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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

Quelles sont les extrêmes droites européennes ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ?

EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Européens se rendent aux urnes du 22 au 25 mai. Ces élections vont-elles voir l'avènement d'une "vague populiste" ? Et d'ailleurs, quels sont les différentes sensibilités des partis que l'on range dans cette large catégorie ?



"La véritable menace" pour l’Europe n’est pas l’extrême droite radicale comme Aube Dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie, mais "une force plus subtile, connue comme 'la nouvelle extrême droite''', écrit The Daily Telegraph qui se propose de distinguer entre les différentes sensibiltés à l'aide d'une carte interactive. Indiqués en couleur verte, "ces partis, dont le FN de Marine Le Pen est le plus prominent, se sont donnés beaucoup de peine afin de lisser leurs messages et communication. Les bottes noires, les skinheads et les slogans ont été rélégués au passé. Ils ont été remplacés par les costumes-cravates bien taillées, qui donnent à leurs dirigeants une apparence presque respectable", note le journal.

Après les élections européennes du 22 au 25 mai, cette "extrême droite 2.0 changera très probablement le paysage politique de l’UE", au vu des sondages. Cependant, rappelle le Daily Telegraph, la nouvelle alliance menée par Le Pen et Geert Wilders est incertaine : un groupe politique au sein du Parlement européen nécessite au moins 25 députés européens issus de 7 Etats membres différents. C'est ce deuxième critère qui pourrait leur poser problème. Certains, dont les Démocrates suédois, sont réticents à rejoindre leur camp, étant donné que "le FN est très impopulaire en Suède".

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Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate

Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Europe, c’est la paix. L’Europe, c’est sexy. L’Europe, c’est la fin des frontières et la diversité des cultures mêlées à la joie d’être ensemble... Pourquoi les opérations de com qui veulent inciter les citoyens européens à voter tombent-elles à ce point à côté de la plaque? Pourquoi on a parfois l’impression que le concours ringard et niais de l’Eurovision se prolonge au-delà du sacre de Conchita Wurst? ...
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Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes

Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre.

 

La Cour suprême de Grèce a autorisé le parti néonazi Aube dorée à se présenter aux élections européennes du 25 mai, a annoncé samedi un avocat de la formation politique. «Nous nous attendions à cette décision. Nous avons foi dans la justice grecque», a déclaré l’avocat Pavlos Sarakis. La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre. Six de ses députés, dont le chef de file du parti, sont en détention provisoire dans l’attente d’un procès pour «direction et appartenance à une organisation criminelle». La plupart des 18 parlementaires d’Aube dorée font l’objet d’une enquête judiciaire, mais la loi grecque stipule que seule une condamnation peut empêcher un candidat de se présenter à une élection. La liste d’Aube dorée aux européennes n’inclut aucun de ses élus au Parlement grec....

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Hongrie : quelle victoire pour Orban ?

Hongrie : quelle victoire pour Orban ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 

 

...Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. L'opposition a du mal à imposer sa voix.




Un drôle d'air souffle sur Budapest et la Hongrie, pendant la campagne électorale plutôt molle pour les législatives, organisées dimanche 6 avril. Dans les rues de Budapest, « on ne voit pas de sourires sur les visages », constate Ilona Bokor. Cette femme de ménage vit avec ses 200 euros mensuels et ne se plaint pas. Elle est contente du premier ministre Viktor Orban parce qu'il a réduit les tarifs d'eau et d'électricité en faisant pression sur les filiales étrangères qui les détiennent. « Il essaye de récupérer ce qui était à l'Etat hongrois, c'est bien », explique-t-elle.

A l'opposé, un professeur d'université décrit une « catastrophe » qui s'est abattue sur le pays. « Nous vivons dans la société de la peur. On n'a pas peur d'aller en prison, mais de perdre notre travail. » Le gouvernement hongrois a fait voter une loi permettant au gouvernement de licencier les fonctionnaires sans explications. Ce quinquagénaire refuse de donner son nom. « Je ne veux pas que vous indiquiez où je travaille. Je n'ai pas peur pour moi, mais pour mon université. » « Je n'ai jamais connu la population hongroise aussi désespérée », relève le spécialiste de la Hongrie Paul Gradvohl.

 

Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. Les sondages le créditent d'environ 50 % des suffrages, loin devant ses adversaires. La fiabilité des sondages est soumise à caution. Il faut interroger cinq personnes pour obtenir une réponse, car une grande partie des sondés refusent de répondre. « Certains électeurs socialistes me disent qu'ils ont répondu qu'ils voteraient Fidesz », explique le député socialiste Tibor Szanyi.

En dépit des insuffisances des sondages, la principale inconnue semble porter sur l'ampleur de la victoire d'Orban. Lui fait mine d'alimenter le suspense : « Souvenez-vous de 2002 ! », a rappelé Viktor Orban à ses fidèles. Déjà premier ministre de 1998 à 2002, il avait très mal vécu son échec électoral alors qu'il était favori des sondages.
Aura-t-il à nouveau la majorité des deux tiers qui lui donne la toute puissance sur le pays ou devra-t-il se contenter d'une majorité simple ?

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UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme

UNION EUROPÉENNE • Un appel pour l'Europe et contre le populisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"ll y a une Europe au-delà de Bruxelles", proclame le sociologue allemand Ulrich Beck dans un appel publié ce jeudi dans les colonnes de La Repubblica et signé par une quarantaine d'intellectuels et d'écrivains européens.

 

"Quelle Europe voulons-nous ? [...] Est-ce que nous voulons le 'moins d'Europe' de David Cameron, dicté par les impératifs du marché, ou une 'autre Europe' qui soumet le marché à des règles démocratiques, comme y songe le président du Parlement européenn Martin Schulz ?" interroge le sociologue allemand Ulrich Bek dans un appel publié en une de La Repubblica.

L'Europe se trouve dans un moment of decision*, écrit l'intellectuel, grand habitué des colonnes du quotidien italien, qui invite les citoyens à se mobiliser pour les élections européennes qui auront lieu en mai. C'est la première fois depuis la signature du traité de Lisbonne et du déclenchement de la crise que les électeurs vont pouvoir s'exprimer pour infléchir l'orientation politique de l'Union européenne, souligne-t-il. "Les partis antieuropéens et leurs candidats veulent être élus démocratiquement pour saper la démocratie en Europe. Nous invitons les citoyens d'Europe à ne pas voter en faveur de cette attaque politique suicidaire", proclame Ulrich Beck.

Une quarantaine de personnalités, d'intellectuels et d'écrivains européens ont signé cet appel parmi lesquels : Zygmunt Bauman, Daniel Birnbaum, Angelo Bolaffi, Jacques Delors, Slavenka Drakulic, Jürgen Habermas, Agnes Heller, Mary Kaldor, Edgar Morin, Cees Nooteboom, Ilma Rakusa, Costas Simitis, Lilian Thuram, Christina Weiss ou encore Michel Wievorka.

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Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate

Cinq idées pour rendre les élections européennes plus attractives | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réforme du mode de scrutin, campagne plus longue, listes transnationales... De nombreuses propositions ont été avancées pour améliorer la lisibilité et l'intérêt d'un scrutin qui n'a attiré aux urnes qu'un peu plus de 40% des citoyens en 2009.

 

 

Les 24 et 25 mai prochain, les électeurs français désigneront leurs 74 représentants au Parlement européen. Vous ne connaissiez pas la date? Pas étonnant, puisque ces élections ont du mal à mobiliser l'attention: en 2009, seulement 40,6% des Français y ont participé, un taux en baisse par rapport à celui, déjà faible, de 2004 (42,8%).

Plus les années passent, plus l’Europe s’élargit et plus le taux de participation global chute: il est passé de 62% en 1979 à 43% en 2009. Une baisse de participation justifiée, selon certains chercheurs, par l’entrée dans l’Union de pays d’Europe centrale et orientale qui ne manifestent pas un grand intérêt pour ces élections, avec par exemple des taux de participation autour de 20 ou 21% en Lituanie et Slovaquie.

 

Selon Nicolas Leron, président du think tank Eurocité, les élections européennes ne passionnent pas pour une simple et bonne raison:

«L’enjeu politique n’existe pas. [...] Peu de gens sont au courant de ces élections et peu sauront vous donner les noms des députés français qui siègent au Parlement. Il y a un vrai déficit d’information. Pourtant, les gens disent vouloir être informés.»

D'après les chiffres de l'Eurobaromètre de la Commission européenne de mars 2013, 84% des sondés pensent que, si les citoyens étaient mieux informés sur les partis politiques, sur les élections européennes en général et sur l’impact de l’Union européenne sur leur vie quotidienne , le vote lors des élections européennes serait bien plus conséquent. La responsabilité de la faible participation incomberait donc aux institutions et aux partis, qui échoueraient à mobiliser.

Mais une part de cette moindre mobilisation n'est-elle pas aussi imputable à la façon dont sont élus les députés? Ces dernières années, plusieurs réformes ont été évoquées pour rendre ces élections plus lisibles et attractives pour les citoyens européens. En voici cinq.......

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Municipales tests au Kosovo

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Kosovo, correspondance. À l’occasion du scrutin de dimanche, l’état des tensions au Nord, où habite la minorité serbe, constitue un enjeu clé. Il validera ou non le processus d’adhésion de Belgrade à l’UE.


Une étrange partie de poker menteur se joue, une fois de plus, sur les rives de l’Ibar. La participation des Serbes du nord du Kosovo aux élections municipales de dimanche prochain représente l’épreuve du feu pour les accords de « normalisation » difficilement conclus en avril dernier entre Belgrade et Pristina.

Ces accords de Bruxelles, dont le contenu a été négocié mot à mot par la haute représentante de la politique extérieure de l’UE, Catherine Ashton, sont souvent présentés, non sans un peu de complaisance, comme « un grand succès », même si leur portée réelle reste difficile à évaluer. « Tout va se jouer dimanche : même si peu de Serbes se rendent aux urnes, pour peu qu’il n’y ait pas d’incident majeur, tout le monde parlera d’un grand succès. Par contre, si cela dérape, c’est toute la stratégie menée au Kosovo par Bruxelles depuis plusieurs années qui sera invalidée », estime, sous couvert de l’anonymat, un fonctionnaire de la mission européenne Eulex.

Depuis plusieurs années déjà, les Serbes des enclaves situées dans le sud du Kosovo reconnaissent les institutions de Pristina. Pas ceux du secteur nord, homogène et contigu à la Serbie, où vivent quelque 40 000 personnes. Les Européens veulent donc vider l’abcès, et c’est à Belgrade – en contrepartie de l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE dès janvier 2014 – qu’il revient de convaincre les Serbes du Nord de participer aux élections municipales, cette participation valant reconnaissance de facto des institutions du Kosovo indépendant. Même l’Église orthodoxe serbe appelle les Serbes à se rendre aux urnes.

Ces dernières semaines, la situation s’est cependant tendue dans le nord du Kosovo, avec des explosions récurrentes et des attaques contre des policiers européens. Soumis à de fortes pressions de la part de Belgrade, les Serbes du Nord reculent pas à pas. La dernière bataille porte sur le matériel électoral qui sera distribué dimanche : « Si un seul symbole de la soi-disant république du Kosovo figure dans les bureaux de vote, aucun Serbe n’ira voter et des incidents sont possibles », a mis en garde lundi Krstimir Panti, l’actuel maire serbe de Mitrovica.

« Nous sommes trop peu nombreux. Que pourrions-nous faire sans l’aval et le soutien de la Serbie ? Prendre le fusil ? » demande Mile, un agriculteur de la petite ville de Leposavic. Pourtant, dimanche, la moindre provocation pourrait très vite mettre le feu aux poudres.

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Au Luxembourg, Jean-Claude Juncker a finalement été évincé

Au Luxembourg, Jean-Claude Juncker a finalement été évincé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Victime d'une alliance entre libéraux, écologistes et socialistes, le premier ministre luxembourgeois depuis près de vingt ans devra quitter son poste.

 

C'est un séisme politique qui s'est produit, vendredi 25 octobre, au Luxembourg. Le leader du Parti chrétien-social (CSV), Jean-Claude Juncker, premier ministre depuis 1995, a finalement été poussé vers la sortie, à la suite de l'alliance des libéraux, des socialistes et des Verts pour former une coalition. C'est finalement le libéral Xavier Bettel, populaire maire de Luxembourg, qui a été chargé de former le prochain gouvernement du pays.

"Ayant pris acte de la volonté" des trois partis "de former le nouveau gouvernement", le chef de l'Etat, le grand-duc Henri, a reçu M. Bettel, a annoncé le Palais. Lors des élections législatives, le 20 octobre, les libéraux, socialistes et écologistes avaient obtenu 32 sièges à l'Assemblée, pour 23 au CSV (– 3). Le parti de M. Juncker reste donc toujours dominant, mais son isolement lui a valu d'être évincé des négociations en vue de former une coalition post-électorale....

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Législatives en Autriche: victoire de la coalition gauche-droite et forte poussée de l'extrême droite

Législatives en Autriche: victoire de la coalition gauche-droite et forte poussée de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
AUTRICHE -

En Autriche, le gouvernement de grande coalition gauche-droite a remporté de justesse ce dimanche 29 septembre les élections législatives. Une victoire en dépit de la nette progression de l'extrême droite, selon les premières estimations des instituts de sondage. Le parti social démocrate, SPÖ, obtiendrait 27% des suffrages.

La grande coalition gauche-droite va continuer à peser sur la vie politique du pays, selon des estimations de plusieurs instituts de sondage mais les résultats, s'ils se confirment, seront décevants pour les deux grands partis politiques.

 

Le parti social démocrate, SPÖ, du chancelier sortant Werner Faymann est en tête du scrutin. Il obtient près de 27% des suffrages. Suivent en deuxième position les conservateurs, avec un peu plus de 23% des voix. D'après des analystes autrichiens, ce résultat témoigne de la continuelle désaffection des électeurs à leur égard.

Le parti d'extrême droite FPÖ de Heinz Christian Strache progresse avec près de 22%, contre 18% des suffrages en 2008. Il arrive derrière les sociaux-démocrates et les conservateurs. ...

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L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est pas que tout aille bien en Allemagne. La croissance y est faible et fragile. Les salaires y sont bas. Les salaires de misère, à 400€ par mois, y sont scandaleusement nombreux et seraient franchement invivables s’ils n’étaient pas légèrement compensés par la grande modération des loyers mais l’Allemagne est le pays qui s’en sort, et de loin, le moins mal en Europe.

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union. Ses exportations sont florissantes. Le chômage y est relativement bas et il n’est donc pas étonnant que, dans un monde occidental qui reste en crise, la chancelière ait remporté, hier, un tel triomphe qu’elle a frôlé une majorité absolue qui ne lui aura finalement échappé que de peu.

Alors que tous les dirigeants européens sont au plus bas dans les sondages et sanctionnés par les électeurs à tous les scrutins, la chancelière allemande entame ainsi son troisième mandat consécutif sur une victoire personnelle mais là n’est pourtant pas le plus important dans ces élections.

Dès qu’elle aura pu constituer, avec les socialistes ou les Verts, la coalition avec laquelle gouverner, Angela Merkel va pouvoir s’atteler à la concrétisation de la feuille de route européenne que François Hollande et elle avaient publiée le 30 mai dernier. Dans cette « contribution franco-allemande », une contribution au débat européen, les deux pays avaient mis l’accent sur la réalisation de l’union bancaire, la croissance et la réindustrialisation de l’Union, ses investissements communs, l’harmonisation de ses fiscalités et systèmes de protection sociale, la création d’un salaire minimum en Europe et l’organisation politique, surtout, de la zone euro....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui est Alexis Tsipras, chef de file de la gauche européenne, qui séduit dans l'Union mais a du mal à pousser son avantage dans son pays, la Grèce ?

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

 

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris....

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Les élections européennes expliquées en patates

Les élections européennes expliquées en patates | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les règles en France ? Quelles différences avec les autres pays ? Les explications avec le cas de Sandrine, qui tente de rejoindre les rangs des eurodéputées.

 

Comme tous les cinq ans depuis 1979, les citoyens européens sont appelés aux urnes. L'objectif : renouveler la composition du Parlement européen, l'un des deux organes législatifs de l'Union avec le Conseil de l'Union européenne. Quelles sont les règles du scrutin en France ? Quelles différences avec les pays voisins ? Les explications concrètes avec le cas de Sandrine, une Française qui tente cette année de rejoindre les rangs des patates eurodéputées.

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Comment intéresser les Français à l'élection européenne ?

Comment intéresser les Français à l'élection européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention en France est passé de 39,3 % à 59,5 %.



Arnaud Danjean, candidat UMP aux élections européennes, n'oublie jamais son stylo lorsqu'il sillonne la région Est dans laquelle son parti l'a positionné en numéro deux. D'un trait de plume, le député sortant trace un triangle puis inscrit au bout de chacune des trois extrémités : « Ici, la Commission européenne qui propose mais ne décide pas », « là, le Conseil qui codécide » et « là, le Parlement européen qui lui aussi codécide. »

En général, ce moment de pédagogie est apprécié, mais il ne suffit pas à briser la glace. « Comment faire ? » déplore le quadragénaire qui, élu depuis 2009, avoue son impuissance : « Du lundi au jeudi midi, je suis à Strasbourg ou à Bruxelles, il me reste le vendredi pour sillonner la circonscription, mais elle a la taille de cinq régions françaises ! »



La distance entre les Français et le Parlement européen est ancienne : depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention a grimpé de 39,3 % à 59,5 %. Selon la dernière enquête TNS Opinion réalisée en juin 2013, seuls 40 % des Français pensent que leur « voix compte dans l'UE » (– 17 points en un an), 64 % se déclarent « pas intéressés par les politiques européennes » (+ 13 points en six mois) et 48 % se disent « insatisfaits du fonctionnement de la démocratie dans l'UE » (+ 8 points en six mois). Tous les ingrédients sont réunis pour que la crise de défiance s'aggrave...

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Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

 

Ils sont trois, côte à côte sur l'affiche, arborant leurs noms tels des suspects venant d'être arrêtés. Ce sont les représentants de la gauche hongroise, organisée en coalition en vue des élections législatives du 6 avril. « Ils ne méritent pas d'autre chance ! Car ils ont eu huit ans pour faire leurs preuves », dit le texte. Cette affiche est éditée par une organisation civile proche du FIDESZ (Fédération des jeunes démocrates), le parti de droite au pouvoir, et ses militants en placardent Budapest en ce début de campagne électorale. Stations de métros, façades en construction, tramways, bus, panneaux publicitaires... Il y a autant de versions de l'affiche que de surfaces différentes.

 

En Hongrie, la législation permet ce genre de communication politique, alors qu'elle serait condamnable en France. Les affiches électorales peuvent être placées sur des espaces publicitaires payants, et aucun des hommes politiques concernés n'a porté l'affaire en justice. Le droit hongrois fait une différence entre les citoyens et les acteurs publics. Ces derniers sont supposés accepter et encaisser en silence une critique plus virulente envers leur personne, du fait de leur rôle dans la société. Alors, entre liberté d'expression et diffamation, la frontière est repoussée...

Selon l'analyste politique Péter Zsolt, du centre Méltányosság, « les Hongrois ont bien peu d'estime pour leurs représentants publics, et ce genre d'affiche ne fait que contribuer à la décrédibilisation de toute la classe politique. » Sur l'affiche, le clown qui semble se moquer de l'ancien premier ministre hongrois ajoute un aspect ridicule à la scène. Le phénomène est nouveau en Hongrie, d'après Péter Zsolt....

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Élections européennes 2014 | Courrier international

Élections européennes 2014 | Courrier international | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Quelle Europe se rend aux urnes entre le 22 et le 25 mai ? Celle de la crise de l’euro et des plans de sauvetage ? De la défiance envers "Bruxelles" ? Celle des jeunes des pays du Sud qui fuient le chômage ? Ou celle du plus grand marché au monde et dont la qualité de vie attire des milliers de personnes au risque de leur vie ?

A cent jours des élections européennes, nous proposons un tour de l’UE, de ses grandes questions et de ses habitants. Un dossier réalisé à partir des archives de Presseurop, le site européen en dix langues que Courrier international a opéré de 2009 à 2013.

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KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil

KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier scrutin couvrant l'ensemble du territoire kosovar s'est déroulé le 3 novembre dans un climat marqué par des violences dans le nord du pays où les Serbes sont majoritaires.

Ce vote test est un échec pour Bruxelles, estime le quotidien croate Jutarnji List.

 

 

Les forces de police du Kosovo renforcées, la mission de l'Union européenne au Kosovo (Eulex) et ses unités spéciales, les forces de l'Otan déployées dans le cadre de la Kfor : tout le monde était en état d'alerte le 3 novembre pour assurer le bon déroulement des élections municipales. Ce scrutin couvrait pour la première fois l'ensemble du territoire du Kosovo. Et tous avaient prévenu qu'ils ne toléreraient aucune provocation ou désordre. Car ces élections constituaient un test pour le Kosovo et la communauté internationale quant à l'application sur le terrain de l'accord de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina.

Alors que les élections semblaient se dérouler sans grands problèmes, des extrémistes masqués se sont introduits dans les bureaux de vote peu avant la fermeture. Ils ont agressé les électeurs et détruit les urnes. La police n'a pas pu les en empêcher et les forces de la mission européenne sont arrivées trop tard. Ce n'est que suite à l'intervention de celles de l'Otan que la situation s'est calmée. On a fini par remettre en place les urnes. Mais cette atmosphère sur le terrain était loin de correspondre aux attentes de Bruxelles.


L'Union européenne (UE) et l'Otan doivent se demander sérieusement ce qu'ils ont fait en treize ans de présence au Kosovo pour en arriver là : comment est-il possible qu'un petit groupe de hooligans ait pu mettre en question le processus électoral. En 2012, la cour des comptes européenne avait estimé le coût de la mission de l'UE au Kosovo à un milliard d'euros. La situation est certes meilleure aujourd'hui qu'il y a treize ans, mais force est de constater que treize ans après l'arrivée des forces internationales et presque six ans après l'indépendance on ne peut toujours pas organiser des élections normales.

Le problème dépasse la question de la sécurité, il est avant tout politique. Bruxelles insistait sur une approche "pas à pas" du problème du Nord, ce qui a permis aux seigneurs locaux de créer des structures parallèles criminelles. Pour des raisons politiques et afin d'assurer une quelconque stabilité, l'UE et le reste de la communauté internationale ont toléré pendant des années ces structures en espérant qu'avec le temps la situation allait progressivement s'améliorer et se normaliser. Apparemment, ce ne fut pas le cas...

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République tchèque : L'envol des objets politiques non identifiés

République tchèque : L'envol des objets politiques non identifiés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les sociaux-démocrates sont les grands favoris des élections législatives anticipées des 25 et 26 octobre.

Mais pour gouverner, ils auront besoin des nouveaux partis politiques, dont le caractère imprévisible pourrait affecter la position du pays dans l’UE et l’OTAN. Par Daniel Anýž

 

 

Ces élections semblent se dérouler sans véritable enjeu. Les résultats risquent pourtant de présenter d’innombrables défis, en rapport notamment avec le caractère imprévisible de la politique étrangère tchèque.

Selon les sondages, les sociaux-démocrates (ČSSD) n’auront pas d’autre choix que de conclure des alliances, soit avec des partis dont les idées de ce que devrait être la politique étrangère tchèque remettent en question l’ancrage du pays au sein de l’espace transatlantique, soit avec des partis qui instrumentalisent à des fins populistes la politique étrangère.

Dans le premier lot, on peut ranger le Parti communiste de Bohême et Moravie (KSČM), qui exige la sortie de la République tchèque de l’OTAN. Dans le second, ANO [“Oui” en tchèque, le mouvement politique du milliardaire d’origine tchéco-slovaque Andrej Babiš], l’Aube de la démocratie directe [le mouvement populiste du tchéco-japonais Tomio Okamura], voire le SPOZ [Parti des droits civiques-Les Zemaniens, du président Miloš Zeman], qui en matière de politique étrangère entendent prendre leurs décisions sans orientation idéologique claire, flairant plutôt les états d’âme de l’opinion publique ou en fonction de leur propre humeur du moment.

 

La politique étrangère est aux abonnés absents du programme de l’Aube. ANO s’est fendu d’un joli chapitre sur le sujet et, prendront soin d’ajouter certains, compte dans ses rangs Pavel Telička, commissaire européen [de mai à octobre 2004] et négociateur en chef de l’adhésion de la République tchèque à l’UE. Mais si le businessman expérimenté Babiš est un maître en affaires, il exige que les produits qu’il acquiert soient fonctionnels, autrement dit dociles. Et cela vaut également pour Telička. Une Pologne qui déplaît [Babiš est un critique de la qualité des aliments provenants de Pologne] peut se traduire par une tentative hargneuse d’aller à la confrontation avec Varsovie sur une scène plus large, par exemple européenne...

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PORTUGAL • Camouflet électoral pour le parti de Pedro Passos Coelho

PORTUGAL • Camouflet électoral pour le parti de Pedro Passos Coelho | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Au-delà d'une abstention record (47,36 %)
aux élections locales, les votants ont surtout exprimé une perte de confiance dans le parti du Premier ministre Pedro Passos Coelho.

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Le grand vainqueur de ces élections locales [municipalités et autres collectivités locales] est le Parti socialiste (PS) avec 36,34 % des votes. Selon le leader socialiste Antonio José Seguro, les électeurs ont exprimé "une énorme volonté de changement et un espoir dans l'alternative que le PS représente".

Pedro Passos Coelho assume et reconnaît "une des pires défaites de l'histoire du PSD", tout en déclarant qu'il "continuera à suivre le chemin indispensable", c'est-à-dire la politique d'austérité budgétaireengagée depuis le début de son mandat.

Mais le principal événement de la soirée électorale est sans doute la victoire d'un candidat (sans étiquette) à la mairie de Porto, deuxième ville du pays. Rui Moreira, soutenu par le maire sortant Rui Rio [PSD] et par le CDS-PP [parti de droite], est celui dont le "seul parti est la ville de Porto". "Comme à d'autres moments de l'histoire du pays, Porto est redevenu un laboratoire politique", commente Manuel Carvalho, directeur adjoint du quotidien Público, dans son analyse des résultats. En tout, 11 mairies ont été remportées par des candidats appartenant à des listes indépendantes.

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En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite

En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois partis populistes et europhobes se disputent les électeurs, dimanche, aux législatives.

 

La remontée de l'extrême droite xénophobe, le FPÖ de Heinz-Christian Strache, tout comme le surgissement d'un nouveau parti créé par le milliardaire austro-canadien Frank Stronach, très critique envers les instances bruxelloises, sont deux éléments marquants des élections législatives autrichiennes, dimanche 29 septembre. Si les forces eurosceptiques pourraient représenter plus d'un quart des suffrages, elles ne devraient pas suffire à bouleverser le paysage politique et le Parlement restera majoritairement proeuropéen.

Faute de mieux, les électeurs vont sans doute reconduire la "grande coalition" entre le Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) et les chrétiens-démocrates du Parti populaire ÖVP. En Autriche, cet attelage a souvent fait ses preuves après la seconde guerre mondiale, quand il s'agissait d'effacer le traumatisme de la "guerre civile" de 1934, puis de l'austrofascisme et du nazisme.

Au pouvoir depuis cinq ans, la grande coalition a permis aux Autrichiens de traverser sans trop de mal les turbulences de la crise financière et de conserver un taux de chômage – 4,8 % – parmi les plus bas de l'Union européenne. Mais ses bons résultats économiques n'empêchent pas un sentiment d'usure : un récent sondage créditait les partis de la coalition gouvernementale d'à peine 49 % des voix à eux deux, contre 55 % en 2008.

Si le SPÖ du chancelier Werner Faymann reste nettement en tête, avec 27 % des intentions de vote, les chrétiens-démocrates, conduits par le vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, Michael Spindelegger, perdent du terrain : ils n'obtiendraient plus que 22 % des suffrages et sont talonnés par le FPÖ, à 21 %.

 

Plus lisse et souriant que le défunt Jörg Haider, Heinz-Christian Strache a travesti la xénophobie en message évangélique : "Aime ton prochain. Pour moi, ce sont nos Autrichiens", proclament ses affiches, qui le montrent discutant avec une sage jeune fille blonde vêtue de rose. Des tracts envoyés à chaque foyer précisent le sens restrictif de cet altruisme : "Eliminer les injustices dans notre propre pays au lieu de gaspiller de l'argent à secourir des Etats en faillite de l'Union européenne."

Au plan international, M. Strache a donné des conférences de presse au côté de la présidente du Front national, Marine Le Pen, tout en évitant de frayer avec l'extrême droite néofasciste la plus virulente comme Aube dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie.

Mais le FPÖ a surtout profité des bévues de son principal concurrent sur le terrain du populisme de droite, Frank Stronach, eurosceptique non xénophobe. ...

 

 

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