Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La «marche sur Rome» de Virginia Raggi

La «marche sur Rome» de Virginia Raggi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La candidate populiste du Mouvement Cinq Etoiles vient d'être triomphalement élue maire de Rome.


Barbu et vulgaire, blagueur et menaçant. L’humoriste Beppe Grillo était l’âme et la vitrine du Mouvement Cinq Etoiles (M5S), qu’il a créé en 2009. Mais à partir de dimanche, le parti pourrait avoir comme principale figure médiatique une jeune femme brune, élégante, au profil lisse et sans excès verbaux. Avec 35 % des voix obtenues au premier tour de l’élection municipale à Rome, le 5 juin, Virginia Raggi est prête à s’installer au palais du Capitole. «Le vent tourne. Les citoyens sont impatients de passer à autre chose», assure cette avocate de 37 ans. Les sondages lui prédisent la victoire face au démocrate Roberto Giachetti, arrivé 10 points derrière elle. Petite et frêle, mais déterminée, celle qui affirme n’avoir «jamais fait de politique» avant d’être traînée par son mari dans un meeting du M5S, en 2011, pourrait ainsi devenir la première femme maire de Rome, et l’emblème de la progression du mouvement. A l’issue du premier tour, le président du Conseil, le démocrate Matteo Renzi, a tenté de minimiser le succès de ce parti antisystème : «Il est arrivé en ballottage dans seulement 20 villes sur les 1 300 concernées par le vote.» Problème : l’une d’entre elles est la capitale du pays, avec ses 3 millions d’habitants, un effet garanti sur le plan politique et symbolique....

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Espagne : le nouveau souffle politique

Espagne : le nouveau souffle  politique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les élections législatives de dimanche mettront un terme à l’ère du bipartisme espagnol. Les vieux Parti populaire et PSOE sont secoués par l’émergence de Podemos à gauche et de Ciudadanos au centre.

 

Le traditionnel débat télévisé, qui a opposé lundi soir les deux grands rivaux sur la chaîne publique, a symboliquement marqué, dans la politique espagnole, un avant et un après. Le face-à-face entre le conservateur au pouvoir, Mariano Rajoy, et son adversaire socialiste Pedro Sánchez s’est caractérisé par des réparties acides, un ton véhément, voire des insultes croisées telles que «indécent», «vil» ou «misérable». «Au lieu d’assister à un exposé des propositions de chacun, analyse le juriste Francesc de Carreras, on a vu un lamentable match de boxe entre deux rivaux qui ne pensaient qu’à mettre l’autre KO. Lorsque l’un disait blanc, l’autre disait noir, et vice-versa. Au lieu d’aborder les défis de l’avenir, il ne s’agissait que de se lancer à la figure les reproches du passé.»

Dans les médias ou sur les réseaux sociaux, ce débat a laissé l’amère sensation d’une confrontation rance et anachronique. Peu après la grand-messe de ce duel suivi par 9 millions de téléspectateurs, les deux autres candidats d’importance ont tenu, eux, sur la chaîne Sexta, une conversation détendue, modérée, dépourvue de noms d’oiseaux. De l’avis général, Pablo Iglesias et Albert Rivera, les deux exclus du débat en prime-time, en sont paradoxalement les grands bénéficiaires. De quoi séduire une armée d’indécis estimée, peu ou prou, à un tiers de l’électorat. «Les candidats conservateur et socialiste ont pour leur part vu leur image écornée, analyse le sondeur Juan José Toharia. Ils risquent d’y laisser des plumes.»...

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Portugal. La coalition de droite reconduite après quatre ans d'austérité | Courrier international

Portugal. La coalition de droite reconduite après quatre ans d'austérité | Courrier international | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La coalition au pouvoir a remporté les élections législatives portugaises ce 4 octobre. Elle frôlerait la majorité absolue au Parlement, tandis que le Parti socialiste enregistre une lourde défaite.
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Alexis Tsipras remet son mandat en jeu

Alexis Tsipras remet son mandat en jeu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Lâché par l’aile gauche de Syriza, le Premier ministre grec a annoncé qu’il démissionnait ouvrant la voie à des élections anticipées fin septembre.

 

La décision était plus ou moins attendue – même si la presse évoquait plutôt il y a quelques jours  le dépôt d’une motion de confiance : dans la nuit du 13 au 14 août en effet, les “frondeurs” de Syriza avaient refusé d’approuver le plan d’aide européen à la Grèce qui suppose de drastiques mesures d’austérité – : une trentaine avaient voté contre et 11 s’étaient abstenus. Or c’est précisément contre ces plans d’austérité imposés au pays qu’Alexis Tsipras s’était fait élire en janvier. Apppelés à se prononcer sur le dernier plan par référendum les Grecs avaient voté non à 61,3% des voix, le 5 juillet dernier.

 

Alexis Tsipras a donné le coup d’envoi d’un nouveau drame politique en Grèce, estime de son côté the Guardian, en annonçant qu’il démissionnait sept mois seulement après son arrivée au pouvoir. Après une élection générale, un référendum, les Grecs vont devoir retourner aux urnes.” Pour le quotidien britannique, si le Premier ministre grec réussit son pari, il sera réélu avec un mandat clair sur les réformes à entreprendre. “Tsipras est en train de se réinventer comme modéré. Il doit se débarrasser de l’aile gauche de son parti qui refuse le deal des créanciers de la Grèce.”

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La droite espagnole punie dans les urnes, Madrid en suspens

La droite espagnole punie dans les urnes, Madrid en suspens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les Espagnols ont sanctionné le Parti populaire au pouvoir lors des élections régionales et municipales de dimanche, selon des résultats portant sur 80% des voix, le chef du gouvernement Mariano Rajoy payant le prix de quatre années de politique d'austérité et de scandales de corruption.

Si le PP arrive en tête du scrutin, juste devant les socialistes du PSOE, selon des résultats encore provisoires, il réalise cependant son pire score depuis 1991 et est en passe de perdre la majorité dans la plupart des régions qu'il contrôlait et peut-être la mairie de Madrid.

Les partis issus de mouvements citoyens, la gauche radicale anti-austérité de Podemos ("Nous pouvons") et les centristes anti-corruption de Ciudadanos ("Citoyens"), réalisent la percée attendue, confirmant la fragmentation de l'électorat après des décennies de contrôle du pouvoir par le PP et le PSOE.

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par Julien Toyer et Sonya Dowsett MADRID (Reuters) -

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Jour de scrutin indécis au Royaume-Uni

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Les conservateurs et les travaillistes sont au coude-à-coude dans les derniers sondages. Suivez ce jeudi électoral avec Libération en direct de Londres.
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GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka

GRÈCE • Athènes rompt avec la Troïka | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Syriza, le parti de gauche radicale qui a récemment gagné les élections en Grèce, semble tenir ses engagements de campagne. Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances, a déclaré que le pays mettrait fin à la coopération habituelle avec le FMI, la BCE et l'Union Européenne.

 

Depuis la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux dernières élections législatives en Grèce, l'Europe vit au rythme des annonces sur la restructuration de la dette grecque. Élus sur un programme anti-austérité, les nouveaux hommes forts à Athènes savent qu'ils sont très attendus sur la scène internationale. 

Le 30 janvier dernier, la visite à Athènes de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a fourni le prétexte à quelques déclarations de principe du nouveau ministre grec des finances. Cité par le quotidien économique de référence Financial Times, Yanis Varoufakis a déclaré sans ambages que les grecs "ne négocierons pas avec un comité dont la constitution est pourrie depuis la base". Périphrase habile pour évoquer la fin de la coopération de l'État grec avec la Troika, triumvirat composé de la Banque centrale européenne (BCE), le Fond monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), créé pour mener la sortie de crise dans le pays.

 

D'autre part, Yanis Varoufakis - qui a avancé sa venue en France à aujourd'hui - a également averti que "la Grèce n'acceptera pas une extension du programme de sauvetage de l'UE qui prendra fin en février" rejetant ainsi la possibilité d'une rallonge de sept milliards d'euros, rajoutant que "c'est cette position qui nous a permit de gagner la confiance du peuple grec" et de gagner les élections.

Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu prudent, rappelant que "le problème des grecs n'a pas disparu dans la nuit qui a suivi les élections". Pour Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires cité par le quotidien britannique, "nous devons tous nous sentir concerné par la situation économique en Grèce. Notre but commun est stimuler la croissance. Pour cela, nous avons besoin de pragmatisme et du respect des engagements par les deux partis".....

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Syriza, une chance pour Hollande

Syriza, une chance pour Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Evidemment, les soutiens français les plus évidents de la gauche radicale grecque sont plutôt Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Mais, si le parti d'Alexis Tsipras accède au pouvoir, Hollande pourrait se retrouver dans la position qu’il adore: celle du médiateur et du conciliateur entre deux orientations extrêmes, celui qui fait la synthèse.

 

Dans le jeu de François Hollande, une nouvelle carte peut apparaître au soir du dimanche 25 janvier.

Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, est bien placé pour remporter les élections anticipées, aux dépens de la Nouvelle démocratie (ND-centre droit) et du Pasok (socialiste). Ces deux partis historiques qui se sont succédé au pouvoir depuis la chute des colonels en 1974, gouvernaient ensemble depuis 2012. Si la Nouvelle démocratie du Premier ministre sortant Antonis Samaras peut espérer faire presque jeu égal avec Syriza, le Pasok s’est effondré. Les deux partis paient en tous cas leur adhésion à la cure d’austérité imposée par la fameuse «troïka» (Banque centrale européenne, Commission européenne et Fond monétaire international) pour tenter de rétablir la situation économique d’un pays au bord de la faillite.

Le chef de Syriza, Alexis Tsipras, a fait campagne contre le «memorandum» de la troïka: baisse des salaires et des pensions, privatisations, réforme de l’Etat et des services publics. Il a promis, s’il arrive au pouvoir, de renégocier la dette grecque, qui atteint 175% du PIB et qui continue d’augmenter malgré les coupes claires dans les dépenses publiques. Il ne prône ni la sortie de la Grèce de l’Union européenne ni l’abandon de l’euro, mais il se propose de «réorienter» la politique européenne, au moins vis-à-vis de son pays.

Pour François Hollande, c’est une bonne nouvelle. Après tout, c’est le but qu’il s’était fixé en arrivant à l’Elysée en 2012. Certes sur un mode plus modéré. Et c’est là qu’il a –en partie– échoué. Pour créer un rapport favorable à une réorientation de la politique européenne dans un sens moins rigoureux que souhaité par l’Allemagne, il comptait sur le soutien de l’Italie gouvernée par le centre-gauche et même de l’Espagne des conservateurs. L’axe des pays du sud n’a pas fonctionné....

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GRÈCE • Le "chaos" à Athènes fait trembler la City

GRÈCE • Le "chaos" à Athènes fait trembler la City | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La décision du Premier ministre Antonis Samaras d'avancer l'élection présidentielle a provoqué la pire chute de la Bourse d'Athènes depuis le krach mondial de 1987.

 

Ce devrait être un scrutin sans enjeu majeur, le président n'ayant en Grèce qu'un rôle symbolique. Mais l’annonce du Premier ministre grec, Antonis Samaras, le lundi 8 décembre, de l'organisation d'une élection présidentielle anticipée “ressuscite les craintes pour la zone euro”, titre en une le Financial Times. Selon le quotidien de la City de Londres, l’instabilité politique en Grèce “a déclenché la plus forte baisse à la Bourse d'Athènes depuis les années 1980 et a eu des répercussions sur les marchés mondiaux.”

Le premier tour de l'élection, au suffrage indirect, aura lieu au Parlement le mercredi 17 décembre. Samaras, chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui ne dispose que d’une majorité de 155 sièges sur 300, aura du mal à obtenir les 200 voix requises pour que son candidat, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, accède au deuxième et au troisième tour, précise le journal. Traditionnellement, l’élection du président grec n’est pas un événement de premier plan. Mais, dans le difficile contexte actuel, l'enjeu est important, puisque le pari de Samaras fait craindre l'instabilité politique....

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Le nouveau président roumain, une histoire allemande

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Klaus Iohannis est issue de la minorité allemande, dont la présence en Transylvanie remonte au XIIe siècle.

 

Le candidat libéral Klaus Iohannis, 55 ans, issu de la minorité allemande, a remporté, dimanche 16 novembre, le scrutin présidentiel avec 55 % des voix. Il s’est imposé face au premier ministre socialiste Victor Ponta, pourtant favori des sondages. La victoire surprenante de Klaus Iohannis, élu pour un mandat de cinq ans, redonne sa fierté à la petite communauté....

 

A Sibiu, ville qui ne compte plus que 1 500 Allemands, c’est-à-dire 1 % de la population locale, les Roumains ont choisi d’élire comme maire, en 2000, Klaus Iohannis, professeur de physique. Dès son installation à la tête de la mairie, M. Iohannis a su attirer des investissements allemands qui ont changé le visage de l’ancien bourg que ses ancêtres avaient bâti.

Ces dernières années, de plus en plus d’Allemands reviennent en Transylvanie, rénovent leurs maisons et reprennent les affaires. Grâce à eux et à l’apport de capitaux, la Transylvanie renaît de ses cendres et est devenue une destination touristique à la mode.

Les Allemands peuvent-ils renouer avec leur conte de fées en Transylvanie ? « C’est la première fois qu’un citoyen appartenant à une minorité ethnique est désigné pour la course présidentielle, avait déclaré Klaus Iohannis à l’occasion de sa candidature. Cela prouve que la société roumaine est mûre. Nous ne pouvons pas demander le respect des autres si nous ne nous respectons pas nous-mêmes. Dans ma vision des choses, la Roumanie sera un pays occidental ».

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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

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Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo de 8'06''

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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Autriche : le péril Hofer

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Ce dimanche, les Autrichiens pourraient élire un leader d’extrême droite à la présidence. Cet ingénieur de 45 ans apporterait une nouvelle victoire aux nationalistes européens.


Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Autriche pourrait se réveiller lundi avec un président d’extrême droite. Norbert Hofer, le candidat de la Liberté d’Autriche (FPÖ), est arrivé largement en tête du premier tour avec plus de 35% des voix, devant Alexander Van der Bellen, ex-patron des écologistes, qu’il devance de près de 14 points. Quel que soit le résultat du second tour ce dimanche, le président fédéral ne sera donc pas issu des rangs conservateurs ou sociaux-démocrates. Une première dans l’histoire de la deuxième République. Pourtant, bien peu d’observateurs pariaient sur la victoire de cet ingénieur en aéronautique de 45 ans, que les sondages ne créditaient encore en janvier que de 8% d’intentions de vote. «Vous allez être surpris de ce que peut accomplir un président.» Ces propos, assénés d’un ton affable au cours d’un débat télévisé à quelques jours du premier tour, résonnent désormais comme une menace. Jusqu’à présent, le président autrichien occupait surtout une fonction honorifique. Le président sortant, Heinz Fischer, est une figure populaire aux airs débonnaires, gentiment moqué mais respecté comme autorité morale...

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Législatives en Pologne : les conservateurs victorieux - Libération

Législatives en Pologne : les conservateurs victorieux - Libération | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le parti populiste créé par les frères Kaczyński a battu ce dimanche la Plateforme civique, le parti au pouvoir, qui a fait l'objet de plusieurs scandales ces derniers mois.

 

Vous prenez un zeste de promesses sociales, vous saupoudrez de xénophobie et vous ajoutez quelques bonnes mœurs catholiques, et vous avez le retour des conservateurs au pouvoir. Cette victoire aux législatives en Pologne était d’ailleurs attendue depuis mai, quand leur candidat, Andrzej Duda, un quadragénaire quasi inconnu, a remporté la présidentielle. Elle est cependant plus nette que prévue. Selon un sondage à la sortie des urnes diffusé après la fermeture des bureaux de vote, le parti Droit et Justice (PiS) mène avec 39,1% des suffrages devant les libéraux de la Plate-forme civique (PO), crédités de 23,4% des voix seulement. Si les résultats confirment cette tendance, Beata Szydlo, une ethnographe de formation qui a grandi dans l’ombre de son mentor, Jaroslaw Kaczyński, est pratiquement assurée d'avoir une courte majorité pour gouverner le pays pendant les quatre années à venir.

Les politologues discuteront sans doute pendant des semaines pour savoir s’il s’agit d’abord d’un succès de Droit et Justice (Pis), la formation créée par les frères Jaroslaw et Lech Kaczyński, qui avaient à eux deux tenu toutes les rênes du pouvoir (gouvernement et présidence) pendant deux ans, ou avant tout d’une défaite de la coalition libérale sortante de la Plateforme civique (PO).

La PO, qui faisait figure de parti du «miracle polonais», la seule économie d’Europe qui n’a pas été touchée par la crise de 2008, affichant une croissance annuelle de 3,5 %, a certes été victime de l’usure du pouvoir....

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En Catalogne, un vote en toute indépendance - Libération

En Catalogne, un vote en toute indépendance - Libération | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les partisans d'une séparation avec l'Espagne auront la majorité absolue au Parlement régional. Mais en voix, ils sont battus par les adversaires de la sécession.

 

Paradoxe : les indépendantistes ont gagné ces élections en sièges, mais pas en suffrages. Avec la CUP, la liste «Junts pel Si» obtient 47,8% des voix, contre 51,6% pour les listes non-indépendantistes. Pourquoi? Parce que la loi électorale de Catalogne, que les nationalistes prennent soin de ne pas réformer, donne un avantage aux circonscriptions rurales - où leur poids est plus fort - au détriment des zones urbaines, davantage peuplées de gens nés dans le reste de l’Espagne et rétifs à la séparation. Aux yeux des partis nationaux, cette infériorité en votes ôte à la liste sécessionniste toute légitimité. «Comment peut-on proclamer une indépendance sur la base d’une minorité ?» interroge l’analyste du journal en ligne eldiario.es, Ignacio Escolar, qui ajoute : «Une décision aussi capitale requiert un triomphe électoral écrasant, pas une victoire aussi serrée et discutable.»...

 

Bien malin qui peut dire comment les choses vont se dérouler dorénavant. La certitude, c’est qu’Artur Mas ne va pas s’arrêter en si bon chemin et va continuer à avancer, étape par étape, vers la «souveraineté». Tout réside dans le comment. On connait la feuille de route des séparatistes: préparer le terrain pour que, dans 18 mois, c’est-à-dire au printemps 2017, la situation soit mûre pour un référendum d’autodétermination définitif. Qui, s’il est favorable, devra déboucher sur une proclamation d’indépendance unilatérale de la part du Parlement autonome de Catalogne. Un peu sur le modèle du Kosovo. Pour le commentateur Joaquim Coll, opposé à la séparation, «tout cela relève d’un souhait délirant. La vraie question est de savoir ce qui va se passer pendant les 18 mois à venir: Artur Mas va-t-il aller au conflit contre Madrid, ou tentera-t-il de négocier?» En d’autres termes, les séparatistes vont-ils, comme ils l’ont dit, commencer à mettre en place un fisc catalan, un Tribunal suprême catalan et un Parlement propre qui n’obéissent plus au pouvoir central ?...

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VIDEO. Danemark: le parti anti-immigration enregistre un score historique aux législatives

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Le Parti populaire danois a recueilli 21,1% des suffrages lors des législatives jeudi. Il se positionne ainsi comme le plus grand parti du bloc de droite et la deuxième force politique du pays, après la gauche.

 

Une conséquence de la polémique des quotas pour répartir les migrants au sein de l'Union européenne? Jeudi, le Parti populaire danois (DF), formation de droite populiste hostile à l'immigration, a enregistré son meilleur score en recueillant 21,1% des suffrages à l'issue des élections législatives au Danemark. 

Arrivé après les sociaux-démocrates (26,3%) et devant le parti de droite Venstre (19,5%), le DF devient pour la première fois le plus grand parti du bloc de droite, vainqueur des élections avec 90 mandats, contre 85 à la gauche. Ceci ne signifie pas pour autant que DF participera au futur gouvernement. 


Outre ses position intransigeantes sur l'immigration, DF est en désaccord avec les autres partis de droite sur les questions européennes et les dépenses publiques en matière de protection sociale. Fondé en 1995, dans l'intention de protéger "l'héritage culturel danois", ce parti n'a cessé de gagner en influence. 
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La victoire de Cameron est mauvaise pour l'Europe

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Le Premier ministre est plutôt favorable à un maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE, mais il avait promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur la question. Or il devra compter avec les eurosceptiques, UKIP, et avec la force nouvelle des indépendantistes écossais.

Les sondages laissaient craindre cinq années d’incertitude et d’instabilité au Royaume-Uni, avec un Parti conservateur et un Parti travailliste à peu près à égalité. Ils ont été démentis par les électeurs qui ont redonné leur confiance au Premier ministre David Cameron, mais l’incertitude demeure. Non pour le gouvernement qui sera dominé par les conservateurs, avec ou sans une coalition avec un Parti libéral-démocrate bien affaibli, en fonction des résultats définitifs. Mais pour l’avenir du Royaume-Uni dans l’Europe.

David Cameron avait en effet promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur leur maintien dans l’Union européenne au plus tard en 2017, s’il gagnait les élections. C’est chose faite et il devra maintenant organiser la consultation, peut-être même avant deux ans s’il ne veut pas prolonger l’incertitude.....

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Pour la presse européenne, Nicolas Sarkozy a fait barrage à Marine Le Pen

Pour la presse européenne, Nicolas Sarkozy a fait barrage à Marine Le Pen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les « une » des principaux quotidiens européens soulignent la défaite du PS et le pari perdu du FN.

 

Les médias européens se penchent, lundi 23 mars, sur les résultats des élections départementales en France, en pointant le retour victorieux de l’ancien président Nicolas Sarkozy, le score moins élevé qu’annoncé pour l’extrême droite et Marine Le Pen et la défaite du Parti socialiste, dans une France où s’installe le tripartisme.

 

En Allemagne

« L’extrême droite est à un niveau plus faible qu’attendu – l’UMP de Sarkozy sort victorieuse du scrutin », titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant que « l’ancien président est parvenu à empêcher que le Front national ne devienne le premier parti de France ». Le quotidien allemand (conservateur) note cependant que le parti de Marine Le Pen – bien qu’étant en deçà des 30 % d’intentions de vote que lui prédisaient les sondages d’avant-scrutin – a réussi à faire sauter le verrou du bipartisme...

 

En Italie

La presse italienne, relève notre correspondant Philippe Ridet, consacre de nombreuses pages aux résultats des élections françaises qui se partagent la « une » des plus grands quotidiens avec l’OPA du colosse chinois de la Chimie ChemChina sur le constructeur de pneumatiques Pirelli et la décision du maire de Milan, Giuliano Pisapia, de ne pas se représenter pour un second mandat en 2016. Tous mettent en relief la performance de l’UMP, l’enracinement du Front national et la nouvelle déroute du Parti socialiste....

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Victoire historique de la gauche radicale en Grèce

Victoire historique de la gauche radicale en Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Syriza obtient 36,5 % des voix, selon les projections du ministère de l'intérieur, soit 150 sièges. Sa victoire aux élections législatives est assurée, mais pas sa majorité absolue au Parlement.

 

La victoire de Syriza en Grèce est assurée, seule la question de la majorité absolue au Parlement est encore en jeu. Selon les projections du ministère de l'intérieur, le parti de gauche radicale obtient 36,5 % des voix à l'issue des élections législatives du dimanche 25 janvier.

« Le peuple grec a écrit l'Histoire » et « laisse l'austérité derrière lui », s'est félicité Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza, devant des milliers de personnes rassemblées sur l'esplanade de l'Université d'Athènes.« Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka ».

Les projections en siège donnent au parti d’Alexis Tsipras, qui deviendra le plus jeune premier ministre grec en plus d'un siècle, 150 sièges au Parlement, à un siège de la majorité absolue. « Il y a un énorme suspense sur la majorité absolue », a dit Michalis Kariotoglou, un responsable de Singular Logic, qui traite les résultats pour le compte du ministère de l'intérieur. « Il se peut qu'il faille attendre le décompte de la totalité des voix. »....

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VU D’ALLEMAGNE • Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens

VU D’ALLEMAGNE • Une nouvelle crise grecque, le cauchemar des Européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Grèce se dirige vers de nouvelles législatives le 25 janvier. Le favori, Alexis Tsipras, de la coalition de la gauche radicale, fait sursauter la presse en Europe du Nord, notamment en Allemagne.

 

"Nouvelles législatives en Grèce", "Changement de cap en Grèce", "Une réaction en chaîne fatale nous menace", "La crise de l'euro est-elle de retour ?"… En Allemagne, les titres tendent à dramatiser après l'annonce de l'échec du troisième tour de l'élection présidentielle en Grèce, ce 29 décembre.

Dans le pays qui se vit comme le principal secouriste de la Grèce endettée depuis le début de la crise de l'euro en 2010, la perspective de nouvelles élections à Athènes "réveille de vieilles inquiétudes", note le Handelsblatt. "Ces élections pourraient apporter une nouvelle orientation politique lourde de conséquences – si la coalition de la gauche radicale (Syriza) accède au pouvoir", s'inquiète le quotidien économique.

Car celui qui part en meilleure position n'est pas Antonis Samaras, Premier ministre actuel et réformateur apprécié à Bruxelles, mais Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale, souligne aussi le quotidien conservateur Die Welt....

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SUÈDE • Les élections anticipées, seule issue face au chantage de l’extrême droite

SUÈDE • Les élections anticipées, seule issue face au chantage de l’extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Suède, l’extrême droite a décidé de voter contre le budget du gouvernement tant que les mesures sur l’immigration ne sont pas revues. Résultat : le Premier ministre est contraint de proposer des législatives anticipées.

 

La décision prise ce mardi par les Démocrates de Suède rebat les cartes de la politique suédoise. Le parti [d'extrême-droite] a fait savoir qu'il allait invalider tous les budgets proposés par le gouvernement si celui-ci ne revoyait pas sa copie sur l'immigration. Ce faisant, les Démocrates de Suède prennent en otage les autres partis du riksdag [Parlement suédois]. Après quoi, les partis conservateurs ont choisi de leur emboîter le pas et de retoquer à leur tour le budget du gouvernement.

Depuis qu'il a pris les rênes du parti [social-démocrate], le Premier ministre, Stefan Löfven, a tendu la main aux chefs de file de l'autre bloc. Lesquels ont choisi de ne pas la saisir. Après l'annonce des Démocrates de Suède, Löfven a fait ce qu'il pouvait et organisé avant-hier une réunion avec les responsables de l'Alliance [les conservateurs, le centre, les libéraux et les chrétiens-démocrates]. Lesquels s'y sont rendus, sont restés une heure et sont sortis avec un large sourire en déclarant que cette réunion n'avait pas lieu d'être. Une réaction aussi incompréhensible qu'irresponsable....

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Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite

Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'opposition de gauche a remporté les élections législatives en Suède dimanche, et l'extrême droite a signé une poussée historique, selon les premières estimations à la fermeture des bureaux de vote.

 

Se basant sur des sondages effectués à la sortie des bureaux, ces estimations donnent les sociaux-démocrates en tête avec 31 % des voix. Dans ce scénario, Stefan Löfven, 57 ans, serait le premier appelé à tenter de former un gouvernement. Mais l'ancien ouvrier et syndicaliste semble en passe de devenir le premier ministre le plus mal élu de l'histoire de son parti.


Le scrutin est par contre historique pour les Démocrates de Suède (SD), le parti d'extrême droite, qui va devenir le troisième parti du pays avec 10,5 %, contre 5,7 % en 2010. Un tel résultat serait un nouveau triomphe personnel pour leur président, Jimmie Åkesson, 35 ans, qui a fait de cette formation autrefois marginale dans l'électorat une force qui compte....

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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