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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

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Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Européens, mais pas sans nations

Européens, mais pas sans nations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.

Par Roger Scruton, pour le NRC Handelsblad. Traduction: Mélanie Liffschitz.

 

Le livre et l’article de Thierry Baudet publié par le NRC Handelsblad la semaine dernière suscitent la controverse. Il a pourtant raison sur un point : le projet d’intégration européenne a été fondé sur l’idée que le nationalisme et le principe de souveraineté nationale étaient à l’origine des guerres qui avaient secoué l’Europe. A partir de ce constat fondateur, l’intégration européenne a été conçue de façon unidimensionnelle, comme un processus d’union qui ne cesserait de croître, chapeauté par un commandement centralisé. Et selon lequel plus le pouvoir central gagnerait de pouvoir, plus les puissances nationales auraient à en céder.

Cet objectif n'a pourtant pas été choisi par les peuples européens qui, à chaque fois qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la question, le rejettent – c’est pourquoi tout est fait pour qu’ils n’aient jamais l’occasion de voter. Le processus européen progresse pourtant inéluctablement vers plus de centralisation, plus de contrôle imposé d’en haut, plus de dictature des juges et des bureaucrates non élus, plus d’abrogations de lois pourtant votées par des parlements élus, plus de traités constitutionnels conçus sans la moindre contribution des peuples concernés. Le tout soutenu par une monnaie unique imposée sans avoir défini clairement qui paierait les dettes.

On aboutit de plus en plus à un gouvernement impérial, ce qui prouve bien que le contraire du nationalisme, ce ne sont pas les Lumières mais bien l’Empire. La seule chose qui pourrait enrayer ce mouvement, ce sont les sentiments nationaux des peuples européens....

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Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les grandes catastrophes encouragent les croyants les plus fervents à redoubler aussitôt de piété. Ainsi en est-il des fédéralistes européens.

refusant de concevoir qu’on puisse un jour tourner le dos aux politiques d’intégration — monétaire, budgétaire, commerciale — qui ont aggravé la crise économique, ils souhaitent au contraire renforcer l’autorité de ceux qui les ont mises en œuvre. Les sommets européens, les pactes de stabilité, les mécanismes disciplinaires n’ont rien arrangé ? C’est, répondent invariablement nos dévots, parce qu’ils n’ont pas été assez loin : pour eux, toute réussite s’explique par l’Europe, et tout échec par le manque d’Europe (1). Cette foi du charbonnier les aide à dormir à poings fermés et à faire de jolis rêves.Des cauchemars, aussi, car les fédéralistes ne détestent pas les tempêtes. Les annoncer leur permet même de briser toute résistance à leur grand dessein en prétextant l’urgence. Au milieu du gué et sous la mitraille, nul ne doit faire machine arrière. Il faut franchir la rivière ou se noyer, précipiter le « sursaut fédéral » ou consentir à la catastrophe. « Si la confédération actuelle n’évolue pas vers une fédération politique avec un pouvoir central, estimait ainsi en novembre dernier l’ancien ministre des affaires étrangères allemand Joschka Fischer, la zone euro — et l’ensemble de l’Union — va se désintégrer (2). » En France, les trois grandes radios nationales et deux des principaux quotidiens prêchent chaque jour cette antienne.

A entendre les fédéralistes, on imaginerait volontiers que les instances européennes manquent de pouvoir et de ressources, tandis que les Etats disposeraient d’une autorité et de moyens illimités. Mais la Banque centrale européenne (BCE), qui a géré la crise avec le succès que l’on sait, consacrant récemment la somme de 1 000 milliards d’euros au refinancement des banques, ne dépend ni des gouvernements ni des électeurs de l’Union. Loin d’être trop contrainte par un défaut d’intégration quelconque (budget commun, ministre unique), l’harmonisation des politiques européennes sous la toise de l’austérité allemande a déjà produit des résultats, puisqu’elle est parvenue à creuser l’endettement des Etats et à accroître la misère des peuples…

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Et voilà les Etats-Unis d'Europe !

Et voilà les Etats-Unis d'Europe ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si l’Allemagne doit payer pour la crise de la zone euro, ce sera sans doute au prix de la création d’une union politique et budgétaire.

Les projets sont d’ores et déjà à l’étude à l’approche d'un sommet européen qui s'annonce crucial, les 28 et 29 juin prochains. Par Ian Traynor.

 

Voilà de quoi se faire une idée de la vitesse à laquelle la situation politique évolue dans la crise de l’euro : il y a seulement quinze jours, tous les regards étaient tournés vers le nouveau président français, François Hollande, investi à Paris sous l’étiquette de Monsieur Croissance. Lequel s’est empressé de partir pour sa première mission : défier la Mère Fouettarde de l’Europe, la chancelière Angela Merkel.

"Il faut trouver de nouvelles solutions. Tout est sur la table", a promis François Hollande, signifiant ainsi qu’il obligerait Angela Merkel à retirer la pince à linge qu’elle a sur le nez pour examiner des projets qui dégagent pour Berlin une odeur nauséabonde, au premier rang desquels la création d’euro-obligations – l’Allemagne résoudrait ainsi la crise en deux coups de cuillère à pot en acceptant de garantir les dettes de l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie et de tous les autres. L’espoir fait vivre....

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L'Europe, selon Mme Merkel / France Inter

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Sauf crise intérieure et élections anticipées, Mme Merkel est encore au pouvoir pour un an et demi. Elle dirige le pays, l’Allemagne, qui est devenu la plus grande puissance européenne car son économie est, aujourd’hui, la plus forte et la plus solide de l’Union. Angela Merkel est, pour ces deux raisons, la figure centrale de l’Europe et c’est pour cela qu’il faut avoir lu l’interview qu’elle vient d’accorder à six quotidiens européens dont Le Monde.

Sans employer ces mots, Angela Merkel y développe une vision à la fois libérale et fédéraliste de l’Union européenne. Les deux choses ne vont pas forcément de pair puisque les Verts et les sociaux-démocrates, la grande majorité des fédéralistes, ne sont pas du tout des libéraux mais, aux yeux de la chancelière, « l’affirmation de l’Europe dans la compétition mondiale » passe obligatoirement par une libéralisation des économies européennes. Parlant de la nécessité de développer la croissance et l’emploi, elle veut bien concéder ainsi que les « onéreux programmes conjoncturels » peuvent être utiles mais, pour elle, l’essentiel est ailleurs. Il faut, explique-t-elle, « assouplir le droit du travail là où les barrières sont trop hautes » pour les jeunes, « renforcer la privatisation » et ne plus accepter que « des catégories professionnelles entières ne soient accessibles qu’à un petit groupe de la population ». Si l’on traduit en termes concrets, il faut que l’embauche des jeunes soient mois coûteuse et moins garantie, que le travail soit moins protégé par la loi et que les professions réglementées soient déréglementées afin que la concurrence joue sur les prix....

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La nouvelle voie européenne / France Inter

La nouvelle voie européenne / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le fédéralisme, on le constatait hier, s’inscrit maintenant au cœur du débat politique. Prôné de longue date par les Verts et les centristes, il est maintenant défendu par l’ensemble des gauches européennes et progresse à droite mais quelles sont ses chances de s’imposer, à quel rythme et comment ?

Ce n’est à l’évidence pas une affaire de mois ou d’années. L’Union européenne ne deviendra pas du jour au lendemain les Etats-Unis d’Europe chers à Victor Hugo. Il y faudra au moins une génération, deux sans doute, mais cette longue route s’ouvre aujourd’hui et pas seulement parce que les crises financières qui secouent le monde depuis 2008 ont enfin rendu évidente la nécessité d’un pilotage commun des économies européennes, d’une gouvernance économique de l’Europe à laquelle appellent la Banque centrale européenne, Barack Obama hier encore, l’Allemagne et la France depuis 2009 et également – on l’oublie trop souvent – l’ensemble des 27 et le Parlement européen, aujourd’hui ralliés à ce principe restant à mettre en œuvre...

 

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Barroso plaide pour une Europe fédération d'Etats-nations | Humanite

Barroso plaide pour une Europe fédération d'Etats-nations | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le président de la Commission européenne profite de la crise de la dette pour pousser encore plus loin vers une Europe fédérale. José Manuel Barroso a appelé à une "fédération d'Etats-nations" dans son discours sur "l'état de l'Union" au Parlement européen à Strasbourg prononcé ce mercredi,

"Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique. La création de cette fédération d'Etats-nations exigera au final un nouveau traité", a-t-il souligné, se gardant bien d'en demander déjà un pour l'adoption du Pacte budgétaire européen (voir la pétition de l'Humanité pour un référendum). José Manuel Barroso a déjà prévu de présenter une "esquisse" de cette nouvelle architecture institutionnelle avant les prochaines élections européennes de 2014, au moment où son propre mandat à la tête de la Commission se terminera.

Cette fédération d'Etats-nations devrait être, selon lui, "une union avec les Etats membres et non contre les Etats membres". Il s'est défendu de vouloir mettre en place un "super Etat" supranational. Le concept de fédération d'Etats-nations -déjà préconisé par l'ancien président de la Commission Jacques Delors au milieu des années 1990-- est, toujours selon lui, nécessaire parce "qu'en ces temps d'anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme".

"Nous avons besoin d'une authentique union économique fondée sur une union politique", a martelé José Manuel Barroso en réclamant "plus d'unité, plus d'intégration, plus de démocratie". Un premier pas serait d'"européanisation" les enjeux des prochaines élections européennes en juin 2014...

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David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ?

David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que les Britanniques rejettent en bloc l'intégration politique européenne, le Premier ministre David Cameron a relancé lundi l'idée d'un référendum afin de renégocier les liens entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

Une posture politique qui pourrait conduire les Britanniques à se séparer de l'Europe...

 

Entretien avec Jean-Paul Révauger, responsable du Master recherche langues du parcours Europe contemporaine et directeur de l’UFR d’anglais de l’Université de Bordeaux III.

 

Pensez-vous que le Royaume-Uni puisse vraiment quitter l'Europe ?

 

Jean-Paul Révauger : Deux problèmes se posent. D'un côté, ce que David Cameron souhaite pour l'Europe, et de l'autre ce que souhaite le peuple Britannique, d'où le référendum. Ce dernier est en réalité un problème de politique interne. L'organisation d'un référendum en Grande-Bretagne est principalement actée pour résoudre une question politique, et non une question stratégique. Il y a eu un premier référendum sur l'Europe en 1975. A l'époque, il était question du maintien du pays dans le marché commun. Ce référendum a été gagné par ses partisans, avec plus de 60 % d'avis favorable.

A la même époque, les entreprises les plus dynamiques s'étaient mobilisées en faveur du marché commun. Les choses étaient alors plus simples. Le gouvernement des travaillistes porté par Wilson avait plus de faciliter à marginaliser la gauche salutaire au retrait du marché commun. Le référendum était un moyen pour le premier ministre Harold Wilson de résoudre un problème interne au parti travailliste.

Actuellement, les Conservateurs ont deux problèmes. Sur les questions européennes, le parti est principalement divisé. Au sein même du parti, il y a un groupe favorable à un approfondissement de l'intégration européenne. En outre, le quotidien des affaires, the Financial Times, est favorable à une plus grande intégration, voire même l'idée d'un certain fédéralisme. Pour autant, le parti conservateur (et surtout son électorat) pourrait être désigné comme euro-sceptique. Le parti se retrouve ainsi, menacé par son propre électorat d'un côté, et de l'autre, il doit faire face à sa propre coalition avec les leaders démocrates favorables au fédéralisme européen.....

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Au sommet de Bruxelles, fédérer l’Europe sans en avoir l’air

Au sommet de Bruxelles, fédérer l’Europe sans en avoir l’air | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pistes proposées pour sauver la monnaie unique sont clairement fédérales. Sans le dire.

Ne dites pas : «vers le fédéralisme européen», dites : «vers une véritable union économique et monétaire». Façon de contourner un tabou. Car c’est bien le chemin fédéral que proposent d’emprunter, pour sauver l’euro, les présidents des quatre institutions européennes (Herman Van Rompuy pour le Conseil européen, José Manuel Durao Barroso pour la Commission, Mario Draghi pour la Banque centrale européenne et Jean-Claude Juncker pour l’Eurogroupe). Dans un document de sept pages, rendu public hier, qui sera soumis aux vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement, réunis demain et vendredi à Bruxelles, ils tracent les pistes qui transformeront la zone euro d’ici une dizaine d’années en un mélange entre les Etats-Unis et la République fédérale d’Allemagne : le temps où l’on croyait qu’une monnaie unique pouvait survivre avec dix-sept politiques économiques et budgétaires indépendantes est révolu. En endossant cette «feuille de route», qui sera complétée et dotée d’un échéancier d’ici décembre, les Vingt-Sept (et surtout les dix-sept de la zone euro) montreront qu’ils ont compris que des demi-mesures ne pourront résoudre la crise....

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De l'Europe des Etats à l'Europe des citoyens - LeMonde.fr

De l'Europe des Etats à l'Europe des citoyens  - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Outre le fédéralisme, il faut rééquilibrer les deux légitimités de l'UE : les Etats et les citoyens.

 

La crise économique et sociale en Europe est bien davantage qu'un avatar de la crise financière. Elle a mis en lumière les carences d'une organisation politique qui n'a pas su évoluer au même rythme que l'interdépendance croissante des économies européennes. Au lieu de faciliter la résorption des divergences économiques entre Etats membres, la fragmentation politique de l'Union européenne les a plutôt accentuées. La crise ne pourra être résolue durablement sans remédier à cette contradiction.

La tentation du repli est pourtant forte, chacun accusant les autres d'avoir préféré ses intérêts propres à l'intérêt collectif, en des termes plus ou moins voilés. Dès lors, il faut faire le ménage, budgétaire, chez soi, et on verra ensuite, entend-on. La difficulté est qu'ensuite ce sera sans doute trop coûteux car il sera plus difficile, séparément, de trouver les leviers de croissance. Au point que le hiatus entre une monnaie européenne et des budgets nationaux, péniblement résolu par des dispositifs de coordination et de surveillance budgétaire dont le passé récent a montré les limites, a fini par peser sur le bon fonctionnement et la solidité de la zone euro....

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Adieu souveraineté chérie

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Si elle est approuvée par les Vingt-Sept, l’union fiscale proposée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy serait une nouvelle étape décisive vers le fédéralisme européen. Mais tout le monde est-il prêt à payer le prix : le renoncement de l’autonomie budgétaire des Etats ?

Par Lluís Bassets, de El Pais.

 

Le souverainisme est en deuil en Europe. Et pour les prochains jours, se prépare le plus grand transfert de souveraineté qu’aient jamais organisé les vieilles nations européennes depuis les traités de Rome et de Maastricht.

Avec le premier, en 1957, les Etats avaient renoncé à leurs politiques douanières, posant ainsi les bases du marché unique.

Avec le second traité, en 1992, ils avaient accepté de renoncer à leur monnaie, symbole national tout aussi important jusqu’alors que les couleurs du drapeau, et à leurs politiques monétaires (qui fixent les taux d’intérêts et de change), posant ainsi les bases de l’actuelle crise de la dette.

Avec ce sommet, les vieux Etats devront renoncer à leurs politiques budgétaires, ce qui équivaut à renoncer à l’âme politique de l’Etat national.

Point de salut dans ce monde global pour les membres de la vieille Europe si chacun joue perso. Mais point de salut non plus pour les pays qui jouent au plus haut niveau et remportent tous les championnats, comme le Barça et le Real Madrid c'est-à-dire l’Allemagne et la France.

Il ne s’agit pas seulement de trouver notre place dans ce monde mais de survivre dans des conditions acceptables, sans mettre en péril le train de vie incroyable dont nous, les Européens, jouissons depuis trente ans...

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