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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Aube Dorée et Pegida réunis dans un meeting soutenu par Marine Le Pen

Aube Dorée et Pegida réunis dans un meeting soutenu par Marine Le Pen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidente du FN a envoyé un message vidéo lors de ce rassemblement organisé à Rome par la Ligue du Nord, où se côtoyaient néofascistes et néonazis.

 

La dédiabolisation en prend un coup sur la carafe. Le 28 février dernier, Marine Le Pen a apporté son soutien à un grand meeting qui réunissait notamment néofascistes et néonazis à Rome, révèle Mediapart jeudi (abonnés). «N’ayant pu me joindre à vous, je tenais à vous saluer chaleureusement, et à vous adresser ce message de soutien, alors que vous vous êtes massivement mobilisés dans les rues de Rome aujourd’hui, afin de protester contre les politiques mortifères menées dans toute l’Europe», lance la présidente du Front national dans un message vidéo.

Parmi les participants à ce rassemblement, «les néofascistes italiens de CasaPound, les anti-islam allemands de Pegida, des sympathisants d’Aube dorée, des identitaires français», énumère Mediapart. Sans oublier des croix celtiques et une pancarte à l’effigie de Mussolini.

Evoquant les «combats» qu’elle partage avec la foule, Marine Le Pen fustige, entre autres, «l’Union soviétique européenne» (une «prison des peuples»), les «vents mauvais de la mondialisation sauvage», «l’immigration massive», qui «détériore», dit-elle, «une harmonie chèrement acquise au sein de nos sociétés» et constitue un «terreau où recrutent les terroristes islamistes»....

Vincent DUBOIS's insight:

Une preuve de plus de la peste brune qui nous menace. Nos concitoyens qui votent pour le parti de Marine le Pen ne peuvent pas dire qu'ils ne le font pas en connaissance de cause: elle apporte son soutien aux partis xénophobes, racistes, antisémites, nazis et fascistes de toute l'Europe. Bref à tous ceux qui sont liberticides, anti-démocratiques et intolérants. Voilà l'Europe qui nous est proposée par le FN: le refus de l'Autre! A bon entendeur.

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Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite

Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'opposition de gauche a remporté les élections législatives en Suède dimanche, et l'extrême droite a signé une poussée historique, selon les premières estimations à la fermeture des bureaux de vote.

 

Se basant sur des sondages effectués à la sortie des bureaux, ces estimations donnent les sociaux-démocrates en tête avec 31 % des voix. Dans ce scénario, Stefan Löfven, 57 ans, serait le premier appelé à tenter de former un gouvernement. Mais l'ancien ouvrier et syndicaliste semble en passe de devenir le premier ministre le plus mal élu de l'histoire de son parti.


Le scrutin est par contre historique pour les Démocrates de Suède (SD), le parti d'extrême droite, qui va devenir le troisième parti du pays avec 10,5 %, contre 5,7 % en 2010. Un tel résultat serait un nouveau triomphe personnel pour leur président, Jimmie Åkesson, 35 ans, qui a fait de cette formation autrefois marginale dans l'électorat une force qui compte....

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ?

EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Européens se rendent aux urnes du 22 au 25 mai. Ces élections vont-elles voir l'avènement d'une "vague populiste" ? Et d'ailleurs, quels sont les différentes sensibilités des partis que l'on range dans cette large catégorie ?



"La véritable menace" pour l’Europe n’est pas l’extrême droite radicale comme Aube Dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie, mais "une force plus subtile, connue comme 'la nouvelle extrême droite''', écrit The Daily Telegraph qui se propose de distinguer entre les différentes sensibiltés à l'aide d'une carte interactive. Indiqués en couleur verte, "ces partis, dont le FN de Marine Le Pen est le plus prominent, se sont donnés beaucoup de peine afin de lisser leurs messages et communication. Les bottes noires, les skinheads et les slogans ont été rélégués au passé. Ils ont été remplacés par les costumes-cravates bien taillées, qui donnent à leurs dirigeants une apparence presque respectable", note le journal.

Après les élections européennes du 22 au 25 mai, cette "extrême droite 2.0 changera très probablement le paysage politique de l’UE", au vu des sondages. Cependant, rappelle le Daily Telegraph, la nouvelle alliance menée par Le Pen et Geert Wilders est incertaine : un groupe politique au sein du Parlement européen nécessite au moins 25 députés européens issus de 7 Etats membres différents. C'est ce deuxième critère qui pourrait leur poser problème. Certains, dont les Démocrates suédois, sont réticents à rejoindre leur camp, étant donné que "le FN est très impopulaire en Suède".

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PAYS-BAS • Les médias se révoltent contre Geert Wilders

PAYS-BAS • Les médias se révoltent contre Geert Wilders | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader populiste à la suite du discours qu'il a tenu le 19 mars à La Haye, après son échec aux municipales. C'est un fait très rare aux Pays-Bas, rapporte sur son blog le correspondant à Paris de RTL Nieuws.

 

Unis contre la haine. Ce 21 mars, plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader "peroxydé" Geert Wilders, dont le PVV [parti de la droite populiste néerlandaise] a obtenu de bons scores – mais pas la victoire – à La Haye lors des municipales du 19 mars. Une initiative extrêmement rare dans le plat pays.

A l’origine de ce ras-le-bol commun, un meeting électoral du PVV le 19 mars soir après l’élection dans la capitale batave. Le chef du Parti pour la liberté demande à son public s’il veut "plus de Marocains ou moins de Marocains aux Pays-Bas et dans cette ville". "Moins, moins, moins !", répondent les militants à cette question qui n’en était pas une. Wilders de répondre : "Ok, nous allons nous en occuper".



Jeudi après-midi, le rédacteur en chef adjoint de RTL Nieuws, Pieter Klein, a publié une lettre ouverte à l’adresse de Wilders. Il y explique que pour la première fois en 25 ans d’existence, la direction de la rédaction prend position contre un homme politique. "A cause de tes idées, tu es menacé depuis des années et c’est inadmissible", écrit le journaliste.

Il poursuit un peu plus loin : "Mais là tu as réussi. Tu as vraiment dépassé les bornes." Pieter Klein qualifie les paroles de Wilders de "répugnantes, à vomir". "Ça te surprend que les comparaisons historiques foisonnent ? Bien sûr que non. Tu les as cherchées délibérément. Juden raus. Hitler. Goebbels. Des souvenirs à la déportation. (…) Et ensuite, tu joues la victime. Geert, honte à toi."...

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Slovaquie : La démocratie à l'épreuve d'un petit Führer

Slovaquie : La démocratie à l'épreuve d'un petit Führer | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’élection du néo-nazi Marian Kotleba comme gouverneur d’une région, le week-end dernier, est le dernier exemple de la montée de l’extrême droite en Europe.

L’élite politique et la société slovaques, qui ont favorisé le succès de cet outsider seront-il à la hauteur de la situation ?

Par Martin Ehl

 

 

Lors de la récente fête nationale [le 11 novembre], des ultranationalistes polonais ont brûlé la sculpture arc en ciel installée sur une place du centre-ville de Varsovie et ont incendié une guérite devant l'ambassade de Russie. C'en est devenu une affaire internationale. Leur alter ego slovaque Marian Kotleba est allé un pas plus loin. En remportant les élections régionales, le week-end dernier, il a été élu gouverneur de la région de Banska Bystrica. Un choc pour les Slovaques.

 

Cet homme, qui fait l'apologie de l'Etat fasciste slovaque et se félicite de l'expulsion des Juifs, se laisse appeler "Vodca", souhaite envoyer des milices contre les Roms et dont le programme de son Parti populaire Notre Slovaquie peut se résumer par "improvisation populiste nourrie d'éléments néonazis", s'est emparé d'une des huit régions de la Slovaquie.

Après l'entrée du Jobbik au Parlement hongrois en 2010, il n'est plus étonnant de voir qu'en Europe centrale la frustration et la déception face à l'évolution politique et économique du pays font le lit d'un politicien extrémiste et de son parti. Les accusations mutuelles que s’échangent les responsables politiques slovaques de gauche et de droite, sous la forme d'un "c'est toi le responsable de cette situation, pas moi", révèlent leur cécité face au changement de mentalités à l'oeuvre au sein de leur société.

 

La présence de Kotleba au second tour a mobilisé davantage d'électeurs que dans les quatre autres régions où on votait samedi 23 novembre. Les voix en sa faveur ne sont pas venues d’un seul groupe social.

Cette victoire le portera naturellement vers à l’élection présidentielle l’année prochaine et d'autres élections locales. Certes, ses chances de succès au premier scrutin sont nulles, mais il lui permettra de préparer le terrain en vue des élections législatives de 2016. Et s'il est vrai qu'il sera isolé en tant que gouverneur de région, il lui sera ainsi plus facile de se poser en victime du système et de gagner des points, estime le sociologue Martin Bútora.....

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Un parti d'extrême droite danois juge le FN trop "antisémite" pour une alliance

Un parti d'extrême droite danois juge le FN trop "antisémite" pour une alliance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EUROPÉENNES - La stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen connait aussi des ratés en-dehors des frontières de la France.

 

La stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen connait aussi des ratés en-dehors des frontières de la France. Au Danemark, le Parti populaire (FP), extrême droite eurosceptique et anti-immigration, a tout simplement exclu ce jeudi 14 novembre de se rapprocher du Front national en estimant que celui-ci avait "un fond antisémite".

C'est en tout cas ce qu'a déclaré à l'AFP le porte-parole du parti, Soeren Soendergaard en réaction à l'alliance scellée la veille à La Haye entre le Front national de Marine Le Pen, et le Parti pour la liberté (PVV) néerlandais dirigé par Geert Wilders.

Geert Wilders, notoirement pro-israélien, a balayé à cette occasion les questions sur Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN, et les déclarations antisémites pour lesquelles il a été condamné. Pour le Néerlandais, "c'est Marine la chef". Les deux leaders, qui s'étaient déjà rencontrés en avril à Paris, veulent unifier plusieurs mouvements europhobes en vue de former un groupe politique en mesure de faire entendre sa voix au Parlement européen.


Le Parti populaire danois, qui n'a jamais voulu siéger à Strasbourg dans le même groupe que le FN, a dit qu'il n'était pas sur la même ligne. "Nous sommes conscients qu'il y a de grandes différences entre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen en tant que personnes, mais ça ne change pas notre position", a expliqué Soeren Soendergaard.

En France, Marine Le Pen se heurte à la même difficulté. Le maintien de Jean-Marie Le Pen à la présidence d'honneur (à vie) du FN sert de repoussoir pour les partis europhobes comme Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.

A 85, le fondateur du FN sera une nouvelle fois candidat aux européennes en 2014 dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Récemment, il a dû quitter sur ordre de sa fille l'Alliance européenne des mouvements nationaux, qui réunit des membres de l'extrême droite européenne qualifiés "d'extrémistes" par Marine Le Pen.

Outre le PVV, le Front national s'est rapproché d'un parti suédois, les Démocrates de Suède, dont Marine Le Pen a rencontré le président à Stockholm en octobre...

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Législatives en Autriche: victoire de la coalition gauche-droite et forte poussée de l'extrême droite

Législatives en Autriche: victoire de la coalition gauche-droite et forte poussée de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
AUTRICHE -

En Autriche, le gouvernement de grande coalition gauche-droite a remporté de justesse ce dimanche 29 septembre les élections législatives. Une victoire en dépit de la nette progression de l'extrême droite, selon les premières estimations des instituts de sondage. Le parti social démocrate, SPÖ, obtiendrait 27% des suffrages.

La grande coalition gauche-droite va continuer à peser sur la vie politique du pays, selon des estimations de plusieurs instituts de sondage mais les résultats, s'ils se confirment, seront décevants pour les deux grands partis politiques.

 

Le parti social démocrate, SPÖ, du chancelier sortant Werner Faymann est en tête du scrutin. Il obtient près de 27% des suffrages. Suivent en deuxième position les conservateurs, avec un peu plus de 23% des voix. D'après des analystes autrichiens, ce résultat témoigne de la continuelle désaffection des électeurs à leur égard.

Le parti d'extrême droite FPÖ de Heinz Christian Strache progresse avec près de 22%, contre 18% des suffrages en 2008. Il arrive derrière les sociaux-démocrates et les conservateurs. ...

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
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Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv'

Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv' | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
C’est une vague qui semble secouer l’Europe aujourd’hui. Non pas celle de la crise, quoi que les deux peuvent peut-être être liées, mais celle de l’extrême-droite. Un courant, glacial, qui monte en Europe…

 

Montée d’un sentiment identitaire en Europe, dénonciation d’une immigration jugée massive, les mouvements contestataires et protestataires à l’extrême de la droite fleurissent en Europe. Autriche, Hongrie, Grèce et d’autres pays européens doivent faire face à la (re) naissance des ces mouvements.

 

En France, le dernier score de Marine Le Pen à l’élection présidentielle témoigne d’une montée en puissance de son mouvement.

 

En février dernier, un appel à suspendre les dotations aux députés européens d’extrême-droite a été lancé… Premier pas pour faire barrage aux extrêmes ?

 

Quelle place pour l’extrême-droite en France ? Quel poids et quel avenir ?

 

Réécoutez l'émission du 27 mars 2013 avec Gaël Brustier, chercheur en sciences politiques, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu » publié aux éditions Mille et Une Nuits.

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Berlusconi fait encore du pied aux fascistes

Berlusconi fait encore du pied aux fascistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’ancien Premier ministre d’Italie a de nouveau dragué les fascistes, à l’occasion de son retour en politique. "Les lois raciales représentent la pire faute d'un leader, Mussolini, qui en revanche a fait de bonnes choses dans tant d'autres domaines" a-t-il affirmé avec aplomb.

En outre, il a assuré que l'Italie "n'a pas les mêmes responsabilités que l'Allemagne". La sortie est d’autant plus remarquée que l'ex-chef du gouvernement italien s'exprimait à l'occasion de la journée de la mémoire de l'holocauste…  Berlusconi a d’autant plus atterré l’Europe que la chancelière Angela Merkel avait déclaré auparavant que l'Allemagne avait "une responsabilité permanente pour les crimes du national-socialisme".
Le parti du Cavaliere, le Peuple de la Liberté (PDL) est en pleine campagne pour reconquérir le pouvoir aux élections législatives des 24 et 25 février, pour lesquelles le Parti démocratique (social libéral) est donné favori. Il tente une opération séduction sans complexe de l’extrême droite pour espérer remonter dans les sondages.

Et ce n’est pas son coup d’essai. "Mussolini n'a jamais tué personne. Mussolini envoyait les gens en vacances aux confins du pays" avait-il lancé en 2003, provoquant un premier et lourd tollé. Il avait enfoncé le clou cette même année lors d’un meeting, alors qu’il était déjà embêté par la justice. Berlusconi était alors monté sur scène et avait attaque les juges, accusés d'avoir "transformé l'Italie en régime policier" avec la complicité des "communistes". "Le fascisme a été moins odieux que cette bureaucratie en toge qui recourt à la violence politique au nom de la justice."

Le président de l'Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattegna, a rappelé ce dimanche que les lois raciales en Italie, qui notamment excluaient les juifs de l'armée et de l'enseignement et limitaient leur droit de propriété, datent de 1938, bien avant la guerre. "Les persécutions et les lois racistes antisémites italiennes sont nées bien avant la guerre et ont été appliquées en toute autonomie sous la responsabilité pleine et entière du régime fasciste, par la suite allié et complice volontaire et conscient de l'Allemagne nazie", a-t-il expliqué...

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Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin

Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne va lancer une procédure d'interdiction du parti d'extrême droite devant la Cour constitutionnelle.

 

L'Allemagne s'apprête à lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD. Les patrons des Länder allemands ont décidé jeudi à l'unanimité de suivre l'avis des ministres régionaux de l'Intérieur et d'engager une procédure devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Cependant, l'échec d'une précédente tentative et la peur de donner au parti des crânes rasés un coup de projecteur avant les législatives continuent d'attiser les réticences, notamment au sein du gouvernement fédéral.

Après la décision des ministres-présidents, le Bundesrat (la Chambre haute du Parlement, où siègent les représentants des États régionaux) pourrait lancer la procédure dès le 14 décembre. «Nous pouvons établir avec des preuves très complètes et accessibles au public que le NPD est un parti hostile à la loi fondamentale», affirme le ministre de l'Intérieur du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Lorenz Caffier (CDU). «Les chances de pouvoir faire interdire ce parti sont très claires, ajoute son collègue de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Ralf Jäger (SPD). Le moment est arrivé pour la démocratie et les organes de protection de la Constitution de se prononcer.»

L'idée d'interdire le NPD a ressurgi après la découverte en 2011 de l' organisation criminelle d'extrême droite Clandestinité national-socialiste (NSU). Ses membres, proches du NPD, sont accusés d'avoir assassiné pour des raisons xénophobes dix personnes, la plupart d'origine turque, entre 2000 et 2006...

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Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme

Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde.

 

Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"...

L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...

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SUÈDE • Les élections anticipées, seule issue face au chantage de l’extrême droite

SUÈDE • Les élections anticipées, seule issue face au chantage de l’extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Suède, l’extrême droite a décidé de voter contre le budget du gouvernement tant que les mesures sur l’immigration ne sont pas revues. Résultat : le Premier ministre est contraint de proposer des législatives anticipées.

 

La décision prise ce mardi par les Démocrates de Suède rebat les cartes de la politique suédoise. Le parti [d'extrême-droite] a fait savoir qu'il allait invalider tous les budgets proposés par le gouvernement si celui-ci ne revoyait pas sa copie sur l'immigration. Ce faisant, les Démocrates de Suède prennent en otage les autres partis du riksdag [Parlement suédois]. Après quoi, les partis conservateurs ont choisi de leur emboîter le pas et de retoquer à leur tour le budget du gouvernement.

Depuis qu'il a pris les rênes du parti [social-démocrate], le Premier ministre, Stefan Löfven, a tendu la main aux chefs de file de l'autre bloc. Lesquels ont choisi de ne pas la saisir. Après l'annonce des Démocrates de Suède, Löfven a fait ce qu'il pouvait et organisé avant-hier une réunion avec les responsables de l'Alliance [les conservateurs, le centre, les libéraux et les chrétiens-démocrates]. Lesquels s'y sont rendus, sont restés une heure et sont sortis avec un large sourire en déclarant que cette réunion n'avait pas lieu d'être. Une réaction aussi incompréhensible qu'irresponsable....

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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

Quelles sont les extrêmes droites européennes ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 8'06''

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate

Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Karaokés nationalistes, groupes de rock au discours agressif, manuels ancestraux, taxis partisans, costumes traditionnels, sites d'information... Le parti d'extrême droite, qui espère rassembler plus de 20% des électeurs lors des deux rendez-vous électoraux de 2014, a envahi tous les aspects de la vie quotidienne.

 

«Nous sommes désormais le plus populaire des partis radicaux de l’Union européenne!», lançait fièrement Gábor Vona, leader du parti d’extrême droite hongroise Jobbik, dimanche 6 avril, à l’annonce des résultats anticipés des législatives remportées par le Fidesz de Viktor Orban.

 

Le Jobbik, ce jeune et virulent parti, y a culminé à un peu plus de 20,5%, le meilleur score de son histoire, même s'il ne lui a permis de rafler que 23 sièges au Parlement hongrois. Fondé en 2003, il avait fait sa grande entrée en politique aux élections européennes de 2009, envoyant trois députés siéger à Strasbourg, pour réitérer à domicile un an plus tard, avec 17% des suffrages aux législatives de 2010. Une performance que le parti espère renouveler lors des prochaines européennes, fin mai, pour conquérir un siège supplémentaire.

 

«Le Jobbik, ce n’est pas un parti, c’est une communauté», déclarait György Szilágyi, chef de file du parti à Budapest, à l’occasion de son dernier meeting, le 4 avril.

Une affirmation on ne peut plus pertinente. Car le Jobbik, qui critique aussi bien la corruption politique que les intérêts sionistes, les dérives des banques, l’accaparements des terres, les «déviants homosexuels», les «criminels tsiganes», plaide pour un référendum sur la sortie de l’UE et la réinstauration de la peine de mort, est un parti que sous-tend un ensemble de valeurs et d’objets «totems». Son succès est indissociable de ses composantes «communautaires», alternatives rassurantes au chaos qui règne actuellement dans la politique hongroise.

En l’espace de quelques années, grâce à la maîtrise des réseaux sociaux, la mise en place de relais médiatiques et l’organisation d’événements fédérateurs, il a su rallier autour de son orbite des dizaines de milliers de Hongrois. Si une grande partie de ses électeurs se contentent de glisser un bulletin contestataire dans l’urne lors des élections, il est aussi possible de mener une existence «nationaliste» sur la planète Jobbik. Mode d’emploi....

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Tribune : Le racisme fait son nid en Europe

Tribune : Le racisme fait son nid en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qu’il s’agisse des railleries à l’encontre d’une ministre française ou d’une collègue italienne, des cris de singe adressés aux footballeurs, de l’islamophobie ou des discriminations envers les Roms, les attitudes racistes s’affichent de plus en plus ouvertement. Il ne faut pourtant rien céder et faire preuve de pédagogie, estime l’écrivain Tahar Ben Jelloun.
  

Le racisme est le propre de l’homme. C’est ainsi, il vaut mieux le savoir et faire en sorte qu’il ne progresse pas et qu’il soit combattu par la loi. Mais cela ne suffit pas. Il faut éduquer, démonter ses mécanismes, démontrer l’absurdité de ses bases et rester vigilant.

La société française est perçue ces derniers temps comme lieu d’un racisme virulent, mais au fond elle n’est pas plus raciste qu’une autre. Le rejet de l’étranger, du différent, de celui qui est considéré comme une menace pour la sécurité est un réflexe universel et n’épargne aucune société. Le racisme peut dans certains cas se focaliser sur une communauté, mais cela ne veut pas dire qu’il ménage les autres. Autrement dit il n’y a pas de discrimination dans l’exercice de la haine. Tout le monde y passe.

Nous assistons aujourd’hui en Europe à des dérives qui sont graves, car le racisme commence par le verbe et pourrait se poursuivre par les fours crématoires. Traiter [la ministre de la Justice française] Christiane Taubira de guenon [lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel, fin octobre] n’est qu’un début. Si on laisse faire, de l’insulte on passera facilement au châtiment corporel, à la torture (le cas du jeune Ilan Halimi) et au meurtre. C’est pour cela qu’il faut rappeler qu’il n’existe pas de racisme light et décaféiné.

Elle a eu raison Mme Taubira de regretter qu’aucune voix des dirigeants politiques ne se soit élevée contre le racisme dont elle a été victime. Une autre ministre a subi le même traitement cette fois-ci en Italie. Il s’agit du ministre de l’intégration Cecile Kyenge, originaire du Congo (Kinshasa) qui a été traitée de tous les noms par certains élus de la Ligue du Nord connus pour leur attachement au racisme. Des joueurs de football à la peau noire ont eux aussi été la cible d’un racisme bien enraciné. Quand un chef de gouvernement se permet de faire rire son auditoire à propos de “l’aspect bronzé d’Obama”, on ouvre par la même occasion les vannes et on donne un signal à ceux qui n’osaient pas exprimer leur racisme de se laisser aller et de cultiver leurs idées nauséabondes....

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Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture

Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Il n’y a pas eu de four crématoire, c’est un mensonge. Et il n’y a pas eu de chambre à gaz ", Nikos Michaloliakos, dirigeant du parti néonazi Aube dorée en mai 2012.

Ce soir là, en pleine campagne électorale, Nikos Michaloliakos ose des propos négationnistes sur Méga TV, chaine de télévision grecque.  En juin 2012, moins d'un mois plus tard, son parti Aube dorée obtient 6,92 % des suffrages aux élections législatives. 18 députés, dont sa femme Eleni entrent au Parlement grec.

Depuis la fin de la dictature des colonels en 1974, jamais pareil groupuscule n’était parvenu à franchir le seuil de cette arène démocratique. Au même moment, Athènes connait l’une des pires crises économiques de son histoire : dette colossale, troïka impitoyable, impôts monstres et manifestations ultra-violentes.


Jusqu’à cet acte de trop, le meurtre d’un chanteur de rap, Pavlos Fyssas, et la tentative de décapiter le mouvement néonazi, dont les membres n’ont pas hésité à lancer des « Heil  Hitler » quand certains de ses députés ont été exclus de l’hémicycle.

 

Aujourd’hui, trois députés sont en prisons, trois autres en liberté sous caution. Plusieurs policiers ont été démis de leur fonction. Pour la première fois, la droite conservatrice et l’indéboulonnable Pasok (socialiste) sonnent la charge.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite

En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois partis populistes et europhobes se disputent les électeurs, dimanche, aux législatives.

 

La remontée de l'extrême droite xénophobe, le FPÖ de Heinz-Christian Strache, tout comme le surgissement d'un nouveau parti créé par le milliardaire austro-canadien Frank Stronach, très critique envers les instances bruxelloises, sont deux éléments marquants des élections législatives autrichiennes, dimanche 29 septembre. Si les forces eurosceptiques pourraient représenter plus d'un quart des suffrages, elles ne devraient pas suffire à bouleverser le paysage politique et le Parlement restera majoritairement proeuropéen.

Faute de mieux, les électeurs vont sans doute reconduire la "grande coalition" entre le Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) et les chrétiens-démocrates du Parti populaire ÖVP. En Autriche, cet attelage a souvent fait ses preuves après la seconde guerre mondiale, quand il s'agissait d'effacer le traumatisme de la "guerre civile" de 1934, puis de l'austrofascisme et du nazisme.

Au pouvoir depuis cinq ans, la grande coalition a permis aux Autrichiens de traverser sans trop de mal les turbulences de la crise financière et de conserver un taux de chômage – 4,8 % – parmi les plus bas de l'Union européenne. Mais ses bons résultats économiques n'empêchent pas un sentiment d'usure : un récent sondage créditait les partis de la coalition gouvernementale d'à peine 49 % des voix à eux deux, contre 55 % en 2008.

Si le SPÖ du chancelier Werner Faymann reste nettement en tête, avec 27 % des intentions de vote, les chrétiens-démocrates, conduits par le vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, Michael Spindelegger, perdent du terrain : ils n'obtiendraient plus que 22 % des suffrages et sont talonnés par le FPÖ, à 21 %.

 

Plus lisse et souriant que le défunt Jörg Haider, Heinz-Christian Strache a travesti la xénophobie en message évangélique : "Aime ton prochain. Pour moi, ce sont nos Autrichiens", proclament ses affiches, qui le montrent discutant avec une sage jeune fille blonde vêtue de rose. Des tracts envoyés à chaque foyer précisent le sens restrictif de cet altruisme : "Eliminer les injustices dans notre propre pays au lieu de gaspiller de l'argent à secourir des Etats en faillite de l'Union européenne."

Au plan international, M. Strache a donné des conférences de presse au côté de la présidente du Front national, Marine Le Pen, tout en évitant de frayer avec l'extrême droite néofasciste la plus virulente comme Aube dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie.

Mais le FPÖ a surtout profité des bévues de son principal concurrent sur le terrain du populisme de droite, Frank Stronach, eurosceptique non xénophobe. ...

 

 

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Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr

Antisémitisme galopant en Hongrie - leJDD.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

REPORTAGE - Le Congrès juif mondial s'ouvre dimanche pour soutenir une communauté malmenée dans le pays dirigé par l'autoritaire Viktor Orbán. Samedi, des militants d'extrême droite ont défilé, stigmatisant les juifs et dénonçant Israël.

 

Gros bras tatoués, crânes rasés, quelques personnes âgées, et puis ces miliciens en treillis – dont la Garde nationale hongroise. C'est toute la fine fleur de l'extrême droite de Budapest qui s'est rassemblée samedi à deux pas du Parlement. Tous réunis à l'initiative de Jobbik, parti d'extrême droite ayant obtenu 17% des voix aux législatives de 2010, pour une commémoration des victimes de "la terreur véritable". Comprendre : les victimes "du bolchevisme et du sionisme" en Hongrie.

À la tribune, on lâche les chevaux : "On nous dit qu'il faut se souvenir de l'Holocauste, l'enseigner à l'école, mais c'est pour mieux masquer les crimes du sionisme et les péchés d'Israël", s'enflamme Márton Gyöngyösi, l'un des députés Jobbik les plus radicaux. Au micro, il est aussi question de la volonté d'Israël d'acheter des pans entiers du territoire hongrois. Et puis, forcément, on parle du Congrès juif mondial qui s'ouvre aujourd'hui à Budapest. "Ils viennent nous provoquer jusqu'ici", lâche, mauvaise, Ancsa, cinquantenaire portant tee-shirt aux couleurs du drapeau national.

 

La veille déjà, dans le cadre austère de son bureau de députée, la sévère Eniko Hegedusné Kovács, à l'initiative de la manifestation samedi, s'indignait de l'événement : "Israël exerce de plus en plus d'influence sur le pays. Ce congrès en est la démonstration." Puis d'évoquer la pression du "lobby juif", son antisionisme assumé. Mais, selon elle, point d'antisémitisme dans son discours, pas plus que dans celui de son parti. D'ailleurs, la question de l'antisémitisme ne serait pas un sujet en Hongrie.

 

Et pourtant. Si aucune statistique officielle n'est disponible, la plupart des associations l'attestent : depuis plusieurs années, la Hongrie fait face à une recrudescence d'actes antisémites et le malaise est de plus en plus profond parmi les 100.000 juifs hongrois. C'est pour soutenir cette communauté que le Congrès juif mondial a choisi de s'établir cette année sur les bords du Danube. Péter Feldmájer, le président de l'Association des communautés juives de Hongrie, s'en félicite. Et avoue dans le même temps son inquiétude face au Jobbik, qui, à côté de son discours principal anti-Tsiganes a ajouté une variante juive : "Il y a dix ans, ils étaient dans la rue. Aujourd'hui, ils sont à l'Assemblée."
Dans un pays où la communauté juive est très bien intégrée et où la grande majorité des citoyens est opposée au radicalisme, comment expliquer cet antisémitisme? ...

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Berlin renonce à interdire un parti néonazi

Berlin renonce à interdire un parti néonazi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement allemand a décidé mercredi de ne pas lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD, jugeant une telle opération peu efficace pour lutter contre l'extrême droite.

 

Le gouvernement soutiendra en revanche l'initiative du Bundesrat, chambre haute du Parlement allemand, représentant les Etats régionaux (Länder), qui avait décidé le 14 décembre dernier de saisir la Cour constitutionnelle pour faire interdire ce parti ouvertement raciste, antisémite et nostalgique du IIIe Reich. La chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, doit encore décider en avril si oui ou non elle lance, elle aussi, une demande d'interdiction.


Certains soulignent qu'il est plus facile de contrôler les extrémistes de droite s'ils sont réunis dans une structure légale et non bannis et dans l'ombre. Le ministre allemand de l'intérieur, Hans-Peter Friedrich, a également insisté pour que "l'Etat et la société combattent l'extrême droite", lors de la conférence de presse commune avec sa collègue de la justice.

Une précédente procédure d'interdiction du NPD avait échoué en 2003 à cause d'un vice de procédure. Cet échec avait tourné au camouflet politique pour le gouvernement d'alors.

 

Fondé en 1964 par d'anciens fonctionnaires nazis, le parti dispose d'élus dans les Länder de Saxe (depuis 2004) et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (depuis 2006). Dans certaines communes proches de la frontière polonaise, il est monté jusqu'à 33 % lors du dernier scrutin régional.

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Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite

Grèce : un député de Syriza tabassé par l’extrême droite | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dimitris Stratoulis, syndicaliste et député du parti de gauche Syriza, principale formation d'opposition en Grèce, s’est fait rouer de coups de pieds et poing par un groupe de sympathisants du parti néo-nazi Aube dorée.

Dimitris Stratoulis, 54 ans, syndicaliste et cadre du Syriza, a dénoncé à la police avoir été battu devant le stade olympique, où il est allé suivre avec son fils un match de football entre AEK et Atromitos (1ère division). Au sortir du match, il a été frappé à coups de pied au corps et d'un coup de poing à la tête. Blessé, il a reçu les premiers soins par des médecins de l'infirmerie du stade. Ses agresseurs ont déclaré être membres d'Aube dorée, une formation d'extrême-droite qui a démenti être impliquée dans l'affaire. Selon le parlementaire, l'un des assaillants lui a crié: "Maintenant, on va te tuer."
Ce ne serait pas la première fois que le parti d'extrême-droite, accusé surtout d'être impliqué dans des agressions contre des travailleurs immigrés, s’en prend à des élus. Le porte-parole et député de l'Aube dorée, Ilias Kassidiaris, avait frappé au visage la députée communiste Liana Kanelli au cours d'un débat transmis en direct à la télévision, en juin dernier. L'immunité parlementaire de trois députés de ce parti a récemment été levée après qu'ils ont été poursuivis pour des attaques contre des immigrés....
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En Grèce, la banalisation d'Aube dorée

En Grèce, la banalisation d'Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il se nourrit de la crise de l'euro et du rejet de l'immigration.

 

Ce sont des images champêtres d'un mariage dans le Péloponnèse, diffusées dans le journal people de la chaîne grecque Star. Des invités viennent dire leur joie au micro d'un journaliste tout sourire. Ce sont des têtes désormais connues en Grèce. Ils sont tous députés d'Aube dorée, le parti d'extrême droite qui a remporté près de 7 % des suffrages aux élections législatives du 17 juin, et sont venus fêter le mariage d'un de leurs collègues.

Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il est constamment présent dans les médias, soit à travers les réactions de ses porte-parole, soit à travers les récits de leurs multiples actions et provocations. Les images sont généralement moins bucoliques que dans le Péloponnèse.

Début septembre, des groupes d'hommes en noir ont organisé des opérations de contrôle sur des marchés à Rafina, près d'Athènes, et à Missolonghi, dans l'Ouest. Ils ont demandé leurs papiers aux immigrants avant de saccager leurs stands. "Ils vendaient leurs marchandises au noir. Nous avons donc appelé la police plusieurs fois, mais elle n'est pas venue. Nous étions là pour défendre les autres vendeurs grecs", déclare Marlène Katinopoulou, une attachée parlementaire du parti. L'association des commerçants de Rafina s'est d'ailleurs félicitée de l'action d'Aube dorée...

 

"Aube dorée plonge ses racines dans l'histoire de l'extrême droite en Grèce, en faisant référence à la dictature des colonels [1967-1974], mais aussi à la collaboration pendant l'occupation allemande [1942-44] ", explique le politologue Elias Nikolakopoulos. "Le parti est fort dans les zones les plus touchées par la crise, mais aussi dans d'anciens fiefs des bataillons de sécurité", les milices armées par l'Allemagne pour lutter contre la résistance communiste.

"A cause de la crise économique, c'est la première fois qu'on voit se constituer en Grèce un mouvement fasciste qui s'appuie sur une base sociale, s'inquiète le politologue Georges Sefertzis. Les dictatures grecques étaient des régimes autoritaires sans enracinement social, Aube dorée s'adresse à une nouvelle génération qui n'a pas connu le régime des colonels, ne sait rien de la guerre civile qui s'est prolongée jusqu'en 1949, et identifie la démocratie à la corruption et au clientélisme des hommes politiques." Aube dorée n'a pas fini de hanter la Grèce.

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