Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Angela Merkel et les "scorpions" de la Cour

Angela Merkel et les "scorpions" de la Cour | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont huit. Huit juges à être en mesure de porter un coup fatal à l'euro et donc à l'Europe. Peut-être le feront-ils d'ailleurs mercredi 12 septembre à 10 heures.

 

Hormis leurs homologues de la Cour suprême des Etats-Unis, aucun magistrat au monde n'a autant de pouvoir. Et pourtant, même aux yeux des Allemands, les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe restent de parfaits inconnus. Hormis peut-être le président, Andreas Vosskuhle, qui paraît de temps à autre dans les médias, les sept autres peuvent aller boire une bière sans craindre d'être dérangés. Même leur nom n'évoque rien à leurs concitoyens.

La première explication tient au fédéralisme. En décidant en 1951 d'installer cette Cour à près de 300 kilomètres au sud de Bonn, les responsables politiques ont mis les juges à l'abri. Cette ville sans charme du Bade-Wurtemberg semble avoir été choisie pour décourager les lobbyistes et les paparazzi. La seconde est l'étonnante discrétion qui entoure leur nomination. Les seize juges - il y a en fait deux Chambres composées de huit juges chacune mais seule la seconde traite des affaires européennes - sont nommés pour moitié par les 69 membres du Bundesrat, la Chambre haute du Parlement, et pour moitié par une commission de douze députés représentant les partis siégeant au Bundestag. Pour être élu, il faut avoir au moins 40 ans, être juriste et obtenir les deux tiers des voix. Grâce à ce système, chaque nomination est consensuelle. Avantage : si certains juges sont marqués politiquement, impossible comme à Washington de les cataloguer en fonction du parti auquel ils doivent leur poste. Inconvénient : il n'y a pas de nomination sans discrètes tractations. Comme l'a remarqué Die Zeit : comparée à ce système, l'élection du pape constitue presque un modèle de transparence. Autre différence avec les Etats-Unis : nommés pour douze ans (non renouvelables), les juges doivent partir à 68 ans...

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La valeur de l’Europe

La valeur de l’Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe traverse une phase qui marquera son histoire. Nos actes en Europe et notre discours sur l’Europe aujourd’hui façonneront pour longtemps notre continent et sa culture politique. C’est en ce moment précisément que se dessinent, pour de nombreuses années, l’image que les Allemands se font de l’Europe, le regard que nos voisins européens portent sur l’Allemagne et celui du monde sur l’Europe.

Pour débattre de ces questions,  la conférence « La valeur de l’Europe », se tiendra le mardi 18 septembre 2012, dans le « Weltsaal » du ministère fédéral des Affaires étrangères à Berlin.
La conférence est organisée à l’invitation de M. Guido Westerwelle, député du Bundestag allemand, Ministre Fédéral des Affaires étrangères, en partenariat avec la Fondation Bertelsmann, ARTE et le Deutschlandfunk.


Via Thomas-Penette Michel
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Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

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Les Européens, trop différents pour s'entendre

Les Européens, trop différents pour s'entendre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plus que les écarts entre les performances économiques des pays de l’UE, ce sont les fossés culturels entre les Européens qui constituent l’obstacle principal à la création d’une véritable communauté homogène.

Il n’est dès lors pas étonnant qu’on ait autant de mal à la construire. Par Richard Swartz, de Dagens Nyheter.

 

Beaucoup ont essayé d’unifier l’Europe. Tous s’y sont cassé les dents : Attila, Charlemagne, Napoléon, Hitler. La dernière tentative en date est celle de l’Union européenne. Laquelle ne s’est pas faite flamberge au vent, l’Europe étant devenue, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un continent pacifiste, mais par des moyens inoffensifs tels que la bonne volonté, des institutions communes, des lois et des règlements. L’euro est la dernière, et sans doute la plus audacieuse, de ces initiatives en faveur d’une Europe unifiée.

L’origine du projet européen moderne est politique, même si l’accent a été mis depuis le début sur l’économie. La communauté du charbon et de l’acier visait à sortir les industries nécessaires à la guerre du cadre de l’Etat-nation afin de prévenir de nouveaux conflits. Les économies nationales devaient se retrouver dans un grand marché unique dépourvu de frontières et converger peu à peu les unes vers les autres.

Le projet ne se fondait pas simplement sur la suprématie de l’économie mais aussi sur l’idée que la rationalité économique devait permettre l’émergence d’une communauté de vues dans d’autres domaines dans le but de créer un ensemble qui ressemblerait à des Etats-Unis d’Europe....

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L'UE, un club encore sélectif

L'UE, un club encore sélectif | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Déjà vingt-sept membres, et quelques autres qui frappent à la porte. L'UE s'est-elle élargie à des pays trop différents, et cela compromet-il la manière dont elle est dirigée ? La réponse du Groene Amsterdammer, qui se penche sur les euromythes....

 

 La métaphore du train sans freins qui file à toute allure. L’image angoissante d’une Union européenne avec non seulement la Turquie, mais aussi l’Ukraine, la Géorgie et le Pétaouchnok, devenue ingouvernable, s’effritant à cause des différences de culture et de développement économique…

Cette crainte est nourrie par l’absence de frontière orientale nette, et le fait que l’élargissement semble être l’activité principale de l’Union. La paix, la sécurité et la stabilité via l’intégration. Après 1989, l’élargissement à douze Etats membres supplémentaires était dans l’ordre des choses, même si tout le monde savait que certains candidats à l’adhésion n’étaient pas encore prêts....

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Européens, mais pas sans nations

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L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.

Par Roger Scruton, pour le NRC Handelsblad. Traduction: Mélanie Liffschitz.

 

Le livre et l’article de Thierry Baudet publié par le NRC Handelsblad la semaine dernière suscitent la controverse. Il a pourtant raison sur un point : le projet d’intégration européenne a été fondé sur l’idée que le nationalisme et le principe de souveraineté nationale étaient à l’origine des guerres qui avaient secoué l’Europe. A partir de ce constat fondateur, l’intégration européenne a été conçue de façon unidimensionnelle, comme un processus d’union qui ne cesserait de croître, chapeauté par un commandement centralisé. Et selon lequel plus le pouvoir central gagnerait de pouvoir, plus les puissances nationales auraient à en céder.

Cet objectif n'a pourtant pas été choisi par les peuples européens qui, à chaque fois qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la question, le rejettent – c’est pourquoi tout est fait pour qu’ils n’aient jamais l’occasion de voter. Le processus européen progresse pourtant inéluctablement vers plus de centralisation, plus de contrôle imposé d’en haut, plus de dictature des juges et des bureaucrates non élus, plus d’abrogations de lois pourtant votées par des parlements élus, plus de traités constitutionnels conçus sans la moindre contribution des peuples concernés. Le tout soutenu par une monnaie unique imposée sans avoir défini clairement qui paierait les dettes.

On aboutit de plus en plus à un gouvernement impérial, ce qui prouve bien que le contraire du nationalisme, ce ne sont pas les Lumières mais bien l’Empire. La seule chose qui pourrait enrayer ce mouvement, ce sont les sentiments nationaux des peuples européens....

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Union Européenne: il faut encore compter avec Paris

Union Européenne: il faut encore compter avec Paris | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les difficultés économiques de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, ou les complexités du processus décisionnel en Allemagne, ont attiré l'attention ces derniers temps.

Mais s’il y a bien un pays qui demeure crucial pour l'avenir de l’Europe, et où le débat sur l'UE peut être ravivé, c’est la France de François Hollande. José Par Ignacio Torreblanca, d'El Pais. Traduction: Sophie Courtois.

 

Face à la virulence de la crise de la dette et à l’instabilité qui s’est emparée de la zone euro ces derniers mois, tous les yeux se sont tournés vers l’Espagne et l’Italie. Après l’intervention en Grèce, au Portugal et en Irlande, la question que tout le monde a fini par se poser était de savoir jusqu’où et jusqu’à quand les gouvernements de Mariano Rajoy et de Mario Monti supporteraient la pression. Que se passerait-il dans l’hypothèse où l’on en viendrait à une intervention totale en Espagne et/ou en Italie ?...

 

La question de l’union politique est revenue inopinément entre les mains de la gauche française, alors que l’on pensait que le référendum sur la Constitution de 2005 l’avait définitivement enterrée. M. Hollande fait face à ce défi dans une position qui n’a rien d’enviable.

D’une part, près des deux tiers des électeurs qui l’ont porté au pouvoir ont voté contre la Constitution européenne en 2005. D’autre part, la situation difficile des finances publiques en France, soulignée par la Cour des comptes cette semaine, a une conséquence inévitable : les discussions autour de la phase suivante de l’union économique et politique coïncideront temporairement avec une batterie de coupes budgétaires importantes, qui seront politiquement et socialement désavouées....

 

Le défi de M. Hollande consiste donc à parvenir à une Europe plus efficace, ce qui demande davantage d’intégration et par conséquent l’abandon d’une part de souveraineté, mais dans laquelle la diversité des modèles économiques et sociaux est aussi respectée, sans être étouffée. Ce ne sera pas une tâche facile, la France d’aujourd’hui étant bien en-dessous de l’Allemagne.

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David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ?

David Cameron a-t-il vraiment dans l’idée de faire sortir le Royaume-Uni de l’Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que les Britanniques rejettent en bloc l'intégration politique européenne, le Premier ministre David Cameron a relancé lundi l'idée d'un référendum afin de renégocier les liens entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

Une posture politique qui pourrait conduire les Britanniques à se séparer de l'Europe...

 

Entretien avec Jean-Paul Révauger, responsable du Master recherche langues du parcours Europe contemporaine et directeur de l’UFR d’anglais de l’Université de Bordeaux III.

 

Pensez-vous que le Royaume-Uni puisse vraiment quitter l'Europe ?

 

Jean-Paul Révauger : Deux problèmes se posent. D'un côté, ce que David Cameron souhaite pour l'Europe, et de l'autre ce que souhaite le peuple Britannique, d'où le référendum. Ce dernier est en réalité un problème de politique interne. L'organisation d'un référendum en Grande-Bretagne est principalement actée pour résoudre une question politique, et non une question stratégique. Il y a eu un premier référendum sur l'Europe en 1975. A l'époque, il était question du maintien du pays dans le marché commun. Ce référendum a été gagné par ses partisans, avec plus de 60 % d'avis favorable.

A la même époque, les entreprises les plus dynamiques s'étaient mobilisées en faveur du marché commun. Les choses étaient alors plus simples. Le gouvernement des travaillistes porté par Wilson avait plus de faciliter à marginaliser la gauche salutaire au retrait du marché commun. Le référendum était un moyen pour le premier ministre Harold Wilson de résoudre un problème interne au parti travailliste.

Actuellement, les Conservateurs ont deux problèmes. Sur les questions européennes, le parti est principalement divisé. Au sein même du parti, il y a un groupe favorable à un approfondissement de l'intégration européenne. En outre, le quotidien des affaires, the Financial Times, est favorable à une plus grande intégration, voire même l'idée d'un certain fédéralisme. Pour autant, le parti conservateur (et surtout son électorat) pourrait être désigné comme euro-sceptique. Le parti se retrouve ainsi, menacé par son propre électorat d'un côté, et de l'autre, il doit faire face à sa propre coalition avec les leaders démocrates favorables au fédéralisme européen.....

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La nuit où le Sud a fait flancher Merkel

La nuit où le Sud a fait flancher Merkel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En mettant l’accent sur la solidarité financière, l’alliance Hollande, Monti et Rajoy a pris le dessus lors des âpres négociations entre dirigeants européens à Bruxelles.

 

Inespéré. A la surprise planétaire, le sommet qui s’est achevé vendredi relance une construction européenne menacée d’asphyxie. La zone euro, poussée par Paris, Rome et Madrid, a décidé de mettre sur pied, d’ici à la fin de l’année, une «union bancaire», qui permettra de nettoyer un système financier européen plombé, depuis 2007, par des créances douteuses et, surtout, de rompre le cercle vicieux entre crise bancaire et endettement des Etats.

Mieux, les Etats membres se sont entendus pour lancer la construction d’une «union politique» et d’une union budgétaire, condition sine qua non d’une solidarité financière qui aboutira à la création d’un «trésor européen». Ce n’est pas encore le grand saut fédéral, mais les Dix-Sept y vont d’un pas ferme au terme de «cette nuit de la zone euro», selon l’expression de François Hollande. Une telle issue, après dix-neuf Conseils européens de rang en trente mois, a réveillé l’euphorie des marchés. L’euro a repris des couleurs face au billet vert, les Bourses ont fêté l’événement, les taux d’intérêt sur les dettes espagnole et italienne se sont fortement détendus… Pour combien de temps ?

«Aujourd’hui, les marchés semblent avoir bien réagi, mais je ne sais si cet ensemble de décisions suffira, même si elles ont plus de contenu que les autres fois», a tempéré, fataliste, Mario Monti, le président du Conseil italien et «héros» du sommet. Avec son homologue espagnol, Mariano Rajoy, il a été l’artisan de ce succès, réussissant à faire plier la chancelière allemande au cours d’une folle nuit, dans la plus pure tradition européenne. Il y avait urgence...

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Nouvelle lune de miel entre Paris et Ankara

Nouvelle lune de miel entre Paris et Ankara | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Erdogan lève les sanctions prises contre la France après la loi sur le génocide arménien.

 

...Invité par Erdogan à lui rendre visite en Turquie, François Hollande a estimé qu'un tel déplacement serait pour lui «un privilège». La déclaration a fait la une de plusieurs journaux turcs, qui ont rappelé que Nicolas Sarkozy avait seulement passé cinq heures à Ankara en février 2011. La brièveté de cette visite avait été critiquée par la presse turque.

 

Aujourd'hui, Ankara espère surtout un changement de ton de la France vis-à-vis de la candidature turque à l'Union européenne. «Nicolas Sarkozy s'opposait à l'adhésion de la Turquie pour des raisons culturelles ou religieuses. François Hollande ne reprendra très probablement pas cette attitude irrationnelle à son compte», écrivait Eser Karakas après le second tour de l'élection présidentielle française dans le quotidien turc Star.

«À partir d'aujourd'hui, les critiques contre la candidature turque seront basées sur des sujets réels, comme les atteintes à la liberté d'expression ou aux droits de l'homme. Les exigences de l'Europe dans ces domaines avaient permis à la Turquie d'accomplir de réelles avancées entre 2003 et 2006», poursuivait-il.

Le processus de négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE est actuellement au point mort, avec seulement 13 chapitres ouverts sur 35. Certains observateurs estiment que l'élection de François Hollande pourrait permettre de le relancer. «À une époque où la Turquie a freiné les réformes et a même fait des pas en arrière, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, la perspective européenne pourrait permettre de limiter les tendances autoritaires du gouvernement», écrivait le 12 juin Can Selçuki dans Hurriyet Daily News.

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Antonis Samaras chargé de former le gouvernement grec

Antonis Samaras chargé de former le gouvernement grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Avec l'aide de Dieu, nous allons tout faire pour sortir le pays de la crise", a indiqué le chef de Nouvelle Démocratie, qui a passé un accord de coalition avec le Pasok et la Gauche démocratique.

 

Le chef de file des conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND), Antonis Samaras, a été chargé mercredi 20 juin de former un gouvernement par le président grec, Karolos Papoulias. "Je vous souhaite bonne chance car les problèmes sont nombreux et difficiles", a déclaré le chef d'Etat après que M. Samaras lui a annoncé être parvenu à obtenir le soutien des socialistes du Pasok et du parti de gauche modérée Dimar.

"Nos efforts se sont traduits par une majorité parlementaire permettant de former un gouvernement qui travaillera dans la durée", a assuré Antonis Samaras au chef de l'Etat, après avoir eu dans la matinée et à la mi-journée des entretiens avec le chef du Pasok, Evangelos Venizélos, et celui de la Gauche démocratique, Fotis Kouvelis. A sa sortie du palais présidentiel, M. Samaras a promis qu'"avec l'aide de Dieu, nous allons tout faire pour sortir le pays de la crise. Demain je vais demander au gouvernement de travailler dur pour donner un espoir tangible au peuple grec."

Vainqueur des législatives de dimanche mais sans majorité absolue, M. Samaras, 61 ans, menait depuis lundi des discussions avec les chefs du Pasok et de la Gauche démocratique (Dimar). Pro-européens, les trois partis se sont a priori mis d'accord sur l'urgence pour une alliance gouvernementale afin de sortir le pays de la grave récession via "la renégociation du mémorandum", le plan de rigueur, dicté par les bailleurs de fonds en échange de la poursuite des versements des prêts internationaux....

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La Grèce vote sur son avenir européen

La Grèce vote sur son avenir européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les législatives de ce dimanche pourraient ne pas suffire à rétablir un équilibre politique dans le pays.

«Le poste de premier ministre de Grèce n'est pas le plus prisé du monde en ce moment.» Cet aveu d'Antonis Samaras face à ses militants résume le ton de fatigue et de lassitude qui règne en Grèce alors que les élections législatives se tiennent ce dimanche. Les bureaux de vote ont ouvert dès 7 heures. «Aujourd'hui le peuple grec parle. Demain commence une nouvelle ère pour la Grèce», a déclaré Antonis Samaras devant la presse après avoir glissé son bulletin dans l'urne. Le dirigeant du parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) joue son va-tout pour convaincre des milliers d'indécis. Il mise sur la fibre patriotique des Grecs attachés à la monnaie unique et a réussi à transformer ce scrutin en un référendum «pour ou contre l'Europe». Samara a ainsi lancé vendredi: «Le premier choix que doit faire le peuple grec est entre l'euro et la drachme»....

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Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux | Slate

Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La relance seule ne sauvera pas l'Union. François Hollande doit agir pour empêcher que ce rêve, qui était celui de la France, ne disparaisse pas.

 

Si le gouvernement croit qu'une relance de la croissance européenne peut lui permettre de gagner assez de points de PIB pour stabiliser le chômage et échapper à des coupes budgétaires sacrificielles, il se trompe.

Le réalisme doit le conduire à ne pas attendre beaucoup de cette trop vantée «relance européenne», du moins telle qu'il l'envisage, c'est-à-dire sans changement fédéral. Il en irait tout autrement si la France, tournant la page de quinze ans d'euroscepticisme, redevenait la force d'entraînement de l'Union. Si, en clair, François Hollande défaisait les bottes de plomb de Chirac-Jospin pour chausser celles, allantes, de Giscard-Mitterrand. Mais le voudra-t-il?

Pour l'heure, sur la table des discussions ouvertes sur «l'Europe de la croissance», il y a sept «instruments» ou, si l'on veut sept manières d'agir, depuis la Banque européenne d'investissement (BEI) jusqu'à la hausse des salaires en Allemagne en passant par la baisse de l'euro. Patrick Artus a calculé pour chacun l'incidence potentielle sur la croissance (1). Ensuite, l'économiste en chef de Natixis a fait le tri des mesures qui sont probables, c'est-à-dire celles qui peuvent faire l'objet d'un compromis entre la France, l'Allemagne et les 15 autres pays de la zone euro. Hélas, il constate que les dispositifs les plus efficaces pour accélérer la croissance sont les plus improbables (abandon de la rigueur en Allemagne, baisse délibérée de l'euro...)...

...Trois ans et demi après le début de la crise des dettes, l'Europe est toujours incapable de prendre les décisions qui s'imposent. La «fatigue» devant cette Europe trop compliquée, trop lente, pousse les directeurs financiers des grands groupes à «sortir le cash» du Vieux Continent. La fuite des investisseurs asiatiques, américains ou moyen-orientaux devient alarmante. Les non-Européens n'y croient tout simplement plus. Et beaucoup de vieux militants de l'euro se découragent....

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L'heure n'est pas à "plus d'Europe"

L'heure n'est pas à "plus d'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mise en commun de la dette ? Union bancaire ? Union politique ? Autant de changements évoqués ça et là afin de résoudre la crise politique et économique que traverse l’Europe.

Mais les Européens ne semblent pas encore prêts à faire le pas vers davantage d’intégration.

Par Martin Winter, du Süddeutsche Zeitung.

 

Cet été, alors que se joue manifestement le dernier round de la crise de l’euro, l’envie est venue au monde politique allemand de disserter sur l’avenir de l’Europe. Les Sociaux-démocrates et les Verts [dans l’opposition] plaident pour une mise en commun de la dette européenne, avec une union bancaire et fiscale. En bref, ils voudraient céder à Bruxelles la souveraineté de l’Etat sur son budget. Quant à la CDU d’Angela Merkel, elle dit qu’elle souhaite faire de l’Europe une union politique – quoi que cela puisse signifier exactement. Et parce que tout cela altèrerait profondément la Constitution, elle prône aussi un référendum, rapide si possible.

Doucement, est-on tenté de dire. Il est vrai que l’Union européenne est mal préparée aux tempêtes du monde globalisé. Dans cette grave crise financière, sa structure politique est inadaptée, et elle s’est avérée instable. Mais avant d’aller sacrifier dans la précipitation le cœur de la souveraineté nationale, il serait bon de se demander s’il existe un autel sur lequel sacrifier quelque chose.

Au-delà des frontières allemandes, aucun Etat ni aucun autre peuple européen serait prêt, dans sa grande majorité, à renoncer à la souveraineté nationale et à faire le pas vers un Etat fédéral européen. Il n’est d’ailleurs pas certain que les Allemands eux-mêmes accepteraient finalement d’abandonner leur souveraineté.

Cette crise n’a pas rapproché les peuples européens, elle n’a fait que les rendre plus sceptiques vis-à-vis du projet européen. Il y a sept ans, le projet de Constitution européenne, qui ne touchait quasiment pas à la souveraineté nationale, a lamentablement échoué à l’épreuve de divers référendums [en France et aux Pays-Bas]. Un accord qui réduirait les nations européennes à des Etats fédérés serait sans aucun doute voué à un sort au moins tout aussi triste.

Les désirs ne peuvent masquer la réalité. Même si on parvenait à convaincre quelques peuples de confier les éléments clés de leur souveraineté à une autorité centrale européenne, la nouvelle Europe serait plus petite, beaucoup plus petite que l’Europe actuelle. Certains suivraient la Grande-Bretagne et quitteraient le navire. On aurait alors un petit noyau d’Europe vraisemblablement pas assez grand pour avoir un poids politique dans le monde...

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Adhésion à l'UE: la Serbie doit reconnaître le Kosovo avant (Schulz) | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative

Adhésion à l'UE: la Serbie doit reconnaître le Kosovo avant (Schulz) | Brèves | alterinfonet.org Agence de presse associative | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La reconnaissance de l'indépendance du Kosovo doit constituer une condition sine qua non de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, a déclaré mardi le président du Parlement européen Martin Schulz à l'issue d'un entretien à Bruxelles avec le premier ministre serbe Ivica Dacic.

"Nous devons garantir la paix. La reconnaissance mutuelle de Belgrade et de Pristina doit constituer la condition de leur adhésion à l'UE", a indiqué M.Schulz devant les journalistes.

M.Schulz est le premier officiel européen à ouvertement insister sur la nécessité de la reconnaissance réciproque de la Serbie et du Kosovo au cours du processus d'adhésion à l'UE.

Selon le président du Parlement européen, "il s'agit d'un problème intérieur pour l'Union européenne car certains de ses membres ne reconnaissent toujours pas le Kosovo, alors l'Union, en tant que telle, demande à la Serbie de reconnaître le Kosovo".

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a également souligné lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement serbe que Belgrade devrait reconnaître le Kosovo s'il voulait obtenir le lancement de ses négociations d'adhésion avec l'UE.

Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'Union européenne, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province que Belgrade considère toujours comme la sienne. L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par quelque 90 pays du monde.

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Crise de l'euro: nous, le peuple européen

Crise de l'euro: nous, le peuple européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
SORTIE DE CRISE - Les Européens devraient à la fois voter ensembles aux élections européennes pour des listes intégralement européennes et voter davantage pour élire des responsables européens importants.

 

Les déclarations de Mario Draghi se disant prêt à tout pour sauver l'Euro posent de manière emblématique la double nature politique et économique de la crise que nous traversons. Il aura donc fallu que le système bloqué s'ouvre de l'intérieur et que les tenants du monétarisme, eux-mêmes, en viennent à contredire leurs principes pour renflouer les banques, pour que le tabou de la monétisation des dettes souveraines vole bien heureusement en éclat. Devenue prêteur en dernier ressort de fait, la banque centrale ne pouvait pas durablement au nom même de l'application de ses principes, condamner durablement la création de masse monétaire pour les Etats et soutenir sans limite les banques.

La déception quant aux précautions soudaines de Mario Draghi a été à la hauteur des espoirs nés de sa déclaration. Cette valse-hésitation n'est pourtant pas surprenante. Elle dénote des contradictions profondes entre, d'une part, les orientations économiques vers lesquelles se dirige l'Union européenne, avec un policy mix restrictif tant au niveau budgétaire que monétaire et, d'autre part, la nécessité pour la BCE de se transformer en prêteur en dernier ressort européen. M. Draghi a donc été obligé, tant vis-à-vis des marchés, que des responsables politiques d'envoyer un véritable ballon-sonde pour tester jusqu'où s'étendait la paroi de verre qui le retient d'adopter "tous les moyens nécessaires pour sauver l'Euro".

Comme attendu, il a dû effectuer un prudent mouvement de recul, mais l'espace de temps entre son intervention et sa mise en retrait a été suffisant pour montrer que tous les acteurs institutionnels sont prêts, y compris les marchés, pour un enrichissement des missions de la BCE dans le sens d'une politique plus pragmatique.

La cause est donc entendue : la conception souple et pragmatique de François Hollande l'a emporté culturellement en Europe et fait sauter bien des verrous. M. Draghi n'en était pas un des moindres. Cette victoire culturelle s'accompagne cependant d'un statu quo dans les faits qu'il convient d'analyser comme une crise du mécanisme juridique et politique de régulation des rapports entre les acteurs du système européen....

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Le sentiment national reste bien ancré

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Pour les eurosceptiques, l’intégration européenne menace la culture et l’identité nationales. Mais existe-t-il pour autant une “identité européenne” commune ?

Dans ce nouvel épisode de sa série sur les Euromythes, le Groene Amsterdammer sonde l’opinion des Européens.

 

Plus l’intégration européenne augmente, plus la culture et l’identité nationales sont atteintes. Voilà, en gros, la crainte des eurosceptiques. Mais c’est aussi, implicitement, l’espoir des fédéralistes : plus l’identité européenne des citoyens est forte, mieux c’est.

Quoi qu'il en soit, une coopération européenne accrue ne menace pas l’identité nationale. Ce n’est pas vrai. Toutes les enquêtes le prouvent : quelle que soit la région, les citoyens s’identifient d’abord à leur propre pays et, ensuite, dans une bien moindre mesure, à l’Europe.

Bien entendu, cela varie selon le pays et la question posée, mais le sentiment d’attachement est clair à chaque fois. D’abord le pays, ensuite l’Europe. Selon l’Eurobaromètre 2010 : “La plupart des personnes interrogées se sentent surtout liées à leur propre pays (…) C’est le cas dans tous les Etats membres de l’UE.”

Au cours de la dernière décennie, l’idée que la politique (plus de participation démocratique, un parlement européen plus fort), l’éducation (des programmes d’échange, un cours d’histoire européenne en classe) ou la cohésion sociale (augmenter la cohésion entre les pays européens) pourraient contribuer à une identité européenne a été démentie. Même si certains fonctionnaires de l’UE aimeraient croire le contraire, la tendance s’est plutôt inversée...

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La Roumanie contre l'Europe ?

L'Europe est déjà déstabilisée par la crise de l'euro. Récession oblige, son image ne cesse de se dégrader dans l'opinion : 52 % d'opinions favorables en 2007, dans les 27 pays membres ; à peine plus de 30 % aujourd'hui. Elle n'avait pas besoin d'un autre coup porté à son image - celle d'un astre déclinant. La voilà pourtant affectée d'un mal nouveau et contagieux qu'elle ne devrait pas tolérer, sauf à perdre encore un peu plus de son sens et de sa pertinence.

Il a un nom : la régression de la démocratie chez certains des membres de l'Union issus du bloc communiste. Cela a commencé il y a deux ans en Hongrie avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Viktor Orban. C'est maintenant au tour de la Roumanie de violer sinon la lettre, du moins l'esprit des traités fondateurs de l'Union.

A Bucarest, le coupable n'est pas la droite, comme à Budapest, mais la gauche. Le gouvernement socialiste de Victor Ponta vient de se livrer à une manière de "coup d'Etat légal" des plus inquiétants. Quel que soit l'habillage juridique piteusement mis en avant par les amis de M. Ponta, le résultat est le même : on est à l'opposé de ce qu'on est en droit d'attendre de la part d'un pays membre d'un club qui se veut un modèle de pratiques démocratiques...

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Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande

Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Aucune force obscure, et encore moins la bêtise (...), ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande", a déclaré François Hollande aux côtés de la chancelière allemande, à Reims.

 

François Hollande et Angela Merkel ont célèbré, dimanche 8 juillet à Reims, les 50 ans de la réconciliation franco-allemande, scellée dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1962 par le général de Gaulle et le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Ce moment hautement symbolique – à l'heure où l'Europe est en proie à une grave crise qui atteint le couple franco-allemand –, doit être "l'occasion de réaffirmer la force de l'amitié franco-allemande et de commémorer un événement qui a marqué la mémoire collective de nos deux peuples et de l'Europe", a affirmé l'Elysée...

 

Cette cérémonie survient aussi et surtout après les turbulences du sommet européen de Bruxelles des 28 et 29 juin. François Hollande y a démontré sa volonté de sortir du traditionnel tête-à-tête franco-allemand, en appuyant les revendications de l'Italie et de l'Espagne face à la chancelière Angela Merkel. Samedi, le président français a confirmé cette option en affirmant, dans un entretien au quotidien champenois L'Union, que la relation franco-allemande ne devait pas être "un directoire" retirant tout pouvoir de décision aux autres partenaires européens....

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton

L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique. C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004).

 

Avant de ramasser en synthèse ces caractéristiques du fascisme en action, par-delà les circonstances et les conjonctures, Paxton résumait le contexte favorable à sa renaissance dans une description anticipatrice, dont la résonance avec le climat politique actuel de certains pays européens est évidente: «Les signes avant-coureurs bien connus – propagande nationaliste exacerbée et crimes haineux – sont importants, mais insuffisants. Avec ce que nous savons aujourd'hui sur le cycle fasciste, nous sommes en mesure de découvrir des signes avant-coureurs beaucoup plus menaçants dans des situations de paralysie politique lors d'une crise, dans l'attitude de conservateurs à la recherche d'alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d'obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste. Les fascistes sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes, font appel aux passions mobilisatrices et essaient de coopter la clientèle fasciste.»...

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Un bond en avant, par Bernard Guetta

Un bond en avant, par Bernard Guetta | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Union bancaire, relance de l’investissement, approfondissement de l’union politique et économique… Le sommet des 28 et 29 juin devrait redonner du souffle à l’Europe, estime le chroniqueur Bernard Guetta.

 

Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas de Victor Hugo parmi les 27 et pas même de Schuman, de Monnet ou de Churchill. Là où il eut été tellement nécessaire qu’un souffle de visionnaire et d’homme d’Etat vienne redonner un sens, un horizon, un but mobilisateur à la construction européenne, là où il eut été tellement souhaitable de refonder l’Union dans le Verbe pour lui fixer de nouveaux objectifs dans un nouveau siècle, ce Conseil n’aura accouché que d’accords à l’arraché sur des aménagements d’apparence technique et moins propres à faire battre les cœurs qu’à donner la migraine.

L’Union n’a pas de dirigeants politiques, elle a des commissaires aux comptes mais bon… C’est ainsi, c’est l’époque et puisqu’il faut traduire toute décision européenne en une langue intelligible, traduisons ce Conseil en français pour dire que le bilan d’étape est finalement bon, voire très bon....

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Au sommet de Bruxelles, fédérer l’Europe sans en avoir l’air

Au sommet de Bruxelles, fédérer l’Europe sans en avoir l’air | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pistes proposées pour sauver la monnaie unique sont clairement fédérales. Sans le dire.

Ne dites pas : «vers le fédéralisme européen», dites : «vers une véritable union économique et monétaire». Façon de contourner un tabou. Car c’est bien le chemin fédéral que proposent d’emprunter, pour sauver l’euro, les présidents des quatre institutions européennes (Herman Van Rompuy pour le Conseil européen, José Manuel Durao Barroso pour la Commission, Mario Draghi pour la Banque centrale européenne et Jean-Claude Juncker pour l’Eurogroupe). Dans un document de sept pages, rendu public hier, qui sera soumis aux vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement, réunis demain et vendredi à Bruxelles, ils tracent les pistes qui transformeront la zone euro d’ici une dizaine d’années en un mélange entre les Etats-Unis et la République fédérale d’Allemagne : le temps où l’on croyait qu’une monnaie unique pouvait survivre avec dix-sept politiques économiques et budgétaires indépendantes est révolu. En endossant cette «feuille de route», qui sera complétée et dotée d’un échéancier d’ici décembre, les Vingt-Sept (et surtout les dix-sept de la zone euro) montreront qu’ils ont compris que des demi-mesures ne pourront résoudre la crise....

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Comment parler d’Europe à ses élèves ? - analyse critique des programmes actuels, idées

Comment parler d’Europe à ses élèves ? - analyse critique des programmes actuels, idées | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que l’éducation à la citoyenneté figure dans les programmes du primaire et du secondaire, les profs manquent d’une formation suffisante pour enseigner l’Europe à leurs élèves. Pour autant, certaines initiatives fonctionnent.

 

Ça sert à quoi l'Europe ? » « C'est quoi les 27 ? » « Et la Grèce, elle va par­tir de l'Union ? » Autant de ques­tions qui res­tent sou­vent sans réponse à l'école. Selon le rap­port « Citizenship Education in Europe », réa­lisé par le réseau Eurydice pour la Commission euro­péenne, les profs n'ont pas la for­ma­tion néces­saire en France pour for­mer leurs élèves à la citoyen­neté, ni leur par­ler de l'Europe. Fanny Dubray, vice-présidente de l'association Mouvement euro­péen – France (ME-F) le confirme : « Il y a un défi­cit de for­ma­tion et d'outils péda­go­giques, l'Europe est abor­dée super­fi­ciel­le­ment à l'IUFM. »Les pro­grammes sco­laires sont égale­ment cri­ti­qués par les euro­philes. « Les ensei­gnants se voient impo­ser un cadre de géné­ra­li­tés his­to­riques et géo­gra­phiques sans rap­port avec les pré­oc­cu­pa­tions des élèves », cri­tique Nicole Lucas, pro­fes­seure agré­gée et doc­teure en his­toire contem­po­raine à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO). « On ne parle pas assez d'Europe et quand on le fait, cela reste très abs­trait. Les manuels ont une vision trop juri­dique et ins­ti­tu­tion­nelle, ça n'a pas de sens à l'école. »....


Via alozach, Vincent DUBOIS
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Malgré la poussée à gauche, une majorité pro-austérité en Grèce - Rue89

Malgré la poussée à gauche, une majorité pro-austérité en Grèce - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les électeurs grecs ont finalement choisi dimanche le statu quo, c'est-à-dire le maintien dans la zone euro sans remise en question radicale du plan d'austérité.

 

C’est le verdict de ce deuxième scrutin qui sera assurément accueilli avec soulagement à Berlin, Bruxelles, et même, secrètement, par François Hollande peu désireux d’une tempête immédiate sur la zone euro.

Le vainqueur est Nouvelle Démocratie, le parti traditionnel de la droite grecque dirigé par Antonis Samaras, qui frôle les 30% des voix et disposera de 128 sièges dans l’assemblée qui en compte 300. Il ne dispose donc pas de la majorité absolue, et s’est prononcé dès dimanche soir pour une coalition avec le Pasok, le parti socialiste grec, arrivé troisième avec 12,2% et qui remporte 23 sièges.

Syriza, le parti de la gauche radicale, qui conteste vigoureusement le plan d’austérité imposé à la Grèce par la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI), tout en assurant qu’il souhaite que la Grèce reste membre de la zone euro, est arrivé second, avec 27,12% des voix et aura 72 sièges...

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Le retour inattendu de l’idée européenne

Le retour inattendu de l’idée européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le salut de la zone euro passe par une plus grande intégration bancaire, monétaire et budgétaire.

On le pressent à la veille du conseil européen des 28 ou 29 juin où Paris et Berlin rivalisent de propositions, sur fond de crises budgétaire ou bancaire aigües en Italie, Espagne et Grèce.

Ces propositions ont beau être différentes, elles aboutissent à donner aux instances communautaires un contrôle beaucoup plus étroit sur les banques et les budgets des Etats membres .

Le paradoxe est que ce mouvement d’intégration s’effectue à marche forcée, sous la pression des marchés financiers, au moment où l’idée fédérale est en nette perte de vitesse dans les discours politiques .....

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