Union Européenne, une construction dans la tourmente
7.0K views | +0 today
Follow
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parlement grec a adopté ce weekend un nouveau budget de rigueur pour 2014. Un budget dans la droite ligne des précédents, qui ont plongé la Grèce dans une "crise humanitaire" a dénoncé à la tribune Alexis Tsipras de Syriza.


La coalition de la droite et des socio-libéraux du Pasok survit malgré sa très faible majorité. Ce nouveau budget de rigueur a été adopté à 153 voix sur 300… Cette loi de finance 2014 mise sur une poursuite de la logique austéritaire, mais espère pourtant un retour de la croissance: +0,6 % en 2014 contre -4% prévus en 2013. Même la troïka n’y croit pas, et refuse de valider les prévisions macroéconomiques de la Grèce, tout en incitant à toujours plus d’austérité. Ce budget prévoit pourtant 2,1 milliards de revenus supplémentaires suite à des hausses d’impôts,  et une baisse de 3,1 milliards euros des dépenses, via de nouvelles coupes dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation…

"Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer" a lancé Alexis Tsipras, chef de fil du groupe parlementaire Syriza, premier parti d’opposition, devant les députés. Pour la gauche grecque, ce budget n’est pas qu’une question de chiffres. "Aujourd'hui, nous parlons de millions de personnes plongées dans la pauvreté, la faim et le désespoir". Voter cette loi, c’est emprunter "le chemin de la mort lente et douloureuse de l'économie et de la capacité de production de notre pays." Alexis Tsipras dresse ce constat accablant. "Vous savez que dans ce pays, les chômeurs et les retraités sont un million de plus que la population active. […] Vous savez que sur les 3,6 millions de travailleurs qui restent, près de la moitié, soit 1,8 millions travaillent dans des PME ou sont des fonctionnaires qui ont vu leurs revenus s'effondrer de 30%, 40% voir 50%. Vous savez que, pour le reste, soit 1,8 million de travailleurs dans le secteur privé, seulement 700 000 sont payés à temps et le reste, plus d'un million de travailleurs ont des retards de salaires d’un à douze mois.  […] En 2013 des milliers de ménages dans notre pays sont sans électricité ! Avez-vous compté tous ces gens autour de nous qui meurent brûlés, car ils doivent se chauffer aux braseros ?"

Malgré cette catastrophe humanitaire dénoncée par Tsipras, la droite et le Pasok ont voté le budget, en brandissant leurs performances macroéconomiques : un déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013. La Troika a néanmoins gelé le versement d'un prêt d'un milliard d'euros en discussion depuis septembre, faute d'avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées...

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Ça sent le roussi pour Rajoy

Ça sent le roussi pour Rajoy | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scandale politico-financier qui entoure l’ex-trésorier du Parti populaire, entendu ce lundi par les juges, se rapproche un peu plus de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. Alors que l’opposition réclame sa démission, Rajoy a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.


La pression monte autour de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Luis Bárcenas, l’ancien trésorier du Parti populaire (PP, droite conservatrice), le parti de Rajoy, a été entendu à huis clos une bonne partie de la journée par le juge Pablo Ruz dans le scandale du financement occulte du PP. Et les informations qu’il détient font trembler toute la droite espagnole. Le quotidien espagnol El Mundo titrait ce matin : « Bárcenas va révéler aujourd’hui au juge Ruz 19 années de comptabilité du PP ». De nombreux membres du PP auraient reçu des compléments de salaire, avec de l’argent issu de la corruption. Selon les agences de presse espagnoles EFE et Europa Press, Bárcenas aurait déclaré au juge avoir remis, en 2010, 25 000 euros en billets de 500 euros à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis décembre 2011, et à María Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du PP depuis 2008, sans toutefois pouvoir en apporter de preuve.

Démission

Une affaire de fonds secrets qui suscite l’ire des Espagnols, alors que le taux de chômage frôle les 27 % (voire plus de 56 % chez les jeunes) et que les expulsions locatives se multiplient. Alfredo Pérez Rubalcaba, le secrétaire général du PSOE, le parti socialiste espagnol, a réclamé hier la démission de Mariano Rajoy, comme il l’avait déjà fait en février 2013. Mais cette fois, le PSOE a annoncé aussi « rompre toutes relations avec le PP » et a appelé à « une concertation entre les partis d’opposition pour définir une stratégie commune contre le président. » Rubalcaba aurait ainsi rencontré Josep Antoni Duran i Lleida, le porte-parole de CiU, une fédération de partis politiques catalans de centre-droit.

Il en faut plus pour déstabiliser Mariano Rajoy, habile dans l’art de la passe. Droit dans ses bottes, le président du gouvernement espagnol a refusé toute démission. « L’État de droit ne se soumet pas au chantage. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Donald Tusk, son homologue polonais en visite en Espagne. Avant d’ajouter qu’il irait jusqu’au bout de son mandat...

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce: l'austérité racontée au quotidien (vidéo)

Chroniques d’un hiver européen, une série documentaire sur l’ampleur et la violence, symbolique et sociale, de l’austérité imposée aux Grecs. Après l'épisode 1, Athènes, de la récession à la dépression, retrouvez les deux autres documentaires : Athènes, l'engrenage de l'austérité et Athènes, la quête d'un ailleurs.

 

À l’origine du projet, le jeune documentariste Étienne Haug s’est entouré de plusieurs professionnels de l’image (Sébastien Lecordier, Camille Pillias et Nelly Ollivaul) pour accoucher de cette idée originale qui fait se juxtaposer témoignages sonores, état des lieux chiffré et photographies contextualisées. Ce documentaire est agencé avec les images des photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, qui sont allés recueillir les sentiments mêlés de leurs compatriotes tantôt révoltés et tantôt résignés. Les trois premiers épisodes nous montrent comment les Grecs, depuis que la troïka a dicté la conduite au pays, sont devenus les jouets d’un capitalisme destructeur. Dont les méthodes, autant que les effets, n’en finissent plus de maintenir cet État sous perfusion. Ce libéralisme sauvage censé contenir une dette accumulée dont personne n’entreprend de rechercher les véritables fondements a souvent été commenté ou décrypté à la hache par une série de calculs fumeux.

 

D’annonces et de mesures arbitraires jugées toutes plus nécessaires les unes que les autres… Il s’agit ici de rompre avec cette chimère et de rendre compte, dans la bouche de ses victimes, de la manière dont une récession prend racine dans les foyers et modifie les habitudes d’un peuple. Cette dictature de la dette, ses discours péremptoires et son cynisme aveugle, revêt plusieurs visages. Cette « dévaluation interne » est décrite par le site d’information économique Bloomberg ainsi : « Il s’agit de restaurer la compétitivité de manière brutale en faisant chuter les salaires. Cela nécessite toutefois le maintien d’un chômage élevé de manière à supprimer les possibilités de négociation. » Un ouvrier confirme que, depuis la dégradation de la crise, les conventions collectives sont devenues factices : « La loi ne te protège plus. » Le travail gratuit commence à pénétrer les mœurs. Un instituteur annonce à la télévision qu’il ne supporte plus d’entendre ses élèves répéter : « Monsieur, j’ai faim »… Les Grecs sont usés de devoir chercher perpétuellement les moyens de subsister, d’être tournés vers le seul objectif de « payer ses factures ». Cette usure est concomitante avec une perte de lien social : beaucoup se replient dangereusement sur eux-mêmes....

 

Vidéos à visionner à partir du lien...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro»

«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Chypre, envoyé spécial. Stavros Evagorou, député et responsable du secteur économique du parti communiste (AKEL), évoque le mauvais rôle joué par Bruxelles dans la crise, alors que les banques chypriotes vont rouvrir ce jeudi après l'adoption de restrictions inédites dans la zone euro, censées limiter les effets d'une éventuelle panique bancaire.


Chypre est-il un paradis fiscal ?

Stavros Evagorou. Plusieurs mois avant la décision de l’Eurogroupe de taxer tous les dépôts, les media allemands ont propagé des accusations fausses contre Chypre. Notre pays serait un paradis fiscal, un centre de blanchiment d’argent… Ces journaux écrivaient sur les oligarques russes. Pourtant nous avons le même taux d’imposition sur les sociétés que la Bulgarie, un taux proche de l’Irlande et supérieur à celui de Malte. Pourquoi donc s’acharner sur Chypre? Aux Pays-Bas, il y a trois fois plus d’argent russe déposé qu’à Chypre. Et deux fois plus au Luxembourg. Il ne me semble pas que là-bas, les Russes soient prolétaires. Notre système bancaire a été inspecté par Moneyval, une institution du Conseil de l’Europe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent. Nous avons une note meilleure que l’Allemagne. Nous sommes les septièmes dans la zone euro. S’ils insistent pour détruire notre système financier, ce n’est pas parce qu’ils ont quelque chose contre les Chypriotes. Ils ciblent les Russes. Ces derniers jours, des délégations de banquiers allemands ou de la zone euro se rendent à Chypre pour convaincre les investisseurs russes de transférer leur argent dans leur pays.

 

Akel estime que la troïka « asservit » Chypre. Pourquoi une telle expression ?

Stavros Evagorou. Chypre restera dans l’histoire économique comme le cobaye de la zone euro. Suite à un accord avec l’UE, nous avons voté depuis 2011, trente-cinq lois comprenant des mesures d’austérité, telles que des baisses de salaires. Nous n’avons pas encore reçu un euro. L’accord de l’Eurogroupe lundi avec le président de la République Nicos Anastasiades, n’est pas la fin de la route. Ce n’est que le début. Il y aura des privatisations et de nouvelles mesures d’austérité. Ces mesures sont appliquées en Grèce, au Portugal. Elles ont conduit ces peuples à la pauvreté, leurs pays à la récession....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Grèce, François Hollande cherche la croissance au pays de l'austérité

En Grèce, François Hollande cherche la croissance au pays de l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le président français François Hollande est arrivé ce mardi en Grèce pour apporter son "soutien" à la Grèce et promouvoir une politique de croissance contre "l'austérité sans fin". Suivez la visite de François Hollande grâce à l'envoyé spécial de l'Humanité, Fabien Perrier.

Les principales annonces de François Hollande: C'est paradoxalement de Grèce que François Hollande a relancé son souhait d'une Europe tournée vers la croissance économique. "Je ne suis pas venu pour vendre du matériel", a-t-il assuré ce mardi à Athènes, "mais pour dire la confiance de la France dans la Grèce". "C'est la confiance qui permettra de restaurer la croissance."

"Nous devons faire en sorte que la croissance et l'emploi reviennent. Nous avons besoin en Europe de plus de croissance, c'est ainsi que nous pourrons atteindre nos objectifs de réduction des déficits publics", a plaidé François Hollande. Ce message paraît d'autant plus décalé que:

comme le reconnaît d'ailleurs François Hollande, "aucun peuple en Europe n'a subi une telle épreuve" que les trois dernières années d'austérité imposées à Athènes. Le gouvernement grecque vient d'ailleurs d'annoncer un nouveau tour de vis budgétaire supplémentaireque les 27 se sont mis d'accord sur un budget austéritaire pour les sept prochaines annéesque la France devra réviser à la baisse son objectif de croissance du PIB pour 2013. "Aujourd'hui chacun sait que nous n'atteindrons pas les 0,8%" qui étaient prévus", a indiqué le président français, sans toutefois confirmer les estimations d'une croissance "aux alentours de 0,2-0,3%" avancées par son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Nous ne sommes pas dans la même situation que la Grèce, qui vit sa sixième année de récession et dont la production nationale a baissé de 25%" pendant cette période, a toutefois souligné le chef de l'Etat Français, pour qui "la France est un des pays qui aujourd'hui sur le plan de la croissance est dans la situation la moins mauvaise" en Europe...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite

Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dimitris Stratoulis, syndicaliste et député du parti de gauche Syriza, principale formation d'opposition en Grèce, s’est fait rouer de coups de pieds et poing par un groupe de sympathisants du parti néo-nazi Aube dorée.

Dimitris Stratoulis, 54 ans, syndicaliste et cadre du Syriza, a dénoncé à la police avoir été battu devant le stade olympique, où il est allé suivre avec son fils un match de football entre AEK et Atromitos (1ère division). Au sortir du match, il a été frappé à coups de pied au corps et d'un coup de poing à la tête. Blessé, il a reçu les premiers soins par des médecins de l'infirmerie du stade. Ses agresseurs ont déclaré être membres d'Aube dorée, une formation d'extrême-droite qui a démenti être impliquée dans l'affaire. Selon le parlementaire, l'un des assaillants lui a crié: "Maintenant, on va te tuer."
Ce ne serait pas la première fois que le parti d'extrême-droite, accusé surtout d'être impliqué dans des agressions contre des travailleurs immigrés, s’en prend à des élus. Le porte-parole et député de l'Aube dorée, Ilias Kassidiaris, avait frappé au visage la députée communiste Liana Kanelli au cours d'un débat transmis en direct à la télévision, en juin dernier. L'immunité parlementaire de trois députés de ce parti a récemment été levée après qu'ils ont été poursuivis pour des attaques contre des immigrés....
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite

Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est par dizaines de milliers que le FMI voudrait licencier de nouveaux fonctionnaires. L’organisme propose de supprimer 22000 supplémentaires à la va-vite, avant la réunion de la Troika ce mardi soir qui devrait accorder un prêt à la Grèce. Le ministre des Finances a refusé.

 

La Grèce a rejeté une demande de dernière minute du Fonds monétaire international (FMI) pour des licenciements supplémentaires d'ici 2014. Le plan prévoyait déjà la suppression de 27000 fonctionnaires d’ici 2014, le FMI voulait doubler le chiffre sur un petit coup de pression d’avant réunion. Selon le ministère des Finances grecs, le FMI a réclamé lundi soir, à la veille de la réunion cruciale des ministres des Finances à Bruxelles sur le dossier grec, "22.000" licenciements supplémentaires.
Le plan d'atomisation de la Grèce sur quatre ans, dicté par les créanciers UE et FMI et voté récemment par le Parlement grec, prévoit d'ici 2016 de réduire d'environ 125.000 au total le nombre de fonctionnaires.
Les licenciements dans le secteur, qui doivent commencer par les mairies cette année. Le syndicat des collectivités locales (Poe-Ota) a appelé à un arrêt de travail ce mardi tandis que de nombreuses mairies continuent d'être occupées depuis la semaine dernière par des syndicalistes...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Repas imaginaire du Secours populaire pour défendre l'aide alimentaire européenne | Humanite

Repas imaginaire du Secours populaire pour défendre l'aide alimentaire européenne | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Trois tables, des chaises et des assiettes vides: le Secours populaire a organisé mercredi au départ de la manifestation contre l'austérité à Paris une action de "Air food" avec un repas imaginaire pour défendre le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD).

Sur le principe des manifestations de "Air guitar" où des particuliers font semblant de jouer de la guitare, les participants à cette action de Air food ont fait semblant de manger, pour souligner ce qui pourrait arriver en cas d'arrêt du PEAD.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a participé quelques instants à l'événement, avant le départ de la manifestation syndicale, a expliqué Pascal Rodier, secrétaire national du Secours populaire, en charge des questions européennes. "Le PEAD nourrit jusqu'à présent 18 millions d'Européens (dont 4 millions de Français) soit 40% de ceux qui pourraient y prétendre", a précisé Pascal Rodier.

Ce programme, qui permet de distribuer des repas aux personnes dans le besoin, via les associations (en France, Le Secours populaire, les Banques alimentaires, les Restos du Coeur et la Croix-Rouge), est en sursis depuis que l'Allemagne a réclamé en 2011 la fin du financement communautaire du PEAD, arguant que l'aide sociale relevait des Etats et non de l'Union européenne (UE).

Les 22 et 23 novembre, le Conseil européen des Chefs d'Etats, réuni à Bruxelles, doit décider de l'avenir de cette aide européenne alimentaire après 2013...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite

Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’industriel pharmaceutique allemand Merck a décidé de ne plus livrer son médicament contre le cancer Erbitux aux hôpitaux publics grecs. La seule possibilité pour les Grecs de continuer à se soigner avec est de payer le médicament cash, en pharmacie.

"Cela n'affecte que la Grèce, où nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela ne concerne que ce produit", explique Matthias Zachert dans cet entretien au Börsen-Zeitung. Et ce en raison de factures non payées. L'anticancéreux Erbitux est un peu la poule aux œufs d’or de l’industriel, le deuxième médicament sur ordonnance le plus vendu. Il a représenté un chiffre d'affaires de 855 millions d'euros en 2011. En juillet déjà, le groupe pharmaceutique Merck menaçait de renoncer à de futurs projets de recherche de plusieurs dizaines de millions d'euros au Portugal si des hôpitaux du pays ne remboursaient pas leurs dettes.
A noter qu’un autre groupe pharmaceutique allemand, Biotest, a déjà cessé de livrer les hôpitaux publics grecs dès juin dernier.

...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Poussés à bout, les Grecs renouent avec la grève générale | Humanite

Poussés à bout, les Grecs renouent avec la grève générale | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que leurs conditions de vie ne cessent de se dégrader, les citoyens hellènes subissent de nouvelles attaques du gouvernement et de la troïka. La grève générale d’aujourd’hui s’annonce très suivie.

 

À peine plus de trois mois après son arrivée au pouvoir, le gouvernement grec est confronté à sa première grève générale, à l’appel des deux centrales syndicales du pays (Adedy, confédération du public ; GSEE, secteur privé). La coalition qui dirige le pays, rassemblant Nouvelle Démocratie (droite, arrivée en tête lors des législatives du 17 juin) et les sociaux-démocrates du Pasok, en 3e position, soutenue par la Gauche démocratique (centre gauche), est de plus en plus contestée. Le premier ministre Antonis Samaras, leader de ND, a tourné le dos à ses promesses de campagne. Ainsi, il avait prétendu qu’il renégocierait le mémorandum : il n’en a rien fait. Au contraire, il poursuit la politique menée par ses prédécesseurs : l’austérité à tous crins. Et les indicateurs statistiques sont dans le rouge.

Le PIB, qui mesure l’activité économique du pays, est de – 6,3 % au deuxième trimestre 2012, montrant que la Grèce reste engluée dans une forte récession. Le gouvernement se targue d’avoir un budget « en nette amélioration » – le déficit entre janvier et août 2012 a été de 12,482 milliards d’euros, par rapport à un objectif initial de 15,214 milliards. Si les recettes du budget de l’État ont totalisé 33,103 milliards d’euros, elles sont, elles, en retard de 2,055 milliards d’euros sur l’objectif fixé. Ce sont donc bien les fonctionnaires, employés du secteur public, qui continuent de payer le prix fort de la politique menée, ainsi que les salariés dans leur ensemble puisque les rentrées d’impôts n’augmentent pas. Dans le même temps, le chômage, lui, augmente ; en juin 2012, il frappait 24,4 % de la population active, contre 17,2 % un an plus tôt.

Dans ce contexte, les débats ont déjà eu lieu pour savoir si Athènes devra faire appel à nouveau à ses bailleurs de fonds (UE et FMI) en vue d’une aide supplémentaire....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’Allemagne rattrapée par l’austérité | Humanite

L’Allemagne rattrapée par l’austérité | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La première économie de la zone euro commence à souffrir. Les carnets de commandes des entreprises se vident, les plans sociaux se multiplient. L’Allemagne va droit vers la croissance nulle.

Lorsque le gros de son modèle économique est basé sur son excédent commercial, c'est-à-dire les exportations chez ses voisins, principalement européens, leur imposer l’austérité n’est pas une stratégie payante à long terme. L’économie allemande commence ainsi logiquement à marquer le coup, se contractant pour le quatrième mois consécutif. La croissance de l'Allemagne a ralenti à 0,3% au deuxième trimestre.
La spirale est lancée : les investissements sont en chute et les commandes vers l’Europe baissent. Et les prévisions pour le second semestre sont pessimistes.

Vers une hausse du chômage

Les plans sociaux d’ampleur annoncés ne sont que la partie la plus visible de la hausse du chômage qui s’annonce, l’institut de conjoncture berlinois DIW prévoie la destruction de 200.000 emplois d’ici la fin de l’année. Dans le commerce et la distribution, les annonces de plans sociaux et de faillites se succèdent. Siemens vient d’annoncer la suppression prochaine de pas moins de 10 000 postes.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite

Ramon Gorriz : "L’urgence d’une nouvelle architecture pour l’Europe" | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Madrid (Espagne), envoyée spéciale. Secrétaire confédéral à l’action syndicale des Commissions ouvrières, Ramon Gorriz juge nécessaire un référendum sur la politique gouvernementale. Et n’écarte pas la possibilité d’une grève générale à l’automne.

 

Depuis plusieurs mois, les Commissions ouvrières (CCOO) dénoncent l’urgence sociale dans laquelle se trouve le pays. Qu’en est-il après les dernières réformes et plans d’ajustement ?

Ramon Gorriz. Nous sommes dans une situation d’extrême gravité économique où l’élément central, et le plus inquiétant, est l’augmentation du chômage. Il y a désormais 5 693 100 chômeurs, et il y a de fortes chances que nous atteignons les 6 millions à la fin de l’année. Les mesures du gouvernement du Parti populaire (droite conservatrice), qui sont de la même veine que les ­politiques d’austérité européennes de la troïka (Banque centrale, Commission ­européenne, FMI – NDLR), aggravent la récession, le chômage, et appauvrissent la société. L’augmentation des impôts indirects, qui affectent surtout ceux qui ont le moins de ressources, les agressions contre les salariés du public, les « recortes » (coupes budgétaires – NDLR) des allocations ­chômage vont de pair avec la très grave réforme du marché du travail qui facilite les licenciements. Nous sommes face à un conflit social et ­économique entre le capital et le travail qui sera de longue durée. À moins que l’on ne change de politique....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Municipales tests au Kosovo

Municipales tests au Kosovo | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Kosovo, correspondance. À l’occasion du scrutin de dimanche, l’état des tensions au Nord, où habite la minorité serbe, constitue un enjeu clé. Il validera ou non le processus d’adhésion de Belgrade à l’UE.


Une étrange partie de poker menteur se joue, une fois de plus, sur les rives de l’Ibar. La participation des Serbes du nord du Kosovo aux élections municipales de dimanche prochain représente l’épreuve du feu pour les accords de « normalisation » difficilement conclus en avril dernier entre Belgrade et Pristina.

Ces accords de Bruxelles, dont le contenu a été négocié mot à mot par la haute représentante de la politique extérieure de l’UE, Catherine Ashton, sont souvent présentés, non sans un peu de complaisance, comme « un grand succès », même si leur portée réelle reste difficile à évaluer. « Tout va se jouer dimanche : même si peu de Serbes se rendent aux urnes, pour peu qu’il n’y ait pas d’incident majeur, tout le monde parlera d’un grand succès. Par contre, si cela dérape, c’est toute la stratégie menée au Kosovo par Bruxelles depuis plusieurs années qui sera invalidée », estime, sous couvert de l’anonymat, un fonctionnaire de la mission européenne Eulex.

Depuis plusieurs années déjà, les Serbes des enclaves situées dans le sud du Kosovo reconnaissent les institutions de Pristina. Pas ceux du secteur nord, homogène et contigu à la Serbie, où vivent quelque 40 000 personnes. Les Européens veulent donc vider l’abcès, et c’est à Belgrade – en contrepartie de l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE dès janvier 2014 – qu’il revient de convaincre les Serbes du Nord de participer aux élections municipales, cette participation valant reconnaissance de facto des institutions du Kosovo indépendant. Même l’Église orthodoxe serbe appelle les Serbes à se rendre aux urnes.

Ces dernières semaines, la situation s’est cependant tendue dans le nord du Kosovo, avec des explosions récurrentes et des attaques contre des policiers européens. Soumis à de fortes pressions de la part de Belgrade, les Serbes du Nord reculent pas à pas. La dernière bataille porte sur le matériel électoral qui sera distribué dimanche : « Si un seul symbole de la soi-disant république du Kosovo figure dans les bureaux de vote, aucun Serbe n’ira voter et des incidents sont possibles », a mis en garde lundi Krstimir Panti, l’actuel maire serbe de Mitrovica.

« Nous sommes trop peu nombreux. Que pourrions-nous faire sans l’aval et le soutien de la Serbie ? Prendre le fusil ? » demande Mile, un agriculteur de la petite ville de Leposavic. Pourtant, dimanche, la moindre provocation pourrait très vite mettre le feu aux poudres.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : grève massive de la fonction publique pour sauver des emplois

Grèce : grève massive de la fonction publique pour sauver des emplois | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs sont en grève ce lundi pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité négociées entre le

gouvernement et la Troïka. Les représentants des bailleurs de fonds étaient justement présents à Athènes pour exiger de nouvelles coupes dans la fonction publique grecque.

Plusieurs milliers de fonctionnaires manifestaient devant le ministère de la Réforme administrative, dans le centre d'Athènes, au moment où la troïka des bailleurs de fonds de la Grèce imposait une nouvelle coupe dans la fonction publique avant de  se prononcer en faveur du versement de l'aide. Le rassemblement comptait de nombreux agents de la police municipale, particulièrement ciblés par la restructuration de la fonction publique qui est au cœur des discussions actuelles avec Bruxelles. Athènes s'est engagée à supprimer 4000 emplois publics d'ici à la fin de l'année et à imposer des mutations à 25 000 agents administratifs. Parmi les mutations concernées figurent 3500 agents de police municipale qui doivent rejoindre les forces de la police nationale.

"Dans un pays où le taux de chômage frôle les 30% et celui des jeunes les 60%, ces nouvelles mesures vont dans le sens d'un accroissement de la pauvreté", a dénoncé dans un communiqué le syndicat ADEDY, principale organisation de la fonction publique....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Unis ce samedi contre la troïka

Du Portugal à la Grèce en passant par l’Espagne, l’Europe du Sud va vivre, ce samedi, au rythme des manifestations contre les politiques de restriction dictée par l’UE, la BCE et le FMI.  



Barcelone, correspondance. Comment se prépare la manifestation du 1er juin contre la troïka, alors que pas un mois ne passe sans que le gouvernement espagnol n’annonce de nouvelles coupes budgétaires ou réformes structurelles (retraites, éducation, santé…) ? Samedi, toute une myriade d’organisations issues du mouvement du 15-M (Indignés), de forces politiques de gauche battront le pavé.

 

Parmi eux, la Plate-forme des affectés par les crédits immobiliers. Jose Luis Romero est un des animateurs de l’antenne de l’Hospitalet (banlieue populaire de Barcelone). Chaque semaine, environ 200 personnes viennent aux assemblées. En trois ans, l’Hospitalet a pu empêcher 250 expulsions. C’est logiquement qu’il ira à la manif, « parce que, dit-il, c’est en allant dans la rue qu’on se fera entendre ».

Jordi Ortiz, quant à lui, est engagé dans la coopérative Somenergia, qui tente de développer des alternatives face à la puissance des groupes énergétiques. Quand on lui demande s’il n’y a pas un manque de coordination entre différentes composantes du mouvement du 15-M, il reconnaît que oui. Selon lui, cela est dû à un « certain manque de confiance entre les partenaires, mais aussi au manque d’habitude de travailler ensemble. Il faut du temps, mais quelque chose se passe ». Sentiment partagé par Manel Mora, de la CUP (extrême gauche). « C’est vrai qu’il y a l’individualisme, un rejet des syndicats et partis traditionnels. Mais le positif, c’est que se développent les luttes locales, par exemple contre la fermeture d’un centre de santé. À partir de ces luttes, la politique reprend un sens. » Idée en partie partagée par Angels Tomas, d’Izquierda Unida Barcelone. « À IU, nous invitons nos membres à participer aux mouvements dans les quartiers. Mais nous disons aussi attention aux discours anti-syndicaux ou anti-partis. C’est de la démagogie facile. Certes, il y a un problème avec les institutions politiques ou syndicales, mais nous avons aussi besoin d’elles pour avancer, et leurs adhérents ne sont pas tous “pourris”. Il ne faut pas seulement critiquer, mais aussi proposer. »...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Après Chypre, la Slovénie prochaine cible des marchés et de la troïka

Après Chypre, la Slovénie prochaine cible des marchés et de la troïka | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Slovénie, enfoncée dans la récession, se prépare à être la cible de la prochaine déferlante de boue financière. Les banques du pays vacillent, et les assauts spéculatifs sur le défaut de la dette souveraine slovène s’envolent. Le  tout nouveau gouvernement espère encore passer entre les gouttes.

Les « marchés » en sont déjà convaincus, ce qui en soit devrait suffire à ébranler suffisamment la Slovénie pour que la prophétie deviennent auto-réalisatrice : chute des investissements, hausse des taux d’intérêts et spéculation sur la dette. Bel indicateur de panique des investisseurs : les CDS. C’est un produit financier (complexe) qui sert d’assurance contre un défaut de remboursement. Donc plus le prix d’achat des CDS grimpe, plus les spéculateurs sont convaincus que l’emprunteur ne pourra pas rembourser sa dette.

Un simple coup d’œil sur l’évolution des CDS sur la dette à 5 ans de Slovénie permet de réaliser l’état de défiance des financiers

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’austérité sur les budgets de l’éducation en Europe, en quelques chiffres

L’austérité sur les budgets de l’éducation en Europe, en quelques chiffres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis 2010, l’austérité a frappé durement les budgets des pays européens, selon le dogme de réduction des déficits imposé par la troïka.

 

Depuis 2010, l’austérité a frappé durement les budgets des pays européens, selon le dogme de réduction des déficits imposé par la troïka. Malheureusement, le budget de l'Education Nationale n'a pas forcément été épargné. 11 pays ont réduit ou gelés les salaires de leurs enseignants, et 10, dont la France, ont vu leurs effectifs fondre.

La commission européenne vient de publier une étude sur l’état des budgets consacrés à l’éducation en Europe depuis 2010. Des coupes de plus de 5 % ont été imposées en Grèce, en Hongrie, en Italie, en Lituanie et au Portugal, contre des baisses situées entre 1 et 5 % en Estonie, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni. La courbe est changeante pour la France d’une année sur l’autre.

Les coupes budgétaires ont avant tout débouché sur des réductions des effectifs dans le corps enseignant de 10 États membres : Bulgarie, Chypre, Estonie, France, Italie, Lettonie, Lituanie, Portugal, Roumanie et Royaume-Uni.
Une baisse doublement inquiétante, car elle s’explique non seulement sur la suppression de poste, en primaire et secondaire, mais aussi dans certains pays par la baisse du nombre d’étudiant dans le supérieur. Les gouvernements communiquent peu de chiffre depuis 2008 à ce sujet, mais les tendances de l’OCDE semblent montrer une baisse dans plusieurs pays du nombre d’étudiants du supérieur par classe d’âge.
Une problématique que les gouvernements semblent avoir pris en compte, puisque le seul budget à être globalement (dans 18 pays) revu à la hausse en 2012, c’est celui de la formation des enseignants. La Commission Européenne insiste de ce fait sur le lien entre la qualité de l’enseignement et les résultats des étudiants, et donc les possibilités d’accès aux études supérieures.

Les salaires des enseignants en Europe : de grandes inégalités

En 2011 et 2012, les traitements et allocations des enseignants ont été réduits ou gelés dans 11 pays : Bulgarie, Croatie, Espagne, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie et Portugal.
Une rigueur sur les salaires qui ne fait qu’accroitre les énormes inégalités de traitements des enseignants en Europe....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Berlusconi fait encore du pied aux fascistes

Berlusconi fait encore du pied aux fascistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’ancien Premier ministre d’Italie a de nouveau dragué les fascistes, à l’occasion de son retour en politique. "Les lois raciales représentent la pire faute d'un leader, Mussolini, qui en revanche a fait de bonnes choses dans tant d'autres domaines" a-t-il affirmé avec aplomb.

En outre, il a assuré que l'Italie "n'a pas les mêmes responsabilités que l'Allemagne". La sortie est d’autant plus remarquée que l'ex-chef du gouvernement italien s'exprimait à l'occasion de la journée de la mémoire de l'holocauste…  Berlusconi a d’autant plus atterré l’Europe que la chancelière Angela Merkel avait déclaré auparavant que l'Allemagne avait "une responsabilité permanente pour les crimes du national-socialisme".
Le parti du Cavaliere, le Peuple de la Liberté (PDL) est en pleine campagne pour reconquérir le pouvoir aux élections législatives des 24 et 25 février, pour lesquelles le Parti démocratique (social libéral) est donné favori. Il tente une opération séduction sans complexe de l’extrême droite pour espérer remonter dans les sondages.

Et ce n’est pas son coup d’essai. "Mussolini n'a jamais tué personne. Mussolini envoyait les gens en vacances aux confins du pays" avait-il lancé en 2003, provoquant un premier et lourd tollé. Il avait enfoncé le clou cette même année lors d’un meeting, alors qu’il était déjà embêté par la justice. Berlusconi était alors monté sur scène et avait attaque les juges, accusés d'avoir "transformé l'Italie en régime policier" avec la complicité des "communistes". "Le fascisme a été moins odieux que cette bureaucratie en toge qui recourt à la violence politique au nom de la justice."

Le président de l'Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattegna, a rappelé ce dimanche que les lois raciales en Italie, qui notamment excluaient les juifs de l'armée et de l'enseignement et limitaient leur droit de propriété, datent de 1938, bien avant la guerre. "Les persécutions et les lois racistes antisémites italiennes sont nées bien avant la guerre et ont été appliquées en toute autonomie sous la responsabilité pleine et entière du régime fasciste, par la suite allié et complice volontaire et conscient de l'Allemagne nazie", a-t-il expliqué...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’Allemagne croule sous les emplois très précaires | Humanite

L’Allemagne croule sous les emplois très précaires | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vincent DUBOIS's insight:

Ils sont appelés minijobs, ces contrats précaires à temps partiel, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois. Cela représente 7,4 millions de contrats et permet de faire artificiellement baisser le taux de chômage. Mais clairement pas le nombre de pauvres.

Ces minijobs à salaires très bas sont en outre accusés d’empêcher parfois la création de vrais emplois en Allemagne. C’est ce que dénonce une étude d'un institut dépendant de l'Agence allemande pour l'emploi (BA) diffusée lundi. Ces contrats ultra-précaires, ont été créés lors des grandes réformes du marché du travail de 2003 à 2005 menées par le chancelier social-libéral Gerhard Schröder. Ce sont des emplois à temps partiel dont la rémunération ne dépasse pas 400 euros par mois -- 450 à partir de janvier prochain -- et qui peuvent être exercés en parallèle de l'aide sociale, ou cumulés. Ce sont des cadeaux qu’adorent les patrons, puisque outre le salaire ridicules, ces emplois sont en outre quasiment dispensés de charges sociales. De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins : la "fléxibilité" en somme. 

La BA recense 7,4 millions de contrats de travail de ce type...

more...
Vangauguin's curator insight, December 12, 2012 4:16 PM

"Ils sont appelés minijobs, ces contrats précaires à temps partiel, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois. Cela représente 7,4 millions de contrats et permet de faire artificiellement baisser le taux de chômage. Mais clairement pas le nombre de pauvres..."...

Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Des milliers de policiers manifestent contre l'austérité en Espagne | Humanite

Des milliers de policiers manifestent contre l'austérité en Espagne | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Venus de toute l'Espagne, environ 5 000 policiers ont défilé samedi au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d'effectifs dans la police, comme dans l'éducation et la santé, trois jours après une grève générale en Espagne contre l'austérité.

Après avoir violemment réprimés, mercredi soir à Madrid, les manifestants anti-austérité, les policiers ont défilé à leur tour dans le centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d'effectifs imposés par le gouvernement. "Si ce pays fonctionne mal, c'est uniquement à cause des politiques", renchérit Juan Manuel Aguado Torres, un policier de 60 ans à Motril (Grenade), dans le sud du pays. "Ce sont nous, les fonctionnaires, qui payons toutes les conséquences de la crise", regrette aussi Antonio Perez, policier depuis 33 ans à Madrid.

"Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiques", proclamait une banderole dans le cortège des policiers qui ont marché jusqu'au ministère de l'Intérieur à l'appel du Sup, syndicat majoritaire du secteur. "Chaque année, entre 1 500 et 2 000 policiers partent à la retraite et 125 sont recrutés, ce qui signifie que dans trois ou quatre ans, il y aura plus d'insécurité et plus de délits en Espagne", a mis en garde Jose Maria Sanchez Fornet, lors d'un discours devant le ministère. "Avec les jours libres qu'ils nous prennent, plus la suppression du mois supplémentaire, plus les coupes dans les salaires, nous avons perdu 300 euros par mois", affirme Anxos Lores Tomé, une policière de 36 ans venue de Ferrol en Galice (nord). Entrée dans la police il y a 10 ans avec 1 500 euros par mois, elle affirme gagner aujourd'hui 1 450 euros. Mais au-delà de la police, "nous sommes inquiets pour la situation du pays en général. Les politiques ne créent pas d'emplois, et avec les coupes, il ne créent pas de consommation, au contraire", dit-elle....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Berlin-Paris | Humanite

Berlin-Paris | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les gouvernements français et allemand ont beau assurer ce lundi qu'il n'y avait ni "malentendu" ni craintes sur l'économie française, après des informations de presse affirmant que Berlin avait commandé une étude à un groupe d'économistes sur le sujet. Dans l'édito de l'Humanité, Michel Guilloux n'en démord pas: "Ces « recettes » ne font qu’augmenter les ravages de la crise économique et sociale ; et, plus on concède de positions aux partisans de la jungle du tout-financier, plus ces derniers montrent les dents en en réclamant « toujours plus ».

 

Qui a eu ces idées géniales : « Baisser le coût du travail », « abolir les 35 heures », « augmenter la flexibilité », « mettre fin aux avantages des fonctionnaires trop privilégiés par rapport aux emplois précaires », « réduire le poids de l’État dans l’économie », « lever les barrières à la concurrence », « baisser certains impôts », « réformer le système social, notamment les retraites » ? Il se trouve qu’elles émanent des cinq « sages » censés conseiller la chancelière allemande. Et selon le Figaro, telles seraient les « pistes de Berlin pour redresser la France ». Il n’avait pas suffi qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy signassent leur pacte des rapaces.

Berlin, donc, voudrait imposer ses recettes directement à la France. À l’heure où celles-ci, initiées de concert avec le social-démocrate Gerhard Schröder en son temps, à coups de régressions sociales, commencent à trouver leurs limites outre-Rhin même, on remarquera qu’elles ne sont guère originales. Ces « pistes »-là figurent largement dans les programmes du Medef et de l’UMP et sont largement reprises dans les argumentaires de leurs homologues européens comme dans les « préconisations » du FMI ou des agences de notation financières....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’Insee confirme la récession de la zone euro | Humanite

L’Insee confirme la récession de la zone euro | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour l’institut, la zone euro est « l’homme » le plus malade de la planète. L’économie française serait à l’arrêt et le pouvoir d’achat en baisse. En cause, les politiques budgétaires et bancaires restrictives.

Premier enseignement du point de conjoncture présenté hier par l’Institut national de la statistique et des études économiques : dans un environnement économique international atone ou marqué par un ralentissement de l’activité, la zone euro est « l’homme » le plus malade de la planète. Certes, les économistes de l’Institut notent une « nette décélération de l’activité dans les pays avancés au deuxième trimestre 2012 ». Les États-Unis bénéficieraient, eux, d’une « croissance assez soutenue (+ 0,5 % environ par trimestre) » et au Japon, l’activité devrait rester stable. Certes, la croissance des pays émergents devrait ralentir. Mais la conjoncture serait surtout marquée par l’entrée « en récession au troisième trimestre 2012 » de la zone euro « avec une croissance de nouveau négative (– 0,2 %) », après une baisse du même ordre au deuxième trimestre. Le recul de l’activité devrait se prolonger au quatrième trimestre (– 0,1 %).

En cause, en premier lieu, pour l’Insee ce que ses experts qualifient d’une formule politiquement correcte : les consolidations budgétaires en cours, c’est-à-dire les politiques de baisse de la dépense publique et sociale mises en œuvre par les dirigeants de la zone euro. L’Institut pointe les pays du Sud. « Un certain nombre d’États européens, précise-t-il, mettent en œuvre des mesures importantes de réduction des déficits publics (hausse de la TVA en Espagne et en Italie, baisse du salaire des fonctionnaires en Espagne, création d’un impôt foncier en Italie…). Les mesures annoncées pour l’année 2012 représentent ainsi de l’ordre de 3,5 points de PIB en Espagne et 2,5 points de PIB en Italie. »

...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Barroso plaide pour une Europe fédération d'Etats-nations | Humanite

Barroso plaide pour une Europe fédération d'Etats-nations | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le président de la Commission européenne profite de la crise de la dette pour pousser encore plus loin vers une Europe fédérale. José Manuel Barroso a appelé à une "fédération d'Etats-nations" dans son discours sur "l'état de l'Union" au Parlement européen à Strasbourg prononcé ce mercredi,

"Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique. La création de cette fédération d'Etats-nations exigera au final un nouveau traité", a-t-il souligné, se gardant bien d'en demander déjà un pour l'adoption du Pacte budgétaire européen (voir la pétition de l'Humanité pour un référendum). José Manuel Barroso a déjà prévu de présenter une "esquisse" de cette nouvelle architecture institutionnelle avant les prochaines élections européennes de 2014, au moment où son propre mandat à la tête de la Commission se terminera.

Cette fédération d'Etats-nations devrait être, selon lui, "une union avec les Etats membres et non contre les Etats membres". Il s'est défendu de vouloir mettre en place un "super Etat" supranational. Le concept de fédération d'Etats-nations -déjà préconisé par l'ancien président de la Commission Jacques Delors au milieu des années 1990-- est, toujours selon lui, nécessaire parce "qu'en ces temps d'anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme".

"Nous avons besoin d'une authentique union économique fondée sur une union politique", a martelé José Manuel Barroso en réclamant "plus d'unité, plus d'intégration, plus de démocratie". Un premier pas serait d'"européanisation" les enjeux des prochaines élections européennes en juin 2014...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Roumanie: la Cour constitutionelle refuse la destitution du président Basescu | Humanite

Roumanie: la Cour constitutionelle refuse la destitution du président Basescu | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Cour Constitutionnelle roumaine a refusé le référendum sur la destitution du président Traian Basescu. Une décision qui met fin à la tentative de la coalition de centre-gauche au pouvoir de s’arroger tous les pouvoirs.

La Cour a décidé mardi d'invalider le référendum sur la destitution du président de centre droit, organisé le 29 juillet, en constatant que le seuil de participation minimum requis n'a pas été atteint. Le taux de participation de 46,24% est "inférieur aux 50% plus un des inscrits requis pour que le référendum soit valide", avancent les juges. 87% des votants s’étaient prononcés pour le départ de M. Basescu, soit plus de 7 millions de votes contre lui.

M. Basescu, un ancien capitaine de marine, terminera donc son mandat légal qui court jusqu'en 2014 et survit à sa deuxième tentative de destitution, la première ayant eu lieu au cours de son premier mandat en 2007. Son impopularité est le résultat des cures d'austérité draconiennes qu'il avait imposé par la force en 2010 (baisse de 25 % du nombre de fonctionnaire, hausse de 5 points de la TVA...). Il devra donc cohabiter avec le gouvernement de centre gauche du Premier ministre Victor Ponta qui a été à l'origine de la procédure de destitution....

more...
No comment yet.