Union Européenne, une construction dans la tourmente
7.2K views | +0 today
Follow
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage

En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les électeurs européens n'ont jamais été aussi nombreux à être hostiles aux immigrés, aux musulmans et à l'Union européenne.


Après le Brexit et le référendum italien, et avec des élections nationales qui se profilent en 2017 aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, la crainte que l'Europe se fasse balayer par une vague populiste, gonflée aux sentiments anti-mondialisation, anti-musulmans et anti-immigrés, et galvanisés par les partis d'extrême droite, est de plus en plus justifiée. De fait, la stratégie a l'air de fonctionner: les sondages montrent que les individus ayant une opinion favorable au Front national (FN) en France, au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) outre-Rhin et au Parti pour la liberté (PVV) aux Pays-Bas sont, ont tendance à être plus hostiles aux immigrés, aux réfugiés et aux musulmans, que le reste de leurs concitoyens. Ils sont aussi davantage eurosceptiques et méfiants vis-à-vis de la mondialisation que leurs compatriotes. La rhétorique pernicieuse et nativiste d'une Marine Le Pen ou d'un Geert Wilders, fondateur du PVV, est sans doute essentielle pour attirer des partisans. Mais le fait est que l'intensité et l'ampleur des sentiments populistes et d'extrême droite chez leurs sympathisants –et dans une frange non négligeable de l'opinion publique globale– se fait de plus en plus sentir en France, en Allemagne et aux Pays-Bas....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La percée de l'extrême-droite allemande

La percée de l'extrême-droite allemande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Longtemps, les nouvelles extrêmes-droites n’avaient pas percé...Cette immunité tenait à la fois aux souvenirs du nazisme et à la force de la démocratie chrétienne, de la CDU/CSU qui couvrait à elle seule tous les segments de l’électorat conservateur, mais ces temps sont maintenant révolus. Après avoir remporté hier près de 22% des voix dans le Mecklembourg Poméranie occidentale, un land de l’ancienne RDA, l’AfD, l’Alternative pour l’Allemagne, s’impose en troisième force politique du pays. En seulement trois ans d’existence, ce parti est entré aux Parlements de 9 des 16 länder, a envoyé sept députés au Parlement européen et les sondages lui accordent aujourd’hui 14% des intentions de vote aux législatives de septembre 2017, pourcentage qui pourrait augmenter dans les mois à venir.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Allemagne: les anti-islam de Pegida submergés par un contre-mouvement - Europe - RFI

Allemagne: les anti-islam de Pegida submergés par un contre-mouvement - Europe - RFI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Quelque 25 000 personnes ont manifesté lundi 12 janvier 2015 à Dresde, à l'appel du mouvement anti-islam Pegida. Mais en face, 100 000 personnes se sont rassemblées dans tout le pays pour dénoncer l'intolérance. A Berlin, Angela Merkel et le président de la République participeront ce mardi à une veillée, organisée par un groupe musulman en mémoire des 17 personnes tuées la semaine dernière à Paris dans les tueries.

La marche hebdomadaire du lundi, à l'appel du mouvement Pegida - une abréviation pour « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » -, était très attendue cette semaine après les attaques survenues en France tout récemment. Certains hommes politiques allemands avaient demandé aux organisateurs de renoncer à leur manifestation, mais cette dernière a eu lieu. Un hommage y a été rendu aux victimes des attentats, ponctué d’une minute de silence.

Au final, ils ont été 25 000, selon la police, à se regrouper dans un parc mal éclairé du centre de Dresde, capitale de la Saxe (ex-Allemagne de l'Est). Un record après les 18 000 personnes de la semaine dernière. Dans la pénombre, ils ont arboré, comme chaque lundi depuis trois mois, des drapeaux allemands et des pancartes aux slogans islamophobes, rapporte de Dresde, pour RFI, le journaliste Clément Perrouault. Mais cette fois, ils ont ajouté des affiches d'hommage, et même quelques caricatures de Charlie Hebdo.

La scène semblait quelque peu surréaliste dans une manifestation d’extrême droite. Mais pour Gerhardt, peu importe ; il en est convaincu, les attaques de Paris confirment les thèses de son mouvement. L'argument a été brandi par Pegida dès l'annonce de la mort des journalistes de Charlie Hebdo mercredi dernier. « Il y a des milliers de malades qui se promènent dans nos rues, dénonce Gerhardt. Ils veulent détruire tout ce qu’on a construit et on ne peut pas l’accepter, ni en France, ni en Allemagne, ni ailleurs. »....

Quelque 25 000 personnes ont manifesté lundi 12 janvier 2015 à Dresde, à l'appel du mouvement anti-islam Pegida. Mais en face, 100 000 personnes se sont rassemblées dans tout le pays pour dénoncer l'intolérance....
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le nouveau président roumain, une histoire allemande

Le nouveau président roumain, une histoire allemande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Klaus Iohannis est issue de la minorité allemande, dont la présence en Transylvanie remonte au XIIe siècle.

 

Le candidat libéral Klaus Iohannis, 55 ans, issu de la minorité allemande, a remporté, dimanche 16 novembre, le scrutin présidentiel avec 55 % des voix. Il s’est imposé face au premier ministre socialiste Victor Ponta, pourtant favori des sondages. La victoire surprenante de Klaus Iohannis, élu pour un mandat de cinq ans, redonne sa fierté à la petite communauté....

 

A Sibiu, ville qui ne compte plus que 1 500 Allemands, c’est-à-dire 1 % de la population locale, les Roumains ont choisi d’élire comme maire, en 2000, Klaus Iohannis, professeur de physique. Dès son installation à la tête de la mairie, M. Iohannis a su attirer des investissements allemands qui ont changé le visage de l’ancien bourg que ses ancêtres avaient bâti.

Ces dernières années, de plus en plus d’Allemands reviennent en Transylvanie, rénovent leurs maisons et reprennent les affaires. Grâce à eux et à l’apport de capitaux, la Transylvanie renaît de ses cendres et est devenue une destination touristique à la mode.

Les Allemands peuvent-ils renouer avec leur conte de fées en Transylvanie ? « C’est la première fois qu’un citoyen appartenant à une minorité ethnique est désigné pour la course présidentielle, avait déclaré Klaus Iohannis à l’occasion de sa candidature. Cela prouve que la société roumaine est mûre. Nous ne pouvons pas demander le respect des autres si nous ne nous respectons pas nous-mêmes. Dans ma vision des choses, la Roumanie sera un pays occidental ».

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A Nation Divided

A Nation Divided | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
In the early euphoria following the fall of the Berlin Wall in 1989, Germany moved quickly to erase the scars of its Cold War division. But East Germany’s legacy remains visible in statistics.
Vincent DUBOIS's insight:

De nombreuses cartes pour comprendre les divisions entre les anciennes Allemagne de l'Est et de l'Ouest dans l'Allemagne d'aujourd'hui.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne

Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

....L'agence Moody's a réaffirmé vendredi sa confiance dans la solvabilité de l'Allemagne, sur fond d'embellie en zone euro.



Les risques de voir l'Allemagne contrainte de contribuer à un plan de sauvetage dans la zone euro ont « diminué », a expliqué l'agence de notation. La situation est notamment moins préoccupante en Italie et en Espagne, ajoute-t-elle, soulignant également que l'Union européenne s'était dotée de pare-feux financiers qui allègeraient le fardeau de ses Etats membres les plus riches en cas de nouvelle crise.

En relevant la perspective, Moody's indique qu'elle n'envisage pas à moyen terme de priver l'Allemagne de son « triple A », gage de solvabilité maximale sur les marchés financiers. A l'appui de sa décision, l'agence loue notamment « l'économie développée et diversifiée » du pays, ainsi qu'une « longue tradition » de mesures garantissant la stabilité macro-économique.

Selon Moody's, Berlin a par ailleurs confirmé « ses progrès » dans la consolidation de ses finances publiques, qui se sont traduits par des budgets 2012 et 2013 « quasiment à l'équilibre ».



En 2013, la première économie de la zone euro a vu son produit intérieur brut progresser de 0,4 %, portée par un fort excédent commercial. Un chiffre qui marque toutefois un ralentissement par rapport aux années précédentes – la croissance avait été de 0,7 % en 2012....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter

Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Angela Merkel sera mercredi à Paris. Elle y sera reçue au lendemain du vote qui le fera chancelière pour la troisième fois et à la veille d’un Conseil européen, de l’assemblée des 28 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union, qui sera largement consacré aux questions de Défense.
Le signal est clair. La chancelière et le président de la République entendent replacer la France et l’Allemagne au cœur de la construction européenne et affirmer une volonté d’utiliser les trois ans et demi durant lesquels ils seront tous deux au pouvoir pour remettre l’Europe sur ses rails. Il était temps.
Il est plus que temps car le divorce croissant entre les Européens et l’Europe menace jusqu’à l’idée même d’unité européenne. Peut-être est-il même trop tard our espérer recoller les morceaux mais trois choses incitent pourtant à y croire.
La première est que le résultat des élections allemandes de septembre dernier a contraint la chancelière à reformer, comme sous son premier mandat, une coalition avec la gauche social-démocrate. Comme toujours, le programme de ce gouvernement commun a été longuement négocié entre les deux grands partis allemands. La base social-démocrate l’a ensuite approuvé, samedi, avec trois quarts de « oui » et la politique allemande va ainsi prendre un tournant social très marqué.
Un salaire minimum de 8,50€ de l’heure sera instauré à compter de 2015. Les contrats à durée déterminée seront limités à une période de 18 mois et rémunérés au même niveau que les CDI au bout de neuf mois. Les salariés ayant travaillé 45 ans pourront prendre leur retraite, sans pénalités, dès l’âge de 63 ans au lieu des 67 ans auxquels l’âge légal reste fixé et l’Allemagne, c’est tout aussi important, va également investir dans la modernisation de ses infrastructures et désormais consacrer 3% de son Produit intérieur brut à la recherche.
Comme le lui demandaient la France, la quasi-totalité des Européens, la grande majorité des économistes et le Fonds monétaire international, l’Allemagne va autrement dit contribuer à tirer la croissance européenne par ses investissements et le relèvement de ses salaires. Non seulement les conflits politiques entre pays européens en seront réduits mais l’Allemagne aura beaucoup plus de mal à s’opposer à ce que le reste de l’Union prenne collectivement ou séparément des mesures de relance qu’elle-même va prendre dans ses frontières...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Zizanie dans les zincs de Berlin

Zizanie dans les zincs de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Haro sur les bobos ! Dans la capitale allemande, les propriétaires de vieux bistrots déclarent la guerre aux bars branchés. Accusés de piquer la clientèle et de faire flamber l'immobilier.

 

C'est une querelle à l'ancienne, émaillée d'invectives lancées à la nuit tombée, de vitrines volant en éclats et d'échange de tags vengeurs. Dans le quartier de Neukölln, à Berlin, se joue une drôle de bataille des bistrots, brossant en filigrane les transformations que connaît la capitale allemande. La gentrification ne cesse d'y gagner du terrain, creusant le fossé entre des populations installées de longue date, qui voient le prix des loyers s'envoler, et les nouveaux arrivants, bobos et autres hipsters. La Weisestrasse, une petite rue pavée, est devenue le symbole de ce face-à-face.

Au départ, quelques propriétaires de bars historiques voyaient d'un mauvais œil l'arrivée de cafés à la mode, fréquentés par une clientèle plus jeune et cosmopolite - tel le Circus Lemke, un bar vintage, avec ambiance jazz et lumières tamisées, ouvert en 2009 dans une rue voisine. Mais c'est avec le lancement du Schiller Café Bar et de ses succursales (une boulangerie et un restaurant de burgers), en 2012, que la contestation locale s'est organisée. "Ils ont voulu conquérir notre quartier de l'extérieur !", accuse Gerhardt, militant d'Info-Laden, une association proche de l'extrême gauche, sise au 53 de la même rue.

Et de dénoncer leur méthode façon cheval de Troie : "Ils se sont présentés comme de petits entrepreneurs modestes et sans le sou alors qu'ils ont investi des sommes énormes." Les murs du Schiller Café Bar portent encore les stigmates de l'attaque subie le jour de son ouverture, en juillet 2012. Plusieurs assaillants cagoulés ont aspergé la façade de peinture rouge et brisé trois vitrines. "On a voulu laisser les traces pour leur montrer qu'ils ne nous feront pas partir, assure Zoya, serveuse de l'établissement. Les six premiers mois, certains entraient pour nous dire que nous les avions fait partir de leur propre quartier..."....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Taxe Tobin : l’Allemagne double la France par la gauche - Rue89

Taxe Tobin : l’Allemagne double la France par la gauche - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Coucou, la revoilà, s'extirpant de l'ornière où elle s'était embourbée.

La taxe sur les transactions financières européennes, surnommée tantôt « taxe Tobin » (en hommage à l’économiste James Tobin qui rêvait de « jeter du sable dans les rouages » de la spéculation), tantôt « taxe Robin des Bois » (en hommage à l’économiste du début du XIIe siècle qui a le premier théorisé et mis en pratique la redistribution du capital aux fins de justice sociale), ressurgit là où on ne l’attend pas : en Allemagne.

Le prochain gouvernement de la chancelière Angela Merkel, qui doit naître des actuelles négociations qu’elle mène avec les socio-démocrates allemands, s’apprête à relancer le projet, qui a du plomb dans l’aile depuis quelques mois.

 

Comme on le sait, la CDU/CSU d’Angela Merkel n’a pas la majorité absolue au Parlement et doit discuter avec le SPD. Or, celui-ci a exigé, entre autres, que l’Allemagne se montre plus audacieuse dans la mise en place de la « Tobin tax ».

Depuis quelques mois, Merkel faisait plutôt partie de ceux qui, dans l’eurozone, freinaient sur ce dossier. Les banques ont mené contre ce projet un « furieux lobbying », pour reprendre les mots de l’agence Reuters, et des experts européens ont mis en garde contre les risques du projet. Mais la négociation pour une grande coalition en Allemagne lui redonne des chances.

« Nous sommes tombés d’accord pour aller de l’avant sur la taxe sur les transactions financières », a déclaré mercredi Martin Schulz, négociateur du SPD (et président du Parlement européen).

Herbert Reul, le négociateur de la CDU pour l’Europe, a commenté :

« Ce qui est nouveau, c’est que trois grands partis d’une grande coalition vont mettre cela au programme et le pousser. »...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les chantiers et les défis des quatre prochaines années d'Angela Merkel

Les chantiers et les défis des quatre prochaines années d'Angela Merkel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la bonne santé de l'économie allemande est indéniable, la chancelière devra notamment s'impliquer sur les dossiers sociaux et énergétiques.

 

L'Allemagne va mieux, a répété Angela Merkel durant toute sa campagne. «Même si tout n'a pas été résolu», ajoutait-elle aussi rapidement. La chancelière a quatre ans devant elle. Première puissance économique du continent, l'Allemagne est confrontée à des défis structurels qu'elle devra résoudre pour tenir son rang sur la scène internationale.

• Maintenir la force économique du pays

La force des exportations de l'Allemagne pourrait devenir une faiblesse si elle n'y prend pas garde: la balance commerciale du pays est excédentaire, signe de bonne santé de son économie mais aussi de sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. Pour maintenir son rang, l'Allemagne fait le pari de l'investissement et de la recherche. Mais cela suppose une amélioration de son système de formation. Le marché du travail allemand a besoin aujourd'hui de main-d'œuvre qualifiée. Le recours à l'immigration est une solution, mais pas la seule. «Avant de parler d'immigration, nous devrions donner à nos jeunes une seconde chance», a déclaré Angela Merkel samedi en évoquant ceux qui sortent du système scolaire allemand sans qualification.

• Corriger les inégalités sociales

Le succès économique allemand s'est fait au prix d'un accroissement des inégalités. Le chômage a régressé «mais le marché du travail ne s'est pas élargi», note-t-on du côté syndical. Les emplois à temps partiel ou les mini-jobs se sont multipliés. Durant la campagne, un thème social s'est imposé: la création d'un salaire minimum. Le SPD voulait l'instaurer par la loi. Angela Merkel veut laisser la main aux partenaires sociaux pour le négocier par branche et par région.

• Préparer le renversement démographique

L'Allemagne vieillit. Le prochain gouvernement devra anticiper le choc démographique qui se prépare. L'association «des jeunes entrepreneurs», citée par le magazine Focus, demande aux responsables politiques de mettre en place un «agenda 2050» pour préserver la compétitivité du pays. L'âge de départ en retraite est désormais fixé à 67 ans. Les responsables politiques s'inquiètent aussi d'une paupérisation à long terme d'une partie de la population: la précarisation du marché du travail menace le niveau des pensions à long terme.

• Poursuivre sur la voie de l'intégration européenne

Forte d'une légitimité qu'aucun autre dirigeant européen ne partage, il revient à Angela Merkel d'affirmer un projet pour l'Union européenne. C'est le chantier qui intéresse particulièrement la France. À l'Élysée, on attend de l'Allemagne qu'elle accélère enfin la mise en œuvre de l'union bancaire. Berlin, soucieux de ménager ses banques régionales, hésite à placer ses établissements sous le contrôle d'un superviseur européen. Paris espère aussi pouvoir avancer sur le sujet du fonds de rédemption européen, qui permettrait de soulager le poids de la dette pour certains pays européens. Mais Angela Merkel a répété son opposition à toute mutualisation des dettes...

 

• Faire aboutir la transition énergétique

En décidant en 2011, au lendemain de la catastrophe de Fukushima, de sortir du nucléaire, Angela Merkel avait fait l'unanimité. Mais, aujourd'hui, la mise en place de la transition énergétique est critiquée. Alors que la production d'énergie verte est largement subventionnée, le prix de l'énergie a fortement augmenté. ...

 

• Réformer le système de péréquation entre les régions

En février 2013, deux États, la Bavière et la Hesse, ont porté plainte devant la Cour constitutionnelle contre le système de péréquation entre les régions allemandes. Aujourd'hui, six Länder redistribuent des ressources vers les régions les plus pauvres notamment dans l'ancienne Allemagne de l'Est....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

EN VIDÉO • Angela Merkel en 12 caricatures

EN VIDÉO • Angela Merkel en 12 caricatures | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A quelques jours des élections législatives allemandes du 22 septembre, Danièle Renon, chef de service adjointe Europe à Courrier international, décrypte une douzaine de dessins de Klaus Stuttmann consacrés à la chancelière.

 

Courrier international a consacré un dossier aux élections législatives allemandes, qui auront lieu le 22 septembre. Le dessinateur Klaus Stuttmann a réalisé l'intégralité des dessins qui l'accompagnent, grâce auxquels il livre sa vision de la chancelière.

Danièle Renon, journaliste spécialiste de l'Allemagne à Courrier international, nous donne son explication.

Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 4 minutes et 32 secondes.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A Oradour, Hollande et Gauck écrivent une nouvelle page de la réconciliation

A Oradour, Hollande et Gauck écrivent une nouvelle page de la réconciliation | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans ce village meurtri par la barbarie des SS, les deux présidents ont tenu des discours tranchants de sobriété et profonds d'intensité.

 

S'il fallait ne retenir qu'un seul moment, ce serait celui-ci. Il est 14 h 46 dans la petite église d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) quand François Hollande et Joachim Gauck s'avancent dans la nef sans toit de l'église où les SS de la division Das Reichenfermèrent puis exterminèrent près de 400 femmes et enfants (642 personnes au total) dans l'après-midi du 10 juin 1944.

Les deux présidents ont le pas lourd, le visage crispé de gravité. Ils s'arrêtent face à l'autel, du moins ce qu'il en reste ; Joachim Gauck attire l'attention de François Hollande sur une poussette rouillée étendue sur le sol ; les deux chefs d'Etat se rapprochent l'un de l'autre ; leurs mains se frôlent pudiquement, leurs doigts se croisent...

A leur côté, un homme prend alors la parole, il s'appelle Robert Hébras, a 88 ans, c'est l'un des derniers survivants du massacre, il n'avait pas 20 ans à l'époque, sa famille a péri ce jour-là. L'échange dure quelques minutes, Joachim Gauck passe le bras autour de l'épaule du vieil homme, François Hollande le soutient également, leurs trois costumes sombres forment alors comme un bloc, et c'est ce bloc qui sortira de l'église dans un silence étouffant.

Viendront ensuite la visite de ce squelette figé dans la douleur qu'est resté Oradour depuis juin 1944, le dépôt de gerbes au cimetière, la sonnerie aux morts, la signature des livres d'or – où François Hollande apposera par mégarde la date du 3 septembre –, une nouvelle accolade entre les deux présidents, la visite du Centre de la mémoire, inauguré par Jacques Chirac le 16 juillet 1999, les discours, enfin, tranchant de sobriété chez François Hollande, profond d'intensité chez Joachim Gauck.


"Vous êtes la dignité de l'Allemagne d'aujourd'hui, capable de regarder en face la barbarie nazie d'hier, a lancé le président français à son homologue allemand. Aujourd'hui, votre visite confirme que l'amitié entre nos deux pays est un défi à l'histoire et un exemple pour le monde entier. Et sa force s'illustre en cet instant même à Oradour-sur-Glane...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Une claque en réponse à la main tendue de Merkel

Une claque en réponse à la main tendue de Merkel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Battue dans son propre fief par les populistes de l’AfD, dimanche, la chancelière paie le rejet massif de sa politique d’ouverture aux migrants, applaudie il y a encore un an. Un avertissement à quelques mois des élections générales.


Voici un an jour pour jour, Angela Merkel décidait d’ouvrir la frontière germano-autrichienne aux réfugiés bloqués en Hongrie dans des conditions humanitaires catastrophiques. Aujourd’hui, la question des réfugiés domine l’agenda politique allemand. C’est elle aussi qui décidera de l’avenir de la chancelière, alors que son parti vient de subir, dimanche, une nouvelle claque électorale dans le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, dans le nord-est de l’ancienne RDA, qui abrite sa circonscription. Selon les sondages de sortie des urnes, la CDU d’Angela Merkel a enregistré son plus mauvais score dans la région avec 19 % des voix, derrière les populistes de l’AfD (21 %) et le SPD (30,5 %). Les sociaux-démocrates devraient prolonger la coalition avec les conservateurs de la CDU déjà au pouvoir dans la région. Ce scrutin, comme celui à venir à Berlin dans deux semaines, faisait figure d’élection test, à un an des législatives. La polémique sur les réfugiés et leur intégration commence avec les chiffres. Même le ministère de l’Intérieur ne sait pas précisément combien de candidats à l’asile sont entrés en Allemagne dans le cafouillage de l’automne 2015. L’administration chargée des migrations, le BafM, cherche toujours à démêler le casse-tête des doubles enregistrements et à retrouver la trace de ceux qui sont entrés dans le pays sans être enregistrés. Les critiques sont renforcées par les lenteurs administratives. Seuls 450 000 des 1,1 million de personnes arrivées l’an passé dans le pays sont fixées sur leur sort.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Pour la presse européenne, Nicolas Sarkozy a fait barrage à Marine Le Pen

Pour la presse européenne, Nicolas Sarkozy a fait barrage à Marine Le Pen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les « une » des principaux quotidiens européens soulignent la défaite du PS et le pari perdu du FN.

 

Les médias européens se penchent, lundi 23 mars, sur les résultats des élections départementales en France, en pointant le retour victorieux de l’ancien président Nicolas Sarkozy, le score moins élevé qu’annoncé pour l’extrême droite et Marine Le Pen et la défaite du Parti socialiste, dans une France où s’installe le tripartisme.

 

En Allemagne

« L’extrême droite est à un niveau plus faible qu’attendu – l’UMP de Sarkozy sort victorieuse du scrutin », titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant que « l’ancien président est parvenu à empêcher que le Front national ne devienne le premier parti de France ». Le quotidien allemand (conservateur) note cependant que le parti de Marine Le Pen – bien qu’étant en deçà des 30 % d’intentions de vote que lui prédisaient les sondages d’avant-scrutin – a réussi à faire sauter le verrou du bipartisme...

 

En Italie

La presse italienne, relève notre correspondant Philippe Ridet, consacre de nombreuses pages aux résultats des élections françaises qui se partagent la « une » des plus grands quotidiens avec l’OPA du colosse chinois de la Chimie ChemChina sur le constructeur de pneumatiques Pirelli et la décision du maire de Milan, Giuliano Pisapia, de ne pas se représenter pour un second mandat en 2016. Tous mettent en relief la performance de l’UMP, l’enracinement du Front national et la nouvelle déroute du Parti socialiste....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal»

Klaus Iohannis, le nouveau président roumain: un «Allemand» qui veut faire de la Roumanie un pays «normal» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les électeurs ont voulu protester contre la corruption qui mine l'Etat, mais aussi contre la pauvreté d’un pays à la traîne dans l’Union européenne.

 

En élisant Klaus Iohannis à la présidence de la République, dimanche 16 novembre, les Roumains ont manifesté leur rejet des vieux caciques de la politique, héritiers de l’ancien régime. Au deuxième tour de l’élection présidentielle, ils ont voté à plus de 55% pour un homme qui représente à lui tout seul deux minorités du pays: Klaus Iohannis fait partie de la petite communauté d’origine allemande en Roumanie (36.000 personnes, soit moins de 0,3% de la population) et il est de confession luthérienne dans un pays à majorité orthodoxe.

C’est une rupture en Roumanie.

Depuis la révolution de palais qui mit fin au régime policier du couple Ceausescu en décembre 1989, la nomenklatura post-communiste avait réussi à contrôler le pouvoir même si une forme d’alternance sauvait les apparences de la démocratie. Le Premier ministre, Victor Ponta, est membre du Parti social-démocrate qui a succédé au Parti communiste. Au premier tour, qui a eu lieu le 2 novembre, il était arrivé largement en tête des quatorze candidats alors en lice. Avocat, spécialisé dans les affaires de corruption, il est réputé pour ne pas avoir été très regardant sur ses fréquentations. Il était soupçonné de vouloir reprendre en main la justice après avoir nommé une jeune femme tenace à la tête de l’administration anticorruption (DNA) qui a pris son rôle trop au sérieux. De nombreux anciens cadres du parti au pouvoir ont été convoqués.

Klaus Iohannis doit son succès à la forte mobilisation des électeurs. La participation a augmenté entre les deux tours. Les jeunes se sont particulièrement mobilisés et les Roumains de l’étranger ont pu voter plus facilement qu’au premier tour où les consulats se sont laissé déborder par l’afflux des électeurs. L’opposition libérale soupçonnait les autorités d’avoir sciemment organisé le désordre.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Chute du mur, Il y a 25 ans, une femme à Berlin - France Inter

Chute du mur, Il y a 25 ans, une femme à Berlin - France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Marie-Laure Chevalier est professeur d'allemand dans un lycée et elle entretient avec Berlin une histoire toute particulière. C'est une ville où elle est venue pour la première fois, il y a 25 ans...

 

Sa toute première visite ici l'a marquée à jamais, c'était un voyage scolaire quand elle enseignait dans un lycée de Nantes.

Quelques jours avant la chute

Quelques jours avant la chute du mur, elle avait emmené ses élèves visiter la RDA. Elle ignorait que l'histoire était déjà en marche.

Alors que l'on fête le 25è anniversaire de la chute du mur ce week-end en Allemagne, l'enseignante s'est rendue sur place une fois encore.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée du témoignage: 56 minutes

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient

Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne. Fusion fiscale, pacte du type «je réforme en France, tu relances en Allemagne»: tout doit être exploré pour le bien commun.

 

Le moment est venu de ressouder l'axe franco-allemand avec un nouvel acier pour le XXIe siècle. Cinquante ans après la signature du traité de l'Elysée, vingt-deux ans après Maastricht, cinq ans après le début d'une crise dont l'Europe ne sort pas, il est temps que le couple se parle les yeux dans les yeux. Le monde entier le demande, les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne et, par contrecoup, mondiale. Il n'est pas une capitale qui se réjouisse de l'aigreur de la relation entre Angela Merkel et François Hollande, pas même, pour une fois, Londres! L'axe qui construisait l'Europe la détruit.

 

 

Depuis la signature du traité de Maastricht, en 1992, toute la classe politique française sans exception a trouvé utile à son image électorale de porter des coups répétés contre l'Allemagne[1]. Vingt-deux ans de dédain (Balladur qui ignore l'union politique proposée par la CDU allemande en 1994), de fausses peurs d'une «Europe allemande», de sottes vexations (François Hollande candidat voit le SPD à Berlin et évite la chancelière «de droite»), d'imbéciles attaques (celles d'un Montebourg ou d'un Bartolone). Autant de blessures successives depuis Jacques Chirac, qui ont transformé un lien historique en noeuds d'incompréhensions, de rancoeurs et de méfiances.

L'Allemagne n'est pas exempte de reproches: les deux derniers chanceliers, Gerhard Schröder et Angela Merkel, ne sont pas des militants de la cause européenne. La République fédérale, grisée par ses succès ces dernières années, s'estime encombrée par l'Europe plutôt que portée par elle. Elle ne s'en détourne pas, il en faudrait beaucoup plus, mais en supporte de moins en moins le poids et elle s'est durcie.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

UE-AFRIQUE • Berlin doit intervenir en Afrique

UE-AFRIQUE • Berlin doit intervenir en Afrique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au moment où l'UE décide d'envoyer plusieurs centaines de soldats en Centrafrique, l'Allemagne doit changer son fusil d'épaule et participer aux opérations militaires, estime la Frankfurter Allgemeine.

Au nom de sa responsabilité grandissante dans le monde.

 

Il est totalement exclu de croire que quiconque en Allemagne aspire à envoyer des soldats de la Bundeswehr en Afrique. Cependant, nous ne pouvons pas, à l'instar de nos gouvernements successifs, parler depuis des années des responsabilités grandissantes de l'Allemagne dans le monde et ne jamais vouloir nous engager quand il s'agit d'assumer cette responsabilité en passant à l'acte.

C'est pourquoi bon nombre de raisons incitent à prendre part de manière circonstanciée à une intervention qui stabilise les succès engrangés par les soldats français au Mali, et qui permette à la France de ne pas laisser s'instaurer un nouvel "Etat voué à l'échec" en République centrafricaine. C'est aux experts de déterminer la contribution que la Bundeswehr peut précisément apporter. Mais une chose est sûre : il est dans l'intérêt immédiat de l'Allemagne que la situation s'améliore dans ces deux pays africains.....

 

 

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne

TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le futur gouvernement d'Angela Merkel et du SPD, tel qu'il ressort de l'accord de coalition, n'apporte aucune réponse aux questions pressantes qui minent l'UE. Le coup de gueule des députés verts.

 

Des semaines durant, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD) ont peaufiné ce chapitre auquel ils ont donné des titres ambitieux. Par exemple : "La responsabilité européenne de l'Allemagne". Or, à part des montagnes de papier, qu'ont-ils produit ? Des lieux communs, des annonces, des contradictions, mais aucune réponse aux questions que se posent de nombreux Allemands ainsi que nos partenaires européens. Quiconque circule en Europe l'entend constamment : l'Europe attend Berlin – depuis des mois.

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, dénonçait récemment dans les pages du quotidien allemand Frankfurter Rundschau le manque de courage de l'alliance CDU-SPD qui se profile à l'horizon. Avant même les élections, des décisions urgentes ont été remises aux calendes grecques, qu'il s'agisse du troisième plan d'aide à la Grèce, de l'union bancaire ou de l'ouverture de négociations en vue de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne (UE). A l'heure qu'il est, tous les dossiers ou presque sont au point mort, dans l'attente de la position du nouveau gouvernement fédéral [qui devrait être formé avant la fin décembre].


Bon nombre de nos partenaires espèrent au moins que cette attente n'aura pas été vaine. Ils espèrent également un changement de ton, dans le sens d'un engagement accru de Berlin et d'une action déterminée dans la lutte contre la crise. Au lieu de quoi, Martin Schulz [SPD] et Markus Söder [Union chrétienne-socale (CSU)] présentent un projet d'accord de coalition qui n'augure rien de bon pour l'Europe compte tenu des attentes formulées. Ceux qui espéraient que la politique européenne de l'Allemagne gagne en audace, au vu du poids que représente la majorité noir-rouge et du recul des eurosceptiques, en seront pour leurs frais...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France

Dégradation par S&P : Berlin inquiet du décrochage de la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
(de notre correspondant à Berlin) La presse et les économistes tirent sur l'"attentisme" de François Hollande. Angela Merkel, elle, estattentive à ne pas froisser son partenaire à quatre jours d’un sommet européen sur l’emploi organisé mardi à Paris.

 

 

L’Allemagne n’a pas attendu la décision de dégradation de la note de la France par Standard & Poor's pour s’inquiéter pour son premier partenaire économique et commercial. Témoin, quelques heures avant la dégradation de la notation de la France par l’agence de notation financière, la «Süddeutsche Zeitung» comparait l’action de François Hollande aux dernières années de Helmut Kohl.

«Comme l’ancien chancelier, le président français cultive la politique de l’attentisme. Mais alors que Kohl a été gagné par cette lassitude plutôt à la fin de son mandat, Hollande a l’air paralysé 18 mois après son triomphe électoral», jugeait vendredi matin le quotidien de centre-gauche dans un éditorial intitulé «Celui qui a échoué». Vendredi, la «Frankfurter Allgemeine Zeitung» partageait la même réserve sur le Président après la décision de S&P. «Au lieu de montrer le chemin, il ne scelle que des compromis boiteux», écrivait son rédacteur en chef Günther Nonnenmacher dans un éditorial en ligne titré «Sans direction» . Autant dire que l’impopularité de François Hollande ne s’arrête pas aux frontières françaises...

...
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est pas que tout aille bien en Allemagne. La croissance y est faible et fragile. Les salaires y sont bas. Les salaires de misère, à 400€ par mois, y sont scandaleusement nombreux et seraient franchement invivables s’ils n’étaient pas légèrement compensés par la grande modération des loyers mais l’Allemagne est le pays qui s’en sort, et de loin, le moins mal en Europe.

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union. Ses exportations sont florissantes. Le chômage y est relativement bas et il n’est donc pas étonnant que, dans un monde occidental qui reste en crise, la chancelière ait remporté, hier, un tel triomphe qu’elle a frôlé une majorité absolue qui ne lui aura finalement échappé que de peu.

Alors que tous les dirigeants européens sont au plus bas dans les sondages et sanctionnés par les électeurs à tous les scrutins, la chancelière allemande entame ainsi son troisième mandat consécutif sur une victoire personnelle mais là n’est pourtant pas le plus important dans ces élections.

Dès qu’elle aura pu constituer, avec les socialistes ou les Verts, la coalition avec laquelle gouverner, Angela Merkel va pouvoir s’atteler à la concrétisation de la feuille de route européenne que François Hollande et elle avaient publiée le 30 mai dernier. Dans cette « contribution franco-allemande », une contribution au débat européen, les deux pays avaient mis l’accent sur la réalisation de l’union bancaire, la croissance et la réindustrialisation de l’Union, ses investissements communs, l’harmonisation de ses fiscalités et systèmes de protection sociale, la création d’un salaire minimum en Europe et l’organisation politique, surtout, de la zone euro....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Merkel, la mainmise sur l’Allemagne

Merkel, la mainmise sur l’Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A trois jours des législatives, la chancelière conserve une confortable avance dans les sondages. Seule inconnue : qui formera une coalition gouvernementale avec la CDU ?



C’est la dernière ligne droite pour Angela Merkel et Peer Steinbrück. Demain, la chancelière tiendra un ultime meeting à Berlin. Son challenger en fera autant à Francfort, tentant de récupérer une partie des 10 millions de voix perdues par le Parti social-démocrate (SPD) entre 2005 et 2009, lors de la «grande coalition» avec l’Union chrétienne démocrate (CDU). Certes, les sondages lui sont défavorables : 38% d’intentions de vote pour la CDU, 28% pour le SPD, 9% pour les néocommunistes de Die Linke, 8% pour les Verts, 6% au Parti libéral-démocrate (FDP) et 5% à la nouvelle formation Alternative für Deutschland (qui plaide pour le retour au mark), selon l’institut Insa pour le quotidien Bild Zeitung. Mais Peer Steinbrück ne cesse de le répéter : 20% des Allemands restent indécis et nombre d’entre eux ne comptent se déterminer qu’au moment de se rendre aux urnes, dimanche. Le secret espoir du SPD est qu’à force d’entendre que tout est joué pour ces législatives, une partie du camp conservateur reste à la maison. Le risque n’est pas négligeable, après une campagne jugée ennuyeuse par la majorité de la population. Quelque 67% des personnes interrogées par Forsa cette semaine se disent «déçues» par le débat politique.


 Mais personne ne pense sérieusement que Peer Steinbrück a encore une chance de devenir chancelier. Lui-même y croit-il encore ? Son doigt d’honneur à la couverture du supplément magazine du Süddeutsche Zeitung permet d’en douter. Mais Angela Merkel, fidèle à sa légendaire prudence, se garde bien de lever le pied. «Rien n’est joué, les élections seront difficiles», ne cesse de répéter le directeur de la campagne de Merkel, Hermann Gröhe. La chancelière a pour elle deux atouts. «Elle a bien compris qu’on attend d’elle, en tant que femme, qu’elle joue un rôle rassembleur, explique le philosophe Herfried Münkler, professeur à l’université Humboldt de Berlin. Inutile de compter sur elle pour polémiquer, Merkel réussissant même à ne jamais prononcer le nom de Steinbrück durant la campagne. Elle compte sur l’évidence de son bilan....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

more...
No comment yet.