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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison

Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tandis que Hollande et Renzi lancent les travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin, Erri De Luca comparaît le 16 mars, accusé “d'incitation au sabotage” pour s'être engagé dans la lutte contre la construction d’un tunnel de 57 kilomètres sous les Alpes.

 

Mardi 24 février à l’Elysée, à l’issue du sommet franco-italien, François Hollande et Matteo Renzi s’administrent quelques tapes dans le dos en signe de sincère amitié. Au cœur de leur déclaration conjointe à la presse, le lancement des travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin. Quatorze ans après un accord passé pour la création de la ligne ferroviaire, “nous pouvons dire que le Lyon-Turin est non seulement acté, mais lancé. Sa réalisation prendra encore du temps, mais il n’y a plus aujourd’hui aucun frein, aucun obstacle pour aller vers la réalisation de cet ouvrage”, déclare le président français.

Aucun obstacle, si ce n’est les habitants du val de Suse dans le Piémont en Italie et leurs très nombreux soutiens qui, depuis des années, s’opposent au projet qui prévoit, notamment, la construction d’un tunnel transalpin de 57 kilomètres. Parmi eux, l’écrivain italien Erri De Luca qui, depuis 2005, joint sa voix à celles des résistants du mouvement No TAV (“Non au train à grande vitesse”), qui jugent ce projet inutile mais aussi dangereux. Erri De Luca est aujourd’hui poursuivi par la LTF, la société de construction de la ligne, devant le tribunal de Turin.....

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Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale

Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La crise ? La capitale portugaise lui rit au nez avec une scène artistique en plein développement. Pour s'en faire une idée, on s'est plongé dans la prog du festival Jameson Urban Routes au Musicbox, coeur battant des nuits alternatives dans le sud de Lisbonne.

 

Lisbonne, la ville soleil. Il y fait encore 25°C en cette fin de mois d’octobre. De Belém au Parque das Nações, les bords de Tage prolongent l’été en regardant la mer en face. Les touristes déambulent parmi les ruelles pavées, sur les terrasses, dans les vieux tramways. Ils ne savent peut-être pas ce qui se passe dans certains quartiers après minuit, quand l’air se rafraichit et que le Musicbox ouvre ses portes. De l’autre côté, la 8è édition du Jameson Urban Routes.


Le Musicbox, c’est le petit club qui, depuis 2006, contribue à réinventer la vie musicale lisboète. Capacité : 200 personnes. Lieu : sous un pont du Cais do Sodré. Ligne directrice : l’émergence, la découverte, la fièvre. Chaque semaine, le public local profite d’une programmation ultra pointue, qu’aucun autre lieu dans le pays peut se vanter de proposer. Concerts brassant les genres, soirées club avec DJ internationaux, résidences avec les meilleurs artisans locaux (le label Principe Discos notamment, on vous en reparlera bientôt) : voilà le programme d’une salle qui, en plus de ça, cultive le charme des bas-fonds tout en jouissant d’installations de qualité.....

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ?

Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que la gauche critique s’évertue depuis des années à parler d’Europe sociale, plusieurs intellectuels de gauche font un pas de plus et prônent désormais une rupture claire avec Bruxelles.
Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé? “A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire. “On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.....
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Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens

Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont étudiants, électriciens ou paysans. Ils ont quitté la Syrie avec le rêve de rejoindre l’Allemagne ou la Suède.

Bloqués aux portes de l’Union européenne, dans une Bulgarie en pleine crise économique, ils se retrouvent entassés dans des écoles ou casernes désaffectées transformées en camps de réfugiés. Reportage.

 

 

Un loup ? “Ben, pas qu’un. On en a vu deux”, précise Mustafa. A 21 ans, ce jeune Syrien vient de traverser la frontière turco-bulgare avec son frère, son cousin et une famille de quatre personnes. Le périple a débuté, à Damas, il y a deux mois. Une fois le territoire turc foulé, cap sur Istanbul puis Edirne. En bus. “De là, nous avons traversé à pied la forêt. Nous avons eu de la chance, avec notre passeur ça n’a duré que quatre heures, certains s’y sont perdus durant trois jours.” Un villageois bulgare les repère et contacte la police frontalière, ils sont transférés à Harmanli, une caserne désaffectée, transformée depuis septembre en camp de réfugiés.

 

Début décembre, 1 296 personnes sont déjà parquées dans cette prison à ciel ouvert. Ils sont majoritairement kurdes de Syrie mais aussi des Afghans et une poignée de Maliens frileux à l’idée de rejoindre Lampedusa par la mer se sont rajoutés au lot. A Harmanli, alors que les bâtiments principaux sont en travaux, des baraques alignées accueillent temporairement des familles entières. Mustafa fait partie des moins bien lotis. Il partage une tente de l’armée avec quatre compatriotes. Pas de chauffage, ni d’électricité. “On est là depuis quatre jours. Les conditions de vie et d’hygiène sont terribles. Il fait froid. Je n’ai mangé qu’un œuf et un morceau de pain hier.”...

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

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En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit

Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après leur avoir lancé "Barrez-vous", le communicant de choc s'allie au député européen pour mobiliser les jeunes à l’approche des élections européennes de 2014.

 

Site internet, page Facebook, compte Twitter, tout est prêt pour accueillir les jeunes (et moins jeunes) Européens prêts à rejoindre l’initiative pro-UE de Félix Marquardt, soutenue par le député européen Daniel Cohn-Bendit. Intégralement financée par le communicant (patron de Marquardt & Marquardt), la plate-forme Europeans Now se veut un “mouvement transnational, transgénérationnel et transpartisan”.

Dans une tribune publiée par le New York Times puis par une vingtaine de journaux européens dont Libé, le tandem Félix/Dany dénonce une Europe vieillissante, somnolente et frileuse, condamnée au dépérissement économique, politique et historique. Pour les auteurs, un seul remède : transférer les pouvoirs vers la jeunesse et renoncer à la toute-puissance de l’Etat-nation au profit d’une véritable intégration européenne.


Derrière cette initiative, on reconnaît aisément la méthode, la “signature” Marquardt. Le communicant avait déjà fait parler de lui il y a tout juste un an avec la publication de la tribune “Barrez-vous !” dans Libération. Cosignée par Mouloud Achour et le rappeur Mokless, elle appelait les jeunes Français à quitter le pays pour découvrir le vaste monde, quitte à mieux revenir par la suite. Un message au fond plutôt consensuel, assez provocateur cependant pour faire jaser et susciter le saint graal du communicant : le buzz.
Cette année, Félix Marquardt s’est donc trouvé un nouveau cheval de bataille : l’Europe. Il explique : “Cet été j’ai regardé mon fils et je me suis dit : mais quel putain de continent de merde on va leur laisser, à ces enfants !” Pour donner du poids à sa tribune, il contacte Daniel Cohn-Bendit.

 

Daniel Cohn-Bendit, prêt à “soutenir toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’Europe”, accepte de cosigner la tribune et d’en assurer, un temps, “le service après-vente”. Si le député européen admet que l’argumentaire pro-européen développé dans la tribune – mesuré, de bon ton, sans aspérités – “n’est pas nouveau”, il espère malgré tout “qu’il pourra créer une dynamique”. Grâce à l’entregent de Félix Marquardt, le texte a l’honneur d’être publié dans le New York Times, puis dans plusieurs journaux européens d’envergure....

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks

Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Enfant surdoué de la politique italienne, Enrico Letta vient d’être nommé Président du Conseil. Loin de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, portrait d’un modéré alliant jeunesse et expérience.

 

Scandales à répétition, candidatures fantasques et incessants changements de gouvernements… Plus encore que les Français, les Italiens semblent lassés de la routine qui fait, à Rome, de la politique une pièce de théâtre. Outre les sempiternels thèmes de relance économique et d’assainissement de la vie politique, la Botte attendait cette fois, sans y croire vraiment, qu’un souffle de nouveauté balaie la gérontocratie au pouvoir. Mais en Italie rien ne change jamais vraiment. C’est finalement le vétéran Giorgio Napolitano, 88 ans dans quelques jours, qui a été nommé Président de la République italienne… Fin du premier acte et dépit chez les assoiffés de changement.

Napolitano est chargé de choisir un Président du Conseil. Plusieurs jours durant, il va sonder les uns et les autres, consulter les dirigeants politiques afin de nommer la personne idoine. Pour faire taire les critiques à son égard, le vétéran va choisir un Président du Conseil très jeune pour le contexte italien : Enrico Letta, 46 ans, leader du Parti démocrate (PD – de centre gauche). L’acte II s’achève sur cette manœuvre rusée. Reste à celui que l’on décrit comme un technicien très habile mais peu rigolard d’obtenir la confiance du Parlement. Piège ou aubaine, le plus dur commence désormais pour Enrico Letta : l’acte III.

Mais qui est donc celui que les journalistes italiens appellent “l’enfant prodige” de la politique italienne ? Pour répondre à la question, nous avons interrogé Stefano Montefiori, correspondant du Corriere della Serra à Paris :

“Son style n’est pas sans rappeler celui de Mario Monti : très compétent, Letta est polyglotte (il maîtrise parfaitement l’anglais et le français) et connu pour son goût de l’équilibre et du compromis. Eternel enfant prodige, il adopte les caractéristiques de l’ancienne Démocratie chrétienne où il a fait ses débuts : il est ainsi perçu comme discipliné, sérieux, pas vraiment charismatique mais très fiable. Letta a su adoucir son image en se faisant photographier en train de jouer au Subbuteo (un jeu de football – ndlr), et en parlant de ses autres passions, l’AC Milan et Dylan Dog (une bande dessinée italienne). Les gens ont remarqué qu’il lui est arrivé de venir aux colloques en conduisant sa propre Fiat, sans voiture de fonction. Sur le fond, les italiens attendent de lui qu’il sache s’allier avec la France pour contrer l’austérité imposée par Berlin, à différence de ce que Monti a fait. On pourrait définir Letta comme un Monti plus jeune et plus social.”...

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Les Inrocks - Les Berlinois défendent leur mur menacé

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Ils étaient nombreux à manifester à Berlin pour dire non à un projet immobilier impliquant le démantèlement de la plus longue section du mur. Reportage.

 

Ce sont 6000 personnes qui se sont réunies aujourd’hui aux abords de l’East Side Gallery, plus longue section du mur de Berlin encore debout, pour s’opposer à un projet immobilier qui implique de démanteler une partie du vestige. Les travaux, commencés le 1er mars, ont été temporairement arrêtés quand quelques centaines de personnes ont constitué une chaîne humaine devant la parcelle de 22 mètres qui commençait à tomber. Deux jours plus tard, les manifestants ont rebouché le trou formé, et appelé les Berlinois à se mobiliser pour préserver leur Histoire aux côtés de nombreux hommes politiques et d’associations.”Je suis né à Berlin-Ouest, mon père est un réfugié de l’Est. J’avais 17 ans quand le mur est tombé, j’étais là”, raconte Marc Wohlrabe, un des organisateurs de la manifestation :

“J’ai un fils d’un an, je veux pouvoir lui parler de ces gens qui ont essayé de franchir le mur, des gens qui sont morts pour la liberté, et cette partie du mur est essentielle dans notre processus de souvenir”.

En 2006 déjà, la ville avait déplacé 40 mètres du mur pour faciliter l’accès à la nouvelle immense salle de concerts O2-World, dans le cadre du même projet urbain appelé “Mediaspree” qui fait fermer club sur club le long de la Spree. “Nous ne pouvons pas ignorer la situation légale aujourd’hui“, admet Stefan Evers, membre CDU du Parlement de Berlin dans les rangs des manifestants :

“Je suis nouveau au Parlement, et je ne comprends pas comment on a pu discuter de ce projet pendant des années, et le laisser avancer, sans se poser la question du mur. Nous avons organisé vendredi une future table ronde avec les acteurs du projet, et j’espère qu’on pourra trouver une solution : déplacer la construction, trouver un autre moyen d’accéder à ces appartements etc. C’est aujourd’hui dans l’intérêt des investisseurs de discuter, pour ne pas se retrouver face à une opposition radicale”....

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Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi

Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Je suis ici parce que je voterai PD" a affirmé le réalisateur lors du dernier meeting de campagne du Parti Démocrate.

 

“Silenzio Elettorale”. En Italie, après une campagne cacophonique, le temps du “silence électoral” est venu. Les citoyens se rendront aux urnes dimanche et lundi afin de voter pour leurs députés et leurs sénateurs. Si l’issue du scrutin reste plus qu’incertaine, les derniers sondages publiés le 8 février dernier notaient une inquiétante remontée de Silvio Berlusconi, l’ancien Premier Ministre ramenant l’écart avec Pier Luigi Bersani du centre-gauche de 17 points le mois dernier à tout juste 4 points.

Dans ce contexte, nul ne doute plus du caractère décisif de ces derniers jours. Berlusconi (démissionnaire fin 2011 à la suite de scandales erotico-financiers et d’une gestion économique et politique désastreuse) n’hésitant carrément pas à envoyer une lettre pseudo-officielle aux Italiens domiciliés dans les régions-clés promettant de supprimer et de rembourser la taxe sur l’habitation principale mise en place l’année dernière par Mario Monti. Une promesse irréaliste et malhonnête susceptible pourtant de séduire la population d’un pays où les mesures d’austérité ont permis de réduire le déficit public et de restaurer la confiance des marchés tout en tant participant à la précarisation générale de l’ensemble de la classe moyenne.

Face aux bouffonneries (sur les écrans de la péninsule, le patron de Mediaset a passé ces derniers temps à cabotiner à grands renforts de lazzi et autres allusions sexuelles) de Berlusconi, le soutien de Nanni Moretti au PD n’est donc pas de trop...

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Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko

Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les bureaux de change sont prêts. La parité est parfaite : 1 euro = 1 eusko. Des billets de 1, 2, 5, 10 et 20 eusko, certifiés par la Banque de France, vont être mis en circulation à partir du 31 janvier.

 

La baguette à 1 eusko, c’est dès demain au Pays basque.
L’eusko, qui se veut une monnaie complémentaire, aura la même valeur juridique qu’un ticket-resto ou qu’un chèque-cadeau (pas question donc de remplacer complètement l’euro).
Les habitants du Pays basque Nord (c’est-à-dire le Pays basque français) pourront échanger des euros contre des eusko dans de petits commerces faisant office de bureaux de change. L’échange étant irréversible, il leur faudra alors dépenser leurs nouveaux billets au sein d’un réseau de prestataires agréés par la Charte de la monnaie locale. Coiffeur, plombier, pharmacien, ostéopathe, paysan, comité des fêtes… 130 entreprises, commerces et associations, répartis sur l’ensemble du Pays basque, ont pour l’instant adhéré à la Charte.
Ainsi, dans le restaurant El Asador, à Bayonne, on pourra dès demain manger du fromage de brebis accompagné de confiture de cerise pour 6 eusko au lieu de 6 euros. Le gérant, Firmin Belchit, est curieux de voir ce que ça va donner. « Il faut tester la température, affirme-t-il. Ca ne prendra peut-être pas immédiatement, mais l’idée d’une monnaie locale est très bonne ». Né dans la région, il y voit l’occasion de « défendre les traditions et la langue basque ».

 

L’initiative, chapeautée par l’association Euskal Moneta, a mis deux ans à aboutir. L’idée est née lors d’une rencontre avec des militants écologistes et altermondialistes au contre-sommet de Cancun, fin 2010. Des habitants du Lot-et-Garonne viennent de lancer « l’Abeille », une monnaie complémentaire utilisée à Villeneuve-sur-Lot pour promouvoir le commerce local. Le collectif basque à l’origine d’Euskal Moneta décide de s’en inspirer. Un comité de pilotage d’une dizaine de personnes se met en place. « Mais le ficelage du projet a été plus complexe que prévu », révèle Adrien Kempf, un jeune homme de 27 ans qui parle au nom du collectif. « On a été prudent, on a fait les choses dans les règles. »
Deux experts-comptables sont engagés pour prendre en charge les aspects techniques et juridiques. Les billets sont présentés à la Banque de France pour vérifier leur conformité avec la règlementation en vigueur. Pour éloigner les faussaires, les coupures seront sécurisées (papier filigrané, encre phosphorescente…). Et pour utiliser l’eusko, il faudra nécessairement adhérer à l’association Euskal Moneta. Les euros échangés seront quant à eux conservés dans un fond de réserve...

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

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Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée

Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois semaines après les élections législatives, le gouvernement de gauche radicale bénéficie d’un soutien quasi unanime. Reportage dans la capitale grecque où le Premier ministre, Aléxis Tsípras, est présenté comme le héros qui saura triompher de la rigueur européenne.

 

“Pour la première fois depuis sept ans, j’ai souri, avec honnêteté.” Nikos, 59 ans, a le teint hâlé, le cheveu blanchi par l’écume des jours et l’oeil rieur. Il est planté là, seul sur une gigantesque zone de construction navale, à l’extrémité nord du Pirée. Sur cette parcelle du port attenante à la petite cité ouvrière de Perama, les chantiers ont presque tous fermé. Restent quelques chiens errants, des paquebots rouillés, des grues immobilisées et des baraquements à l’abandon. Pour repérer Nikos, il faut suivre les effluves d’une fumée âcre. Un immigré qu’il emploie fait brûler des câbles électriques. Ancien patron d’une imposante entreprise portuaire de recyclage, Nikos n’a pas pu quitter les lieux. “Etre physiquement sur le port, ça me maintient en vie.” Après avoir déposé le bilan et licencié ses soixante employés, Nikos a loué une petite parcelle du port, pour tenter de continuer une activité, aussi restreinte soit-elle.

Câbles, pneus, roues, fauteuils de bureau, il recycle, stocke ou brûle… à ciel ouvert. Comme beaucoup d’habitants de Perama, il est endetté jusqu’au cou. “Asphyxié” : le terme revient en boucle. “Il y a encore quelques années, j’avais un train de vie luxueux. Motos, maisons, bateaux… j’amassais. Fils d’ouvrier, je m’étais battu pour construire un capital, je voulais que mes enfants vivent mieux. Presque du jour au lendemain, je me suis retrouvé pris à la gorge, sans liquidités. J’ai tenu six mois avant de me décider à licencier. Puis j’ai cédé. Les banques nous couraient après.”


La fierté d’être grec

Ancien membre actif du Pasok (parti social-démocrate grec, équivalent du PS français), Nikos s’est rapproché d’Aube dorée (extrême droite). Aux législatives de 2012, il accorde sa voix à ce parti néonazi, une manière à lui de hurler contre la décision gouvernementale d’entamer la privatisation du Pirée en revendant une partie des terminaux à l’armateur chinois Cosco. Cette privatisation, Aléxis Tsípras a promis de la bloquer. Nikos rejoint alors la gauche radicale en votant Syriza le 25 janvier. Aujourd’hui, il est fermement décidé à soutenir le nouveau gouvernement : “Tant qu’ils nous montrent qu’ils luttent pour mener à bien leurs projets, je serai avec eux. Même s’ils échouent. Dans ce pays, c’est la première fois qu’on voit des politiques s’investir pour nous. Tsípras est un gars bien, un jeune qui a des ambitions réelles. Il me rend ma fierté d’être grec.” Nikos a le sentiment d’être le rescapé d’une guerre pernicieuse, “parce qu’économique et silencieuse. La guerre la plus dévastatrice qui soit. Quand tu es au front, en principe, tu entends le bruit des obus, tu es prévenu, tu peux tenter de te protéger”.

Face au port, dans un café de Perama, Stefanos et Christos avouent s’être pris les obus en pleine face. Agés de 54 et 56 ans, les deux frères se retrouvent là, chaque jour, après avoir tenté de grappiller quelques heures de travail au port. “Entre 2010 et 2014, nous avons travaillé un an et demi. Dix jours par mois, en tout et pour tout.” Yeux cernés, veste élimée, cigarette allumée, ils ont le regard doux et la main tremblante. “Des années à travailler pour l’élégance des formes, des lignes, des courbes. C’est ça, la soudure. Nous avions du succès. Nous étions très bons à nous deux. En réalité, tous dans ce port, nous faisions du beau boulot, propre, et mondialement compétitif, expliquent-ils. Revenir chaque jour au port, c’est la dernière chose qui nous permet de tenir debout. Quand tu ne peux plus faire vivre ta famille, tu perds ta dignité. Alors que les Grecs sont des personnes fières. Ces bâtards ont étouffé notre fierté.”

Le plus humiliant : ne pas pouvoir aider leurs fils, être contraints de renoncer à financer les études des cadets. Le plus scandaleux : “Que des mômes tombent à terre d’épuisement à l’école, évanouis parce qu’ils n’ont pas assez à manger. Sur l’île de Salamina, juste en face.”....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux

Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne envisage d’adopter une loi très restrictive en matière d’avortement, reléguant un pays jadis à l’avant-garde des questions sociétales dans le peloton des Etats européens les moins progressistes.

 

“Les femmes qui avortent sont des victimes que l’on doit protéger.” Victimes de la loi, d’elles-mêmes ou du patriarcat, le gouvernement de Rajoy ne le précise pas. Mais il propose quand même de réduire à peau de chagrin le droit à l’avortement des Espagnoles.

Selon la proposition de loi du gouvernement, avorter ne sera plus un droit, mais une alternative envisageable en cas de viol ou de mise en danger pour la santé de la mère. Et encore, pour justifier ces deux conditions, il faudra ou bien avoir déposé plainte pour viol (or en moyenne seules 10% des femmes violées le font), ou que deux médecins attestent du danger pour la mère. Le texte réintroduit par ailleurs l’obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d’avoir une autorisation parentale.

Le rétropédalage est douloureux. Depuis 2010, les Espagnoles ont le droit d’avorter jusqu’à leur 14e semaine de grossesse et jusqu’à 22 en cas de malformation du fœtus (jusqu’à 12 semaines en France, et sans limite de temps pour les interruptions médicales de grossesse). Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, veut tout bonnement interdire ce dernier motif car “il n’existe pas de ‘conçus non-nés’ de première et de deuxième catégorie”.



Si le projet de loi est approuvé au Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue, la législation espagnole ferait un bond de 30 ans en arrière, cantonnant l’IVG à ses limites législatives de 1985.

“Avec ce projet de loi, l’Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés, note ainsi l’éditorial du 21 décembre d’El Pais. L’Espagne consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu’une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie.”

 

L’IVG deviendrait alors un délit dépénalisé : en cas de réalisation d’une interruption volontaire de grossesse hors du cadre de la loi, seul le médecin pratiquant l’acte serait poursuivi, risquant jusqu’à trois ans de prison. “Toute la responsabilité pénale incombe aux médecins, ce qui sous-entend que les femmes ne savent pas ce qu’elles font, et que l’ignorance ou la témérité doivent être observées avec indulgence et piété”, dénonce avec fougue le journal de centre-droit El Mundo...

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Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres

Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si le programme Erasmus est connu dans toute l’Europe, le petit nouveau, "Erasmus+", a beaucoup moins fait parler de lui. Il devrait pourtant entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Décryptage de ce nouveau programme en 5 chiffres.

 

On l’a cru un temps en danger, il est finalement renforcé. Le programme Erasmus continuera bien à aider des centaines de milliers d’étudiants à se former à l’étranger, parmi les 33 pays partenaires (les 28 Etats membres de l’Union européenne plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie).

Mais par souci de simplification, “Erasmus” va être regroupé avec d’autres programmes d’échange européens sous l’appellation “Erasmus+”. Si le Parlement européen a adopté la proposition le 19 novembre dernier, le Conseil (Etats membre) devrait donner son accord le 11 décembre prochain.

Décryptage du nouvel “Erasmus+” en 5 chiffres.

 

 

• 7 programmes réunis en un

Si le programme garde le nom du fameux philosophe humaniste, il regroupera tous les dispositifs mis en place par l’Union européenne en faveur de la formation des jeunes. “Comme nous ne voulions pas perdre l’étiquette d’Erasmus, nous avons nommé le nouveau programme Erasmus+“, confie Doris Pack, député Parti Populaire Européen (PPE) rapporteur du texte sur Erasmus+.

Sous ce label seront regroupés :

- Erasmus

- Erasmus Mundus, qui permet à des étudiants européens de partir dans des pays non-européens

- Leonardo da Vinci, qui permet à des étudiants d’aller se former professionnellement en tant qu’apprentis à l’étranger

- Comenius, destiné aux élèves de la primaire jusqu’au lycée

- Grundtvig, pour les adultes ayant décidé de reprendre leurs études

- Jeunesse en Action, pour les jeunes de 13 à 30 ans qui souhaitent faire du volontariat à l’étranger

- Un volet sportif (développé ci-dessous)

 

 

• 14,7 milliards d’euros

C’est le budget alloué au programme Erasmus+ pendant les sept prochaines années (2014-2020). Cela équivaut à une augmentation de 40% par rapport aux budgets cumulés alloués aux programmes pour la période précédente, de 2007 à 2013. Le programme Erasmus seul, par exemple, disposait de 3,1 milliards d’euros pour 2007-2013.

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Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène

Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En provoquant la démission de ses ministres, Silvio Berlusconi sonne la fin du gouvernement de coalition italien. Motif officiel : un désaccord sur la hausse de la TVA italienne. Mais la stratégie du Cavaliere répond à d’autres dynamiques.Elles s’appellent amnistie, élections anticipées et loi électorale.

 

 

 

C’est au moment où les Italiens profitaient de l’été indien, par un samedi après-midi ensoleillé, que la tempête est arrivée. Silvio Berlusconi a plongé l’Italie dans une nouvelle crise politique. En provoquant la démission des ministres de sa formation, le Cavaliere met brusquement un terme à un gouvernement de coalition qui depuis 5 mois tentait de gouverner le pays.

“Un geste fou et irresponsable”, dénonce Enrico Letta. Si le président du Conseil, connu pour sa modération, emploie des termes aussi durs, c’est que la crise des démissions de masse du Peuple de la Liberté (le parti de Silvio Berlusconi) intervient alors qu’Enrico Letta se trouve à l’ONU, en train de rassurer les marchés financiers sur le sort de l’Italie.  “Un emblème intolérable”, s’insurge le leader du Parti Démocrate Guglielmo Epifani, qui évoque “des niveaux inimaginables d’irresponsabilité”. Face à l’ahurissement général, Silvio Berlusconi justifie son geste en évoquant son désaccord avec la hausse de la TVA. Une justification que ses détracteurs taxent de prétexte, de mensonge.

 

 

Le serment a été brisé selon Berlusconi 

Les “pactes gouvernementaux ont été violés” : c’est le leitmotiv de Silvio Berlusconi depuis samedi 28 septembre. Le Cavaliere veut faire porter la responsabilité de cette crise politique à Enrico Letta. Les raisons évoquées sont deux : l’ultimatum donné par le président du Conseil, qui a demandé au parti Silvio Berlusconi de lui confirmer son soutien au Parlement. Et la hausse de la TVA au 1er octobre. Ainsi le quotidien de centre-droit Il Giornale, qui appartient à Paolo Berlusconi, frère de Silvio, titre “Les impôts de Letta font tomber le gouvernement”.

Letta récuse, et contre-attaque : “Berlusconi utilise l’alibi de la TVA pour tenter de justifier son geste fou et irreponsable, entièrement destiné à protéger ses intérêts personnels”. Sur son compte Twitter, il invite les Italiens à “ne pas mordre à l’hameçon”.

La justification de la TVA sonne d’autant plus comme un prétexte qu’Enrico Letta avait convoqué un conseil des ministres justement dans le but de retarder l’augmentation de la TVA italienne, prévue pour le 1er octobre. Mais la crise politique a rendu toute prise de décision impossible. L’augmentation de la TVA sera donc bel et bien appliquée le 1er octobre.


Les ruses du Caïman

“La crise, les élections anticipées, et aussi ce laisser-passer qu’il a prétendu des institutions et qu’il essaie maintenant d’obtenir directement du peuple”, tranche Massimo Giannini. Pour l’écrivain et rédacteur en chef adjoint du quotidien la Repubblica, il s’agit d’une technique qui s’apparente au “coup d’Etat”.

Le 1er août, Silvio Berlusconi a en effet été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale. Et vendredi prochain, le Sénat devait se prononcer sur son éventuelle déchéance. Silvio Berlusconi souhaiterait tout simplement utiliser la mobilisation populaire comme un bouclier. “J’attends de voir s’ils oseront arrêter le chef de l’opposition”, a déclaré l’ancien président du Conseil à ses proches.

“La TVA vaut moins du pistolet de Sarajevo qui a déclenché la première guerre mondiale, ironise ainsi l’éditorialiste Stefano Folli. La véritable cause de cette crise politique est la déchéance de Silvio Berlusconi, et la volonté de poursuivre à tous les prix la guerre contre les magistrats”.

Reste à savoir pourquoi cette décision intervient maintenant, après plusieurs mois de contradictions et de changements de pied. Il y a, tout d’abord, la désillusion face à une éventuelle amnistie. Silvio Berlusconi comptait sur une proposition de loi sur l’amnistie, justifiée par la dramatique surpopulation carcérale italienne, et qui lui aurait permis d’être à nouveau éligible et d’esquiver les arrestations domiciliaires. Il n’en est rien : “Il n’y a aucune garantie concernant la proposition d’amnistie. Donc on va rompre”, a conclu le Cavaliere...

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Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks

Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Comme tous les ans depuis 2000, au 1er juillet, les Pays–Bas commémorent l’abolition de l’esclavage perpétré dans leurs anciennes colonies du Surinam et des Antilles néerlandaises.

 

Dans une ambiance festive, une parade rythmée par les chants des marcheurs, vêtus pour la plupart des costumes traditionnels, célèbre le “Keti Koti” (“chaînes brisées” en surinamien). Mais en 2013, 150 ans après la fin des traites négrières, la cérémonie est teintée d’une atmosphère particulière. Si les habituels discours prononcés à l’issue de la marche n’ont toujours pas exprimé les excuses que beaucoup attendent, la présence du couple royal, bien que silencieuse, marquait un nouveau pas vers la reconnaissance de cette histoire restée longtemps taboue.

Au delà du folklore ou du discours officiel, les sentiments des Néerlandais à l’égard de cette célébration restent plus que mitigés. Ainsi de nombreux participants aux festivités arboraient un badge “1863″. Parmi eux l’entrepreneure Jennifer Tosch :

“1863, c’est l’abolition légale mais cela n’a pas mis fin à l’esclavage. Le gouvernement de l’époque a imposé par la violence une ‘période d’apprentissage’ de dix ans prétextant que les esclaves n’étaient pas prêts pour la liberté”.

Celle qui se définit comme Surinamienne-Américaine se souvient: “Je suis venue il y a un an pour faire des recherches sur ma famille qui a vécu ici avant de migrer vers les Etats-Unis”. Déçue par l’absence de reconnaissance de la mémoire des Noirs, la dynamique californienne crée alors le Black Heritage Amsterdam Tour, une visite guidée alternative axée sur la contribution des Noirs – dont la présence remonte au XVIe siècle – au patrimoine de la ville : “Aux Etats-Unis, le même sujet est bien plus débattu ; ici, le passé des descendants d’esclaves reste une histoire cachée.”...

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Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks

Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des parcs à n’en plus finir, des projets eco-friendly, le développement des zones cyclables… Bruxelles figure dans le top 4 des villes en lice pour décrocher le titre de capitale verte européenne en 2015.

 

“Bonjour, vous êtes arrivé à Bruxelles-Midi. Welkom op Brussel-Zuid.” Quartier de la gare, dans le centre : du bruit, des pots d’échappement, quelques petits arbustes. Un peu plus bas, une borne de vélos en libre-service. Il suffit de sortir de ce capharnaüm et de faire quelques mètres pour remarquer les arbres bordant les boulevards. “Au XIXe siècle, l’urbanisation de Bruxelles s’est développée sur la base de grandes allées plantées, ce qui explique son maillage vert”, explique l’urbaniste Marie Demanet, coordinatrice du bureau d’études ERU, spécialisé dans l’urbanisme durable, qui participe activement à la construction de la ville. Bruxelles compte en tout 8 000 hectares de pelouses à tondre. L’administration de Bruxelles-Environnement s’occupe d’un quart des hectares, le reste est entretenu par les différentes communes de la ville et est “géré de façon exemplaire” : aucun pesticide ne serait utilisé pour prendre soin des plantes. Autour des pelouses du parc Tenbosch, à Ixelles, les chiens ont même leur propre espace, évitant aux flâneurs de bien mauvaises surprises.



À Bruxelles, 75 % des consommations d’énergie et 70 % des émissions de CO2 proviennent du secteur du bâtiment. Depuis 2004, l’administration régionale multiplie les initiatives et les aides en faveur du développement durable dans ce secteur. Le but : “Inciter à rénover, mieux isoler et surtout équiper les bâtiments pour réaliser des économies d’énergie et réduire les émissions”, analyse l’architecte Bernard Deprez, professeur à la fac d’architecture La Cambre Horta et coauteur avec Jean Cech de Les bâtiments exemplaires se racontent (à Bruxelles). Depuis, toitures vertes, citernes de récupération d’eau de pluie et façades en bois apparaissent comme des champignons dans le paysage urbain. Les résultats, discrets, semblent satisfaisants : “En moins de dix ans, les techniques dites de rénovation durable commencent à se répandre. Entre 10 et 15 % des constructions obéissent aux normes. Mais il y a encore du chemin à faire”, explique-t-il....

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Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom

Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Parlée par des millions de Roms à travers le monde et ayant donné ses lettres de noblesses à l’argot français, la langue rromani n’en reste pas moins méconnue.

 

Des mots comme surin (couteau), bouillave (forniquer) et chourer (de chourave, voler) font parti des nombreux emprunts du français au rromani qui vous permettent de traiter quelqu’un de narvalo (idiot), de plaisanter sur le nombre de berges (années) d’un vieillard, ou encore de menacer un ami cher, de le poukave (dénoncer) ou de le marave (cogner, frapper, tuer).

Si le français se concentre surtout sur des termes canailles, le rromani reste une langue poétique, chantante et millénaire qui n’a vu l’officialisation de sa forme écrite qu’en 1990. Comme les Roms (normalement orthographié Rroms), elle est originaire de la ville de Kannauj, capitale de l’Inde, il y a plus de 1000 ans. Elle s’est constituée sur la base d’anciens parlers indiens populaires, dont la forme savante était le sanskrit.


Au début du XIe siècle, les locuteurs du rromani sont déportés en Afghanistan par le sultan Mahmoud de Ghazni en raison de leurs compétences artistiques et artisanales rares. Le sultan désire simplement faire de sa bourgade la capitale de l’univers. Mais dans une société d’Islam sunnite rigoureux, leur culture indoue dérange. Le sultan les vend au nord du pays où l’on parle persan. Après les apports indiens, le rromani s’enrichit donc d’éléments persans puis, au gré des voyages, d’éléments grecs auxquels se sont ajoutés les fonds locaux des pays dans lesquels la majorité des Roms ont résidé jusqu’à aujourd’hui (Roumanie, Bulgarie, Serbie, etc.).

Aujourd’hui encore, les langues du nord de l’Inde ont neuf cents mots en commun avec le rromani. L’empreinte indienne est telle qu’en maîtrisant le rromani, vous pourrez déchiffrer un film en hindi. Lors de sa sortie en Albanie, le film indien Le vagabond de Raj Kapoor suscita un engouement délirant chez le public rom, qui pensait que tous les acteurs du film l’étaient aussi.


Tous les Roms (12 à 15 millions dans le monde) ne parlent pas rromani. Certains groupes ont été forcés à l’oublier (en Espagne, en Angleterre, en Finlande…), et d’autres l’oublient dans les conditions du monde actuel. Les meilleurs locuteurs se trouvent dans les Balkans, où 95% des Roms le maîtrisent. En France, sur un demi-million de Roms, on compte environ 160 000 locuteurs (à peu près 30 %). La première évocation d’une possible standardisation du rromani remonte au XIXe siècle, lorsque le Polonais Antoine Kalina observe l’homogénéité profonde de la langue dans les divers pays où elle est pratiquée...

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Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


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Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans

Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Loin des débats houleux qui agitent l’Hexagone, les Pays-Bas s’apprêtent à fêter les 12 ans du mariage pour tous. Reportage à Amsterdam.

 

Nienke donne ses rendez-vous au Café Saarein, le plus ancien bar lesbien de la ville, au coeur du Jordaan, le quartier bobo vintage d’Amsterdam. De peur qu’on ne la reconnaisse pas, elle envoie un message avant : “Je suis grande, 1,82 mètre, cheveux blonds courts mais je crois qu’en fait ça décrit toutes les lesbiennes néerlandaises (smiley).” Autodérision, nous sommes prévenus. Une fois dans le bar aux allures de pub irlandais, difficile de la reconnaître parmi la clientèle exclusivement féminine. Nienke est une habituée, la barmaid nous l’indique tout de suite. Très engagée dans la communauté lesbienne amstellodamoise, cette réalisatrice de 35 ans a été choisie en 2011 par la ville pour réaliser des courts métrages commémorant l’anniversaire des 10 ans du mariage gay.

Nienke : “Ici, vous n’entendrez personne dire ‘mariage gay’, c’est le même mariage qui était avant réservé aux hétéros qui a été élargi. Ce n’est pas une union de seconde zone, nous avons les mêmes droits.” Comment réagit-elle à ce qui se passe en France ? À peine le temps de finir la question qu’elle bondit : ”Je ne comprends pas que vous en soyez encore au débat et surtout qu’il y ait autant de gens opposés qui manifestent. Je pensais que la France était un pays moderne, occidental. Franchement, c’est une attitude de pays arabe ou africain.“ La comparaison, un peu rapide, a le mérite d’être claire. “Quand j’ai vu que l’Espagne avait ouvert le mariage aux gays, j’ai été très surprise. C’est un pays super catho, très macho, très famille. Le Portugal pareil, je ne m’y attendais vraiment pas.” À côté de Nienke, Marloes, brune, même âge :

“Les gens que je vois manifester ‘contre’ dans les rues de Paris me font vraiment peur. D’où sortent-ils ? Ça fait douze ans qu’on a le droit de se marier. Est-ce que le pays a explosé ? Non ! Est-ce que les enfants sont tous dégénérés ? Non ! Rien n’a changé, à part qu’ici les gays sont vraiment les égaux des hétéros. En plus, je ne vois pas pourquoi vous vous excitez comme ça parce qu’aux Pays-Bas, assez peu d’homos se sont finalement mariés.”...

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Scooped by Vincent DUBOIS
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Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère

Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.

 

L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

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Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles.

Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...

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