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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les nouveaux visages de l'Europe

Les nouveaux visages de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec la nomination du Polonais Donald Tusk au Conseil européen, la nouvelle architecture de l'Union se précise.

 

Le puzzle est presque achevé. Avec la nomination, dimanche 31 août, du Premier ministre polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, le nouveau visage de l’Union européenne prend forme, trois mois après les élections européennes de mai qui ont reconduit une majorité conservatrice au Parlement.

 

A la tête de l’exécutif, on retrouve une vieille connaissance des instances européennes, l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Homme de droite, Juncker, 59 ans, avait été désigné en mars tête de liste du Parti populaire européen (PPE, conservateur). Il a emporté le morceau le 15 juillet à la suite des élections de mai et avec l’appui de l’Allemagne, dont le rôle d’arbitre dans les nominations en cours ne cesse de se vérifier. Le nouveau président de la Commission européenne parle allemand, anglais et français.

 

A la tête du puissant Conseil européen, un autre conservateur, le Polonais Donald Tusk, lui aussi candidat porté par l’Allemagne. Il ne succédera officiellement au Belge Hermann Van Rompuy que le 1er décembre à la présidence de ce groupe des chefs d’Etat ou de gouvernement chargé de définir les orientations de l’UE. Sur le terrain symbolique, Tusk incarne à la fois l’accession au-devant de la scène des pays de l’Est, le libéralisme économique et la fermeté vis-à-vis de la Russie, dont il maîtrise bien la langue.....

 

La gauche ne récupère qu’un poste, celui de chef de la diplomatie. Il échoit à l’Italienne Federica Mogherini, aussi peu connue du public que ne l’était Catherine Ashton, à qui elle succède, à 41 ans. Ministre des Affaires étrangères depuis seulement quelques mois dans le gouvernement Renzi, elle sait qu’elle est attendue au tournant sur son manque d’expérience et va devoir faire ses preuves. Elue députée en 2008, elle a commencé à s’occuper de politique étrangère au sein des Démocrates de gauche (DS), le parti qui a donné naissance en 2007 au PD, aujourd’hui au pouvoir. Depuis son entrée au ministère des Affaires étrangères italien, elle a multiplié les voyages, entre autres à Moscou....

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Le premier ministre polonais Donald Tusk prend la tête du Conseil européen

Le premier ministre polonais Donald Tusk prend la tête du Conseil européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le suspense était devenu faible, samedi 30 août à Bruxelles : c'est bien, comme annoncé officieusement depuis quelques jours le premier ministre polonais en exercice, Donald Tusk, qui sera le prochain président du Conseil européen, à la place du Belge Hermann Van Rompuy. Et l'Italienne Federica Mogherini qui prendra la tête de la diplomatie européenne, en remplacement de la britannique Catherine Ashton. Leurs mandats commenceront le 1er novembre. Ainsi en ont décidé, samedi 30 août au soir, les 28 chefs d'État et de gouvernements de l'Union européenne, réunis à l'occasion d'un sommet extraordinaire, dans la capitale de l'Europe.

Avec ces nominations, qui font suite à celle de Jean-Claude Juncker, le futur président de la Commission européenne, intervenue en juillet, ce sont les trois visages chargés d'« incarner » l'Europe qui sont totalement renouvelés. M. Juncker, 59 ans, de la grande famille des conservateurs européens (PPE), est un vieux briscard de la politique bruxelloise. Pendant vingt ans à la tête du duché du Luxembourg, il a été président de l'Eurogroupe pendant la crise, et connaît les arcanes de la Commission et du conseil européen comme sa poche.

 

Il fera tandem à la tête du Vieux continent, avec un représentant de cette nouvelle Europe qui a modifié l'équilibre des forces à Bruxelles. La candidature de M. Tusk, également membre du PPE, était déjà sur la table au mois de juillet, soutenue, depuis le début, par la chancelière allemande Angela Merkel. Le symbole est considérable...

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Le retour inattendu de l’idée européenne

Le retour inattendu de l’idée européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le salut de la zone euro passe par une plus grande intégration bancaire, monétaire et budgétaire.

On le pressent à la veille du conseil européen des 28 ou 29 juin où Paris et Berlin rivalisent de propositions, sur fond de crises budgétaire ou bancaire aigües en Italie, Espagne et Grèce.

Ces propositions ont beau être différentes, elles aboutissent à donner aux instances communautaires un contrôle beaucoup plus étroit sur les banques et les budgets des Etats membres .

Le paradoxe est que ce mouvement d’intégration s’effectue à marche forcée, sous la pression des marchés financiers, au moment où l’idée fédérale est en nette perte de vitesse dans les discours politiques .....

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Van Rompuy reconduit pour deux ans et demi à la tête de l'UE - LeMonde.fr

Van Rompuy reconduit pour deux ans et demi à la tête de l'UE - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Herman Van Rompuy a en outre été nommé président des sommets de la zone euro.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a annoncé jeudi soir avoir été reconduit à la tête de l'Union européenne (UE) pour un mandat de deux ans et demi. L'ancien premier ministre belge a également été désigné par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept pour présider les sommets de la zone euro, qui seront réunis deux fois par an au moins en complément des quatre Conseils européens qui ont lieu en mars, juin, octobre et décembre.

Cette nomination est une importante marque de confiance pour Herman Van Rompuy, qui avait été nommé en 2010 à la surprise générale mais s'est imposé depuis comme l'une des pièces centrales dans la gestion de la crise de la zone euro...

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VU DE POLOGNE • Donald Tusk, le Polonais devenu leader de l'Europe

VU DE POLOGNE • Donald Tusk, le Polonais devenu leader de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Pologne, la presse est unanime : pour la première fois, un homme politique polonais va prendre une fonction internationale aussi élevée. Mais son départ pour Bruxelles complique la situation dans son pays.

 

Pour Gazeta Wyborcza, le plus important quotidien d'opinion du pays, la nomination du Premier ministre polonais à la présidence du Conseil de l'Europe constitue un symbole. "La nouvelle est tombée au moment des célébrations de l'ouverture du Centre européen de Solidarnosc", précise Jaroslaw Kurski, rédacteur en chef du journal. "A l'endroit même, il y a trente-quatre ans, Lech Walesa, alors ouvrier des chantiers navals de Gdańsk, annonçait la constitution du premier syndicat indépendant dans les pays du bloc communiste. Un jeune étudiant de la faculté d'histoire à l'université de Gdańsk était là pour l'écouter", explique Kurski.

"Le choix qui s'est porté sur quelqu'un originaire de l'autre côté de l'ancien rideau de fer, d'un pays ancien satellite de l'Union soviétique, constitue un signal clair que le centre de gravité de l'Union se déplace vers l'est, et cela dans un contexte où l'UE doit redéfinir ses relations avec la Russie", considère Jacek Pawlicki de l'hebdomadaire Newsweek Polska.


"Mis à part Jean-Paul II, Donald Tusk est le premier Polonais depuis l'époque des Jagellons (XV-XVIe siècle) à occuper un poste aussi important", remarque Boguslaw Chrabota du quotidien conservateur Rzeczpospolita. "Pour nous, les gens d'Europe centrale, le plus important est de freiner les ambitions impériales de la Russie et d'arrêter le conflit en Ukraine de l'Est", explique Chrabota, en donnant un aperçu des priorités qui devraient être celle de Tusk.

Mais que deviendrait la Pologne une fois Tusk parti à Bruxelles ? Pour Wieslaw Wladyka, de l'hebdomadaire Polityka, d'orientation gauche libérale, la décision de Tusk de postuler à Bruxelles est incompréhensible : "Si subite, qu'il n'a même pas préparé sa succession à la tête de la Plateforme civique", explique Wladyka, qui considère que le parti au pouvoir depuis 2007 se trouve aujourd'hui "orphelin"....

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La rigueur divise l'Europe / France Inter

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Le 7/9 Géopolitique

par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h16 à 8h19

Ce n’était pas tout à fait un Conseil comme les autres. D’ordinaire, lorsque les 27 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union se réunissent en Conseil européen, les divergences sont minimisées quand elles n’ont pas déjà été aplanies en réunions préparatoires. D’ordinaire, il y a un consensus sur la nécessité d’afficher un consensus de fond tant on craint que des désaccords trop évidemment profonds ne soient interprétés comme un signe de désunion de l’Union mais, là, non, cette crainte n’a pas noyé le poisson et c’est tant mieux.

François Hollande est arrivé hier à Bruxelles en disant on ne peut plus clairement qu’il fallait introduire plus de « souplesse » dans le processus d’assainissement des budgets nationaux, qu’il fallait, autrement dit, plus étaler dans le temps la réduction des déficits afin que le ralentissement des dépenses n’asphyxie pas durablement des économies européennes déjà très mal en point.

« La souplesse est nécessaire si l’on veut faire en sorte que la croissance puisse être la priorité », a-t-il martelé alors que de l’autre côté, côté allemand, on s’en tenait fermement au credo de Mme Merkel aux yeux de laquelle non seulement une rapide réduction des déficits n’est pas incompatible avec la création d’emplois mais en est, au contraire, la condition sine qua non.

C’est un débat qui n’oppose pas seulement la France et l’Allemagne mais deux camps européens dont Paris et Berlin sont les étendards. Ce débat fait rage dans toute l’Union et prend une telle ampleur que, comme il l’avait annoncé, le Parlement européen a rejeté mercredi le projet de budget pluriannuel que la majorité conservatrice du Conseil, Allemagne et Grande-Bretagne en tête, avait imposé le mois dernier aux Etats plus soucieux de la croissance.

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La grande coalition européenne

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Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat.

Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens. Par Stefan Kornelius, de Süddeutsche Zeitung.

 

Arriver dans la ronde des chefs d’Etat et de gouvernement européens permet de souffler. Une fois qu’on est là, au milieu des présidents, des chanceliers et des premiers ministres, on est dans la place, on a réussi, on peut regarder de haut l’opposition dans son pays, son petit esprit, et les critiques. Ici, on se partage le copieux gâteau du pouvoir. En l’absence de véritable concurrence sur l’échiquier européen, les chefs de gouvernement surplombent les parlements et les partis. Ils ont délaissé la Commission. C’est ce qui rend le Conseil européen si unique – et aussi si prévisible....

...Mais alors, qui décide pour l’Europe ? Un appareil institutionnel inachevé ? S’il fonctionnait mieux, celui-ci jouirait d’une plus grande confiance. Les questions véritablement centrales – la légitimité démocratique, la surveillance et le contrôle – demeurent en suspens. Autant de preuves de l’immaturité du continent.

Les institutions nationales elles aussi sont trop faibles pour porter à elles seules le poids de l’Europe entière. L’Etat-nation est devenu trop étriqué pour cette Europe qui, sur le plan commercial, est depuis longtemps tributaire des forces de la mondialisation, et qui ne peut faire valoir son rang dans le concert des puissances mondiales autrement qu’unie.

Voilà au moins dix ans que l’Europe est aux prises avec la mondialisation....

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Ces hommes de l'ombre qui détiennent vraiment le pouvoir en Europe

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Christophe Deloire, co-auteur de "Circus Politicus", souligne l'attention excessive portée à certains dirigeants politiques et lieux de pouvoir au détriment des vraies instances décisionnelles en Europe.

 

L’Europe fait face à un problème médiatique. Cela se traduit par une incapacité des citoyens à regarder au bon endroit. La preuve en est que personne ne connaît les personnes les plus importantes au niveau européen. Qui connaît Joseph Daul, le président du groupe du PPE (Parti populaire européen) et l'une des rares personnes à pouvoir appeler Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur leur portable ? Qui connaît Jean-Paul Gauzès, le coordinateur de la position du groupe PPE au sein de la commission des affaires économiques et monétaires ? Tous deux sont plus importants que les responsables politiques français, sur lesquels on peut lire de nombreux articles.

L’idée que nous développons dans notre livre Circus Politicus est effectivement que la politique se joue ailleurs. Ainsi, l’un des grands lieux de pouvoir aujourd’hui est le Conseil européen où les chefs d'État et de gouvernement se réunissent à huis clos. On ne connaît de ce qui s’y déroule, mais uniquement ce qu’ils veulent bien nous en dire...

 

D’autres compte-rendus montrent que, lors des sommets d’élaboration des plans de sauvetage de la Grèce, les chefs d’État et de gouvernement, le président de l’Eurogroupe ou le Gouverneur de la BCE affirment clairement que la présentation publique de l’événement ne correspondra pas à ce qui s’est dit en séance. Le fait que les débats ne soient pas publics est un vrai problème d’un point de vue démocratique. En démocratie, il y a certes une part de secret pour préserver la souveraineté et l’action du pouvoir exécutif. Mais, puisqu’il s’agit de décisions qui vont nous engager tous, éventuellement pendant des années, il n’est pas normal que celles-ci ne fassent pas l’objet de débats au préalable. Pour revenir plus précisément à la rencontre Sarkozy/Merkel, une phrase de Nicolas Sarkozy m’a interloqué : «J’engage la parole de la France ». Ce type de propos souligne une dérive de l’ensemble de l’architecture du pouvoir. On se trouve finalement devant un homme seul qui décide pour nous tous sans le moindre débat, sans qu’on sache comment la décision a été prise...

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