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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les prémices des Etats-Unis d'Europe

Les prémices des Etats-Unis d'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A Bruxelles, lors du sommet de la zone euro, l’UE avait le choix entre "le sursaut ou le chaos", estime Libération. "Ce que les volontés politiques nationales refusaient farouchement il y a peu, la folie spéculative aura fini par l’imposer. De fait, l’Union est désormais fédérale...

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Tous à la merci de l'Allemagne

Tous à la merci de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants de la zone euro ont allégé la dette grecque et augmenté le montant de leur aide. Mais pour Eleftherotypia, qui considère en Une que “les tanks allemands sont dans le plan de sauvetage”, cette décision place les Grecs et tous les Européens sous la coupe de Berlin.

 

Article extrait de Eleftherotypia, Athènes.

 

Encouragée par plus de 80% des députés qui lui ont donné le feu vert, Angela Merkel s’est rendue au sommet de Bruxelles pour trouver une solution au problème grec.Or la décision prise par les dirigeants européens avait été annoncée presque point par point par la chancelière devant ses deputés ! Il semblerait qu’elle n’ait même pas tenu compte de l’échange de points de vue avec les autres dirigeants européens, comme s’il n’y avait pas d’autres joueurs en Europe.

Bien entendu, tout le monde sait que l’Allemagne est le joueur le plus fort en Europe. Tout le monde sait que son avis pèse plus lourd que les autres. Mais elle ne peut pas toujours avoir le dernier mot. Parce qu’en politique, il ne faut pas appliquer les mêmes règles qu’au football, où "à la fin, ce sont toujours les Allemands qui gagnent", comme le disait un ancien joueur anglais.

En fait, au train où vont les choses, on se retrouve dans le scénario inverse...

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Rome, le bouc émissaire idéal

Rome, le bouc émissaire idéal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Lors du Conseil européen du 23 octobre, l’Allemagne et la France ont distribué bons et mauvais points à leurs partenaires de la zone euro en difficulté, notamment à l’Italie. Si les critiques vis-à-vis de l’inertie du gouvernement Berlusconi sont justifiées, la crise actuelle est également due à la lenteur de réaction dont Berlin et Paris font preuve depuis le début, note le Corriere della Sera.

Par Franco Venturini.

 

Ce n’était pas très réjouissant, pour un Italien, d’assister hier à Bruxelles à la conférence de presse conjointe d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Pendant toute la durée de la rencontre de la chancelière allemande et du président français avec la presse internationale, le chef de notre gouvernement, Silvio Berlusconi qui, que cela plaise ou non à l’étranger, nous représente tous, nous autres Italiens, a été moqué, pointé du doigt, pour avoir failli à son engagement de faire adopter des mesures nationales contre la crise des dettes souveraines.

L'Italie mise tacitement sur le même plan que la Grèce (Sarkozy a énuméré, dans une liste séparée, l’Irlande, le Portugal et aussi l’Espagne), Berlusconi n’a été accepté qu’avec réticence comme interlocuteur (et seulement à ce titre considéré comme digne de confiance par la chancelière)...

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Il est temps de faire de la politique

Il est temps de faire de la politique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Par peur comme par ignorance, les dirigeants s’échinent à battre les marchés avec leurs propres armes. Mais, faute de ressources illimitées, ils vont devoir renouer avec les règles politiques pour espérer remporter cette épreuve de force.

Par Brigitte Fehrle, du Frankfurter Rundschau, Francfort.

 

Depuis le début de la crise financière et la faillite, voilà quelques années, d’une banque de taille relativement modeste, Lehman Brothers, les politiques ont peur. Peur d’un ennemi qu’ils ne connaissent pas et dont ils ne maîtrisent pas les codes. Depuis le début de la crise financière, la politique tente de comprendre les règles des banques, des hedge funds, des bourses, des spéculateurs. Et pas seulement. Elle essaie aussi, depuis lors, de les battre à leur propre jeu...

...

Nous voyons les politiques, les économistes et les soi-disant experts énoncer des convictions et donner des réponses avec une mine qui trahit leur perplexité. Plus les réponses avancées sont simples, plus la pertinence de telle ou telle solution est martelée avec aplomb, moins le discours convainc. La politique semble impuissante. Elle l’est. Et si elle est impuissante, c’est qu’elle a voulu battre son adversaire avec ses propres armes.

La démocratie vit de la transparence, de la franchise, du pouvoir de persuasion et du fait que les citoyens peuvent voir ce que font leurs élus, même quand ils ne sont pas d’accord avec eux. Or, aujourd’hui, la politique joue en dehors du terrain démocratique. Elle se comporte comme un acteur de ces marchés internationaux anarchiques dont la seule logique est celle de la multiplication des profits. Elle s’est engagée dans une épreuve de force dont elle ne peut que sortir vaincue...

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Le retour à la terre

Le retour à la terre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Tandis que les grèves paralysent le pays et que les politiques débattent du sort de l’économie la plus touchée de la zone euro, les Grecs sont contraints de revenir en arrière pour joindre les deux bouts, comme à Naxos, dans les Cyclades. Reportage.

Par Patrick Cockburn, The Independent, Londres.

 

“Dans le coin, les gens reviennent dans les fermes qu’ils ont abandonnées il y a des années pour faire pousser des pommes de terre, des choux et des légumes afin de survivre à la crise,” déclare Petros Citouzouris en taillant ses vignes sur les hauteurs de Naxos, la plus grande île des Cyclades. Même les régions les plus isolées de Grèce sont emportées par la catastrophe financière.

Indiquant du doigt de nouvelles cultures en terrasse le long d’une ancienne léproserie délabrée à Sifones, Citouzouris ajoute que depuis le début de la crise, “des maçons et des mineurs sans emplois, ainsi que des retraités, ont commencé à revenir dans les fermes familiales dont ils avaient hérité il y a une génération, mais qu’ils n’avaient jamais exploitées”. Il estime que sur les vingt propriétés des environs, dix appartiennent aux nouveaux venus. “Ils n’arriveront pas à faire pousser assez pour vivre, mais ça va les aider à tenir,” commente-t-il....

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Le mythe d'un marché du travail européen

Le mythe d'un marché du travail européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Malgré la crise de la zone euro, les statisticiens n'ont pas encore observé un exode significatif de migrants grecs, espagnols ou portugais fuyant le chômage et les bas salaires vers les régions les plus prospères de la zone euro. Le rêve d'un marché du travail européen n'est donc toujours pas atteint.

Par Jonathan Witteman, de De Volkskrant, Amsterdam.

 

Quelque 340 Portugais, 518 Espagnols et 630 Italiens. Ce sont les chiffres qui correspondent aux flux nets de migrants originaires du Sud de l’Europe qui sont venus aux Pays-Bas depuis le début de 2011, en cette deuxième annus horribilis consécutive au sein de la zone euro. Ces chiffres n’ont rien d’astronomique sachant qu’à l’heure actuelle, 1 Portugais sur 8 et 1 Espagnol sur 5 n’ont pas de travail. Il n’y a pas de chiffres récents concernant la Grèce (où le chômage est de 1 sur 6), mais la migration en provenance de ce pays reste limitée.

Bien que l’Union européenne souhaite former un marché unique, elle se compose encore de 27 marchés du travail différents, constate Jules Theeuwes, directeur du bureau néerlandais d’études économiques SEO. "Nous avons supprimé les frontières, et les marchandises et les capitaux peuvent circuler librement, mais la migration du travail a toujours été moins importante qu’on aurait pu s’y attendre. Quand on compare, dans ce domaine, le marché du travail européen par rapport au marché américain, l’Europe n’est pas un marché dynamique."...

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Une Europe en mouvement

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La crise pousse les Européens à reprendre le chemin de l’émigration. Pour les jeunes des pays méditerranéens comme pour ceux des pays d’Europe orientale, c’est au Nord du continent que se trouve à présent le salut.

Par Mariana Bechir, du journal Adevärul, Bucarest.

 

En l'espace d'un siècle, les pays européens sont passés du stade de pays d'émigration à celui de pays d'immigration – ils se sont transformés en pays d'accueil. Tel un aimant, le développement industriel a attiré la population des pays pauvres. De nombreux migrants sont rentrés par la suite dans leur pays d’origine, mais il a fallu un apport de main d'œuvre externe pour couvrir le déficit de travailleurs. Les derniers pays d’accueil ont été ceux du Sud de l'Europe, destination de prédilection notamment des Roumains. Ces derniers sont à présent concurrencés sur le marché du travail par les autochtones au chômage. Face à cette situation, et aux nouvelles restrictions en matière d’emploi des étrangers, immigrés de l’Est et autochtones du Sud tendent à chercher du travail en Europe du Nord...

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Un élargissement bercé d'illusions

Un élargissement bercé d'illusions | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En ouvrant des perspectives d’adhésion à plusieurs pays candidats, Štefan Füle, le commissaire à l’Elargissement a voulu faire preuve d’optimisme. Mais cela ne fait que renforcer le sentiment que l’Europe ne sait pas où elle va, estime le quotidien suédois Dagens Nyheter.

Par Annika Ström Melin, du Dagens Nyheter de Stockholm.

 

Pauvre Štefan Füle. Le 12 octobre, le commissaire européen à l’Elargissement avait la mission ingrate de présenter le rapport annuel de Bruxelles sur les neuf pays – Croatie, Turquie, Islande, Macédoine, Monténégro, Albanie, Serbie, Bosnie et Kosovo – qui souhaitent devenir membres de l’Union.

Ce fut une présentation quelque peu surréaliste. Mise en scène comme si rien de grave ne se passait dans l’UE ; comme si tout suivait son cours normalement.

Štefan Füle n’est pas ce que l’on pourrait appeler un boute-en-train, ce qui ne l’a pas empêché de déclarer que l’avenir de l’Europe se présentait bien. Voyez comme la stratégie de l’Union est efficace ! L’Europe pose ses exigences et les pays qui veulent devenir membres se démocratisent. 2011 est une bonne année pour l’élargissement, a soutenu Štefan Füle. Un optimisme de façade, car le commissaire lui-même n’y croit guère...

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Les Américains les yeux rivés sur la chute de l'Europe

Les Américains les yeux rivés sur la chute de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En Europe, l'unité déchirée par la déliquescence", titre USA Today, qui consacre une grande enquête sur l'écart croissant entre "les Etats les plus riches de l'UE" et leurs pauvres voisins. Que va-t-il advenir des malheureux Grecs, des pauvres Irandais qui émigrent en masse, et des "milliers d'Espagnols sans emplois", qui pourraient bientôt "se retrouver à la rue" ? , s'interroge le journal. Et combien de temps encore pourront-ils continuer à être pressurés par les Allemands "furieux" et par les Vrais Finlandais ?

Comme l'a souligné Herman Van Rompuy, l'Europe a désormais atteint le point où elle n'est plus en mesure de financer son modèle social...

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Guido Strack, seul contre Bruxelles

Guido Strack, seul contre Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il voulait moraliser le fonctionnement de l’UE, il l’a payé de son travail et de son mariage. Depuis 8 ans, cet ancien fonctionnaire allemand à la Commission européenne se bat contre le système. Mais le combat est inégal.

Par Sebastian Beck, publié dans Süddeutsche Zeitung.

 

Interrogé sur ses projets d’avenir, Guido Strack nous répond de manière lapidaire : "Je n’en ai pas." Il fut un temps où cet homme, qui a 46 ans aujourd’hui, était un juriste ambitieux, père de famille et employé à la Commission européenne, au Luxembourg. Il était promis à une brillante carrière. C’était dans une autre vie. Installé dans une petite maison à Cologne, il a aujourd’hui le temps de ruminer ses pensées...

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Epargnez-nous cette euro-Novlangue !

Epargnez-nous cette euro-Novlangue ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour désigner le fonds de sauvetage de l’euro, les Allemands utilisent un mot qui signifie "parachute", "parapluie" ou "parasol". Pratique pour s'épargner les détails des mécanismes financiers mis en place, cette métaphore ne tient cependant pas la route, explique le chroniqueur Axel Hacke...

 

Par Axel Hacke du Süddeutsche Zeitung.

 

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Kaczyński voit des forces obscures en Allemagne

La carte anti-allemande est de retour en Pologne dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 9 octobre. Jarosław Kaczyński, le chef du parti d'opposition conservateur Droit et Justice (PiS), laisse entre, comme le dit Gazeta Wyborcza, que "des forces obscures" ont permis l'élection d'Angela Merkel à la chancellerie...

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Méfions-nous des sauveurs de l'euro

Méfions-nous des sauveurs de l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Si l'on veut sauver le projet européen, il faut se lever contre les projets de la chancelière Merkel et du Président Sarkozy qui font la promotion d'une union faiblement démocratique, axée sur la compétitivité fiscale et le dumping social, écrit un journaliste allemand.

                                  Par Tom Strohschneider.

 

    Les grandes crises qui ont frappé le capitalisme, le grand historien des sociétés Jürgen Kocka l’a rappelé récemment, ont souvent servi de catalyseurs pour des réformes profondes du capitalisme. Ce qui suscite à la fois l’espoir et l’inquiétude : si nous avons la chance de faire de la crise de l’euro une crise "constructive", nous devons la saisir maintenant.

Les crises du passé ont permis – ou tout au moins favorisé – la mise en œuvre de changements structurels. Les crises ont ainsi rendu possible l’institutionnalisation des règles nationales, l’apparition de la protection sociale et surtout l’installation du paradigme longtemps dominant de la pensée keynésienne. Cela s’inscrivait dans un contexte général. Il arrivait toujours un moment, toutefois, où les "aspects positifs" de la crise retombaient sous le joug d’intérêts privés supérieurs. Le fait qu’ils aient été malmenés dans l’Allemagne rouge-verte, la dérégulation et l’abandon de la redistribution des richesses participent à la confusion ambiante.

Tirera-t-on les enseignements de la crise de la dette européenne ? Manifestement pas. Car ce que l’on vend à l’opinion publique angoissée comme la "gestion de la crise" ne comporte aucun des "aspects constructifs" au sens où les entend Jürgen Kocka...

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Un répit, pas la solution

Un répit, pas la solution | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants européens ont beau se féliciter de l’issue du sommet du 26 octobre, la crise de l'euro n'est pas terminée, assure la Berliner Zeitung. Car le paradoxe fondamental par lequel les Etats achètent la confiance des investisseurs avec de l'argent qu'ils n'ont pas ne se résout pas aussi facilement.

Par Stephan Kaufmann, du Berliner Zeitung.

 

Que ceux d'entre nous qui se sont attachés à cette crise de l'euro se rassurent : elle va rester parmi nous encore un petit bout de temps. Même les décisions du dernier sommet de l'UE ne suffiront pas à la mettre dehors. D'un côté, ceux qui imputent cet état de fait aux politiques ont raison. De l'autre, ils ne comprennent pas que nos dirigeants se retrouvent face à une contradiction bien réelle et de taille, née de la logique même du système, et qui ne se surmonte pas aussi facilement.

Au départ, il y a un constat : les pays de la zone euro sont trop endettés. C'est la conclusion à laquelle sont arrivés les bailleurs de fonds des Etats membres, les marchés financiers, au moyen de critères toujours identiques : les garanties apportées et les taux de rendement constatés...

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Le sursaut ou le chaos

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Le Conseil européen et le sommet de la zone euro qui s’ouvrent ce 26 octobre doivent empêcher la contagion de la crise de la dette. Mais c’est d’un "nouveau souffle” dont l’Union a besoin si elle veut avoir un avenir.

Par Erik Izraelewicz, Le Monde, Paris.

 

Il n'y a pourtant point de fatalité en ce domaine. La crise de l'Europe est grave, la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle est économique et sociale – la récession menace, mais pas seulement. Elle est profondément politique, ce dont témoignent les mouvements de défiance, voire de révolte, qui s'expriment régulièrement sur le "Vieux" Continent. Cette crise de la dette peut conduire l'Europe au chaos...

 

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On enterre l'idée fédérale

On enterre l'idée fédérale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le sommet de la zone euro du 23 octobre pourrait être suivi d’un autre le 26, à la demande de l’Allemagne et de la France. La manière d’affronter la crise de la zone euro le prouve : malgré ses mésententes, l’axe Berlin-Paris et la méthode intergouvernementale l’ont emporté sur l’idée fédérale, constate Le Figaro.

Par Pierre Rousselin, Le Figaro, Paris.

 

Si la crise de l'euro a eu un mérite, c'est celui de remettre au goût du jour la construction européenne. Autant il était hors de question, avant la crise, de rouvrir la boîte de Pandore d'une refonte des traités, autant la réforme institutionnelle s'impose à nouveau. Toute la question est de se mettre d'accord sur l'Europe que l'on souhaite et les mesures qu'il est possible de faire adopter...

...

Malgré les difficultés de la relation entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ce noyau dur s'est imposé au fil du traitement de la crise de la zone. L'implication prépondérante des deux grandes économies européennes était évidente. La préférence pour la méthode inter gouvernementale, qui avait déjà pris le pas sur la méthode communautaire en vigueur du temps où la Commission était le moteur de l'intégration, s'en est trouvée confirmée.

Berlin et Paris sont devenus le centre de l'Europe. Bruxelles n'est plus que l'intendance. L'idée "fédérale" ne reflétant plus vraiment la réalité...

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Le cynisme des élites grecques

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Après deux jours de grève générale et de combats de rue, la Grèce semble tous les jours un peu plus près du précipice. Alors que les responsables européens se rassemblent ce dimanche dans une dernière tentative de sauvetage de la monnaie unique, un auteur grec condamne les élites de son pays qu’il juge responsables de la situation actuelle.

Par Costas Douzinas, The Guardian, Londres.

 

Cette semaine, les employés d’une petite boulangerie du centre d’Athènes ont annoncé qu’à défaut de fermer boutique – leur clientèle étant largement composée de personnes fragiles -, ils manifesteraient leur soutien au mouvement de grève générale en vendant tous leurs produits à prix coûtant. Cette nouvelle, inattendue pour leurs clients en cette période difficile, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des signes de résistance et de solidarité que donne à voir la capitale grecque. Pendant ce temps, pas un ministre ou député ne peut apparaître en public sans se faire huer ou “yaourter” (sorte d’entartrage à la mode grecque).

La Grèce est un pays divisé : d’un côté, les responsables politiques, banquiers, évadés fiscaux et barons des médias qui soutiennent la réforme culturelle et sociale la plus violente que l’Europe occidentale ait jamais vue, de l’autre, la vaste majorité du peuple grec. La rupture paraissait évidente hier lorsque près de 500 000 personnes sont descendues dans les rues pour participer au plus grand mouvement de contestation de l’histoire du pays...

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Le trafic d'êtres humains profite de la crise

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Poussées par la précarité ou la pauvreté, un grand nombre de jeunes femmes cèdent aux sirènes des rabatteurs qui, sous couvert de cours de formation ou de travail intérimaire, les attirent dans les réseaux de prostitution.

Par Petar Petrov, du journal Sega, Sofia.

 

La plupart des campagnes de prévention contre le trafic d’être humains n’ont pas d’effet notoire. Le Parlement européen a même récemment déclaré que toutes les mesures entreprises par l’Union pour limiter les conséquences de ce fléau étaient inefficaces. Selon des données publiées par le Conseil de l’Europe, il s’agit pourtant d’une des principales sources de financement du crime organisé ; la "traite des blanches" est, de surcroît, le secteur de l’économie souterraine qui connaît le développement le plus exponentiel ces dernières années. Le trafic concerne principalement les femmes : elles seraient quelque 80 % des 800 000 personnes qui, chaque année, sont victime de ces trafics...

 

..La violence physique a de moins en moins la cote au profit des menaces psychologiques et des pressions exercées sur la famille restée sur place. En Bulgarie, les principales causes du développement de ces trafics restent l’analphabétisme, l’effondrement des valeurs morales, le racisme et la discrimination ethnique, la pauvreté, l’économie exsangue, le chômage… Ce qui peut expliquer ce changement de stratégie de la part des trafiquants qui se font de plus en plus passer pour des agences de travail par intérim. Un phénomène qui risque de perdurer car, en période de crise, les gens cherchent désespérément une issue à des situations matérielles souvent catastrophiques et sont prêts à tout pour s’en sortir...

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Un prix européen contesté

Le Parlement européen a remis ce 19 octobre son quatrième prix pour le journalisme 2011. Quatre journalistes – le français Romain Gubert (presse écrite), l’italien Massimiliano Nespola (web), le finlandais Tero Koskinen (télévision) et l’allemande Steffen Wurzel (radio) – ont ainsi étés récompensés...

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Mesures drastiques pour éviter l'effondrement

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Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a présenté le budget le plus austère depuis le retour de la démocratie dans le pays en 1974. "Réductions de salaires et augmentation des impôts pour éviter l’effondrement de l'Etat social", annonce Público. "Presqu’un million de personnes seront privées d’allocations de vacances et de Noël", qui représentent un 13e et un 14e mois de salaire, titre le quotidien lisboète...

 

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"Je ne veux pas mourir Chinois"

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Les investissements chinois en Europe et l’influence croissante du capitalisme qui les portent constituent une menace pour la souveraineté et le modèle socio-culturel des Européens, assure l’écrivain italien Antonio Scurati.

Par Antonio Scurati, de La Stampa de Turin.

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais, en ce qui me concerne, je n’ai aucune envie de mourir chinois. Pourtant, au train où vont les choses, c’est hautement probable.

A la mi-septembre, juste au moment où le Sud de l’Europe se précipitait vers le désastre, au cours du congrès annuel du World Economic Forum – qui depuis 2007 se tient (est-ce un hasard ?) en Chine et porte cette année le titre de "New Champions 2011" – le premier ministre Wen Jiabao annonçait que son pays allait investir de plus en plus sur le "vieux" continent..

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L'UE, pour le peuple mais sans le peuple

L'UE, pour le peuple mais sans le peuple | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Il y a un point sur lequel les populistes ont raison : l'Union n'écoute pas ses citoyens. Et l'action des dirigeants et des institutions ne fait que renforcer l'impression que l'intégration européenne se fait à coups de mesures technocratiques sur lesquelles les populations n'ont pas d'emprise.

 

Par Judy Dempsey du New-York Times, 24 Août 2011.

 

Dès que le philosophe allemand Jürgen Habermas dit quelque chose sur son pays et l'Europe, ses compatriotes ouvrent grand leurs oreilles. En effet, ce fervent Européen de 82 ans, très écouté aux Etats-Unis, prend la parole quand il sent que les choses vont très mal.

Alors forcément, lors de la conférence qu'il a donnée récemment à Berlin, en pleine crise de l'euro, il a captivé son public. Il a accusé les élites politiques de faillir à leur devoir de rendre l'Europe à ses citoyens. "Le processus d'intégration européenne, qui s'est toujours fait sans consulter la population, est aujourd'hui arrivé dans une impasse", a déclaré Habermas pendant une table ronde organisée par le Conseil européen des relations étrangères. "Il ne peut pas aller plus loin sans passer de son système d'administration habituel à une administration impliquant davantage la population".

Les élites politiques "se cachent la tête dans le sable", a-t-il ajouté. "Elles s'obstinent à poursuivre leur projet élitiste et à priver la population européenne de ses droits."...

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Si Trichet n'existait pas, il faudrait l'inventer

Si Trichet n'existait pas, il faudrait l'inventer | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Accusé tantôt de timidité excessive, tantôt d’intervenir à la place des Etats, le gouverneur de la Banque centrale européenne a tout compte fait su maintenir la barre de l’euro en évitant, jusqu’à présent, que la crise ne l’emporte.

Par Xavier Vidal-Folch. extrait d'El Pais.

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Dexia, une bombe dans la zone euro

Dexia, une bombe dans la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisée par ses montages financiers "toxiques", la banque franco-belge est au bord de la faillite. Pour certains, elle pourrait inaugurer une série de défaillances bancaires en Europe. Pour d'autres, c'est avant tout la crédibilité des Etats qui est en jeu.

"Ca s’accélère pour Dexia", titre De Standaard. Le 4 octobre, explique le quotidien flamand, Paris et Bruxelles se sont réunis d’urgence pour parler d’un plan de sauvetage pour la banque franco-belge en difficulté pour la deuxième fois en trois ans. Les deux pays se sont mis d’accord pour diviser la banque en deux, créant une "bad bank" dans laquelle seront placés les éléments toxiques (emprunts grecs et italiens, hypothèques américaines). Le rédacteur en chef du Standaard, Bart Sturtewagen, se demande pourquoi "les trois années écoulées n’ont pas suffi pour éviter que l’on se retrouve à nouveau dans une crise bancaire urgente" :

On savait que Dexia était une banque zombie, qui devait faire face à des défis structurels profonds. Un mariage franco-belge deséquilibré qui dépendait trop des oscillations des marchés bancaires pour être en sécurité. Une banque dont les parties saines […] n’auraient jamais dû avoir de problèmes si les règles du jeu avait été respectées. […] Dexia n’est que la pointe de l’iceberg. Depuis le début de la crise bancaire, on n’a fait que déplacer les dettes du secteur financier vers les gouvernements. Pour éviter une crise du système, on a essayé d’épargner les banques et leurs actionnaires, avec l’espoir que celles-ci auraient, à travers l’afflux en masse d’argent bon marché, suffisamment de temps pour renforcer leur structure de capital. [...] On arrive à la fin cette histoire. La suite sera écrite à l’encre rouge sang...

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Libérons la Grèce de ses élites

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L'aide d'urgence sur laquelle planchent les pays de la zone euro n'offre pas de solution durable à la crise grecque, estime l’économiste Rens van Tilburg. Il faut d'abord briser l’emprise des élites locales, dont les privilèges intacts empêchent une répartition équitable des sacrifices.

      Par Rens van Tilburg.

 

Les dirigeants européens se préparent à apporter la énième réponse "définitive" à la crise de l’euro. Après les banquiers, même les Chinois et les Américains, dont les monnaies ne sont pas concernées, se sont mis à plaider en faveur d’un renforcement du Fonds européen de stabilisation financière (FESF).

Certes, nul ne veut prendre le risque d’un défaut de paiement de la Grèce. Reste à savoir, cependant, s’il ne faut pas plus craindre la voie sur laquelle les dirigeants européens risquent de s’engager. Car on n’évoque jamais le véritable problème de la Grèce, et on y remédie encore moins.

Ce problème, c’est que la place que l’on occupe dans la société grecque n’est pas déterminée par son talent et son dynamisme, mais par ses origines et ses relations. Bien entendu, aucune société ne repose entièrement sur la méritocratie ou le népotisme. Les Pays-Bas, par exemple, sont essentiellement une méritocratie, tandis qu’en Grèce, c’est le népotisme qui prédomine. Le pouvoir et la propriété y sont tellement concentrés que les élites au pouvoir parviennent chaque fois à renforcer leur position...

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