Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande

Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les prévisions de la Commission européenne ne sont pas compatibles avec la réduction du déficit promise.

 

La Commission européenne devait doucher, mercredi 7 novembre, les espoirs de croissance et de redressement budgétaire de François Hollande et de son gouvernement. D'après les prévisions d'automne publiées en début d'après-midi à Bruxelles, la croissance atteindra 0,4 % l'an prochain, moitié moins que l'hypothèse retenue par Paris pour construire le budget 2013 (à 0,8 %).

Dans ces conditions, la France ne devrait donc pas, selon les estimations de la Commission, être en mesure de ramener son déficit en deçà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, contrairement au cap fixé par François Hollande depuis son élection.

Cet objectif ne devrait être atteint qu'en 2014, avec une croissance attendue de 1,2 %, à condition, selon Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, de prendre des mesures supplémentaires d'économies cette année-là. Et de poursuivre encore les efforts en 2015.

Tandis que le gouvernement français multiplie les annonces pour asseoir sa crédibilité budgétaire, et donner des gages aux marchés, la Commission se garde d'exiger davantage d'austérité pour 2013 : elle a décidé de renoncer à ce jour à l'envoi d'un éventuel "avertissement précoce", tel que celui adressé à la Belgique en début d'année pour la sommer d'accentuer ses efforts de rigueur. "C'est un autre cas de figure : à l'époque, le gouvernement belge tardait à être formé", dit un haut fonctionnaire....

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

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Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Espagne : la crise sera-t-elle féconde ?

Espagne : la crise sera-t-elle féconde ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors qu'un Espagnol sur quatre est au chômage, le gouvernement mise sur un mégaprojet de casinos pour recréer de l'emploi. La Catalogne, elle, rouvre le débat sur l'union entre Madrid et les communautés autonomes.

 

Intitulée L'Année prochaine sera meilleure, la pièce humoristique à l'affiche en ce moment au Théâtre des Beaux-Arts de Madrid est une manière de railler les adeptes de la méthode Coué qui ne seraient pas secoués par le troisième plan d'austérité annoncé en juillet par le premier ministre, Mariano Rajoy, en échange du plan de sauvetage accordé par Bruxelles aux banques espagnoles. Trois plans d'austérité successifs en huit mois, imposés par le Parti populaire (PP, droite) au pouvoir depuis novembre 2011. Ils ont plongé la population dans une "dépression collective", d'après le diagnostic du philosophe Fernando Savater, qui vient de publier une sorte de manuel de secours moral pour les jeunes au titre évocateur, Etica de urgencia ("Ethique de l'urgence", éd. Ariel).

Le gouvernement espère des "signes de reprise" dans certains secteurs en 2013, mais n'escompte pas sortir l'économie de la récession avant 2014. Pour le moment, les chiffres officiels égrènent leurs catastrophes : 4 625 000 personnes inscrites au chômage fin août (un actif sur quatre, et un sur deux parmi les jeunes), soit 38 200 personnes de plus qu'en juillet. Ce mois-là pourtant, le tourisme international ( "pétrole de l'économie" espagnole avec les exportations) a atteint un record historique, avec 7,7 millions de visiteurs, surtout allemands, français et britanniques. Ils ne sont pas uniquement venus par solidarité européenne : les prix des hôtels ont baissé. Les Espagnols ont obtenu des contrats de travail, quoique temporaires pour la plupart.

 

Depuis 2007, quelque 210 000 entreprises - des PME dans leur immense majorité - ont fermé leurs portes, dont 47 000 au cours des douze derniers mois. Si la révolte collective n'est pas d'actualité, c'est, de l'avis général, parce que le secteur informel représente toujours un quart de l'activité du pays et que la sacro-sainte famille joue à plein le rôle de filet de sécurité pour ses membres affectés, en plus des banques alimentaires et des ONG. Les jeunes "indignés", eux, ont quitté la Puerta del Sol. "Ils étaient motivés par des problèmes concrets, ils les ont partagés dans un vaste forum, tout en découvrant l'art de la politique", analyse Fernando Savater....

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Défense, politique étrangère... Les propositions pour une Europe bien plus intégrée | Slate

Défense, politique étrangère... Les propositions pour une Europe bien plus intégrée | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le rapport du groupe de réflexion composé de 11 des 27 ministres des Affaires étrangères européens (dont ceux de la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, c'est-à-dire 5 des 27 ministres des Affaires étrangères européens (dont ceux de la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, c'est-à-dire 5 des 6 plus gros pays) a rendu son rapport final le 17 septembre. Ils souhaitent une refonte de la politique étrangère de l’Union européenne. Dans ce document de 8 pages, ils affirment:

«Nous devons sur le long terme tenter de mettre en place une politique de défense européenne avec des efforts en commun concernant l’industrie de défense (par exemple la création d’un marché commun pour les projets d’armement); pour quelques membres du groupe cela pourrait éventuellement impliquer une armée européenne.»

 

Le groupe propose, en outre, que «la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen soit renforcée (par la création d’une «police européenne des frontières») ou, à moyen terme, qu’un visa européen soit créé».

Autre proposition de taille: l’élection directe du président de la Commission, qui nommerait les membres d’un «gouvernement européen».

Les propositions n’ont cependant pas été acceptées par l’ensemble des pays, et la plupart des plus importantes sont présentées entre parenthèses ou sont précédées d’une indication afin de préciser que l’ensemble des pays ne sont pas tombés d’accord sur ce point.

Mené par le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, ce groupe n’est pas sans importance, même si, note le New York Times, ce ministre allemand appartient à un parti minoritaire dans la coalition allemande, et qu’il est donc difficile de juger si les propositions seront étudiées sérieusement.

«Le renouveau en Allemagne du concept d’union politique reflète le fait que la classe politique allemande est devenue de plus en plus intégrationniste à mesure que la crise de l’euro a progressé. Mais, ce que les partenaires de l’Allemagne souhaitent savoir, c’est si les Allemands sont sérieux dans leur croyance à une Europe plus intégrée, ou si leur demande de plus d’Europe est seulement une réponse émotionnelle aux difficultés qu’ils rencontrent», relate Charles Grant, directeur du think tank le Center for European Reform au New York Times.

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Euro : vers une sortie de crise ?

Euro : vers une sortie de crise ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Validation du fonds de secours par l'Allemagne, union bancaire, intervention de la BCE, le ciel s'éclaircit en Europe. Suffisamment ?

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D'ores et déjà, le ciel se dégage dans l'horizon européen. Jeudi matin, la Cour constitutionnelle allemande a validé - avec des réserves - le fonds de secours permanent de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), malgré les nombreux recours contre son activation. Concrètement, cela signifie que ce rempart contre l'effet domino va pouvoir être activé pour aider les pays en difficulté, aux côtés du pare-feu provisoire, le FESF, qui s'éteindra après juillet 2013.

L'avènement du MES, capable, à terme, de mobiliser 500 milliards d'euros, est un pas d'autant plus décisif vers une stabilisation de la zone euro qu'il contribuera à couper le lien entre l'endettement des États et la fragilité des systèmes bancaires. Une fois opérationnel, il sera utilisé pour recapitaliser directement le secteur bancaire espagnol sans en passer d'abord par un prêt à Madrid, comme c'était le cas jusqu'à présent. La seule condition posée par les États, et notamment l'Allemagne, est que la supervision bancaire soit assurée réellement au niveau européen, alors que les régulateurs nationaux sont soupçonnés de se montrer trop conciliants envers leurs propres établissements financiers. Le dossier est plutôt en bonne voie puisque la Commission européenne a dévoilé mercredi son projet pour y parvenir. Cette percée vers l'activation du MES est aussi une bonne nouvelle, car la Banque centrale européenne (BCE) exige que les États en difficulté fassent appel aux fonds de secours tout en respectant les strictes contreparties attachées pour intervenir sur le marché des dettes souveraines.

L'annonce du plan d'intervention de la Banque centrale, c'est justement l'autre pas décisif franchi ces derniers jours contre la crise. "Il y a presque une percée conceptuelle. Préserver l'intégrité et la stabilité de la zone euro fait partie du mandat de la BCE", s'est félicité Pierre Moscovici. La seule annonce de l'institution d'émissions monétaires a fait diminuer les coûts d'emprunt de l'Espagne et l'Italie. Une baisse de taux d'intérêt qui ne soulage pas seulement les États, mais aussi les entreprises, dont les coûts sur le marché obligataire suivent ceux appliqués aux souverains...

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Moody's menace de dégrader la note de l'Union européenne

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L'agence de notation a ramené de «stable» à «négative» sa perspective sur la note accordée à l'Union européenne. Une action qui suit celle orchestrée sur les notes des pays les plus solides de l'UE.

 

Alors que les pays de la zone euro peinent à sortir de la crise, Moody's fait un premier pas vers une dégradation de la note de la dette de l'Union européenne. L'agence de notation a en effet ramené de «stable» à «négative» la perspective de la note qu'elle accorde à l'Union européenne. Elle pourrait ainsi abaisser la note de l'Europe à moyen terme, même si dans l'immédiat elle a maintenu le fameux «Aaa», soit le plus haut niveau possible dans sa classification.

En cause, l'affaiblissement des finances publiques des pays les plus solides du Vieux Continent. Tout en reconnaissant que le profil de crédit de l'UE est renforcé par «des mesures structurelles en place», Moody's juge «raisonnable de partir du principe que la probabilité de défaut de l'UE sur sa dette est la même que celle de ses membres les mieux notés». L'action de l'agence reflète ainsi «les perspectives négatives assortissant maintenant les notations Aaa de contributeurs clés au budget de l'UE: l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui ensemble représentent 45% des recettes budgétaires de l'UE».

Fin juillet, Moody's avait abaissé à «négatives» ses perspectives sur les notes attribuées à l'Allemagne, aux Pays-Bas et au Luxembourg, tout en maintenant les meilleures notes possibles. Elle avait aussi indiqué qu'elle réexaminerait «à la fin du troisième trimestre» le triple A accordé à la France et à l'Autriche, deux pays déjà placés sous perspective négative depuis février. Le Aaa du Royaume-Uni est pour sa part sous perspective négative depuis décembre.

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Les entreprises américaines se préparent à la sortie de la zone euro

Les entreprises américaines se préparent à la sortie de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
GRÈCE - Rentrée de la Banque centrale européenne (BCE), annonce de nouvelles coupes budgétaires pour économiser 11,5 milliards d'euros d'ici à 2014...

La Grèce se prépare à une rentrée de feu cette semaine, toujours suspendue à l'éventualité d'une sortie de l'euro.Et le pessimisme est, semble-t-il, de mise. Selon le New York Times, de nombreuses banques et entreprises américaines auraient déjà anticipé le retrait de la Grèce de l'union monétaire. "Certaines entreprises ont des questions très pratiques", indique Peter Frank, conseiller chez Pricewaterhouse. Par exemple: "Si un communiqué sur la sortie de la Grèce tombe un vendredi soir, que faisons-nous ?". "Certains plans d'urgence sont déjà prêts", précise cet expert. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les moyens imaginés sont impressionnants.

Jugez plutôt:

*Bank of America Merrill Lynch aurait étudié la possibilité d'acheminer à la frontière grecque des camions remplis d'argent, afin de payer ses employés et ses fournisseurs locaux. Et "'certaines entreprises envisagent déjà de mandater quelqu'un pour prendre un train avec 50.000 euros pour payer leurs employés à Athènes" témoigne Peter Frank, conseiller chez Pricewaterhouse

*Ford, le constructeur automobile, aurait quant à lui configuré ses systèmes informatiques, pour qu'ils puissent immédiatement gérer une nouvelle monnaie...

*JPMorgan a créé de nouveaux comptes bancaires pour une poignée de multinationales, en cas d'introduction d'une nouvelle drachme, ou d'une autre monnaie.

*MasterCard n'est pas en reste, avouant pouvoir se retourner "en un jour ou deux", pour mettre à jour ses systèmes.

*Visa a déclaré être capable d'accompagner "une transition rapide vers une nouvelle monnaie avec le minimum de perturbations."

*Juniper Networks, une entreprise américaine spécialisée dans les réseaux, a déjà commencé à retirer ses fonds des banques de la zone euro. Mais tout en veillant à ce qu'il y ait assez de liquidités pour les employés et les fournisseurs basés en Europe....

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Crise de l'euro: nous, le peuple européen

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SORTIE DE CRISE - Les Européens devraient à la fois voter ensembles aux élections européennes pour des listes intégralement européennes et voter davantage pour élire des responsables européens importants.

 

Les déclarations de Mario Draghi se disant prêt à tout pour sauver l'Euro posent de manière emblématique la double nature politique et économique de la crise que nous traversons. Il aura donc fallu que le système bloqué s'ouvre de l'intérieur et que les tenants du monétarisme, eux-mêmes, en viennent à contredire leurs principes pour renflouer les banques, pour que le tabou de la monétisation des dettes souveraines vole bien heureusement en éclat. Devenue prêteur en dernier ressort de fait, la banque centrale ne pouvait pas durablement au nom même de l'application de ses principes, condamner durablement la création de masse monétaire pour les Etats et soutenir sans limite les banques.

La déception quant aux précautions soudaines de Mario Draghi a été à la hauteur des espoirs nés de sa déclaration. Cette valse-hésitation n'est pourtant pas surprenante. Elle dénote des contradictions profondes entre, d'une part, les orientations économiques vers lesquelles se dirige l'Union européenne, avec un policy mix restrictif tant au niveau budgétaire que monétaire et, d'autre part, la nécessité pour la BCE de se transformer en prêteur en dernier ressort européen. M. Draghi a donc été obligé, tant vis-à-vis des marchés, que des responsables politiques d'envoyer un véritable ballon-sonde pour tester jusqu'où s'étendait la paroi de verre qui le retient d'adopter "tous les moyens nécessaires pour sauver l'Euro".

Comme attendu, il a dû effectuer un prudent mouvement de recul, mais l'espace de temps entre son intervention et sa mise en retrait a été suffisant pour montrer que tous les acteurs institutionnels sont prêts, y compris les marchés, pour un enrichissement des missions de la BCE dans le sens d'une politique plus pragmatique.

La cause est donc entendue : la conception souple et pragmatique de François Hollande l'a emporté culturellement en Europe et fait sauter bien des verrous. M. Draghi n'en était pas un des moindres. Cette victoire culturelle s'accompagne cependant d'un statu quo dans les faits qu'il convient d'analyser comme une crise du mécanisme juridique et politique de régulation des rapports entre les acteurs du système européen....

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Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives

Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Nous voulons garder l'euro, mais nous ne sommes pas en mesure de dire si celui-ci va survivre au vu des mesures d'austérité néfastes qui sont prises actuellement" en Europe, a déclaré le leader socialiste, Emile Roemer.

 

Jusqu'alors adeptes d'une ligne dure en matière de discipline budgétaire, les Pays-Bas sont entrés de plain-pied dans la campagne pour les législatives du 12 septembre avec, pour favoris, des socialistes insurgés contre l'austérité "insensée". "La seule chose qu'un gouvernement puisse faire par ces temps de crise, c'est stimuler l'économie", a déclaré le leader socialiste Emile Roemer dans un entretien à l'AFP, dimanche 19 août, à l'occasion du lancement officiel de sa campagne : "Surtout pas d'austérité insensée !"

Le SP souhaite ramener le déficit public sous la limite européenne des 3 % en 2015 seulement, contre 4,7 % en 2011, alors que Bruxelles l'exige dès 2013. "Si le Parti socialiste entre au gouvernement avec au moins un ou deux autres partis de gauche, les Pays-Bas ne suivront plus l'Allemagne, qui pousse uniquement pour l'adoption de mesures d'austérité", assure à l'AFP André Krouwel, politologue à l'université libre d'Amsterdam (VU) : "Nous nous alignerons plus sur les Français par exemple."...

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Zone euro : l'économie s'est contractée de 0,2 % au 2e trimestre

Zone euro : l'économie s'est contractée de 0,2 % au 2e trimestre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si les prévisions des analystes se confirmaient au troisième trimestre (- 0,3 %), l'union monétaire entrerait officiellement en récession.

 

Sans surprise, la zone euro a vu son activité se contracter légèrement au deuxième trimestre et se rapprocher de la récession, qu'elle a évitée de justesse depuis le début de la crise de la dette. Selon une première estimation publiée mardi 14 août par l'office européen de statistiques Eurostat, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre, après avoir stagné au trimestre précédent. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB a enregistré une baisse de 0,4 % dans la zone euro.

Ces chiffres sont conformes aux attentes des analystes mais révèlent toutefois des grandes disparités entre pays, certains s'enfonçant dans la récession comme l'Espagne (- 0,4 % au deuxième trimestre), l'Italie (- 0,7 %) et Chypre (- 0,8 %), tandis que d'autres se montrent résistants, comme l'Allemagne, dont l'économie a crû de 0,3 % au deuxième trimestre et ce, malgré un léger ralentissement.

Du côté des points négatifs, l'économie s'est fortement contractée en Belgique (- 0,6 % au deuxième trimestre) et en Finlande (- 1 %), deux pays qui s'étaient jusqu'ici montré résistants – preuve que la crise de la dette continue de s'étendre au sein des 17 pays de la zone euro....

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C'est un miracle multiethnique qu’il faut à l’Europe | Slate

C'est un miracle multiethnique qu’il faut à l’Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pourquoi les Polonais juifs, les Allemands noirs et les Italiennes voilées sont les meilleurs espoirs du continent.

Quand on parle de la crise européenne, c’est désormais quasi toujours de l’euro dont il est question. Evidemment. Si les dirigeants européens ne parviennent pas à mettre un terme à la lente descente aux enfers de la monnaie unique, elle pourrait se désintégrer et emporter avec elle la prospérité du continent.

Mais s’ils étaient honnêtes envers eux-mêmes, ils admettraient que la crise financière n’est pas la seule ombre au tableau de la future prospérité européenne. L’Europe est sur le point de connaître une crise démographique et elle n’est guère mieux préparée à ce lent désastre qu’elle ne l’était à l’effondrement potentiel de sa monnaie.

Première cause de cet autre danger qui guette inexorablement l’Europe: le vieillissement et le déclin de la population de beaucoup de ses pays. Certains Etats, comme la France et le Royaume-Uni, sont peu concernés...

 

La seule façon réaliste d’éviter les effets catastrophiques de la dépopulation sur l’économie européenne serait d’accepter une immigration massive. Mais les niveaux d’immigration nécessaires pour y parvenir sont stupéfiants. Pour deux raisons. D’abord parce que les projections de population actuelles sont déjà basées sur des niveaux d’immigration élevés. L’estimation du Bureau allemand des statistiques par exemple, celle qui prédit qu’il ne restera que 65 millions d’habitants dans le pays en 2060, repose sur l’hypothèse d’un afflux net de 100.000 étrangers par an. Avec zéro immigration nette, la population allemande déclinerait plus vite encore, le pays ne compterait plus que 58 millions d’habitants en 2060.

Ensuite parce que, pour les pays européens, atteindre ces niveaux d’immigration nette sera beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. En moyenne, autour de 700.000 Allemands par an ont quitté leur pays ces dix dernières années. Bref, l’Allemagne a besoin d’accueillir plus d’un demi-million de nouveaux arrivants chaque année juste pour compenser l’émigration. Pour contrebalancer la perte de population due à la faible natalité, il faudrait certainement plus d’un million d’immigrants en plus, chaque année, pendant un demi-siècle....

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La Roumanie contre l'Europe ?

L'Europe est déjà déstabilisée par la crise de l'euro. Récession oblige, son image ne cesse de se dégrader dans l'opinion : 52 % d'opinions favorables en 2007, dans les 27 pays membres ; à peine plus de 30 % aujourd'hui. Elle n'avait pas besoin d'un autre coup porté à son image - celle d'un astre déclinant. La voilà pourtant affectée d'un mal nouveau et contagieux qu'elle ne devrait pas tolérer, sauf à perdre encore un peu plus de son sens et de sa pertinence.

Il a un nom : la régression de la démocratie chez certains des membres de l'Union issus du bloc communiste. Cela a commencé il y a deux ans en Hongrie avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Viktor Orban. C'est maintenant au tour de la Roumanie de violer sinon la lettre, du moins l'esprit des traités fondateurs de l'Union.

A Bucarest, le coupable n'est pas la droite, comme à Budapest, mais la gauche. Le gouvernement socialiste de Victor Ponta vient de se livrer à une manière de "coup d'Etat légal" des plus inquiétants. Quel que soit l'habillage juridique piteusement mis en avant par les amis de M. Ponta, le résultat est le même : on est à l'opposé de ce qu'on est en droit d'attendre de la part d'un pays membre d'un club qui se veut un modèle de pratiques démocratiques...

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Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter

Questions sur l'Europe: Bilan du sommet de Bruxelles / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Crise de l’euro, dette, le sommet de Bruxelles a-t-il accouché d’une souris ou de nouvelles avancées ?

Le sud a-t-il réellement fait plier l’Allemagne. Quelles conséquences pour la France des décisions prises à Bruxelles à l’heure ou le gouvernement installe une politique de rigueur.

Invités :

- Andreas SCHWAB, membre du bureau du Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens)

- María MUÑIZ DE URQUIZA, membre du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen

- Rui TAVARES, membre du Groupe des Verts/Alliance libre européenne

- Marielle de SARNEZ, Vice-présidente du Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

 

Durée de l'émission: 34'55''

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Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne...

Crise grecque : l'adieu à la classe moyenne... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La société grecque est en pleine mutation. D'après notre blogueur associé Panogiotis Grigoriou, on observe de moins en moins de mixité sociale dans les rues d'Athènes.

Il va jusqu'à affirmer que la situation mènera à une disparition pure et simple de la classe moyenne...

 

Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir (21/09). Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio : on apprend alors que «Samaras résiste, la preuve : il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka», ou sinon au contraire que «tout serait suspendu aux élections américaines». Il n'en est rien en réalité, et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui n'accordent plus tellement d'importance aux états d'âme des journalistes. «Bien plus encore lorsque les temps sont sombres et qu'il convient d'avoir des choses la plus large vision possible», dira le poète (Elytis). Sauf que cette vision nous fait encore défaut. Les sujets grecs, réalisent du moins que les «grands» journalistes, dépendent du... «tiers-payant» de la bancocratie, et par conséquent, de sa mise en scène tirant parti des jeux d'ombre et de lumière pour nous subjuguer. Ils en deviennent (les) placébos, ou (les) puissants psychotropes, c'est selon, surtout dans cette usure accélérée et finalement la mort (dans toutes ses étapes) que nous constatons chaque jour autour de nous. Âge alors des extrêmes à répétition après un court répit. Pour l'homme, les temps furent toujours hélas maigres et il faut sans cesse lutter pour (provisoirement) éliminer toute forme de boursouflure et de démesure. Comme avec le méta-capitalisme que nous digérons en ce moment avec ses écorces et ses noyaux. Éliminer donc... si possible...

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Surprise, on n'est pas sorti de la crise !

Surprise, on n'est pas sorti de la crise ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après une période de trêve relative et d’optimisme, les marchés semblent vouloir sanctionner à nouveau les pays les plus fragiles de la zone euro, et les tensions sociales se ravivent.

Ceux qui pensaient que de modestes changements de politique allaient résoudre une crise structurelle se sont lourdement trompés, explique un économiste. Par Mario Deaglio, de La Stampa de Turin.

 

L’arrivée de l’automne le 23 septembre, a sonné non seulement la fin de l’été pour le commun des mortels, mais aussi pour les marchés financiers. De Tokyo à New York, en passant par l’Europe, les cours de la bourse sont presque partout en net repli.

Que se passe-t-il ? Les marchés internationaux paient le prix de la fin de trois illusions qui les ont accompagnés au cours de l’été. La première, plutôt infantile mais néanmoins très répandue, pourrait s’appeler "l’illusion de la baguette magique". Il s’agit d’une déformation mentale qui conduit à penser que les gouvernements et les banques centrales sont capables, en l’espace de quelques semaines ou de quelques mois, d’inverser des tendances négatives enracinées depuis des années. Il suffirait pour cela d’une petite disposition règlementaire de quelques lignes, de l’amendement de quelques lois peu pratiques et tout repartira comme avant ; le jardin des délices (financiers) se remettra à produire ses fruits merveilleux.

En réalité, la crise que nous vivons depuis cinq ans est un phénomène bien plus grave, ses bacilles se retrouvent partout ou presque, dans l’économie et dans la société, et pas seulement dans les cours de la bourse. Et il faudra des années pour en venir à bout, si tant est que ce soit possible. Les mesures d’assainissement sont un parcours semé d’embûches. Les acteurs des marchés financiers qui ne veulent pas le croire risquent d’en être pour leurs frais.

La deuxième illusion des marchés est liée à la première et veut que, baguette magique ou non, le remède capable de faire repartir l’économie réelle soit déjà trouvé – lequel aurait des répercussions immédiates et positives sur la bourse. En réalité, les remèdes proposés sont au nombre de deux et, pour l’instant, aucun n’apporte de solution : le premier est l’injection massive de liquidités, solution retenue par les Américains, qui permet tant bien que mal de maintenir l’économie américaine à flot mais s’avère incapable de la faire véritablement repartir ; le second est le mélange européen d’austérité budgétaire (aujourd’hui) et de mesures de relance de la production avec des comptes publics assainis (demain)...

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Londres et l'UE proches du point de non-retour

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José Manuel Barroso, Herman Van Rompuy et aujourd'hui, un groupe de onze ministres des Affaires étrangères, tout le monde semble considérer que la solution pour sortir de la crise passe par une plus grande intégration.

La Grande-Bretagne, elle, continue de faire bande à part, et le fossé qui la sépare de l'UE risque bien de devenir infranchissable, écrit le spécialiste des questions européennes du Guardian, Ian Traynor.

 

Il est impossible de savoir quand et comment tout cela va se terminer. Mais au fil des semaines, alors que l’Europe s’enlise dans sa crise la plus grave, il devient de plus en plus évident que la Grande-Bretagne et le reste de l’Union européenne s’orientent dans des directions nettement différentes.

Les esprits y ayant été préparés par près de trois ans de crise de l’euro, Berlin réclame depuis des mois que l’on revienne sur les traités de l’UE afin de favoriser une grande mise en commun – ou un abandon, c’est une question de point de vue – de la souveraineté nationale pour ouvrir la voie à fédéralisation de la zone euro. Cela reviendrait à mettre en place un gouvernement central pour dix-sept pays, et peut-être plus, qui se verrait doté de pouvoirs dans le domaine fiscal et budgétaire. Ce dont Londres ne veut pas entendre parler.

 

La semaine dernière, la Commission européenne a approuvé le projet allemand, tout en dévoilant une législation problématique qui fait de la BCE le gendarme du secteur bancaire de la zone euro. Et la Grande-Bretagne ne veut pas en être non plus.

Le 18 septembre, le ministère allemand des Affaires étrangères a étendu son idée de fédéralisation de l’économie aux domaines des relations internationales et de la défense, dix autres ministères des Affaires étrangères lui emboitant le pas, soigneusement choisis pour incarner l’Europe moyenne hors Royaume-Uni. Des petits pays, des grands, des membres de la zone euro et d’autres, des Etats occidentaux fondateurs et d’autres plus nouveaux, d’Europe de l’Est. Il est probable que ce consensus qui rassemble onze pays va enfler jusqu’à représenter la majorité des 27. Et là encore, la Grande-Bretagne se distinguera. Parmi les onze, citons l’Allemagne et la France, les plus puissants, mais aussi l’Italie, l’Espagne et la Pologne, les plus grands Etats de l’UE après la Grande-Bretagne.

Autrement dit, l’isolement de Londres va en se confirmant, tandis que le gouffre entre les deux rives de la Manche devient de plus en plus insurmontable. Plus à regret que par colère....

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Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse

Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a mis fin à la première partie de la "guerre d’unification" européenne. Mais aujourd’hui s’ouvre une nouvelle phase : celle de la bataille pour convaincre les politiques nationaux d’accepter le transfert de souveraineté nécessaire à l’UE de demain. Par Andrea Bonanni, de la Repubblica à Rome.

 

Comme dans un jeu vidéo au scénario cauchemardesque, l’Europe a évité l’énième piège qui la menaçait et peut désormais accéder au niveau supérieur après avoir récupéré enfin ce "bazooka" anti-spéculation qu’elle attendait depuis un an.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé que le nouveau fonds de sauvetage, le MES [Mécanisme européen de stabilité], n’enfreignait pas les prérogatives souveraines du parlement national. Les juges ont posé, c’est vrai, quelques conditions qui renforcent implicitement l’hégémonie allemande sur les affaires européennes, mais qui ne sont pas aussi dures qu’on aurait pu le redouter.

La sentence de Karlsruhe met sans doute fin à la première phase, la plus sanglante, de cette guerre d’unification européenne qui s’est heureusement livrée sur les marchés et non plus dans les tranchées. Mais il s’en ouvre une autre, plus délicate encore. Parce que la bataille s’étend aujourd’hui de la sphère économique à la sphère politique : depuis les institutions financières, elle gagne les parlements, les gouvernements, les bureaux de vote où, dans les années qui viennent, les démocraties seront appelées à décider de l’avenir du continent.

Grâce au courage et à la clairvoyance [du président de la BCE] Mario Draghi et aux décisions des chefs de gouvernement, aussi tardives fussent-elles, la zone euro a démontré dans les faits qu’elle jugeait l’euro "irréversible", comme le dit la BCE. Et s’est dotée des instruments nécessaires pour soutenir la monnaie unique. Cependant, ce serait une erreur grossière de croire que la guerre est gagnée. Le défi de la crédibilité de l’Union est simplement passé au niveau supérieur : il est passé de l’euro à l’Europe elle-même, de la monnaie au souverain qui la frappe. Et ce souverain se montre à l’heure qu’il est pour le moins indécis, et donc peu crédible.

L’urgence n’est donc pas derrière nous. Mais la nouvelle bataille qui s’engage est entièrement politique. Et se jouera simultanément à trois niveaux au moins.....

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POLOGNE • Vers un pays de vieux ?

POLOGNE • Vers un pays de vieux ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis son adhésion à l'Union européenne, la situation démographique déjà inquiétante de la Pologne s'aggrave, les jeunes choisissant d'émigrer avec leurs enfants ou de les élever à l'étranger.

Le système social du pays pourrait pâtir de cette catastrophe démographique à venir.

 

Lorsque la Pologne est entrée dans l'Union européenne en 2004, le pays a commencé à perdre une partie de la génération venue au monde lors de la poussée démographique de la fin des années 70 et du début des années 80. Partis à la recherche d'une meilleure qualité de vie, ces gens ont trouvé à l'étranger ce qu'ils cherchaient. Et leurs enfants, tout d'abord laissés au pays, sont en train de les rejoindre. Selon le dernier recensement national, en mars 2011, deux millions de Polonais [sur 38,5 millions d'environ] se trouvaient à l'étranger. 11 % d'entre eux étaient des enfants de moins de 14 ans. Mais selon les estimations de l'économiste et démographe Krystyna Iglicka, le nombre de ces enfants pourrait atteindre en réalité 300 000, soit 35 % de plus que les chiffres officiels.

"A terme, aucune famille ne peut fonctionner normalement quand ses membres restent séparés trop longtemps", explique Agata Zygmunt, démographe à l'Université de Silésie de Katowice, qui souligne que les politiques familiales des pays hôtes de l'émigration polonaise favorisent ce regroupement. "En Grande-Bretagne ou en Allemagne, les familles peuvent compter sur une meilleure aide sociale qu'au pays. Les allocations sont plus importantes, il est aussi plus facile de trouver une place à la crèche ou à la maternelle", énumère Mme Zygmunt....

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La Bulgarie pourrait griller la politesse à la Roumanie

La Bulgarie pourrait griller la politesse à la Roumanie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Bulgarie va-t-elle faire son entrée dans l’espace Schengen sans la Roumanie, alors que le dossier des deux pays a toujours été lié depuis leur adhésion à l’UE en 2007 ? La question se pose après les récentes déclarations de deux responsables de la Commission européenne.

"Vous êtes prêts pour Schengen", résume le quotidien populaire bulgare Standart après la visite à Sofia du président de la Commission européenne, le 31 août. José Manuel Barroso a déclaré que “le problème de l’adhésion de la Bulgarie à l’espace Schengen devrait être tranché en faveur des voisins situés au sud [de la Roumanie], car eux remplissent les critères”, laissant entendre que la Bulgarie pourrait prochainement faire partie de l’espace européen de libre circulation.

 

Le quotidien Monitor explique que "la question de l'adhésion bulgare à Schengen va être de nouveau examinée lors du conseil des ministres de la Justice et de l'Intérieur, à Bruxelles les 20 et 21 septembre. Selon des experts bulgares, Sofia recevra le feu vert à son adhésion et cela malgré les critiques grandissantes envers la Roumanie. Il y a un mois, l'ambassadeur des Pays Bas à Sofia, Karel Van Kesteren, s'est engagé à ce que son pays ne fasse plus obstruction à l'entrée de la Bulgarie dans Schengen"...

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Notre vraie communauté européenne

Notre vraie communauté européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'union fiscale pour compléter la monnaie commune est le seul moyen de sortir de la crise, reconnaît l'écrivain allemand Martin Walser.

Mais il ne faut pas oublier que la véritable Europe a toujours été une communauté d'apprentissage qui respecte les différences culturelles.

 

Tous les soirs, on nous divertit à coups de points de vue sur la crise. Chez moi, l’effet produit est le suivant : j’écoute chaque expert pour voir s’il veut (encore) de l’Europe ou si, au contraire, il entend nous faire revenir à une multiplicité de devises nationales, sans l’euro.

Seuls ont mes suffrages ceux qui souhaitent que l’Union européenne soit aussi une union monétaire. L’euro est là. Il est plus qu’une devise. Qu’aujourd’hui un pays européen puisse se trouver contraint de quitter l’euro, de revenir à l’âge des devises nationales, de redevenir le jouet de toutes les spéculations, est un scénario cauchemardesque.

Voilà des années de cela, le conservateur suisse Christoph Blocher a déclaré, au sujet de la Suisse, qu’une union monétaire ne saurait fonctionner sans union budgétaire. Ce dont nous avons entre-temps tous fait l’expérience, sur un plan financier. Heureusement, nous avons osé l’union monétaire en l’absence d’union budgétaire. Laquelle doit être créée aujourd’hui, a posteriori. Si cette union n’est pas irréalisable sur un plan pratique, elle ne sera pas le résultat d’une vision, mais d’une législation construite pas à pas. Et voilà qu’un expert grandiloquent demande si la monnaie unique doit contraindre les Européens à "aplanir leurs différences culturelles" !

Une monnaie commune assortie d’une comptabilité coordonnée ne nivellera pas plus les différences culturelles et mentales que ne le font des langues étrangères dominantes. Comme aucun autre continent, l’Europe a derrière elle une longue tradition de l’inter-apprentissage et de l’inter-compréhension.

S’il est un point sur lequel les économistes n’ont pas à s’inquiéter, ce sont bien les différences culturelles. Celles-ci sont si anciennes, tellement inébranlables, que l’économie peut être régulée en toute sérénité. Responsabiliser les Etats en vue d’une gestion communautaire de l’économie, voilà l’objectif. Aujourd’hui, tous appellent de leurs vœux une régulation des marchés financiers. Où la BCE jouerait le rôle d’une instance centrale capable de s’adapter à chaque situation. C’est suffisant.

Nous avons derrière nous plusieurs siècles au cours desquels se sont développés des idéaux communs. Je ne suis pas impressionné par les gens qui entendent me démontrer que nous ne pouvons pas nous permettre cette Union pour telle ou telle raison....

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La Grèce réclame un délai de grâce

La Grèce réclame un délai de grâce | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Berlin demain, à Paris samedi, le Premier ministre grec cherchera à adoucir les exigences européennes. Le point sur la situation du pays, et sur les grandes échéances à venir.

 

Par DOMINIQUE ALBERTINI

Sur le point de recevoir – séparément – le Premier ministre grec Antonis Samaras, Angela Merkel et François Hollande se retrouvent à Berlin, ce jeudi. Les deux dirigeants doivent accorder leurs violons, notamment sur l'octroi d'un délai supplémentaire à Athènes pour revenir à l'équilibre budgétaire. A l'approche d'un mois de septembre décisif, voici les principaux enjeux de la période à venir....

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Alerte maximale sur l'euro

Alerte maximale sur l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'austérité a déclenché une récession européenne dont il sera difficile de sortir à court terme.

 

L'euro est-il moribond ? La question qui court depuis des mois atteint ces jours-ci une acuité décisive. L'Allemagne, qui a subi dix ans de réformes impopulaires et de baisse du pouvoir d'achat avant de se redresser, rechigne légitimement à financer ses voisins moins rigoureux.

La proximité des élections générales interdit à Angela Merkel toute concession importante. Derrière le "nein" germanique, motivé par les efforts consentis par toute une population, on trouve des pays encore plus raides dans leurs convictions libérales, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Finlande ou des pays baltes, qui bloquent sans état d'âme tout assouplissement de la rigueur exigée des pays en difficulté.

L'hiver financier étant venu en plein été, les fourmis, c'est le moins qu'on puisse dire, ne sont pas prêteuses. Quant à la Banque centrale européenne, surveillée étroitement par les orthodoxes allemands et les dogmatiques de la finance, elle se refuse toujours à monétiser la dette, seule solution pour amortir la crise en cours.

 

Cette prédominance de l'austérité a déclenché une récession européenne dont il sera difficile de sortir à court terme et qui rendra le remboursement de la dette encore plus malaisé. Du coup les souffrances sociales et les efforts financiers imposés aux pays du sud risquent de devenir insupportables.

La Grèce, dont le PIB plonge verticalement depuis des années, vit l'enfer économique de la déflation sans pouvoir rembourser plus sa dette qu'il y a cinq ans, en dépit des aides européennes largement prodiguées. L'Espagne et l'Italie doivent se refinancer à des taux d'intérêts usuraires qui accroissent sa dette au lieu de la réduire. Hybride nord-sud, la France garde son crédit mais pâtit d'un ralentissement économique mortifère...

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Faut-il craindre de nouveaux attentats en Europe ? | La-Croix.com

Faut-il craindre de nouveaux attentats en Europe ? | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Trois membres présumés d’Al-Qaida ont été arrêtés mercredi en Espagne, soupçonnés de préparer un attentat et disposant de matériel capable de « détruire un autobus », ont annoncé hier les autorités espagnoles.

 

Plusieurs coups de filets dans les milieux djihadistes ont été menés depuis les attentats du 11 mars 2004. Mais c’est la première fois que Madrid fait état, de manière aussi précise, d’un projet d’attentat déjoué.

Décryptage avec Mathieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université de Toulouse 2.

 

« Cette affaire est à prendre au sérieux. Ces dernières années, les autorités espagnoles ont déjà procédé à des arrestations dans la mouvance djihadiste. Cette fois-ci, elles ont aussi découvert des éléments matériels, comme des explosifs, et établi des liens avec un groupe islamiste important basé au Pakistan, Lashkar-e-Taïba. L’autre élément important est la date : il ne faut pas oublier que les attentats du 11 septembre 2001 ont été préparés au mois d’août. Depuis, les services secrets sont très vigilants à cette époque de l’année, et restent sur le pont. D’autant qu’il s’agit du onzième anniversaire des attentats contre New York et Washington, et que cette mouvance est attachée au symbole. Enfin, de nombreux militants estiment également que la mort de Ben Laden n’a pas été vengée…...

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Face à la crise, l'Europe mobilise ses institutions

Un plan de bataille sera présenté en décembre...

La menace plane maintenant sur le coeur de la zone euro. L'Espagne et l'Italie - qui pèsent à elles deux 30 % du PIB de la zone - sont douloureusement touchées, alors que la Grèce fait toujours face à de sérieux problèmes. Les 100 milliards d'euros mobilisés récemment pour soutenir le secteur bancaire espagnol illustrent l'ampleur des défis et la volonté politique d'y trouver des réponses.

La perspective d'une réelle union monétaire et économique est tout aussi décisive. Elle porte l'espoir d'une résolution de la crise. Après une trentaine de sommets, une formule crédible a enfin été trouvée : les institutions européennes compétentes - Conseil européen, Commission, Eurogroupe, Banque centrale européenne (BCE), avec consultation du Parlement européen - travaillent sur un plan de bataille global contre la crise. Elles livreront leurs conclusions dans un rapport présenté au Conseil européen en décembre. Il s'agit d'un développement majeur comparable à la rédaction du plan Delors à l'origine du lancement de la zone euro en 1988.

La méthode est innovante puisqu'elle donne une unité d'action à une Europe mobilisée collectivement dans un projet ambitieux. C'est une première.

Cette feuille de route vise à pallier les handicaps dont la zone euro souffrait depuis sa naissance en lui permettant de s'appuyer sur ses deux piliers, économique et monétaire. Elle comportera des propositions concrètes sur l'ensemble des dimensions-clés : une intégration financière, à la fois bancaire et budgétaire, un cadre de politique économique intégré et un renforcement de la légitimité démocratique. Preuve de cette ambition, le rapport préliminaire présenté en juin ouvre la porte à une supervision bancaire intégrée au niveau européen.

Mais le succès de cette feuille de route dépendra in fine des décisions politiques qui seront prises par les chefs d'Etat et de gouvernement....

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Union Européenne: il faut encore compter avec Paris

Union Européenne: il faut encore compter avec Paris | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les difficultés économiques de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, ou les complexités du processus décisionnel en Allemagne, ont attiré l'attention ces derniers temps.

Mais s’il y a bien un pays qui demeure crucial pour l'avenir de l’Europe, et où le débat sur l'UE peut être ravivé, c’est la France de François Hollande. José Par Ignacio Torreblanca, d'El Pais. Traduction: Sophie Courtois.

 

Face à la virulence de la crise de la dette et à l’instabilité qui s’est emparée de la zone euro ces derniers mois, tous les yeux se sont tournés vers l’Espagne et l’Italie. Après l’intervention en Grèce, au Portugal et en Irlande, la question que tout le monde a fini par se poser était de savoir jusqu’où et jusqu’à quand les gouvernements de Mariano Rajoy et de Mario Monti supporteraient la pression. Que se passerait-il dans l’hypothèse où l’on en viendrait à une intervention totale en Espagne et/ou en Italie ?...

 

La question de l’union politique est revenue inopinément entre les mains de la gauche française, alors que l’on pensait que le référendum sur la Constitution de 2005 l’avait définitivement enterrée. M. Hollande fait face à ce défi dans une position qui n’a rien d’enviable.

D’une part, près des deux tiers des électeurs qui l’ont porté au pouvoir ont voté contre la Constitution européenne en 2005. D’autre part, la situation difficile des finances publiques en France, soulignée par la Cour des comptes cette semaine, a une conséquence inévitable : les discussions autour de la phase suivante de l’union économique et politique coïncideront temporairement avec une batterie de coupes budgétaires importantes, qui seront politiquement et socialement désavouées....

 

Le défi de M. Hollande consiste donc à parvenir à une Europe plus efficace, ce qui demande davantage d’intégration et par conséquent l’abandon d’une part de souveraineté, mais dans laquelle la diversité des modèles économiques et sociaux est aussi respectée, sans être étouffée. Ce ne sera pas une tâche facile, la France d’aujourd’hui étant bien en-dessous de l’Allemagne.

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