Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Avec Václav Havel, l’Europe réunie perd un père- Revue de presse

Avec Václav Havel, l’Europe réunie perd un père- Revue de presse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La presse européenne rend hommage quasi unanime au dramaturge, dissident et premier président de la Tchécosolvaquie postcommuniste, qui est décédé le 18 décembre des suites d’un cancer à l’âge de 75 ans.

Dans le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, l’ancien dissident Adam Michnik salut son ancien compagnon de lutte contre le communisme...

La presse européenne rend hommage quasi unanime au dramaturge, dissident et premier président de la Tchécosolvaquie postcommuniste, qui est décédé le 18 décembre des suites d’un cancer à l’âge de 75 ans.

Dans le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, l’ancien dissident Adam Michnik salut son ancien compagnon de lutte contre le communisme...

 A Berlin, Der Tagesspiegel note que Havel

a influencé durablement la situation géopolitique de son pays et celle de l'Europe centrale et orientale. […] Mais il a également soutenu la participation des dirigeants de ces pays à la guerre en Irak menée par les Etats-Unis [en 2003], ce qui a suscité pas mal d'irritations. C'était un homme d'Etat toujours capable de surprendre par des propos et des revirements extraordinaires...

L’historien Timothy Garton Ash qualifie, dans le Guardian, Václav Havel de “personnage principal d’une pièce qui a changé l’histoire”...

Titrant sur “Le dissident”, Libération, reprend les mots de Milan Kundera, selon lequel “La plus belle oeuvre de Václav Havel, c’est sa vie”...

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Les sept péchés des Européens (2/2)

Les sept péchés des Européens (2/2) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les dirigeants politiques brandissent volontiers l’étendard de l’esprit communautaire. Mais chaque pays se rend coupable d’une faiblesse de caractère qui contredit les discours et porte préjudice à l’UE. Suite du tour des pécheurs par Die Zeit.

Par Jochen Bittner - Karin Finkenzeller - John Frederick Jungclaussen, Die Zeit.

 

 L’égocentrisme

Irlande – On peut bien sûr en donner la même explication que le ministre irlandais de la Culture. "Nous sommes un peuple heureux, proclamait-il récemment, et un peuple profondément sincère. Pour les investisseurs étrangers, ce sont des choses qui comptent". Cela ne fait aucun doute. Mais il n’est pas interdit de penser, en y regardant de plus près, que les taux d’imposition irlandais figurent parmi les petites raisons qui expliquent que l’île attire les entreprises internationales à la manière d’un aimant de levage....

 

L’arrogance

France – Mi-décembre, le groupe nucléaire français Areva fait part de son projet de supprimer plusieurs milliers d’emplois. Mais les employés n’ont pas à s’en faire. "Il n’y aura pas d’impact, c’est la ligne que souhaite l’Etat", a fait savoir François Baroin, le ministre de l’Economie, après les premières fuites sur le projet de suppressions de postes.

François Baroin a aussitôt convoqué Luc Oursel, le patron d’Areva. "Il n’y aura aucune décision qui considérera l’emploi comme une variable d’ajustement, quel que soit l’impact de l’activité économique mondiale ralentie", a-t-il martelé. Priorité aux emplois français, faut-il le préciser...

 

La cupidité

Grande-Bretagne – Les Britanniques n’ont-ils donc pas entendu le fracas ? Comme si le monde de la finance ne s’était pas écroulé au cours des trois dernières années, ils croient pouvoir continuer à jouer à qui perd gagne et compenser les pertes de leur industrie en spéculant avec de l’argent étranger...

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A la France ses fermiers, au Royaume-Uni ses banques

A la France ses fermiers, au Royaume-Uni ses banques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Accusé d'isolationnisme pour avoir rejeté l'idée d'un nouveau Pacte de stabilité et de croissance à 26 présenté le 9 décembre dernier, David Cameron ne fait pourtant que protéger les intérêts vitaux de son pays, comme les autres dirigeants européens, écrit une chroniqueuse du Times.

Par Camilla Cavendish, de The Times.

 

Les accusations d'"isolement" lancées contre David Cameron depuis son geste de désobéissance au sommet européen de vendredi dernier, étaient peut-être prématurées.

Les Tchèques se demandent déjà tout haut pourquoi un nouveau traité devrait également avoir une valeur contraignante pour les pays qui n'ont pas encore rejoint la zone euro. Le Premier ministre finlandais a indiqué qu'il ne pouvait pas accepter un transfert de souveraineté.

L'Irlande devra probablement organiser un référendum et les gouvernements hollandais et suédois auront besoin du soutien de partis d'opposition qui se révoltent.

 

Des fissures apparaissent sur la façade d'un accord qui, de toute manière, ne pourra pas sauver l'Europe. La dégringolade de l'euro ces trois derniers jours montre que les marchés savent que le programme d'austérité sans croissance défendu par l'Allemagne n'est pas la bonne solution.

Prendre la défense des banques était un geste qui ne pouvait pas plaire à l'opinion publique, mais les Britanniques ont montré sans ambiguïté que leur détestation de l'Union européenne était encore plus grande que celle des banques. Pour quelles raisons David Cameron a-t-il donc décidé de se faire le champion de la City?...

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L'Europe va devoir changer d'attitude

L'Europe va devoir changer d'attitude | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que se clôt la conférence de Durban, l’Union ne peut plus continuer d’aborder la question du changement climatique en étant paternaliste envers les pays émergents. Car ayant besoin d’eux pour sortir de la crise financière, elle s’expose à ce qu’ils lui dictent leurs conditions.

Par Jacob Swager, de Trouw.

 

Le marché de Noël annuel de l’ONU a de nouveau débuté, cette année à Durban. L’Europe ne semble pas avoir appris grand-chose du sommet de Copenhague [en décembre 2009], dont l’idéalisme européen a été la principale cause de l’échec.

Les pays en développement avaient pleinement suivi le raisonnement européen. Ils ont rejeté leur propre responsabilité, demandé un dédommagement de la part des pays industrialisés en raison du changement climatique (bien entendu sans conditions sur l’affectation des sommes attribuées) et exigé des réductions draconiennes des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.

Les pays exportateurs de pétrole ont développé leur rôle de victime en demandant également une compensation en raison de la baisse de leurs exportations. Alors que la pollution ne faisait qu’augmenter dans les pays en développement, les grands pollueurs comme la Russie, les Etats-unis et la Chine se contentaient de hausser les épaules.

Le monde a changé : les grands pays en développement sont maintenant appelés à la rescousse pour sauver l’euro. Cette nouvelle réalité n’a pas beaucoup modifié la vision européenne du changement climatique...

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La crise de l'euro : trop hard pour Metallica

La crise de l'euro : trop hard pour Metallica | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le monde du rock n'est pas à l'abri des tourments de la zone euro. Selon le Wall Street Journal, le groupe américain Metallica, a décidé d'avancer sa tournée "pour éviter de se retrouver pris dans les problèmes de dettes de l'Europe"

Les tournées représentent une part importante des revenus des grands groupes de rock. Pour la seule année 2010, Metallica a ainsi gagné 110,1 millions de dollars (82,2 millions d'euros).

Au lieu de jouer en Europe en 2013, comme il était initialement prévu, ils partiront en 2012 pour une tournée raccourcie baptisée "Vacances d'été européennes'' en Norvège, en Allemagne, au Danemark, en Angleterre et en Autriche.

Le Wall Street Journal écrit :

Avec la morosité des investisseurs qui s'étend à des pays plus riches comme la France, M. Burnstein, le manager de Metallica, s'inquiète de voir l'euro s'effondrer, ce qui pourrait compliquer le paiement des entrées de Metallica par les organisateurs des concerts dans les 17 pays qui utilisent cette monnaie.

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Le Portugal, une convoitise pour les émergents

Le Portugal, une convoitise pour les émergents | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour réduire sa dette, le gouvernement portugais a lancé un vaste programme de privatisations. Brésiliens, Chinois et Angolais aux côtés de l'Allemagne et du Royaume-Uni sont aujourd’hui les principaux candidats au rachat d’entreprises nationales.

Par Anabela Campos et Luísa Meireles.

 

D'un côté, des géants comme les entreprises publiques Eletrobras et Cemig (Brésil), la Three Gorges Corporation et la State Grid Corporation (Chine) ou encore l'Angolaise Sonangol, tous originaires de puissances émergentes à l'économie en croissance.

De l'autre, des entreprises de taille modeste à l'échelle mondiale, dont les actionnaires ont les poches vides, issues d'un pays en grande difficulté auquel un plan d'aide financier impose un lourd programme de privatisations.

C'est du Brésil, de Chine et d'Angola, mais aussi d'Allemagne et du Royaume-Uni, que viennent les principaux acheteurs potentiels des entreprises publiques portugaises, des actions ou des participations dans des entreprises mises en vente....

Mais alors, pourquoi ces pays-là, et pas d'autres ? La réponse est en principe assez simple : parce qu'ils ont de l'argent. C'est une question de prix et, pour des colosses comme le Brésil ou la Chine, le prix est même plutôt alléchant.

L'Angola est en revanche un cas à part, de même que l'Allemagne ou le Royaume-Uni : les intérêts en jeu ne sont pas uniquement financiers. “Les investissements angolais au Portugal ont une composante politique forte : c'est un moyen pour le pays de s'affirmer dans la sphère lusophone, dont il espère tirer des bénéfices économiques”, estime António Ennes Ferreira, professeur à l'Instituto Superior de Economia e Gestão...

 

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L'inquiétant pouvoir des agences de notation

L'inquiétant pouvoir des agences de notation | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En plaçant la zone euro sous surveillance à la veille du Conseil européen, Standard & Poor’s affirme l’émergence d’un pouvoir économique illimité qui vient bouleverser l’organisation démocratique, déplore Libération.

Par Nicolas Demorand

 

Exécutif, législatif, judiciaire : la philosophie politique enseigne qu’un Etat démocratique se fonde sur la séparation de ces trois pouvoirs ; mais également sur la dynamique de contre-pouvoir que chacun déploie face aux deux autres, un pouvoir ne se limitant pas de lui-même.

La crise économique a balayé ce vieux schéma. Depuis trois ans qu’elle dure, ses épisodes marquants, son tempo ironique rappellent à quel point il est désormais obsolète.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel annoncent, satisfaits et en grande pompe, leurs projets européens ? Quelques heures plus tard, une agence de notation les balaye et les ridiculise, en plaçant la zone euro sous surveillance négative.

Au schéma fondateur de la démocratie succède désormais une nouvelle organisation des forces, brutale : un nouveau pouvoir, économique, sans contre-pouvoir capable de le limiter ni même de le réguler, domine tous les autres et dicte sa loi...

 

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Jürgen Habermas, le dernier Européen

Jürgen Habermas, le dernier Européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le philosophe allemand a quitté sa table de travail pour sauver l’idée d’Europe de ses dirigeants politiques incapables et du pouvoir obscur des marchés. Extraits.

Par Georg Diez, de Der Spiegel.

 

Jürgen Habermas est remonté. Très remonté. Et s’il est si remonté, c’est qu’il en fait une affaire personnelle. Il tape du poing sur la table en s’écriant : "Cela suffit, maintenant !" Il n’a tout simplement pas envie de voir l’Europe disparaître dans les oubliettes de l’histoire mondiale.

"Je m’exprime ici en tant que citoyen, lance-t-il. Et croyez-moi, je préfèrerais être chez moi, à ma table de travail. Mais c’est trop important. Il faut que tout le monde comprenne bien que nous avons des décisions très importantes à prendre. C’est la raison pour laquelle je me suis engagé dans le débat. Le projet européen ne peut plus rester l’affaire d’une élite".

Cela suffit ! L’Europe est son projet, c’est le projet de sa génération. A 82 ans, Jürgen Habermas est entré en campagne. Il a pris place sur la scène du Goethe Institut, à Paris...

 

Et puis sa colère reprend le dessus : "J’en veux aux partis politiques. Nos dirigeants ne sont plus capables de se fixer d’autre objectif que leur prochaine réélection, et ce depuis longtemps, ils ne proposent plus rien, ils n’ont plus aucune conviction"...

 

Jürgen Habermas parle de "postdémocratie" pour désigner ce qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont en train de mettre en place. Elle se compose du Parlement européen, dont l’influence est limitée.

De la Commission européenne, qui adopte une "curieuse position flottante", agissant sans être vraiment responsable de ses actes. Et surtout, par-dessus tout, du Conseil européen, dont le traité de Lisbonne a renforcé la position et que Jürgen Habermas qualifie d’"anomalie", d’"instance gouvernemental qui fait de la politique sans y être autorisée".

Car Jürgen Habermas, précisons-le, n’est ni un râleur, ni un pessimiste, ni une Cassandre, c’est un optimiste, presque indécrottable, ce qui fait de lui un phénomène rare en Allemagne....

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L'Espagne à la rue

L'Espagne à la rue | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Victimes du chômage, de la bulle immobilière et des crédits bancaires trop faciles, des milliers de familles doivent abandonner leurs logements. Un syndrome de la crise qui frappe le royaume, mais aussi d’un système de crédit à réformer.

Par Ana del Barrio, de El Mundo.

 

Ce ne sont ni des mendiants, ni des toxicos, ni des sans papiers. Les "sans foyer" ne cessent de se multiplier en Espagne. Ils ont perdu leur travail, leur domicile, leurs meubles, leurs illusions, leur espoir. Ils sont endettés jusqu’à la fin de leurs jours.

Paradoxalement, le pire n’est pas de rester sans domicile, c’est ce qui vient ensuite. "Je suis condamnée à vie à n’avoir aucun bien à mon nom", se lamente Elena Parronda, flanquée de son mari, dans l’appartement qu’ils sont sur le point de perdre, à Meco, dans la banlieue de Madrid. "Je ne pourrai plus toucher de salaire, ni avoir un abonnement téléphonique, ni m’acheter une voiture, ni payer de loyer"...

 

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Notre crise, leurs bonnes affaires

Notre crise, leurs bonnes affaires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Dette et austérité : telle est la nouvelle réalité qui s'impose à la plupart des Européens. La situation actuelle offre pourtant à certains des occasions de s'enrichir rapidement. Dans ce contexte, comment parler encore de nation et de société ? s'interroge le journaliste irlandais John Waters.

Par John Waters

 

“L'euro est peut-être au bord de l'implosion, mais pas vos profits”. Tel était, par un beau matin, le message publicitaire qui a attiré mon attention sur le site Internet de l'Irish Times. Le ton de cette affirmation, à des années lumière du discours moralisateur généralement de rigueur sur ces questions, m'a poussé à cliquer.

Il s'agissait d'une publicité pour une publication en ligne qui se propose de vous envoyer tous les jours une newsletter sur l'investissement ne contenant “que l'information dont vous pouvez tirer profit”.

Elle promet à ses abonnés qu'ils auront une longueur d'avance sur l'évolution de la crise de l'euro. Car le franchissement imminent du “point d'inflexion” (ce tournant à partir duquel les marchés seront sens dessus dessous) devrait fournir aux initiés de nombreuses occasions de "coquets bénéfices". Approchez, mesdames et messieurs, approchez !

J'ai été pris d'un sentiment étrange de vertige à la lecture de cette réclame, qui est venue me rappeler que certes, pendant le naufrage, les affaires continuent, mais surtout que le naufrage lui-même crée des perspectives d'opérations juteuses...

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Pas de répit pour l’euro- Revue de presse européenne

Pas de répit pour l’euro- Revue de presse européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La note de tous les pays européens est menacée, a lancé Moody’s le 28 novembre. Cet avertissement tombe au moment où l’Italie est sous forte pression des marchés et les propositions de solutions à la crise se multiplient. Mais il est peut-être déjà trop tard, s’inquiète la presse européenne.

 

Sources : Le Journal du Dimanche, le Corriere della Sera, la Stampa, la Tribune, El Economista, Die Welt.

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Retrouvailles amères avec le FMI |

Retrouvailles amères avec le FMI | | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Financièrement affaibli, Budapest a demandé l’aide du Fonds monétaire international. Un accord devrait être trouvé d’ici à janvier 2012. Aveu d’échec du Premier ministre Viktor Orbán ou cabale contre sa politique d’indépendance ? La presse hongroise est partagée.

Par Tamás Nánási

 

N’embellissons pas les choses, ce n’est pas la peine : le fait que nous ayons repris les négociations avec le FMI [le 21 novembre] équivaut à une capitulation. Nous ne pouvons pas décrire autrement ce qui vient de se passer, puisque, l’été dernier, nous avions appelé “guerre d’indépendance” notre séparation d’avec cette organisation [la Hongrie avait rompu les discussions avec le FMI, dont elle refusait les recommandations. En 2008, elle avait reçu 20 milliards d’euros du FMI, de la Banque mondiale et de l’UE]. La capitulation est une mauvaise nouvelle et elle est humiliante pour ceux qui luttent pour leur indépendance.

Toutefois, il est particulièrement exaspérant de voir à quel point les marchés ont agi d’une manière coordonnée et systématique pour pousser le pays sur cette voie. Qui plus est, chose bizarre, cette hystérie des marchés basée sur des rumeurs sans fondement, inventées de toutes pièces et, selon toute probabilité sciemment repandues, s’est amplifiée à l’arrivée de la délégation du FMI.

Après plusieurs mois d’accalmie, nous sommes donc devenus le prochain épicentre de la crise que traverse l’Union, comme en a disserté un blogueur du Wall Street Journal. Dans le même temps, un collaborateur de Bloomberg nous a jetés dans le caniveau en ricanant...

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Plaçons la Belgique sous tutelle de l’UE ! | Presseurop (français)

Plaçons la Belgique sous tutelle de l’UE ! | Presseurop (français) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"L’UE accroît la pression sur la Belgique", titre De Morgen. "Tandis que les négociations sur la formation du gouvernement se sont interrompues, la Commission européenne insiste aujourd’hui dans son Economic Growth Survey 2012 une fois de plus sur la nécessité des réformes structurelles", écrit le quotidien flamand qui précise que le rapport porte sur l’Europe en général et ne vaut pas exclusivement pour la Belgique.

Le rapport stipule notamment que "sans réponse convaincante sur la crise de l’euro, la situation économique de l’UE se dégradera rapidement", ce qui, poursuit De Morgen, montre bien que le temps presse aussi pour la Belgique, sans gouvernement depuis bientôt un an et demi...

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La comédie des sentiments

La comédie des sentiments | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Unies par leurs intérêts et divisées par leurs valeurs, l’Europe et la Russie sont contraintes de s’entendre dans un jeu de dupes où Bruxelles fait semblant de plaider pour plus de démocratie et Moscou fait semblant de l’écouter, comme on l’a vu encore une fois lors du sommet du 15 décembre.

Par Álvaro Vargas Llosa, de El Mundo.

 

Les sommets trimestriels entre la Russie et l'Union européenne laissent l'impression que les deux partenaires se détestent, mais qu'ils dansent le menuet autour du désaccord de l'heure parce qu'ils ont besoin l'un de l'autre. Le sommet qui vient d'avoir lieu à Bruxelles, entre Dimitri Medvedev et ses hôtes européens, Herman Van Rompuy et José Manuel Durão Barroso, n'a pas fait exception.

Les intérêts communs sont nombreux et les valeurs respectives quasi incompatibles. Résultat : les sommets ne vont jamais jusqu'à la rupture, mais ne permettent pas non plus de nouer une relation durable. L'Europe importe de Russie un quart de son gaz et un cinquième de son pétrole.

Et tant que le gazoduc transcaspien et d'autres projets ne se seront pas concrétisés, les choses n'évolueront pas. De plus, en ces heures funestes, l'Europe attend avec impatience que la Russie lui prête les 10 milliards de dollars que son pays est en mesure d'apporter au fonds de sauvetage européen via le FMI, comme l'a redit le conseiller économique de Medvedev.

Mais de son côté, la Russie est dépendante de l'Allemagne, son premier partenaire économique, et de l'Europe en général, qui lui achète la moitié de ce qu'elle vend. Moscou a besoin de l'Europe autant que l'Europe de Moscou. Voilà pour les intérêts communs. Et les valeurs ?..

 

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La crise distille son poison

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Le meurtre de deux Sénégalais à Florence est la dernière manifestation en date de la montée d’un sentiment de haine en Europe. Avec le massacre d’Utøya, les réactions véhémentes à la crise et la montée de l’extrême droite, cette tendance prend des formes multiples mais toutes aussi inquiétantes.

Par Gianni Riotta, de la Stampa.

 

Y a-t-il un lien entre la crise de l’euro, l’impuissance des politiques et l’assassinat par un extrémiste de droite de deux vendeurs ambulants sénégalais hier [13 décembre] à Florence ?

A première vue, non : d’un côté, il y a un continent opulent et ses dirigeants incapables de redémarrer après un demi-siècle de succès ; de l’autre, un extrémiste néofasciste, raciste et armé...

 

Et aujourd’hui, de sérieux observateurs européens, comme Gideon Rachman et Martin Wolf, de même que le prix Nobel d’économie Paul Krugman, disent voir dans la haine qui monte sur Internet et dans la récession, déclenchées par les choix manqués de la chancelière Angela Merkel et du président Nicolas Sarkozy, les prémices d’une saison tragique comme celle des années 1930 en Europe, avec le totalitarisme fasciste en Italie, en Espagne et en Allemagne, et les purges staliniennes à Moscou.

Krugman écrit que "la récession […] est en train de créer une colère immense […] contre ce qui apparaît à de nombreux Européen uniquement comme une sévère punition allemande. Quiconque connait l’histoire de l’Europe ne peut que trembler face à ce retour de l’hostilité....

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Européens, admettez que nous avons raison !

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Si Londres se retrouve marginalisée au lendemain du Conseil européen, c'est parce que ses partenaires continentaux sont furieux qu'elle n'ait jamais souscrit à l’euro, qui montre aujourd’hui ses limites, assure le maire de Londres Boris Johnson.

Par Boris Johnson, publié par the Daily Telegraph.

 

 

Je sais que certaines personnes sont perturbées à l’idée que tous ces puissants Européens soient très, très fâchés. Angela Merkel a déclaré que nous n’avions même pas négocié comme il faut. C’est tout juste si Nicolas Sarkozy peut encore prononcer le nom de notre pays, et il aurait été filmé en train de refuser de serrer la main de David Cameron. Partout sur le continent, les journaux débordent de gros titres courroucés sur l’arrogance et la bêtise générale des Englanders/Anglais/Inglesi. J’ai vu de malheureux députés européens Lib-Dem sur le point d’exploser d’écœurement à cause du comportement de Londres lors du dernier sommet en date....

...

La réalité, c’est qu’il n’est pas le premier de nos dirigeants à avoir bloqué quelque chose qui n’était pas dans l’intérêt de notre pays – de Thatcher sur le budget de l’UE à Tony Blair sur le prélèvement à la source. Et beaucoup d’autres premiers ministres se sont montrés nettement plus rétifs que les Britanniques – on pense à l’Espagnol Felipe González, qui avait coutume de paralyser les sommets de l’UE jusqu’à ce qu’il ait le sentiment d’avoir mis la main sur assez de cabillauds et de haddocks irlandais.

Non, ils ne sont pas vraiment en colère parce que nous nous sommes opposés au nouveau traité sur la mise en place d’une union fiscale. Si nos frères et sœurs européens sont si chroniquement furieux contre les Britanniques, c’est parce que le temps a montré que nous avions absolument raison au sujet de l’euro....

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L'union, mais au prix fort

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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont certes fait un grand pas vers leur objectif : l’union fiscale. Mais à quel prix ? La Grande-Bretagne en est exclue, et l’alternative semble simple : le sauvetage ou l’effondrement de l’Union.

Par Matthias Krupa, de Die Zeit.

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Pour être plus précis, il faut parler de deux résultats, et dans les jours et les semaines qui viennent, la question sera de savoir lequel des deux a le plus de poids : la nouvelle que les Etats de la zone euro se sont entendus sur l’application de règles plus strictes pour leur politique financière ? Ou le fait que tous les membres de l’UE n’y participeront pas ?Dès le début, l’Allemagne a adopté une position sans ambiguïté : Merkel aurait souhaité parvenir à une modification des traités européens avec l’ensembre des 27 Etats membres.

De même, elle n’avait laissé planer aucun doute quant au fait qu’en cas de besoin, elle se contenterait des 17 Etats de la zone euro et d’autres volontaires pour avancer. L’unité sur la question était à ses yeux plus importante que l’union des 27.

En cela, elle pouvait compter sur le ferme soutien du président français. Désormais, il est prévu que 24 pays s’engagent à inclure dans leurs législations nationales une règle d’or budgétaire, et qu’ils s’entendent sur des sanctions quasi-automatiques pour qui fauterait en matière de déficit. Le traité sur l’euro devrait être élaboré avant le mois de mars.

Le prix politique à payer pour cet engagement est cependant élevé. La Grande-Bretagne a fait savoir qu’elle ne s’y joindrait pas ; en Suède et en République tchèque, les Parlements doivent au préalable accorder un mandat à cet effet à leurs gouvernements. Rien d’étonnant à ce que certains aient cherché à se défausser alors que le sommet n’était pas terminé...

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Adieu souveraineté chérie

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Si elle est approuvée par les Vingt-Sept, l’union fiscale proposée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy serait une nouvelle étape décisive vers le fédéralisme européen. Mais tout le monde est-il prêt à payer le prix : le renoncement de l’autonomie budgétaire des Etats ?

Par Lluís Bassets, de El Pais.

 

Le souverainisme est en deuil en Europe. Et pour les prochains jours, se prépare le plus grand transfert de souveraineté qu’aient jamais organisé les vieilles nations européennes depuis les traités de Rome et de Maastricht.

Avec le premier, en 1957, les Etats avaient renoncé à leurs politiques douanières, posant ainsi les bases du marché unique.

Avec le second traité, en 1992, ils avaient accepté de renoncer à leur monnaie, symbole national tout aussi important jusqu’alors que les couleurs du drapeau, et à leurs politiques monétaires (qui fixent les taux d’intérêts et de change), posant ainsi les bases de l’actuelle crise de la dette.

Avec ce sommet, les vieux Etats devront renoncer à leurs politiques budgétaires, ce qui équivaut à renoncer à l’âme politique de l’Etat national.

Point de salut dans ce monde global pour les membres de la vieille Europe si chacun joue perso. Mais point de salut non plus pour les pays qui jouent au plus haut niveau et remportent tous les championnats, comme le Barça et le Real Madrid c'est-à-dire l’Allemagne et la France.

Il ne s’agit pas seulement de trouver notre place dans ce monde mais de survivre dans des conditions acceptables, sans mettre en péril le train de vie incroyable dont nous, les Européens, jouissons depuis trente ans...

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Laissons les agences de notation faire leur travail

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La menace de Standard & Poor's de dégrader l'ensemble de la zone euro a provoqué la colère des responsables européens. Mais les agences ne font que nous dire la vérité, explique un chroniqueur britannique.

Par Alistair Osborne, de The Daily Telegraph

 

...Donc, soutiennent leurs détracteurs, non seulement les agences n’ont pas réussi à identifier la crise financière de 2008, mais ils l’ont aggravée en attribuant des triples A à ces mêmes prêts hypothécaires toxiques qui avaient justement bouté le feu à l’économie mondiale.

Et maintenant, poursuivent les critiques, elles sont également passées à côté de la crise de la zone euro. Qui plus est, au moment précis où Angela Merkel et Nicolas Sarkozy donnaient enfin l’impression d’avancer, S&P leur a balancé une grenade.

Pour Noyer, tout cela dissimule des agissements plus sombres. Evoquant un vaste complot, il reproche à l’agence d’avoir changé sa "méthodologie", désormais "plus liée à des facteurs politiques qu'aux fondamentaux économiques".

"C’est absurde", rétorque S&P. Comme le souligne Kathleen Brooks, directrice de recherche chez Forex.com : "Les Etats-Unis ne tiennent pas à ce que l’Europe dégringole, ni à ce que la crise de la dette échappe encore plus à tout contrôle, surtout pas à l’approche de la présidentielle. De même, les Chinois dépendent de l’Europe pour la croissance, donc, l’argument politique ne tient absolument pas."...

 

Non seulement ça, mais en plus, et bien que cela puisse paraître difficile à croire pour beaucoup, l’agence s’est montrée plus efficace que bien des spécialistes du marché au sujet de la zone euro.

Mais revenons à la décision du 5 décembre. Certes, le moment était particulièrement mal choisi. Mais S&P n’en démord pas. La priorité, nous assure l’agence, était de mettre en garde contre une dégradation potentielle de 15 des 17 pays de la zone euro – y compris l’Allemagne – avant le début du sommet crucial de l’Union le 8 décembre.

Répondant aux critiques le 6 décembre, Moritz Kraemer, analyste senior en risque pays chez S&P, a expliqué : "Nous pensons que les risques systémiques dans la zone euro ont augmenté de manière significative ces dernières semaines et nous nous inquiétons de l’impact sur la solvabilité si le sommet n’aboutit pas à une réaction efficace et crédible. Compte tenu de l’énorme volume de la dette qui arrive à échéance et doit être refinancé durant le premier trimestre 2012, et sachant que l’on s’attend à ce que la zone euro rebascule dans la récession pendant le premier semestre, le temps risque de manquer pour parvenir à une solution politique."

S&P cite cinq facteurs justifiant sa décision : le "resserrement des conditions de crédit" pour les banques de la zone euro ; "l’augmentation du risque sur la dette souveraine d’un nombre croissant de pays de la zone euro” ; les “désaccords persistants” entre responsables européens ; l’aggravation de l’endettement public et privé et le "risque croissant d’une récession"...

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Le déclin de l'Europe n'est pas pour demain

Le déclin de l'Europe n'est pas pour demain | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La force économique n’est pas le seul critère de puissance mondiale. Ce qui importe, c’est la manière dont les systèmes politiques réagissent aux crises nouvelles. Et vu sous cet angle, l’UE a encore ses chances, estime l’historien néerlandais Dirk-Jan van Baar. Extraits.

Par Dirk-Jan van Baar, de De Volkskrant

 

L’année 2011 a tout pour entrer dans l’histoire comme une année catastrophique. Les Etats Unis et l’Europe risquent, entre autres, de succomber sous leurs propres dettes. Ils ont à présent la réputation d’être les enfants à problèmes de l’économie mondiale et se font donner la leçon par des capitalistes d’Etat chinois, des diplomates singapouriens et des économistes indiens.

Il n’est donc pas surprenant que de nombreux observateurs sensibles à l’esprit du temps pressentent la fin de quatre siècles de domination occidentale et voient le soleil se lever à l’Extrême-Orient.

L’attitude du président des Etats-Unis va d’ailleurs en ce sens : il souhaite que les Etats-Unis mettent d’abord de l’ordre dans l’économie nationale avant de se précipiter dans de nouvelles interventions à l’étranger.

Lorsque même l’homme le plus puissant du monde estime que Washington a mis la barre trop haut, on a tendance à être d’accord avec l’historien Paul Kennedy (qui a écrit sur ce sujet dès 1987 dans son ouvrage "Naissance et déclin des grandes puissances") que l’Amérique souffre de “surextension impériale”...

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Cela montre que l’Europe dispose d’un pouvoir politique beaucoup plus fort que celui que l’on ne lui prête généralement. Je pense que la crise actuelle, en raison de tous les enchevêtrements financiers, mène à une solidarité européenne (involontaire) que nous n’avons jamais vue auparavant et qui est difficilement réversible.

Les dirigeants européens comme Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ainsi que la Banque centrale européenne font preuve, tout en improvisant, d’une impressionnante capacité d’apprendre dans un domaine encore inexploré....

 

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Faites ce que dit la dame

Faites ce que dit la dame | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La rigueur allemande est la seule alternative viable au modèle chinois, assure Barbara Spinelli. N’en déplaise à ceux qui accusent l’Allemagne de rigidité et de volonté de puissance. Voilà pourquoi l’Europe ferait mieux de collaborer avec elle.

Par Barbara Spinelli, de la Repubblica.

 

Depuis la recrudescence des attaques contre la zone euro, le sociologue Ulrich Beck accuse l’Allemagne d’un grave péché : l'euronationalisme. Négligente à l’égard des règles démocratiques, souvent arrogante, Angela Merkel incarnerait "la version européenne du nationalisme du Deutsche Mark", élevant au rang de dogme continental la culture allemande de la stabilité. Si les technocrates européens ont remplacé les politiques, ce serait donc de la responsabilité de la chancelière.

Le véto opposé au référendum sur l’austérité, annoncé, puis abandonné par l’ancien Premier ministre grec Georges Papandréou, montre la fracture apparue entre l’Europe et la démocratie.

De nombreux indices semblent donner raison à Beck. Malgré les objections soulevées au sein de son propre parti, y compris au sein du Comité des Cinq Sages (le Sachverständigenrat, chargé de guider les gouvernements allemands dans leurs choix en matière économique), Angela Merkel s'obstine à rejeter les propositions portant sur un soutien plus actif de la BCE auprès des pays en difficulté....

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Le principe de panique à l'oeuvre

Le principe de panique à l'oeuvre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Angoisses, alarmisme, peur de l’apocalypse : pour le futurologue Matthias Horx, l’homme n’est pas guidé par les faits, mais par son état d’esprit. Ce qui vaut également pour la crise de l’euro.

Par Matthias Horx.

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La "crise" n’existerait que parce que tous y croient. J’entends d’ici les oracles de la crise me dire : n’existe-t-il pas des faits vérifiables ? Les banques ne sont-elles pas responsables de la crise de l’immobilier, n’ont-elles pas poussé les pays européens à s’endetter ?

Ou sa variante – nos dirigeants politiques irresponsables n’ont-ils pas continuellement agi à l’encontre des marchés en jetant sans vergogne l’argent du contribuable par les fenêtres, aux frais des générations futures ?

Peut-être tout cela n’entre-t-il plus en ligne de compte depuis longtemps. Dans son nouveau livre, Mood Matters [“L’humeur compte”, éditions Springer], le futurologue et génie des mathématiques John Casti montre comment l’état d’esprit conditionne l’histoire.

Avec un argument radical : ce ne sont pas les événements du monde réel qui décident de l’avenir, mais exclusivement les attentes collectives fictives. Comment disait Epictète, déjà, 2000 ans et plus ? "Ce qui trouble les gens, ce ne sont pas les événements, mais l’idée qu’ils se font des événements"...

 

Les vilains spéculateurs ne sont pas les seuls à spéculer contre l’euro. Depuis longtemps, une industrie de la peur et de l’effroi est à l’œuvre dans les médias, qui misent essentiellement sur la surenchère de titres chocs.

"Ambiance d’apocalypse dans la zone euro" ; "La fin du règne de l’argent" ; "L’adieu à la prospérité". Des professeurs en colère viennent pérorer dans les émissions de débat sur l’air de "je l’ai toujours su". A chaque nouveau débat, la petite musique de la peur monte d’une octave....

 

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Extrême-droite: L'internationale du repli

Extrême-droite: L'internationale du repli | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Une nouvelle Europe risque d’émerger dans l’ombre de la crise. Une Europe où prédominent le découragement et la défiance à l’égard des politiques, le nationalisme et l’islamophobie. Des menaces bien plus graves que celles que font planer les chiffres de la dette, écrit Aftonbladet.

Par Anders Lindberg, de l'Aftonbladet.

 

Une étude atypique, intitulée "Le nouveau visage du cyberpopulisme", a été présentée début novembre par le think-tank Demos, qui a demandé à plus de 10 000 militants d’extrême droite de toute l’Europe comment ils voyaient l’évolution de la société.

Demos a rencontré ces activistes dans l’environnement où ils évoluent, à savoir les réseaux sociaux, dans le but de dresser une analyse de la "nouvelle droite" à partir du raisonnement de ses acteurs eux-mêmes.

Ces derniers sont essentiellement actifs sur le Web, même s’ils votent, manifestent et s’engagent de temps en temps par d’autres biais. Le mouvement réunit aussi bien des fauteurs de troubles de l’English Defence League que des responsables politiques établis, comme Geert Wilders aux Pays-Bas ou Jimmie Åkesson en Suède.

 

Ses membres ne font pas confiance aux responsables politiques ni au système juridique. Ils vont voter, tout en doutant que leur voix puisse changer quoi que ce soit. Dans leurs rangs, on trouve essentiellement des hommes – seul un quart des militants sont des femmes – jeunes pour la plupart (les deux tiers des cyberactivistes ont moins de 30 ans).

C’est un cybermouvement transfrontalier qui, paradoxalement, milite pour le rétablissement des frontières. Une "Internationale" composée d’individus qui n’aiment pas les étrangers...

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L’Europe, notre affaire de famille | Presseurop

L’Europe, notre affaire de famille | Presseurop | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Des parents sévères, des moutons noirs et de l’amour vache : telle est la famille Europe. Et pour le journaliste de Die Zeit qui en brosse le portrait, elle doit défendre son modèle historique de solidarité. Extraits.

Par Jan Ross, Die Zeit.

 

Tous les scénarios semblent possibles dans l’Europe d’aujourd’hui : effondrement, rupture, décadence ou renaissance. Quand les uns parlent de disparition de l’euro, les autres évoquent un renforcement de l’intégration. Alors, assistons-nous aujourd’hui à la fin de la solidarité ou au contraire à un approfondissement sans égal des liens européens par le biais de l’emprunt commun ou de l’intervention de la BCE ?Jamais nous n’avons été aussi près d’une politique intérieure européenne. Les nouveaux dirigeants en Espagne, en Italie et en Grèce joueront un rôle beaucoup plus important pour l’Allemagne que la nouvelle Grande coalition à Berlin.

Cette soudaine proximité n’est pas sans danger ainsi qu’en témoignent le maladroit baratin cocardier de Volker Kauder sur la prédominance de l’Allemagne ou l’agressivité des réactions de Londres. Tout le monde sent que l’Europe arrive à un tournant décisif. C’est le moment de s’interroger sur le sens de la chose.

Pour cela, il convient de prendre de la distance, disons quelques milliers de kilomètres. La scène se passe dans un café de Lahore, au Pakistan. Après avoir écouté les questions de son visiteur allemand, le Pakistanais commence à interroger son hôte sur son pays....

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La chancelière de fer est trop rigide | Presseurop (français)

La chancelière de fer est trop rigide | Presseurop (français) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Seule contre tous, Angela Merkel refuse le renforcement du rôle de la BCE et les euro-obligations. Mais même en Allemagne, certains experts mettent désormais en garde contre son obsession de la discipline. Une obsession qui pourrait semer le chaos dans toute l’Europe.

Par Eric Bonse

 

seule la règle et la discipline comptent aux yeux de Merkel. La chancelière de fer reste sourde aux arguments d’économistes toujours plus nombreux, pour lesquels la résolution de la crise passe par ces deux éléments : les obligations européennes et un soutien de la BCE par l’achat de la dette.Ce faisant, Angela Merkel ne s’expose pas seulement à de nouvelles discussions animées avec Barroso, qui déplore depuis longtemps l’indécision de l’Allemagne face à la crise. L’Allemagne risque également de se retrouver de plus en plus isolée. Merkel ne peut déjà plus compter que sur une poignée de soutiens à Paris, La Haye et Helsinki.

Le président français a déjà pris ses distances sur la question de la BCE, et l’Allemagne prête désormais le flanc aux attaques : son budget pour l’année 2012 est loin de correspondre à la sévère politique prêchée par la chancelière. Pour la première fois ce mercredi, les marchés ont commencé à exprimer des doutes sur la note de l’Allemagne et ne se sont pas précipités sur ses obligations d’habitude si prisés...

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