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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Ecosse: la démocratie contre le romantisme

Ecosse: la démocratie contre le romantisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réponse des Ecossais est claire et sans ambiguïté. Ils ne veulent pas de l’indépendance.
Plus de 55% d’entre eux à travers les villes et les banlieues, les landes et les lacs ont dit non au Scottish National Party qui avait organisé la consultation avec l’aval de Londres. L’exception de Glasgow ne doit pas cacher un paysage majoritairement opposé aux rêves romantiques d’Alex Salmond, Sean Connery ou des Franz Ferdinand. Ce résultat décevant pour les indépendantistes qui voulaient un Etat ne signifie pas pour autant que l’Ecosse n’est pas un pays et une nation. L’Ecosse a sa culture et sa culture politique, ses idiosyncrasies et ses marqueurs. Pro européenne, penchant à gauche, croyant encore à la solidarité, l’Ecosse a une identité forte et propre, différente de celles des «Anglais».

C’est pourquoi Londres se doit d’avoir le triomphe modeste, comme semble le vouloir ce vendredi le Premier ministre du Royaume-Uni. Les Ecossais bénéficient déjà d’une large autonomie politique, avec un Parlement, un Premier ministre et des institutions propres. Cameron a promis d’élargir encore le pouvoir tartan dans le cadre souple d’une union rénovée. Aux indépendantistes de voir alors s’ils acceptent ce compromis ou s’ils s’accrochent à leur rêve démocratiquement rejeté ce vendredi.

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Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate

Berlusconi et «Aube dorée», le destin de l'Europe se joue au sud | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Europe vient d’enregistrer à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, si l’on ose dire, est l’offensive lancée enfin par le gouvernement grec contre le mouvement néo-fasciste «Aube dorée» et son leader.

La mauvaise est, bien sûr, la nouvelle folie de Silvio Berlusconi qui, plutôt que d’accepter le verdict qui le condamne après avoir été déclaré coupable de fraude fiscale, préfère plonger l’Italie dans la crise. Il vient d'obliger les ministres de son parti à démissionner collectivement du gouvernement.

 

 

La situation italienne est d’une autre nature et n’en redevient pas moins extrêmement préoccupante. Pour l’Italie elle-même bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de la zone euro. Il s’agit là de la dernière «facétie» de Silvio Berlusconi, dont la fin politique se déroule de plus en plus comme un triste feuilleton ou prime une fois encore l’intérêt égoïste et personnel de celui qui, à la tête du gouvernement italien, a d’abord pensé à ses propres affaires aux dépens de l’intérêt général.

La presse italienne a d’ailleurs été à peu près unanime à fustiger le comportement d’un homme qui cherche par tous les moyens à faire diversion et éviter l’humiliation d’un vote qui, au Sénat, pourrait conduire à sa déchéance politique. La sagesse eut été pour lui d’accepter de se retirer sur la pointe des pieds, tout en continuant à donner sa bénédiction au gouvernement de coalition entre le centre droit et le centre gauche. Un tel comportement est manifestement hors de sa portée.

Si la crise devait perdurer, cela pourrait avoir pour effet de paralyser toute action publique dans un pays qui a furieusement besoin de redresser ses comptes et sa situation (la perspective économiques pour 2014 est encore celle d'une année de récession). Elle pourrait aussi conduire à de nouvelles élections dans un climat volontairement tendu par Silvio Berlusconi. Comme si ce dernier souhaitait entrainer l’Italie dans sa chute. ...

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Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel

Hongrie : Budapest, champ de ruines culturel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Jadis créative et florissante, la scène culturelle hongroise est aujourd’hui régie par les valeurs nationales défendues par le gouvernement. Le cri d’alarme d’une journaliste hongroise qui a quitté son pays pour l’Allemagne.

 

Qui change de pays change son âme, dit-on en Hongrie. Or, au cours des deux ans et demi qui viennent de s’écouler, un demi-million de Hongrois se sont expatriés dans le monde entier, soit deux fois plus que lors de la vague de répression qui a suivi le soulèvement de 1956. C’est beaucoup pour un pays qui compte à peine dix millions d’habitants.

J’ai décidé à mon tour de ne plus tolérer la situation. Les raisons de ce choix ne manquent pas : l’argent, les perspectives d’avenir, et surtout le sentiment d’étouffer dans la Hongrie d’aujourd’hui.

Je fais partie de cette génération qui était assez jeune après 1990 pour le sentir : l’atmosphère des années de l’enfance et de l’école avait changé. Quand on a eu une fois dans sa vie la possibilité d’avoir une opinion et de l’exprimer librement, on ne veut plus s’en passer, même si la vie n’a jamais été rose ni facile en Hongrie.

Dans les années 2000, la scène alternative hongroise a connu une période d’effervescence. A Budapest, on trouvait un cinéma d’art et d’essai à chaque coin de rue, tous les mois ou presque, un nouveau film hongrois sortait dans les salles, une nouvelle vague de jeunes cinéastes travaillait d’arrache-pied. Le soir, on retrouvait ses amis dehors, sur la place Liszt-Ferenc, au niveau de la rue Andrássy, dans les cafés de la rue Nagymezö (le "Broadway" de Budapest où se concentrent les théâtres de la ville), ou dans les romkocsma [littéralement "bar en ruine", débit de boisson installé dans un immeuble voué à la démolition ou en attente de restauration] et l’on parlait de ce qu’on avait lu ou vu. La télévision diffusait des émissions culturelles et tous les camps politiques étaient représentés dans les débats.

On défendait quelque chose et l’on croyait en quelque chose : en soi, en son avenir. Vienne ou Berlin étaient peut-être plus soignées, plus riches, mais Budapest le serait un jour à son tour. Les choses avançaient plus lentement, les programmes d’urbanisme, la modernisation des infrastructures, tout prenait du retard. Cela avait du charme à l’époque, on allait dans la bonne direction, Budapest allait devenir une métropole bigarrée, vivante, prospère, tolérante, en un mot une métropole comme les autres....

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La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle - Blog Dominique Seux

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle  - Blog Dominique Seux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France a été dégradée cette nuit par l’agence Moody’s.

 

cette nuit, l’agence Moody’s a donc dégradé la note donnée aux obligations qu’émet le Trésor français pour se financer sur les marchés. Est-ce seulement une mauvaise nouvelle ?

En réalité et quitte à surprendre, non ! Certes, bien sûr, c’est une mauvaise nouvelle qui, aujourd’hui, va reléguer le psychodrame de l’UMP au rang de sitcom passant juste avant le journal de 20 heures. Mais j’ai envie de dire que c’est aussi une bonne nouvelle - même si cela paraît paradoxal et cynique.

1 - Commençons par un point précis : c’est sur le plan technique qu’il est le plus difficile, ce matin, d’évaluer son impact sur les marchés . Pourquoi ?
La France avait déjà perdu le triple A de l’agence Standard & Poor’s. Il s’en était suivi des heures et des heures et des pages et des pages de commentaires. Mais le Trésor avait continué à se financer à bas prix, Paris étant, restant finalement, plus sûr que Madrid ou Rome. C’est encore le cas. On peut penser que cela va continuer, parce que la dégradation de cette nuit était attendue. En même temps, le fait que deux agences internationales sur trois aient dégradé la France - seule Fitch reste sur le triple AAA - (ce fait) change la donne parce que les investisseurs (fonds de pension, banques) s’obligent à avoir des titres notés 20/20 dans leurs portefeuilles. Mais, comme on va l’entendre seriner toute la journée, Aa1, cela reste 19/20. Donc, a priori pas de catastrophe sur les marchés, mais on verra...

 

3 - Malgré tout cela, c’est aussi une bonne nouvelle ? Nous allons assister toute la journée à des discussions de cour de récré entre la droite et la gauche : "c’est la gestion Sarkozy-Fillon qui est sanctionnée" ; "non c’est la politique irresponsable Hollande-Ayrault". Mais ce qui est important est que la décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Est pointée par Moody’s la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et la difficulté que nous aurions à résister à de nouveaux chocs dans la zone euro parce que nos échanges ne sont pas assez avec les pays émergents. A noter que l’agence pointe non pas le niveau des déficits ou de la dette, mais leur trajectoire. Au-delà, c’est l’incapacité à tenir nos promesses dans la durée (30 ans de chômage et de déficits publics) qui est pointée. La leçon : on le sait, on le dit, mais on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin...

 

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Berlin-Paris | Humanite

Berlin-Paris | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les gouvernements français et allemand ont beau assurer ce lundi qu'il n'y avait ni "malentendu" ni craintes sur l'économie française, après des informations de presse affirmant que Berlin avait commandé une étude à un groupe d'économistes sur le sujet. Dans l'édito de l'Humanité, Michel Guilloux n'en démord pas: "Ces « recettes » ne font qu’augmenter les ravages de la crise économique et sociale ; et, plus on concède de positions aux partisans de la jungle du tout-financier, plus ces derniers montrent les dents en en réclamant « toujours plus ».

 

Qui a eu ces idées géniales : « Baisser le coût du travail », « abolir les 35 heures », « augmenter la flexibilité », « mettre fin aux avantages des fonctionnaires trop privilégiés par rapport aux emplois précaires », « réduire le poids de l’État dans l’économie », « lever les barrières à la concurrence », « baisser certains impôts », « réformer le système social, notamment les retraites » ? Il se trouve qu’elles émanent des cinq « sages » censés conseiller la chancelière allemande. Et selon le Figaro, telles seraient les « pistes de Berlin pour redresser la France ». Il n’avait pas suffi qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy signassent leur pacte des rapaces.

Berlin, donc, voudrait imposer ses recettes directement à la France. À l’heure où celles-ci, initiées de concert avec le social-démocrate Gerhard Schröder en son temps, à coups de régressions sociales, commencent à trouver leurs limites outre-Rhin même, on remarquera qu’elles ne sont guère originales. Ces « pistes »-là figurent largement dans les programmes du Medef et de l’UMP et sont largement reprises dans les argumentaires de leurs homologues européens comme dans les « préconisations » du FMI ou des agences de notation financières....

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HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable"

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'extradition, par Budapest, d'un soldat azerbaïdjanais condamné pour meurtre – et immédiatement libéré à peine revenu chez lui – révolte cet éditorialiste hongrois.

Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'attitude putassière de son gouvernement, et appelle ses compatriotes à montrer au reste du monde qu'ils n'approuvent pas.

 

En janvier dernier, une foule assez nombreuse a défilé à Budapest pour annoncer au monde : "Nous ne serons pas des colonisés [de l’Union européenne (UE)]". Au côté des activistes et des fans [d’Orbán], il y avait beaucoup de Hongrois débonnaires et naïfs. Aujourd’hui, ils doivent constater où mène cette souveraineté et comment on peut se procurer de l’argent quand celui du FMI nous répugne : en se prostituant, si Dieu le veut.

A l’Est, l’argent coule à flots, comme le gaz et le pétrole. Mais, pour monter dans la limousine du cheik, il faut satisfaire ses désirs. Or c’est un individu pervers. Il pense par exemple qu’assassiner un Arménien à coups de hache n’est pas un crime mais un acte héroïque.

Le copinage avec l'Azerbaïdjan nous a conduits à relâcher un criminel de guerre. L’UE demande aux pays candidats l’extradition de ce genre d’hommes, mais pas pour qu'ils soient relaxés – au contraire, pour assurer leur punition. L'Azerbaïdjan a voulu sauver son héros, et nous avons marché dans la combine...

...

Etre hongrois, par les temps qui courent, est un sentiment pénible et désagréable : nous représentons un pays qui approuve contre caution un assassinat à la hache à motivation nationaliste, mais qui, en guise de caution, accepte des fausses perles. C’est un pays immoral et stupide. La vallée des couillons. Des putains.

La raison en est que, dans cette affaire de hache, on ne voit – de Washington, de Berlin et d’Erevan – que les actes et les avis du gouvernement. Nous n’avons pas encore fait la démonstration qu’il y a des Hongrois d’une autre trempe dans ce pays, des Hongrois qui ne seraient jamais prêts à traiter avec des assassins à la hache, et, si oui, sûrement pas contre des promesses.

Quand le monde extérieur se fait une idée monolithique d’une nation, cela a des conséquences tragiques. On croit, par exemple, que tous les Arméniens sont des salauds, et que les assassiner à la hache n’est donc pas un crime. Ou bien on croit que tous les Hongrois sont comme leur gouvernement : il est donc juste et bon de cracher sur eux et se moquer d’eux. Il y a un seul antidote à cela : une manifestation de masse. Une marche de la paix avec le slogan : "Nous ne sommes pas des prostitués"...

 

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Le PS dirige la France, la Grèce inquiète l'Europe

Le PS dirige la France, la Grèce inquiète l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La parenthèse de 2007 est close: ses deux héros, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal auront été battus en moins d'un mois. Et le PS a, à lui seul, la majorité absolue. La page des cinq dernières années est tournée.

 

Close aussi, cette séquence politique interminable qui s'étale depuis les primaires socialistes. Lassitude des électeurs, lassitude des candidats, lassitude des médias, qui, n'ayant que peu de choses à se mettre sous la dent, ont vibré pendant quelques jours au rythme des tweets ou des blagues d'humoristes qui ont révélé cependant bien des choses malgré leur futilité.

Le PS domine absolument. Pour la première fois depuis 1958, la gauche détient la majorité absolue des principales institutions, notamment depuis la bascule inédite du Sénat à gauche. Pas de quoi s'en offusquer parce qu'il s'agit de la gauche, tant il est vrai que cette situation ne choquait personne quand la droite, pendant des années, a tenu tous les leviers de commande, (en ce sens la situation d'aujourd'hui est l'exacte symétrie de celle de 1995 quand la droite avait remporté les régions bien avant l'élection de Jacques Chirac)! Elle eut même, dans le passé, le privilège d'avoir les 3/5e du Parlement, ce qui lui permettait de changer la Constitution sans avoir à recourir au référendum....

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Crise de la zone euro: demandez le programme ! « Sens dessus dessous

Crise de la zone euro: demandez le programme ! « Sens dessus dessous | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Par Serge July.

 

Le 27 octobre les dirigeants de la zone euro s’accordaient dans la douleur pour sauver la Grèce. Depuis 2010, c’est la troisième fois et ce n’est toujours pas une solution pérenne : il y a trop de blancs dans cette montagne de rustines. Et chaque blanc de ce miniplan, c’est un choix fondamental qui n’a pas été tranché.

 Plan:

Des programmes franco-européens.

La dette avec ou sans croissance.

Quelle digue face à la contagion de la dette.

Enfin la gouvernance européenne.

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Tribune : Le racisme fait son nid en Europe

Tribune : Le racisme fait son nid en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qu’il s’agisse des railleries à l’encontre d’une ministre française ou d’une collègue italienne, des cris de singe adressés aux footballeurs, de l’islamophobie ou des discriminations envers les Roms, les attitudes racistes s’affichent de plus en plus ouvertement. Il ne faut pourtant rien céder et faire preuve de pédagogie, estime l’écrivain Tahar Ben Jelloun.
  

Le racisme est le propre de l’homme. C’est ainsi, il vaut mieux le savoir et faire en sorte qu’il ne progresse pas et qu’il soit combattu par la loi. Mais cela ne suffit pas. Il faut éduquer, démonter ses mécanismes, démontrer l’absurdité de ses bases et rester vigilant.

La société française est perçue ces derniers temps comme lieu d’un racisme virulent, mais au fond elle n’est pas plus raciste qu’une autre. Le rejet de l’étranger, du différent, de celui qui est considéré comme une menace pour la sécurité est un réflexe universel et n’épargne aucune société. Le racisme peut dans certains cas se focaliser sur une communauté, mais cela ne veut pas dire qu’il ménage les autres. Autrement dit il n’y a pas de discrimination dans l’exercice de la haine. Tout le monde y passe.

Nous assistons aujourd’hui en Europe à des dérives qui sont graves, car le racisme commence par le verbe et pourrait se poursuivre par les fours crématoires. Traiter [la ministre de la Justice française] Christiane Taubira de guenon [lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel, fin octobre] n’est qu’un début. Si on laisse faire, de l’insulte on passera facilement au châtiment corporel, à la torture (le cas du jeune Ilan Halimi) et au meurtre. C’est pour cela qu’il faut rappeler qu’il n’existe pas de racisme light et décaféiné.

Elle a eu raison Mme Taubira de regretter qu’aucune voix des dirigeants politiques ne se soit élevée contre le racisme dont elle a été victime. Une autre ministre a subi le même traitement cette fois-ci en Italie. Il s’agit du ministre de l’intégration Cecile Kyenge, originaire du Congo (Kinshasa) qui a été traitée de tous les noms par certains élus de la Ligue du Nord connus pour leur attachement au racisme. Des joueurs de football à la peau noire ont eux aussi été la cible d’un racisme bien enraciné. Quand un chef de gouvernement se permet de faire rire son auditoire à propos de “l’aspect bronzé d’Obama”, on ouvre par la même occasion les vannes et on donne un signal à ceux qui n’osaient pas exprimer leur racisme de se laisser aller et de cultiver leurs idées nauséabondes....

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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Quels regards sur l'Europe ? ,Quels regards sur l'Europe ? - ouest-france.fr

Le regard des non-Européens sur l'Europe serait-il moins négatif que celui des Européens sur eux-mêmes ? En cette fin 2012, il suffit de traverser les océans pour que la vision de l'Europe s'éclaircisse, du moins partiellement. Le Vieux Continent, encore perçu comme un risque positif par les investisseurs, demeure un modèle digne d'envie en matière de réconciliation et de protection sociale.

Mais l'Europe n'est plus considérée comme un acteur sur la scène internationale. Plus grave, il n'existe plus d'attente pour qu'elle le devienne. Comme le résume un stratège américain, «l'Europe n'est plus un problème, mais elle ne fait plus partie de la solution aux problèmes qui existent». Et, en dépit de ses progrès, elle n'est pas non plus perçue comme un ensemble unifié. Pour résumer : l'Allemagne rassure, la France inquiète et la Grande-Bretagne est seule dans son monde.

Pour les investisseurs internationaux, l'Europe demeure ou est redevenue une opportunité. Entre les « Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui, pour certains d'entre eux, commencent à donner quelques signes d'essoufflement, les nouveaux émergents comme le Mexique, tentants, mais peut-être plus fragiles qu'il n'y paraît, l'Europe, à l'image de ses industries du luxe ou de l'aéronautique, reste une valeur sûre.

Il est à la mode de parler de l'irrésistible déclin de l'Europe. Mais s'agit-il d'un déclin relatif - incontestable et inévitable - ou d'un déclin absolu et final ? Certes, sur le plan démographique, l'Europe - 20 % de la population mondiale au début du XVIIIe siècle - est tombée à moins de 7 % aujourd'hui. Mais la démographie n'explique pas tout. Rien n'empêche une petite presqu'île comme Singapour d'être productive. En fait, l'Europe, « petite minorité », reste perçue comme un « modèle de civilité ».

Ainsi, Chinois et Japonais, malgré leurs divergences, s'entendent sur un point : si l'Asie de 2012 peut évoquer l'Europe en 1912, à la veille de la Première guerre mondiale, c'est précisément parce que, contrairement à l'Europe, l'Asie n'a pas connu un processus de réconciliation comme celui qui a permis à la France et l'Allemagne de dépasser leur rivalité.....

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Pas de sacrifices sans espoir !

Pas de sacrifices sans espoir ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la légitimité de l’Union européenne était intacte, les Européens consentiraient plus facilement aux efforts qui leur sont demandés. Ils pourraient alors espérer voir leurs propres intérêts récompensés.

Par Michael Marder du Project Syndicate de Prague.

 

Le président français François Hollande a récemment souligné l’idée essentielle, pourtant souvent occultée, selon laquelle il y aurait des limites au degré de sacrifice qui peut être demandé aux citoyens des pays du sud de l’Europe en difficulté financière. Afin d’éviter de transformer la Grèce, le Portugal et l’Espagne en véritables "maisons de correction" collectives, a-t-il fait valoir, les peuples ont besoin d’espoir, au-delà des perpétuels horizons lointains de réduction des dépenses et de mesures d’austérité. Les notions de psychologie les plus élémentaires appuient le point de vue de Hollande. Renforcement négatif et report répété des retours positifs ne peuvent aboutir à un objectif qu’à condition de la perception d’une lueur au bout du tunnel – la récompense future des sacrifices d’au­jour­d’hui.

Le pessimisme public régnant en Europe du Sud est en grande partie attribuable à l’absence d’une telle récompense. Tandis que la confiance déclinante des consommateurs et le pouvoir d’achat des ménages aggravent la récession, les prévisions de fin de crise sont sans cesse repoussées, et les peuples soumis au fardeau de l’austérité en arrivent à perdre espoir.

...

 

Les conditions imposées par la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – conduisent à reporter indéfiniment la satisfaction des besoins de ceux auxquels il est demandé de faire des sacrifices, de même qu’à retarder la réparation de ­filets de sécurité sociale en lambeaux. Pourtant, les gouvernements nationaux continuent ­d’appliquer des politiques qui exacerbent l’injustice. Par exemple, le budget 2013 du Portugal réduit de huit à cinq le nombre de tranches d’imposition – une démarche vouée à dévaster la classe moyenne.

Le sacrifice impliquait autrefois un renoncement au corps – à ses plaisirs, à ses besoins fondamentaux, et même à sa vitalité – pour le bien de l’esprit. Tandis que persiste le discours du sacrifice, la logique l’ayant sous-tendu pendant des millénaires a aujour­d’hui été abandonnée. Il est crucial que les dirigeants européens nourrissent leurs citoyens d’une espérance renouvelée. Il en va de la légitimité d’une Europe "post-nationale", reposant sur une obligation de la part de l’UE, inscrite dans le Traité de Lisbonne, de promouvoir "le bien-être de sa population".

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L'heure n'est pas à "plus d'Europe"

L'heure n'est pas à "plus d'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mise en commun de la dette ? Union bancaire ? Union politique ? Autant de changements évoqués ça et là afin de résoudre la crise politique et économique que traverse l’Europe.

Mais les Européens ne semblent pas encore prêts à faire le pas vers davantage d’intégration.

Par Martin Winter, du Süddeutsche Zeitung.

 

Cet été, alors que se joue manifestement le dernier round de la crise de l’euro, l’envie est venue au monde politique allemand de disserter sur l’avenir de l’Europe. Les Sociaux-démocrates et les Verts [dans l’opposition] plaident pour une mise en commun de la dette européenne, avec une union bancaire et fiscale. En bref, ils voudraient céder à Bruxelles la souveraineté de l’Etat sur son budget. Quant à la CDU d’Angela Merkel, elle dit qu’elle souhaite faire de l’Europe une union politique – quoi que cela puisse signifier exactement. Et parce que tout cela altèrerait profondément la Constitution, elle prône aussi un référendum, rapide si possible.

Doucement, est-on tenté de dire. Il est vrai que l’Union européenne est mal préparée aux tempêtes du monde globalisé. Dans cette grave crise financière, sa structure politique est inadaptée, et elle s’est avérée instable. Mais avant d’aller sacrifier dans la précipitation le cœur de la souveraineté nationale, il serait bon de se demander s’il existe un autel sur lequel sacrifier quelque chose.

Au-delà des frontières allemandes, aucun Etat ni aucun autre peuple européen serait prêt, dans sa grande majorité, à renoncer à la souveraineté nationale et à faire le pas vers un Etat fédéral européen. Il n’est d’ailleurs pas certain que les Allemands eux-mêmes accepteraient finalement d’abandonner leur souveraineté.

Cette crise n’a pas rapproché les peuples européens, elle n’a fait que les rendre plus sceptiques vis-à-vis du projet européen. Il y a sept ans, le projet de Constitution européenne, qui ne touchait quasiment pas à la souveraineté nationale, a lamentablement échoué à l’épreuve de divers référendums [en France et aux Pays-Bas]. Un accord qui réduirait les nations européennes à des Etats fédérés serait sans aucun doute voué à un sort au moins tout aussi triste.

Les désirs ne peuvent masquer la réalité. Même si on parvenait à convaincre quelques peuples de confier les éléments clés de leur souveraineté à une autorité centrale européenne, la nouvelle Europe serait plus petite, beaucoup plus petite que l’Europe actuelle. Certains suivraient la Grande-Bretagne et quitteraient le navire. On aurait alors un petit noyau d’Europe vraisemblablement pas assez grand pour avoir un poids politique dans le monde...

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Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

Fédéralisme à marche forcée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les grandes catastrophes encouragent les croyants les plus fervents à redoubler aussitôt de piété. Ainsi en est-il des fédéralistes européens.

refusant de concevoir qu’on puisse un jour tourner le dos aux politiques d’intégration — monétaire, budgétaire, commerciale — qui ont aggravé la crise économique, ils souhaitent au contraire renforcer l’autorité de ceux qui les ont mises en œuvre. Les sommets européens, les pactes de stabilité, les mécanismes disciplinaires n’ont rien arrangé ? C’est, répondent invariablement nos dévots, parce qu’ils n’ont pas été assez loin : pour eux, toute réussite s’explique par l’Europe, et tout échec par le manque d’Europe (1). Cette foi du charbonnier les aide à dormir à poings fermés et à faire de jolis rêves.Des cauchemars, aussi, car les fédéralistes ne détestent pas les tempêtes. Les annoncer leur permet même de briser toute résistance à leur grand dessein en prétextant l’urgence. Au milieu du gué et sous la mitraille, nul ne doit faire machine arrière. Il faut franchir la rivière ou se noyer, précipiter le « sursaut fédéral » ou consentir à la catastrophe. « Si la confédération actuelle n’évolue pas vers une fédération politique avec un pouvoir central, estimait ainsi en novembre dernier l’ancien ministre des affaires étrangères allemand Joschka Fischer, la zone euro — et l’ensemble de l’Union — va se désintégrer (2). » En France, les trois grandes radios nationales et deux des principaux quotidiens prêchent chaque jour cette antienne.

A entendre les fédéralistes, on imaginerait volontiers que les instances européennes manquent de pouvoir et de ressources, tandis que les Etats disposeraient d’une autorité et de moyens illimités. Mais la Banque centrale européenne (BCE), qui a géré la crise avec le succès que l’on sait, consacrant récemment la somme de 1 000 milliards d’euros au refinancement des banques, ne dépend ni des gouvernements ni des électeurs de l’Union. Loin d’être trop contrainte par un défaut d’intégration quelconque (budget commun, ministre unique), l’harmonisation des politiques européennes sous la toise de l’austérité allemande a déjà produit des résultats, puisqu’elle est parvenue à creuser l’endettement des Etats et à accroître la misère des peuples…

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Les Inrocks : Edito : L’Europe boite, la démocratie tousse

Les Inrocks : Edito : L’Europe boite, la démocratie tousse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

De nombreuses voix déplorent la disparition de la démocratie au profit d’une dictature des marchés. S’il y a de la vérité dans ce diagnostic, il convient de le nuancer. Prenons le référendum grec mort-né. Pouvait-on réduire la complexité de la situation de la zone euro à une simple question à laquelle on répond par oui ou non ? Peut-on confondre démocratie avec populisme ou manoeuvre politicienne de la dernière chance ? Et ce qui aurait été démocratique pour le peuple grec l’auraitil été pour les 320 millions de citoyens européens concernés par le plan soumis à la question ?...

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