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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Zizanie dans les zincs de Berlin

Zizanie dans les zincs de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Haro sur les bobos ! Dans la capitale allemande, les propriétaires de vieux bistrots déclarent la guerre aux bars branchés. Accusés de piquer la clientèle et de faire flamber l'immobilier.

 

C'est une querelle à l'ancienne, émaillée d'invectives lancées à la nuit tombée, de vitrines volant en éclats et d'échange de tags vengeurs. Dans le quartier de Neukölln, à Berlin, se joue une drôle de bataille des bistrots, brossant en filigrane les transformations que connaît la capitale allemande. La gentrification ne cesse d'y gagner du terrain, creusant le fossé entre des populations installées de longue date, qui voient le prix des loyers s'envoler, et les nouveaux arrivants, bobos et autres hipsters. La Weisestrasse, une petite rue pavée, est devenue le symbole de ce face-à-face.

Au départ, quelques propriétaires de bars historiques voyaient d'un mauvais œil l'arrivée de cafés à la mode, fréquentés par une clientèle plus jeune et cosmopolite - tel le Circus Lemke, un bar vintage, avec ambiance jazz et lumières tamisées, ouvert en 2009 dans une rue voisine. Mais c'est avec le lancement du Schiller Café Bar et de ses succursales (une boulangerie et un restaurant de burgers), en 2012, que la contestation locale s'est organisée. "Ils ont voulu conquérir notre quartier de l'extérieur !", accuse Gerhardt, militant d'Info-Laden, une association proche de l'extrême gauche, sise au 53 de la même rue.

Et de dénoncer leur méthode façon cheval de Troie : "Ils se sont présentés comme de petits entrepreneurs modestes et sans le sou alors qu'ils ont investi des sommes énormes." Les murs du Schiller Café Bar portent encore les stigmates de l'attaque subie le jour de son ouverture, en juillet 2012. Plusieurs assaillants cagoulés ont aspergé la façade de peinture rouge et brisé trois vitrines. "On a voulu laisser les traces pour leur montrer qu'ils ne nous feront pas partir, assure Zoya, serveuse de l'établissement. Les six premiers mois, certains entraient pour nous dire que nous les avions fait partir de leur propre quartier..."....

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Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin

Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec la fermeture hier du squat d'artistes Tacheles, Berlin perd un des fleurons de la culture alternative qui l'a rendue célèbre, sous le ciel morose de la gentrification.

 

La mine triste, assis sur des canapés défoncés et des sièges jetés sur le trottoir, les occupants du Tacheles attendent l’arrivée de la police avec une résignation qui fait peine à voir, tandis que deux d’entre eux entament une élégie funèbre sur un vieux piano à queue. Mardi matin, l’évacuation du plus célèbre des squats berlinois, après deux décennies d’occupation, n’a pas donné lieu aux barouds d’honneur qui accompagnent traditionnellement les dernières heures des Besetzhäuser (maisons occupées) de la capitale allemande.

“Nous sommes des artistes, pas des autonomes de gauche violents. Ce n’est pas notre truc de mener une action illégale. Si ce lieu n’est pas soutenu par la sphère politique, dans ce cas il n’y a rien d’autre à faire que de fermer la porte”, dit sobrement Linda Cerna, porte-parole du Tacheles.

Après un long feuilleton judiciaire à rebondissements qui les a opposés pendant des années à un investisseur qui voulait transformer le bâtiment en complexe immobilier luxueux, projet abandonné entre-temps faute de fonds suffisants, les occupants du Tacheles ont fini par jeter l’éponge quand le créancier du propriétaire, la banque HSH Nordbank, les a sommés de vider les lieux. Sollicitée à plusieurs reprises par le collectif d’artistes, la mairie de Berlin s’est refusée à intervenir, mais a fait savoir récemment qu’elle veillerait à ce que le lieu, bientôt mis en vente, reste un espace dédié à la culture. Sans plus de précisions....

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Les Inrocks - Les Berlinois défendent leur mur menacé

Les Inrocks - Les Berlinois défendent leur mur menacé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils étaient nombreux à manifester à Berlin pour dire non à un projet immobilier impliquant le démantèlement de la plus longue section du mur. Reportage.

 

Ce sont 6000 personnes qui se sont réunies aujourd’hui aux abords de l’East Side Gallery, plus longue section du mur de Berlin encore debout, pour s’opposer à un projet immobilier qui implique de démanteler une partie du vestige. Les travaux, commencés le 1er mars, ont été temporairement arrêtés quand quelques centaines de personnes ont constitué une chaîne humaine devant la parcelle de 22 mètres qui commençait à tomber. Deux jours plus tard, les manifestants ont rebouché le trou formé, et appelé les Berlinois à se mobiliser pour préserver leur Histoire aux côtés de nombreux hommes politiques et d’associations.”Je suis né à Berlin-Ouest, mon père est un réfugié de l’Est. J’avais 17 ans quand le mur est tombé, j’étais là”, raconte Marc Wohlrabe, un des organisateurs de la manifestation :

“J’ai un fils d’un an, je veux pouvoir lui parler de ces gens qui ont essayé de franchir le mur, des gens qui sont morts pour la liberté, et cette partie du mur est essentielle dans notre processus de souvenir”.

En 2006 déjà, la ville avait déplacé 40 mètres du mur pour faciliter l’accès à la nouvelle immense salle de concerts O2-World, dans le cadre du même projet urbain appelé “Mediaspree” qui fait fermer club sur club le long de la Spree. “Nous ne pouvons pas ignorer la situation légale aujourd’hui“, admet Stefan Evers, membre CDU du Parlement de Berlin dans les rangs des manifestants :

“Je suis nouveau au Parlement, et je ne comprends pas comment on a pu discuter de ce projet pendant des années, et le laisser avancer, sans se poser la question du mur. Nous avons organisé vendredi une future table ronde avec les acteurs du projet, et j’espère qu’on pourra trouver une solution : déplacer la construction, trouver un autre moyen d’accéder à ces appartements etc. C’est aujourd’hui dans l’intérêt des investisseurs de discuter, pour ne pas se retrouver face à une opposition radicale”....

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La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler

La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
“Pauvre mais sexy”, la capitale allemande est un centre créatif et avant-gardiste tout en vivant des subsides versés par les autres Länder. Là vit une population pour laquelle le salariat est une angoisse, l’allocation universelle une espérance.

Portrait mordant par un blogueur vedette, Rainer Meyer, pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Extraits.

 

 

Mon ami H. angoisse, car il se trouve à un âge critique et approche du moment où l’économie réelle le rangera dans la catégorie des “travailleurs âgés”. A Berlin, pourtant, si l’on se débrouille bien, on peut arriver à la mi-quarantaine sans avoir jamais exercé d’activité régulière. H. lui-même ne fait pas partie de ces éternels adolescents qui montent bénévolement des projets : il a travaillé dans les médias. Lorsque je l’ai rencontré à Berlin, voilà huit ans, il vivait au jour le jour et dépensait sans compter.

Aujourd’hui, il possède des biens immobiliers, reprend ses études, et angoisse. Et parce qu’il angoisse, il est favorable à la création de l’allocation universelle. Celle-ci, déclare-t-il, lui donnera les coudées plus franches. Et évitera à tous les autres de subir l’oppression par le travail pour un salaire de misère. L’allocation universelle serait pour lui une libération d’ordre psychologique. Il continuerait à travailler dur. Il veut simplement être libéré de la peur irrationnelle qui l’habite.

 

Une menace pour l’Etat social

1 000 euros net. Il n’en faut pas plus pour tenir un mois à Berlin, entend-on dire. Aussi modique soit-elle, il faudra pourtant bien que quelqu’un allonge la somme, que ce soit l’Etat, l’employeur, les parents ou les amis.

Le wiki de Christian Heller, pionnier de l’ère numérique, permet de se faire un idée au centime près du nombre de jours que peut tenir un jeune en ne se nourrissant que de chocolat premier prix, de kébabs au poulet et de soupes toutes prêtes. Quand les rentrées sont plus importantes que prévu, c’est le moment de s’offrir de nouveaux produits Apple et de le claironner sur Twitter. Quand l’argent ne rentre plus, on débat sur Internet pour savoir s’il est préférable de s’étourdir à l’herbe ou à la bière. Le train-train professionnel de la génération des parents est un modèle à bout de souffle, on en est convaincu....

 

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