Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Le coup de grâce pour un continent à la dérive

Le coup de grâce pour un continent à la dérive | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En frappant la capitale belge ce 22 mars, les terroristes ont touché l’Europe en plein cœur au pire des moments. Les crises que connaît le continent ne peuvent désormais que s’aggraver, estime la version européenne de Politico, basée à Bruxelles.

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Un attentat terroriste ne tombe jamais à point, mais il faut reconnaître que ceux-là auraient difficilement pu se produire à pire moment. Débordée par le flux de réfugiés, l’UE tente d’éviter la fermeture de ses frontières les unes après les autres et voudrait retenir le Royaume-Uni, son deuxième membre le plus important. De nombreux pays européens sont également aux prises avec le chômage et la stagnation économique, deux facteurs qui discréditent les institutions européennes aux yeux des citoyens. Les événements récents laissent penser que les Européens auront certainement du mal à ne pas céder à la peur qui s’insinue ces derniers temps dans les débats. La France a réagi aux attentats de novembre en fermant ses frontières et en indiquant clairement que les réfugiés syriens n’étaient pas les bienvenus sur son territoire. Cette attitude est peut-être compréhensible, mais elle ne permet guère d’avancer sur la voie d’une solution européenne commune.....

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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La rigueur divise l'Europe / France Inter

La rigueur divise l'Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 7/9 Géopolitique

par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h16 à 8h19

Ce n’était pas tout à fait un Conseil comme les autres. D’ordinaire, lorsque les 27 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union se réunissent en Conseil européen, les divergences sont minimisées quand elles n’ont pas déjà été aplanies en réunions préparatoires. D’ordinaire, il y a un consensus sur la nécessité d’afficher un consensus de fond tant on craint que des désaccords trop évidemment profonds ne soient interprétés comme un signe de désunion de l’Union mais, là, non, cette crainte n’a pas noyé le poisson et c’est tant mieux.

François Hollande est arrivé hier à Bruxelles en disant on ne peut plus clairement qu’il fallait introduire plus de « souplesse » dans le processus d’assainissement des budgets nationaux, qu’il fallait, autrement dit, plus étaler dans le temps la réduction des déficits afin que le ralentissement des dépenses n’asphyxie pas durablement des économies européennes déjà très mal en point.

« La souplesse est nécessaire si l’on veut faire en sorte que la croissance puisse être la priorité », a-t-il martelé alors que de l’autre côté, côté allemand, on s’en tenait fermement au credo de Mme Merkel aux yeux de laquelle non seulement une rapide réduction des déficits n’est pas incompatible avec la création d’emplois mais en est, au contraire, la condition sine qua non.

C’est un débat qui n’oppose pas seulement la France et l’Allemagne mais deux camps européens dont Paris et Berlin sont les étendards. Ce débat fait rage dans toute l’Union et prend une telle ampleur que, comme il l’avait annoncé, le Parlement européen a rejeté mercredi le projet de budget pluriannuel que la majorité conservatrice du Conseil, Allemagne et Grande-Bretagne en tête, avait imposé le mois dernier aux Etats plus soucieux de la croissance.

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La Commission européenne annonce ses sombres perspectives de croissance

La Commission européenne annonce ses sombres perspectives de croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bruxelles prévoit que la zone euro verra son PIB baisser de 0,3% en 2013. En France, le déficit devrait atteindre 3,7%, bien loin de l'objectif de 3% qu'espérait le gouvernement.

 

La zone euro sera de nouveau en récession cette année, avec une baisse de 0,3% du PIB, et la reprise interviendra en 2014, selon la Commission européenne qui a revu à la baisse ses prévisions vendredi. En novembre, la Commission tablait encore sur une sortie de la récession cette année, avec une très faible croissance de 0,1%. Elle prévoit une reprise seulement en 2014, avec une croissance de 1,4% en zone euro et de 1,6% pour l’ensemble de l’Union européenne. «La faiblesse de l’activité économique à la fin de l’année 2012 se traduit par un point de départ bas pour cette année», souligne la Commission, qui prévoit une amélioration «graduelle» au cours de l’année 2013.

 

Concernant la France, la Commission prévoit que le déficit atteindra cette année 3,7% du PIB, loin de l’objectif des 3% imposés par Bruxelles, et sera encore plus important en 2014 à 3,9%. Lors de ses précédentes prévisions en novembre, la Commission tablait sur un déficit de 3,5% en 2013 et 2014. Selon Bruxelles, la croissance de la France sera quasiment nulle cette année, à +0,1%, avant de repartir en 2014 avec 1,2%.

La reprise sera tirée initialement par la demande extérieure, selon la Commission. «Il est prévu que l’investissement et la consommation intérieures reprennent plus tard dans l’année, et en 2014 la demande intérieure devrait prendre le relais comme principal moteur pour renforcer la croissance», ajoute Bruxelles.

 

Le chômage va encore s’aggraver dans la zone euro cette année et devrait dépasser les 12% de la population active, selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne publiées vendredi....

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2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles

2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne.

Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires. Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher »...

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Echec du sommet européen

Echec du sommet européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, censée définir le prochain budget, s'est conclue sans accord. Herman Van Rompuy juge une décision possible début 2013.

 

Les dirigeants européens ont échoué vendredi à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, car leurs exigences étaient impossibles à concilier, et ils devront faire beaucoup de concessions pour parvenir à une accord lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.

Alors que cet échec ternit un peu plus l’image de l’Europe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont tous cherché à minimiser ses conséquences. Mais sous couvert de l’anonymat, les membres des délégations se cachaient pas leur inquiétude, tant les divergences sont grandes.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le «travail» pour rechercher un «consensus». «Un accord est possible en début d’année prochaine», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un «degré suffisant de convergences» entre les dirigeants des 27. Il a annoncé qu’il «commencerait des consultations dès la semaine prochaine».

«Je suis très pessimiste sur un changement dans les positions d’ici le prochain sommet», a toutefois confié un diplomate impliqué dans les négociations. «Aucune date n’a encore été arrêtée pour ce nouveau sommet», a-t-il précisé. Il pourrait être organisé entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. «Ce sommet a montré une absence totale d’esprit européen», a-t-il lancé, cinglant. «Toutes les positions ont montré des replis nationaux et tout ce qui a été proposé, ce sont des coupes dans les politiques pour l’avenir afin de financer des politiques du passé», a-t-il déploré.....

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Un sommet européen sous pression, à l'issue incertaine sur le budget

Un sommet européen sous pression, à l'issue incertaine sur le budget | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dirigeants européens se réunissent jeudi à Bruxelles pour un sommet à l'issue très incertaine sur le budget 2014-2020, tant les divisions sont profondes au sein d'une UE en pleine crise.

 

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande vont se rencontrer jeudi, en début d'après-midi, avant le début du sommet européen sur le budget de l'UE à Bruxelles, selon une source proche du gouvernement allemand. Selon cette sourcce, Berlin ne s'attend pas à une position commune franco-allemande sur le budget 2014-2020 de l'Union européenne avant le début des discussions.

Les dirigeants européens se réunissent, jeudi 22 novembre, à Bruxelles, pour un sommet à l'issue très incertaine sur le budget 2014-2020, tant les divisions sont profondes au sein d'une Union européenne en pleine crise.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, veut arracher un accord et il va tout tenter, "y compris l'impossible", assure son entourage. Mais les négociations s'annoncent particulièrement difficiles avec le premier ministre britannique, David Cameron, qui campe sur son fameux rabais, et un échec est jugé probable s'il refuse de jouer la carte du compromis. "Je vais négocier durement pour obtenir un bon accord pour les contribuables britanniques et pour conserver le rabais britannique", a déclaré M. Cameron à son arrivée à Bruxelles.

Selon le Financial Times, cependant, M. Cameron serait finalement prêt à un compromis sur le budget et les autorités européennes sont optimistes pour obtenir un accord de Londres. Mais la perspective d'un échec du sommet n'est pas exclue par la chancelière allemande Angela Merkel. "Un nouveau sommet européen sur le budget est possible début 2013, en cas d'échec", a-t-elle déclaré mercredi...

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UE : le Parlement européen refuse de négocier le budget 2013

UE : le Parlement européen refuse de négocier le budget 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidence chypriote de l'UE a été informée de la décision du Parlement mais tentait encore de sauver la réunion mardi dans l'après-midi.

Le Parlement européen a annoncé mardi 13 novembre son refus de négocier en l'état le budget de l'UE pour l'année 2013, entraînant de facto l'échec de la réunion prévue mardi soir avec les ministres européens chargés du budget. La présidence chypriote de l'UE a été informée de la décision du Parlement mais tentait de sauver la réunion, a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole.

"Devant l'impossibilité actuelle dans laquelle se trouve le conseil [des ministres de l'UE] de régler le problème du reliquat de 2012 (...), le Parlement européen ne peut pas poursuivre la négociation budgétaire sur le budget pour l'année 2013", a expliqué le président de la commission des budgets, l'eurodéputé conservateur français Alain Lamassoure.

"Nous cherchons les moyens de ramener le Parlement européen à la table des négociations", a confié le porte-parole de la présidence chypriote. Un échec de la réunion contraindra la Commission européenne à présenter un nouveau projet de budget pour 2013 et de nouvelles négociations devront s'engager avec le Parlement européen pour trouver un accord avant la fin de l'année.

Le projet de budget 2013 proposé par la Commission prévoit 138 milliards d'euros de dépenses, soit une hausse de 9 milliards (+ 6,8 %) par rapport à 2012. Le Parlement européen était prêt à négocier avec les gouvernements à la condition que ces derniers acceptent de fournir de nouvelles contributions afin de combler un trou de 8,9 milliards d'euros manquants dans le budget 2012, qui a mis à sec les caisses de plusieurs programmes, dont les bourses étudiantes Erasmus...

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Espagne : la crise sera-t-elle féconde ?

Espagne : la crise sera-t-elle féconde ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors qu'un Espagnol sur quatre est au chômage, le gouvernement mise sur un mégaprojet de casinos pour recréer de l'emploi. La Catalogne, elle, rouvre le débat sur l'union entre Madrid et les communautés autonomes.

 

Intitulée L'Année prochaine sera meilleure, la pièce humoristique à l'affiche en ce moment au Théâtre des Beaux-Arts de Madrid est une manière de railler les adeptes de la méthode Coué qui ne seraient pas secoués par le troisième plan d'austérité annoncé en juillet par le premier ministre, Mariano Rajoy, en échange du plan de sauvetage accordé par Bruxelles aux banques espagnoles. Trois plans d'austérité successifs en huit mois, imposés par le Parti populaire (PP, droite) au pouvoir depuis novembre 2011. Ils ont plongé la population dans une "dépression collective", d'après le diagnostic du philosophe Fernando Savater, qui vient de publier une sorte de manuel de secours moral pour les jeunes au titre évocateur, Etica de urgencia ("Ethique de l'urgence", éd. Ariel).

Le gouvernement espère des "signes de reprise" dans certains secteurs en 2013, mais n'escompte pas sortir l'économie de la récession avant 2014. Pour le moment, les chiffres officiels égrènent leurs catastrophes : 4 625 000 personnes inscrites au chômage fin août (un actif sur quatre, et un sur deux parmi les jeunes), soit 38 200 personnes de plus qu'en juillet. Ce mois-là pourtant, le tourisme international ( "pétrole de l'économie" espagnole avec les exportations) a atteint un record historique, avec 7,7 millions de visiteurs, surtout allemands, français et britanniques. Ils ne sont pas uniquement venus par solidarité européenne : les prix des hôtels ont baissé. Les Espagnols ont obtenu des contrats de travail, quoique temporaires pour la plupart.

 

Depuis 2007, quelque 210 000 entreprises - des PME dans leur immense majorité - ont fermé leurs portes, dont 47 000 au cours des douze derniers mois. Si la révolte collective n'est pas d'actualité, c'est, de l'avis général, parce que le secteur informel représente toujours un quart de l'activité du pays et que la sacro-sainte famille joue à plein le rôle de filet de sécurité pour ses membres affectés, en plus des banques alimentaires et des ONG. Les jeunes "indignés", eux, ont quitté la Puerta del Sol. "Ils étaient motivés par des problèmes concrets, ils les ont partagés dans un vaste forum, tout en découvrant l'art de la politique", analyse Fernando Savater....

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L'Espagne prévoit d'économiser 102 milliards d'euros d'ici 2014

L'Espagne prévoit d'économiser 102 milliards d'euros d'ici 2014 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier ministre Mariano Rajoy a annoncé des économies de 102 milliards d'euros d'ici 2014, sans écarter l'idée d'une aide extérieure.

L'Espagne prévoit d'économiser 102 milliards d'euros d'ici à la fin 2014, un total qui inclut le plan de rigueur de 65 milliards déjà annoncé en juillet, selon le projet de budget publié vendredi 3 août par le gouvernement, promis par Madrid à ses partenaires de la zone euro.

Ces économies prévoient notamment des rentrées évaluées à 35 milliards d'euros du fait des hausses d'impôts, dont la TVA à partir du 1er septembre, des coupes dans la fonction publique ainsi que dans les budgets régionaux de la santé et de l'éducation.

Bruxelles avait imposé à l'Espagne en juillet de nouvelles mesures d'économies, en contrepartie d'un délai d'un an accordé pour ramener le déficit public du pays à moins de 3 % en 2014. Le gouvernement conservateur avait alors annoncé 65 milliards d'euros d'économies, auxquelles s'ajoutent maintenant de nouvelles mesures, notamment des coupes budgétaires, frappant l'éducation et la santé, qui reviendront aux régions autonomes. L'objectif est désormais de réduire le déficit public, qui était de 8,9 % du PIB en 2011, à 6,3 % en 2012, puis à 4,5 % en 2013 et à 2,8 % en 2014.

Dressant le bilan de ses sept premiers mois au pouvoir, le chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy a assuré qu'il poursuivrait "sur le chemin des réformes", afin d'assainir les comptes publics, prévenant le pays qu'il ne "ferait pas de miracles"....

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Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter

Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Crise de l’euro, dette, le sommet de Bruxelles a-t-il accouché d’une souris ou de nouvelles avancées ?

Le sud a-t-il réellement fait plier l’Allemagne. Quelles conséquences pour la France des décisions prises à Bruxelles à l’heure ou le gouvernement installe une politique de rigueur.

Invités :

- Andreas SCHWAB, membre du bureau du Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens)

- María MUÑIZ DE URQUIZA, membre du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen

- Rui TAVARES, membre du Groupe des Verts/Alliance libre européenne

- Marielle de SARNEZ, Vice-présidente du Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

 

Durée de l'émission: 34'55''

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120 milliards pour la croissance : le pari de l'UE passé au crible

120 milliards pour la croissance : le pari de l'UE passé au crible | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants européens réunis à Bruxelles affichent un futur investissement colossal. Mais à bien y regarder, l'effort immédiat est dix fois inférieur...

 

120 milliards d'euros d'investissement : François Hollande s'est félicité vendredi 29 juin de l'accord de principe avec ses partenaires européens sur le pacte de croissance. Il l'avait appelé de ses vœux lors de la campagne présidentielle et en avait fait un point d'honneur en abordant les discussions avec son homologue allemande Angela Merkel. Mais déjà certains économistes jugent le chiffre limité. "Ce n'est pas très substantiel, d'autant qu'il n'est pas vraiment composé de dépenses publiques nouvelles, ce qui en ferait un vrai plan de relance", juge ainsi Frédérique Cerisier, de BNP Paribas....

 

...Mais le chiffre est trompeur. Si la facture finale sera bien de 120 milliards, l'effort pour les Européens sera en réalité très inférieur. Derrière les chiffres annoncés s'en cachent d'autres. ainsi, les 60 milliards de la BEI correspondent en fait à 10 milliards de recapitalisation de la banque avec des fonds publics, qui doivent permettre de lever 60 milliards d'euros sur les marchés financiers. Même chose pour les 4,5 milliards d'euros de "project bonds" : la contribution sur le budget européen est en fait que de 230 millions d'euros. Quant aux fonds structurels, ils étaient déjà là ! Ils n'avaient simplement pas été dépensés.

Conclusion : derrière le joli magot affiché, les nouveaux fonds alloués par les Européens sont à peine supérieurs à... 10 milliards d'euros. Et on se prend à rêver : pourquoi pas plus ?

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Les Inrocks - A Bruxelles, le silence a succédé à l'horreur

Les Inrocks - A Bruxelles, le silence a succédé à l'horreur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les Bruxellois sont sous le choc, après les attentats qui ont frappé leur ville. Partout dans les rues, c'est la stupeur qui prévaut. Ce que tout le monde redoutait a fini par arriver. Habitant la capitale belge depuis plus de trente ans, notre correspondant raconte les heures d'angoisse qui ont suivi l'attentat.


On pense à ces lieux. On tente de joindre ses proches. On regarde autour de soi dans les rues, et on se rend compte qu’au même instant, le reste du monde autour de nous est en train de faire pareil. En fond sonore de cette photo, figée d’effroi, le ballet des sirènes qui se poursuit inlassablement. Les hélicoptères qui survolent la ville. Tout le monde savait, au fond de lui-même qu’un jour, cette journée allait arriver. Et pourtant, on se sent complètement désemparé quand on s’y retrouve confronté. La mort a frappé Bruxelles. Brute, sauvage, aveugle. Et c’est le cœur du pouvoir qui est touché : la station de métro Maelbeek, qui dessert le Parlement européen. L’aéroport international et l’embarquement d’un vol pour les Etats-Unis en particulier. Très vite la police boucle toute la zone. Tout le quartier européen est en état de siège. “Ils ont fermé la gare, se désespère ce vieil homme, sur la place du Luxembourg. Je dois rentrer chez moi, comment vais-je faire ?” Très vite après les attaques, toutes les liaisons ferroviaires vers Bruxelles sont interrompues.....

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Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks

Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des parcs à n’en plus finir, des projets eco-friendly, le développement des zones cyclables… Bruxelles figure dans le top 4 des villes en lice pour décrocher le titre de capitale verte européenne en 2015.

 

“Bonjour, vous êtes arrivé à Bruxelles-Midi. Welkom op Brussel-Zuid.” Quartier de la gare, dans le centre : du bruit, des pots d’échappement, quelques petits arbustes. Un peu plus bas, une borne de vélos en libre-service. Il suffit de sortir de ce capharnaüm et de faire quelques mètres pour remarquer les arbres bordant les boulevards. “Au XIXe siècle, l’urbanisation de Bruxelles s’est développée sur la base de grandes allées plantées, ce qui explique son maillage vert”, explique l’urbaniste Marie Demanet, coordinatrice du bureau d’études ERU, spécialisé dans l’urbanisme durable, qui participe activement à la construction de la ville. Bruxelles compte en tout 8 000 hectares de pelouses à tondre. L’administration de Bruxelles-Environnement s’occupe d’un quart des hectares, le reste est entretenu par les différentes communes de la ville et est “géré de façon exemplaire” : aucun pesticide ne serait utilisé pour prendre soin des plantes. Autour des pelouses du parc Tenbosch, à Ixelles, les chiens ont même leur propre espace, évitant aux flâneurs de bien mauvaises surprises.



À Bruxelles, 75 % des consommations d’énergie et 70 % des émissions de CO2 proviennent du secteur du bâtiment. Depuis 2004, l’administration régionale multiplie les initiatives et les aides en faveur du développement durable dans ce secteur. Le but : “Inciter à rénover, mieux isoler et surtout équiper les bâtiments pour réaliser des économies d’énergie et réduire les émissions”, analyse l’architecte Bernard Deprez, professeur à la fac d’architecture La Cambre Horta et coauteur avec Jean Cech de Les bâtiments exemplaires se racontent (à Bruxelles). Depuis, toitures vertes, citernes de récupération d’eau de pluie et façades en bois apparaissent comme des champignons dans le paysage urbain. Les résultats, discrets, semblent satisfaisants : “En moins de dix ans, les techniques dites de rénovation durable commencent à se répandre. Entre 10 et 15 % des constructions obéissent aux normes. Mais il y a encore du chemin à faire”, explique-t-il....

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Chypre parvient à un accord pour éviter la faillite

Chypre parvient à un accord pour éviter la faillite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une banque fermée et l'autre fortement amaigrie : Nicosie a dû consentir à de gros sacrifices pour obtenir l'accord de la troïka au versement du plan d'aide.

 

Chypre a trouvé dans la nuit de dimanche à lundi un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux pour éviter la faillite et la sortie de la zone euro, au prix de lourdes pertes pour les créanciers de la première banque du pays et la fermeture pure et simple de la deuxième.

Une semaine après une première tentative ratée, qui prévoyait l’instauration d’une taxe sur tous les dépôts bancaires, l’Eurogroupe et le FMI ont rectifié le tir en revenant aux règles européennes et en excluant toute taxe sur les dépôts de moins de 100 000 euros. L’accord «met fin aux incertitudes concernant Chypre et la zone euro», a assuré lors d’une conférence de presse le chef de file des ministres des Finances des 17, Jeroen Dijsselbloem. Le pays était sous la menace directe d’une coupure des liquidités dès lundi par la Banque centrale européenne (BCE).

 

Le président chypriote Nicos Anastasiades, qui a négocié pied à pied pendant près de douze heures à Bruxelles s’est dit «satisfait» de l’issue des négociations. Cette nouvelle a soutenu les Bourses de Tokyo et de Hong Kong qui ont ouvert en hausse lundi matin.

Le tribut sera lourd pour l’économie chypriote. Ce sera «très difficile pour le pays», mais la Commission européenne «fera tout son possible pour alléger les conséquences sociales» de ce plan, a promis le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn.

En échange d’une aide de 10 milliards d’euros, Nicosie va réduire drastiquement son secteur bancaire en fermant Laïki, la deuxième banque du pays. Les détenteurs d’actions, d’obligations et les dépôts au-dessus de 100 000 euros seront durement frappés, ce qui correspondra à 4,2 milliards d’euros.

En revanche, les petits dépôts seront intégralement préservés. Ils seront mis dans une «good bank», tandis que les autres iront dans une «bad bank». «Les dépôts non-sécurisés de plus de 100 000 euros seront gelés et participeront à la recapitalisation nécessaire» du secteur bancaire, a précisé le ministre allemand, Wolfgang Schäuble...

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Un sommet européen tiraillé entre austérité et volonté de croissance

Un sommet européen tiraillé entre austérité et volonté de croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dirigeants européens devaient étudier jeudi quelle dose de flexibilité est nécessaire dans l’assainissement des finances publiques pour relancer la croissance et l’emploi, un débat dans lequel s’affrontent la France et l’Allemagne sur fond de contestation sociale contre l’austérité.

Pour la première fois depuis longtemps, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, qui doivent se retrouver à partir de 16H00 GMT à Bruxelles, ne seront pas sous la pression de la crise financière. Leur discussion aura donc une dimension plus politique.

L’enjeu est bien de «définir en quoi consiste» l’équilibre entre consolidation budgétaire et croissance, avec d’un côté «le camp de l’austérité» mené par l’Allemagne et la chancelière conservatrice Angela Merkel, de l’autre celui de la flexibilité avec la France et son président socialiste François Hollande, explique un diplomate européen.

Face à la récession, le sommet doit permettre de «définir une stratégie intelligente», et «les ajustements budgétaires doivent être définis selon la situation de chaque Etat», résume un diplomate d’un pays du camp de la flexibilité.

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Les dirigeants européens arrivent à Bruxelles avec leurs exigences

Les dirigeants européens arrivent à Bruxelles avec leurs exigences | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le sommet européen, qui doit définir le budget sur la période 2014-2020, s'annonce délicat tant semblent inconciliables les positions des chefs d'Etats et de gouvernements.

 

L’Union européenne est sous haute tension jeudi à l'occasion d’un sommet crucial pour son avenir, en raison de la volonté affichée par plusieurs dirigeants de défendre leurs intérêts nationaux dans la négociation sur le budget 2014-2020.

 

La partie est loin d'être gagnée, et tout le monde s’attend à de longues et difficiles négociations jusqu’au bout de la nuit de jeudi à vendredi, voire jusqu'à samedi. «En novembre, les chiffres présentés étaient vraiment trop élevés. Ils doivent redescendre. Et si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas d’accord», a averti le Premier ministre britannique David Cameron. Le président français François Hollande a quant à lui menacé de dire non à un compromis qui conduirait à «oublier l’agriculture et ignorer la croissance».

Le Premier ministre tchèque Petr Necas s’est carrément dit prêt à opposer un veto à une proposition jugée inacceptable, a rapporté l’agence tchèque CTK. Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle a émis des doutes sur les chances de parvenir à un accord, car les positions sont «encore éloignées».

Signe des difficultés, le début des travaux, prévu à 15 heures, a été retardé à 17h30, pour permettre au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, de «peaufiner la proposition de compromis» qu’il va soumettre aux dirigeants de l’UE. Selon les dernières informations obtenues par l’AFP, les négociations devraient s’engager sur une enveloppe de quelque 960 milliards d’euros pour les crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, et de 929 milliards d’euros pour les crédit de paiements, soit les dépenses effectives...

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"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe"

"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Yannis Monogios, chercheur au KEPE (Institut de recherches économiques grec), est conseiller au ministère des Finances grec.

Il analyse les raisons pour lesquelles les négociations sur le versement de l'aide européenne de 44 milliards d'euros à son pays ont échoué la semaine dernière, en particulier sur le montant de la réduction de la dette. Il juge que la réunion des ministres des Finances de la zone euro ce lundi à Bruxelles devrait se conclure par un accord, car tout les membres y ont intérêt.

 

Y a-t-il un risque qu'il n'y ait toujours pas d'accord sur la dette grecque ce lundi ?
Je pense que non, car un accord est la solution la plus bénéfique pour tout le monde. Il est sûr que la possibilité d'un autre sommet extraordinaire n'est jamais à exclure, mais on sait que plus on retarde, plus on augmente les coûts. De plus, les marchés financiers ont les yeux rivés sur ces tractations, il pourra y avoir une réaction positive. La question traitée aujourd'hui par les dirigeants n'est pas : « Comment réduire la dette ?» mais : « Accepte-t-on les moyens de la réduire ?»...Il existe en effet plusieurs voies : une baisse des taux d'intérêt des prêts, une extension des maturités de ces prêts, ou une renégociation de la recapitalisation des banques...Et c'est sur ces conditions que les dirigeants européens doivent s'accorder. Aujourd'hui, on bute sur 10 milliards d'euros (*), ce qui représente très peu au niveau du budget européen. Il y aura une entente mais elle sera politique et non économique.

 

Pourquoi parler d'entente politique ?
Un accord et un nouveau versement de l'aide révèleront avant tout le degré de solidarité des dirigeants européens, et non une solution économique sur le long terme. La position exprimée par l'Allemagne mardi dernier (qui refuse tout effacement d'une partie de la dette grecque. NDLR) n'est pas une attitude négative envers la Grèce, mais un message au reste de l'Europe et surtout au président de la république française François Hollande. Cela signifie : « Je ne suis pas prête à donner davantage car le tour de la France viendra ensuite». Car, pour l'Allemagne, l'économie française est une bombe à retardement...

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L'Europe va-t-elle couper les vivres à ses pauvres ?

L'Europe va-t-elle couper les vivres à ses pauvres ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens vont négocier le budget communautaire pour la période 2014-2020. En jeu, notamment : le montant de l'aide alimentaire aux plus démunis.

 

Les hasards du calendrier ont parfois du bon. Trois jours après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne (UE), le 12 octobre 2012, les principales associations caritatives françaises avaient trouvé le symbole idéal pour relayer leur mobilisation. Côte à côte lors d’une conférence de presse, le Collectif des banques alimentaires, la Croix-Rouge, les Restos du cœur et le Secours populaire ont appelé à la mobilisation pour «sauver l’aide alimentaire européenne». Dans une Union en plein marasme économique, l’enjeu est de taille : chaque année, 18 millions d’Européens se nourrissent grâce au Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), né en 1987.

Mais, déjà en sursis depuis l’an passé, le dispositif pourrait être nettement amoindri à partir de 2014, en raison d’une fronde de quelques pays de l’Union. «L’aide alimentaire ne peut pas être cassée au moment où l’Europe en a le plus besoin», alerte Olivier Berthe, président des Restos du Cœur. «Sinon, les gens vont finir par désespérer de l’UE», abonde Alain Seugé, président de la Fédération française des banques alimentaires.

 

Qu'est-ce-que le PEAD ?

Il y a vingt-cinq ans, Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, met en place le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). A l'époque, il s’agit d’utiliser les surplus de la Politique agricole commune (PAC) pour distribuer des repas aux plus démunis. Aujourd’hui, le PEAD profite à 18 millions de personnes dans 20 pays de l’UE. Parmi les principaux bénéficaires, avec la Pologne et l’Italie, on retrouve la France.

Sur les 480 millions d’euros dotant le PEAD en 2011, 72 millions ont été redistribués dans l’Hexagone, soit environ 130 millions de repas...

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Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro

Grèce : la facture s'alourdit pour la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Eurogroupe se réunit ce mardi à Bruxelles pour décider du versement d'une nouvelle aide de 44 milliards d'euros à la Grèce. Le débat sur un troisième plan d'aide est ouvert. Le FMI critique la stratégie européenne.

 

La Grèce est au menu d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, ce mardi, à Bruxelles. Ce rendez-vous s'annonce tendu sur la forme comme sur le fond, car la facture ne cesse de s'alourdir pour la zone euro. Les ministres des Finances doivent décider de débloquer, d'un coup, trois tranches d'aide en faveur de la Grèce pour un montant total de 44 milliards d'euros. Ils doivent également s'entendre sur le mode de financement d'un «trou» de 31,5 milliards d'euros apparu après la décision prise mi-novembre d'allonger de deux ans le délai de réduction de déficits publics grecs. Il s'agit d'un troisième plan d'aide qui ne dit pas encore son nom.

Au-delà de ces chiffres qui donnent le tournis, c'est toute la stratégie d'aide à Athènes qui est remise en question. La Grèce, dont l'économie ne se redresse pas, serait-elle devenue un puits sans fond dans lequel la zone euro risque de sombrer?

N'est-il pas temps de songer à employer les grands moyens, c'est-à-dire d'effacer une bonne partie de la dette grecque, aujourd'hui détenue à 70 % par les États de la zone euro, le FMI et la BCE?

L'enjeu de la discussion est si lourd que la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a abrégé sa tournée en Asie pour être présente à Bruxelles....

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Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande

Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les prévisions de la Commission européenne ne sont pas compatibles avec la réduction du déficit promise.

 

La Commission européenne devait doucher, mercredi 7 novembre, les espoirs de croissance et de redressement budgétaire de François Hollande et de son gouvernement. D'après les prévisions d'automne publiées en début d'après-midi à Bruxelles, la croissance atteindra 0,4 % l'an prochain, moitié moins que l'hypothèse retenue par Paris pour construire le budget 2013 (à 0,8 %).

Dans ces conditions, la France ne devrait donc pas, selon les estimations de la Commission, être en mesure de ramener son déficit en deçà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, contrairement au cap fixé par François Hollande depuis son élection.

Cet objectif ne devrait être atteint qu'en 2014, avec une croissance attendue de 1,2 %, à condition, selon Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, de prendre des mesures supplémentaires d'économies cette année-là. Et de poursuivre encore les efforts en 2015.

Tandis que le gouvernement français multiplie les annonces pour asseoir sa crédibilité budgétaire, et donner des gages aux marchés, la Commission se garde d'exiger davantage d'austérité pour 2013 : elle a décidé de renoncer à ce jour à l'envoi d'un éventuel "avertissement précoce", tel que celui adressé à la Belgique en début d'année pour la sommer d'accentuer ses efforts de rigueur. "C'est un autre cas de figure : à l'époque, le gouvernement belge tardait à être formé", dit un haut fonctionnaire....

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Bruxelles met l'Afrique à l'honneur avec une tapisserie de fleurs géante | La-Croix.com

Bruxelles met l'Afrique à l'honneur avec une tapisserie de fleurs géante | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une tradition fleurie. Comme tous les deux ans, la Grande-Place de Bruxelles s'est couverte mardi 14 août d'un gigantesque tapis de fleurs de 1 800 m⊃2;, soit près d'un million de fleurs. Pour cette édition 2012, le thème est l'Afrique.

Une centaine de bénévoles se sont ainsi appliqués à déposer les fleurs en rangs serrés selon un dessin complexe inspiré des tissus d'Ethiopie, du Congo, du Nigeria, du Botswana et du Cameroun. Cette grande tapisserie sera visible jusqu'au dimanche 19 août.

 

Vidéo de 0'20". Source: euronews

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On en a encore pour notre argent

On en a encore pour notre argent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les eurosceptiques se plaisent à faire remarquer que les Pays-Bas sont un des plus gros contributeurs nets de l'UE, et donc qu'ils mettent des "milliards d'euros" dans les caisses de Bruxelles. Mais les Néerlandais obtiennent-ils quelque chose en retour ? Le Groene Amsterdammer mène l'enquête.

 

Et si l’on comparait notre contribution à l’UE avec ce que nous recevons en retour (des subventions agricoles et des petits dons pour des régions de second plan comme le Flevoland) ? On pourrait froidement faire un calcul coûts/bénéfices. Depuis des années, les Pays-Bas comptent parmi les principaux contributeurs nets de l’Europe. Plus de deux cents euros par citoyen néerlandais et par an, soit un total de 3,6 milliards d’euros, ce qui est cependant moins que la Suède ou l’Allemagne par exemple.

On peut toutefois se demander si les avantages se résument uniquement à ces quelques milliards de subventions provenant de Bruxelles. Car ce n’est pas tout. Il ressort de certaines études que les Pays-Bas tirent un tel profit de l’Europe que leur contribution nette est presque insignifiante en comparaison. Selon Hans Vollaard, politologue à l’université de Leyde, “il faut considérer la somme versée comme une sorte de contribution au libre marché”. Le Bureau central du Plan a calculé assez précisément ce que cette contribution a rapporté en 2011 : le libre marché intérieur a représenté en moyenne pour les Néerlandais un mois de salaire par an, et l’euro au maximum une semaine de salaire....

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Les réformes socialistes sous l’œil de Bruxelles - Rue89

Les réformes socialistes sous l’œil de Bruxelles - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le sommet européen se termine, prochain rendez-vous en octobre.

 

François Hollande respire, espérant que le mini Pacte de croissance suffira à faire oublier le strict renforcement de la discipline budgétaire qui se poursuit, inexorablement.Le gouvernement espère sans nul doute convaincre sa majorité que les maigres contreparties obtenues face à l’Allemagne sont suffisantes pour ratifier le Pacte budgétaire et sa fameuse règle d’or.

Suffisantes aussi pour détourner l’attention des électeurs qui pourraient se tourner vers un règlement européen qui se trouve déjà dans les tuyaux et qui prévoit de contraindre le gouvernement français dans l’élaboration même de son budget.

Le nouveau texte doit entrer en vigueur à la rentrée.

Que va-t-il advenir des réformes socialistes ? La réforme des retraites, la suppression de la TVA sociale, l’augmentation des cotisations et la (re)fiscalisation des heures supplémentaires vont-elles vraiment pouvoir être mises en œuvre ?

 

La nouvelle majorité parlementaire française est déjà dans le viseur de la Commission européenne. Le 30 mai dernier, elle publiait ses nouvelles recommandations et mettait sérieusement en garde le gouvernement Ayrault.

Elle lui demandait d’assurer avant tout la viabilité du système de retraite, de limiter les évolutions du salaire minimum, de lutter contre la segmentation du marché de l’emploi, ou encore de déplacer la pression fiscale du travail vers d’autres formes de fiscalité.....

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