Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Qui est Nicola Sturgeon, la femme qui veut maintenir l’Écosse dans l’UE ?

Les Inrocks - Qui est Nicola Sturgeon, la femme qui veut maintenir l’Écosse dans l’UE ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 23 juin, le Royaume-Uni votait à 52% pour quitter l’Union européenne. Mais alors que 53% des Anglais cochaient la case Leave l’Écosse optait à 62 % pour rester rattachée à Bruxelles. La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon compte bien tout faire pour que la volonté de son peuple soit entendue, quitte à provoquer un deuxième référendum. Mais qui est donc cette femme aussi crainte à Westminster qu’admirée chez elle ?
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Les Inrocks - "L'inculpation morale des Grecs par les institutions européennes est inacceptable"

Les Inrocks - "L'inculpation morale des Grecs par les institutions européennes est inacceptable" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L'économiste hétérodoxe américain James K. Galbraith, conseiller de Yánis Varoufákis et auteur du "plan B" qui envisageait les conditions de sortie de la Grèce de la zone euro, raconte dans son dernier livre les dessous des longs mois de négociations et de pressions internationales qui ont mené la Grèce au bord du gouffre. Entretien.


Dans la famille Galbraith, l’attachement et l’engagement vis-à-vis de la Grèce est filial. Du temps de la dictature, l’économiste Galbraith père, ami d’Andréas Papandréou, lui aurait évité d’être exécuté par les colonels en intervenant directement auprès du Président Lyndon Johnson en 1967. C’est une des nombreuses anecdotes racontées par l’économiste Galbraith fils dans son livre, Crise grecque, tragédie européenne (éd. Seuil). Un beau jour de février de 2015, James K. Galbraith foula le sol grec pour rejoindre son ami Yánis Varoufákis, alors ministre des finances, qui l’avait prié de l’aider à affronter la Troïka dans ses négociations pour le sauvetage de la Grèce. L’économiste hétérodoxe américain, témoin de premier plan, raconte de l’intérieur et au plus près de l’action les dessous des difficiles mois de négociations entre la Grèce et ses créanciers....

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Les Inrocks - “L’euroscepticisme s’aggrave du fait de la multiplication des crises"

Les Inrocks - “L’euroscepticisme s’aggrave du fait de la multiplication des crises" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La légitimité de l’Union européenne est aujourd’hui remise en question par la montée en puissance d'un euroscepticisme et la multiplication des crises européenne. Peut-on trouver des solutions à toutes ces crises qui ravagent l'Europe ? Réponse avec la politologue Anne-Marie Le Gloannec.


L’ Union européenne se retrouve aujourd’hui minée par diverses crises : d’un côté, les migrants affluent en masse, d’un autre l’euroscepticisme vient se glisser dans les urnes, sans oublier la Russie qui provoque assez grossièrement l’Europe sur son flanc est. D’abord menacée par le spectre du “Grexit” (la sortie de la Grèce) l’an dernier, puis par un potentiel “Brexit” (le départ de l’Angleterre) cette année, l’Europe a du mal à trouver un semblant d’équilibre. Voici qu’aujourd’hui selon un récent sondage, une majorité de Français veut un référendum sur un maintien dans l’UE. Pendant que ce vent d’euroscepticisme continue à souffler sur l’Europe, certains pays ont décidé de fermer leurs frontières afin de stopper le flux de migrants en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, remettant en question Schengen. Existe-il des solutions aux multiples crises qui frappent l’Europe ? Schengen est-il sur le point d’imploser et l’UE de se disloquer ? Anne-Marie Le Gloannec, politologue spécialisée sur les questions européennes et directeur de recherches à Sciences Po, répond.



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Les Inrocks - Au Pirée, les migrants épuisés rêvent de l'Europe

Les Inrocks - Au Pirée, les migrants épuisés rêvent de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par milliers, les réfugiés syriens, irakiens et afghans débarquent au Pirée, venant de l’île de Lesbos, porte d'entrée en Europe. Mais le port d'Athènes n'est pour eux qu'une étape dans leur périple vers le Nord.

 

Le port du Pirée, d’ordinaire très animé, est particulièrement tranquille. Ce mardi, aux alentours de 20 heures, le quai E1 s’est vidé. Plus personne n’attend de bateaux chargés de touristes. Aucun départ pour les îles grecques n’est attendu. Pourtant, deux longues files de taxis se dessinent. Les chauffeurs sont venus guetter le navire Tera Jet.

A son bord, plus de 1 800 réfugiés, majoritairement des Syriens, des Irakiens et des Afghans. Affrété par le gouvernement grec, cette embarcation arrive tout droit de Lesbos. A l’aube, mercredi, un autre bateau, ayant fait le même trajet, avec 2 500 personnes a également jeté l’ancre. L’île, située à une dizaine de kilomètres des côtes turques au nord de la mer Egée, fait face à une arrivée importante de migrants et de réfugiés. 33 000 depuis le 1er août. Un flux massif et continu également enregistré sur plusieurs îles du Dodécanèse (Kos et Chios, entres autres).

 

 

Le manque criant de structures d’accueil rend la situation explosive. Sur place, les autorités sont débordées. Depuis le début du mois d’août, des ferries dépêchés par Athènes font la liaison plusieurs fois par semaines entre les îles et le Pirée.

 

 

Yiorgos, chauffeur de taxi originaire de Trikala (nord de la Grèce), ne rate aucun de ces débarquements. “C’est plus de travail pour nous”.  A force, l’homme de 54 ans dit s’être “habitué”. Les premières fois, lorsqu’il a vu ce monde arriver sur le port, il a “eu mal”.

“Ils ont l’air malheureux. Ils fuient la guerre et laissent tout derrière eux pour rejoindre l’Europe. J’espère qu’ils auront la possibilité de quitter la Grèce au plus vite. Pour nous comme pour eux, rien de bon ne les attend ici.”

 

L’itinéraire est connu. “Nous voulons arriver en Allemagne au plus vite. Les trois jours passés à Mytilène étaient horribles (la capitale de Lesbos ndlr). Là-bas, il y a énormément de monde mais aucune gestion. Beaucoup de migrants dorment par terre, dans la rue, sur le port. Nous, nous avons dû dormir sous des tentes, sans pouvoir prendre de douche, sans manger à notre faim. Je me sens sale et épuisé”, lâche t-il d’un ton las. Un de ses amis l’interrompt et le presse. Il a entendu qu’il était encore possible de prendre un train pour Thessalonique. Il faut partir. Amar disparaît dans la foule.

Un peu plus loin, un groupe de onze hommes attend, patiemment, un bus moins bondé. Ces amis d’enfance – âgés de 22 à 29 ans – sont tous originaires d’Amouda, ville du Kurdistan syrien. Malgré la fatigue, ils semblent heureux et sereins. A les entendre, l’arrivée à Athènes sonne comme une délivrance. Pour eux aussi, Mytilène fut une mauvaise expérience. La pire depuis leur départ il y a un mois...

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Les Inrocks - Grèce: une page d'histoire

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La victoire de la petite Grèce rouge, ruinée et seule au monde, contre l’Europe tout entière.

 

Personne ne sait ce qui va se passer maintenant, c’est entendu, mais tout le monde sait qu’il s’est passé quelque chose de véritablement historique le 5 juillet 2015 : un très vieux peuple de la très vieille Europe a répondu “non” à l’austérité que des instances fort peu démocratiques et fort peu communautaires prétendaient lui imposer ad vitam æternam, au mépris de sa souveraineté démocratique la plus élémentaire, et au mépris des résultats désastreux de la dite austérité.

Pronostiqué “serré”, voire “suicidaire”, ce référendum restera comme une immense victoire politique de Syriza, un coup de maître d’Aléxis Tsípras, remporté haut la main contre des adversaires puissants et déterminés qui n’ont cessé de tempêter, menacer et promettre les pires représailles. Mais rien n’y a fait. Le “non” est arrivé en tête dans toutes les régions de Grèce, sans exception. Dans le New York Times, le prix Nobel d’économie américain Paul Krugman salue la détermination grecque face à une campagne sans précédent d’intimidation et de chantage, orchestrée par tous les dirigeants européens et relayée par l’immense majorité des médias.

 

Mais rien n’y a fait. En faisant campagne pour le “oui”, avec une absence de vergogne qui ne laisse pas d’étonner, Lagarde, Merkel, Juncker et Schulz ont écrit une page particulièrement honteuse de l’histoire de l’Europe. Ils ont tombé les masques. Comment résister à de telles injonctions quand les banques sont fermées et que vos poches sont vides ?

Pour arracher le “oui” et mettre fin à “l’expérience Syriza”, les créanciers n’ont pas hésité à asphyxier financièrement un pays tout entier. Mais rien n’y a fait. C’est une histoire de fous, quand on y songe, un triomphe politique d’une portée considérable : la victoire de la petite Grèce rouge, ruinée et seule au monde, contre l’Europe tout entière. Il faut se frotter les yeux pour y croire… Angela elle-même, si inflexible, si certaine de son bon droit, doit être un peu sonnée. “J’ai tout à fait conscience que le mandat que vous m’avez confié n’est pas celui d’une rupture avec l’Europe, mais un mandat pour renforcer notre position aux négociations afin de rechercher une solution viable”, s’est empressé de déclarer Tsípras, sitôt connu le triomphe du “non”....

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Les Inrocks - En Italie, la mafia se fait plus d'argent avec les migrants qu'avec la drogue

Les Inrocks - En Italie, la mafia se fait plus d'argent avec les migrants qu'avec la drogue | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis jeudi dernier, la police anti-mafia a arrêté une quarantaine d'hommes politiques et d'hommes d'affaires. Un secrétaire d'Etat est même soupçonné. Tous auraient truqué les contrats publics pour la gestion des centres pour les migrants. Un trafic très lucratif.

 

“As-tu au moins idée de l’argent que je me fais grâce aux migrants ? Le trafic de drogue est moins rentable.” Quand il s’emporte sur son nouveau business, le bras droit du parrain de la Ville éternelle n’imagine pas que sa conversation téléphonique est écoutée. Dommage pour lui. Jeudi dernier, la police anti-mafia romaine a arrêté 44 personnes. Toutes sont soupçonnées de profiter de la situation des milliers de migrants arrivés en Italie. Ce week-end, les enquêteurs sont même remontés jusqu’au secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Giuseppe Castiglione.

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L’année dernière plus de 170 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes. Depuis janvier, 50 000 autres les ont déjà rejoints. Alors que l’Europe peine à se mettre en ordre de marche sur la question de leur accueil, d’autres, moins scrupuleux, ont vu dans cet afflux une bonne opportunité. Racket, pots-de-vin, et bakchich sont devenus les piliers des centres d’accueil.....

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Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison

Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tandis que Hollande et Renzi lancent les travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin, Erri De Luca comparaît le 16 mars, accusé “d'incitation au sabotage” pour s'être engagé dans la lutte contre la construction d’un tunnel de 57 kilomètres sous les Alpes.

 

Mardi 24 février à l’Elysée, à l’issue du sommet franco-italien, François Hollande et Matteo Renzi s’administrent quelques tapes dans le dos en signe de sincère amitié. Au cœur de leur déclaration conjointe à la presse, le lancement des travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin. Quatorze ans après un accord passé pour la création de la ligne ferroviaire, “nous pouvons dire que le Lyon-Turin est non seulement acté, mais lancé. Sa réalisation prendra encore du temps, mais il n’y a plus aujourd’hui aucun frein, aucun obstacle pour aller vers la réalisation de cet ouvrage”, déclare le président français.

Aucun obstacle, si ce n’est les habitants du val de Suse dans le Piémont en Italie et leurs très nombreux soutiens qui, depuis des années, s’opposent au projet qui prévoit, notamment, la construction d’un tunnel transalpin de 57 kilomètres. Parmi eux, l’écrivain italien Erri De Luca qui, depuis 2005, joint sa voix à celles des résistants du mouvement No TAV (“Non au train à grande vitesse”), qui jugent ce projet inutile mais aussi dangereux. Erri De Luca est aujourd’hui poursuivi par la LTF, la société de construction de la ligne, devant le tribunal de Turin.....

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Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale

Les Inrocks - Lisbonne la nuit, entre lifestyle et émergence musicale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La crise ? La capitale portugaise lui rit au nez avec une scène artistique en plein développement. Pour s'en faire une idée, on s'est plongé dans la prog du festival Jameson Urban Routes au Musicbox, coeur battant des nuits alternatives dans le sud de Lisbonne.

 

Lisbonne, la ville soleil. Il y fait encore 25°C en cette fin de mois d’octobre. De Belém au Parque das Nações, les bords de Tage prolongent l’été en regardant la mer en face. Les touristes déambulent parmi les ruelles pavées, sur les terrasses, dans les vieux tramways. Ils ne savent peut-être pas ce qui se passe dans certains quartiers après minuit, quand l’air se rafraichit et que le Musicbox ouvre ses portes. De l’autre côté, la 8è édition du Jameson Urban Routes.


Le Musicbox, c’est le petit club qui, depuis 2006, contribue à réinventer la vie musicale lisboète. Capacité : 200 personnes. Lieu : sous un pont du Cais do Sodré. Ligne directrice : l’émergence, la découverte, la fièvre. Chaque semaine, le public local profite d’une programmation ultra pointue, qu’aucun autre lieu dans le pays peut se vanter de proposer. Concerts brassant les genres, soirées club avec DJ internationaux, résidences avec les meilleurs artisans locaux (le label Principe Discos notamment, on vous en reparlera bientôt) : voilà le programme d’une salle qui, en plus de ça, cultive le charme des bas-fonds tout en jouissant d’installations de qualité.....

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ?

Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que la gauche critique s’évertue depuis des années à parler d’Europe sociale, plusieurs intellectuels de gauche font un pas de plus et prônent désormais une rupture claire avec Bruxelles.
Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé? “A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire. “On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.....
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Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens

Les Inrocks - En Bulgarie, le difficile accueil des réfugiés syriens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont étudiants, électriciens ou paysans. Ils ont quitté la Syrie avec le rêve de rejoindre l’Allemagne ou la Suède.

Bloqués aux portes de l’Union européenne, dans une Bulgarie en pleine crise économique, ils se retrouvent entassés dans des écoles ou casernes désaffectées transformées en camps de réfugiés. Reportage.

 

 

Un loup ? “Ben, pas qu’un. On en a vu deux”, précise Mustafa. A 21 ans, ce jeune Syrien vient de traverser la frontière turco-bulgare avec son frère, son cousin et une famille de quatre personnes. Le périple a débuté, à Damas, il y a deux mois. Une fois le territoire turc foulé, cap sur Istanbul puis Edirne. En bus. “De là, nous avons traversé à pied la forêt. Nous avons eu de la chance, avec notre passeur ça n’a duré que quatre heures, certains s’y sont perdus durant trois jours.” Un villageois bulgare les repère et contacte la police frontalière, ils sont transférés à Harmanli, une caserne désaffectée, transformée depuis septembre en camp de réfugiés.

 

Début décembre, 1 296 personnes sont déjà parquées dans cette prison à ciel ouvert. Ils sont majoritairement kurdes de Syrie mais aussi des Afghans et une poignée de Maliens frileux à l’idée de rejoindre Lampedusa par la mer se sont rajoutés au lot. A Harmanli, alors que les bâtiments principaux sont en travaux, des baraques alignées accueillent temporairement des familles entières. Mustafa fait partie des moins bien lotis. Il partage une tente de l’armée avec quatre compatriotes. Pas de chauffage, ni d’électricité. “On est là depuis quatre jours. Les conditions de vie et d’hygiène sont terribles. Il fait froid. Je n’ai mangé qu’un œuf et un morceau de pain hier.”...

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

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En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit

Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après leur avoir lancé "Barrez-vous", le communicant de choc s'allie au député européen pour mobiliser les jeunes à l’approche des élections européennes de 2014.

 

Site internet, page Facebook, compte Twitter, tout est prêt pour accueillir les jeunes (et moins jeunes) Européens prêts à rejoindre l’initiative pro-UE de Félix Marquardt, soutenue par le député européen Daniel Cohn-Bendit. Intégralement financée par le communicant (patron de Marquardt & Marquardt), la plate-forme Europeans Now se veut un “mouvement transnational, transgénérationnel et transpartisan”.

Dans une tribune publiée par le New York Times puis par une vingtaine de journaux européens dont Libé, le tandem Félix/Dany dénonce une Europe vieillissante, somnolente et frileuse, condamnée au dépérissement économique, politique et historique. Pour les auteurs, un seul remède : transférer les pouvoirs vers la jeunesse et renoncer à la toute-puissance de l’Etat-nation au profit d’une véritable intégration européenne.


Derrière cette initiative, on reconnaît aisément la méthode, la “signature” Marquardt. Le communicant avait déjà fait parler de lui il y a tout juste un an avec la publication de la tribune “Barrez-vous !” dans Libération. Cosignée par Mouloud Achour et le rappeur Mokless, elle appelait les jeunes Français à quitter le pays pour découvrir le vaste monde, quitte à mieux revenir par la suite. Un message au fond plutôt consensuel, assez provocateur cependant pour faire jaser et susciter le saint graal du communicant : le buzz.
Cette année, Félix Marquardt s’est donc trouvé un nouveau cheval de bataille : l’Europe. Il explique : “Cet été j’ai regardé mon fils et je me suis dit : mais quel putain de continent de merde on va leur laisser, à ces enfants !” Pour donner du poids à sa tribune, il contacte Daniel Cohn-Bendit.

 

Daniel Cohn-Bendit, prêt à “soutenir toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’Europe”, accepte de cosigner la tribune et d’en assurer, un temps, “le service après-vente”. Si le député européen admet que l’argumentaire pro-européen développé dans la tribune – mesuré, de bon ton, sans aspérités – “n’est pas nouveau”, il espère malgré tout “qu’il pourra créer une dynamique”. Grâce à l’entregent de Félix Marquardt, le texte a l’honneur d’être publié dans le New York Times, puis dans plusieurs journaux européens d’envergure....

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Les Inrocks - "Avec le Brexit, le Royaume-Uni va se retrouver à accueillir davantage de migrants"

Les Inrocks - "Avec le Brexit, le Royaume-Uni va se retrouver à accueillir davantage de migrants" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La campagne du camp en faveur du départ du Royaume Uni de l'Union Européenne a reposé en grande partie sur le rejet des migrants et une reprise de contrôle des frontières du pays. François Gemenne, chercheur à Science Po et à l'université de Liège, travaille sur les migrations et l'environnement. Il revient sur les répercussions à attendre du Brexit au niveau des mouvements de population.


Quels sont les principaux accords qui ont pour but de réglementer le parcours des personnes au sein de l’union européenne, et donc aussi les migrations ?

François Gemenne – Il y a deux grandes réglementations. Il y a les accords de Schengen pour les ressortissants européens et les conventions de Dublin pour les demandeurs d’asile non-européen. En dehors de ça on peut dire que la politique migratoire européenne est famélique et se résume principalement à la surveillance et au contrôle des frontières extérieures de l’Union Européenne.

......


Cette sortie de l’Union Européenne pose aussi un problème pour les citoyens des pays européens qui vivent au Royaume Uni mais aussi pour les citoyens anglais qui vivent sur le continent, non ?


Bien sûr. il faudra voir ce qui sera négocié, on n’imagine pas trop que l’Angleterre impose des visas aux ressortissants européens ou que l’union européenne le fasse pour les ressortissants britanniques. Mais il est certain que toute une série d’accords comme Erasmus ou d’autres de libre circulation des travailleurs vont être menacés. Je pense aux chercheurs, aux étudiants, même aux footballeurs. Est-ce que le marché des transferts va rester en l’état ? Je n’en suis pas sûr. Ce qui est certain, c’est qu’il va être beaucoup plus compliqué à l’avenir de se déplacer pour travailler ou étudier en grande Bretagne, et vice versa.


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Les Inrocks - A Bruxelles, le silence a succédé à l'horreur

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Les Bruxellois sont sous le choc, après les attentats qui ont frappé leur ville. Partout dans les rues, c'est la stupeur qui prévaut. Ce que tout le monde redoutait a fini par arriver. Habitant la capitale belge depuis plus de trente ans, notre correspondant raconte les heures d'angoisse qui ont suivi l'attentat.


On pense à ces lieux. On tente de joindre ses proches. On regarde autour de soi dans les rues, et on se rend compte qu’au même instant, le reste du monde autour de nous est en train de faire pareil. En fond sonore de cette photo, figée d’effroi, le ballet des sirènes qui se poursuit inlassablement. Les hélicoptères qui survolent la ville. Tout le monde savait, au fond de lui-même qu’un jour, cette journée allait arriver. Et pourtant, on se sent complètement désemparé quand on s’y retrouve confronté. La mort a frappé Bruxelles. Brute, sauvage, aveugle. Et c’est le cœur du pouvoir qui est touché : la station de métro Maelbeek, qui dessert le Parlement européen. L’aéroport international et l’embarquement d’un vol pour les Etats-Unis en particulier. Très vite la police boucle toute la zone. Tout le quartier européen est en état de siège. “Ils ont fermé la gare, se désespère ce vieil homme, sur la place du Luxembourg. Je dois rentrer chez moi, comment vais-je faire ?” Très vite après les attaques, toutes les liaisons ferroviaires vers Bruxelles sont interrompues.....

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Les Inrocks - En Pologne, la résistance au pouvoir ultraconservateur s’organise

Les Inrocks - En Pologne, la résistance au pouvoir ultraconservateur s’organise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Contrôle des médias, menaces sur la culture, paralysie du Tribunal constitutionnel… Depuis la victoire des ultraconservateurs du PiS aux législatives d’octobre 2015, le spectre du totalitarisme flotte sur la Pologne. Mais les opposants se mobilisent… Reportage.
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Les Inrocks - Reportage à Athènes chez les déçus de Syriza

Les Inrocks - Reportage à Athènes chez les déçus de Syriza | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 20 août, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé la démission de son gouvernement laissant place à des élections législatives anticipées prévues fin septembre. Cette déclaration semble avoir pris au dépourvu les partisans de Syriza, qui ne savent plus vers qui se tourner.

 

En cette période estivale, les rues d’Athènes sont désertes. De nombreux magasins sont fermés. Les Grecs sont encore en vacances pour la plupart sur le continent ou les îles voisines. C’est dans ce climat que le Premier ministre, Alexis Tsipras, a annoncé jeudi 20 août la démission de son gouvernement et la tenue d’élections législatives fin septembre. Une décision attendue.

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Syriza a en effet perdu sa majorité parlementaire après la défection de 43 de ses députés qui ont refusé, le 14 août, de voter en faveur de nouvelles réformes nécessaires au déblocage d’une aide de 86 milliards d’euros. Affaibli, Alexis Tsipras a décidé de remettre son avenir entre les mains du peuple grec. Lors d’une allocution télévisée sur la chaîne nationale ERT, il a demandé à ses concitoyens de décider s’ils estimaient “l’accord valable pour surmonter l’impasse et relancer l’économie”, les invitant à voter pour le gouvernement le mieux à même “de mener les réformes nécessaires”.

 

La vie tourne au ralenti à Aigaléo. Dans ce quartier ouest de la banlieue athénienne, Syriza a récolté 43,10% des suffrages lors des élections législatives de janvier. L’un de ses meilleurs scores.  Assis à la terrasse d’un café, Kostas votera de nouveau “sans hésiter” pour le parti d’extrême gauche. Depuis le début, cet ancien ouvrier du bâtiment, aujourd’hui au chômage à 56 ans, est un soutien solide d’Alexis Tsipras. “Contrairement à nos gouvernements précédents, en grande partie responsables de la crise que nous traversons, Tsipras a vraiment essayé de se battre pour nous. Il a voulu rompre avec une politique d’austérité que nous subissons depuis cinq ans. Notre pays se trouve dans une situation très critique et malheureusement il n’a pas eu d’autres choix que d’accepter un troisième plan d’aide.”...

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Les Inrocks - Ils sont fous, ces Grecs !

Les Inrocks - Ils sont fous, ces Grecs ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En choisissant le référendum, Aléxis Tsípras donne une leçon de démocratie à l’Europe du libéralisme mal tempéré.

 

C’est tout de même exaspérant, ces gens qui se permettent de vous donner des leçons de démocratie ! Comme si c’était eux qui l’avaient inventée… En choisissant l’option référendum pour répondre au blocage des négociations avec les “institutions”, Aléxis Tsípras a d’ores et déjà réussi un coup de maître et donné une leçon de politique à ses interlocuteurs de Bruxelles ou Washington.

Ce référendum “ferme la porte à la poursuite des discussions”, s’étrangle le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, patron de l’Eurogroupe, qui ne peut même pas envisager que, muni d’un mandat démocratique, on fasse le choix de retourner devant les électeurs pour leur demander leur avis, quand le mandat en question ne peut plus qu’être renié ou travesti devant une fin de non-recevoir. Pour lui, l’organisation de ce scrutin envoie “un message négatif aux Grecs”.

Devant un tel aveu, aussi benoîtement formulé, Yánis Varoufákis n’a pas tort d’ironiser sur ces technocrates qui paraissent découvrir que l’idéal démocratique est un concept qui relève de l’émancipation des peuples et non de leur soumission à des puissances bien décidées à leur “tordre le bras”, pour reprendre la charmante expression en vogue à Bruxelles à propos de ces fichus Grecs.

Pris au dépourvu par l’initiative politique de Tsípras, qui a l’immense mérite de les révéler pour ce qu’ils sont, des idéologues maîtres chanteurs qui ne supportent pas que quiconque ose contester leurs dogmes néolibéraux, les membres de l’Eurogroupe geignent que l’accord était en vue, à portée de main, et que ces Grecs de Syriza sont des fous furieux qui s’apprêtent à rajouter du malheur à leur peuple....

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Les Inrocks - Podemos veut exporter son modèle en Europe

Les Inrocks - Podemos veut exporter son modèle en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fort de ses succès aux élections municipales en Espagne, le parti des Indignés veut promouvoir d'autres façons de faire de la politique. Ses leaders publient un manifeste, "Podemos, sûr que nous pouvons !". Un mode d'emploi à appliquer à toute l'Europe.

 

Podemos a le vent en poupe. Grâce à ses performances inattendues lors des élections municipales en Espagne, le parti des Indignés est en passe de remporter les villes de Madrid et Barcelone. Ses leaders rêvent d’un avenir à la Syriza, en remportant les élections générales de novembre prochain. Mais pas seulement.

En publiant Podemos, sûr que nous pouvons ! (traduction de Claro que Podemos, éditions Los libros del lince, 2014) Carolina Bescansa, Íñigo Errejón, Pablo Iglesias et Juan Carlos Monedero, les quatre instigateurs du mouvement, entendent exporter leur modèle. Dans ce livre-manifeste, ils reviennent sur la création du mouvement, entre innovation politique et inspiration post-marxiste. L’ouvrage sera d’abord disponible en France, Belgique, Suisse et Québec. Si les dates ne sont pas fixées, son éditeur français Indigène (également éditeur du best-seller Indignez-vous !  de Stéphane Hessel) s’efforce de le distribuer dans toute l’Europe, voire dans le monde.


Anciens étudiants en sciences politiques de l’université Complutense à Madrid, les quatre futurs leaders de Podemos ont décidé d’appliquer à la réalité ce qu’ils ont appris dans les amphis. Influencés par les théories post-marxiste d’Antonio Gramsci et du couple Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, ils plaident pour une démocratie radicale. Autrement dit, faire appliquer dans les faits les idéaux et valeurs de la démocratie.

Mais pour Iglesias et ses complices, le vocabulaire théorique n’est pas suffisamment intelligible pour les citoyens. Les notions “d’antagonisme des classes”, de “prolétariat” et de “bourgeoisie”, sont trop connotées, trop floues, trop conceptuelles, presque ésotériques. Alors les futurs leaders de Podemos décident de garder le contenu, mais de modifier la mise en page. “Ils ont inventé un discours audible, qui n’est pas détourné de son sens”, souligne Sylvie Crossman, directrice des éditions Indigène. Désormais, il est question de “caste”, de pouvoir “financier”, qui s’est “accaparé la démocratie à son profit”. Un discours clarifié et diffusé via l’émission La Tuerka.....

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Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée

Les Inrocks - Siryza fait renaître l'espoir : Pour le meilleur et pour le Pirée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois semaines après les élections législatives, le gouvernement de gauche radicale bénéficie d’un soutien quasi unanime. Reportage dans la capitale grecque où le Premier ministre, Aléxis Tsípras, est présenté comme le héros qui saura triompher de la rigueur européenne.

 

“Pour la première fois depuis sept ans, j’ai souri, avec honnêteté.” Nikos, 59 ans, a le teint hâlé, le cheveu blanchi par l’écume des jours et l’oeil rieur. Il est planté là, seul sur une gigantesque zone de construction navale, à l’extrémité nord du Pirée. Sur cette parcelle du port attenante à la petite cité ouvrière de Perama, les chantiers ont presque tous fermé. Restent quelques chiens errants, des paquebots rouillés, des grues immobilisées et des baraquements à l’abandon. Pour repérer Nikos, il faut suivre les effluves d’une fumée âcre. Un immigré qu’il emploie fait brûler des câbles électriques. Ancien patron d’une imposante entreprise portuaire de recyclage, Nikos n’a pas pu quitter les lieux. “Etre physiquement sur le port, ça me maintient en vie.” Après avoir déposé le bilan et licencié ses soixante employés, Nikos a loué une petite parcelle du port, pour tenter de continuer une activité, aussi restreinte soit-elle.

Câbles, pneus, roues, fauteuils de bureau, il recycle, stocke ou brûle… à ciel ouvert. Comme beaucoup d’habitants de Perama, il est endetté jusqu’au cou. “Asphyxié” : le terme revient en boucle. “Il y a encore quelques années, j’avais un train de vie luxueux. Motos, maisons, bateaux… j’amassais. Fils d’ouvrier, je m’étais battu pour construire un capital, je voulais que mes enfants vivent mieux. Presque du jour au lendemain, je me suis retrouvé pris à la gorge, sans liquidités. J’ai tenu six mois avant de me décider à licencier. Puis j’ai cédé. Les banques nous couraient après.”


La fierté d’être grec

Ancien membre actif du Pasok (parti social-démocrate grec, équivalent du PS français), Nikos s’est rapproché d’Aube dorée (extrême droite). Aux législatives de 2012, il accorde sa voix à ce parti néonazi, une manière à lui de hurler contre la décision gouvernementale d’entamer la privatisation du Pirée en revendant une partie des terminaux à l’armateur chinois Cosco. Cette privatisation, Aléxis Tsípras a promis de la bloquer. Nikos rejoint alors la gauche radicale en votant Syriza le 25 janvier. Aujourd’hui, il est fermement décidé à soutenir le nouveau gouvernement : “Tant qu’ils nous montrent qu’ils luttent pour mener à bien leurs projets, je serai avec eux. Même s’ils échouent. Dans ce pays, c’est la première fois qu’on voit des politiques s’investir pour nous. Tsípras est un gars bien, un jeune qui a des ambitions réelles. Il me rend ma fierté d’être grec.” Nikos a le sentiment d’être le rescapé d’une guerre pernicieuse, “parce qu’économique et silencieuse. La guerre la plus dévastatrice qui soit. Quand tu es au front, en principe, tu entends le bruit des obus, tu es prévenu, tu peux tenter de te protéger”.

Face au port, dans un café de Perama, Stefanos et Christos avouent s’être pris les obus en pleine face. Agés de 54 et 56 ans, les deux frères se retrouvent là, chaque jour, après avoir tenté de grappiller quelques heures de travail au port. “Entre 2010 et 2014, nous avons travaillé un an et demi. Dix jours par mois, en tout et pour tout.” Yeux cernés, veste élimée, cigarette allumée, ils ont le regard doux et la main tremblante. “Des années à travailler pour l’élégance des formes, des lignes, des courbes. C’est ça, la soudure. Nous avions du succès. Nous étions très bons à nous deux. En réalité, tous dans ce port, nous faisions du beau boulot, propre, et mondialement compétitif, expliquent-ils. Revenir chaque jour au port, c’est la dernière chose qui nous permet de tenir debout. Quand tu ne peux plus faire vivre ta famille, tu perds ta dignité. Alors que les Grecs sont des personnes fières. Ces bâtards ont étouffé notre fierté.”

Le plus humiliant : ne pas pouvoir aider leurs fils, être contraints de renoncer à financer les études des cadets. Le plus scandaleux : “Que des mômes tombent à terre d’épuisement à l’école, évanouis parce qu’ils n’ont pas assez à manger. Sur l’île de Salamina, juste en face.”....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux

Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne envisage d’adopter une loi très restrictive en matière d’avortement, reléguant un pays jadis à l’avant-garde des questions sociétales dans le peloton des Etats européens les moins progressistes.

 

“Les femmes qui avortent sont des victimes que l’on doit protéger.” Victimes de la loi, d’elles-mêmes ou du patriarcat, le gouvernement de Rajoy ne le précise pas. Mais il propose quand même de réduire à peau de chagrin le droit à l’avortement des Espagnoles.

Selon la proposition de loi du gouvernement, avorter ne sera plus un droit, mais une alternative envisageable en cas de viol ou de mise en danger pour la santé de la mère. Et encore, pour justifier ces deux conditions, il faudra ou bien avoir déposé plainte pour viol (or en moyenne seules 10% des femmes violées le font), ou que deux médecins attestent du danger pour la mère. Le texte réintroduit par ailleurs l’obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d’avoir une autorisation parentale.

Le rétropédalage est douloureux. Depuis 2010, les Espagnoles ont le droit d’avorter jusqu’à leur 14e semaine de grossesse et jusqu’à 22 en cas de malformation du fœtus (jusqu’à 12 semaines en France, et sans limite de temps pour les interruptions médicales de grossesse). Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, veut tout bonnement interdire ce dernier motif car “il n’existe pas de ‘conçus non-nés’ de première et de deuxième catégorie”.



Si le projet de loi est approuvé au Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue, la législation espagnole ferait un bond de 30 ans en arrière, cantonnant l’IVG à ses limites législatives de 1985.

“Avec ce projet de loi, l’Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés, note ainsi l’éditorial du 21 décembre d’El Pais. L’Espagne consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu’une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie.”

 

L’IVG deviendrait alors un délit dépénalisé : en cas de réalisation d’une interruption volontaire de grossesse hors du cadre de la loi, seul le médecin pratiquant l’acte serait poursuivi, risquant jusqu’à trois ans de prison. “Toute la responsabilité pénale incombe aux médecins, ce qui sous-entend que les femmes ne savent pas ce qu’elles font, et que l’ignorance ou la témérité doivent être observées avec indulgence et piété”, dénonce avec fougue le journal de centre-droit El Mundo...

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Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres

Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si le programme Erasmus est connu dans toute l’Europe, le petit nouveau, "Erasmus+", a beaucoup moins fait parler de lui. Il devrait pourtant entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Décryptage de ce nouveau programme en 5 chiffres.

 

On l’a cru un temps en danger, il est finalement renforcé. Le programme Erasmus continuera bien à aider des centaines de milliers d’étudiants à se former à l’étranger, parmi les 33 pays partenaires (les 28 Etats membres de l’Union européenne plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie).

Mais par souci de simplification, “Erasmus” va être regroupé avec d’autres programmes d’échange européens sous l’appellation “Erasmus+”. Si le Parlement européen a adopté la proposition le 19 novembre dernier, le Conseil (Etats membre) devrait donner son accord le 11 décembre prochain.

Décryptage du nouvel “Erasmus+” en 5 chiffres.

 

 

• 7 programmes réunis en un

Si le programme garde le nom du fameux philosophe humaniste, il regroupera tous les dispositifs mis en place par l’Union européenne en faveur de la formation des jeunes. “Comme nous ne voulions pas perdre l’étiquette d’Erasmus, nous avons nommé le nouveau programme Erasmus+“, confie Doris Pack, député Parti Populaire Européen (PPE) rapporteur du texte sur Erasmus+.

Sous ce label seront regroupés :

- Erasmus

- Erasmus Mundus, qui permet à des étudiants européens de partir dans des pays non-européens

- Leonardo da Vinci, qui permet à des étudiants d’aller se former professionnellement en tant qu’apprentis à l’étranger

- Comenius, destiné aux élèves de la primaire jusqu’au lycée

- Grundtvig, pour les adultes ayant décidé de reprendre leurs études

- Jeunesse en Action, pour les jeunes de 13 à 30 ans qui souhaitent faire du volontariat à l’étranger

- Un volet sportif (développé ci-dessous)

 

 

• 14,7 milliards d’euros

C’est le budget alloué au programme Erasmus+ pendant les sept prochaines années (2014-2020). Cela équivaut à une augmentation de 40% par rapport aux budgets cumulés alloués aux programmes pour la période précédente, de 2007 à 2013. Le programme Erasmus seul, par exemple, disposait de 3,1 milliards d’euros pour 2007-2013.

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Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène

Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En provoquant la démission de ses ministres, Silvio Berlusconi sonne la fin du gouvernement de coalition italien. Motif officiel : un désaccord sur la hausse de la TVA italienne. Mais la stratégie du Cavaliere répond à d’autres dynamiques.Elles s’appellent amnistie, élections anticipées et loi électorale.

 

 

 

C’est au moment où les Italiens profitaient de l’été indien, par un samedi après-midi ensoleillé, que la tempête est arrivée. Silvio Berlusconi a plongé l’Italie dans une nouvelle crise politique. En provoquant la démission des ministres de sa formation, le Cavaliere met brusquement un terme à un gouvernement de coalition qui depuis 5 mois tentait de gouverner le pays.

“Un geste fou et irresponsable”, dénonce Enrico Letta. Si le président du Conseil, connu pour sa modération, emploie des termes aussi durs, c’est que la crise des démissions de masse du Peuple de la Liberté (le parti de Silvio Berlusconi) intervient alors qu’Enrico Letta se trouve à l’ONU, en train de rassurer les marchés financiers sur le sort de l’Italie.  “Un emblème intolérable”, s’insurge le leader du Parti Démocrate Guglielmo Epifani, qui évoque “des niveaux inimaginables d’irresponsabilité”. Face à l’ahurissement général, Silvio Berlusconi justifie son geste en évoquant son désaccord avec la hausse de la TVA. Une justification que ses détracteurs taxent de prétexte, de mensonge.

 

 

Le serment a été brisé selon Berlusconi 

Les “pactes gouvernementaux ont été violés” : c’est le leitmotiv de Silvio Berlusconi depuis samedi 28 septembre. Le Cavaliere veut faire porter la responsabilité de cette crise politique à Enrico Letta. Les raisons évoquées sont deux : l’ultimatum donné par le président du Conseil, qui a demandé au parti Silvio Berlusconi de lui confirmer son soutien au Parlement. Et la hausse de la TVA au 1er octobre. Ainsi le quotidien de centre-droit Il Giornale, qui appartient à Paolo Berlusconi, frère de Silvio, titre “Les impôts de Letta font tomber le gouvernement”.

Letta récuse, et contre-attaque : “Berlusconi utilise l’alibi de la TVA pour tenter de justifier son geste fou et irreponsable, entièrement destiné à protéger ses intérêts personnels”. Sur son compte Twitter, il invite les Italiens à “ne pas mordre à l’hameçon”.

La justification de la TVA sonne d’autant plus comme un prétexte qu’Enrico Letta avait convoqué un conseil des ministres justement dans le but de retarder l’augmentation de la TVA italienne, prévue pour le 1er octobre. Mais la crise politique a rendu toute prise de décision impossible. L’augmentation de la TVA sera donc bel et bien appliquée le 1er octobre.


Les ruses du Caïman

“La crise, les élections anticipées, et aussi ce laisser-passer qu’il a prétendu des institutions et qu’il essaie maintenant d’obtenir directement du peuple”, tranche Massimo Giannini. Pour l’écrivain et rédacteur en chef adjoint du quotidien la Repubblica, il s’agit d’une technique qui s’apparente au “coup d’Etat”.

Le 1er août, Silvio Berlusconi a en effet été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale. Et vendredi prochain, le Sénat devait se prononcer sur son éventuelle déchéance. Silvio Berlusconi souhaiterait tout simplement utiliser la mobilisation populaire comme un bouclier. “J’attends de voir s’ils oseront arrêter le chef de l’opposition”, a déclaré l’ancien président du Conseil à ses proches.

“La TVA vaut moins du pistolet de Sarajevo qui a déclenché la première guerre mondiale, ironise ainsi l’éditorialiste Stefano Folli. La véritable cause de cette crise politique est la déchéance de Silvio Berlusconi, et la volonté de poursuivre à tous les prix la guerre contre les magistrats”.

Reste à savoir pourquoi cette décision intervient maintenant, après plusieurs mois de contradictions et de changements de pied. Il y a, tout d’abord, la désillusion face à une éventuelle amnistie. Silvio Berlusconi comptait sur une proposition de loi sur l’amnistie, justifiée par la dramatique surpopulation carcérale italienne, et qui lui aurait permis d’être à nouveau éligible et d’esquiver les arrestations domiciliaires. Il n’en est rien : “Il n’y a aucune garantie concernant la proposition d’amnistie. Donc on va rompre”, a conclu le Cavaliere...

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