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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Espagne: des dizaines de milliers de partisans de Podemos dans la rue à Madrid

Espagne: des dizaines de milliers de partisans de Podemos dans la rue à Madrid | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des dizaines de milliers de partisans de Podemos, allié de Syriza, défilent ce samedi dans la rue à Madrid pour montrer leur volonté de changement.

 

Des dizaines de milliers de personnes proches du parti antilibéral espagnol Podemos, allié de Syriza, manifestaient samedi dans les rues de Madrid pour démontrer qu’en Espagne aussi la volonté de «changement» n’a jamais été aussi forte.

La grande «marche pour le changement» prévue à partir de 12h00 (11h00 GMT) place de Cibeles à Madrid et qui devait relier la Puerta del Sol, dans le centre historique, rassemblait une foule compacte, sans doute des dizaines de milliers de personnes au démarrage, selon plusieurs journalistes de l’AFP.

  

«Si se puede, si se puede» (Oui, c’est possible), scandait la foule. «Tic tac, tic tac, c’est l’heure du changement», lisait-on aussi sur les grands calicots de manifestants débarquant de bus provenant des quatre coins de l’Espagne pour participer à la marche.

La marche intervient moins d’une semaine après la victoire dimanche du parti de gauche Syriza, dont les dirigeants ont régulièrement fait campagne aux côtés de ceux de Podemos.

Issus de deux des pays européens ayant vécu le plus durement la crise, avec encore plus d’un cinquième de leur population active au chômage, Podemos et Syriza partagent le même rejet de la «troïka» (Banque centrale et commission européennes, Fonds monétaire international).....

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Syriza, une chance pour Hollande

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Evidemment, les soutiens français les plus évidents de la gauche radicale grecque sont plutôt Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Mais, si le parti d'Alexis Tsipras accède au pouvoir, Hollande pourrait se retrouver dans la position qu’il adore: celle du médiateur et du conciliateur entre deux orientations extrêmes, celui qui fait la synthèse.

 

Dans le jeu de François Hollande, une nouvelle carte peut apparaître au soir du dimanche 25 janvier.

Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, est bien placé pour remporter les élections anticipées, aux dépens de la Nouvelle démocratie (ND-centre droit) et du Pasok (socialiste). Ces deux partis historiques qui se sont succédé au pouvoir depuis la chute des colonels en 1974, gouvernaient ensemble depuis 2012. Si la Nouvelle démocratie du Premier ministre sortant Antonis Samaras peut espérer faire presque jeu égal avec Syriza, le Pasok s’est effondré. Les deux partis paient en tous cas leur adhésion à la cure d’austérité imposée par la fameuse «troïka» (Banque centrale européenne, Commission européenne et Fond monétaire international) pour tenter de rétablir la situation économique d’un pays au bord de la faillite.

Le chef de Syriza, Alexis Tsipras, a fait campagne contre le «memorandum» de la troïka: baisse des salaires et des pensions, privatisations, réforme de l’Etat et des services publics. Il a promis, s’il arrive au pouvoir, de renégocier la dette grecque, qui atteint 175% du PIB et qui continue d’augmenter malgré les coupes claires dans les dépenses publiques. Il ne prône ni la sortie de la Grèce de l’Union européenne ni l’abandon de l’euro, mais il se propose de «réorienter» la politique européenne, au moins vis-à-vis de son pays.

Pour François Hollande, c’est une bonne nouvelle. Après tout, c’est le but qu’il s’était fixé en arrivant à l’Elysée en 2012. Certes sur un mode plus modéré. Et c’est là qu’il a –en partie– échoué. Pour créer un rapport favorable à une réorientation de la politique européenne dans un sens moins rigoureux que souhaité par l’Allemagne, il comptait sur le soutien de l’Italie gouvernée par le centre-gauche et même de l’Espagne des conservateurs. L’axe des pays du sud n’a pas fonctionné....

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Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ?

Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que la gauche critique s’évertue depuis des années à parler d’Europe sociale, plusieurs intellectuels de gauche font un pas de plus et prônent désormais une rupture claire avec Bruxelles.
Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé? “A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire. “On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.....
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Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives

Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Nous voulons garder l'euro, mais nous ne sommes pas en mesure de dire si celui-ci va survivre au vu des mesures d'austérité néfastes qui sont prises actuellement" en Europe, a déclaré le leader socialiste, Emile Roemer.

 

Jusqu'alors adeptes d'une ligne dure en matière de discipline budgétaire, les Pays-Bas sont entrés de plain-pied dans la campagne pour les législatives du 12 septembre avec, pour favoris, des socialistes insurgés contre l'austérité "insensée". "La seule chose qu'un gouvernement puisse faire par ces temps de crise, c'est stimuler l'économie", a déclaré le leader socialiste Emile Roemer dans un entretien à l'AFP, dimanche 19 août, à l'occasion du lancement officiel de sa campagne : "Surtout pas d'austérité insensée !"

Le SP souhaite ramener le déficit public sous la limite européenne des 3 % en 2015 seulement, contre 4,7 % en 2011, alors que Bruxelles l'exige dès 2013. "Si le Parti socialiste entre au gouvernement avec au moins un ou deux autres partis de gauche, les Pays-Bas ne suivront plus l'Allemagne, qui pousse uniquement pour l'adoption de mesures d'austérité", assure à l'AFP André Krouwel, politologue à l'université libre d'Amsterdam (VU) : "Nous nous alignerons plus sur les Français par exemple."...

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Le PS dirige la France, la Grèce inquiète l'Europe

Le PS dirige la France, la Grèce inquiète l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La parenthèse de 2007 est close: ses deux héros, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal auront été battus en moins d'un mois. Et le PS a, à lui seul, la majorité absolue. La page des cinq dernières années est tournée.

 

Close aussi, cette séquence politique interminable qui s'étale depuis les primaires socialistes. Lassitude des électeurs, lassitude des candidats, lassitude des médias, qui, n'ayant que peu de choses à se mettre sous la dent, ont vibré pendant quelques jours au rythme des tweets ou des blagues d'humoristes qui ont révélé cependant bien des choses malgré leur futilité.

Le PS domine absolument. Pour la première fois depuis 1958, la gauche détient la majorité absolue des principales institutions, notamment depuis la bascule inédite du Sénat à gauche. Pas de quoi s'en offusquer parce qu'il s'agit de la gauche, tant il est vrai que cette situation ne choquait personne quand la droite, pendant des années, a tenu tous les leviers de commande, (en ce sens la situation d'aujourd'hui est l'exacte symétrie de celle de 1995 quand la droite avait remporté les régions bien avant l'élection de Jacques Chirac)! Elle eut même, dans le passé, le privilège d'avoir les 3/5e du Parlement, ce qui lui permettait de changer la Constitution sans avoir à recourir au référendum....

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Mélenchon et Tsipras, la photo de famille de la gauche radicale

Mélenchon et Tsipras, la photo de famille de la gauche radicale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'était l'affluence des grands jours, lundi 21 mai, pour la conférence de presse conjointe entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne (PGE), Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, et l'invité du jour, Alexis Tsipras, le leader grec de la gauche radicale et vice-président du PGE.

Plus de 70 journalistes avaient fait le déplacement à l'Assemblée nationale, où se tenait la conférence de presse, pour écouter celui dont la coalition, Syriza, est donnée favorite aux élections du 17 juin. Sous les crépitements des flashs, Pierre Laurent a d'emblée dénoncé "les politiques d'austérité injustes qui conduisent dans l'impasse l'Europe" et appelé à "s'émanciper de la tutelle des marchés financiers" avec un rôle nouveau de la Banque centrale européenne qui prêterait directement aux Etats au même taux qu'aux banques. "Il n'y a pas de solution en Europe qui continue à s'exonérer du vote démocratique de ses peuples", a-t-il ajouté, en référence au choix des Grecs de faire de Syriza la deuxième force politique du pays avec 17,8 % des voix aux législatives du 6 mai, juste derrière Nouvelle Démocratie (centre-droit), et devant les socialistes....

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Victoire historique de la gauche radicale en Grèce

Victoire historique de la gauche radicale en Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Syriza obtient 36,5 % des voix, selon les projections du ministère de l'intérieur, soit 150 sièges. Sa victoire aux élections législatives est assurée, mais pas sa majorité absolue au Parlement.

 

La victoire de Syriza en Grèce est assurée, seule la question de la majorité absolue au Parlement est encore en jeu. Selon les projections du ministère de l'intérieur, le parti de gauche radicale obtient 36,5 % des voix à l'issue des élections législatives du dimanche 25 janvier.

« Le peuple grec a écrit l'Histoire » et « laisse l'austérité derrière lui », s'est félicité Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza, devant des milliers de personnes rassemblées sur l'esplanade de l'Université d'Athènes.« Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka ».

Les projections en siège donnent au parti d’Alexis Tsipras, qui deviendra le plus jeune premier ministre grec en plus d'un siècle, 150 sièges au Parlement, à un siège de la majorité absolue. « Il y a un énorme suspense sur la majorité absolue », a dit Michalis Kariotoglou, un responsable de Singular Logic, qui traite les résultats pour le compte du ministère de l'intérieur. « Il se peut qu'il faille attendre le décompte de la totalité des voix. »....

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« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui est Alexis Tsipras, chef de file de la gauche européenne, qui séduit dans l'Union mais a du mal à pousser son avantage dans son pays, la Grèce ?

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

 

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris....

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FRANCE • François Hollande, paria de la gauche européenne ?

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Le président français, confronté aux mauvais chiffres de l'économie et aux scandales politiques, embarrasse ses amis de la gauche européenne.

 

Intronisé champion de la croissance face à l’austérité de la chancelière allemande Angela Merkel, le président français était rapidement devenu le meilleur ami des chefs de la gauche européenne. Son élection en mai dernier avait été le signe d’une possible renaissance de la social-démocratie.

"Quand son parti et ses alliés ont remporté la majorité absolue à l’Assemblée nationale, on a eu l’impression que l’Europe avait gagné un vrai challenger au consensus [sur l’austérité] Berlin-Bruxelles-Londres", écrit le journaliste Jonathan Fenby dans the Guardian.

Six mois plus tard, ils sont plusieurs chefs de parti à prendre leur distance : "La façon dont le pays trébuche économiquement a simplement démontré combien il était difficile pour la gauche européenne de mettre en œuvre des politiques capables de redresser le continent. Ed Miliband [le chef du Labour] sera certainement davantage circonspect dans son enthousiasme face au locataire accablé de l’Elysée", poursuit le quotidien britannique.

Déjà en décembre dernier, en pleine polémique sur la taxe à 75%, François Hollande était qualifié par le magazine conservateur Spectator, d'"ami embarrassant" pour Ed Miliband. Et ce dernier était devenu bien moins loquace sur son alter ego français.

En Allemagne aussi, Peer Steinbrück, candidat social-démocrate du SPD à la chancellerie, très faible dans les sondages, s’éloigne un peu plus du président français, note Spiegel Online : "Même le SPD prend soin désormais à ne pas trop être identifié à Hollande....

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La Roumanie contre l'Europe ?

L'Europe est déjà déstabilisée par la crise de l'euro. Récession oblige, son image ne cesse de se dégrader dans l'opinion : 52 % d'opinions favorables en 2007, dans les 27 pays membres ; à peine plus de 30 % aujourd'hui. Elle n'avait pas besoin d'un autre coup porté à son image - celle d'un astre déclinant. La voilà pourtant affectée d'un mal nouveau et contagieux qu'elle ne devrait pas tolérer, sauf à perdre encore un peu plus de son sens et de sa pertinence.

Il a un nom : la régression de la démocratie chez certains des membres de l'Union issus du bloc communiste. Cela a commencé il y a deux ans en Hongrie avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Viktor Orban. C'est maintenant au tour de la Roumanie de violer sinon la lettre, du moins l'esprit des traités fondateurs de l'Union.

A Bucarest, le coupable n'est pas la droite, comme à Budapest, mais la gauche. Le gouvernement socialiste de Victor Ponta vient de se livrer à une manière de "coup d'Etat légal" des plus inquiétants. Quel que soit l'habillage juridique piteusement mis en avant par les amis de M. Ponta, le résultat est le même : on est à l'opposé de ce qu'on est en droit d'attendre de la part d'un pays membre d'un club qui se veut un modèle de pratiques démocratiques...

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Le refus de gouverner, ou la redécouverte grecque du sens originel de la gauche

Le fait nouveau n'est pas tant que les élections grecques viennent de propulser au rang de deuxième puissance politique une coalition de gauche radicale (synaspismos rizospastikis aristeras, SY.RIZ.A), mais que cette formation se refuse à gouverner, du moins au prix courant du sacrifice des populations. Le Pasok, dont le culot n'est pas la moindre des caractéristiques, lui reproche de ne pas avoir le cran de contribuer au salut national et de se replier sur des intérêts étroitement partisans. Dans la bouche du Pasok et du personnel d'Etat en général, le salut national consiste à livrer la nation laborieuse pieds et poings liés à des argentiers finançant le patron général lui-même (l'Etat) à des taux usuraires en guise de remerciement de leur propre sauvetage public à la suite de la crise de 2008.
A un regard moins jobard, Syriza rend en réalité à la gauche une signification perdue depuis la nuit des temps du mouvement ouvrier, sans doute même dès les lendemains, tôt déchantant, de la révolution française : comme le remarque l'historien français Bouthillon dans son récent ouvrage (Nazisme et révolution, Fayard, 2011), la gauche était purement et simplement le parti de la révolution, alors que la droite conspirait au maintien de l'Ancien Régime. Autrement dit, la gauche était rien moins qu'un parti comme les autres, elle n'était pas le parti du changement contre le parti de l'ordre ; elle était, bien loin de se cantonner à vouloir changer le monde, le parti du changement de monde...


Via Corine Barella
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Les Inrocks : Hollande à Berlin, l’autre sommet franco-allemand

Les Inrocks : Hollande à Berlin, l’autre sommet franco-allemand | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La visite du candidat socialiste au congrès du SPD visait à proposer une alternative à la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Un exercice compliqué tant les différences entre les deux pays dépassent les clivages politiques.

 

Hymne à la joie dans la délégation socialiste française qui accompagne François Hollande à Berlin le 5 décembre. “Sarkozy s’est tiré une balle dans le pied en invitant Merkel à Paris le même jour que le discours de Hollande au SPD : ça crée les conditions d’un parallèle entre les deux événements, entre les deux couples.” Un des membres de la délégation se frotte les mains, tout guilleret :

“D’un coup, Nicolas Sarkozy a rehaussé François, il l’a placé sur un plan d’égalité, il montre que Hollande propose une alternative, un choix avec le SPD. Il l’a fait passer du statut de candidat socialiste engoncé dans ses emmerdes d’accords avec les Verts, de circonscriptions, de couacs, à l’Européen, celui qui présente une alternative avec les Allemands.”

A la tribune du SPD, dans un discours d’une trentaine de minutes, élaboré avec Jean-Marc Ayrault, germanophone et germanophile, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l’Allemagne à l’Institut de relations internationales et stratégiques, le candidat socialiste ne dit pas autre chose : “Nous avons à proposer ensemble l’alternative, nous avons à changer le centre de gravité de l’Europe. Le ramener davantage vers la gauche.” Il s’offre même à la fin quelques mots d’allemand, dans une grammaire approximative, pour appeler de ses voeux une victoire de la gauche française à la présidentielle de 2012 et une victoire des sociaux-démocrates allemands à l’automne 2013. “Wir zusammen gewinnen.” Comprendre, en gros, “on gagnera ensemble”, le SPD et le PS...

 

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