Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

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Iphigénie, Jonas et le sacrifice de la Grèce

Iphigénie, Jonas et le sacrifice de la Grèce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que le Premier ministre Antonis Samaras entame une tournée européenne pour demander un assouplissement des conditions du sauvetage de la Grèce, l’éditorialiste Nikos Konstandaras évoque les mythes antiques pour expliquer que ce n’est pas en jetant Athènes à la mer que l’on sauvera l’euro. Par Nikos Konstandaras, de I Kathimerini à Athènes.

De nombreux hommes politiques étrangers, des économistes et autres observateurs ont évoqué la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro (et peut-être même de l'Union européenne), de sorte que la question domine l’intégralité des discussions portant sur l'avenir de notre pays. Les pourparlers que le Premier ministre Antonis Samaras doit avoir cette semaine avec Angela Merkel, François Hollande et Jean-Claude Juncker ne feront pas exception. Si nous voulons éviter de parler directement du “sacrifice” de la Grèce, il faut cependant voir comment chaque partie envisage l’idée du départ de notre pays de la zone euro et ses conséquences possibles.

Il est évident que les Grecs et le noyau dur de nos bailleurs de fonds, notamment certains politiques et économistes allemands, affichent une différence culturelle dans ce domaine. Les Grecs parlent du sacrifice d'Iphigénie, un acte qui permettra aux partenaires de hisser les voiles vers leur propre salut, en construisant leur avenir sur la base d’une injustice. Les “étrangers”, pour leur part, semblent considérer la Grèce comme les membres de l’équipage et les passagers qui regardent Jonas avant de décider de le jeter par-dessus bord pour se sauver d’une terrible tempête. Nous, les Grecs avons tendance à voir la dimension tragique des événements tout en restant passifs.

On sacrifie l’innocent pour le bénéfice de tous : la victime n'a aucune implication ou responsabilité au-delà de sa propre existence. Nos partenaires calvinistes, cependant, perçoivent l’effort collectif comme la raison même de la contribution de chaque membre : les rôles ne sont pas prédéfinis, comme dans le monde de la tragédie, mais attribués sur la base de chaque effort individuel. Dans notre monde, la victime est celui qui, pour une raison indépendante de ses propres responsabilités, se détruit pour servir les intérêts obscurs des autres ; alors que pour nos partenaires “pragmatiques”, tout le monde est jugé selon sa contribution à l'ensemble.

Quel est, cependant, le résultat du sacrifice d'Iphigénie, de Jonas ? Et que se passera t-il après l’éventuelle expulsion de la Grèce de la zone euro ou d’une autre institution européenne ? ...

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La chancelière se vend bien...ailleurs

La chancelière se vend bien...ailleurs | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Notre visage de la crise”, titre la Welt am Sonntag dans un article sur “la cover girl” allemande qui s’est le mieux exportée ces dernières années : la chancelière Angela Merkel.

Dernier exemple en date, la couverture du magazine britannique The Economist du 10 août, qui “était déjà un scoop avant même d’être sortie”, remarque le journal berlinois. Il en va de même pour les différentes Unes consacrées à Merkel par Newsweek, le New Statesman (Terminator) ou Time. Ou encore, par celles qui la représentent en dominatrice, en Pologne et en Espagne, ou comme nazie en Grèce. Et, tandis que The Economist se moquait une fois de plus de la chancelière, le plus grand magazine allemand, Der Spiegel, réalisait une de ses meilleures ventes avec en Une… le cinquantième anniversaire de la mort de l'écrivain Hermann Hesse. “Merkel sells. – Sauf en Allemagne”, constate la Welt am Sonntag :

Incroyable mais vrai : durant la totalité de la crise de l’euro, les magazines allemands n’ont pas fait une seule couverture sur la chancelière au centre de la tempête. Quand, plus tard, les historiens feront des recherches d’archives sur l’unification européenne, ils s’étonneront : pendant la crise, les Allemands ont acheté des journaux sur les cambrioleurs et les dresseurs de chiens...

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On en a encore pour notre argent

On en a encore pour notre argent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les eurosceptiques se plaisent à faire remarquer que les Pays-Bas sont un des plus gros contributeurs nets de l'UE, et donc qu'ils mettent des "milliards d'euros" dans les caisses de Bruxelles. Mais les Néerlandais obtiennent-ils quelque chose en retour ? Le Groene Amsterdammer mène l'enquête.

 

Et si l’on comparait notre contribution à l’UE avec ce que nous recevons en retour (des subventions agricoles et des petits dons pour des régions de second plan comme le Flevoland) ? On pourrait froidement faire un calcul coûts/bénéfices. Depuis des années, les Pays-Bas comptent parmi les principaux contributeurs nets de l’Europe. Plus de deux cents euros par citoyen néerlandais et par an, soit un total de 3,6 milliards d’euros, ce qui est cependant moins que la Suède ou l’Allemagne par exemple.

On peut toutefois se demander si les avantages se résument uniquement à ces quelques milliards de subventions provenant de Bruxelles. Car ce n’est pas tout. Il ressort de certaines études que les Pays-Bas tirent un tel profit de l’Europe que leur contribution nette est presque insignifiante en comparaison. Selon Hans Vollaard, politologue à l’université de Leyde, “il faut considérer la somme versée comme une sorte de contribution au libre marché”. Le Bureau central du Plan a calculé assez précisément ce que cette contribution a rapporté en 2011 : le libre marché intérieur a représenté en moyenne pour les Néerlandais un mois de salaire par an, et l’euro au maximum une semaine de salaire....

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Union Européenne: il faut encore compter avec Paris

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Les difficultés économiques de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, ou les complexités du processus décisionnel en Allemagne, ont attiré l'attention ces derniers temps.

Mais s’il y a bien un pays qui demeure crucial pour l'avenir de l’Europe, et où le débat sur l'UE peut être ravivé, c’est la France de François Hollande. José Par Ignacio Torreblanca, d'El Pais. Traduction: Sophie Courtois.

 

Face à la virulence de la crise de la dette et à l’instabilité qui s’est emparée de la zone euro ces derniers mois, tous les yeux se sont tournés vers l’Espagne et l’Italie. Après l’intervention en Grèce, au Portugal et en Irlande, la question que tout le monde a fini par se poser était de savoir jusqu’où et jusqu’à quand les gouvernements de Mariano Rajoy et de Mario Monti supporteraient la pression. Que se passerait-il dans l’hypothèse où l’on en viendrait à une intervention totale en Espagne et/ou en Italie ?...

 

La question de l’union politique est revenue inopinément entre les mains de la gauche française, alors que l’on pensait que le référendum sur la Constitution de 2005 l’avait définitivement enterrée. M. Hollande fait face à ce défi dans une position qui n’a rien d’enviable.

D’une part, près des deux tiers des électeurs qui l’ont porté au pouvoir ont voté contre la Constitution européenne en 2005. D’autre part, la situation difficile des finances publiques en France, soulignée par la Cour des comptes cette semaine, a une conséquence inévitable : les discussions autour de la phase suivante de l’union économique et politique coïncideront temporairement avec une batterie de coupes budgétaires importantes, qui seront politiquement et socialement désavouées....

 

Le défi de M. Hollande consiste donc à parvenir à une Europe plus efficace, ce qui demande davantage d’intégration et par conséquent l’abandon d’une part de souveraineté, mais dans laquelle la diversité des modèles économiques et sociaux est aussi respectée, sans être étouffée. Ce ne sera pas une tâche facile, la France d’aujourd’hui étant bien en-dessous de l’Allemagne.

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Les ratés de la méthode Merkel

Les ratés de la méthode Merkel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

"Faites-moi confiance et laissez-moi faire" : le discours de la chancelière allemande Merkel trouve ses limites dans la crise qui frappe l'Europe. Si elle veut obtenir des soutiens pour sa politique, elle doit communiquer avec tous les citoyens européens.

Par Nils Minkmar, du Frankfurter Allgemeine Zeitung.

 

Le 16 mai 2010, Angela Merkel a prononcé un discours à l’occasion du congrès de la Confédération allemande des syndicats à Berlin. Ce n’est pas un événement en soi : la chancelière parle beaucoup. Mais la conclusion de son allocution est une bonne illustration des errements de communication dans lesquels elle se fourvoie et le pays tout entier avec elle.

Elle se présente donc devant les syndicats pour évoquer mille et un points en se voulant, comme à son habitude, à la fois très respectueuse et pédagogue. Mais au moment de terminer son allocution sur la question controversée de la retraite à 67 ans, elle lance une de ces phrases dont elle a le secret : "Je suis ici pour vous parler de la réalité telle qu’elle est".

Autrement dit : moi, je n’enjolive pas. Là se situe son erreur : il faudrait vraiment trouver quelqu’un d’autre pour s’adresser aux syndicats. Mais voilà, dans le système Merkel, il n’y a que Merkel, encore et toujours Merkel. Son "Je suis ici", sous-entend "Qu’est-ce que vous voulez de plus ?" Voilà comment se comporte aujourd’hui la femme la plus puissante d’Europe...

...Nombre de journalistes évoquent sa grande efficacité "en comité restreint". Mais quand on veut réformer l’Europe, on ne peut plus travailler en petit comité. La méthode est alors désastreuse, car son résultat est une "politique de cabinet" opaque semblable à celle qui s’est épanouie au temps du despotisme éclairé : des hommes et des femmes de valeur et d’esprit, originaires de toute l’Europe, échafaudent et tranchent derrière des portes à double battant...

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Sommet européen 28-29 juin 2012

Sommet européen 28-29 juin 2012 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Conseil européen ne peut pas se permettre de trouver un nouveau compromis à court terme, prévient la presse européenne. Les dirigeants européens doivent prendre au sérieux le risque d’effondrement de la monnaie unique, et avec lui celui de l’UE.

 

Dans son éditorial, Le Monde montre une certaine impatience face aux sommets européens qui se suivent et qui se ressemblent, depuis que la zone euro est plongée dans la crise de la dette : “Les 17 colmatent. Ils font de la plomberie de secours, quand il faudrait revoir toute la tuyauterie.” Le quotidien français espère que le Conseil européen sera celui du réalisme :...

 

Handelsblatt dénonce le “feu d’artifice des idées” dont il estime que certaines nuiront à l’économie allemande. Satisfait du “non” d’Angela Merkel aux euro-obligations (eurobonds), Gabor Steingart, le rédacteur en chef du quotidien économique, demande à la chancelière d’expliquer le modèle allemand à ses collègues :...

 

“Si l’on ne donne pas de réponse collective, les probabilités que l’euro s’effondre sont réelles”, met en garde Público, qui détaille les conséquences possibles :...

 

Pour La Stampa, “il était clair dès la rencontre romaine entre Monti, Merkel, Hollande et Rajoy” du 22 juin que le Conseil qui s’ouvre ce jeudi “constituera la première, et la plus difficile, des épreuves par lesquelles les dirigeants européens seront passés pour tenter de fonder et, qui sait, de lancer, une nouvelle Union monétaire” :...

 

“Pour sauver l´euro, il faut d’abord savoir, et dire, que la monnaie unique européenne, comme toute autre chose dans ce monde, est mortelle, et qu’elle peut mourir demain si personne ne prend soin d’elle”, écrit Lluis Bassets dans le quotidien El País :...

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L'heure de gloire de la Pologne

L'heure de gloire de la Pologne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Polonais donnent le coup d'envoi du championnat d'Europe de football dans des stades flambant neufs.

Pour Newsweek Polska, cette compétition co-organisée avec l'Ukraine est l'occasion de montrer le nouveau visage du pays, même s'il y a encore des progrès à faire. Par Tomasz Lis.

 

J'avoue que je pense à ce match depuis des années. J'imagine ce moment. Le coup d'envoi du championnat vient d'être donné. On est le 8 juin, il est 17h57 au stade national de Varsovie. Les équipes de la Pologne et de la Grèce entrent sur le terrain. Le stade est en effervescence. Je vois nos onze gars qui sont sur le point de fouler la pelouse. J'entends cet hymne, chanté par cinquante mille gorges, j’ai la chair de poule. Allez les blanc et rouge!...

 

Mais la fête n'aurait pas lieu non plus sans le succès sans précédent de la Pologne. Un succès sans lequel l'idée d'organiser un championnat en Pologne et en Ukraine relèverait d’un rêve fou. Quelle en est la clé ? Pour faire court, c'est celle d'avoir saisi l'occasion qui nous a été donnée par (barrer la mention inutile): Dieu, le destin, l'histoire. Je vous prie de bien noter la formule : “Nous avons saisi l'occasion”. C'est en effet une forme de dérogation de la nature. Ainsi, les Polonais ne gâchent pas leur chance, ils ne gaspillent pas l'occasion, mais en profitent à merveille, ils n’enterrent pas les talents bibliques, mais les multiplient. On parle ici de NOUS, LES POLONAIS !

Dans les jours qui ont suivi la catastrophe de Smolensk, j'avais vraiment peur...

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Et voilà les Etats-Unis d'Europe !

Et voilà les Etats-Unis d'Europe ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si l’Allemagne doit payer pour la crise de la zone euro, ce sera sans doute au prix de la création d’une union politique et budgétaire.

Les projets sont d’ores et déjà à l’étude à l’approche d'un sommet européen qui s'annonce crucial, les 28 et 29 juin prochains. Par Ian Traynor.

 

Voilà de quoi se faire une idée de la vitesse à laquelle la situation politique évolue dans la crise de l’euro : il y a seulement quinze jours, tous les regards étaient tournés vers le nouveau président français, François Hollande, investi à Paris sous l’étiquette de Monsieur Croissance. Lequel s’est empressé de partir pour sa première mission : défier la Mère Fouettarde de l’Europe, la chancelière Angela Merkel.

"Il faut trouver de nouvelles solutions. Tout est sur la table", a promis François Hollande, signifiant ainsi qu’il obligerait Angela Merkel à retirer la pince à linge qu’elle a sur le nez pour examiner des projets qui dégagent pour Berlin une odeur nauséabonde, au premier rang desquels la création d’euro-obligations – l’Allemagne résoudrait ainsi la crise en deux coups de cuillère à pot en acceptant de garantir les dettes de l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie et de tous les autres. L’espoir fait vivre....

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La grande coalition européenne

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Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat.

Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens. Par Stefan Kornelius, de Süddeutsche Zeitung.

 

Arriver dans la ronde des chefs d’Etat et de gouvernement européens permet de souffler. Une fois qu’on est là, au milieu des présidents, des chanceliers et des premiers ministres, on est dans la place, on a réussi, on peut regarder de haut l’opposition dans son pays, son petit esprit, et les critiques. Ici, on se partage le copieux gâteau du pouvoir. En l’absence de véritable concurrence sur l’échiquier européen, les chefs de gouvernement surplombent les parlements et les partis. Ils ont délaissé la Commission. C’est ce qui rend le Conseil européen si unique – et aussi si prévisible....

...Mais alors, qui décide pour l’Europe ? Un appareil institutionnel inachevé ? S’il fonctionnait mieux, celui-ci jouirait d’une plus grande confiance. Les questions véritablement centrales – la légitimité démocratique, la surveillance et le contrôle – demeurent en suspens. Autant de preuves de l’immaturité du continent.

Les institutions nationales elles aussi sont trop faibles pour porter à elles seules le poids de l’Europe entière. L’Etat-nation est devenu trop étriqué pour cette Europe qui, sur le plan commercial, est depuis longtemps tributaire des forces de la mondialisation, et qui ne peut faire valoir son rang dans le concert des puissances mondiales autrement qu’unie.

Voilà au moins dix ans que l’Europe est aux prises avec la mondialisation....

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La comédie du pouvoir

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Les Grecs, et toute l’UE avec eux, attendent que les dirigeants des trois principaux partis s’accordent pour former un gouvernement et éviter ainsi des élections qui pourraient aggraver la crise.

Mais pour l’instant, ils semblent plutôt occupés à assurer leur propre avenir politique. Extraits.

Par Giorgos Delastik, de To Ethnos.

 

Qui a pu suivre avec un peu de recul la rencontre entre les dirigeants du Pasok (Parti socialiste), de Nouvelle Démocratie (ND, droite) et de la Coalition de la gauche radicale Syriza, dimanche 13 mai, en connaissant les véritables motivations de chacun, a dû se tordre de rire.

L'histoire avait clairement le caractère divertissant d'une pièce de théâtre, avec un humour grossier, alors que la rencontre était censée être cruciale et dramatique : il s'agissait de négociations entre les trois dirigeants autour du président de la République [Karolos Papoulias] pour voir s'il était possible de former un gouvernement de coalition avec certains partis, ou si le pays devait se tourner vers l'organisation de nouvelles élections législatives en juin.

Le but de certains politiciens est limpide. Il relève de l'intérêt personnel de chacun. Ainsi, des élections pourraient faire oublier ou effacer le résultat électoral de son parti.

Voyons ce que veut chacun :....

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L'incendie grec menace à nouveau

L'incendie grec menace à nouveau | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La crise politique à Athènes réveille le scénario de la sortie de la Grèce de la zone euro. Une hypothèse d'autant plus dangereuse aujourd'hui que l'Espagne est à son tour affaiblie.

Les conséquences d'une telle issue seraient non seulement économiques, mais aussi géopolitiques.

 Par José Ignacio Torreblanca, de El Païs

 

L'Europe n'a pas un instant de répit, comme si elle se vengeait du fait que, pendant des décennies, personne ne lui a accordé la moindre attention. Quelques jours seulement après la victoire de François Hollande en France, une petite lueur d'espoir, nous voilà de nouveau confrontés aux deux problèmes qui sous-tendent cette crise.

Il s'agit, d'une part, de la fragilité des systèmes politiques qui, comme nous le voyons en Grèce, s'autodétruisent en s'acharnant à imposer aux citoyens une austérité sans fin et sans avenir et à leur faire assumer toute la responsabilité de la crise. D'autre part, comme en témoigne la situation espagnole, il s'agit aussi de la fragilité de certaines branches du système financier, résultat d'une décennie d'excès de liquidités, de mauvaise gestion et d’une encore plus mauvaise supervision.

Ces deux grandes faiblesses, mises bout à bout, s'entraînent l'une l'autre pour nous laisser fasse à une situation qui ne peut pas durer. En Grèce, la perspective d'une renégociation du plan de sauvetage implique d'envisager une éventuelle sortie de la zone euro....

 

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Des milliards de dettes pour Madère

Des milliards de dettes pour Madère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’île portugaise, 250 000 habitants, ploie sous le poids d’une dette écrasante de 6 milliards d’euros, héritage du règne aussi long qu’excentrique du président de la région, Alberto João Jardim.

Par Colin Freeman, de The Daily Telegraph

Blottie au pied des imposantes falaises de la côte occidentale de Madère, battue par les tempêtes, la Marina do Lugar de Baixo, dont la construction a coûté 50 millions d’euros, devait être le havre idéal pour les yachts de grand luxe.

Malheureusement, à trois reprises déjà depuis la fin des travaux en 2005, d’énormes vagues ont fracassé la digue du port de plaisance. Si bien que même les plus intrépides des navigateurs ne s’y sont pas risqué, pour ne rien dire des milliardaires de passage à bord de leurs palaces flottants. Aujourd’hui, la marina est abandonnée, la route qu’aurait pu emprunter Roman Abramovich est barrée d’une chaîne, le club aux murs blancs est désert....

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Les Européens, trop différents pour s'entendre

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Plus que les écarts entre les performances économiques des pays de l’UE, ce sont les fossés culturels entre les Européens qui constituent l’obstacle principal à la création d’une véritable communauté homogène.

Il n’est dès lors pas étonnant qu’on ait autant de mal à la construire. Par Richard Swartz, de Dagens Nyheter.

 

Beaucoup ont essayé d’unifier l’Europe. Tous s’y sont cassé les dents : Attila, Charlemagne, Napoléon, Hitler. La dernière tentative en date est celle de l’Union européenne. Laquelle ne s’est pas faite flamberge au vent, l’Europe étant devenue, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un continent pacifiste, mais par des moyens inoffensifs tels que la bonne volonté, des institutions communes, des lois et des règlements. L’euro est la dernière, et sans doute la plus audacieuse, de ces initiatives en faveur d’une Europe unifiée.

L’origine du projet européen moderne est politique, même si l’accent a été mis depuis le début sur l’économie. La communauté du charbon et de l’acier visait à sortir les industries nécessaires à la guerre du cadre de l’Etat-nation afin de prévenir de nouveaux conflits. Les économies nationales devaient se retrouver dans un grand marché unique dépourvu de frontières et converger peu à peu les unes vers les autres.

Le projet ne se fondait pas simplement sur la suprématie de l’économie mais aussi sur l’idée que la rationalité économique devait permettre l’émergence d’une communauté de vues dans d’autres domaines dans le but de créer un ensemble qui ressemblerait à des Etats-Unis d’Europe....

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La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler

La "cyber-bohème" de Berlin ne veut pas travailler | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
“Pauvre mais sexy”, la capitale allemande est un centre créatif et avant-gardiste tout en vivant des subsides versés par les autres Länder. Là vit une population pour laquelle le salariat est une angoisse, l’allocation universelle une espérance.

Portrait mordant par un blogueur vedette, Rainer Meyer, pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Extraits.

 

 

Mon ami H. angoisse, car il se trouve à un âge critique et approche du moment où l’économie réelle le rangera dans la catégorie des “travailleurs âgés”. A Berlin, pourtant, si l’on se débrouille bien, on peut arriver à la mi-quarantaine sans avoir jamais exercé d’activité régulière. H. lui-même ne fait pas partie de ces éternels adolescents qui montent bénévolement des projets : il a travaillé dans les médias. Lorsque je l’ai rencontré à Berlin, voilà huit ans, il vivait au jour le jour et dépensait sans compter.

Aujourd’hui, il possède des biens immobiliers, reprend ses études, et angoisse. Et parce qu’il angoisse, il est favorable à la création de l’allocation universelle. Celle-ci, déclare-t-il, lui donnera les coudées plus franches. Et évitera à tous les autres de subir l’oppression par le travail pour un salaire de misère. L’allocation universelle serait pour lui une libération d’ordre psychologique. Il continuerait à travailler dur. Il veut simplement être libéré de la peur irrationnelle qui l’habite.

 

Une menace pour l’Etat social

1 000 euros net. Il n’en faut pas plus pour tenir un mois à Berlin, entend-on dire. Aussi modique soit-elle, il faudra pourtant bien que quelqu’un allonge la somme, que ce soit l’Etat, l’employeur, les parents ou les amis.

Le wiki de Christian Heller, pionnier de l’ère numérique, permet de se faire un idée au centime près du nombre de jours que peut tenir un jeune en ne se nourrissant que de chocolat premier prix, de kébabs au poulet et de soupes toutes prêtes. Quand les rentrées sont plus importantes que prévu, c’est le moment de s’offrir de nouveaux produits Apple et de le claironner sur Twitter. Quand l’argent ne rentre plus, on débat sur Internet pour savoir s’il est préférable de s’étourdir à l’herbe ou à la bière. Le train-train professionnel de la génération des parents est un modèle à bout de souffle, on en est convaincu....

 

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Le sentiment national reste bien ancré

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Pour les eurosceptiques, l’intégration européenne menace la culture et l’identité nationales. Mais existe-t-il pour autant une “identité européenne” commune ?

Dans ce nouvel épisode de sa série sur les Euromythes, le Groene Amsterdammer sonde l’opinion des Européens.

 

Plus l’intégration européenne augmente, plus la culture et l’identité nationales sont atteintes. Voilà, en gros, la crainte des eurosceptiques. Mais c’est aussi, implicitement, l’espoir des fédéralistes : plus l’identité européenne des citoyens est forte, mieux c’est.

Quoi qu'il en soit, une coopération européenne accrue ne menace pas l’identité nationale. Ce n’est pas vrai. Toutes les enquêtes le prouvent : quelle que soit la région, les citoyens s’identifient d’abord à leur propre pays et, ensuite, dans une bien moindre mesure, à l’Europe.

Bien entendu, cela varie selon le pays et la question posée, mais le sentiment d’attachement est clair à chaque fois. D’abord le pays, ensuite l’Europe. Selon l’Eurobaromètre 2010 : “La plupart des personnes interrogées se sentent surtout liées à leur propre pays (…) C’est le cas dans tous les Etats membres de l’UE.”

Au cours de la dernière décennie, l’idée que la politique (plus de participation démocratique, un parlement européen plus fort), l’éducation (des programmes d’échange, un cours d’histoire européenne en classe) ou la cohésion sociale (augmenter la cohésion entre les pays européens) pourraient contribuer à une identité européenne a été démentie. Même si certains fonctionnaires de l’UE aimeraient croire le contraire, la tendance s’est plutôt inversée...

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Européens, mais pas sans nations

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L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.

Par Roger Scruton, pour le NRC Handelsblad. Traduction: Mélanie Liffschitz.

 

Le livre et l’article de Thierry Baudet publié par le NRC Handelsblad la semaine dernière suscitent la controverse. Il a pourtant raison sur un point : le projet d’intégration européenne a été fondé sur l’idée que le nationalisme et le principe de souveraineté nationale étaient à l’origine des guerres qui avaient secoué l’Europe. A partir de ce constat fondateur, l’intégration européenne a été conçue de façon unidimensionnelle, comme un processus d’union qui ne cesserait de croître, chapeauté par un commandement centralisé. Et selon lequel plus le pouvoir central gagnerait de pouvoir, plus les puissances nationales auraient à en céder.

Cet objectif n'a pourtant pas été choisi par les peuples européens qui, à chaque fois qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la question, le rejettent – c’est pourquoi tout est fait pour qu’ils n’aient jamais l’occasion de voter. Le processus européen progresse pourtant inéluctablement vers plus de centralisation, plus de contrôle imposé d’en haut, plus de dictature des juges et des bureaucrates non élus, plus d’abrogations de lois pourtant votées par des parlements élus, plus de traités constitutionnels conçus sans la moindre contribution des peuples concernés. Le tout soutenu par une monnaie unique imposée sans avoir défini clairement qui paierait les dettes.

On aboutit de plus en plus à un gouvernement impérial, ce qui prouve bien que le contraire du nationalisme, ce ne sont pas les Lumières mais bien l’Empire. La seule chose qui pourrait enrayer ce mouvement, ce sont les sentiments nationaux des peuples européens....

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Rejet d'ACTA: revue de presse

Rejet d'ACTA: revue de presse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En rejetant l’Accord commercial sur la contrefaçon (ACTA), les eurodéputés ont prouvé qu’il sont sensibles aux humeurs de l’opinion publique, se félicite la presse européenne, qui s’inquiète de la remise en question des principes de la propriété intellectuelle....

 

Mediapart: le rejet de l'accord anticontrefaçon marque symboliquement une étape dans la repolitisation de l'Europe. Perçu comme une structure lointaine et complexe, volontiers procédurier, avançant à pas minuscules de déclarations en avis, avec peu de tribuns identifiables [...]. Avec le rejet d'ACTA, il montre qu'il est une voie de recours possible pour des citoyens mobilisés. [Toutefois], la montée en puissance du législateur européen semble limitée aux questions de libertés publiques et de protection du citoyen....

 

Dans Gazeta Wyborcza, l’éditorialiste Ewa Siedlecka salue la chute d’ACTA comme “une grande victoire de la société civile” et assure que “le peuple européen” a ainsi manifesté son existence....

 

Pour Rzeczpospolita, “le vote du Parlement européen prouve qu’ACTA dans sa forme actuelle est mort”. Néanmoins, souligne le quotidien,

Les protestations des internautes ne veulent pas dire qu’ACTA n’a pas de supporters. Environ 130 organisations regroupant des auteurs et des médias se sont exprimées en faveur de l’accord. […] La fin d’ACTA ne veut pas dire que l’UE va renoncer à un accord pour protéger la propriété intellectuelle...

 

“Mauvaise nouvelle pour les éditeurs à propos du droit d’auteur”, estime Edoardo Segantini dans le Corriere della Sera :...

 

La Frankfurter Allgemeine Zeitung, de son côté, déplore une “victoire de la meute” :

La meute s’est jetée sur ACTA et a gagné (...) L’arrogance grégaire des cyber-fétichistes, cette “communauté de la toile” idéalisée et sacralisée, a voulu empêcher un précédent qui signifiait qu’enfin serait garanti par l’Etat ce que seul l’Etat peut garantir : le droit....

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Un bond en avant, par Bernard Guetta

Un bond en avant, par Bernard Guetta | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Union bancaire, relance de l’investissement, approfondissement de l’union politique et économique… Le sommet des 28 et 29 juin devrait redonner du souffle à l’Europe, estime le chroniqueur Bernard Guetta.

 

Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas de Victor Hugo parmi les 27 et pas même de Schuman, de Monnet ou de Churchill. Là où il eut été tellement nécessaire qu’un souffle de visionnaire et d’homme d’Etat vienne redonner un sens, un horizon, un but mobilisateur à la construction européenne, là où il eut été tellement souhaitable de refonder l’Union dans le Verbe pour lui fixer de nouveaux objectifs dans un nouveau siècle, ce Conseil n’aura accouché que d’accords à l’arraché sur des aménagements d’apparence technique et moins propres à faire battre les cœurs qu’à donner la migraine.

L’Union n’a pas de dirigeants politiques, elle a des commissaires aux comptes mais bon… C’est ainsi, c’est l’époque et puisqu’il faut traduire toute décision européenne en une langue intelligible, traduisons ce Conseil en français pour dire que le bilan d’étape est finalement bon, voire très bon....

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Syriza, une dangereuse ambiguïté

Syriza, une dangereuse ambiguïté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A l’approche du scrutin du 17 juin, la question de la sortie de l’euro est dans tous les esprits.

Mais la Coalition de la gauche radicale, la mieux placée pour essayer de former un gouvernement, refuse de clarifier sa position sur le sujet, nourrissant les inquiétudes. Par Thanasis Lyrtsogiannis, de To Ethnos...

 

Les Grecs, à 87%, veulent que leur pays reste dans la zone euro. La plupart des partis ont la même position. Mais plus le scrutin approche, plus le thermomètre grimpe : l'incertitude augmente et de nombreuses personnes dans le pays et ailleurs craignent que l'euro ne soit bientôt de l’histoire ancienne pour la Grèce. Livres et articles le montrent, tout comme les déclarations des politiques ou des économistes et les prévisions des analystes. On pourrait croire que cela est paradoxal. Mais est-ce vraiment le cas ? Probablement pas : les experts ne sont pas fous. Certains servent leurs intérêts [des analystes et des hommes politiques sont soupçonnés de spéculer sur un retour à la drachme] mais tous ne souhaitent pas que la Grèce quitte la zone euro....

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Lisbonne - Kiev en TGV : départ retardé

Lisbonne - Kiev en TGV : départ retardé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il devait relier l’Atlantique aux steppes de la Russie. Mais le projet de corridor ferroviaire européen entre le Portugal à l’Ukraine bat de l’aile. En cause, la crise et les contestations qui marquent son parcours.

Par Lucas Rastello, de la Repubblica.

 

Lisbonne. A Santa Apolónia, la gare principale – une toiture en fer et verre fumé, l’air chargé des senteurs de l’Océan et du Tage – ne compte que deux quais pour les trains de banlieue et le rapide pour Bilbao. Lisbonne aurait dû devenir le point de départ du mythique “Corridor 5”, l'axe Lisbonne-Kiev, censé relier l'Europe atlantique aux steppes de Russie. Cinquième pilier d’un somptueux projet de réseau européen lancé au milieu des années 90, ce corridor est aujourd’hui un mystère.

Le 21 mars, le gouvernement portugais a annoncé qu’il abandonnait tous les projets de train à grande vitesse. Quant à l’Ukraine, on ignore où elle en est. Certes, le rêve d’une Europe unie par un réseau d’infrastructures ferroviaires est toujours là, mais sous la forme d’une toile d’araignée de tronçons et de bretelles à mi-parcours, étendue sur tout le continent et appelée ”TEN -T”. Quant au "Corridor 5", redimensionné, il a été récemment rebaptisé "Corridor Méditerranéen".

Quittons donc Santa Apolónia pour Algésiras, en face du Maroc, à un jet de pierres de Gibraltar. C’est d’ici que la Commission européenne veut faire partir le "Corridor Méditerranéen".....

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Grèce: Dieu nous garde de nos sauveurs

Grèce: Dieu nous garde de nos sauveurs | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A en croire les sondages, le 17 juin, les électeurs grecs pourraient bien rejeter les partis proches de la technocratie et de la finance, qui sont en train de supplanter la démocratie.

 C’est pourquoi il faut les soutenir, affirme le philosophe Slavoj Žižek.

 

Nous sommes dans un film d’anticipation américain qui dépeint une société pas si éloignée de la nôtre. Des hommes en uniformes patrouillent de nuit les rues désertes à la recherche d’immigrés, de délinquants et de vagabonds et brutalisent sans vergogne leurs victimes. Cette scène digne d’un film américain est pourtant une réalité en Grèce.

La nuit, les milices vêtues de noir du mouvement néo-fasciste et négationniste Aube Dorée (qui a remporté 7% des voix lors des dernières élections et qui a le soutien d’environ la moitié de la police athénienne) arpentent les rues pour lyncher les immigrés qui ont le malheur de croiser leur chemin: Afghans, Pakistanais, Algériens. C’est ainsi qu’on défend l’Europe en ce printemps 2012. Le problème, quand on dit défendre la civilisation européenne contre une menace immigrée, c’est que la férocité de la défense est plus dangereuse pour la “civilisation” que les musulmans, quel que soit leur nombre....

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Grèce: La vie aussi noire qu'un polar

Grèce: La vie aussi noire qu'un polar | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un roman récent sur un tueur en série à Athènes est si réaliste que son auteur, Petros Markaris, a dû préciser qu'il ne devrait pas être imité. Car l'histoire qu'il raconte est celle de l'élite fraudeuse et des victimes du système corrompu.

Par Julian Borger, de The Guardian

 

Comme l'inspecteur Costas Haritos, le héros-narrateur, nombre de lecteurs sont déchirés entre le dégoût et l'admiration sournoise pour le meurtrier, qui s'est baptisé le Percepteur et exige de l'argent pour remplir les coffres du pays. Le tueur rencontrait une telle sympathie auprès du public que Markanis a jugé prudent de préciser en quatrième de couverture : "Attention : ce roman ne doit pas être imité."

"Je voulais raconter comment cette crise s'est vraiment produite et comment elle affecte les gens ordinaires", explique-t-il lors d'un entretien dans son appartement d'Athènes. La littérature policière est selon lui la meilleure forme de critique sociale et politique parce qu'une grande partie de ce qui se passe en Grèce en ce moment est criminel...

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Pendant ce temps, les riches continuent à remplir les bars et les restaurants chics de la ville pendant que les ouvriers et une grande partie de la classe moyenne vacillent au bord de la misère. Markaris lui-même habite un appartement modeste situé dans un quartier du centre d'Athènes qui était manifestement bien plus agréable. La colère s'étale désormais sur les murs dans des graffitis qui menacent les immigrés d'expulsion, voire pire....

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"Le système qui dirigeait le pays depuis la chute de la junte est mort, déclare Markaris. Les mesures d'austérité ont détruit le paysage politique. La question est de savoir si la Grèce survivra aux mesures d'austérité et si l'Europe peut survivre à un effondrement de la Grèce. Je ne connais pas les réponses."

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Dépensons-nous pour la croissance

Dépensons-nous pour la croissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les différents scrutins du 6 mai ont exprimé la rupture entre responsables politiques et citoyens européens.

Pour éviter que la situation ne dégénère, il faut abandonner l’obsession de la rigueur pour relancer la solidarité et l’intégration qui ont fait l’Europe, estime une éditorialiste italienne.

 

Assez avec l’Europe des arrogants, des chefs qui ne connaissent que la loi du plus fort. Assez avec l’Union qui a dégénéré en une pyramide féodale, avec un seul grand Etat – le seul véritablement souverain – à sa tête, et la pléthore des vassaux et autres vavasseurs à ses ordres. Assez avec l’Europe peu convaincante des proclamations : c’est scandaleux, alors que la crise économique fait des dégâts, que l’austérité lui emboîte le pas et que l’emploi se fait rare.

Jamais auparavant, avant le "super-dimanche" dernier, on avait eu conscience avec autant de brutalité de la portée du divorce entre l’Europe, ses classes dirigeantes et ses citoyens. Une rupture qui a mûri au sein même d’un projet commun qui non seulement est en perte de vitesse, mais qui a fini par renier l’esprit et la politique des origines et s’obstine à ignorer la réalité : le mécontentement et la frustration croissante des citoyens. D’où la perte d’adhésion de leur part....

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Boycotter l’Euro 2012 pour punir Kiev ?

Boycotter l’Euro 2012 pour punir Kiev ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A cinq semaines du championnat d'Europe de football organisé en Pologne et en Ukraine, la situation des droits de l’homme dans l’ancienne république soviétique inquiète les responsables européens.

 Plusieurs ministres allemands ont évoqué un boycott de la compétition si Kiev n’allège pas les conditions de détention de l’ancien Premier ministre Ioulia Timochenko.

Revue de presse en Allemagne (Süddeutsche Zeitung, Tageszeitung), en Pologne (Gazeta Wyborcza) et au Danemark (Jyllands-Posten).

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