Union Européenne, une construction dans la tourmente
7.2K views | +0 today
Follow
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ?

La crise est-elle enfin en train de donner naissance à une révolution de la pensée économique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'économie mondiale connait une dépression d’une ampleur au moins équivalente à celle qui a débuté dans les années 1970. Les réponses apportées aujourd'hui se différencient pourtant des solutions proposées il y a trente ans.

 

Quatre ans après le début de la Grande Récession, l'économie mondiale ne va pas toujours pas mieux, les électeurs perdent patience et les gouvernements tombent comme des quilles. Selon les données de l’OCDE, le PIB des Etats-Unis a reculé de 3,9% entre la fin 2007 et la fin 2009. En comparaison, la contraction économique fut plus sévère au Royaume-Uni (5,5%), moins prononcée en France (-2,8%), et à peu près identique en Allemagne (-4,0%). Cette situation laisse ainsi de l'espace à une révolution dans la manière de penser, et si ce n'est pas encore en politique, on commence à assister à une modification de la pensée économique.

Prenons d'abord l'exemple du Fond monétaire international (FMI). Jusqu'alors bastion de l'austérité, l'institution se met depuis quelques mois à se prononcer en faveur de politiques fiscales expansionnistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est quant à elle engagée en faisant tourner la planche à billets sans limite, tant que l'emploi ne s'est pas rétabli. Et la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé des achats d'obligations illimités avec l'impression de billets, une politique dénoncée comme étant le travail du démon par le président de la Bundesbank allemande.

Sir Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a lui choisi de se battre contre un raz-de-marée de soutiens en faveur d'un “dropping money from helicopters”, c'est-à-dire de laisser tourner la planche à billets. King a tenu à distinguer "la bonne et la mauvaise création d'argent". Selon lui, de telles opérations combineraient des politiques fiscales et monétaires et il n'y a aucun besoin de le faire. Lorsque la Banque a décidé combien d'argent elle devrait créer, c'est au gouvernement seul d'augmenter la dépense ou de réduire les taxes. Il estime cette répartition des responsabilités nécessaire et démocratique.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ?

David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que les Britanniques rejettent en bloc l'intégration politique européenne, le Premier ministre David Cameron a relancé lundi l'idée d'un référendum afin de renégocier les liens entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

Une posture politique qui pourrait conduire les Britanniques à se séparer de l'Europe...

 

Entretien avec Jean-Paul Révauger, responsable du Master recherche langues du parcours Europe contemporaine et directeur de l’UFR d’anglais de l’Université de Bordeaux III.

 

Pensez-vous que le Royaume-Uni puisse vraiment quitter l'Europe ?

 

Jean-Paul Révauger : Deux problèmes se posent. D'un côté, ce que David Cameron souhaite pour l'Europe, et de l'autre ce que souhaite le peuple Britannique, d'où le référendum. Ce dernier est en réalité un problème de politique interne. L'organisation d'un référendum en Grande-Bretagne est principalement actée pour résoudre une question politique, et non une question stratégique. Il y a eu un premier référendum sur l'Europe en 1975. A l'époque, il était question du maintien du pays dans le marché commun. Ce référendum a été gagné par ses partisans, avec plus de 60 % d'avis favorable.

A la même époque, les entreprises les plus dynamiques s'étaient mobilisées en faveur du marché commun. Les choses étaient alors plus simples. Le gouvernement des travaillistes porté par Wilson avait plus de faciliter à marginaliser la gauche salutaire au retrait du marché commun. Le référendum était un moyen pour le premier ministre Harold Wilson de résoudre un problème interne au parti travailliste.

Actuellement, les Conservateurs ont deux problèmes. Sur les questions européennes, le parti est principalement divisé. Au sein même du parti, il y a un groupe favorable à un approfondissement de l'intégration européenne. En outre, le quotidien des affaires, the Financial Times, est favorable à une plus grande intégration, voire même l'idée d'un certain fédéralisme. Pour autant, le parti conservateur (et surtout son électorat) pourrait être désigné comme euro-sceptique. Le parti se retrouve ainsi, menacé par son propre électorat d'un côté, et de l'autre, il doit faire face à sa propre coalition avec les leaders démocrates favorables au fédéralisme européen.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Divorces dans la zone euro : les quatre scénarios possibles selon Morgan Stanley

Divorces dans la zone euro : les quatre scénarios possibles selon Morgan Stanley | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La banque d'affaires Morgan Stanley évalue les probabilités de départ des pays de la zone euro. Des scénarios plus ou moins probables et plus ou moins dramatiques qui donnent une idée de ce à quoi l'on peut s'attendre en cas d'éclatement.

La banque d'affaires Morgan Stanley publie sur son site le tableau titré "La Grèce quitte l'euro : 4 divorces et pas d'enterrement" indiquant les probabilités de départ des pays de la zone euro, la Grèce en tête, et les conséquences que cela aurait. Quatre scénarios, pour des résultats plus ou moins dramatiques.

Scénario 1 : La Grèce quitte la zone euro, la contagion est modeste. Probabilités : 35%......

Scénario 2 : La Grèce quitte la zone euro. La contagion, très rapide, entraîne de fortes réponses. Probabilités : 40%...

Scénario 3 : Plusieurs pays décident de quitter la zone euro. Probabilités : 20%....

 Scénario 4 : Des pays du noyau dur de la zone euro la quittent. Probabilités : 5%...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise : sommes-nous à la veille d'une rechute brutale ?

Crise : sommes-nous à la veille d'une rechute brutale ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après Pâques, les bourses européennes ont toutes perdu entre 2,5 et 5 %, les taux d'emprunt de l'Italie et l'Espagne ont fortement augmenté. L'effet des liquidités de la BCE commence à s'estomper, et la situation de l'Espagne est préoccupante.

 

Après les quatre jours de la trêve du week-end de Pâques, les bourses européennes ont toutes perdu entre 2,5 et 5 %, le CAC 40 lui-même s'est replié de 3,08 %, et n'affiche mercredi soir qu'une timide hausse de 0,62%. Dans le même temps, les taux d'emprunt des États les plus fragiles de la zone euro ont fortement augmenté (Espagne et Italie).

Nombreux sont ceux qui se sont interrogés ces dernières semaines sur la fin de la crise. Était-elle « réglée » ? Il faut sortir de cette logique simpliste. On ne « règle » pas une crise d’une telle ampleur. Les pays européens font face aujourd’hui à une crise de surendettement publique, c’est-à-dire d’inadéquation structurelle entre les dépenses publiques et ce que leur économie est capable de délivrer en termes de croissance et donc de recettes fiscales. On ne s’en sortira donc durablement que lorsque des politiques de croissance auront été instaurées et produiront leurs effets, et quand nos État (y compris la sécurité sociale) auront été réformés pour être plus efficaces et moins coûteux.

Dans l’intervalle, de nouveaux mécanismes de solidarité intra-européens devront être trouvés, qui nous mèneront vers une nécessaire et enthousiasmante Europe Fédérale. Vu sous cet angle, on comprend que le redressement sera long et chaotique. D’ailleurs, la crise espagnole vient se rappeler au souvenir des étourdis ou des optimistes niais : ses principaux indices boursiers ont plongé et ses taux d'intérêt à long terme (10 ans) se sont approchés de la barre symbolique des 6%....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise économique ou immigration ? Tour d’Europe des sujets de campagne numéro 1

Crise économique ou immigration ? Tour d’Europe des sujets de campagne numéro 1 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas ont tous les trois connu une élection majeure ces derniers mois. Quels sont les thèmes qui ont marqué les campagnes électorales dans ces pays ?

 

Atlantico : L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas ont vécu une élection majeure en période de crise économique. Quel thème a le plus été abordé, la crise économique et financière ou le thème des valeurs identitaires, et notamment le problème de l’immigration ?

Fabio Liberti : A aucun moment les Italiens ses sont intéressés aux questions migratoires ou aux questions de société. Le gouvernement Monti est un cabinet de crise qui a un mandat précis et limité à la réforme économique. Même pour l’opinion publique, la crise a tout mangé....

Juan Pedro Quiñonero : En Espagne, le problème de l’immigration se pose là où il y a des « ghettos ». Il existe un micro parti d’extrême droite qui tient le même type de discours suranné et démagogique que le Front national en France. Mais il est vrai que, en ce qui concerne les grands leaders d’envergure nationale, José Luis Zapatero à gauche et Mariano Rajoy à droite, personne n’a voulu prendre le problème de l’immigration à bras les corps et en faire un débat national....

Marijn Kruk : Souvent les thèmes changent au fil de la campagne. Il est donc très difficile d’isoler un thème principal. Néanmoins, il est sûr que les questions économiques n’étaient pas très présentes pendant la campagne néerlandaise de 2010. A ce moment-là, la crise économique n’avait pas encore vraiment touché le pays. Le taux de chômage était à moins de 4% (il a augmenté depuis).....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Comment l'euro est devenu une machine de guerre des États forts contre les pays moins compétitifs de l'UE

Comment l'euro est devenu une machine de guerre des États forts contre les pays moins compétitifs de l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le second plan de sauvetage de la Grèce a été adopté lundi soir, mais la crise de l'euro reste d'actualité.

Si la monnaie unique valorise les avantages compétitifs de chaque pays, les disparités qu'elle suscite entre États membres doivent être compensées par une plus grande solidarité.

 

L’Europe semble découvrir avec effroi qu’une monnaie unique accentue les disparités entre les Etats de la zone. Elle veut désormais les obliger à poursuivre une politique de stricte rigueur pour les empêcher de diverger. Mais une telle politique est incohérente par rapport aux principes mêmes de la monnaie unique car elle ôte ‘’l’avantage’’ de la monnaie unique pour n’en garder que les inconvénients, jusqu’à la caricature d’ailleurs : l’assujettissement du plus faible, rendu justement plus faible par la monnaie unique.

La monnaie unique accentue les divergences par la vertu même de l’homogénéité monétaire. Elle permet aux avantages compétitifs de chaque pays de se valoriser pleinement : le fort industriellement valorise ses avantages pour l’avantage, en théorie, de la communauté entière rendue ainsi plus compétitive globalement....

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Ces hommes de l'ombre qui détiennent vraiment le pouvoir en Europe

Ces hommes de l'ombre qui détiennent vraiment le pouvoir en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Christophe Deloire, co-auteur de "Circus Politicus", souligne l'attention excessive portée à certains dirigeants politiques et lieux de pouvoir au détriment des vraies instances décisionnelles en Europe.

 

L’Europe fait face à un problème médiatique. Cela se traduit par une incapacité des citoyens à regarder au bon endroit. La preuve en est que personne ne connaît les personnes les plus importantes au niveau européen. Qui connaît Joseph Daul, le président du groupe du PPE (Parti populaire européen) et l'une des rares personnes à pouvoir appeler Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur leur portable ? Qui connaît Jean-Paul Gauzès, le coordinateur de la position du groupe PPE au sein de la commission des affaires économiques et monétaires ? Tous deux sont plus importants que les responsables politiques français, sur lesquels on peut lire de nombreux articles.

L’idée que nous développons dans notre livre Circus Politicus est effectivement que la politique se joue ailleurs. Ainsi, l’un des grands lieux de pouvoir aujourd’hui est le Conseil européen où les chefs d'État et de gouvernement se réunissent à huis clos. On ne connaît de ce qui s’y déroule, mais uniquement ce qu’ils veulent bien nous en dire...

 

D’autres compte-rendus montrent que, lors des sommets d’élaboration des plans de sauvetage de la Grèce, les chefs d’État et de gouvernement, le président de l’Eurogroupe ou le Gouverneur de la BCE affirment clairement que la présentation publique de l’événement ne correspondra pas à ce qui s’est dit en séance. Le fait que les débats ne soient pas publics est un vrai problème d’un point de vue démocratique. En démocratie, il y a certes une part de secret pour préserver la souveraineté et l’action du pouvoir exécutif. Mais, puisqu’il s’agit de décisions qui vont nous engager tous, éventuellement pendant des années, il n’est pas normal que celles-ci ne fassent pas l’objet de débats au préalable. Pour revenir plus précisément à la rencontre Sarkozy/Merkel, une phrase de Nicolas Sarkozy m’a interloqué : «J’engage la parole de la France ». Ce type de propos souligne une dérive de l’ensemble de l’architecture du pouvoir. On se trouve finalement devant un homme seul qui décide pour nous tous sans le moindre débat, sans qu’on sache comment la décision a été prise...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le risque caché : si la Grèce sort de l’euro, c’est l’Allemagne qui explose en premier !

Le risque caché : si la Grèce sort de l’euro, c’est l’Allemagne qui explose en premier ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le débat fait rage chez les économistes allemands. La Bundesbank, qui possède 465 milliards d’euros de créances sur l’Eurosystème, est de plus en plus exposée à l'éclatement de la zone euro.

 

Lors de la création de l’euro, les pays ont gardé leur banque centrale, bien qu’ils entraient dans une monnaie unique. La structure formée de toutes ces banques centrales et de la Banque centrale européenne (BCE) se nomme « l’Eurosystème ». Il s’agit d’une bizarrerie, normalement à une monnaie doit correspondre une seule banque centrale. Une étude d’Eric Dor de l’Ieseg met en lumière les effets délétères de cette construction baroque.

Au lieu d’avoir une banque centrale qui centralise les transactions de l’ensemble des banques européennes, chaque banque est en liaison avec la banque centrale de son pays. La liquidité est fournie par les différentes banques centrales, et les banques commerciales déposent leurs réserves non pas à la BCE, mais dans leur banque centrale.

Ainsi, quand une entreprise grecque achète un produit allemand, une banque grecque transfère de l’argent à une banque allemande. Et la Bundesbank (la banque centrale allemande) se retrouve avec une créance d’autant sur la Banque centrale de Grèce. A cela se rajoute les fuites de capitaux : personne ne prête aux banques grecques qui doivent donc se tourner vers leur banque centrale, et en plus les déposants grecs vident leurs comptes pour les transférer à l’étranger...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La Fed est-elle en train de voler au secours de la zone euro sans le dire ?

La Fed est-elle en train de voler au secours de la zone euro sans le dire ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans le Wall Street Journal, l'ancien Vice-président de la Banque Fédérale de Dallas Gerald O'Driscoll a accusé la Réserve fédérale américaine de renflouer l’Europe par "d’incompréhensibles échanges de devises".

La réalité serait plus nuancée, et les intérêts de la Fed loin d'être négligés...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Pourquoi les Anglais font capoter la réforme des traités européens à 27...

Pourquoi les Anglais font capoter la réforme des traités européens à 27... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Premier ministre britannique David Cameron a posé son veto à un projet de changement des traités européens.

Loin de saboter les projets d'intégration de l'UE, ce dernier cherchait à préserver les intérêts économiques de la Grande-Bretagne et avant tout à contenir l’euroscepticisme non dissimulé du Parti conservateur.

Entretien avec Sophie Pedder, chef du bureau de the Economist à Paris.

 

Atlantico : La réforme des traités portée par le couple franco-allemand débouche sur plus d’intégration européenne. L’Angleterre a usé de son veto pour bloquer un accord à 27. Pour quelle raison ?

Sophie Pedder : Bien que les Allemands aient insisté pour que ce soit un traité à 27 et non à 17, il y a eu un problème. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a clairement précisé qu'il ne tolérait pas que la réforme des traités européens puisse porter atteinte aux intérêts de la City de Londres. Il a donc posé son veto.

Il s’inquiétait notamment de la perte des protections dont bénéficie la City de Londres. Les 26 s’efforçant par exemple d’imposer une taxe sur les transactions financières, à laquelle la Grande-Bretagne est évidemment farouchement opposée.

Ce qui semblait le plus probable s'est donc réalisé, et les 17 ont procédé à un nouveau traité au sein de la seule zone euro, pour contourner le veto britannique....

 

En définitive, ce que souhaite la Grande-Bretagne, c'est jouir des avantages européens mais pas des inconvénients.

Ce n’est pas nouveau, la Grande-Bretagne a toujours souhaité cela. L’élément qu’elle valorise le plus dans l’Union européenne, c’est le marché unique et le libre-échange, mais pas l’intégration. L'usage régulier de leur droit de veto est là pour en témoigner....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Merkozy refonde l'Europe

Merkozy refonde l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour sortir de la crise, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne font désormais plus qu'un. Leur premier objectif : l'union budgétaire.

 

Merkozy : le mot est sur toutes les lèvres en Allemagne, comme l'atteste cet article du Bild.

"Merkozy est sans aucun doute un moteur fort, pour sortir de la crise. Mais un moteur fort ne donne pas l'assurance que l'avion va dans la bonne direction", soutient Viviane Reding, vice-présidente de la commission européenne.

"La France et l'Allemagne ont une conduite responsable", affirme de son côté Wolfgang Schaüble, ministre allemand des Finances.

Un peu moins d'une heure pour "dire la vérité", convaincre et rassurer : voilà l'objectif que s'était fixé Nicolas Sarkozy pour son discours de Toulon, jeudi soir.

Trois ans après "Toulon I", Nicolas Sarkozy reconnaît que "la vie d'un grand nombre de Français est plus difficile aujourd'hui, après trois ans de crise"."Je sais que malgré toutes les mesures qui ont été prises, beaucoup de Français ont souffert et continuent de souffrir. Chacun a dû faire des efforts, chacun a dû faire des sacrifices"...

 

Vidéos des discours de Nicolas Sarkosy et réaction de la classe politique française.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Faire grève, c'est garder la foi dans la capacité d'action des gouvernants

Faire grève, c'est garder la foi dans la capacité d'action des gouvernants | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Angleterre, Grèce... les grèves se multiplient en Europe, mais débouchent finalement sur peu de changement politique.

Reste qu'en descendant dans la rue, les peuples montrent qu'ils croient encore dans la faculté des gouvernants à faire quelque chose pour lutter contre la crise.

Par Florent Blanc, docteur en sciences politiques.

 

Cet automne 2011 est décidément celui des peuples. Alors que de l'autre côté de la Méditerranée les peuples continuent d'affirmer leur désir de pouvoir enfin peser sur les choix faits en leur nom, du coté européen, après le mouvement des Indignés, ce sont les Grecs depuis plusieurs semaines et les Britanniques depuis mercredi, qui se mobilisent pour faire part de leurs inquiétudes face aux mesures de rigueur annoncées.

 ...

La grève n'apporte pas de solution. Ce n'est pas son but. Par contre elle témoigne, à chaque fois, d'une confiance apportée dans les processus de consultation et de négociation politique. Pour autant qu'elle marque une défiance à l'égard des politiques, qu'elles soient mises en place ou seulement envisagées, l'arrêt de travail et la manifestation publique qui l'accompagne généralement, ne peut qu'être comprise comme une participation politique, et une volonté de trouver une solution commune.

Face aux discours qui font de cette crise de la dette la cause d'une dépossession de la capacité de choix des responsables politiques, les Européens qui choisissent de renoncer à une ou plusieurs journées de rémunération pour manifester leur colère et leur crainte, marquent en réalité leur confiance dans la capacité du politique à trouver une solution qui cherche à éviter le sacrifice des catégories sociales les plus fragiles. Mais qui pourrait le leur reprocher ?...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La Belgique meurt-elle un peu plus chaque jour ?

La Belgique meurt-elle un peu plus chaque jour ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Six (bonnes) raisons de désespérer de l'impasse politique dans laquelle se trouve le pays, malgré l'accord politique et budgétaire trouvé samedi entre les six principaux partis.

 

La Belgique sur la voie d'une solution politique après 532 jours sans gouvernement ? Peut-être, mais cela n'arrangera rien à la situation économique et financière du pays.

Si les six principaux partis belges sont parvenus samedi à un accord sur le budget fédéral du Royaume pour 2012, ouvrant par là-même la voie à la formation d'un gouvernement par le socialiste Elio Di Rupo avant Noël, la situation de la Belgique n'est guère réjouissante.

Le pays a en effet vu la note de sa dette dégradée vendredi par Standard & Poor's de AA+ à AA avec perspective négative. L'agence de notation estime que « le secteur [financier] va avoir besoin de plus d’aides des autorités. Ceci aura pour conséquence que la dette passera la barre des 100 % du PIB ».

La veille, alors que les taux d'emprunt continuaient de s'envoler sur les marchés financiers, le gouvernement belge par intérim dirigé par Yves Leterme avait annoncé le lancement d'un emprunt d'Etat ouvert à toute la population. L'effort nécessaire pour boucler le budget est d'une ampleur sans précédent : la Belgique a besoin de trouver 11,3 milliards d'euros pour faire repasser son déficit sous la barre des 3% du PIB en 2012, comme l'exige l'UE.

Acculé, le gouvernement belge intérimaire semble prêt à explorer toutes sortes de solutions. Très utilisé dans les années 1990, ce mécanisme était peu utilisé depuis quelques années, car moins attractif que d'autre produit financiers...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Mario Draghi sera-t-il l’homme qui fera céder l’Allemagne ?

Mario Draghi sera-t-il l’homme qui fera céder l’Allemagne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des rumeurs parcourent les marchés : Mario Draghi et ses collègues réfléchissent bien à la mise en œuvre d'un mécanisme de limitation des 'spreads' (écarts de taux) au sein de la zone Euro.

Le patron de la BCE arrivera-t-il à faire en sorte que l'Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas lèvent leur veto, face au risque d'éclatement de la zone Euro ?

 

Un récent article du grand quotidien allemand "Der Spiegel", daté du lundi 20 août, fustigeait le projet supposé de la BCE de se fixer des seuils d'intervention lorsque le "spread" (c'est à dire l'écart entre le taux d'un emprunt d'Etat de la zone "euro" et le taux équivalent d'un emprunt d'Etat allemand) dépasserait un certain niveau (par exemple, 2, 3, 4, 5, ou 6 %), et ce pour éviter notamment aux pays du Sud d'être étranglés comme actuellement par les marchés financiers.

Ce projet d'intervention - officiellement démenti par les responsables de la Banque centrale - se ferait par achat massif de dettes de l'Etat concerné, et ce de manière à décourager la spéculation.

Quel commentaire à ce propos ? Primo, il n'y a pas de fumée sans feu, et cette démarche de la BCE a de bonnes chances d'avoir été réellement envisagée au plus haut niveau de l'institution ; mais sans doute a-t-elle été caviardée en sous-main, peut-être par l'un de ses responsables germanophiles...

Secundo : saluons ici le courage de M. Draghi qui, à la différence de son prédécesseur, M. Trichet, cherche vraiment à prendre le taureau par les cornes pour désamorcer la crise ; mais il souffre à cet égard d'un triple handicap....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Europe fédérale : la BCE réussira-t-elle ce que les pro-européens ne sont pas parvenu à faire en 60 ans ?

Europe fédérale : la BCE réussira-t-elle ce que les pro-européens ne sont pas parvenu à faire en 60 ans ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour Mario Draghi, l'Union européenne est à un "moment crucial de son histoire". Le président de la BCE estime qu'elle souffre de faiblesses structurelles, et que le seul moyen d'aller de l'avant est de s'en remettre au fédéralisme. Enretien avec Thomas Klau.

 

Quels seraient les premiers chantiers à ouvrir pour arriver à un fédéralisme politique ? Crédit Reuters

12suivant ›

Atlantico : Mario Draghi a déclaré au lendemain du sommet des Vingt-Sept qui s’est tenu à Bruxelles que l’Union européenne est à un « moment crucial de son histoire », estimant que la crise de la dette a mis en évidence les faiblesses de l’Europe d’aujourd’hui. En parlant de la nécessité d’un « saut » politique européen, ne sort-il pas de son mandat purement économique ? Que traduit cette intervention ?

 

Thomas Klau : Je ne pense pas que Mario Draghi sorte de son mandat en tenant de tels propos puisqu’il existe une tradition ancienne qui consiste pour les banques centrales à s’exprimer sur le cadre politique. La Bundesbank l’a fait dans les années 1990 lorsqu’elle a estimé qu’une union monétaire ne pourrait survivre à terme sans union politique. Un banquier central est dans son rôle s’il pointe des faiblesses structurantes et importantes d’une architecture politique qui sous-tend une monnaie. Cette parole est souvent réservée pour des moments graves lorsque des défaillances créent de réelles menaces sur la stabilité d’un système monétaire. Un banquier central serait même en faute s’il n’exprimait pas sa pensée dans ce contexte....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Allemands sont-ils donc totalement incapables de comprendre que leur vision de la rigueur pousse les autres pays européens à la faillite ?

Les Allemands sont-ils donc totalement incapables de comprendre que leur vision de la rigueur pousse les autres pays européens à la faillite ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se refinancer sur les marchés financiers et qui sont en sursis de défaut sur leurs dettes.

 

Avant tout, pour répondre efficacement à la crise de la zone euro, il faut aussi et d’abord apporter une réponse crédible à l’insolvabilité des pays qui ne peuvent plus se fournir sur les marchés financiers (Grèce et Portugal) et qui sont en sursis de faillite par des mécanismes de solidarité qui ne règlent rien à leur situation, ne font que gagner du temps pour imposer – je me répète - par l’assistanat faussement bienveillant de comptables allemands, une véritable dictature sur la société.

Ces pays ne peuvent continuer à supporter le poids de l’intérêt de leur dette - de l’ordre de 4 à 5 points de PIB annuellement. Pour la France, par exemple, une telle situation signifierait 85 milliards d'euros d’intérêts payés sur le poids actuels notre dette, soit 40 milliards en plus donnés au système financier ou 2% de notre PIB. Avec une telle charge, notre pays qui a une économie pourtant bien plus saine que ces pays, rentrerait immédiatement en récession. Et nous avons osé - sous le diktat allemand - imposer à ces pays cette charge avec l’effet suivant : tous les pays du Sud et non seulement la Grèce et le Portugal deviennent encore plus insolvables en raison de la récession de leur économie.

Sans autre politique que celle menée actuellement au Sud, nous nous enfoncerons encore un peu plus dans la crise, car à la demande qui tirait auparavant la croissance, il n’y aura pas eu la substitution d’une croissance tirée par l’offre sans casser toutefois la demande....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Europe : des djihadistes moins nombreux mais désormais plus déterminés

Europe : des djihadistes moins nombreux mais désormais plus déterminés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le cas Mohamed Merah est-il totalement isolé ? En Europe, ils seraient quelques centaines comme lui, très discrets mais parfaitement déterminés.

 

Entretien avec Yves Trotignon qui a fait carrière au sein de la DGSE.Il est aujourd'hui analyste senior chez RISK&CO comme spécialiste de la menace terroriste.

    Atlantico : Plusieurs pays européens sont confrontés à la présence de djihadistes sur leur territoire. Sait-on combien ils sont en France et combien on en compte dans les pays voisins ?

    Yves Trotignon : Il est très difficile d'évaluer leur nombre mais on estime qu’il y aurait quelques centaines d’individus réellement dangereux en Europe. Historiquement, on trouve des grosses cellules en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Benelux et dans une moindre mesure dans les pays scandinaves, notamment en Suède.

Lorsque l’on parle de djihadistes, il faut bien faire attention à les différencier en deux catégories. Il y a ceux qui vont soutenir la cause en donnant de l’argent, en accueillant des gens ou en fournissant des documents. Et il y a ceux qui qui vont directement mener des actions.

Aujourd’hui, en Europe, il n’y a plus de réseaux djihadistes opérationnels liés à Al Qaeda. La neutralisation de ces réseaux a commencé un peu avant le 11 septembre 2001 et s’est accélérée ensuite. A partir de 2004-2005, la pression sur les cellules européennes est particulièrement forte.

Les djihadistes liés à Al Qaeda qui sont toujours présents en Europe ne sont pas des opérationnels. Ils font du soutien idéologique, éventuellement logistique. On estime le nombre de djihadistes comme Mohamed Merah, autonomes et très radicalisés, à près de 200 personnes capables de passer à l’acte sur toute l'Europe.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Non-material Girl : cette Allemande qui vit sans argent depuis 16 ans...

Non-material Girl : cette Allemande qui vit sans argent depuis 16 ans... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
C'est le pari d'Heidemarie Schwermer, 69 ans : subsister uniquement grâce au troc de biens et de services, sans aucune aide sociale.

Un film, "Living without money", retrace le parcours de cette ancienne prof, mère de deux enfants, qui a un jour décidé de se débarrasser du matériel et de faire de sa vie une expérience étonnante.

 

Vivre sans argent ? Impossible direz vous. Et pourtant. Il y a 16 ans, Heidemarie Schwermer a fait ce choix. Ce qui ne devait être qu'une expérience de douze mois est devenu pour cette Allemande, aujourd'hui âgée de 69 ans, un véritable mode de vie.

Un film, Living without money, de la Norvégienne Line Halvorsen, retrace d'ailleurs le parcours de cette ancienne institutrice, mère de deux enfants, qui a un jour décidé de s’alléger du matériel, rapporte le site Business Insider.

Jamais Heidemarie Schwermer n'aurait crû pouvoir tenir si longtemps sans argent. "Abandonner l'argent m'a apporté une qualité de vie, une richesse intérieure et la liberté", témoignait-elle en août dernier.

Les prémisses de cette idée un peu folle remontent au mois de mai 1996. Après un divorce douloureux, Heidemarie Schwermer, s’installe avec ses deux enfants à Dortmund dans le nord-ouest de l’Allemagne, où elle ouvre un cabinet de psychologue. Les chocs pétroliers ont frappé de plein fouet la région très industrielle de la Ruhr, précipitant de nombreuses personnes dans la pauvreté.

Un constat qui choque cette femme, convaincue qu’il ne s’agit pas fondamentalement d’un manque de ressources, mais de leur mauvaise répartition. Quelle absurdité, se dit-elle, que certains ne sachent plus quoi faire de leur argent quand d’autres meurent de faim....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Importateur de cerveaux ! Le Brésil, terre d'accueil pour émigrés européens fuyant la crise

Importateur de cerveaux ! Le Brésil, terre d'accueil pour émigrés européens fuyant la crise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Brésil n'est pas convoité uniquement pour son Carnaval de Rio qui débute ce samedi. Moteur économique de l’Amérique latine, le pays s'impose comme un eldorado pour les entrepreneurs étrangers.

 

Le Brésil, nouvel eldorado pour les entrepreneurs étrangers étranglés par la crise ? Le pays, devenu la 6ème puissance mondiale depuis décembre dernier, affiche l'impressionnant PIB de 2 520 milliards de dollars en 2011. Depuis le début des années 2000, le plus grand et le plus peuplé des pays d'Amérique latine surfe sur une vague inédite de croissance (7,5% en 2010, 6% en 2011), grâce à la stabilité de son marché intérieur.

Conséquence de cette bonne santé économique : le nombre de cartes de séjour délivrées a bondi de 67% entre 2009 et 2010. Et la tendance s'est encore accentuée l'an passé. Épargné par la crise de 2008, le pays attire donc les investisseurs étrangers - Chinois en tête - mais aussi de nombreux Européens qui fuient la crise et viennent tenter leur chance sous les tropiques...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La seule chose à comprendre au sujet de la crise de l'euro

La seule chose à comprendre au sujet de la crise de l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Rendez-vous Atlantico. Cette semaine, Pascal Emmanuel Gobry, le "nettoyeur", fait voler en éclat l'idée reçue selon laquelle la crise qui secoue l'Union européenne et tous ses pays membres est une crise de la dette.

 

Parler de “crise de la dette” c'est dire ceci : les pays européens ont trop dépensé (ou pas assez imposé), ont eu des déficits depuis trop longtemps, ont accumulé trop de dette, et maintenant il faut rembourser. C'est pour cela que les marchés financiers demandent des taux exorbitants pour racheter la dette de certains pays.

Ce diagnostic a l'avantage d'être moralisateur : c'est parce qu'on s'est “mal comportés”, qu'on a été trop dispendieux, trop cigale et pas assez fourmi, que maintenant, comme à la fin d'un conte pour enfants, ce deus ex machina que sont “les marchés” vont nous punir pour nous être mal comportés.

Ce diagnostic a cependant un inconvénient : il est complètement faux.

Comment l'affirmer ? Il suffit de constater que des pays beaucoup plus endettés que les pays en question — des pays comme la Grande-Bretagne, le Japon ou les États-Unis — n'ont aucun mal à financer leur dette et que leurs taux d'intérêts sont au plus bas. Si nous étions dans une “crise de la dette” où le problème vient de la dette et où les marchés refuseraient de prêter aux pays endettés, ces pays-là seraient dans la même situation précaire....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les leçons à tirer de la régression démocratique hongroise

Les leçons à tirer de la régression démocratique hongroise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
De retour de Budapest, Serge Federbusch revient sur les bouleversements que traverse actuellement la Hongrie. Une atteinte à la démocratie d'autant plus inquiétante, que ce pays a toujours été une sorte de poisson-pilote historique en Europe.

 

Profitant de la majorité des deux tiers dont dispose le Fidesz (parti politique hongrois de droite et centre droite) son parti, au Parlement, Viktor Orban, Premier ministre habile et non dénué d’un humour populiste, multiplie les "coups de canif" contre le pluralisme et la liberté d’expression.

La Constitution est modifiée pour mieux contrôler la magistrature, et la nouvelle loi électorale va rendre très difficile toute alternance... dès lors que l’opposition est émiettée, et que la prime va au parti arrivant en tête, lui assurant ainsi une majorité écrasante. Les journalistes de la télévision publique qui protestent sont licenciés, la seule radio d’opposition a perdu sa fréquence, etc. Hillary Clinton s’est émue à juste titre de ces menaces pour le pluralisme, emboîtant le pas à Viviane Reding (Vice-présidente de la Commission européenne), qui l’avait fait au nom de l’Union européenne.

Il ne s’agit pas encore d’une attaque frontale contre la démocratie, mais d’une offensive par petites touches, comme savent le faire les régimes autoritaires intelligents. Des dizaines de milliers de personnes ont osé défier l’ordre établi dans les rues pour dénoncer ces dérives. Daniel Cohn-Bendit n’a pas eu tort de comparer Viktor Orban à une sorte de Hugo Chavez européen en devenir, s’attirant des médias proches du pouvoir la seule réplique d’être un pédophile. C’est un peu court, jeunes gens.

Lorsqu’on déambule près du Parlement comme dans toutes les rues de Budapest, on ressent comme une chape de plomb sur la ville, et ce climat pesant n’est pas dû qu’à la torpeur d’un Noël où les familles restent traditionnellement chez elles....

more...
Alain de Chantérac's comment, January 8, 2012 1:46 PM
En comparant avec la vision de "Causeur" on peut dire que la chape de plomb du politiquement correct martelé par nos journaliste soit disant démocrates , qui s'auto censurent pour conserver leur place n'est pas moins pesante... Des professeurs et des journalistes licenciés pour ne pas etre dans la ligne éditoriale , ça existe aussi en France : qu'en pense Eric Zemmour ?
Vincent DUBOIS's comment, January 10, 2012 2:30 PM
Merci pour cette remarque. On constate en effet qu'il est plus facile de critiquer la politique des autres plutôt que de balayer devant sa porte. La France, notre grande démocratie, a encore des progrès à faire dans certains domaines comme celui de la cyber-censure qui est à découvrir sur ce lien: http://12mars.rsf.org/fr/
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Non, la crise ne ressuscitera pas la lutte des classes !

Non, la crise ne ressuscitera pas la lutte des classes ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Crise bancaire, endettement et rigueur... Le marasme économique actuel se transforme peu à peu en crise politique.

Mais si la rigueur et le recul des acquis sociaux exacerbent la colère individuelle, ils dilueraient dans le même temps la conscience de classe et l'hégémonie syndicale.

Entretien avec Alexandre Adler.

 

...Depuis les années 1980, la lutte des classes s'est considérablement amoindrie, car il n'y avait plus de transformation par industrialisation mais au contraire une croissance qualitative nouvelle, avec des figures sociales nouvelles qui ne se sont pas données les mêmes formes d'organisation que le mouvement ouvrier classique. La lutte des classes ne correspond donc pas au paysage de la société des années 1980-90. Pire, les derniers bastions de cette lutte des classes, comme le Brésil, l'ont vu s'effacer au profit de formes politiques nouvelles : on ne peut pas dire que la victoire du Parti des travailleurs au Brésil, même si elle a été générée par son industrialisation et la montée de syndicalistes comme Lula, soit aujourd'hui le résultat d'une lutte des classes.

 ...Dans la plus grande partie de l'Europe, l'État providence a réalisé la gratuité des soins, la prise en charge de tous les handicaps, détaillés par William Henry Beveridge en 1944 dans son célèbre rapport à Winston Churchill, "les quatre plaies du capitalisme" (le chômage, la maladie, la vieillesse et le logement). Il est donc évident que l'État providence a fini par éteindre la lutte des classes telle qu'on la connaissait. En ce sens, les ouvriers ont donc triomphé...De l'autre côté, ils ne l'ont pas gagnée puisque le processus de production a émigré, et le rapport de force entre syndicats et patronat est désormais favorable au patronat. En définitive, c'est un match nul. Nous avons plutôt changé de période historique...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Comment les marchés osent-ils sanctionner des dérives étatiques dont ils sont la cause ?

Comment les marchés osent-ils sanctionner des dérives étatiques dont ils sont la cause ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour Arnaud Montebourg et d'autres, la pression des agences de notation et des marchés est d'autant plus choquante que l'explosion de la dette des États européens aurait avant tout servi à renflouer le système financier lors de la crise de 2008.

Une vision partagée par Julien Landfried, secrétaire national du MRC et porte-parole de Jean-Pierre Chevènement, qui fustige la place qu'ont pris les marchés dans l'action politique.

 

 

 Atlantico : Standard & Poors a annoncé la mise sous surveillance négative de 15 des 17 États membres de la zone euro. Comprenez-vous que l'on puisse se scandaliser de voir les marchés financiers se retourner contre les États, alors que ces derniers ont sauvé le secteur de bancaire de la faillite en 2008 ?

Julien Landfried : Il y a en effet une dimension proprement indécente dans la situation actuelle. Le secteur financier est atteint d’hubris (l’esprit de démesure) et masque son hypertrophie par un discours pseudo économique. Il y a un conflit de légitimité entre les institutions démocratiques que sont les gouvernements, et les institutions financières qui sont l’expression du capital financier.

Ce conflit est masqué par la puissance des intérêts financiers dans le secteur de l’information, et par la colonisation de l’"expertise" économique par le secteur bancaire et financier. La majorité des "analystes", qui appellent les États à mettre en œuvre des politiques d’austérité, sont aussi des employés du secteur financier. Leur crédibilité est ruinée par la situation de conflits d’intérêts dans laquelle ils se trouvent de facto...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Europe : le retour des mauvais génies

Europe : le retour des mauvais génies | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Arnaud Montebourg veut déclarer la guerre à l’Allemagne et Emmanuel Todd propose de ne pas rembourser nos dettes. A quel monde aspirent-ils ?

 

François Mitterrand avait ses « visiteurs du soir » ― ses avocats d’une rupture avec l’intégration européenne et le SME. Je ne sais pas qui vient murmurer à l’oreille de son successeur à l’Élysée la nuit entre deux biberons, mais je subodore que ce ne sont pas de modernes avocats du chacun pour soi…

Au minimum, et quel que soit le point de vue que l’on se fait du « merkosarkozysme », ce mariage carpolapinesque de la cigale gauloise et de la fourmi teutonne (quel bestiaire !), on imagine que ces visiteurs nocturnes-là sont attentifs à ne pas jeter le bébé né en 1957 avec l’eau du bain de la crise de 2011....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Mais où les riches Grecs cachent-ils leur argent ?

Alors que leur fortune est menacée par les réformes fiscales et la perspective d'un retour à la drachme, les riches Grecs rivalisent d'imagination pour trouver des solutions pour préserver leurs économies, et le taux "d'évaporation" des euros du circuit officiel ne cesse de s'accélérer...

 

La Grèce, un pays de pauvres ? Pas seulement ! Un certain nombre d'ultra-riches ont profité des années de vaches grasses pour se bâtir une fortune qu'ils aimeraient préserver en dépit de la crise.

Ils craignent en effet un nouveau tour de vis fiscal du gouvernement, ou une hyperinflation causée par une éventuelle sortie de l'euro ce qui dévaluerait considérablement leurs avoirs. Ils cherchent donc à placer leurs économies en lieu sûr et le montant des transferts d'argent vers l'étranger s'est accéléré ces derniers mois.

Solution n°1 : le coffre-fort;

Solution n°2 : l'immobilier londonien;

Solution n°3 : le compte en Suisse;

Solution n°4 : se chauffer, tout simplement...

more...
No comment yet.