Certes, les sondages lui sont défavorables : 38% d’intentions de vote pour la CDU, 28% pour le SPD, 9% pour les néocommunistes de Die Linke, 8% pour les Verts, 6% au Parti libéral-démocrate (FDP) et 5% à la nouvelle formation Alternative für Deutschland (qui plaide pour le retour au mark), selon l’institut Insa pour le quotidien Bild Zeitung. Mais Peer Steinbrück ne cesse de le répéter : 20% des Allemands restent indécis et nombre d’entre eux ne comptent se déterminer qu’au moment de se rendre aux urnes, dimanche. Le secret espoir du SPD est qu’à force d’entendre que tout est joué pour ces législatives, une partie du camp conservateur reste à la maison. Le risque n’est pas négligeable, après une campagne jugée ennuyeuse par la majorité de la population. Quelque 67% des personnes interrogées par Forsa cette semaine se disent «déçues» par le débat politique.


 Mais personne ne pense sérieusement que Peer Steinbrück a encore une chance de devenir chancelier. Lui-même y croit-il encore ? Son doigt d’honneur à la couverture du supplément magazine du Süddeutsche Zeitung permet d’en douter. Mais Angela Merkel, fidèle à sa légendaire prudence, se garde bien de lever le pied. «Rien n’est joué, les élections seront difficiles», ne cesse de répéter le directeur de la campagne de Merkel, Hermann Gröhe. La chancelière a pour elle deux atouts. «Elle a bien compris qu’on attend d’elle, en tant que femme, qu’elle joue un rôle rassembleur, explique le philosophe Herfried Münkler, professeur à l’université Humboldt de Berlin. Inutile de compter sur elle pour polémiquer, Merkel réussissant même à ne jamais prononcer le nom de Steinbrück durant la campagne. Elle compte sur l’évidence de son bilan....

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Aux Pays-Bas, le service public forcé d’avoir réponse à tout

Aux Pays-Bas, le service public forcé d’avoir réponse à tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement n'avait pas prévu que sa nouvelle loi sur la transparence lui reviendrait comme un boomerang.

 

Les municipalités des Pays-Bas croulent sous les questions sans queue ni tête de leurs administrés qui les posent justement dans l’espoir qu’elles ne trouvent pas de réponse… La responsable : la loi WOB (Wet Openbaarheid Van Bestuur), sur la transparence du gouvernement. Ce texte sur le droit à l’information, adopté en 1980 et alors considéré comme exemplaire, impose à toutes les administrations - sauf le cabinet royal - de répondre aux questions du public sur leurs politiques et leur application. Ministères, provinces, collectivités territoriales et offices des eaux ont donc huit semaines pour répondre à des questions qui peuvent venir de particuliers, d’associations, d’entreprises ou de journalistes. Faute de quoi, ces administrations sont mises à l’amende et doivent verser une compensation à celui qui a posé sa question. Exemple de courrier envoyé par un usager : «Quelle typographie utilisez-vous dans les extraits de naissance ?» Réponse : 400 euros de moins dans les caisses de la bonne ville de Tytsjerksteradiel, dans la province de la Frise.

Avec la crise qui sévit depuis fin 2008, de plus en plus de Néerlandais abusent de la loi, pour toucher des sommes qui peuvent aller jusqu’à 1 260 euros - l’amende plafond -, chaque jour de retard après les huit semaines réglementaires pour apporter la réponse faisant grossir l’indemnité due. Si l’administration refuse de payer, l’usager peut tout simplement aller au tribunal. La règle fixée par la loi porte sur une pénalité de 20 euros par jour pendant les deux premières semaines de retard, puis 30 euros par jour les deux semaines suivantes et 40 euros par jour s’il n’y a toujours pas de réponse...

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J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami.

Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. J’aurais préféré parler d’autre chose, mais l’époque et le pays imposent ce genre de sujet. Le mardi 13 novembre de l’an dernier, à 19 h 40, quelques heures avant le début de la deuxième grève générale de l’année en Espagne, un individu de la 20e chambre de Barcelone a sonné à la porte de mon appartement de la place Universidad. On entendait déjà les hélicoptères de la police, et les pétards des premiers piquets de grève qui mettaient toujours chez nous un petit air de fête. A l’instant précis où mon fils Lucas a ouvert la porte et dit «Maman, c’est un monsieur», j’ai cessé, je ne sais pas encore pour combien de temps, d’être écrivaine, journaliste et éditrice, pour devenir une expulsée qui pouvait témoigner par écrit, et argumenter devant une caméra. Un récit en direct, à la première personne, c’est pratique et ça fait mouche. La Sainte Trinité du journalisme : objet, sujet et analyse, trois en une.

Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa.

Arrêtez tout et allez-y, imaginez.

On y est ? Bon, alors regardez cette crevasse énorme, implacable et brutale, comme creusée par l’ongle d’un dieu déchirant la terre, elle coupe cette surface en deux. De la crevasse émane une haleine glacée, celle des Parques. Regardez encore : non moins soudainement une de ces deux parties (décrétons, pour des raisons sentimentales, qu’il s’agit de la partie gauche) s’effondre dans l’abîme et s’immobilise, suspendue dans le noir, entraînant tous ses habitants dans sa chute, stupéfaits, ahuris. Et rongés par la culpabilité.

L’autre partie de cette terre que vous avez imaginée, et que nous appellerons Espagne, est restée en haut, craignant d’encourir le même sort, l’attendant même, mais sous une forme moins grave : coupes claires dans les domaines de la santé, de l’aide sociale, des droits récemment acquis par les femmes, baisses de salaire… Leur mécontentement est compréhensible. Mais, en moins de temps que n’a mis le pays à déclarer que sa démocratie était aussi indestructible que frimeuse, les habitants du bloc effondré se sont vus privés de tout. Pour les rognures dont on a privé ceux d’en haut, ils donneraient volontiers santé et avenir....

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La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt

La Grèce proche d'un accord avec l'UE et le FMI pour un nouveau prêt | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Athènes s'engage à licencier des 4000 fonctionnaires et à imposer plusieurs milliers de mutations vers d'autres services. Il devraitn en échange recevoir 8,1 milliards d'euros de prêts.

 

La Grèce a affirmé dimanche être proche d’un accord avec l’Union européenne et le FMI sur la réduction du nombre d’emplois publics, ouvrant la voie à la mise en place d’une nouvelle tranche de prêts de 8,1 milliards d’euros. «Des progrès très importants ont été réalisés» avait déclaré samedi soir le ministère des Finances après des discussions avec les créanciers de la Grèce, selon l’agence de presse ANA.  «Nous sommes tombés d’accord, il n’y aura pas d’autre réunion», sur l’épineuse question du licenciement de milliers de fonctionnaires, a ajouté un responsable ministériel.

Les experts de l’UE, de la Banque centrale européenne et du FMI réclament des gages à Athènes en matière de suppression d’emplois dans la fonction publique et de discipline budgétaire. Un accord avec les créanciers de la Grèce, réunis au sein de la troïka (EU-BCE-FMI) est indispensable avant la réunion de l’Eurogroupe lundi. Cet accord conditionne le déblocage d’une aide de 8 milliards d’euros, dont 6,3 milliards venant des Européens. Le FMI doit également décider avant la fin de juillet s’il contribuera à hauteur de 1,8 milliard d’euros.

 

La Grèce doit rembourser 6,6 milliards d’euros avant la mi-août. Pour rester sous perfusion, Athènes s’est engagée à supprimer 4000 emplois publics d’ici à la fin de l’année et à imposer des mutations à 25 000 agents de son administration pléthorique. Le gouvernement a ainsi proposé que des centaines d’enseignants participent à ce programme de mobilité vers d’autres services de l’état.....

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L'UE prête à de nouvelles négociations sur l'adhésion de la Turquie

L'UE prête à de nouvelles négociations sur l'adhésion de la Turquie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Entamées en 2005, ces discussions avancent à un rythme extrêmement lent, en raison de points d'achoppement tels que la question de Chypre ou l'hostilité de certains membres.

 

Les Etats membres de l’Union européenne ont trouvé mardi un accord de principe pour ouvrir un nouveau chapitre dans les négociations d’adhésion avec la Turquie, a indiqué un porte-parole de la présidence irlandaise de l’UE. Les ministres des Affaires européennes de l’UE réunis à Luxembourg ont «donné leur accord pour ouvrir le chapitre 22», concernant la politique régionale du processus de négociations, a-t-il déclaré.

Mais le lancement officiel de ces négociations n’aura lieu qu’à l’automne, a-t-il précisé, pour tenir compte de la répression récente des manifestations contre le pouvoir.

Cette annonce a été saluée par le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu. Elle fait suite à plusieurs jours de tensions entre la Turquie et l’Allemagne, le pays européen qui s’était montré le plus réticent à l’ouverture cette semaine d’une relance du processus de négociations. Un compromis a finalement été trouvé entre ministres européens après une nouvelle discussion téléphonique entre le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, et Ahmet Davutoglu.

Si un accord unanime des 27 n’était pas trouvé mardi lors de la réunion des ministres chargés des Affaires européennes, la conférence intergouvernementale destinée à donner mercredi son feu vert aurait pu être reportée de plusieurs mois, selon les diplomates.

Ankara avait menacé l’UE de «conséquences» si ce chapitre n’était pas immédiatement ouvert, critiquant vertement les réticences de l’Allemagne à ce sujet. «Une question qui aurait pu constituer un obstacle dans les relations et l’Europe et la Turquie a pu être surmontée (...) Le train Turquie-UE pourra ainsi avancer à toute vitesse», s’est félicité Ahmet Davutoglu quant au compromis trouvé entre les 27...

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La Grèce en grève générale

La Grèce en grève générale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La décision de mettre un terme brutal aux émissions du service public audiovisuel a déclenché un tollé en Grèce, où plusieurs syndicats du public comme du privé ont appelé à se mobiliser.

 

La Grèce devait connaître jeudi une grève générale de 24 heures pour dénoncer la fermeture autoritaire du groupe audiovisuel public grec ERT par le gouvernement, qui a provoqué une onde de choc et menace de déboucher sur une crise politique entre les partis de la coalition.

 

Le gouvernement a joué la montre en présentant dès le lendemain du lockout des chaînes un projet de loi de réorganisation de tout l’audiovisuel public, pour éviter que la crise autour de l’ERT ne fasse éclater sa coalition, après pratiquement un an de pouvoir partagé entre les conservateurs du Premier ministre Antonis Samaras, les socialistes du Pasok, et la gauche modérée Dimar.

En fermant en quelques heures les écrans des cinq chaînes de télévision publiques et toutes les radios du groupe, Antonis Samaras, qui rend des comptes cette semaine à la troïka des créanciers internationaux du pays, a sans doute voulu montrer sa détermination à s’attaquer aux «vaches sacrées» du service public, expression péjorative utilisée par le porte-parole du gouvernement...

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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