Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Hongrie: Paris et Berlin veulent éviter de réitérer le précédent autrichien et laissent la Commission agir

Hongrie: Paris et Berlin veulent éviter de réitérer le précédent autrichien et laissent la Commission agir | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Eviter de réitérer le précédent de l’Autriche, c’est l’obsession de Nicolas Sarkozy mais aussi d’Angela Merkel, qui ont évoqué le sujet lors de leur rencontre à Berlin de lundi. « L’expérience autrichienne a laissé un goût amer », confesse un diplomate français. Les deux dirigeants ne veulent pas donner l’impression d’imposer leurs vues à la Hongrie, en raison des contentieux historiques : le traité de Trianon, qui réduisit la Hongrie après la première guerre mondiale et la dictature nazie qui conduisit à l’extermination des juifs de Hongrie. Mme Merkel est beaucoup plus prudente que Nicolas Sarkozy. « La chancelière est sur une ligne de grande prudence ; le président estime qu’on ne peut pas rester les bras croisés », estime une source française. « Les Français sont les plus durs et la chancelière ne veut pas tomber dans le piège qui permettrait aux ultranationalistes de faire le bras d’honneur attendu à l’Union européenne »...

 

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La Hongrie adopte des lois controversées et s'isole un peu plus en Europe - LeMonde.fr

La Hongrie adopte des lois controversées et s'isole un peu plus en Europe - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Les réformes politiques adoptées par le gouvernement conservateur de Viktor Orban isolent la Hongrie au sein de l'Europe.

 

La réforme de la Banque centrale (MNB), qui est censée être indépendante du pouvoir politique, retire à son président la prérogative de choisir ses adjoints, qui passent de deux à trois, et seront dorénavant nommés par le chef du gouvernement. Ce troisième et nouvel adjoint a été qualifié de "commissaire politique" par le gouverneur de la MNB, Andras Simor, qui déplaît notoirement à Viktor Orban en raison de sa politique de taux d'intérêt élevés...

Le Parlement a également entériné une nouvelle loi sur les religions (lien abonnés), qui réduit à 14 – contre à peu près 300 actuellement – le nombre de communautés bénéficiant de subventions publiques, une loi réduisant à la portion congrue les débats au Parlement et une loi sur "les crimes communistes", visant rétroactivement les dirigeants du Parti socialiste (ex-communiste), lesquels dénoncent "la mise en place d'une dictature"...

Ces nouvelles lois sont les dernières d'une longue série qui isole la Hongrie au sein de l'Europe et abîme un peu plus la démocratie hongroise. Il y avait déjà eu la réforme des médias, de la justice, de la loi électorale ainsi qu'une loi sur "la stabilité financière", imposant à l'avenir une majorité des deux tiers au Parlement pour modifier le taux unique (16 %) de l'impôt sur le revenu...

Autre élément inquiétant, la promotion par le Fidesz de personnalités notoirement d'extrême droite, voire antisémites, dans le secteur culturel. C'est le cas par exemple de György Dörner, nommé à la tête du Nouveau Théâtre de Budapest, comme le souligne Les Inrocks, reprenant une information du quotidien Libération...

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En mémoire de Vaclav Havel

Extraits de ses mémoires :

 

Etre président, c'est expérimenter un autre mode de vie. Mais, je vous rassure, je me passe très bien des gyrophares. Accéder à la plus haute fonction de son pays, qui sort de la nuit communiste, permet d'influer sur le cours des choses. J'ai participé directement aux grands changements de notre monde, et je pouvais agir instantanément sur ces changements. Je considère cela comme un grand cadeau offert par le destin....

 

Avant la chute du Mur, il y a eu une période très extraordinaire où tous les artistes et écrivains, dans un climat de semi-dictature, s'adressaient à des spectateurs ou à des lecteurs qui savaient magnifiquement comprendre et lire entre les lignes. Tout trouvait un écho. A cette époque, la culture jouait un rôle social essentiel. Ce qui n'existe plus aujourd'hui dans notre société de liberté. Nous écrivions dans une zone qui se situait entre ce qui était autorisé et interdit. Nous l'appelions la zone grise... Les temps de la dissidence étaient à la fois sombres et lumineux...

 

Je trouve par exemple que l'Union européenne actuelle est trop matérialiste et technocratique. S'occuper des tarifs douaniers n'est certes pas une tâche inutile. Mais tellement insuffisante. Il manque un souffle politique à l'Europe. Une vraie dimension spirituelle. Avez-vous lu la déclaration commune récente publiée à l'occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome ? Elle est d'une indigence affligeante, indigne du plus médiocre éditorialiste pro-européen. Il faut réveiller l'Europe !

 

voir cet article http://bit.ly/sDxG25


Via Florence Trocmé
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Les sept péchés des Européens (2/2)

Les sept péchés des Européens (2/2) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants politiques brandissent volontiers l’étendard de l’esprit communautaire. Mais chaque pays se rend coupable d’une faiblesse de caractère qui contredit les discours et porte préjudice à l’UE. Suite du tour des pécheurs par Die Zeit.

Par Jochen Bittner - Karin Finkenzeller - John Frederick Jungclaussen, Die Zeit.

 

 L’égocentrisme

Irlande – On peut bien sûr en donner la même explication que le ministre irlandais de la Culture. "Nous sommes un peuple heureux, proclamait-il récemment, et un peuple profondément sincère. Pour les investisseurs étrangers, ce sont des choses qui comptent". Cela ne fait aucun doute. Mais il n’est pas interdit de penser, en y regardant de plus près, que les taux d’imposition irlandais figurent parmi les petites raisons qui expliquent que l’île attire les entreprises internationales à la manière d’un aimant de levage....

 

L’arrogance

France – Mi-décembre, le groupe nucléaire français Areva fait part de son projet de supprimer plusieurs milliers d’emplois. Mais les employés n’ont pas à s’en faire. "Il n’y aura pas d’impact, c’est la ligne que souhaite l’Etat", a fait savoir François Baroin, le ministre de l’Economie, après les premières fuites sur le projet de suppressions de postes.

François Baroin a aussitôt convoqué Luc Oursel, le patron d’Areva. "Il n’y aura aucune décision qui considérera l’emploi comme une variable d’ajustement, quel que soit l’impact de l’activité économique mondiale ralentie", a-t-il martelé. Priorité aux emplois français, faut-il le préciser...

 

La cupidité

Grande-Bretagne – Les Britanniques n’ont-ils donc pas entendu le fracas ? Comme si le monde de la finance ne s’était pas écroulé au cours des trois dernières années, ils croient pouvoir continuer à jouer à qui perd gagne et compenser les pertes de leur industrie en spéculant avec de l’argent étranger...

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L'Europe, de Durban à Bruxelles | Slate

L'Europe, de Durban à Bruxelles | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour Sandrine Bélier, si l'UE a su montrer sa puissance au sommet sur le climat, elle a une nouvelle fois échoué à Bruxelles quand il aurait fallu se donner les moyens d'une Union fédérale.

Par Sandrine Bélier, députée européenne Europe Ecologie.

 

L’Union européenne a démontré son leadership à Durban. Elle doit maintenant tenir le cap après le sommet en renforçant et consolidant son ambition climatique. De sa détermination dépend non seulement la prospérité des Européens, mais aussi la possibilité d’une transition de l’économie mondiale vers une économie faible en carbone.

L’UE peut consolider son avantage comparatif écologique. Il est incontestable qu’elle possède le pouvoir par effet d’influence et d’entraînement de peser sur les politiques écologiques des autres pays de la planète. Elle a prouvé, en imposant son package feuille de route volontariste/prolongation du protocole de Kyoto/fond vert, aux côtés des pays les moins avancés et des états insulaires, qu’elle pouvait être forte et exister politiquement lorsqu’elle agit unie et porte d'une seule et même voix une perspective d’avenir.

A ce titre et en décalage avec la position de l’UE à Durban, les conclusions du sommet de Bruxelles, en n'offrant qu'une politique d'austérité comme sortie de la crise de la zone euro, traduisent une analyse profondément inexacte de la crise économique et financière. En négligeant la dette environnementale, le couple Merkel/Sarkozy nous condamne au renforcement de la dette économique. L'austérité n'est pas une vision politique. Elle n’est qu’une gestion à court terme alors qu’il serait nécessaire d'investir dans l'avenir. Une Europe qui n'investit pas dans son avenir, dans celui de ses populations, qui n'est pas solidaire, qui ne cordonne pas ses politiques publiques, s'enferme dans une stratégie d'échec...

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Royaume-Uni - UE : histoire d'un couple économiquement mal assorti - LeMonde.fr

Royaume-Uni - UE : histoire d'un couple économiquement mal assorti - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Depuis bientôt quarante ans, Londres justifie  ses désaccords avec Bruxelles par les spécificités de son économie.

 En refusant de s'engager aux côtés des 26 autres membres de l'Union européenne (UE) pour un nouveau traité européen, le premier ministre conservateur David Cameron s'est inscrit dans une longue tradition d'opposition britannique à l'intégration européenne....

 

Historiquement, c'est pourtant le Royaume-Uni, très intéressé par les perspectives commerciales qu'offre un marché commun européen, qui courtise l'Europe dès les années 1960. Les britanniques posent leur candidature, mais se heurtent à deux reprises au veto du général De Gaulle en 1963 et en 1967. Le président français se méfie du Royaume-Uni, qu'il considère comme un cheval de Troie des Américains en Europe. Il faudra attendre son retrait pour voir l'entrée du Royaume-Uni dans la communauté européenne en 1973. Comme vexés d'avoir tant attendu, les britanniques ne vont plus jamais faire preuve de cet enthousiasme initial à l'égard de l'Europe, mais au contraire se signaler périodiquement par leur réticence à approfondir l'intégration....

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Cameron "seul avec trois couillons"

Cameron "seul avec trois couillons" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Londres s'isole sur la scène européenne. Les revendications unilatérales de David Cameron ont mis le Royaume-Uni hors circuit. Un accord politique a été scellé par les pays de la zone euro, mais il reste ouvert aux autres Etats.

 

Les exigences individuelles britanniques, au moment où l’Europe tente de transformer collectivement ses institutions pour surmonter la crise, a fini d’irriter les esprits. Elles ont surtout abouti à un accord intergouvernemental à 17 qui pourrait couper l’UE en deux alors qu’elle cherche à se consolider. Il reste malgré tout ouvert aux autres Etats qui en feraient la demande. Outre la Grande-Bretagne, la Hongrie n’y tient pas. Les Tchèques et les Suédois doivent par ailleurs « consulter leurs parlements », a fait savoir M. Sarkozy...


Via Vincent Lieser
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L'UE à l'école : dites, monsieur, y a combien de pays dans l'Europe ? | Rue89

L'UE à l'école : dites, monsieur, y a combien de pays dans l'Europe ? | Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce vendredi 9 décembre, le prof d'histoire-géo ne sait plus à quels chiffres se fier. Europe 1, dans son journal de 8 heures, parle d'une nuit qui a accouché d'une Europe à 17 ; France Info parle d'une Europe à 23 .

Lors de ce seizième sommet européen (en moins de deux ans), un accord à 17 a été trouvé, mais six autres pays sont « pressentis » pour rejoindre les précédents. Pour couronner le mal de crâne du prof, la Croatie vient aussi de signer son adhésion pour 2013.

« On est malmenés par l'actu »...

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La Croatie rejoint l'Union européenne sans enthousiasme - LeMonde.fr

La Croatie rejoint l'Union européenne sans enthousiasme - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Zagreb a signé, vendredi à Bruxelles, son traité d'adhésion à l'UE. La crise que traverse l'Europe a toutefois largement douché l'ardeur des Croates.

 

Vingt ans après son indépendance, la Croatie a signé, vendredi 9 décembre à Bruxelles, le traité qui lui permettra de devenir, en juillet 2013, le vingt-huitième Etat membre de l'Union européenne. Tout juste sortis d'une longue nuit de négociations à Bruxelles, les 27 dirigeants européens ont paraphé le traité d'adhésion avec la première ministre croate sortante, Jadranka Kosor, et le président, Ivo Josipovic.

"Vous êtes chaleureusement bienvenus dans la famille européenne", a déclaré le président de l'UE, Herman Van Rompuy. "Nous assistons a un événement historique qui, mesuré à l'aune de son importance pour le peuple croate, n'a d'égal que la déclaration d'indépendance de notre pays", s'est réjoui le président croate. La chef du gouvernement croate devait ensuite participer pour la première fois à un sommet européen, en tant qu'observateur...

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Un nouveau traité européen ou l'art de faire du neuf avec du vieux

Un nouveau traité européen ou l'art de faire du neuf avec du vieux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel doivent présenter jeudi les détails du nouveau traité sur la rigueur budgétaire en Europe. Traité qui impliquerait de modifier quelque peu le texte fondateur de l'UE.

 

“La situation est grave”. C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a réagi, mardi, après que Standard & Poor’s a menacé la veille d’abaisser la note de 15 États européens, dont la France et l’Allemagne. Le conseiller spécial du président français, Henri Guaino, a tenu à préciser la pensée du locataire de l’Élysée : l’accord franco-allemand sur un nouveau traité européen “est une première réponse” à la méfiance de l’agence de notation. Première réponse dont les contours doivent encore être précisés avant d’être présentée, les 8 et 9 décembre, au sommet de Bruxelles.

Il ne s'agit pas de rédiger un traité entièrement nouveau. “Il existe en effet un texte, le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui peut être modifé dans le sens de l'accord franco-allemand”, souligne Francesco Martucci, professeur de droit de l’Union européenne à l’Université de Strasbourg. Cet expert estime que les propositions d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy ne nécessitent qu’une “adaptation à la marge” du texte fondateur de l’Union européenne, le traité de Rome, version 2007...

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Le retour des vieux démons

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Les propositions allemandes pour plus de discipline dans la zone euro passent mal en France. Plusieurs commentaires germanophobes révèlent une réalité indiscutable : les Français veulent bien de l'Europe, à condition qu'elle soit française, constate un éditorialiste des Echos.

Par Dominique Seux, les Echos

 

Dans la semaine qui s'ouvre, qui sera conclue par le sommet européen du 9 décembre, la relation franco-allemande sera une nouvelle fois la clef d'une éventuelle sortie de crise. Dans ce domaine, une faute doit être reconnue et corrigée, et une erreur d'optique devrait être évitée.

La faute, lourde, c'est celle de toutes les voix germanophobes qui se sont exprimées avant le week-end. "Europe à la schlague" (Marine Le Pen) ; "La politique à la Bismarck de Mme Merkel" (Arnaud Montebourg) ; Nicolas Sarkozy, c'est "Daladier à Munich" (Jean-Marie Le Guen) , ce qui conduit à comparer la chancelière à Hitler ; "capitulation" (Martine Aubry)... Ces mots risquent de "réveiller les vieux démons" pour reprendre le titre de l'excellent dernier ouvrage de l'économiste Jean Pisani-Ferry.

Refuser ces pratiques de bouc émissaire qui injurient l'Histoire n'interdit pas de critiquer notre grand partenaire : sa lenteur à réagir depuis deux ans dans la crise de l'euro et sa focalisation sur la seule discipline budgétaire sont discutables quand la récession est là.

Mais les mots choisis ne sont jamais innocents et les propos de François Hollande dans Le Journal du dimanche hier ("Evitons les mots qui blessent") sont en deçà ce qui devait être dit...

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Jürgen Habermas, le dernier Européen

Jürgen Habermas, le dernier Européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le philosophe allemand a quitté sa table de travail pour sauver l’idée d’Europe de ses dirigeants politiques incapables et du pouvoir obscur des marchés. Extraits.

Par Georg Diez, de Der Spiegel.

 

Jürgen Habermas est remonté. Très remonté. Et s’il est si remonté, c’est qu’il en fait une affaire personnelle. Il tape du poing sur la table en s’écriant : "Cela suffit, maintenant !" Il n’a tout simplement pas envie de voir l’Europe disparaître dans les oubliettes de l’histoire mondiale.

"Je m’exprime ici en tant que citoyen, lance-t-il. Et croyez-moi, je préfèrerais être chez moi, à ma table de travail. Mais c’est trop important. Il faut que tout le monde comprenne bien que nous avons des décisions très importantes à prendre. C’est la raison pour laquelle je me suis engagé dans le débat. Le projet européen ne peut plus rester l’affaire d’une élite".

Cela suffit ! L’Europe est son projet, c’est le projet de sa génération. A 82 ans, Jürgen Habermas est entré en campagne. Il a pris place sur la scène du Goethe Institut, à Paris...

 

Et puis sa colère reprend le dessus : "J’en veux aux partis politiques. Nos dirigeants ne sont plus capables de se fixer d’autre objectif que leur prochaine réélection, et ce depuis longtemps, ils ne proposent plus rien, ils n’ont plus aucune conviction"...

 

Jürgen Habermas parle de "postdémocratie" pour désigner ce qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont en train de mettre en place. Elle se compose du Parlement européen, dont l’influence est limitée.

De la Commission européenne, qui adopte une "curieuse position flottante", agissant sans être vraiment responsable de ses actes. Et surtout, par-dessus tout, du Conseil européen, dont le traité de Lisbonne a renforcé la position et que Jürgen Habermas qualifie d’"anomalie", d’"instance gouvernemental qui fait de la politique sans y être autorisée".

Car Jürgen Habermas, précisons-le, n’est ni un râleur, ni un pessimiste, ni une Cassandre, c’est un optimiste, presque indécrottable, ce qui fait de lui un phénomène rare en Allemagne....

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Vite! Une union politique | Slate

Vite! Une union politique | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
C'est économiquement indispensable, démocratiquement urgent.

 Par Eric Le Boucher.

 

La France va à reculons vers l'Union budgétaire européenne. Elle a l'impression de céder aux Allemands, qui, eux, acceptent avec non moins de réticence de faire ce qu'ils font en Europe depuis un siècle: payer. Moins de politique à la française, plus d'économie à l'allemande. Une limite de souveraineté contre un chèque. Est-ce que l'Europe peut se reconstruire solidement sur cette base?

Il y a le bon côté de la chose. La classe politique française, responsable de trente-cinq ans de déficits, sent bien que la fin est arrivée des baisses d'impôts non financées, des dépenses gagées sur l'endettement, des réformes lilliputiennes, bref de cette façon, de gauche comme de droite, de faire de la politique par plus d'argent.

S'ouvre une ère nouvelle qui va forcer à travailler les dossiers, à économiser, à évaluer les choix, à renoncer aux cadeaux électoraux, à inventer le comment «faire beaucoup mieux avec moins». Cela demande des sacrifices. Et, plus difficile, de l'humilité...

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Les Inrocks : 2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

Les Inrocks : 2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il fallait bien un “économiste atterré” pour nous expliquer en quoi l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui ne pouvait qu’aboutir à la crise de l’euro...

 

Voué à se perdre dans la prolifération des événements de première grandeur, comme seules les crises historiques en réservent, l'exercice de la rétrospective économique a tout d'une gageure. Si vraiment il fallait donner une cohérence à l'année 2011, il est possible que, d'abord entendu en son sens étymologique, et puis peut-être en son sens ordinaire, ce soit le mot d'apocalypse qui, appliqué à la construction européenne, convienne le mieux. L'apocalypse, c'est la révélation, et ce que l'année 2011 aura révélé, visibles sans doute depuis longtemps mais à qui avait au moins le désir de voir, ce sont les irréparables tares de la monnaie européenne, désormais mises en pleine lumière, accablantes, incontestables aux yeux mêmes des plus bornés soutiens de "L'Europe", ce générique qui n'a jamais eu de sens sinon celui de rejeter dans l'enfer "nationaliste" des "anti-Européens" tous ceux qui avaient à redire, non pas à l'Europe, mais à cette Europe.

Il aura donc fallu l'extrémité de cette crise pour faire apparaître que toute la construction de l'euro a reposé - par négation calculée ou par franche bêtise ? on ne le saura pas - sur l'ignorance crasse de la souveraineté comme principe fondamental de la grammaire politique moderne - où l'on aperçoit que des impasses intellectuelles peuvent emporter de terribles conséquences matérielles. De toutes les atteintes que ce principe aura eu à subir, la pire sans doute aura tenu au choix de remettre délibérément la surveillance et la normalisation des politiques économiques aux marchés de capitaux, agencement expressément voulu par l'Allemagne, soupçonnant, en l'absence de tout mécanisme institutionnel capable de les rendre exécutoires, que les règles des traités (et du pacte de stabilité) ne vaudraient rapidement pas beaucoup plus qu'un "chiffon de papier"...

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La leçon d'Europe d'Andrzej Stasiuk

La leçon d'Europe d'Andrzej Stasiuk | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pourquoi Allemands et Polonais ont-ils du mal à s’entendre ? Comment reçonnaitre un Polonais ? Comment aider l’Allemagne à bien dominer l’UE ? L'inclassable écrivain polonais nous donnent quelques pistes.

par Tomasz Machała.

 

TOMASZ MACHAŁA: En Pologne, quel est le poids du mot "Allemagne" en émotions négatives ?

ANDRZEJ STASIUK: Il pèse lourd, à commencer par l'étymologie du mot "Allemand" [Niemiec, en polonais], c'est-à-dire quelqu'un de muet [niemy], avec qui vous ne pouvez pas communiquer en raison de son langage incompréhensible.

Puis il y a cette multitude de dictons, tel celui-ci : "Aussi vieux qu’est le monde, un Allemand ne sera jamais un frère pour un Polonais" ; ou encore l'image populaire du diable déguisé en Allemand. D’autres exemples pourraient être ajoutés. On peut affirmer que pendant longtemps, ce mot a eu un poids énorme, qu'il est difficile d'alléger après tant de siècles.

Malgré l'Union, malgré les subventions, malgré l'absence de frontières?
Ils ont vraiment essayé et essayent toujours et je le dis sans ironie et avec de l'estime. Ce poids est si grand qu'il accable une génération qui, normalement, devrait être libérée du trauma historique...

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Le précieux héritage de Vaclav Havel - LeMonde.fr

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Le Monde.fr - Jusqu'au dernier moment, l'ancien président tchèque, disparu dimanche à l'âge de 75 ans, sera resté, dans l'âme, un dissident.

 

Vaclav Havel, qui s'est éteint dimanche 18 décembre à 75 ans, ne se trompait pas d'ennemi. Avec courage et obstination, il n'a jamais cessé de combattre le totalitarisme, de gauche ou de droite, n'a jamais marchandé son soutien à tous ceux qui s'engageaient contre la dictature, l'autoritarisme, ou l'obscurantisme, même loin, très loin de chez lui.

Homme de lettres et de théâtre devenu président, celui qui a conduit son pays vers la démocratie à travers une "révolution de velours" était devenu la figure la plus forte de la génération de dissidents qui a fait tomber le communisme en Europe centrale en 1989. Sa disparition, vingt ans tout juste après l'effondrement de l'Union soviétique, au terme d'une année qui a vu tant de soulèvements populaires dans d'autres parties du monde, et au moment où l'Europe se débat dans une crise existentielle, rappelle à quel point l'audace et la vision de quelques individus peuvent, parfois, bouger des montagnes. Et souligne cruellement à quel point l'absence de ces aventuriers de la démocratie, visionnaires humanistes, ouverts et éclairés, nous pénalise aujourd'hui....

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La FMS réagit à l'article de Télérama

La FMS réagit à l'article de Télérama | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Dans son édition du 14 décembre, Télérama publie un reportage sur les problèmes que soulève le tourisme de masse à Auschwitz-Birkenau. Si cette réalité pose en effet de nombreuses questions, il faut rappeler que l’ancien camp de la mort nazi est également un lieu important pour la transmission de l’histoire. La Fondation pour la Mémoire de la Shoah soutient de nombreux voyages scolaires en ces lieux, voyages qui n’ont rien de touristique.
Environ 3000 élèves et professeurs participent chaque année à des voyages d’étude soutenus par notre Fondation. Avec l’Union des Déportés d’Auschwitz et le Mémorial de la Shoah, nous insistons auprès des enseignants pour que ces voyages soient précédés d’une préparation historique.

Nous nous assurons aussi que les élèves bénéficient d’un encadrement adéquat et qu’ils soient, dans la mesure du possible, accompagnés par des rescapés. Il faut d’ailleurs rendre hommage à ces témoins et saluer leur engagement remarquable.

Après le voyage, un travail de restitution est toujours réalisé afin de vérifier les connaissances acquises et de permettre aux élèves d’exprimer leur ressenti et de formuler leurs questions.

Ces voyages organisés par des professeurs ne sont pas obligatoires, ils constituent une modalité d’enseignement qui ne remplace pas le cours d’histoire mais le complète.

Ces voyages sont aussi l’objet d’une réflexion pédagogique à laquelle la Fondation participe activement : au cours de la seule année 2011 trois séminaires ont été consacrés à la question, un autre suivra en 2012.

Pour les visiteurs non-scolaires, il est tout à fait possible de ne pas tomber dans le « piège » touristique. Le Mémorial de la Shoah propose par exemple des voyages de mémoire en Pologne très bien organisés. Dans tous les cas, on ne peut que déconseiller la période estivale où l’affluence est la plus forte.

On le voit, il y a encore de la place pour l’histoire et la mémoire à Auschwitz, il nous appartient à tous de faire que cela se poursuive.

 

Le futur d'Auschwitz Actes de la journée d’étude «  (pdf - 124 p.) Sous la direction
d’Annette Wieviorka et de Piotr Cywinski

Actes de la journée d’études du 11 mai 2010
Université Paris-I Panthéon-Sorbonne
en partenariat avec la Commission « Mémoire et transmission »
de la Fondation pour la mémoire de la Shoah

http://irice.univ-paris1.fr/IMG/pdf_Volume_integral_Cahier_7_-_copie.pdf


Via Mawyl
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Ces pays qui veulent quand même rejoindre l'euro

Ces pays qui veulent quand même rejoindre l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Malgré les déboires actuels de la zone euro, plusieurs Etats d'Europe de l'Est ont réaffirmé leur intention d'adopter la monnaie unique. Par respect de leur engagement européen, mais aussi par intérêt économique.

 

"Je suis content de ne pas être dans la zone euro", a lancé vendredi le Premier ministre britannique, après un sommet européen dont la Grande-Bretagne a été seule à rejeter l'accord final. A priori, il est vrai, l'état de forme de la zone euro n'a rien pour faire envie aux Etats non membres. Ils sont pourtant quelques-uns à avoir récemment réaffirmé leur intention d'adopter prochainement la monnaie unique.

"Je vous prie de ne pas rire", a dû plaisanter le président roumain Traian Basescu devant les journalistes auxquels il confirmait, le mois dernier, la volonté de son pays de rejoindre le club euro en 2015. Les dirigeants lituanien, letton, polonais et bulgare ont également confirmé récemment que l'adoption de la monnaie unique restait un objectif. "Nous voulons adhérer à la zone euro, mais seulement au moment où elle sera rétablie de manière convaincante", a tout juste nuancé le Premier ministre polonais, Donald Tusk, affirmant que son pays remplirait en tout cas les critères en 2015. A l'Est, seules la République tchèque et la Hongrie restent réticente...

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L'Amérique reste inquiète pour l'avenir de l'Europe

L'Amérique reste inquiète pour l'avenir de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
À ses yeux, les problèmes fondamentaux de l'euro ne seront pas résolus par l'austérité fiscale.

 

Ni félicitations ni soulagement à la Maison-Blanche après l'accord conclu à Bruxelles la semaine dernière pour réformer la gouvernance de la zone euro. Le mieux que la présidence américaine ait trouvé à dire est qu'il marquait un progrès. «Nous pensons que des signes de progrès sont bons, c'est un signe de progrès mais davantage doit manifestement être fait», a expliqué Jay Carney, le porte-parole de Barack Obama. Au regard du temps passé par ce dernier sur ce dossier au cours des mois écoulés, et après la nouvelle tournée effectuée la semaine passée par Tim Geithner en vue d'inciter les Européens à agir de manière décisive, ce commentaire n'a au mieux que valeur d'encouragement....

...les problèmes fondamentaux de l'euro ne seront pas résolus par l'austérité fiscale, surtout dans le cas des pays du sud de la zone qui ont besoin de croissance pour surmonter leur surendettement. Cet ancien haut responsable du FMI, qui multiplie les critiques brutales de la gestion de la crise en zone euro depuis des mois, juge que l'éloignement de la Grande-Bretagne peut créer un dangereux précédent. À ses yeux, c'est le premier signe du danger d'un dégoût des opinions publiques pour les sacrifices qu'impose la construction d'une Europe intégrée...

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Pourquoi les Anglais font capoter la réforme des traités européens à 27...

Pourquoi les Anglais font capoter la réforme des traités européens à 27... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Premier ministre britannique David Cameron a posé son veto à un projet de changement des traités européens.

Loin de saboter les projets d'intégration de l'UE, ce dernier cherchait à préserver les intérêts économiques de la Grande-Bretagne et avant tout à contenir l’euroscepticisme non dissimulé du Parti conservateur.

Entretien avec Sophie Pedder, chef du bureau de the Economist à Paris.

 

Atlantico : La réforme des traités portée par le couple franco-allemand débouche sur plus d’intégration européenne. L’Angleterre a usé de son veto pour bloquer un accord à 27. Pour quelle raison ?

Sophie Pedder : Bien que les Allemands aient insisté pour que ce soit un traité à 27 et non à 17, il y a eu un problème. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a clairement précisé qu'il ne tolérait pas que la réforme des traités européens puisse porter atteinte aux intérêts de la City de Londres. Il a donc posé son veto.

Il s’inquiétait notamment de la perte des protections dont bénéficie la City de Londres. Les 26 s’efforçant par exemple d’imposer une taxe sur les transactions financières, à laquelle la Grande-Bretagne est évidemment farouchement opposée.

Ce qui semblait le plus probable s'est donc réalisé, et les 17 ont procédé à un nouveau traité au sein de la seule zone euro, pour contourner le veto britannique....

 

En définitive, ce que souhaite la Grande-Bretagne, c'est jouir des avantages européens mais pas des inconvénients.

Ce n’est pas nouveau, la Grande-Bretagne a toujours souhaité cela. L’élément qu’elle valorise le plus dans l’Union européenne, c’est le marché unique et le libre-échange, mais pas l’intégration. L'usage régulier de leur droit de veto est là pour en témoigner....

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La Serbie sera fixée sur sa candidature à l'UE en février - LeMonde.fr

La Serbie sera fixée sur sa candidature à l'UE en février - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a affirmé "l'objectif clair de lui accorder le statut de candidate".

 

Il a également noté de "premiers résultats" dans le dialogue entre Belgrade et Pristina. L'UE pose en effet comme condition à la candidature de la Serbie qu'elle réalise "des progrès supplémentaires" dans ses pourparlers lancés en mars avec le Kosovo, dont elle ne reconnaît pas l'indépendance....

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La gauche, la droite et l'Europe / France Inter

La gauche, la droite et l'Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’une de gauche, l’autre de droite, les Français sont maintenant saisis de deux propositions pour l’Europe. Celle que le président de la République et la chancelière allemande ont détaillée hier avant de la soumettre, jeudi, aux autres dirigeants européens se résume au seul mot de rigueur.Angela Merkel et Nicolas Sarkozy veulent modifier les traités européens afin d’y introduire une automaticité des sanctions contre les pays qui ne respecteraient pas le plafond de 3% du produit intérieur brut auquel les Etats de la zone euro avaient accepté de limiter leur déficit budgétaire en adoptant la monnaie unique. Concession allemande aux objections françaises, ce n’est pas la Cour de Justice européenne, le pouvoir judiciaire, qui imposerait ces sanctions mais il faudrait, pour s’y opposer, une majorité qualifiée des 17 pays de l’euro. Cela suffit à assurer qu’elles seront prises et, parallèlement, les 17 s’engageraient, par cette même modification des traités, à introduire la « règle d’or » dans leur Constitution et à s’obliger ainsi à un retour progressif à l’équilibre budgétaire sous la surveillance de leurs Cours constitutionnelles.
Pour le reste, la chancelière et le président proposent d’avancer d’un an, à 2012, la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, le fonds de solidarité financière, dont les interventions ne requerraient plus l’unanimité ; de laisser la Banque centrale européenne libre juge de la nécessité d’intervenir ou non sur les marchés et, enfin, de réunir tous les mois les dirigeants de la zone euro afin d’instaurer un pilotage commun de l’économie européenne....
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Le déclin de l'Europe n'est pas pour demain

Le déclin de l'Europe n'est pas pour demain | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La force économique n’est pas le seul critère de puissance mondiale. Ce qui importe, c’est la manière dont les systèmes politiques réagissent aux crises nouvelles. Et vu sous cet angle, l’UE a encore ses chances, estime l’historien néerlandais Dirk-Jan van Baar. Extraits.

Par Dirk-Jan van Baar, de De Volkskrant

 

L’année 2011 a tout pour entrer dans l’histoire comme une année catastrophique. Les Etats Unis et l’Europe risquent, entre autres, de succomber sous leurs propres dettes. Ils ont à présent la réputation d’être les enfants à problèmes de l’économie mondiale et se font donner la leçon par des capitalistes d’Etat chinois, des diplomates singapouriens et des économistes indiens.

Il n’est donc pas surprenant que de nombreux observateurs sensibles à l’esprit du temps pressentent la fin de quatre siècles de domination occidentale et voient le soleil se lever à l’Extrême-Orient.

L’attitude du président des Etats-Unis va d’ailleurs en ce sens : il souhaite que les Etats-Unis mettent d’abord de l’ordre dans l’économie nationale avant de se précipiter dans de nouvelles interventions à l’étranger.

Lorsque même l’homme le plus puissant du monde estime que Washington a mis la barre trop haut, on a tendance à être d’accord avec l’historien Paul Kennedy (qui a écrit sur ce sujet dès 1987 dans son ouvrage "Naissance et déclin des grandes puissances") que l’Amérique souffre de “surextension impériale”...

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Cela montre que l’Europe dispose d’un pouvoir politique beaucoup plus fort que celui que l’on ne lui prête généralement. Je pense que la crise actuelle, en raison de tous les enchevêtrements financiers, mène à une solidarité européenne (involontaire) que nous n’avons jamais vue auparavant et qui est difficilement réversible.

Les dirigeants européens comme Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ainsi que la Banque centrale européenne font preuve, tout en improvisant, d’une impressionnante capacité d’apprendre dans un domaine encore inexploré....

 

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L'Europe s'ouvre à la Croatie mais hésite sur la Serbie - LeMonde.fr

L'Europe s'ouvre à la Croatie mais hésite sur la Serbie - LeMonde.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Monde.fr - Alors que la Croatie pourrait devenir en juillet 2013 le 28e Etat de l'Union européenne, la candidature de la Serbie est encore loin de faire l'unanimité, pâtissant des tensions avec le Kosovo.

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Cause de cette réticence, certains pays s'inquiètent des tensions autour des postes frontaliers dans le nord du Kosovo, où vit une population serbe opposée au contrôle de l'administration kosovare.
Après des semaines d'âpres négociations sous les auspices de l'UE à Bruxelles, Belgrade et Pristina ont certes fini par se mettre d'accord en fin de semaine dernière sur une "gestion intégrée" de ces points de passage.

Alors que la France ou l'Espagne sont favorables à l'octroi du statut de candidat à la Serbie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Autriche et les Pays-Bas veulent être sûrs que l'accord ne restera pas lettre morte. Et surtout exigent des "preuves de la normalisation des relations" de la Serbie avec son ancienne province méridionale, souligne un diplomate européen. Les affrontements de la semaine dernière à la frontière entre le Kosovo et la Serbie, au cours desquels des soldats allemands et autrichiens de la KFOR ont été blessés, ne sont "pas acceptables. Cela va devoir jouer un rôle dans les discussions d'aujourd'hui", a martelé M. Hoyer.

Les ministres auront également à trancher la question de l'ouverture des négociations d'adhésion avec le Monténégro, à propos de laquelle M. Hoyer a dit s'attendre à "plus ou moins un consensus". "Nous avons l'intention d'entamer les négociations qui s'ouvriront probablement au milieu de l'année prochaine, en commençant par les dossiers en rapport avec la justice et les affaires intérieures, la corruption, le crime organisé", a-t-il précisé....

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Donnons sa chance à la démocratie

Donnons sa chance à la démocratie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Au lieu d’un euronationalisme allemand à la Soviétique, créons une Europe des citoyens, une communauté de démocraties, écrit le célèbre sociologue allemand Ulrich Beck. Extraits.

Par Ulrich Beck.

 

Comment transformer l'Europe de la démocratie en Europe des citoyens ? s'interroge Ulrich Beck. Le sociologue allemand constate que lorsque l'ancien Premier ministre grec Georges Papandréou a voulu consulter son peuple, "la réalité masquée et inversée fut révélée au grand jour". Dans une Europe si fière de sa démocratie, écrit-il, celui qui a voulu la pratiquer concrètement est devenu une menace.

L'Union européenne serait en train de se muer en un Empire européen sous l'empreinte de l'Allemagne. Pour Ulrich Beck, l'avenir de l'UE ressemble à une "version européenne tardive de l'Union soviétique", avec un centralisme économique passant par des plans quinquennaux de réduction de la dette, mis en oeuvre sous la houlette de commissaires européens agissant avec la bénédiction de Berlin...

 

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