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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil

KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier scrutin couvrant l'ensemble du territoire kosovar s'est déroulé le 3 novembre dans un climat marqué par des violences dans le nord du pays où les Serbes sont majoritaires.

Ce vote test est un échec pour Bruxelles, estime le quotidien croate Jutarnji List.

 

 

Les forces de police du Kosovo renforcées, la mission de l'Union européenne au Kosovo (Eulex) et ses unités spéciales, les forces de l'Otan déployées dans le cadre de la Kfor : tout le monde était en état d'alerte le 3 novembre pour assurer le bon déroulement des élections municipales. Ce scrutin couvrait pour la première fois l'ensemble du territoire du Kosovo. Et tous avaient prévenu qu'ils ne toléreraient aucune provocation ou désordre. Car ces élections constituaient un test pour le Kosovo et la communauté internationale quant à l'application sur le terrain de l'accord de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina.

Alors que les élections semblaient se dérouler sans grands problèmes, des extrémistes masqués se sont introduits dans les bureaux de vote peu avant la fermeture. Ils ont agressé les électeurs et détruit les urnes. La police n'a pas pu les en empêcher et les forces de la mission européenne sont arrivées trop tard. Ce n'est que suite à l'intervention de celles de l'Otan que la situation s'est calmée. On a fini par remettre en place les urnes. Mais cette atmosphère sur le terrain était loin de correspondre aux attentes de Bruxelles.


L'Union européenne (UE) et l'Otan doivent se demander sérieusement ce qu'ils ont fait en treize ans de présence au Kosovo pour en arriver là : comment est-il possible qu'un petit groupe de hooligans ait pu mettre en question le processus électoral. En 2012, la cour des comptes européenne avait estimé le coût de la mission de l'UE au Kosovo à un milliard d'euros. La situation est certes meilleure aujourd'hui qu'il y a treize ans, mais force est de constater que treize ans après l'arrivée des forces internationales et presque six ans après l'indépendance on ne peut toujours pas organiser des élections normales.

Le problème dépasse la question de la sécurité, il est avant tout politique. Bruxelles insistait sur une approche "pas à pas" du problème du Nord, ce qui a permis aux seigneurs locaux de créer des structures parallèles criminelles. Pour des raisons politiques et afin d'assurer une quelconque stabilité, l'UE et le reste de la communauté internationale ont toléré pendant des années ces structures en espérant qu'avec le temps la situation allait progressivement s'améliorer et se normaliser. Apparemment, ce ne fut pas le cas...

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L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie

L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement serbe a donné son feu vert à l'accord en vue de normaliser les relations avec le Kosovo, paraphé vendredi sous l'égide de l'UE

 

"La Commission considère que la Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d'une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo, écrit la Commission dans un rapport (en anglais) sur les discussions entre la Serbie et le Kosovo. En conséquence, la Commission recommande l'ouverture de négociations avec la Serbie pour une adhésion à l'Union."


Cette annonce est intervenue quelques minutes après le feu vert donné par le gouvernement serbe à l'accord Belgrade-Pristina paraphé vendredi dernier sous l'égide de l'UE, quatorze ans après la fin du conflit serbo-kosovar et cinq ans après l'indépendance proclamée par l'ancienne province serbe. Le compromis porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire.

Belgrade "a accepté le premier accord sur les principes qui réglementent la normalisation des relations, qui est le résultat du dialogue avec le Kosovo à Bruxelles. Le gouvernement a ordonné aux ministères (...) de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'accord et poursuivre l'application des accords déjà existants avec les représentants des institutions de Pristina", indique un communiqué du cabinet du premier ministre serbe, Ivica Dacic.

Le Parlement serbe doit également se prononcer dans la semaine sur cet accord, mais la coalition au pouvoir dispose d'une confortable majorité et ne devrait pas rencontrer d'obstacle. L'Union européenne avait en effet conditionné le démarrage de négociations d'adhésion à un accord avec son ancien ennemi...


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BALKANS • Ces couleuvres que l'UE nous fait avaler

BALKANS • Ces couleuvres que l'UE nous fait avaler | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tous les pays candidats à l'Union européenne ont dû faire des sacrifices et des compromis sous la pression de Bruxelles. Et plus ils ont tardé, plus ces concessions ont grossi, met en garde un quotidien macédonien.

 

A chaque fois qu’un État qui souhaite adhérer à l’Alliance atlantique (Otan) et à l’Union européenne (UE) réussit à sauter un des obstacles du parcours du combattant, je pense aussitôt aux mots de Zoran Dogramadziev, un des rares journalistes macédoniens à avoir fait une carrière internationale.

Dans un article paru il y a plusieurs années dans notre journal, il a constaté que chaque candidat au club européen devait avaler une couleuvre avant de passer à la case suivante et qu’il était préférable de le faire le plus tôt possible, avant que la "bête" ne grossisse trop ! Ainsi, la Slovénie fut contrainte de restituer les biens appartenant à la minorité italienne ; la Croatie a dû se résigner à céder à la Slovénie une part de ses eaux maritimes dans la baie de Piran ; la Roumanie a baissé la garde et a fait beaucoup de concessions à la minorité hongroise, ce qu’elle n’aurait jamais fait sans la pression de Bruxelles. La Bulgarie a également été obligée d’avaler une couleuvre en fermant partiellement la centrale nucléaire de Kozlodouï, le site le plus rentable du pays.

Quant à la Macédoine, la couleuvre à avaler [un compromis avec la Grèce dans le litige du nom opposant les deux pays] a eu le temps de grossir depuis 20 ans et sera d’autant plus dure à avaler....

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After Croatia, who is next in the EU queue?

After Croatia, who is next in the EU queue? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Voters in Croatia, part of the former Yugoslavia, go to the polls this weekend to decide whether or not to join the European Union.

Via Machina Speculatrix
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Intégration européenne : la Commission entrouvre la porte aux Balkans occidentaux

Intégration européenne : la Commission entrouvre la porte aux Balkans occidentaux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La revue de presse des Balkans -

Article publié le : vendredi 14 octobre 2011.

 

Par Courrier des Balkans / Jean-Arnault Dérens

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Municipales tests au Kosovo

Municipales tests au Kosovo | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Kosovo, correspondance. À l’occasion du scrutin de dimanche, l’état des tensions au Nord, où habite la minorité serbe, constitue un enjeu clé. Il validera ou non le processus d’adhésion de Belgrade à l’UE.


Une étrange partie de poker menteur se joue, une fois de plus, sur les rives de l’Ibar. La participation des Serbes du nord du Kosovo aux élections municipales de dimanche prochain représente l’épreuve du feu pour les accords de « normalisation » difficilement conclus en avril dernier entre Belgrade et Pristina.

Ces accords de Bruxelles, dont le contenu a été négocié mot à mot par la haute représentante de la politique extérieure de l’UE, Catherine Ashton, sont souvent présentés, non sans un peu de complaisance, comme « un grand succès », même si leur portée réelle reste difficile à évaluer. « Tout va se jouer dimanche : même si peu de Serbes se rendent aux urnes, pour peu qu’il n’y ait pas d’incident majeur, tout le monde parlera d’un grand succès. Par contre, si cela dérape, c’est toute la stratégie menée au Kosovo par Bruxelles depuis plusieurs années qui sera invalidée », estime, sous couvert de l’anonymat, un fonctionnaire de la mission européenne Eulex.

Depuis plusieurs années déjà, les Serbes des enclaves situées dans le sud du Kosovo reconnaissent les institutions de Pristina. Pas ceux du secteur nord, homogène et contigu à la Serbie, où vivent quelque 40 000 personnes. Les Européens veulent donc vider l’abcès, et c’est à Belgrade – en contrepartie de l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE dès janvier 2014 – qu’il revient de convaincre les Serbes du Nord de participer aux élections municipales, cette participation valant reconnaissance de facto des institutions du Kosovo indépendant. Même l’Église orthodoxe serbe appelle les Serbes à se rendre aux urnes.

Ces dernières semaines, la situation s’est cependant tendue dans le nord du Kosovo, avec des explosions récurrentes et des attaques contre des policiers européens. Soumis à de fortes pressions de la part de Belgrade, les Serbes du Nord reculent pas à pas. La dernière bataille porte sur le matériel électoral qui sera distribué dimanche : « Si un seul symbole de la soi-disant république du Kosovo figure dans les bureaux de vote, aucun Serbe n’ira voter et des incidents sont possibles », a mis en garde lundi Krstimir Panti, l’actuel maire serbe de Mitrovica.

« Nous sommes trop peu nombreux. Que pourrions-nous faire sans l’aval et le soutien de la Serbie ? Prendre le fusil ? » demande Mile, un agriculteur de la petite ville de Leposavic. Pourtant, dimanche, la moindre provocation pourrait très vite mettre le feu aux poudres.

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Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen"

Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Entretien. Le premier ministre serbe s'inquiète du blocage des discussions avec l'Union européenne à cause du Kosovo

 

Le premier ministre serbe, Ivica Dacic, et son homologue kosovar, Hashim Thaci, ont jusqu'au mardi 9avril pour trouver un compromis sur le nord du Kosovo, peuplé par environ 40000 Serbes. Le 2avril, leur huitième rencontre à Bruxelles, sous l'égide de l'Union européenne (UE), n'a pas permis de franchir ce cap décisif. De passage à Paris, deux jours plus tard, pour obtenir le soutien de la France en cette période décisive, M.Dacic, en fonction depuis juillet2012, a expliqué au Monde les réserves de Belgrade.

 

 

Quelle est la raison du désaccord constaté, mardi 2avril, à Bruxelles ?

Ivica Dacic. Pour la première fois, la Serbie a formulé une proposition pour résoudre le problème de manière viable. Le président Nikolic a présenté une plate-forme offrant aux Serbes une autonomie de leur communauté au sein du Kosovo, sans reconnaître formellement l'indépendance du Kosovo.

La Serbie veut en finir avec le passé et se tourner vers le futur. Donc, résoudre la question des structures parallèles, trouver le moyen d'intégrer les Serbes dans le système de Pristina. Mais les propositions du Kosovo sont humiliantes, inacceptables, inapplicables sur le terrain....

 

Vincent DUBOIS's insight:

 

La suite de l'article est réservé aux abonnés du monde.fr mais il me semblait qu'il était important d'évoquer les Balkans dans leurs relations problématiques avec l'UE et la poudrière qu'ils représentent toujours.

 

A ce titre, je conseille la lecture du roman d'Ismet Prcic intitulé California  Dream qui nous replonge dans la guerre des années 90 en Yougoslavie à travers le parcours d'un jeune bosniaque.

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Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans?

Adhésion à l'UE : où en sont les Balkans? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Croatie va devenir le 28e pays membre de l’Union européenne. Après la Slovénie, en 2004, ce sera donc le deuxième des six pays de l’ex-Yougoslavie à faire ce pas vers l’Europe. Mais entre les pays candidats et les autres, l'écart se creuse.

 

Après la Slovénie en 2004, la décision de la Croatie d'intégrer l'Union européenne va peut-être entrouvrir la porte de l’Europe aux autres pays des Balkans qui attendent toujours sur le perron. A terme, tous les pays de l’ex-Yougoslavie ont vocation à intégrer l’UE. Mais si l'instabilité des années 1990 est en passe d'être surmontée, cette région qu'on qualifiait il n'y a pas si longtemps de « poudrière » de l'Europe est confrontée à d'autres problèmes.

De plus l'enthousiasme pro-européen de ces pays, à 80% dans les sondages en 2003, s’est émoussé au fil des négociations et de l’intransigeance de Bruxelles. Sans compter que la crise économique est passée par là et que l’Europe ne fait plus rêver....

 

Point sur la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

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La Croatie mise sur l’UE pour oublier ses plaies

La Croatie mise sur l’UE pour oublier ses plaies | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vingt ans après la guerre, même le bastion nationaliste d’Osijek penche pour l’Europe, à trois jours d’un référendum national sur l’adhésion.

Reportage d' Hélène DESPIC-POPOVIC, envoyé spéciale à Osijek (Croatie).

 

Après Vukovar, dont elle n’est séparée que par une quarantaine de kilomètres de plaine, Osijek est sans doute la ville de Croatie qui a le plus souffert de la guerre consécutive à l’éclatement de l’ex-Yougoslavie (1991-95). Quoique rénovée, cette ville de 90 000 habitants, la quatrième du pays, affiche encore des façades meurtries par des impacts de balles et des éclats d’obus.

«Un beau pays plein de cicatrices», aiment à dire ses habitants à l’heure où la Croatie, qui a fêté ce week-end les 20 ans de sa reconnaissance internationale, se prépare à voter dimanche par référendum pour ou contre l’adhésion à l’Union européenne, prévue en juillet 2013. Sept cents civils tués dans les bombardements de l’automne 1991, autant de combattants morts sur les lignes de front, à moins de deux kilomètres de la capitale économique de la Slavonie… les souverainistes s’interrogent : valait-il la peine de tant souffrir afin d’échapper à la tutelle de Belgrade pour finir sous celle de Bruxelles ? Parmi eux, Daniel Srb, le président du Parti croate du droit (HSP), une formation ultranationaliste qui, au sortir de la guerre a dirigé pendant plusieurs années la mairie d’Osijek. Il est catégorique : «Les unions n’ont jamais profité à la Croatie, pas plus l’Autriche-Hongrie que la Yougoslavie.»

 

Populiste. Mais vingt ans ont passé, et ce radicalisme ne convainc plus les électeurs. A l’inverse du pays, passé à gauche aux législatives de décembre, la région est restée à droite, mais cette droite-là s’est transformée en un parti régional qui mobilise davantage sur les questions locales - comme l’agriculture ou les voies de communication - que sur celles de l’Etat ou de la nation...

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