Union Européenne,...
Follow
Find tag "société"
6.7K views | +0 today
Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'Europe contre l'austérité, grève générale en Espagne et au Portugal

L'Europe contre l'austérité, grève générale en Espagne et au Portugal | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

MADRID (AFP) - L'Europe est mobilisée mercredi contre l'austérité lors d'une journée marquée par des grèves générales en Espagne et au Portugal, deux des pays les plus fragiles de la région, où la riposte populaire grandit contre le chômage et la précarité.Des arrêts de travail étaient aussi annoncés en Italie et en Grèce, ainsi que des manifestations dans plusieurs autres pays dont la France et l'Allemagne.

"Cette première grève ibérique" est "un signal fort de mécontentement et un avertissement aux autorités européennes", a lancé Armenio Carlos, secrétaire général de la CGTP, le principal syndicat portugais.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage qui frappe un quart des actifs, vivait au ralenti pour sa deuxième grève depuis l'arrivée au pouvoir, il y a près d'un an, du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

Dès la nuit, les piquets de grève agitant les drapeaux rouges des syndicats UGT et CCOO ont envahi Madrid et les autres grandes villes, prenant position aux portes des usines, des commerces, des marchés de gros ou des gares.

A travers Madrid, les manifestants ont déployé de grandes banderoles portant le slogan de cette journée: "Ils nous privent de notre avenir, il y a des coupables, il y a des solutions".

"Grève générale. Ils nous laissent sans avenir", affirmait aussi une banderole barrant l'entrée de l'usine Volkswagen à Pampelune, dans le nord de l'Espagne....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les juges au secours des expulsés en Espagne

Les juges au secours des expulsés en Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'association espagnole des banques a annoncé lundi le gel, pour deux ans, des expulsions de propriétaires surendettés dans les cas les plus graves.

 

Une femme de 53 ans, Amaya Egaña, s'est jetée dans le vide, vendredi 9 novembre, sautant de sa fenêtre, au quatrième étage d'un immeuble de Barakaldo, au Pays basque espagnol. Elle est morte sur le coup. Le 23 octobre, Manuel G., au chômage depuis quatre ans, s'était quant à lui lancé depuis son balcon, au deuxième étage, à Burjassot, près de Valence. Il est hospitalisé, dans un état grave. Le même jour, José Miguel Domingo s'était pendu dans le patio de l'immeuble où il résidait à Grenade, en Andalousie.

Dans les trois cas, ces Espagnols d'une cinquantaine d'années tentaient d'échapper, dans un geste désespéré, à l'arrivée de la police et des huissiers, venus les expulser de leur logement. Depuis le début de la crise économique, en Espagne, près de 400 000 familles ont été expulsées. Des drames devenus quotidiens dans un pays où le chômage frappe un quart de la population active.

Pour répondre à cette hémorragie, le gouvernement avait approuvé en mars un "code de bonnes pratiques" qui incite les banques, sans les obliger, à suspendre les processus d'expulsion dans les cas de dénuement les plus extrêmes, mais il a été très peu appliqué. Devant ces faits divers tragiques, qui ont bouleversé l'opinion publique, Madrid s'est engagé à revoir la législation,...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Sortie du nucléaire: l'Allemagne n'a jamais autant exporté d'énergie | Slate

Sortie du nucléaire: l'Allemagne n'a jamais autant exporté d'énergie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Contre toute attente, un an après la fermeture de sept de ses seize réacteurs nucléaires encore en activité, l'Allemagne bat des records d'export d'énergie. Selon le dernier bilan de l'Organisation fédérale de l'économie de l'énergie et de l'eau...

l'Allemagne enregistre un excédent commercial équivalent à 12,3 térawatt-heures sur les trois premiers trimestres 2012.Une remontée spectaculaire par rapport à l'an dernier sur la même période, où le solde des échanges était négatif, avec 0,2 terawatt-heures. Et des résultats également en forte hausse en regard des résultats de 2010, où l'excédent commercial ne se chiffrait qu'à 8,8 térawatt-heures.

Le coût peu élevé de l'électricité produite en Allemagne la rend en effet attractive aux yeux des autres pays européens, à l'instar des Pays-Bas, devenu l'un de ses plus gros clients, où les fournisseurs d'énergie préfèrent ralentir leur production et acheter de l'électricité en Allemagne car cela revient moins cher....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le théâtre grec face à la crise - Information - France Culture

Le théâtre grec face à la crise - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On peut dire qu'il fait face puisque la fréquentation des théâtres est loin d'être en baisse malgré le chômage et les réductions de salaires.

 

Reportage de 2 minutes.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite

Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’industriel pharmaceutique allemand Merck a décidé de ne plus livrer son médicament contre le cancer Erbitux aux hôpitaux publics grecs. La seule possibilité pour les Grecs de continuer à se soigner avec est de payer le médicament cash, en pharmacie.

"Cela n'affecte que la Grèce, où nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela ne concerne que ce produit", explique Matthias Zachert dans cet entretien au Börsen-Zeitung. Et ce en raison de factures non payées. L'anticancéreux Erbitux est un peu la poule aux œufs d’or de l’industriel, le deuxième médicament sur ordonnance le plus vendu. Il a représenté un chiffre d'affaires de 855 millions d'euros en 2011. En juillet déjà, le groupe pharmaceutique Merck menaçait de renoncer à de futurs projets de recherche de plusieurs dizaines de millions d'euros au Portugal si des hôpitaux du pays ne remboursaient pas leurs dettes.
A noter qu’un autre groupe pharmaceutique allemand, Biotest, a déjà cessé de livrer les hôpitaux publics grecs dès juin dernier.

...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne...

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La société grecque est en pleine mutation. D'après notre blogueur associé Panogiotis Grigoriou, on observe de moins en moins de mixité sociale dans les rues d'Athènes.

Il va jusqu'à affirmer que la situation mènera à une disparition pure et simple de la classe moyenne...

 

Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir (21/09). Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio : on apprend alors que «Samaras résiste, la preuve : il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka», ou sinon au contraire que «tout serait suspendu aux élections américaines». Il n'en est rien en réalité, et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui n'accordent plus tellement d'importance aux états d'âme des journalistes. «Bien plus encore lorsque les temps sont sombres et qu'il convient d'avoir des choses la plus large vision possible», dira le poète (Elytis). Sauf que cette vision nous fait encore défaut. Les sujets grecs, réalisent du moins que les «grands» journalistes, dépendent du... «tiers-payant» de la bancocratie, et par conséquent, de sa mise en scène tirant parti des jeux d'ombre et de lumière pour nous subjuguer. Ils en deviennent (les) placébos, ou (les) puissants psychotropes, c'est selon, surtout dans cette usure accélérée et finalement la mort (dans toutes ses étapes) que nous constatons chaque jour autour de nous. Âge alors des extrêmes à répétition après un court répit. Pour l'homme, les temps furent toujours hélas maigres et il faut sans cesse lutter pour (provisoirement) éliminer toute forme de boursouflure et de démesure. Comme avec le méta-capitalisme que nous digérons en ce moment avec ses écorces et ses noyaux. Éliminer donc... si possible...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Espagne, un patron de café devient un héros national

Alberto Casillas, patron d'un bar madrilène, a protégé des manifestants dans son établissement, le 25 septembre, contre un assaut des policiers anti-émeutes.

 

Hier inconnu, Alberto Casillas, barman de 49 ans d'un bar madrilène, est devenu une star en Espagne le 25 septembre. Une vidéo, dans laquelle on le voit protéger valeureusement des manifestants effrayés s'étant réfugiés à l'intérieur de son bar pour fuir la police, a fait le tour du Web espagnol. Depuis, l'homme est devenu le protagoniste le plus célèbre des manifestations anti-austérités du 25-S (25 septembre), où les affrontements entre la police et les manifestants ont fait 60 blessés, et lors desquelles 26 personnes ont été interpellées.

Dans la vidéo, on voit des dizaines de manifestants terrorisés se mettre à l'abri dans le bar "Prado", où Alberto travaille. Celui-ci se positionne immédiatement face aux policiers anti-émeute pour les protéger, joignant les mains et hurlant pour implorer les policiers de ne pas entrer dans le bar : "Sur ma vie, vous n'entrerez pas. On va assister à un massacre !"..

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A Madrid, des manifestants veulent occuper le Parlement

A Madrid, des manifestants veulent occuper le Parlement | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dispositif policier imposant, intimidation des manifestants, Madrid fait tout son possible pour dissuader les activistes du "25-S" d'occuper le Parlement espagnol.

 

L'atmosphère, dans le centre ville de Madrid, est électrique, mardi 25 septembre à la mi-journée. Quelque 80 collectifs de militants espagnols ont appelé, dès le mois d'août, à occuper ou encercler symboliquement le Parlement de Madrid le jour de la session plénière, pour protester contre la "séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers".

Le gouvernement a barricadé les abords des Cortes et multiplié les avertissements à l'encontre des manifestants, qui devraient se heurter à un dispositif policier massif : 1 500 policiers anti-émeutes ont été déployés.

L'initiative a été lancée via les réseaux sociaux. Sur Facebook, 50 000 personnes ont répondu à l'appel à manifester d'"Ocupa el congreso". Le gouvernement semble craindre une forte mobilisation et mène depuis plusieurs semaines une tentative de déminage en amont.

Samedi 15 septembre, des policiers ont ainsi arrêté quatre personnes qui s'apprêtaient à déplier une pancarte annonçant "la manifestation du 25-S" (25 septembre). Le lendemain, quarante personnes qui se réunissaient dans le parc du Retiro à Madrid pour préparer la manifestation ont dû se soumettre à un contrôle d'identité effectué par la police nationale. Le motif de l'interpellation : "réunion de plus de 20 personnes non communiquée". Huit d'entre elles devront comparaître devant le Haut tribunal pénal pour délit à l'encontre des hautes instances de la nation...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A la cour des miracles d'Exarchia

A la cour des miracles d'Exarchia | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fief historique des anarchistes au coeur d’Athènes, la place est un thermomètre de la société grecque pendant la crise.

Trafics et violences s’y développent entre les squats artistiques et sous le regard de la jeunesse chic venue humer l’air de la contestation. Par Nikos Hasapopoulos.

 

L’Albanais devenu homme d’affaire prospère et la jeune fille du quartier cossu d’Ekali transformée en petite fauteuse de troubles. Le bon vieil anarchiste renvoyant les pseudo-révolutionnaires néophytes à leurs études, l’hôtelier chypriote meilleur ami des touristes japonais ou l’ancien détenu devenu organisateur d’événements culturels : tous se retrouvent autour du terrain qu’un cacique du PASOK [le Parti socialiste grec] voulait transformer en parking, aujourd’hui point de ralliement des adolescents de la capitale, venus goûter au mythe de la place Exarchia.

Au coeur d’Athènes, tel un serpent qui change de peau, elle se transforme au quotidien, mélange les races, ouvre et ferme (à coups de cocktails Molotov, bien entendu) des commerces, veille sur ses restaurants Le Rosalia et Le Floral, ou encore sur le cinéma Le Riviera. Sans parler de ses deux kiosques, de la statue des amoureux et de deux ou trois choses encore. Une visite tardive permet d’y constater les effets de la crise mais aussi d’y retrouver les caractéristiques immuables d’Exarchia, le territoire grec le plus agité depuis la chute de la dictature et qualifié comme tel par le Département d’Etat américain !

Il est beaucoup de nuits où la place accueille des DJ amateurs ou des groupes de musique, mais toujours de la musique forte : “Nous voulons de la musique forte et des happenings pour repousser les junkies, les vendeurs de contrefaçons et la mafia albanaise”, explique un organisateur de concert. Malgré la musique assourdissante, la place accueille aussi les petits jeunes qui jouent au ballon, boivent des bières et discutent en petits groupes, de tout sauf de politique ! La nuit, sur la place Exarchia, le débat politique est presque inexistant !

Comment discuter politique si, dès 23 heures, les Mini-Cooper, les cabriolets BMW et les Audi descendent des quartiers huppés pour déverser leurs jeunes occupants dans les cafétérias de la place ? Ce sont souvent des bandes de filles, perchées sur des talons de 15 centimètres ou chaussées de sandales Tod’s, en tenues Prada et sacs Louis Vuitton. Elles boivent des bières, profitant, juste le temps d’une nuit, de l’atmosphère mythique de la place Exarchia. Parfois, une odeur d’herbe s’élève des tables voisines, où un groupe en tee-shirts floqués de messages révolutionnaires, complimente leurs coiffures....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les néonazis grecs à fond les basses

Les néonazis grecs à fond les basses | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Forte d’une popularité croissante, l’extrême droite du pays n’hésite plus à sortir à visage découvert. Ou même à défendre Auschwitz, tel ce député d’Aube dorée, bassiste du groupe Pogrom.

 

Pogrom : c’est le nom d’un groupe grec, tendance punk, qui défend la suprématie de la race blanche et la patrie grecque, évidemment en danger. A son répertoire, on trouve une chanson intitulée Auschwitz, dont les paroles n’autorisent aucune ambiguïté : «Fuck Wiesenthal/ Fuck Anna Franck/ Fuck la tribu d’Abraham/ Ah Auschwitz combien je l’aime !» Le groupe existe depuis 2005 et son audience reste marginale. Mais, dès cet été la communauté juive de Grèce a exprimé son inquiétude en découvrant que le bassiste du groupe, Artemios Mathaiopoulos était élu parmi les 18 députés d’Aube dorée. Ce parti d’extrême droite radicale, longtemps cantonné au rang de groupuscule, a réussi une percée lors des élections de juin, en obtenant 7% des voix, ce qui lui a permis d’entrer pour la première fois au Parlement. «Nous sommes mal à l’aise là-dedans», a toutefois commenté son leader, Nikólaos Michaloliákos, qui préfère lancer ses troupes dans la rue.

Elles y étaient d’ailleurs souvent cet été, notamment pour y mener des actions qui évoquent bel et bien des pogroms. En juillet et août, loin des plages et des touristes, dans les grandes villes accablées de chaleur où ne restent que les plus pauvres et les immigrés, les agressions xénophobes se sont ainsi multipliées : un jeune Irakien assassiné, un centre de rétention attaqué, deux Pakistanais presque brûlés vifs. Les auteurs prennent souvent la fuite. Mais il est difficile de ne pas attribuer ces attaques aux sympathisants d’Aube dorée, très présents dans les quartiers populaires...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

En Espagne, « si on renonce aux bars et à la rue, on est morts » - Rue89

En Espagne, « si on renonce aux bars et à la rue, on est morts » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
(De Madrid) «¡ Tres cañas y una de bravas !» Docamar, l’un des bars les plus connus du quartier madrilène de Ventas, ne désemplit pas. Ouvert en 1963, il est réputé pour ses "patatas bravas" (patates à la sauce piquante) et ses tortillas.

Ses tarifs ont toujours été bon marché, avant la crise comme de nos jours. Le patron en entend parler, de cette crise, mais ne la sent pas.Quelques mètres plus loin, ce n’est pas la même histoire pour Nurielle, une chaîne de cafés chics : ils ont ouvert il y a quelques mois un joli établissement dans la rue Alcalá. L’affaire paraissait tourner : petit-dej’ à 2 euros, pizzas, coin enfants.. mais ils ont dû fermer plusieurs établissements.

Dans un pays où l’on aime vivre la rue, « irse de cañas » (aller boire des coups), cela structure la vie sociale, dès l’adolescence. On sort toutes les fins de semaines en bande. Même si les jeunes ont remplacé ce rituel par le « botellon » (boire dans la rue de l’alcool acheté dans les boutiques), le bar reste sacré. Il est aussi le meilleur thermomètre de la situation économique : s’il ferme, c’est que les choses ne vont pas bien du tout.

Ces trois dernières années, le secteur de l’hôtellerie a perdu plus de 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cinq mille restaurants et bars ont fermé en 2009, selon Nielsen, et à peu près 220 000 établissements ont disparu depuis 1997. Même des adresses renommées ont mis la clef sous la porte, comme le restaurant La Broche (une étoile Michelin) ou le Club 31, juste à coté de la Puerta de Alcalá et qui avait ouvert ses portes en 1959.

Le chiffre d’affaires de la restauration et des bars a chuté à nouveau en mai dernier : moins 5,6% selon l’Institut national des statistiques (INE). Malgré ces chiffres, le nombre de bars par habitant continue d’être élevé : un pour 231.

Sergio, patron de la chaîne de bars Copas Rotas :

« Si tu vas à Alicante, tu trouveras les gens dans les rues, en dehors des bars en train de boire, mais il ne faut pas se tromper, la consommation est descendue : avant, ils prenaient trois, quatre bières. Maintenant, une. Ou bien ils partagent les consommations. »

La rue résiste. Partout les prix chutent, les « verre + tapas » à 2 euros fleurissent, les restaurants offrent le café et le vin. « Ils ont une formule midi à 10,90 euros, avant c’était presque le double. »...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

POLOGNE • Vers un pays de vieux ?

POLOGNE • Vers un pays de vieux ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis son adhésion à l'Union européenne, la situation démographique déjà inquiétante de la Pologne s'aggrave, les jeunes choisissant d'émigrer avec leurs enfants ou de les élever à l'étranger.

Le système social du pays pourrait pâtir de cette catastrophe démographique à venir.

 

Lorsque la Pologne est entrée dans l'Union européenne en 2004, le pays a commencé à perdre une partie de la génération venue au monde lors de la poussée démographique de la fin des années 70 et du début des années 80. Partis à la recherche d'une meilleure qualité de vie, ces gens ont trouvé à l'étranger ce qu'ils cherchaient. Et leurs enfants, tout d'abord laissés au pays, sont en train de les rejoindre. Selon le dernier recensement national, en mars 2011, deux millions de Polonais [sur 38,5 millions d'environ] se trouvaient à l'étranger. 11 % d'entre eux étaient des enfants de moins de 14 ans. Mais selon les estimations de l'économiste et démographe Krystyna Iglicka, le nombre de ces enfants pourrait atteindre en réalité 300 000, soit 35 % de plus que les chiffres officiels.

"A terme, aucune famille ne peut fonctionner normalement quand ses membres restent séparés trop longtemps", explique Agata Zygmunt, démographe à l'Université de Silésie de Katowice, qui souligne que les politiques familiales des pays hôtes de l'émigration polonaise favorisent ce regroupement. "En Grande-Bretagne ou en Allemagne, les familles peuvent compter sur une meilleure aide sociale qu'au pays. Les allocations sont plus importantes, il est aussi plus facile de trouver une place à la crèche ou à la maternelle", énumère Mme Zygmunt....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable"

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'extradition, par Budapest, d'un soldat azerbaïdjanais condamné pour meurtre – et immédiatement libéré à peine revenu chez lui – révolte cet éditorialiste hongrois.

Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'attitude putassière de son gouvernement, et appelle ses compatriotes à montrer au reste du monde qu'ils n'approuvent pas.

 

En janvier dernier, une foule assez nombreuse a défilé à Budapest pour annoncer au monde : "Nous ne serons pas des colonisés [de l’Union européenne (UE)]". Au côté des activistes et des fans [d’Orbán], il y avait beaucoup de Hongrois débonnaires et naïfs. Aujourd’hui, ils doivent constater où mène cette souveraineté et comment on peut se procurer de l’argent quand celui du FMI nous répugne : en se prostituant, si Dieu le veut.

A l’Est, l’argent coule à flots, comme le gaz et le pétrole. Mais, pour monter dans la limousine du cheik, il faut satisfaire ses désirs. Or c’est un individu pervers. Il pense par exemple qu’assassiner un Arménien à coups de hache n’est pas un crime mais un acte héroïque.

Le copinage avec l'Azerbaïdjan nous a conduits à relâcher un criminel de guerre. L’UE demande aux pays candidats l’extradition de ce genre d’hommes, mais pas pour qu'ils soient relaxés – au contraire, pour assurer leur punition. L'Azerbaïdjan a voulu sauver son héros, et nous avons marché dans la combine...

...

Etre hongrois, par les temps qui courent, est un sentiment pénible et désagréable : nous représentons un pays qui approuve contre caution un assassinat à la hache à motivation nationaliste, mais qui, en guise de caution, accepte des fausses perles. C’est un pays immoral et stupide. La vallée des couillons. Des putains.

La raison en est que, dans cette affaire de hache, on ne voit – de Washington, de Berlin et d’Erevan – que les actes et les avis du gouvernement. Nous n’avons pas encore fait la démonstration qu’il y a des Hongrois d’une autre trempe dans ce pays, des Hongrois qui ne seraient jamais prêts à traiter avec des assassins à la hache, et, si oui, sûrement pas contre des promesses.

Quand le monde extérieur se fait une idée monolithique d’une nation, cela a des conséquences tragiques. On croit, par exemple, que tous les Arméniens sont des salauds, et que les assassiner à la hache n’est donc pas un crime. Ou bien on croit que tous les Hongrois sont comme leur gouvernement : il est donc juste et bon de cracher sur eux et se moquer d’eux. Il y a un seul antidote à cela : une manifestation de masse. Une marche de la paix avec le slogan : "Nous ne sommes pas des prostitués"...

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La honte des expulsions, par Pedro Almodovar

La honte des expulsions, par Pedro Almodovar | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ESPAGNE - Deux suicides en 15 jours. Deux propriétaires endettés jusqu'au cou qui ont préféré se donner la mort se sentant incapables d'affronter leur banquier et une éventuelle expulsion. Ils ont été l'étincelle d'un mouvement de grande ampleur qui se tient depuis ce lundi 12 novembre dans toute l'Espagne. Le mot d'ordre est "Stop aux expulsions". Le pays se remémore dans la douleur les 350.000 propriétaires privés de logement depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, qui a précipité la crise en Espagne et fait bondir le taux de chômage à 25%. Voici le billet de blog du réalisateur Pedro Almodovar:

Fête de la Almudena, 9 novembre(Les différentes séquences seront montées parallèlement).

1.Barakaldo. 11 rue Escuela de Artes y Oficios.
Un groupe de fonctionnaires de la juridiction numéro 4, accompagnés par un serrurier, jugent inutile de sonner à l'interphone puisque le portail de l'immeuble est ouvert.

2. 4e étage du même immeuble.
Une femme blonde de 53 ans place une chaise à côté de la fenêtre.

3. Madrid. Cathédrale de la Almudena.
Un groupe de personnes, vêtues et coiffées pour l'occasion, célèbrent la fête de la patronne madrilène. Le cardinal-prêtre de Madrid, Rouco Varela, officie l'eucharistie. Ana Botella, maire de Madrid, s'avance jusqu'aux pieds de la Vierge et se place face à un microphone.

4. Barakaldo. Intérieur de l'immeuble.
Le groupe de fonctionnaires, plus un serrurier, montent par l'escalier ou rentrent dans l'ascenseur. Ils s'arrêtent au quatrième étage de l'escalier B. À l'intérieur du 4°A, la femme de 53 ans, Amaia Egaña, monte sur la chaise, à côté du bord de la fenêtre. Elle entend des voix sur le palier et les bruits du serrurier ouvrant la porte qui, jusqu'à ce matin, était celle de sa maison....

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La Grèce à nouveau sous pression

La Grèce à nouveau sous pression | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
À la veille de l'Eurogroupe, le gouvernement Samaras a fait voter dans la nuit le budget 2013. Les économies qu'il prévoit permettre au pays d'obtenir une aide cruciale de 31,5 milliards d'euros. La grogne sociale monte.

 

Des milliers de Grecs ont couru dimanche sur la piste historique de Marathon, mais la vraie bataille s'est livrée cette nuit au Parlement: 167 députés grecs sur les 300 ont voté en faveur du nouveau budget 2013, le sixième sur fond de récession et d'envolée du chômage.

Ce budget d'austérité inclut 9 milliards d'économies ainsi que le catalogue des mesures votées de justesse mercredi. Les débats ont été houleux car une bonne partie de la classe politique doute de l'efficacité d'un nouveau tour de vis, au contraire des créanciers d'Athènes.

Le Grec, lui, hésite entre colère et fatalisme face aux coupes sur les salaires et les retraites, au licenciement programmé de 125.000 fonctionnaires d'ici à 2016, sans compter le choc en retour des privatisations et d'une concurrence plus ouverte.

Le budget 2013 est, en principe, le dernier effort demandé à la Grèce avant que les créanciers du bloc euro, la BCE et le FMI ne s'engagent à débourser une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros bloquée depuis juin. Mais il arrivera trop tard pour que les dix-sept ministres des Finances en décident lors de rendez-vous mensuel, lundi soir à Bruxelles...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Obama-Europe, même combat

Obama-Europe, même combat | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président fraîchement réélu et ses homologues européens font face au même défi, estime l’éditorialiste en chef du Soir : prouver qu’une société tolérante et solidaire est toujours possible.

 

Les Américains ont (re)choisi mardi un président qui leur propose une société tolérante et solidaire. Cette société dont les Européens ont fait leur modèle depuis des décennies, et dont ils revendiquent la paternité. Aujourd’hui, par un curieux concours de l’histoire, les deux camps doivent livrer le même combat et relever le même défi : prouver que ce projet de société est réaliste, et toujours jouable.

Le président américain devra se battre pour imposer cette solidarité à une grande partie de la société américaine, qui ne veut pas d’un filet de sécurité institutionnalisé pour tous et qui préfère les gratifications au mérite. Les Européens, eux, doivent se démener, pour conserver leur système de sécurité sociale pour tous, dont on rabote les modalités, pays par pays.

Obama et les leaders européens ont tout intérêt à unir leurs forces et leurs réflexions pour trouver une manière de préserver leur projet politique : cette société solidaire où, comme le dit Obama, chacun a sa chance, peu importe qu’il soit riche ou pauvre, Noir ou Blanc, malade ou bien portant, homo ou hétéro.

Leurs ennemis sont identiques : des déficits budgétaires abyssaux, une crise économique profonde et structurelle, la “romneysation” de nos sociétés.

L’individualisme, nourri par la crise économique, vit désormais de la même manière des deux côtés de l’Atlantique, poussant au tri dans l’attribution des “avantages” sociaux, entre ceux qui les méritent (les travailleurs) et les autres (les “assistés”)...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère

Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.

 

L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

...

Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles.

Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'Allemagne minée par les inégalités

L'Allemagne minée par les inégalités | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne se porte mieux que la plupart des pays européens. Mais si le pays va bien, ce n'est pas le cas de tous les Allemands, analyse Frédéric Lemaître, correspondant du "Monde" à Berlin.

 

A un an des prochaines élections, à l'automne 2013, les questions sociales occupent à nouveau le devant de la scène allemande. Samedi 29 septembre, environ 40 000 personnes ont manifesté dans tout le pays pour réclamer une augmentation des impôts payés par les plus riches. Lundi 1er octobre, à peine nommé candidat du SPD à la chancellerie contre Angela Merkel, Peer Steinbrück a attaqué celle-ci sur deux thèmes principaux : les bas salaires et le minimum vieillesse.

Ce tir groupé n'est pas une coïncidence. L'Allemagne se porte mieux que la plupart des pays européens, le chômage, y compris chez les jeunes, est très bas (6,8 % de la population active), les caisses d'assurance-maladie sont excédentaires et le budget 2013 n'est pas loin de l'équilibre. De quoi faire des envieux. Mais si l'Allemagne va bien, ce n'est pas le cas de tous les Allemands.

Dix ans après les réformes menées par le chancelier Gerhard Schröder, le pays est redevenu ultra-compétitif. Mais à quel prix ? Le débat divise, notamment la gauche qui, pourtant, a porté ses réformes sur les fonts baptismaux. En 2010, 20 % des Allemands travaillant dans une entreprise de plus de dix salariés percevaient un bas salaire, soit, en brut, moins de 10,36 euros de l'heure. Un pourcentage en hausse ces dernières années. Dans certains secteurs – chauffeurs de taxi, salons de coiffure, nettoyage industriel et restauration –, ces bas salaires concernent plus de 75 % des salariés. Un quart des Allemands – souvent les mêmes – occupent un emploi dit atypique, c'est-à-dire qui n'est pas un contrat à durée indéterminée à plein temps.

D'où le débat sur le salaire minimum. Quelque 6,8 millions de personnes gagneraient moins de 8,50 euros de l'heure, seuil qui, selon les syndicats et le SPD, devrait constituer le salaire minimum dans le pays alors que le gouvernement refuse de légiférer sur le sujet et mise sur la bonne volonté des partenaires sociaux. Ces "salariés pauvres" ne sont d'ailleurs pas les seuls pauvres du pays. L'Allemagne compte six millions de personnes touchant une allocation (Hartz IV) équivalente au RSA....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Portugais dans la rue contre "le vol des salaires et des pensions"

Les Portugais dans la rue contre "le vol des salaires et des pensions" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La place du Commerce à Lisbonne était noire de monde, samedi en fin de journée. La menace d'une grève générale se profile.

 

Des dizaines de milliers de Portugais se sont rassemblés samedi 29 septembre à Lisbonne à l'appel des syndicats pour crier leur refus de la politique de rigueur menée par le gouvernement de centre-droit, qui s'apprête à l'accentuer afin de tenir ses engagements internationaux. La place du Commerce, située au cœur de la capitale, était noire de monde en milieu d'après-midi. Selon les estimations de la presse, elle peut contenir entre 70 000 et 175 000 personnes.

Cette manifestation "contre le vol des salaires et des pensions de retraite" était organisée par la CGTP, la principale confédération syndicale portugaise mais comptait sur le soutien des mouvements d'indignés et d'un groupe de citoyens qui, via les réseaux sociaux, avait mobilisé deux semaines auparavant plusieurs centaines de milliers de personnes dans une trentaine de villes. Témoignant d'une colère sociale grandissante, le rassemblement du 15 septembre avait été le plus important au Portugal depuis que le pays a obtenu, en mai 2011, une aide de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Madrid dit «No» à l'extrême rigueur

Madrid dit «No» à l'extrême rigueur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés mercredi soir pour appeler à la démission du gouvernement, qui doit présenter ce jeudi un nouveau plan de réformes d'austérité et son budget 2013.
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Espagne : la crise sera-t-elle féconde ?

Espagne : la crise sera-t-elle féconde ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors qu'un Espagnol sur quatre est au chômage, le gouvernement mise sur un mégaprojet de casinos pour recréer de l'emploi. La Catalogne, elle, rouvre le débat sur l'union entre Madrid et les communautés autonomes.

 

Intitulée L'Année prochaine sera meilleure, la pièce humoristique à l'affiche en ce moment au Théâtre des Beaux-Arts de Madrid est une manière de railler les adeptes de la méthode Coué qui ne seraient pas secoués par le troisième plan d'austérité annoncé en juillet par le premier ministre, Mariano Rajoy, en échange du plan de sauvetage accordé par Bruxelles aux banques espagnoles. Trois plans d'austérité successifs en huit mois, imposés par le Parti populaire (PP, droite) au pouvoir depuis novembre 2011. Ils ont plongé la population dans une "dépression collective", d'après le diagnostic du philosophe Fernando Savater, qui vient de publier une sorte de manuel de secours moral pour les jeunes au titre évocateur, Etica de urgencia ("Ethique de l'urgence", éd. Ariel).

Le gouvernement espère des "signes de reprise" dans certains secteurs en 2013, mais n'escompte pas sortir l'économie de la récession avant 2014. Pour le moment, les chiffres officiels égrènent leurs catastrophes : 4 625 000 personnes inscrites au chômage fin août (un actif sur quatre, et un sur deux parmi les jeunes), soit 38 200 personnes de plus qu'en juillet. Ce mois-là pourtant, le tourisme international ( "pétrole de l'économie" espagnole avec les exportations) a atteint un record historique, avec 7,7 millions de visiteurs, surtout allemands, français et britanniques. Ils ne sont pas uniquement venus par solidarité européenne : les prix des hôtels ont baissé. Les Espagnols ont obtenu des contrats de travail, quoique temporaires pour la plupart.

 

Depuis 2007, quelque 210 000 entreprises - des PME dans leur immense majorité - ont fermé leurs portes, dont 47 000 au cours des douze derniers mois. Si la révolte collective n'est pas d'actualité, c'est, de l'avis général, parce que le secteur informel représente toujours un quart de l'activité du pays et que la sacro-sainte famille joue à plein le rôle de filet de sécurité pour ses membres affectés, en plus des banques alimentaires et des ONG. Les jeunes "indignés", eux, ont quitté la Puerta del Sol. "Ils étaient motivés par des problèmes concrets, ils les ont partagés dans un vaste forum, tout en découvrant l'art de la politique", analyse Fernando Savater....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais

PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans une chronique féroce, un journaliste portugais se met dans la tête du Premier ministre Passos Coelho, de plus en plus libéral.

Un réquisitoire ironique et cinglant, afin d'alerter le gouvernement qui vient encore d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité.

 

"Un tiers [de la population] doit mourir. Ce n'est pas que nous ayons quelque plaisir à les tuer, mais à vrai dire il n'y a pas d'alternative. Si on n'en finit pas avec eux, ils finissent par nous entraîner avec eux vers le fond. Et de fait, on ne va pas les tuer vraiment, c'est-à-dire tuer comme le faisait les nazis. Si on voulait vraiment les tuer on entendrait une clameur, dieu m'en garde ! Il y a des gens trop sentimentaux, qui ne comprennent pas que les décisions dures doivent être prises, quelqu'en soit le prix et que, si on se débarasse d'un tiers, les autres vivront mieux. C'est pour cela que nous n'allons pas les tuer. C'est eux qui vont mourir. Il suffit que la mortalité augmente un peu plus que dans les autres groupes. Et les statistiques le montrent déjà.

Mota Soares [l'actuel ministre de la Solidarité et de la Sécurité sociale] fait bien son travail. Les types de la santé publique disent bien tout le temps que la pauvreté est la chose qui fait le plus de mal à la santé ? Tout joue en notre faveur. La tendance le montre déjà et ce qui compte, c'est la tendance. Comme ils sont plus souvent malades, il suffit de rendre toujours plus difficile l'accès aux soins. La nature fait le reste. Paulo Macedo [le ministre de la Santé] fait lui aussi ce qu'il peut. Ce n'est pas un génocide, c'est de la statistique. On y parviendra un jour, ce qui compte c'est que nous sommes sur le bon chemin. Il n'y a pas d'argent pour soigner tout le monde et il faut faire des choix. Et les choix impliquent toujours des sacrifices. On ne peut sauver pas tout le monde et on doit sauver ceux qui sont le plus utile à la société, ceux qui produisent de la richesse. Il ne peut y avoir des types qui n'ont que des droits et ne contribuent en rien, sans aucun devoir.

 

Ces conneries de démocratie, d'éducation et de santé pour tous ont été inventés quand la société avait besoin de millions de pauvres pour répandre du fumier ou des choses du genre. Maintenant, on n'en a plus besoin et il y a des crétins qui n'ont pas encore compris que, pour que nous vivions bien, il faut élaguer ces sous-hommes.

Qu'un tiers doive rendre l'âme est une évidence.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Espagne: une foule immense protestant contre la rigueur

Espagne: une foule immense protestant contre la rigueur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
monde - Venues de toute l’Espagne, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi à Madrid pour dénoncer la politique de rigueur du gouvernement.

 

Les uns portent les couleurs des deux grands syndicats, UGT et CCOO. Les autres sont habillés en vert, en blanc ou encore en orange pour défendre respectivement l‘éducation, la santé ou les personnes dépendantes.
“Il faut que vous puissiez exprimer votre opinion pas seulement ici aujourd’hui mais aussi dans les urnes, via un référendum”, a lancé le secrétaire général de CCOqui estime que la politique gouvernementale fait trop de dégâts.L’un des mots d’ordre de cette manifestation: “ils veulent ruiner le pays, il faut l’empêcher”.
“Ce qu’il faudrait faire c’est ne pas accepter ces pressions, venant principalement d’Allemagne, estime une manifestante. Tous les pays du sud comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie, devraient former un front solide et se placer devant l’Europe et dire: si nous avons à payer la dette, nous la paierons mais pas dans ces conditions d’esclavage”....

 

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce: la convergence des populismes

Grèce: la convergence des populismes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

EXTRÊMES - Lors d'un meeting, au son des chansons révolutionnaires de Mikis Theodorakis, se trouvaient aux côtés des manifestants tous les députés de l'extrême droite pro-nazie d'Aube Dorée, des députés des "Grecs Indépendants", et un certain nombre de députés de la gauche radicale de Syriza. Tous unis contre le mal-nommé "Troïka" et le gouvernement.

 

Ces contrastes multiformes donnent un bref apercu de la confusion des esprits, du conformisme ambiant et du nihilisme impolitique qui règnent dans la Grèce actuelle. Les lignes de démarcation politique une fois abolies, tout est permis. Que les gauchistes défilent au coude-à-coude avec leurs ennemis pro-nazis, que les manifestants appartenant au "corps sécuritaire" et donc supposés le plus à droite (près de la moitié des policiers ont voté pour "l'Aube Dorée" aux élections parlementaires du 17 juin dernier) adoptent des slogans anarchistes ! Ce qui les unit est leur haine commune et viscérale des "usuriers", comme le dit l'Aube Dorée, ou de la "Troïka de l'intérieur", comme l'a suggéré à plusieurs reprises ces derniers jours Alexis Tsipras, le leader de Syriza, à savoir le gouvernement tripartite (droite, socialistes, gauche modérée) censé être au service de la "Troïka de l'extérieur" (FMI, BCE, UE). Si vous repérez un ingrédient maurrassien dans le discours de la gauche radicale grecque - "L'Anti-France" ou le "parti de l'étranger", disait le fondateur de l'Action francaise -, vous y êtes ! Un sondage récent montrant une nouvelle montée spectaculaire de l'Aube Dorée, passant de 7% (aux élections de juin) à 12%, le dit à sa manière: Tsipras est le leader le plus "populaire" au sein de l'électorat pro-nazi (avec 32%, alors même que son leader Nikos Michaloliakos n'obtient que 59% !)....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Grèce : la colère monte contre la semaine de six jours

Grèce : la colère monte contre la semaine de six jours | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un projet de la troïka (FMI, BCE, UE) veut imposer à tous les secteurs une semaine de travail allongée, d'après un document adressé la semaine dernière à Athènes.

 

Les Grecs sont vent debout. À deux jours de l'arrivée de la troïka à Athènes, ils s'insurgent contre les nouvelles mesures d'austérité exigées par les créanciers internationaux en échange du versement de la seconde tranche d'aide.

Dernière idée en date suggérée par la troïka, dans un courrier envoyé la semaine dernière au ministère grec des Finances, à Athènes: «Accroître la flexibilité des horaires; accroître le nombre de jours de travail maximum à six jours par semaine pour tous les secteurs; instaurer onze heures minimum de repos par jour; déconnecter le nombre d'heures de travail du nombre d'heures d'ouverture des établissements…» Une façon simple mais brutale d'augmenter la productivité sans baisser les salaires.

«Si le gouvernement Samaras approuve cette mesure, en pensant que le pays sera plus productif, ce sera la guerre!» prévient Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat Adedy. «C'est du chantage: pour ne pas baisser les salaires, on va nous demander de travailler un jour de plus, alors que le chômage dépasse les 23%! Nous n'avons plus rien à perdre et nous lutterons contre jusqu'au bout», menace-t-il.

Comme la plupart des syndicats, Adedy appelle à une grande manifestation à Thessalonique, ce samedi 9 septembre, à l'occasion de la rentrée politique. L'un des cortèges sera même dirigé par Alexis Tsipras, le chef de l'opposition de gauche radicale Syriza...

more...
No comment yet.