Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Goethe, version technocrate | Presseurop (français)

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Nul ne connaît exactement les implications de la prédominance allemande en Europe – et les Allemands moins que quiconque. Un essayiste du Spiegel cherche la réponse dans deux ouvrages, dont l’un dit que le pays a perdu son âme, et l’autre qu’il tient du génie.

Par Georg Diez

 ....

L’Allemand d’aujourd’hui, c’est le bon Allemand. C’est ce que me disent en tout cas les Suisses avec lesquels j’ai pu m’entretenir. Ils veulent savoir ce qu’il ressent, ce qu’il pense, ce qu’il veut, le bon Allemand, celui qui paie pour les défaillances des Etats, le grec, le portugais, peut-être bientôt l’italien. Après viendra la France, selon un titre du Monde. Qui oserait encore, dans ces conditions, parler de tandem Merkel-Sarkozy ?

L’Allemagne est arrivée là où elle n’aurait jamais dû arriver – et les Allemands ne s’en sont même pas encore aperçus. C’est un peu comme la guerre en Afghanistan : tant que l’on n’a pas eu droit de prononcer le mot guerre, personne n’a imaginé que c’en était une. Si tout le monde aujourd’hui discute chiffres, mécanismes de stabilité, etc., c’est tout simplement pour ne pas évoquer ce qui s’est passé : l’Europe est devenue dépendante de l’Allemagne, et seulement de l’Allemagne....

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Ballyhea dit non aux banques | Presseurop (français)

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Un an après le renflouement consenti par l’UE et le FMI, tous les dimanches matins, les habitants du petit village de Ballyhea organisent une manifestation silencieuse contre ceux qui ont plongé le pays dans la récession.

Par Gene Kerrigan

 

Tout a commencé avec Diarmuid O’Flynn, homme du coin et journaliste sportif de l’Irish Examiner. Il avait écrit à des députés pour protester contre le renflouement des obligations, mais n’avait obtenu d’eux que des lettres types. En mars dernier, O’Flynn a contacté ses amis et ses proches par téléphone. Ils se sont retrouvés une dizaine sur le parking de l’église, et ont défilé dans le silence et la dignité, sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soucie.

Pour O’Flynn, le renflouement des obligations est au cœur de ce qu’a subi le pays. Des dizaines de milliards de dettes d’entreprises privées ont été rejetés sur les contribuables, ruinant la capacité de l’Etat à emprunter à des taux viables. D’après ses calculs, le coût total du renflouement des obligations, en prenant en compte les intérêts sur les années à venir, se montera à une centaine de milliards. "La BCE nous autorise à emprunter cent milliards qui vont nous servir à rembourser cent milliards aux détenteurs d'obligations."...

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Mariano Rajoy n’aura pas le temps de fêter sa victoire | Presseurop (français)

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La victoire écrasante du Parti populaire (droite) de Mariano Rajoy aux élections législatives du 20 novembre — 45 % des voix contre 28 % pour les Socialistes d’Alfredo Pérez Rubalcaba — lui donne un immense pouvoir dans une Espagne en plein marasme, note la presse espagnole. Mais il n’aura pas pour autant les coudées franches, car la crise de la dette limite la marge de manoeuvre des dirigeants européens.

 

Revue de presse: El Pais, El Mundo, La Vanguardia, ABC.

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Néo-nazis, un tabou sort de la clandestinité | Presseurop (français)

Néo-nazis, un tabou sort de la clandestinité | Presseurop (français) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L'Allemagne débat aujourd’hui de la “terreur brune” et de la faillite de l'Etat. Mais l'écrivain Jana Hensel rappelle que ces néonazis sont issus de l'ancienne jeunesse est-allemande. Ce qui bouscule des non-dits entre l'Est et l'Ouest du pays.

 

Pour l’instant, nous ne savons pas encore grand-chose des trois extrémistes de droite de Thuringe, Beate Z., Uwe M. et Uwe B. Et pourtant, voilà comment je me représente les choses : si j’étais venue de la campagne, plutôt que de la ville, si non seulement mon père, mais aussi ma mère avait connu la déchéance après la chute du Mur, si, dans mon école, les durs avaient noué leurs rangers avec des lacets blancs plutôt que rouges, si leurs aînés, au lieu d’être propriétaires et d’ouvrir des galeries à Leipzig-Connewitz, avaient tabassé les immigrés aux arrêts de bus – peut-être que moi aussi, je me serais retrouvée sur cette pente savonneuse qui, dans la plupart des cas, commence de façon inoffensive, mais peut aboutir à une catastrophe. Aujourd’hui, dix personnes ont été tuées...

 

Ce qui ressort au grand jour avec la “cellule de Zwickau” est aujourd’hui tabou : personne ne se demande plus pourquoi neuf des dix victimes ont été tuées sur le territoire de l’ancienne République Fédérale. Comme si ce n’était que le fait du hasard...

 

Mais en les affublant de l’appellation “Fraction Armée Brune”, on invente un nom, un label qui met fin à la discussion avant même qu’elle ait pu commencer. Maintenant, les néonazis est-allemands semblent être les enfants d’un mouvement ouest-allemand auquel absolument rien ne les relie.

Ce terme, "Fraction Armée Brune", n’est pas fortuit, il met au contraire en lumière une perspective qui est toujours la même : c’est encore une fois l’histoire de l’ancienne République Fédérale qui se retrouve propulsée sur le devant de la scène.

L’histoire de la Fraction Armée Rouge, qui se présente certes maintenant sous la forme d’une nouvelle escalade, ne peut se répéter qu’en tant que variante brune et est-allemande. Mais est-ce vraiment un conflit générationnel qui sous-tend les violences commises par ce groupe ? N’y a-t-il pas plus de différences que de ressemblances entre les parents ouest-allemands de l’après-guerre et les parents est-allemands de l’après-réunification ?...

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Mon voisin, le Premier ministre | Presseurop (français)

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Dans la rue où habite le Premier ministre Pedro Passos Coelho, dans la banlieue de Lisbonne, la crise a frappé à plusieurs portes. Expresso raconte comment ses habitants, des Portugais de la classe moyenne, vivent les mesures d’austérité imposées par leur illustre voisin.

Par Bernardo Mendonça

 

Il suffirait que Pedro Passos Coelho sorte à nouveau à pied par l'entrée principale de son immeuble (et non par cette discrète porte de garage, à l'arrière, qu'il utilise pour filer en voiture depuis qu'il est devenu Premier ministre) pour qu'il se rende compte des effets concrets de la crise dans la rue où il vit, à Massamá.Le pays est en colère. Tout comme une bonne partie des habitants du coin – le jour où ont été annoncés les prélèvements sur les primes de vacances et de Noël, certains sont allés jusqu'à leur fenêtre crier des insultes à l'attention de leur illustre voisin.

Juste en face du numéro 27 de la Rua da Milharada, un salon de coiffure et un restaurant ont baissé le rideau. Le restaurant a déjà changé de mains à trois reprises au cours des deux dernières années. Par manque de clients.

 

"On voit qu'elles s'inquiètent pour leurs enfants, constate Liliana Coelho, qu'elles sont endettées jusqu'au cou." Au bout du rouleau, ces femmes vendent tout ce qu'elles ont : bagues, alliances, chaînes en or, montres. "Je vois défiler ici des cas désespérés. Certaines personnes ont gardé leur or très longtemps, toute une vie souvent, et il leur est pénible de s'en défaire comme ça, en quelques minutes." Liliana n'est pas certaine que les 600 euros qu'elle perçoit justifient ces marchandages sur le malheur des autres...

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Le gendarme des aliments trop laxiste

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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) décide de ce qui est autorisé dans nos assiettes. Censée protéger les consommateurs, elle est aujourd'hui de plus en plus contestée en raison des liens étroits qu'elle entretient avec l'industrie agro-alimentaire.

Par Marvin Oppong - Marianne Falck

 ...

On reproche aujourd’hui à l’EFSA de ne pas lutter assez efficacement contre les conflits d’intérêts, et ce en dépit de nombreux scandales. "Il n’est pas acceptable de laisser des représentants d’un secteur industriel entrer au sein même de l’organisme chargé du contrôle de leurs produits", s’insurge Timo Lange, responsable de LobbyControl. Le principal obstacle à toute réforme tient toutefois à une disposition européenne : les membres de l’EFSA ne sont pas formellement interdits d’exercer une activité pour l’industrie agro-alimentaire du moment qu’ils la déclarent.

L’exemple de l’Irlandais Albert Flynn, responsable du groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies montre toute l’ambiguité de ces relations. Le 21 juillet dernier, le comité placé sous sa direction a annoncé une décision particulièrement délicate concernant l’autorisation de mise sur le marché d’un produit de Kraft Foods Europe. L’autorité européenne ne s’est visiblement pas émue de la double casquette de ce scientifique également employé par Kraft...

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La crise et les trois Europe

La crise et les trois Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’UE pourrait bientôt être divisée entre les performants, les boiteux et les attardés, s’inquiète la politologue roumaine Alina Mungiu-Pippidi. Et ne comptons pas sur une identité européenne factice pour réunir tout ce monde.

Par Alina Mungiu-Pippidi, du Romania Libera.

 

L'Europe a connu d'autres crises. Pourquoi celle-ci est-elle plus tragique ? Tout le monde – à commencer par les Américains – pariait sur la capacité de l'Europe à amener les pays périphériques vers un même dénominateur commun, tant en ce qui concerne la démocratie que la prospérité, de sorte que de telles crises n'apparaissent que comme des "problèmes de croissance".

En réalité, affirme Ivan Krastev dans son texte pour le Symposium Dahrendorf [qui s’est tenu les 9 et 10 novembre à Berlin à la mémoire du sociologue allemand Ralf Dahrendorf, décédé en 2009], il s’agit d’une crise de désintégration : tout ce qui a rendu possible le projet européen se retourne contre lui en ce moment de divergence. La démocratie d'abord, avec le populisme et les concessions faites à ce dernier par les dirigeants européens, et l'Etat providence en tant que droit que les démocraties peuvent fournir à leurs citoyens, indépendamment de la conjoncture économique.

Les partisans de l'Europe croient que si nous prouvions l'existence d'une identité européenne commune, la solidarité avec les autres coulerait de source, de même que le soutien aux politiques européennes et une intégration plus poussée. Alors pourquoi les Grecs, qui ont de l'identité à revendre, ne soutiennent-t-ils pas la politique de leur gouvernement ? Plus généralement, comment l'identité, à elle seule, pourrait-elle servir de légitimation à toute politique ?...

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Vague de panique en France

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Revue de presse française sur la crise de la dette qui s'approche de la France.

 

La nervosité des marchés sur la dette française a été de plus renforcée par une grosse bourde de l'agence de notation Standard&Poor's qui, dans la journée du 10 novembre, a diffusé par erreur à certains de ses abonnés un "message" annonçant qu’elle abaissait la note de la France. Une information démentie par “S&P”, rapporte Le Monde qui rappelle que mi-octobre l'agence Moody's "avait donné un premier coup de canif au triple A de la France en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective stable de la note était toujours justifiée"...

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La technocratie n'est pas la solution

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Les gouvernements de techniciens qui s’annoncent en Grèce et en Italie seront peut-être capables de prendre des décisions d’urgence, mais ils vont accroître la méfiance des Européens vis-à-vis de la démocratie indirecte. Pour l'éviter les politiques doivent récupérer leurs responsabilités, estime le juriste italien Guido Rossi.

Par Guido Rossi, de Il Sole 24 Ore, Milan.

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La crise politique actuelle touche principalement le modèle de démocratie indirecte, car celui-ci ne confère aux citoyens qu’un droit de vote et délègue aux élus toutes les décisions les concernant. Ces mêmes élus semblent aujourd’hui, partout en Europe, incapables de privilégier le bien commun, que ce soit en raison de leur attitude passive face aux lobbies, de l’omniprésence de la corruption ou de la défense d’intérêts opposés qui rendent la majorité et l’opposition incapables de procéder à une indispensable médiation.

Mais lorsque la qualité de vie des citoyens et les fondements mêmes de leurs libertés sont menacés par cette impuissance, cela donne naissance à des réactions violentes qui finissent par perturber le bon fonctionnement de ces Etats.

Dans ce contexte, la réflexion de Nietzsche, dans son chef d’oeuvre Ainsi parlait Zarathoustra, semble prendre tout son sens : "L’Etat, c’est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : ‘Moi, l’Etat, je suis le Peuple.’ "

En effet, selon Kelsen, il n’y a que dans les démocraties directes que l’ordre social découle véritablement des décisions que prennent les citoyens. Ce sont eux qui exercent leurs droits à l’Assemblée du peuple, celle qui se tenait, dans la démocratie athénienne, à l’Agora. C’est de ce principe que s’inspirent des mouvements tels que Occupy Wall Street, les Indignés non violents du monde entier, et notamment, en ce moment, la révolte des Grecs. C’est cela, la vengeance de l’Agora...

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L'UE l'a bien cherché

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C’est l’obsession des responsables de l’UE pour une fédération politique et économique qui est à l’origine de la crise qui secoue la zone euro, écrit l’éditorialiste Marek Magierowski du Rzeczpospolita

de Varsovie.

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Malheureusement, dans ce cas précis, les coupables sont les dirigeants de l’UE qui ont leurré l’opinion publique européenne en brandissant la vision d’une Europe de plus en plus démocratique, où les citoyens auraient de plus en plus leur mot à dire.Au lieu de cela, ils ont accouché d’un système qui n’a pas grand-chose à voir avec la démocratie. D’un côté, ils ont imposé diverses lois de force, au mépris de la vox populi, et de l’autre, obsédés par l’idée d’une fédération politique et économique, ils ont engagé l’avenir de tout le continent sur des décisions prises par des gouvernants pas très sages dans des pays pas si gros que cela.

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La démocratie dévaluée

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Aujourd’hui, qui souhaite consulter son peuple est considéré comme une menace pour toute l'Europe. Tel est le message des marchés, et des politiques aussi depuis le 31 octobre, dénonce le rédacteur en chef de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Par Frank Schirrmacher.

 

Deux jours, c’est le temps qu’aura tenu le sentiment apparent de stabilité retrouvée des élites européennes. Deux jours entre l’image de la matriarche Merkel, vers laquelle le monde entier était tourné, et celle de la dépression. Un clinicien pourrait nous dire de quoi il retourne : c’est une pathologie....

 Pourtant, avant que ne s’accélère la spirale de la panique, il serait judicieux de prendre un peu de recul pour mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux. C’est le spectacle de la dégénérescence des valeurs mêmes que l’Europe était autrefois censée incarner...

 

Il n’est pas nécessaire de connaître tous les liens de cette plaisanterie avec le subconscient pour comprendre que l’on est en train d’assister à la destruction massive des principes moraux nés de l’après-guerre, au nom d’une raison économique et financière supérieure. De tels processus se développent en sous-main, ils œuvrent à la lisière de la conscience, parfois pendant des décennies, jusqu’à accoucher d’une nouvelle idéologie. Il en toujours été ainsi lors des phases d’incubation des grandes crises autoritaristes du XXe siècle...

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Papandréou n’a pas seulement raison de faire ce qu’il fait, il montre aussi une voie à l’Europe. L’Europe devrait tout faire pour convaincre les Grecs que sa solution est la bonne. Pour cela, elle devrait aussi s’en convaincre. Pour les autres pays européens aussi endettés que la Grèce, il s’agirait d’un excellent moyen de faire preuve de lucidité et de s’assurer du prix qu’ils sont prêts à payer au nom d’une Europe unie.

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La Chine à la rescousse... sous conditions

La Chine à la rescousse... sous conditions | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

28 octobre 2011, The Global Times, Beijing.

 

La zone euro recherche un soutien financier des pays émergents, notamment de la Chine. Une perspective redoutée par de nombreux Européens. Côté chinois, le Global Times affirme que tout accord se fera sur la base du donnant-donnant.

Le 27 octobre, les responsables européens sont parvenus à un accord pour réduire la dette grecque. Ils attendent de pays riches en liquidités et extérieurs à l’UE qu’ils financent en partie leur plan de renflouement. La Chine, disposant de la plus grande réserve de devises étrangères, est aujourd’hui une cible prioritaire.

L’Europe développée se tourne vers la Chine en quête de liquidités. Ce qui en dérange plus d’un tant en Europe qu’en Chine. Certains Européens soutiennent que l’UE n’en est pas rendue au point de mendier auprès de Pékin. Apparemment, là-bas, beaucoup estiment que l’UE devrait réclamer des fonds à la Chine, sans pour autant lui proposer de contrepartie.

Le débat fait rage en Chine aussi

En Chine, les débats font rage. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi la Chine devrait tendre la main à l’Europe, quand la ville de Wenzhou se trouve elle-même endettée.

Pékin et Bruxelles ne sont pas unis par des liens d’une amitié indéfectible au point de pouvoir tendre sans hésiter la main à l’autre dès qu’il traverse une crise...

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The Economist sceptique sur le plan de sauvetage

The Economist sceptique sur le plan de sauvetage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Voici donc "le plan de sauvetage de l'euro", regrette The Economist, en couverture duquel les responsables européens se sauvent du naufrage de la zone euro. Pour l’hebdomadaire britannique, "le plan est confus et ne convainc pas. Confus, parce que sa mécanique financière est en partie trop complexe et vulnérable aux moindres conséquences inattendues. Il ne convainc pas car trop de détails font défaut et le plan n’est à la base pas conçu pour sauvegarder l’euro". L’hebdomadaire regrette notamment que "l’Allemagne et la Banque centrale européenne (BCE) aient exclu la seule source de soutien illimité : la banque centrale elle-même."...

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Une révolution par le haut |

Une révolution par le haut | | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les changements politiques en Grèce, en Italie et en Espagne sont la démonstration que les dirigeants européens bouleversent l’équilibre du pouvoir entre la société et l’Etat, l’économie et le politique sans que l’on sache où est la place des citoyens, estime le philosophe français Etienne Balibar.

 

La question la plus sérieuse concerne le tournant institutionnel. La conjonction des démissions sous la pression des marchés qui font monter et descendre les taux d’emprunt, de l’affirmation d’un "directoire" franco-allemand au sein de l’UE, et d’une intronisation de "techniciens" liés à la finance internationale, conseillés ou surveillés par le FMI, ne peut manquer de provoquer débats, émotions, inquiétudes, justifications.

 

L’un des thèmes les plus fréquents est celui de la "dictature commissariale" qui suspend la démocratie en vue d’en recréer la possibilité – notion définie par Bodin aux aurores de l’Etat moderne et plus tard théorisée par Carl Schmitt. Les "commissaires" aujourd’hui ne peuvent être des militaires ou des juristes, il faut des économistes.

C’est ce qu’écrit l’éditorialiste du Figaro le 15 novembre : "Le périmètre et la durée du mandat [de MM. Monti et Papademos] doivent être suffisamment étendus pour permettre l’efficacité. Mais ils doivent, l’un comme l’autre, être limités afin d’assurer, dans les meilleures conditions, le retour à la légitimité démocratique. Il ne faut pas que l’on puisse dire que l’Europe ne se fait que sur le dos des peuples."

 ...

La grande question est de savoir comment s’orientera la "révolte des citoyens" dont Jean-Pierre Jouyet [Président de l’Autorité des marchés financiers chargée de réguler la place financière de Paris] il y a quelques jours, n’a pas craint d’annoncer la montée en face de la "dictature des marchés" dont les gouvernements se font les instruments.

Se tournera-t-elle "contre l’instrumentalisation de la dette", qui traverse les frontières, ou bien désignera-t-elle dans «la construction européenne comme telle» un remède pire que le mal ?...

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Et maintenant, allemand pour tous | Presseurop (français)

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"L'Europe parle allemand !", se réjouit le député allemand Volker Kauder. Attention à l’excès de confiance, met en garde la Berliner Zeitung. Ce n’est pas à cela que ressemble une fédération de démocraties libres.

Par Holger Schmale

 

Europe redoute l’hégémonie allemande quand les Allemands n’y trouvent rien à redire. Pour leurs dirigeants, c’est un succès. La conclusion des touristes du film de Gerhart Polt – l’Italie serait un beau pays s’il n’y avait pas les Italiens – est désormais reprise dans le quartier du gouvernement, à Berlin. Après les désastres de la politique hégémonique allemande, que nous devons à Bismarck, Guillaume II et Hitler, et qui ont finalement conduit à une déchéance politique et morale totale de la nation allemande, l’intégration de la RFA dans la communauté européenne (occidentale) a toujours eu deux objectifs : le retour du pays dans la communauté internationale et une assurance contre ses ambitions hégémoniques...

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Au crédit d’Angela Merkel, on peut dire qu’elle n’a pas cherché à endosser ce rôle directeur. Pourtant la puissance économique de l'Allemagne, qui a été d’abord le fruit d’un euro prospère, puis d'une politique d’austérité ces dernières années, oblige désormais la chancelière à exercer un leadership selon les intérêts allemands.

C’est ainsi que le projet de référendum en Grèce a été qualifié de menace, que la France a été poussée à emboîter le pas de l’Allemagne, et que la voie suivie débouche finalement sur un noyau dur d’inspiration allemande, composé des pays de la zone euro – et peut-être bientôt des seuls pays les plus solides de la zone euro.

Le fait qu’Angela Merkel vienne de se découvrir une passion pour l’Europe est une bonne nouvelle. Mais il s’agit d’une tout autre Europe que la fédération de démocraties libres et égales dont ses précurseurs avaient rêvé jadis.

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Une rigoriste peu rigoureuse | Presseurop (français)

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Berlin se pose en havre de stabilité au cœur de la crise – et les marchés financiers y croient. Pourtant, le pays ne respecte pas tous les critères de discipline budgétaire. Une attitude à la fois arrogante et dangereuse.

Par Stefan Kaiser, de Der Spiegel.

 

Il faut reconnaître une chose à Angela Merkel : elle a été manifestement très convaincante. Les investisseurs des marchés financiers, en tout cas, ont visiblement cru la chancelière. Tandis qu’ils imposent une hausse des taux d’intérêt à la quasi-totalité des autres pays de la zone euro pour les achats d’obligations d’Etat, ils donnent leur argent quasiment pour rien au ministre des Finances allemand.

Les arguments rationnels ne permettent guère de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Naturellement, si l’on y regarde d’un petit peu plus près, on s’aperçoit que des pays comme l’Espagne ou l’Italie ne vont pas aussi mal, loin de là, que l’envolée de leurs taux d’intérêt ne le laisserait penser. Et que l’Allemagne, plus particulièrement, n’est pas le modèle de rigueur qu’elle prétend être.

Dans ses derniers pronostics, la Commission européenne table sur un taux d’endettement de 81,7% du produit intérieur brut (PIB) pour l’Allemagne en 2011. C’est nettement plus que le plafond des 60% prescrit par le Pacte de stabilité européen – ce même pacte dont le gouvernement fédéral rebat les oreilles des pays du Sud de l’Europe, et qu’il aimerait tant renforcer. Qui veut prescrire un durcissement des règles ferait mieux de s’y conformer lui-même.

Jean-Claude Juncker, le chef du gouvernement luxembourgeois, est donc en droit de s’irriter du paternalisme allemand. Malgré la crise qu’elle traverse, l’Espagne est par exemple beaucoup plus proche de respecter le pacte de stabilité, avec un taux d’endettement de 69,6%, que l’Allemagne. Même les Néerlandais (64,2%) ou les Finlandais (49,1%) sont mieux placés que les Allemands pour se poser en gardiens européens de la discipline budgétaire...

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Ce que les Néerlandais ont fait pour nous | Presseurop (français)

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Depuis le début de la crise, les Néerlandais enchaînent les clichés condescendants sur les citoyens des pays en difficulté comme la Grèce ou l'Italie. Ils devraient pourtant se rappeler que leur prospérité n'est pas le fruit de leur seule vertu, estime un journaliste hollandais.

Par Peter de Waard

 

Une grande partie des Néerlandais aimeraient se débarrasser non seulement des Grecs mais aussi des Italiens. Et en fait aussi des Espagnols et des Portugais. Et peut-être les Français feraient-ils également mieux de sortir de la zone euro. Ainsi que les Belges. Depuis la Seconde Guerre mondiale on n’a jamais vu un tel déchaînement de clichés sur des peuples européens qu’au cours des dernières semaines.Les Européens du Nord, qui travaillent dur, seraient séparés des feignants d’Europe du Sud par un fossé culturel désormais impossible à combler. Le passé est vite oublié. En 2004 et 2005 toute l’Europe faisait encore l’éloge de l’Espagne et de l’Irlande comme étant les plus belles réussites économiques de l'Union. Les Pays-Bas pouvaient s’estimer heureux de donner le bras à l’enfant prodige espagnol et au tigre celte. L’Espagne, le Portugal et l’Italie étaient le noyau de la nouvelle Europe...

 

La réussite économique n’est pas liée aux pays. C’est plutôt une question liée à la "loi de l’avance freinante", décrite en 1937 par l’historien Jan Romein : une avance se transforme à la longue en un retard. L'exonération illimitée des intérêts hypothécaires, la cherté des soins de santé et les pensions de retraite de la caisse sociale représentent à l’avenir un véritable fardeau pour les Pays-Bas...

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Les technocrates à l'épreuve de la politique

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L’arrivée des experts au pouvoir en Grèce et en Italie va peut-être tempérer la fébrilité des marchés, mais elle risque également de préparer le terrain aux partis populistes, prompts à dénoncer le défaut de démocratie au cœur de l’UE et le pouvoir des élites.

Par Gideon Rachman, du Finacial Times.

 

La nomination de technocrates à la tête des gouvernements en Grèce et en Italie n’a pas fait que des heureux. Certains se plaignent que, puisque ni Lucas Papademos ni Mario Monti n’ont été élus, leur prise de fonctions ne fait que confirmer la nature élitiste et non démocratique du projet européen.

C’est peut-être le cas. Mais les technocrates n’ont pas que des défauts en ces temps de tourmente financière. Ils sont tout à fait à l’aise dans le monde des courbes de rendement et obligations adossées à des actifs. Ils comprennent les pays étrangers, ainsi que les marchés. Si vous entrez dans leurs bureaux, il est peu probable qu’ils vous réclament des pots-de-vin ou qu’ils vous pincent les fesses. Et comme on part du principe qu’ils ne veulent pas faire carrière à long terme dans la politique, ils pourraient s’avérer capables de prendre des décisions difficiles...

...Monti et Draghi ont l’un et l’autre travaillé chez Goldman Sachs. Des carrières qui ne peuvent que satisfaire les marchés et ulcérer les antimondialistes. Or, l’Europe, et avec elle le monde, a toutes les raisons d’espérer que MM. Monti et Papademos accomplissent des miracles. Car si les technocrates n’y parviennent pas, les extrémistes, eux, rongent leur frein en coulisses...

Cette radicalisation de la politique est aussi perceptible dans les pays créditeurs de l’Europe que chez les débiteurs. Marine Le Pen, du Front National d’extrême droite, aura un impact considérable sur la présidentielle de 2012 en France, même s’il est peu vraisemblable qu’elle l’emporte. Aux Pays-Bas, le gouvernement s’appuie aujourd’hui sur les voix du Parti pour la Liberté de Geert Wilders,...

Tous ces partis progressent en s’emportant contre les "élites", qu’elles se trouvent à Bruxelles, Wall Street ou dans leurs propres gouvernements...

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La peur d'un terrorisme nazi

La peur d'un terrorisme nazi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Après la Fraction armée rouge (RAF), une "Fraction armée brune" hante-t-elle l'Allemagne, ainsi que le titre Der Spiegel ? Après l’explosion d'une maison dans la ville de Zwickau, la semaine dernière, le pays découvre l’existence du "Nationalsozialistischer Untergrund", un groupuscule néo-nazi qui serait responsable depuis 2000 de la mort de 9 immigrés turcs et grecs et d’un policier, d’un attentat à Cologne en 2004 et de plusieurs dizaines de braquages de banques.

Uwe Mundlos, Uwe Böhnhardt, morts après un braquage raté la semaine dernière, et Beate Z. qui s'est rendue à la police, auraient agi pendant 14 ans sans que les autorités ne les repèrent. Dans un DVD retrouvé ce weekend, ils affirment que "aussi longtemps qu'il n'y aura pas de changements fondamentaux dans la politique, la presse et la liberté d'expression, les activités continueront". La presse allemande, voit s’assembler "toutes les pièces du puzzle qui – d'un coup – prennent leur sens".

La Tageszeitung, le quotidien de la gauche alternative créé en 1979 en réaction à la vague d’assassinats de la RAF, retient la thèse selon laquelle les renseignements intérieurs ont laissé faire et condamne un "échec de l’Etat" :

On ne veut même pas s'imaginer cela : du terrorisme nazi permis par l'Etat, en Allemagne, six décennies après la fin de la dictature nationale-socialiste....

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La Grèce et l'Italie, destins parallèles

La Grèce et l'Italie, destins parallèles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A Athènes comme à Rome, la crise a balayé les dirigeants élus pour les remplacer par des technocrates. Leur mission : la mise en oeuvre de plans d’austérité exigés par Bruxelles et par les marchés et que leurs prédécesseurs n’ont pas pu appliquer.

 

Au pic de la crise économique et après une multitude de mauvais choix des dirigeants politiques, et en premier lieu des Premiers ministres sortants, les non-politiques entrent en jeu. Ici, en Grèce, c’est le banquier central Lucas Papademos.

En Italie, le nouveau maillon faible de la zone euro dans la crise de la dette souveraine, il en va de même : le gouvernement a disparu. Et c’est un ancien membre de la Commission européenne, Mario Monti, qui entretient de bons rapports avec le système bancaire européen, qui devrait prendre la tête du gouvernement.

Les similitudes sont remarquables. Dans les deux cas, le système politique n’a pas su gérer la crise. En Grèce, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou, bien qu'il se soit entièrement mis en conformité avec les exigences des prêteurs européens, a perdu la confiance du peuple, surtout après la décision du Premier ministre sortant d'organiser – avant de se raviser – un référendum. Cela a marqué le début de la fin et a grandement facilité la formation d'un gouvernement de coalition avec la droite.

Berlin, Paris et Bruxelles ont profité de l'occasion pour exiger la coopération des deux principaux partis en mettant à leur tête un technocrate, puisqu’ils ne faisaient plus confiance aux leaders politiques. M. Papandréou a été mis hors jeu par sa proposition de référendum...

 

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Un saut dans le vide

Un saut dans le vide | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les pressions des marchés et des partenaires européens semblent sur le point de vaincre le coûteux acharnement de Silvio Berlusconi à rester au pouvoir. Mais sa sortie de scène ne suffira pas à résoudre la crise politique et sociale de l’Italie.

Par Mario Deaglio, de la Stampa, Turin.

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Les marchés pensent que l’Italie pourrait faire la différence entre un écroulement mondial et une reprise globale. Dans ces circonstances, Silvio Berlusconi a cessé d’être considéré hors des frontières comme un type un peu bizarre avec un penchant pour les blagues embarrassantes. Un voisin avec lequel, depuis quelques années, les chefs d’Etat étrangers évitent de se faire photographier.

Il est devenu une source, pour ne pas dire “La” source de risques, une mine flottante sur la mer en tempête d’une crise mondiale dont les proportions ne cessent de croître. Et voilà que les médias mondiaux, à commencer par Reuters et The New York Times, se demandent si c’est une "fin de partie" qui se joue pour l’Italie ; que le Wall Street Journal et le Financial Times découvrent combien l’image de l’Italie est stéréotypée et combien le reste du monde sait peu de choses de ce maillon de la chaîne mondiale devenu soudain le maillon faible...

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L’Italie, malheureusement, apparaît aussi, et c’est peut-être là le plus préoccupant, comme un terrible vide social, avec pratiquement un jeune sur quatre – plus de deux millions de personnes en tout – entre 15 et 29 ans, qui ne travaille et ne fait pas d'études, comme l’a montré une récente étude de la Banque d’Italie, alors que le pays aurait grandement besoin de ce travail et de ces études.Ce vide, risque d’entraîner l’Italie vers le fond. Tout d’abord, parce que c’est un vide qui coûte cher. Il est possible – – même si c’est compliqué – de calculer combien coûte au Trésor public chaque jour supplémentaire de présence, dans de telles conditions, de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement.

Ce coût se mesure en termes d’augmentation du taux d’intérêts sur la dette italienne, qui est constamment révisée à la hausse, dévorant ainsi les bénéfices que devraient apporter au Trésor Public la récente augmentation de la TVA....

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Si la Grèce partait...

Si la Grèce partait... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La sortie d'Athènes de l'UE entraînerait un nouveau bouleversement géopolitique dans les Balkans, prévient l'universitaire Georges Prévélakis. Quant à l'Union, elle devrait alors admettre son incapacité à "européaniser" un Etat membre depuis 30 ans.

Par Georges Prévélakis.

 

Pour la Grèce, ce mois de novembre 2011 marque la fin de plusieurs cycles: celui ouvert en 2009 avec l'accession de [Georges] Papandréou au pouvoir, mais, plus encore, celui amorcé en 1981, avec l'entrée de la Grèce dans la CEE qui fut suivie de la première victoire électorale du Pasok. De ces deux cycles, ne reste qu'une situation économique et sociale qui n'a rien à voir avec les rêves des européistes grecs...

 

Ce qui préoccupe la Grèce et l'Europe, c'est l'avenir. Il ne paraît pas radieux. La gestion de la crise économique par un gouvernement opportuniste et par une Europe trop absorbée par ses propres affaires a fait naître une série de crises, qui se révèlent, l'une après l'autre: économique hier, politique aujourd'hui, géopolitique peut-être demain.

Cela fait en effet quelques mois qu'un nouveau fossé se creuse entre les Grecs et l'Europe. Dans la presse, les caricaturistes grecs multiplient les références à une Allemagne nazie réincarnée par l'Union européenne. L'anti-européisme et les attitudes anti-occidentales se développent rapidement.

La nostalgie pour un passé de relative prospérité et de dignité – l'époque de la drachme -, le sentiment d'humiliation par les commentaires, souvent mal intentionnés, de la presse et des responsables européens et, last but not least, une propagande gouvernementale qui rejette la responsabilité de la politique d'austérité aux diktats supposés de l'Europe, sont autant d'éléments qui alimentent une hostilité envers l'Occident renouant avec un imaginaire historique solidement ancré dans le schisme de 1054, la 4e croisade, l'occupation nazie ou encore le soutien américain à la dictature des colonels…

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Bienvenue dans l'Union forcée

Bienvenue dans l'Union forcée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

4 novembre 2011, The Daily Telegraph, Londres

 

La France et l’Allemagne sont pour beaucoup dans la décision du Premier ministre grec Georges Papandréou de renoncer à un référendum sur le plan d’aide de l’UE et du FMI à la Grèce. Une démonstration de force brutale qui n’augure rien de bon pour l’égalité au sein de l’Union.

Cela n’aura pas surpris grand monde : la proposition, par Georges Papandréou, d’organiser un référendum sur le dernier accord d’aide européenne à la Grèce n’aura tenu que 72 heures, avant d’être poussée aux oubliettes sous la pression des Allemands et des Français.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’ont pas tenté un seul instant de maintenir la moindre façade diplomatique en lançant leur offensive musclée contre cette poussée démocratique fort embarrassante. On ne pouvait tolérer l’organisation d’un référendum grec, ont-ils martelé – et donc, le référendum n’aura pas lieu. La scène a été d’une grande violence.

 

Si l’Allemagne peut exercer sa souveraineté nationale, c’est parce qu’elle possède le poids économique nécessaire pour le faire. Les pays périphériques comme la Grèce et l’Irlande, eux, sont balayés d’un revers de la main.

Obnubilés par une seule obsession – sauver l’euro -, les élites politiques européennes ne comprennent apparemment pas que ce qui se prépare aujourd’hui, ce n’est pas une union égalitaire et toujours plus soudée, mais une alliance malheureuse dominée par un seul de ses membres. Voilà qui n’augure probablement rien de bon pour l’Union européenne au sens large...

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Riches et pauvres plus éloignés que jamais

Riches et pauvres plus éloignés que jamais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le fossé entre riches et pauvres se creuse en Espagne", rapporte El País. Il atteint "la cote maximale" depuis 1995, date de début des statistiques au niveau européen. "Une évolution qui place l’Espagne dans le wagon de queue de l’Union européenne", indique le quotidien, qui ajoute que seules la Lettonie, la Roumanie et la Lituanie montrent un fossé plus élevé (reprenant les dernières statistiques disponibles d'Eurostat-2009)...

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On a oublié la croissance

On a oublié la croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’accord trouvé par les dix-sept de la zone euro laisse de côté une question cruciale, celle de la croissance. Deux problèmes restent donc sans solution : l’absence de politique macroéconomique commune et les écarts entre pays membres.

Par Eric Le Boucher, Les Echos.

 

Les bravos pour saluer l'accord de 4 heures du matin à Bruxelles laisseront rapidement place à des questions. Notamment sur le Fonds européens de stabilité financière (FESF). Il paraît bricolé autour de l'idée d'assurer une tranche des obligations des pays sur-endettés dont on peut douter de l'efficacité. Et il est d'une puissance de feu, 1 000 milliards, qui reste au bas de la fourchette imaginée.

En outre, l'autre idée de créer un deuxième fonds, un "véhicule spécial", ouvert aux capitaux de la Chine et des émergents est très critiquée non sans raison : faut-il se mettre directement entre les mains de la Chine ? N'est-ce pas s'interdire d'agir contre la valeur du yuan ou, plus largement, de dénoncer telle ou telle politique chinoise ?

Mais venons-en à l'essentiel. A ce qui manque. La croissance. Il reste à s'attaquer aux deux racines du mal. L'absence de politique commune macroéconomique et la divergence entre pays membres...

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