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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE

Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dix ans après l’extension de l’Union Européenne vers l’est, où en sont les "jeunes" pays adhérents, de la Pologne à la Croatie ? Quelles sont leurs perspectives ? Depuis Varsovie, Andrea Fies tente de répondre à ces questions par le biais de reportages, d’entretiens et d’analyses.

Via Thomas-Penette Michel
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Croatie : Une seconde chance pour Vukovar

Croatie : Une seconde chance pour Vukovar | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 1991, l’Europe n’a pas réussi à protéger les habitants de cette ville martyre des guerres en ex-Yougoslavie. Peut-elle aujourd’hui les aider à se débarrasser de leurs vieux démons ?

 

Léo a attendu 17 longues années avant de revenir dans cette ville détruite par la guerre. Pour échapper aux combats, il s’était enfui à Split, où il était plus facile de vivre. “Je suis né ici”, dit-il en haussant les épaules. “Je reconnais les gens dans la rue, mais ils ont changé. Nous sommes devenus entre nous des étrangers”, constate Leo en racontant qu’il avait espéré revenir après la guerre dans des rues où le matin les voisins se saluent chaleureusement et échangent quelques mots.

Au lieu de ça, il est tombé sur un mur de silence et de méfiance. Durant la guerre en ex-Yougoslavie, Vukovar a subi un terrible siège pendant des mois. Une expérience que l’on ressent encore aujourd’hui dans les rues de la ville. Il règne toujours ici une tension entre les habitants croates et serbes. Et pour Leo, les changements dans la ville sont seulement esthétiques. Parce que si l’amitié est peut-être la meilleure chose au monde, l’imposer d’en haut n’est pas si simple que ça.

 

Lorsque le 1er juillet, l’Union européenne a accueilli la Croatie en tant que nouveau membre, c’est dans le plus grand silence que cette réalité a gagné Vukovar. Il n’y avait personne dans les rues pour agiter des drapeaux et dès la fin du concert, la fête était terminée. L’Europe et Vukovar se sont déjà rencontrées une fois. Il y a 21 ans, pendant la guerre, les habitants de cette ville située à la frontière avec la Serbie ont espéré en vain que les Européens leur portent assistance. Mais l’UE naissante ne fut pas assez forte pour affronter les démons des Balkans. La ville a été presque totalement détruite lors de son siège par les Serbes. Avec le retour du drapeau aux étoiles jaunes sur les lieux du crime, le compte à rebours s’est enclenché pour un deuxième essai.

Au premier abord, Vukovar est une petite ville tout à fait ordinaire d’à peine 30 000 habitants. Le passé n’apparaît aux promeneurs que par intermittence. A travers un immeuble totalement détruit planté au beau milieu d’une place. Ou en découvrant, entre les nouvelles constructions, la tour du château d’eau dévastée par les tirs de grenades, conservée comme un monument mémorial...

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La Croatie, 28ème État membre de l’Union européenne, par Florent Marciacq - P@ges Europe - La Documentation française

La Croatie, 28ème État membre de l’Union européenne, par Florent Marciacq - P@ges Europe - La Documentation française | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le 1er juillet 2013, la Croatie devient le 28ème État membre de l’Union européenne (UE). Cette adhésion parachèvera un long processus de transformation, initié dans les années 1990, avec la dislocation de la Yougoslavie. Si les accomplissements de la Croatie en l’espace de deux décennies sont tout à fait remarquables, notamment en matière de développement économique et de démocratie, le pays devra encore faire face à de nombreux défis structurels. Preuve que l’intégration européenne ne s’arrête pas à l’adhésion à l’UE.


Via Thomas-Penette Michel
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Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ...

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’adhésion à l’Union européenne tant attendue, le 1er juillet, se fait plus inquiétante aujourd’hui que la crise frappe. Les politiques d’austérité prônées par Bruxelles refroidissent l’enthousiasme des Croates. Pourtant, un retour en arrière est impensable. Par Denis Romac, de Novi List.

 

Pourquoi les Croates ne se réjouissent-ils pas de leur entrée dans l'UE ? A quoi bon en avoir rêvé pendant plus de 20 ans, à l'époque ou le vieux monde s'effaçait au profit du nouveau, à quoi bon quand on constate que cette adhésion se construit aux dépens du peuple ?

Seulement 7% des Croates interrogés souhaitent assister à un feu d'artifices le 1er juillet prochain – date de l’entrée du pays dans l'UE – signe de l'indifférence avec laquelle nous attendons ce moment. Il est évident qu'un sujet aussi complexe mérite une réponse complexe, mais on peut expliquer cette réaction par le fait que l'Europe vit une crise sans précédent.

Pour tous ces pays comme la Croatie, longtemps gouvernés par des élites irresponsables, l'Europe représente un certain cadre institutionnel et politique qui, à plus ou moins long terme, assurera le bien-être et garantira l’Etat de droit.

 

Cependant, cette crise a bien montré que tout cela n'était qu'une grande illusion. L'Union européenne n'assure plus le bien-être d'un pays. L'Europe d'aujourd'hui est gouvernée par la politique d'austérité, même si les plus grands économistes signalent que les dettes ne sont pas la cause de la crise mais bien ses conséquences. Mais laissons ça de côté pour le moment et analysons le résultat de cette politique. La politique d'austérité a poussé plusieurs pays "mineurs" vers une catastrophe économique et sociale – ce qui était impensable il y a quelques années. Non seulement la politique européenne anti-crise ne fonctionne pas, le FMI l'admet maintenant, mais pour couronner le tout, cette politique de récession s'applique uniquement au peuple, afin de satisfaire les oligarchies financières et les banques.

Résultat : La Génération Perdue. En Espagne, presque 55 % des jeunes sont au chômage, en Grèce ils sont 58 % ! Le reste de l'Europe ne se porte pas mieux, un jeune sur quatre est sans emploi.

Il ne s'agit plus uniquement de politique, mais d'humanité. La Commission européenne impose sans relâche des mesures qui punissent toutes les couches de la population. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Angela Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors qu'en 1953 l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande ? Comment se fait-il que l'Allemagne refuse à la Grèce ce qu'on lui a permis à elle ?...

 

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Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique

Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pas moins de 28 listes se présentaient ce dimanche aux premières élections européennes de l'histoire de la Croatie, qui deviendra, magie de la numérologie, le 28ème membre de l'UE le 1er juillet prochain. Un nombre qui, rapporté à celui de la participation (environ 21%), soulève un paradoxe : alors que le scrutin a fait l'objet de peu d'attention de la part des quelques 4,3 millions d'habitants appelés à se rendre aux urnes, il a semble-t-il passionné les partis croates traditionnels et même suscité la création de mouvements politiques ad hoc.

Pour se représenter l'élection, il fallait donc scruter la tribune plutôt que l'isoloir. Y voir les ténors s'agiter, réclamer les votes, aller chercher un passeport en forme d’accessit pour Strasbourg. Car le bulletin n'est plus la base principale de leur légitimité. Depuis le milieu des années 2000, la classe politique croate s'est rapprochée des milieux d'affaire et de la politique européenne. Discréditée par des scandales de corruption à répétition dont le plus retentissant a envoyé l'ancien premier ministre Ivo Sanader en prison, elle a pallié au désaveu populaire en constituant des réseaux d'intérêts européens. Elle a saisi l'opportunité qui lui était offerte de tirer sa légitimité du haut plutôt que du bas.

Depuis que la région est sur les rails de l’intégration, « les élites politiques de tous les pays des Balkans tirent leur légitimité de la communauté internationale, c'est elle qui attribue les brevets de compatibilité démocratique, de modernité, d'efficacité. » note Arber Zaimi[1]. Bruxelles a charmé jusqu’au président serbe Tomislav Nikolic pourtant héritier de la ligne ultranationaliste de Vojislav Šešelj [2]. En Croatie, les ex-europhobes ont convoité ce dimanche un siège de député et les 7000 euros de salaire mensuel qui vont avec. Quant aux électeurs, désenchantés par l'Europe avant même d'y être entré, écoeurés par l'arrivisme de ses représentants, ils sont restés à la maison....

 

Le premier lien à disparaître est celui qui liait la Croatie à ses voisins d’Europe centrale au travers du CEFTA (Central European Free Trade Agreement), dont le pays est automatiquement exclu avec son entrée dans l’UE. Une sortie lourde de conséquence puisque de nombreuses entreprises qui vendent dans les Balkans envisagent de délocaliser en Bosnie ou en Serbie afin d’éviter les droits de douane. Un second lien risque d'être rompu entre les travailleurs croates et les chantiers navals de Pula, Split, Kraljevica et Trogir dont Bruxelles exige la privatisation et la mise en concurrence. 

En Europe, de nombreux observateurs moquent la volonté de la Croatie de rentrer dans une UE en crise, au sein de laquelle elle tiendra un rôle périphérique. S'il est vrai que son pouvoir de négociation sera faible, et son indépendance budgétaire réduite, il s’avère que le processus engagé depuis 2004 relève d’une logique cohérente d’un point de vu culturel et économique. [3] Le véritable enjeu est d'ordre démocratique. Le déficit de popularité dont souffre aussi bien les dirigeants croates qu’européens pose une question fondamentale : Ceux-ci peuvent-ils continuer à tracer les règles de la concurrence en faveur d’un gotha européen auquel ils ont rêvé d’appartenir, au détriment des 4/5ème d'une population qui les ignorent ?

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Croatie : Une adhésion semée d'embûches

Croatie : Une adhésion semée d'embûches | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Pays-Bas ont été le 22ème Etat membre à ratifier l’adhésion de la Croatie à l'UE, prévue le 1er juillet prochain.

Une décision juste, estime NRC Handelsblad, même si le laxisme dont ont fait preuve les Vingt-Sept lors de l’élargissement à la Bulgarie et la Roumanie les a poussés à être plus sévères avec Zagreb.

 

 

A une large majorité, la Deuxième chambre du Parlement néerlandais a ratifié le traité d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne ce 29 janvier. Après la chute du Mur, en 1989, c’est une sorte de dette d’honneur de l’“ancienne” Union européenne, et par conséquent des Pays-Bas également, vis-à-vis de ce pays des Balkans.

L’Europe a en outre tout intérêt à ce que la stabilité se maintienne dans cette région encore ravagée par la guerre il y a seulement une vingtaine d’années. A cet égard, l’adhésion à l’Union européenne offre une des meilleures garanties.

Cependant, une fois de plus, cette procédure d’adhésion laisse à l’Union un goût amer. On aurait pu s’attendre à ce que l’UE tire les leçons des expériences roumaine et bulgare, deux pays qui sont devenus membres de l’UE en 2007, alors qu’ils n’y étaient pas encore prêts.

Les règles d’adhésion de l’Union avaient été mises de côté au profit de considérations politiques. Résultat : six ans après leur adhésion, la Roumanie et la Bulgarie n’ont toujours pas réussi à mettre en place un Etat de droit qui fonctionne correctement et sont confrontées à une corruption à grande échelle.

 

Les gouvernements néerlandais successifs ont plaidé, à raison, en faveur du respect rigoureux des critères de Copenhague, qui définissent les conditions requises pour accepter les nouveaux arrivants au sein de l’Union. Dans le cas de la Croatie, leur application a été nettement plus sévère et les procédures de contrôle ont été renforcées.....

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Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans?

Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Croatie va devenir le 28e pays membre de l’Union européenne. Après la Slovénie, en 2004, ce sera donc le deuxième des six pays de l’ex-Yougoslavie à faire ce pas vers l’Europe. Mais entre les pays candidats et les autres, l'écart se creuse.

 

Après la Slovénie en 2004, la décision de la Croatie d'intégrer l'Union européenne va peut-être entrouvrir la porte de l’Europe aux autres pays des Balkans qui attendent toujours sur le perron. A terme, tous les pays de l’ex-Yougoslavie ont vocation à intégrer l’UE. Mais si l'instabilité des années 1990 est en passe d'être surmontée, cette région qu'on qualifiait il n'y a pas si longtemps de « poudrière » de l'Europe est confrontée à d'autres problèmes.

De plus l'enthousiasme pro-européen de ces pays, à 80% dans les sondages en 2003, s’est émoussé au fil des négociations et de l’intransigeance de Bruxelles. Sans compter que la crise économique est passée par là et que l’Europe ne fait plus rêver....

 

Point sur la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

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After Croatia, who is next in the EU queue?

After Croatia, who is next in the EU queue? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Voters in Croatia, part of the former Yugoslavia, go to the polls this weekend to decide whether or not to join the European Union.

Via Machina Speculatrix
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Les Croates votent sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne - LeMonde.fr

Les Croates votent sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Malgré les réticences alimentées par la crise de la zone euro, les électeurs devraient dire oui à l'UE et permettre à leur pays de devenir, en 2013, le 28ème Etat membre du bloc européen.

 

Les Croates ont commencé à voter dimanche 22 janvier lors du référendum portant sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne, "objectif crucial" pour cette jeune république, 20 ans après la reconnaissance par la communauté internationale de son indépendance de l'ex-Yougoslavie. Le oui, qui a besoin d'une majorité simple pour s'imposer, devrait l'emporter avec 55 à 60 % des voix. Le non tourne autour de 30 %, selon les derniers sondages.

Les électeurs devraient donc dire oui à l'UE, malgré les réticences alimentées par la crise de la zone euro, permettant ainsi à leur pays de devenir en 2013 le 28ème Etat membre du bloc européen. "Vous allez prendre une des plus importantes décisions de l'histoire de la Croatie", avait déclaré vendredi le président croate Ivo Josipovic, fervent défenseur de l'adhésion. L'Eglise catholique, particulièrement influente dans ce pays de 4,2 millions d'habitants, et le Parlement, ont aussi rejoint le choeur des pro-européens....

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La Croatie rejoint l'Union européenne sans enthousiasme - LeMonde.fr

La Croatie rejoint l'Union européenne sans enthousiasme - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Zagreb a signé, vendredi à Bruxelles, son traité d'adhésion à l'UE. La crise que traverse l'Europe a toutefois largement douché l'ardeur des Croates.

 

Vingt ans après son indépendance, la Croatie a signé, vendredi 9 décembre à Bruxelles, le traité qui lui permettra de devenir, en juillet 2013, le vingt-huitième Etat membre de l'Union européenne. Tout juste sortis d'une longue nuit de négociations à Bruxelles, les 27 dirigeants européens ont paraphé le traité d'adhésion avec la première ministre croate sortante, Jadranka Kosor, et le président, Ivo Josipovic.

"Vous êtes chaleureusement bienvenus dans la famille européenne", a déclaré le président de l'UE, Herman Van Rompuy. "Nous assistons a un événement historique qui, mesuré à l'aune de son importance pour le peuple croate, n'a d'égal que la déclaration d'indépendance de notre pays", s'est réjoui le président croate. La chef du gouvernement croate devait ensuite participer pour la première fois à un sommet européen, en tant qu'observateur...

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Le rêve d'une adhésion à moindre frais

Le rêve d'une adhésion à moindre frais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce 4 décembre, les Croates sont appelés à renouveler leur Parlement. Quelques jours plus tard, Zagreb doit signer son adhésion à l'Union. Avant de faire son entrée dans l'UE, en juillet 2013, le pays devra faire face à de profondes réformes. Mais ni le gouvernement ni l'opposition ne semblent prêts à l'annoncer à leurs concitoyens.

Par Dražen Vukov Colić, du journal Tportal.

 

La Croatie n’est pas la Grèce ou l’Espagne. Le Premier ministre, Mme Jadranka Kosor, n’est pas Georges Papandréou ou José Luis Rodríguez Zapatero. Le chef de l’opposition social-démocrate Zoran Milanovic est encore moins Lucas Papademos, Mario Monti ou Mariano Rajoy.

La dette, le chômage, la récession et les scandales politiques sans fin qui secouent la Croatie, modeste pays à la lisière de l’Europe centrale et de la Méditerranée qui frappe à la porte de l’Europe, n’ont certes pas d’influence sur le destin de l’euro.

Même le Spiegel, connu pour ses positions critiques, trouve que la Croatie mérite toujours son ticket d’entrée à l’Union européenne, obtenu non sans peine.

 

La situation économique empire en Croatie, mais, confrontés à des problèmes beaucoup plus graves, l’Europe et Washington ne se soucient pas outre mesure du fait que la dette publique croate frôle le seuil de ce qui est acceptable au regard des critères de convergence de l'euro (elle atteint déjà 57% de PIB), que le chômage est en hausse, y compris pendant les mois où le tourisme bat le plein; que le pays n’enregistre aucun signe de rétablissement économique et qu'enfin, le 15 mars, lorsque Zagreb devra présenter son budget pour 2013, la note de sa dette souveraine sera mise pour la première fois sérieusement à l'épreuve, alors que le taux de rendement des obligations d’Etat avoisinent déjà les 7%...

 

La Croatie n’est pas encore au bord de la faillite, mais avec la politique actuelle il ne lui reste que 3 ou 4 ans de répit, estime Zeljko Lovrincevic, le conseiller économique de Jadranka Kosor. Selon Mate Crkvenac, ancien Ministre des finances du gouvernement socio démocrate (2000-2004), la situation économique est même pire qu’en 2000, et le niveau de vie des Croates a baissé d’au moins 20%...

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Croates disent non au mariage homosexuel

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65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».



Les Croates ont voté dimanche en faveur d’une révision de la Constitution pour empêcher le mariage homosexuel, au cours d’un référendum réclamé par des ONG conservatrices mais jugé discriminatoire par des militants des droits de l’Homme.

 

Selon les résultats officiels portant sur les bulletins dépouillés dans près de 99% des bureaux de vote, 65,76% des Croates ont répondu «oui» à la question de savoir si le mariage devait être inscrit dans la Constitution comme «l’union entre un homme et une femme».

Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation (26,75%) était bien inférieur à celui enregistré à la même heure (33,79%) au référendum sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne en 2012, et qui à la fin du vote avait été de seulement 43%.

Dans cette ex-république yougoslave de 4,2 millions d’habitants, tout récemment devenue membre de l’UE, l’Église catholique particulièrement influente a donné son plein soutien à l’organisation de cette consultation.

«Le mariage est le fondement de la famille et de la société. Les Croates ont le droit de dire si pour eux le mariage est l’union entre un homme et une femme», a déclaré dans la journée Zeljka Markic, présidente du collectif conservateur «Au nom de la famille» qui a été à l’origine de cette consultation.

Korana Horvat, une étudiante de 24 ans, a voté «non». «Aucune discrimination ne peut être bénéfique, elle ouvre plutôt la voie à de nouvelles discriminations», a-t-elle dit.

 

Le gouvernement de centre gauche dirigé par Zoran Milanovic avait appelé ces derniers jours les citoyens à voter contre un tel amendement.

«C’est un référendum triste et insensé (...) j’espère que c’est la dernière fois que nous aurons à organiser un tel scrutin de cette manière et sur ces questions», a déclaré M. Milanovic à la presse après avoir voté.

«La Constitution devrait préciser quelles sont les questions qui peuvent être soumises à un référendum et celles qui ne devraient pas en faire l’objet, qui représentent l’intimité de la famille», a-t-il ajouté...

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Croatie : les vieilles difficultés du nouveau membre de l'UE

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Premier Etat à rejoindre l'UE depuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007, la Croatie est en récession depuis 2009, et le chômage touche 20 % de sa population.

 

Dix ans de laborieuses négociations et, au bout du chemin, l'adhésion, ce lundi 1er juillet, de la Croatie à l'Union européenne (UE). Un aboutissement pour l'ex-république yougoslave – la deuxième après la Slovénie à rejoindre l'UE –, mais pas le Graal.

Le pays reste confronté à des difficultés structurelles majeures. Des difficultés qui rappellent, de l'avis de plusieurs économistes, celles de "vieux" pays de l'UE : la Grèce, l'Italie ou le Portugal.

 

Un pays en récession depuis cinq ans

La Croatie est en récession depuis 2009. Le PIB croate se situe 39 % en dessous de la moyenne européenne, seules la Roumanie et la Bulgarie se plaçant derrière Zagreb, selon l'office des statistiques de l'UE. Et si Zagreb table sur une prévision de croissance de 0,7 % cette année et de 2,4 % l'an prochain, la Commission européenne prévoit une baisse du PIB de 1 % en 2013 et une faible reprise (0,2 %) l'an prochain...


Un endettement de mauvais aloi

Le déficit budgétaire devrait atteindre 4,7 % du PIB cette année, et pourrait même être de 5,6 % en 2014, au-delà du plafond des 3 % prévu par l'UE. Dans un document publié le 29 mai, l'exécutif européen a prévenu qu'il pourrait engager rapidement une procédure de déficit excessif contre Zagreb.

Une situation qui inquiète également le Fonds monétaire international, qui soulignait l'urgence, en décembre dernier, d'une réforme structurelle concernant le budget de l'Etat et le financement de sa dette, essentiellement en euros, ce qui fragiliserait son économie en cas de retournement de la confiance des investisseurs sur les marchés....

 

 

Un taux de chômage dévastateur chez les jeunes

Depuis le début de la crise, en 2008, plus de 150 000 emplois ont été détruits dans le pays, qui compte 4,4 millions d'habitants. Le chômage touche 20 % de la population active. Mais il fait en particulier des ravages chez les jeunes, où il dépasse 50 %. Un groupe créé sur Facebook indiquant l'intention de quitter le pays a dépassé son objectif de 50 000 signataires, et approche de 60 000.

Et tout un pan de l'économie, subventionné ou du moins soutenu par l'Etat, va devoir apprendre à voler de ses propres ailes. Ainsi, en adhérant à l'UE, Zagreb se voit interdire de verser de subventions à la compagnie Croatia Airlines, ce qui lui permettait de fonctionner malgré les dettes qui s'accumulaient. Selon le plan de restructuration, un poste sur cinq devra être supprimé dans cette entreprise, qui emploie actuellement 1 100 personnes....



Un modèle encore largement dépendant des subsides européens

La perle de l'Adriatique a été bénéficiaire des fonds de pré-adhésion à hauteur de 998 millions d'euros. Elle compte toujours sur l'aide européenne, cette fois au titre des fonds structurels et de cohésion, aide estimée à plus de 1 milliard d'euros par an d'ici à 2020.

Mais l'UE est elle-même confrontée à une récession dans neuf de ses pays membres. Selon Paul Vandoren, le chef de la délégation de l'UE en Croatie, le problème de Zagreb est d'abord celui de sa compétitivité. "ll faudrait que les Croates se renseignent, prennent des initiatives, s'organisent, pour être compétitifs", juge-t-il dans un entretien au Monde....


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La Croatie veut rejoindre la zone euro "dès que possible"

La Croatie veut rejoindre la zone euro "dès que possible" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Croatie qui deviendra le 28e pays de l'Union européenne le 1er juillet espère pouvoir intégrer la zone euro d'ici quatre à cinq ans.

 

A deux jours de son entrée dans l'Union européenne le 1er juillet, la Croatie a manifesté le souhait de rejoindre la zone euro "dès que possible", soit dans "quatre ou cinq ans", affirme samedi 29 juin, le directeur de la Banque centrale croate, Boris Vujcic. 

Dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, il précise qu'à l'heure actuelle "nous ne respectons pas certains critères d'entrée", comme l'inflation et le déficit budgétaire trop élevés. Mais M. Vujcic espère bien "passer durablement sous les 60 % du PIB, ou au moins qu'il reste à ce niveau", critère indispensable au passage à la monnaie unique.

Interrogé sur d'éventuelles craintes à l'idée de rejoindre une zone euro actuellement en crise, il a rappelé que d'ici quatre ou cinq ans "il faudra que la zone euro ait réglé ses difficultés, sinon nous aurons de gros problèmes. De ce point de vue, c'est presque un luxe d'être du dehors et de pouvoir observer".

Il cite entre autres la nécessité d'une union bancaire et d'une convergence fiscale, ainsi que des réformes dans les pays ayant perdu en compétitivité et à l'endettement pas encore maîtrisé.

La Croatie deviendra le 1er juillet le 28e membre de l'Union européenne, au terme d'un processus qui a pris huit ans pour que le pays réponde aux critères des Européens, rendus plus exigeants depuis le début de la crise financière et à la lumière des difficultés rencontrées par les deux membres les plus récents, la Bulgarie et la Roumanie, entrés en 2007.

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Europe centrale : La corruption a la peau dure

Europe centrale : La corruption a la peau dure | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de dix ans après leur adhésion à l’UE, certaines pratiques douteuses perdurent dans plusieurs pays de l’ancien bloc communiste.

 

Les pressions de Bruxelles ne semblant pas être efficaces, le changement devra venir des Etats concernés, estime un correspondant basé à Varsovie. Par Jan Hunin

 

 

Petr Nečas, Premier ministre tchèque, a fini par démissionner. Il a présenté sa démission lundi après-midi [le 17 juin], cinq jours après la révélation du plus gros scandale de corruption dans l’histoire récente du pays.

Manifestement, Petr Nečas aurait préféré que les choses se passent différemment. Ces derniers jours, il avait fait comprendre qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il resterait en poste, quoi qu’il en soit.

Pourtant, il devrait s’estimer heureux. Il y a quelques semaines, un de ses anciens homologues, le Premier ministre slovène Janez Janša, a été condamné par un tribunal de Ljubljana à deux ans de prison. Il est soupçonné d’avoir accepté un pot-de-vin pour l’acquisition de véhicules blindés finlandais. Les similitudes sont frappantes entre cette affaire et le scandale de corruption en République tchèque. Dans ce cas également, des commandes de l’armée ont rapporté un pactole.

Des initiatives anti-corruption, enfin

Non loin de là, la situation n’est pas meilleure. En Croatie, un pays qui dans deux semaines deviendra membre de l’Union européenne, l’ancien Premier ministre, Ivo Sanader, est en prison en attendant d’être jugé. Il risque plus de dix ans de prison.

Les problèmes auxquels sont confrontés ces anciens Premiers ministres sont à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle, parce que près de dix ans après l’élargissement de l’Union européenne à l’Est, des initiatives sont enfin prises pour lutter contre la corruption. Car la République tchèque, la Slovénie et la Croatie ne sont pas des exceptions.

Dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est, la justice s’est enfin mise en marche, lentement, mais sûrement, contre le crime organisé. Même les pays qui ont très mauvaise réputation, comme la Roumanie et la Bulgarie, ont pris des initiatives qui étaient inconcevables il y a encore quelques années. Au fil des derniers mois, pas moins de trois ministres ont été mis en examen.

La mauvaise nouvelle, c’est que ces problèmes témoignent de la lenteur avec laquelle on vient à bout des vieilles habitudes. Les nouveaux États membres ont certes adapté leur législation aux souhaits de Bruxelles, mais souvent, ils ne l’appliquent pas. Ce comportement est un héritage du communisme. La corruption était alors une composante naturelle de la vie sociale....

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La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE - La Tribune.fr

La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE - La Tribune.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE La Tribune.fr La Slovénie a ratifié mardi la demande d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne à la suite de l'accord intervenu en mars entre les deux anciennes Républiques yougoslaves pour...


Via Emilie, Thomas-Penette Michel
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BALKANS • Ces couleuvres que l'UE nous fait avaler

BALKANS • Ces couleuvres que l'UE nous fait avaler | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tous les pays candidats à l'Union européenne ont dû faire des sacrifices et des compromis sous la pression de Bruxelles. Et plus ils ont tardé, plus ces concessions ont grossi, met en garde un quotidien macédonien.

 

A chaque fois qu’un État qui souhaite adhérer à l’Alliance atlantique (Otan) et à l’Union européenne (UE) réussit à sauter un des obstacles du parcours du combattant, je pense aussitôt aux mots de Zoran Dogramadziev, un des rares journalistes macédoniens à avoir fait une carrière internationale.

Dans un article paru il y a plusieurs années dans notre journal, il a constaté que chaque candidat au club européen devait avaler une couleuvre avant de passer à la case suivante et qu’il était préférable de le faire le plus tôt possible, avant que la "bête" ne grossisse trop ! Ainsi, la Slovénie fut contrainte de restituer les biens appartenant à la minorité italienne ; la Croatie a dû se résigner à céder à la Slovénie une part de ses eaux maritimes dans la baie de Piran ; la Roumanie a baissé la garde et a fait beaucoup de concessions à la minorité hongroise, ce qu’elle n’aurait jamais fait sans la pression de Bruxelles. La Bulgarie a également été obligée d’avaler une couleuvre en fermant partiellement la centrale nucléaire de Kozlodouï, le site le plus rentable du pays.

Quant à la Macédoine, la couleuvre à avaler [un compromis avec la Grèce dans le litige du nom opposant les deux pays] a eu le temps de grossir depuis 20 ans et sera d’autant plus dure à avaler....

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Revue de presse sur l'adhésion des croates à l'UE

Revue de presse sur l'adhésion des croates à l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le 22 janvier, les Croates ont ratifié par référendum le traité d’adhésion à l’Union. Un grand pas en avant pour le pays et un “ouf” de soulagement pour Bruxelles, bien que le taux d’abstention record ait de quoi inquiéter, note la presse croate.

Dans Novi List, l’éditorialiste Neven Santic se réjouit du “oui historique” prononcé par ses concitoyens à l’adhésion, et ce, “malgré les efforts des adversaires de l’intégration européenne et le cauchemar dans les têtes d’un bon nombre des votants”. Pour Santic, a Croatie deviendra le 28e membre de l’Union européenne. Le rêve démocratique du peuple optimiste de la fin des années 1980 et du début des années 1990 s'est transformé lors des deux décennies suivantes en doutes face à une réalité tout sauf idyllique, en raison des problèmes rencontrés par la Croatie et par l’UE, dont le fonctionnement est loin d’être parfait. Depuis hier ce rêve est devenu la réalité avec laquelle il faudra vivre. Certes, il faut être réaliste. Après le référendum, et surtout après le 1er juillet 2013 [quand l’adhésion sera effective], la Croatie ne sera pas un pays de cocagne. L’UE n’est pas un remède contre tous nos maux. Elle est loin d’être une personnification du Bien, une communauté idyllique des Etats et des nations. Elle a ses problèmes et ses méthodes souvent pénibles et douloureux pour les résoudre....

 

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La Croatie mise sur l’UE pour oublier ses plaies

La Croatie mise sur l’UE pour oublier ses plaies | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vingt ans après la guerre, même le bastion nationaliste d’Osijek penche pour l’Europe, à trois jours d’un référendum national sur l’adhésion.

Reportage d' Hélène DESPIC-POPOVIC, envoyé spéciale à Osijek (Croatie).

 

Après Vukovar, dont elle n’est séparée que par une quarantaine de kilomètres de plaine, Osijek est sans doute la ville de Croatie qui a le plus souffert de la guerre consécutive à l’éclatement de l’ex-Yougoslavie (1991-95). Quoique rénovée, cette ville de 90 000 habitants, la quatrième du pays, affiche encore des façades meurtries par des impacts de balles et des éclats d’obus.

«Un beau pays plein de cicatrices», aiment à dire ses habitants à l’heure où la Croatie, qui a fêté ce week-end les 20 ans de sa reconnaissance internationale, se prépare à voter dimanche par référendum pour ou contre l’adhésion à l’Union européenne, prévue en juillet 2013. Sept cents civils tués dans les bombardements de l’automne 1991, autant de combattants morts sur les lignes de front, à moins de deux kilomètres de la capitale économique de la Slavonie… les souverainistes s’interrogent : valait-il la peine de tant souffrir afin d’échapper à la tutelle de Belgrade pour finir sous celle de Bruxelles ? Parmi eux, Daniel Srb, le président du Parti croate du droit (HSP), une formation ultranationaliste qui, au sortir de la guerre a dirigé pendant plusieurs années la mairie d’Osijek. Il est catégorique : «Les unions n’ont jamais profité à la Croatie, pas plus l’Autriche-Hongrie que la Yougoslavie.»

 

Populiste. Mais vingt ans ont passé, et ce radicalisme ne convainc plus les électeurs. A l’inverse du pays, passé à gauche aux législatives de décembre, la région est restée à droite, mais cette droite-là s’est transformée en un parti régional qui mobilise davantage sur les questions locales - comme l’agriculture ou les voies de communication - que sur celles de l’Etat ou de la nation...

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Une large majorité de Croates pour l'adhésion à l'UE - LeMonde.fr

Une large majorité de Croates pour l'adhésion à l'UE - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Alors que le réferendum sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne doit avoir lieu fin janvier, près de 58 % des Croates sont prêts à voter "oui", contre 23 % qui s'opposent à l'entrée de leur pays dans l'UE, selon un sondage...

 

Depuis l'ouverture officielle des négociations, en 2005, les sondages mesurant le soutien de la population à l'adhésion ont joué au yo-yo. Si la victoire du "non" paraît improbable, la méfiance des Croates reste une donnée nouvelle, jamais constatée lors des élargissements précédents, et que la mauvaise santé des économies européennes ne suffit pas à expliquer. Si mariage de raison il y a, c'est que l'histoire européenne de la Croatie est celle d'un amour déçu...

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L'Europe s'ouvre à la Croatie mais hésite sur la Serbie - LeMonde.fr

L'Europe s'ouvre à la Croatie mais hésite sur la Serbie - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Alors que la Croatie pourrait devenir en juillet 2013 le 28e Etat de l'Union européenne, la candidature de la Serbie est encore loin de faire l'unanimité, pâtissant des tensions avec le Kosovo.

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Cause de cette réticence, certains pays s'inquiètent des tensions autour des postes frontaliers dans le nord du Kosovo, où vit une population serbe opposée au contrôle de l'administration kosovare.
Après des semaines d'âpres négociations sous les auspices de l'UE à Bruxelles, Belgrade et Pristina ont certes fini par se mettre d'accord en fin de semaine dernière sur une "gestion intégrée" de ces points de passage.

Alors que la France ou l'Espagne sont favorables à l'octroi du statut de candidat à la Serbie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Autriche et les Pays-Bas veulent être sûrs que l'accord ne restera pas lettre morte. Et surtout exigent des "preuves de la normalisation des relations" de la Serbie avec son ancienne province méridionale, souligne un diplomate européen. Les affrontements de la semaine dernière à la frontière entre le Kosovo et la Serbie, au cours desquels des soldats allemands et autrichiens de la KFOR ont été blessés, ne sont "pas acceptables. Cela va devoir jouer un rôle dans les discussions d'aujourd'hui", a martelé M. Hoyer.

Les ministres auront également à trancher la question de l'ouverture des négociations d'adhésion avec le Monténégro, à propos de laquelle M. Hoyer a dit s'attendre à "plus ou moins un consensus". "Nous avons l'intention d'entamer les négociations qui s'ouvriront probablement au milieu de l'année prochaine, en commençant par les dossiers en rapport avec la justice et les affaires intérieures, la corruption, le crime organisé", a-t-il précisé....

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