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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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En Europe, la crise a précipité une refonte générale des retraites

Si la France en est à sa quatrième réforme en dix ans, la pérennité des sytèmes de retraite s'est posée de façon aiguë en europe depuis le début de la crise. Tour d'horizon des pensions.

 

En France, il a été porté en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 60 à 62 ans, à raison d'une augmentation de quatre mois par an jusqu'en 2018. Pour prétendre à une retraite sans décote, il faudra atteindre 67 ans. En Allemagne, l'âge légal est actuellement de 65 ans, pour atteindre progressivement un départ à 67 ans en 2029, selon la loi en vigueur de janvier 2012. Mais la différence la plus criante entre les deux systèmes repose sur la durée de cotisation.

Un Français qui commence aujourd'hui à travailler à 25 ans devra cotiser 41 ans et demi pour toucher une pension complète sans décote, qu'il atteindra au minimum à 66 ans (excepté s'il bénéficie d'un régime lié à la pénibilité).

Marisol Touraine envisage d'ailleurs la possibilité de suivre la préconisation du rapport Moreau sur l'avenir des retraites concernant un rallongement de la durée de cotisation en vue de la loi sur les retraites prévue en septembre, sans fournir de chiffre à l'appui.

Outre-Rhin, la durée de cotisation demeure inchangée, fixée à 45 ans. Les salariés allemands qui ont cotisé 35 ans peuvent également partir à la retraite à 63 ans, en subissant une décote. Selon Eurostat, l'âge effectif de départ à la retraite en Allemagne en 2012 est d'un peu plus de 62 ans, si bien que le taux d'emploi des seniors reste l'un des plus hauts d'Europe, estimé à 59,9 % en 2011....

 

La cure d'austérité en Europe du Sud s'est traduite uniformément par une hausse de l'âge légal de départ à la retraite dans chacun des pays. Ainsi, en 2011, l'Espagne a voté un recul de l'âge de départ de 65 à 67 ans à l'horizon 2025. En décembre de la même année, le gouvernement de Mario Monti, sous la pression de Bruxelles, avait introduit en Italie dans son plan de rigueur la fixation à 66 ans de l'âge de la retraite pour les hommes et à 62 ans pour les femmes.

En Grèce, fortement endettée et sous l'œil soucieux du FMI et de la Commission, c'est une loi de 2010 qui instaure l'alignement, de 60 à 65 ans, de l'âge de départ des femmes sur celui des hommes d'ici à fin 2013, en plus d'une baisse des pensions jusqu'à 20 %. En mai, le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, à soumis l'idée d'une hausse de un an du même indicateur, soit de 65 à 66 ans pour les années à venir.

Si la durée de cotisation pour obtenir une pension pleine n'excède guère 35 années en Espagne et en Italie, 40 au Portugal et en Grèce d'ici à 2015, ces chiffres masquent une autre réalité : celle d'un chômage record qui touche de plein fouet les seniors. Du côté de Rome et d'Athènes, selon les chiffres 2011 d'Eurostat, ils sont plus des deux tiers sans emploi entre 55 et 64 ans et partent en moyenne à la retraite respectivement à l'âge de 60 et 61 ans environ...

 

Les pays d'Europe centrale, touchés par une forte hausse du chômage, n'ont pas contrevenu à la règle d'une réforme en profondeur de leur système de retraite. En Hongrie, où la pension moyenne de retraite s'élève à 358 euros en 2012 selon une étude du Trésor, l'âge l'égal va passer de 62 à 65 ans entre 2014 et 2021. Il faut aussi 40 annuités pour recevoir une retraite équivalente à 66 % du salaire brut moyen.

Idem pour la République tchèque, dont l'originalité comprenait la création en 2011 de fonds privés d'assurance-retraite pour alléger le fardeau du financement public.

La Pologne, qui prévoit que la moitié de sa population aura plus de 50 ans en 2040, a également durci l'ouverture des droits à la retraite en 2012 de 65 à 67 ans, soit le seuil le plus élevé avec le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne....

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Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations

Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si des responsables européens ont critiqué le recours à la force par la police turque, ils se sont gardés de remettre en cause le processus, qui piétine déjà depuis plusieurs mois.

 

L'embrasement de la rue turque depuis le 1er juin contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan crée un certain embarras au niveau de l'exécutif européen. Au cours d'une conférence, vendredi 7 juin, sur les relations entre la Turquie et l'UE, M. Erdogan, de retour d'un voyage offciel de trois jours, s'est dit ouvert aux "exigences démocratiques" tout en rejetant les actions violentes.

Depuis Istanbul, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, avait dénoncé le recours à la force par la police qui "n'a pas sa place dans une démocratie", appelant la Turquie "à ne pas abandonner ses valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme". La chancelière allemande, Angela Merkel, elle, a dit compter "sur le fait que l'on discute des problèmes avec les jeunes du pays, et qu'aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Face à ces accusations, M. Erdogan, qui refuse toujours de revenir sur le projet immobilier à Istanbul qui a cristallisé les rancœurs, a répondu :

"Des événements similaires se sont produits dans plusieurs autres pays, en Grèce, en France, en Allemagne. Ce sont tous des pays en l'Union européenne. Que diront ceux qui essaient de nous faire la leçon d'Occupy Wall Street ?"


Pour autant, les responsables européens se sont gardés de remettre en cause le processus d'admission de la Turquie dans l'Union européenne. "Si elle se poursuit à ce rythme, il faudra cinquante ans pour l'achever" déplorait le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, alors que la négociation sur une éventuelle adhésion a débuté à la fin 2004.

De fait, les négociations piétinent depuis des mois, en raison de l'hostilité de pays européens, notamment la France et l'Allemagne, à une pleine adhésion turque. Partisans et adversaires d'un élargissement, à terme, à la Turquie se trouvent confortés dans leur point de vue : pour les premiers, seul un ancrage européen permettra à ce pays de 76 millions d'habitants de progresser réellement vers la démocratie ; pour les seconds, la révolte populaire et la réponse qui lui est donnée confirment que ce régime n'a pas la capacité d'intégrer l'Union et d'adhérer à ses principes....


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Malte, prochain détonateur d'une crise européenne ?

Malte, prochain détonateur d'une crise européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le plus petit Etat de l'Union européenne est exposé aux risques d'un secteur bancaire qui pèse presque autant que celui de Chypre ou de l'Irlande avant que ces derniers ne sombrent dans la crise.

 

Un nouveau départ de feu dans la crise (les crises) européenne(s) ? C'est un risque que relève une étude de Natixis, publiée mardi 30 avril. "Malte présente de troublantes similarités avec Chypre, affirme l'économiste de la banque française Alan Lemangnen : petite économie très ouverte, l'archipel s'est progressivement spécialisé dans les services d'intermédiation financière pour devenir l'une des principales places offshore de la zone euro."

Son système bancaire, le deuxième plus gros en Europe derrière le Luxembourg, pèse près de huit fois le produit intérieur brut de l'île (qui ressortait à 6,8 milliards d'euros en 2012, soit 0,08 % du PIB de la zone euro), un poids trop important pour pouvoir être englobé dans un plan de sauvetage.

"Le système fiscal maltais, très accommodant, a permis de capter de nombreux dépôts non résidents, lesquels ont massivement afflué dans la lignée de l'entrée du pays dans l'UE" (en 2004), explique Alan Lemangnen. Résultat : le système est rapidement devenu hypertrophié, et un sauvetage serait insoutenable pour un gouvernement qui reste aux prises avec une politique de consolidation budgétaire (Malte était en procédure pour déficit excessif auprès de la Commission européenne jusqu'en février dernier).

 

"Un scénario à la chypriote serait des plus probables, conclut Alan Lemangnen, si un sauvetage devait être envisagé". En d'autres termes, des contreparties draconiennes demandées aux épargnants (en grande partie étrangers), notamment une ponction possible sur les comptes bancaires...

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Selon le FMI, la zone euro demeurera l'homme malade de la planète en 2013

Selon le FMI, la zone euro demeurera l'homme malade de la planète en 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La fracture entre pays développés et émergents a laissé la place à une économie mondiale à trois vitesses, estime le FMI.

 

La reprise de l'économie mondiale évolue désormais à trois vitesses, selon les prévisions publiées mardi 16 avril à Washington par le Fonds monétaire international (FMI). Jusqu'au début de l'année 2013, la situation était duale : les pays émergents et en développement connaissaient des taux de croissance nettement supérieurs à ceux des économies dites avancées.

Aujourd'hui, derrière un taux de croissance mondial de 3,3 % en 2013 et 4 % en 2014, le Fonds distingue trois types d'évolution : un groupe de pays en développement ( + 5,3 % en 2013 et + 5,7 % en 2014) qui parvient pour l'instant à maîtriser les risques de surchauffe liés aux prix élevés des matières premières, qui bénéficie de taux d'intérêt très bas et de flux importants de capitaux.

Viennent ensuite les Etats-Unis dont l'économie redémarre franchement (+ 1,9 % et + 3 %) grâce à la demande intérieure et malgré la mauvaise gestion de leur déficit budgétaire, mais aussi le Japon qui a résolument mis le cap sur l'inflation et a mis le cap sur la relance.

Enfin, loin derrière, la zone euro paralysée stagne, et sera même en récession cette année (- 0,3 %  en 2013 et + 1,1 % en 2014).


Certes, les pays européens deviennent plus compétitifs en raison des mesures d'austérité qui y sont mises en œuvre, mais la faiblesse de leurs banques, la mauvaise tenue de leur dette souveraine et leur activité médiocre se combinent pour retarder leur convalescence...

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Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen"

Ivica Dacic : "La Serbie est un paria européen" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Entretien. Le premier ministre serbe s'inquiète du blocage des discussions avec l'Union européenne à cause du Kosovo

 

Le premier ministre serbe, Ivica Dacic, et son homologue kosovar, Hashim Thaci, ont jusqu'au mardi 9avril pour trouver un compromis sur le nord du Kosovo, peuplé par environ 40000 Serbes. Le 2avril, leur huitième rencontre à Bruxelles, sous l'égide de l'Union européenne (UE), n'a pas permis de franchir ce cap décisif. De passage à Paris, deux jours plus tard, pour obtenir le soutien de la France en cette période décisive, M.Dacic, en fonction depuis juillet2012, a expliqué au Monde les réserves de Belgrade.

 

 

Quelle est la raison du désaccord constaté, mardi 2avril, à Bruxelles ?

Ivica Dacic. Pour la première fois, la Serbie a formulé une proposition pour résoudre le problème de manière viable. Le président Nikolic a présenté une plate-forme offrant aux Serbes une autonomie de leur communauté au sein du Kosovo, sans reconnaître formellement l'indépendance du Kosovo.

La Serbie veut en finir avec le passé et se tourner vers le futur. Donc, résoudre la question des structures parallèles, trouver le moyen d'intégrer les Serbes dans le système de Pristina. Mais les propositions du Kosovo sont humiliantes, inacceptables, inapplicables sur le terrain....

 

Vincent DUBOIS's insight:

 

La suite de l'article est réservé aux abonnés du monde.fr mais il me semblait qu'il était important d'évoquer les Balkans dans leurs relations problématiques avec l'UE et la poudrière qu'ils représentent toujours.

 

A ce titre, je conseille la lecture du roman d'Ismet Prcic intitulé California  Dream qui nous replonge dans la guerre des années 90 en Yougoslavie à travers le parcours d'un jeune bosniaque.

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Le FMI va prêter un milliard d'euros à Chypre

Le FMI va prêter un milliard d'euros à Chypre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le FMI s'apprête à débloquer un milliard d'euros à Chypre dans le cadre du plan de sauvetage conclu avec les Européens et les autorités de l'île.

 

Le Fonds monétaire international (FMI) contribuera à hauteur de 1 milliard d'euros sur trois ans au plan d'aide de 10 milliards accordé à Chypre, a annoncé mercredi 3 avril dans un communiqué sa directrice générale, Christine Lagarde.

Elle ajoute s'attendre à ce que le conseil d'administration du FMI approuve cette contribution au début de mai. "Un plan financier d'un montant total de 10 milliards d'euros est prévu pour aider Chypre à couvrir ses besoins de financement, y compris les obligations du service de la dette, pendant qu'elle met en œuvre les politiques nécessaires pour restaurer la santé de son économie et retrouver l'accès au financement sur les marché des capitaux", a-t-elle expliqué.


Cet accord de prêt, conclu par la direction du Fonds, "sera soumis au conseil d'administration pour approbation début mai", ajoute-t-elle, dans un communiqué reçu à Paris.

La patronne du Fonds estime que les autorités chypriotes ont mis en place "un programme ambitieux et pluriannuel pour affronter les défis économiques auxquels elles sont confrontées". "Ce programme repose sur deux piliers", affirme-t-elle : le premier vise à "rétablir la santé du système financier" en restructurant et réduisant substantiellement le secteur bancaire, le second doit permettre de ramener la "dette publique sur une trajectoire soutenable"...

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Les Polonais majoritairement contre l'adhésion à l'euro

La future adhésion de la Pologne à la zone euro est rejetée par 62 % des Polonais, selon un sondage publié par le quotidien "Rzeczpospolita".

 

Seuls 32 % souhaitent l'adoption de la monnaie européenne et 6 % n'ont pas d'opinion, selon ce sondage, réalisé par l'institut Homo Homini auprès de 1 067 Polonais adultes le 22 mars, en pleine crise chypriote.

La Pologne veut mettre au plus vite son économie en conformité avec le traité de Maastricht, mais elle n'est pas pressée de remplacer son zloty par l'euro. Le président Bronislaw Komorowski a récemment déclaré que la Pologne prendrait la décision sur son adhésion à la zone euro après 2015.


L'adoption de l'euro requiert par ailleurs un amendement de la Constitution, pour lequel une majorité nécessaire de deux tiers n'est pas actuellement réunie. Opposée à l'adhésion, la droite nationaliste réclame un référendum sur cette question, en dépit de l'engagement pris par Varsovie au moment de son entrée dans l'Union européenne, en 2004, d'adopter à terme la monnaie européenne.

Actuellement, seule la dette publique de la Pologne, autour de 55 % du PIB, est conforme aux exigences de Maastricht. Son inflation moyenne en 2012 s'est chiffrée à 3,7 % et son déficit des finances publiques reste toujours supérieur à la barre requise de 3 % du PIB (3,4 % en 2012). Le chef du gouvernement libéral, Donald Tusk, et ses ministres assurent que Varsovie remplira en 2015 tous ces critères. En attendant, la Pologne vient d'adhérer au pacte budgétaire européen, espérant éviter ainsi une marginalisation qui menace les pays non membres de la zone euro.

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Berlin renonce à interdire un parti néonazi

Berlin renonce à interdire un parti néonazi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement allemand a décidé mercredi de ne pas lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD, jugeant une telle opération peu efficace pour lutter contre l'extrême droite.

 

Le gouvernement soutiendra en revanche l'initiative du Bundesrat, chambre haute du Parlement allemand, représentant les Etats régionaux (Länder), qui avait décidé le 14 décembre dernier de saisir la Cour constitutionnelle pour faire interdire ce parti ouvertement raciste, antisémite et nostalgique du IIIe Reich. La chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, doit encore décider en avril si oui ou non elle lance, elle aussi, une demande d'interdiction.


Certains soulignent qu'il est plus facile de contrôler les extrémistes de droite s'ils sont réunis dans une structure légale et non bannis et dans l'ombre. Le ministre allemand de l'intérieur, Hans-Peter Friedrich, a également insisté pour que "l'Etat et la société combattent l'extrême droite", lors de la conférence de presse commune avec sa collègue de la justice.

Une précédente procédure d'interdiction du NPD avait échoué en 2003 à cause d'un vice de procédure. Cet échec avait tourné au camouflet politique pour le gouvernement d'alors.

 

Fondé en 1964 par d'anciens fonctionnaires nazis, le parti dispose d'élus dans les Länder de Saxe (depuis 2004) et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (depuis 2006). Dans certaines communes proches de la frontière polonaise, il est monté jusqu'à 33 % lors du dernier scrutin régional.

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Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution

Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne, les Etats-Unis, l'opposition hongroise et de nombreuses ONG avaient exprimé leurs réserves quant à cet amendement controversé.

 

Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du premier ministre Viktor Orban, a adopté, lundi 11 mars, une réforme de la Constitution du pays malgré les avertissements de l'Union européenne et des Etats-Unis sur les conséquences de cette initiative sur la démocratie en Hongrie.

La réforme a été approuvée par 265 élus sur les 386 que compte le Parlement, avec 11 voix contre et 33 abstentions. Selon ses détracteurs, le gouvernement entend ainsi limiter les prérogatives de la Cour constitutionnelle pour renforcer de fait ses propres pouvoirs. Les socialistes, qui représentent le plus grand parti de l'opposition, ont boycotté le vote alors que le petit parti vert-gauche LMP a demandé aux députés du Fidesz jusqu'au dernier moment de voter non, en vain.

L'amendement retire à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses pouvoirs, en l'empêchant de statuer sur le fond et de se référer à sa jurisprudence d'avant l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution le 1er janvier 2012. Il réintroduit par ailleurs plusieurs dispositions annulées auparavant par la Cour, comme une définition jugée restrictive de la famille ou la possibilité d'expulser les SDF des lieux publics.

Quelque 200 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement pendant le vote des députés pour manifester leur opposition à la modification de la Constitution. Elles avaient répondu à l'appel de deux partis de l'opposition, le DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, le E2014, de l'ancien premier ministre technocrate Gordon Bajnai, ainsi que d'un nouveau parti issu de la division du LMP (PM) et le syndicat Szoliraditas....

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Grèce : sept plans d'austérité, et maintenant ?

Grèce : sept plans d'austérité, et maintenant ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En trois ans, le pays a subi sept plans pour tenter de redresser ses comptes publics. Si le déficit s'est légèrement résorbé, le chômage et la récession n'ont jamais été aussi forts.

 

Malgré deux changements de gouvernement, la Grèce enchaîne les plans d'austérité et les plans de sauvetage internationaux depuis l'automne 2009.

 

Infographie à partir de ce lien.

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Viande de cheval : tour d'Europe des pays touchés par le scandale

Viande de cheval : tour d'Europe des pays touchés par le scandale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Lasagnes, pizzas, tortelloni... Le scandale de la viande de cheval concerne désormais plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans treize pays européens.

 

Le nombre de pays européens ayant trouvé des produits estampillés "pur bœuf" contenant en fait du cheval a augmenté en Europe, avec des découvertes révélées vendredi 15 février en Norvège et en Autriche. L'affaire, qui était jusque-là cantonnée à de la viande hachée vendue au Royaume-Uni et à l'Irlande, est devenue européenne avec la découverte de traces de cheval dans des produits au bœuf, notamment des lasagnes, vendus au Royaume-Uni, mais aussi en France, en Allemagne et en Suisse.

Selon la Direction générale de la répression des fraudes, le scandale concerne désormais 750 tonnes de viande, dont 550 tonnes ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans treize pays européens.

 

C'est au Royaume-Uni qu'a éclaté le scandale de la viande de cheval. A la mi-janvier, les autorités irlandaises découvrent que des hamburgers vendus en Grande-Bretagne et en Irlande contiennent de la viande de cheval. Point de départ d'un scandale qui va toucher plusieurs pays européens.

Vendredi, l'Agence de sécurité alimentaire anglaise (Food Standards Agency, FSA) a annoncé que de la viande de cheval avait été détectée dans vingt-neuf produits censés être au bœuf sur un échantillon de 2 501 produits testés jusqu'ici au Royaume-Uni par les industriels du secteur."L'écrasante majorité des produits au bœuf dans ce pays ne contient pas de cheval. Les exemples que nous avons eus sont totalement inacceptables, mais ils sont l'exception", a déclaré Catherine Brown, directrice de la FSA, au cours d'une conférence de presse à Londres.

En outre, du hachis parmentier censé être au bœuf mais contenant du cheval a été livré à quarante-sept écoles du comté de Lancashire (nord-ouest de l'Angleterre). Un plat de cottage pie ou hachis parmentier distribué dans les écoles du comté a été testé positif à l'ADN de cheval, a déclaré Susie Charles, responsable des écoles au conseil local du comté....

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Chypre, prochain maillon faible de l'Europe

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Pilier de l'économie chypriote, le secteur financier a été durement frappé par la crise grecque. L'Union européenne et le FMI préparent un plan d'aide.

 

C'est vers l'un des plus petits pays de la zone euro que se tournent maintenant les regards européens inquiets, à quelques jours du scrutin présidentiel du 17 février. Chypre pourrait bientôt devenir le prochain Etat à bénéficier d'un plan d'aide européen, après la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne. Les discussions durent depuis six mois et les tergiversations du président communiste, Dimitris Christofias, ont retardé les échéances. Désormais, c'est l'Allemagne qui s'interroge pour savoir si elle doit payer pour les banques chypriotes et leurs riches clients russes.

Chypre peut-elle devenir une nouvelle Grèce ?... Historiquement et linguistiquement, les rapports entre Chypre et la Grèce sont étroits. Si étroits que des banques hellènes ont investi à Nicosie - et vice versa - et que les banques chypriotes ont acheté une bonne part de la dette grecque. Quand, en mars 2012, la Grèce a réussi à alléger un peu son fardeau en restructurant sa dette auprès des banques, cela a coûté plus de 4 milliards d'euros aux établissements financiers chypriotes, qui avaient déjà accordé de nombreux prêts généreux à des clients et à des entreprises grecques souvent devenus insolvables. Les banques chypriotes tremblent et sont menacées de faillite. Mais une défaillance bancaire provoquerait un tsunami pour une île qui a construit sa croissance à partir de son secteur financier, au point que les avoirs des banques représentent plus de huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays.

La mort dans l'âme, le président communiste, Dimitris Christofias, a dû appeler à la rescousse, en juin 2012, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier a proposé son cocktail désormais bien connu de mesures d'austérité : baisse des salaires et des retraites et hausse d'impôts. Un plan qui pourrait aggraver la récession et l'envolée du chômage, qui frappent déjà la population. L'apparition d'un taux de chômage à deux chiffres dans un pays qui n'a pas connu de problèmes d'emploiest un vrai traumatisme.

L'Allemand Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), vient de tirer la sonnette d'alarme : "Des développements confus à Chypre pourraient saper les progrès réalisés en 2012 dans la stabilisation de la zone euro. Chypre pourrait se révéler être un risque systémique pour le reste de la zone euro, malgré sa taille."...

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La recette anti-crise de l'économie polonaise

La recette anti-crise de l'économie polonaise | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La Pologne est le seul pays d'Europe à ne pas connaître de récession depuis fin 2008, enregistrant une croissance cumulée de 15,8 % entre 2008 et 2011.

 

C'est ce qui s'appelle tirer son épingle du jeu. Alors que ses voisins se débattent toujours avec la crise, la Pologne est le seul pays de l'Union européenne (UE) – membre depuis 2004 – à ne pas connaître de récession depuis fin 2008, enregistrant une croissance cumulée de 15,8 % entre 2008 et 2011, de loin la plus forte d'Europe. Déjà, en 2009, en pleine crise mondiale, elle était le seul Etat membre à connaître une croissance positive, coiffant même au poteau l'ensemble des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à 1,7 %.

A cette époque, les ménages et les entreprises des pays de l'Est, particulièrement la Hongrie et la République tchèque, étaient fortement endettés en devises étrangères, ce qui n'était pas le cas de la Pologne. "Résultat, la monnaie des premiers s'est effondrée, décuplant le montant de l'endettement et des mensualités de remboursement, quand celle de la Pologne s'est simplement affaiblie. Le pays a alors pu profiter du gain de compétitivité lié à toute dépréciation de monnaie, sans subir pour autant une explosion de l'endettement privé", explique Marion Cochard, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Aujourd'hui, si les perspectives sont moins florissantes, elles n'en demeurent pas moins remarquables. Pour 2013, Bruxelles table en effet sur 1,8 % de croissance, contre 2,4 % attendus en 2012 et 4,3 % en 2011. Alors, la décision du Fonds monétaire international (FMI) d'accorder vendredi à Varsovie un nouveau crédit de précaution, d'un montant de 33,8 milliards d'euros (au taux de change actuel) et pour une durée de deux ans, sonne comme une récompens...
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Le Parlement européen harmonise le droit d'asile en Europe

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Le Parlement européen a voté mercredi un texte prévoyant la mise en place d'un régime commun européen d'asile.
Demander le droit d'asile en Europe ne devrait plus s'apparenter une loterie selon l'Etat membre dans lequel est déposée la demande, a décidé mercredi le Parlement européen en votant un texte prévoyant la mise en place d'un régime commun européen d'asile.

Le nouveau système, déjà agréé par les 27 Etats de l'UE, devrait commencer à fonctionner à partir du second semestre 2015.


Quelque 330 000 demandes d'asile ont été enregistrées dans l'UE en 2012 mais les taux de reconnaissance sont extrêmement disparates d'un Etat à l'autre. Moins de 1 % des demandes aboutissent en Grèce, qui fait face à un afflux massif de migrants, contre 14,5 % en France ou 30 % en Allemagne.

Afin de réduire ces disparités, le texte prévoit des délais communs pour le traitement des demandes d'asile, des règles plus strictes concernant la formation du personnel en contact avec les demandeurs d'asile.

Alors qu'il s'étend parfois sur plusieurs mois, le délai d'enregistrement du dossier sera limité à trois ou six jours. L'examen de la demande ne devra pas durer plus de six mois sauf circonstances particulières où il pourra être étendu jusqu'à vingt et un mois.

 

Parmi les améliorations notables par rapport au régime existant, le législateur a prévu également une harmonisation des règles en matière de logement, d'allocation de subsistance et de santé. L'accès au marché du travail sera autorisé après neuf mois, et non plus douze, de présence sur le territoire. Les personnes en situation de vulnérabilité, comme les femmes enceintes, les mineurs et les victimes de torture devront être identifiées et faire l'objet de propositions adaptées à leurs besoins.

En cas de recours, le droit à rester sur le territoire est introduit. En cas de doute sur l'âge d'un jeune isolé, ce dernier sera réputé mineur. Les moins de 18 ans se verront attribuer un représentant pour les accompagner dans leurs démarches. Les personnes ayant besoin d'une aide particulière (orientation sexuelle, handicap, maladie, etc.) disposeront de plus de temps pour exposer leur requête.

Côté répressif, le nouveau règlement autorise la détention des demandeurs d'asile, y compris des mineurs dans des "circonstances exceptionnelles", en précisant toutefois que cette mesure coercitive doit être limitée à des cas particuliers et assortie de garanties....

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La Slovénie présente un plan pour assainir ses finances publiques

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Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours.

 

Le gouvernement de centre gauche de Slovénie, pays souvent cité comme potentiel candidat à une aide internationale, doit présenter jeudi 9 mai à l'issue d'un conseil des ministres le plan d'assainissement des finances publiques qu'il va envoyer à la Commission européenne. Objectifs : améliorer les finances publiques du pays et réformer le secteur bancaire qui croule sous une montagne de créances douteuses – environ 7 milliards d'euros, soit 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays – pour éviter au pays de devenir le sixième membre de la zone euro à faire appel à une aide, après Chypre, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande et la Grèce.

Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours. Alenka Bratusek, arrivée à la tête du gouvernement il y a sept semaines, a annoncé mercredi qu'elle prendrait en compte les propositions de l'opposition. Le document de travail évolue ainsi en fonction des différentes réunions avec les syndicats, le patronat et les différentes forces politiques...

 

Mercredi, le commissaire européen en charge des affaires économiques, le Finlandais Olli Rehn, a expliqué que si le plan était "convaincant, concret et fiable", l'Union européenne (UE) déciderait fin mai de la prochaine étape. L'agence d'évaluation financière américaine Moody's avait mis un peu plus sous pression le pays, dégradant le 30 avril sa note souveraine de deux crans dans la catégorie "spéculative".

La Slovénie a toutefois réussi à lever le 3 mai 3,5 milliards de dollars sur le marché de la dette, à des taux seulement en légère hausse et avec une demande forte. Les spéculations sur une demande d'aide de l'ancien élève modèle parmi les anciens pays communistes membres de l'UE, se sont renforcées après le sauvetage de Chypre, même si les deux cas diffèrent fortement : le secteur bancaire slovène représente 130 % du PIB quand les banques chypriotes en représentent 800 %.

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L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie

L'UE accepte d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Serbie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement serbe a donné son feu vert à l'accord en vue de normaliser les relations avec le Kosovo, paraphé vendredi sous l'égide de l'UE

 

"La Commission considère que la Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d'une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo, écrit la Commission dans un rapport (en anglais) sur les discussions entre la Serbie et le Kosovo. En conséquence, la Commission recommande l'ouverture de négociations avec la Serbie pour une adhésion à l'Union."


Cette annonce est intervenue quelques minutes après le feu vert donné par le gouvernement serbe à l'accord Belgrade-Pristina paraphé vendredi dernier sous l'égide de l'UE, quatorze ans après la fin du conflit serbo-kosovar et cinq ans après l'indépendance proclamée par l'ancienne province serbe. Le compromis porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire.

Belgrade "a accepté le premier accord sur les principes qui réglementent la normalisation des relations, qui est le résultat du dialogue avec le Kosovo à Bruxelles. Le gouvernement a ordonné aux ministères (...) de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'accord et poursuivre l'application des accords déjà existants avec les représentants des institutions de Pristina", indique un communiqué du cabinet du premier ministre serbe, Ivica Dacic.

Le Parlement serbe doit également se prononcer dans la semaine sur cet accord, mais la coalition au pouvoir dispose d'une confortable majorité et ne devrait pas rencontrer d'obstacle. L'Union européenne avait en effet conditionné le démarrage de négociations d'adhésion à un accord avec son ancien ennemi...


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L'huile d'olive peut-elle sauver l'Espagne, la Grèce et l'Italie ?

L'huile d'olive peut-elle sauver l'Espagne, la Grèce et l'Italie ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les pays émergents se mettent au régime méditerranéen et favorisent, grâce à leurs importations, une agriculture phare dans le Sud.

 

L'huile d'olive va-t-elle sauver l'Europe du Sud ? La formule est sans doute exagérée, mais une agriculture ambitieuse tournée vers l'export ne pourrait pas faire de mal à des économies soumises à un régime d'austérité et où les relais de croissance se font rares. Alors que la Grèce s'est tournée avec succès vers la pistache AOC, elle peut également continuer de chérir ses oliviers.

"La demande d'huile d'olive dans les marchés émergents a augmenté à un rythme de 13 % depuis 2007", écrivent des analystes de Rabobank, banque néerlandaise spécialisée dans le négoce des matières premières, dans un rapport publié vendredi 12 avril. Ils s'attendent à ce qu'un tel rythme, "à deux chiffres", se confirme dans les cinq prochaines années, "au moins".

Les pays du bassin méditerranéen seront les premiers à bénéficier de l'appétence des Chinois, des Brésiliens et des Russes pour ce fruit oléagineux. Sur le podium des gagnants, trois pays de l'Union européenne (UE) en difficulté économique : l'Espagne, l'Italie et la Grèce. Une production presque monopolistique puisque, selon le dernier rapport mensuel de l'International Oil Council, 75 % de la production mondiale d'olive provient de l'UE.

 

L'Espagne, championne du monde de l'olive, produit plus de la moitié de l'huile mondiale. Pour la troisième année consécutive, la récolte 2011-2012 devrait être abondante, avec un record historique de 1,6 million de tonnes, alors que l'Italie prévoit quelque 400 000 tonnes et la Grèce 300 000 tonnes. Au total, la production européenne devrait connaître une hausse de 9 % avec 2,4 millions de tonnes. En face, une hausse de la consommation devrait être observée sur l'année passée, atteignant un record historique avec 3,1 millions de tonnes.

Certes, Portugais, Italiens, Français et Britanniques consomment une large part de la production en provenance d'Andalousie mais il faut aussi compter avec les Etats-Unis et les économies dites "émergentes"....

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La monarchie espagnole en pleine tourmente

La monarchie espagnole en pleine tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une fille du roi est mise en examen ; l'abdication de Juan Carlos au profit du prince Felipe est ouvertement évoquée.

 

La justice est la même pour tous", avait déclaré le roi d'Espagne, Juan Carlos, lors des vœux officiels de Noël 2011, quelques jours avant la mise en examen de son gendre Iñaki Urdangarin pour un détournement présumé de fonds publics.

Le juge José Castro, qui instruit l'affaire depuis 2010, l'a finalement pris au mot, mercredi 3 avril, et a appelé à témoigner sa fille cadette, l'infante Cristina, duchesse de Palma de Majorque et épouse d'Iñaki Urdangarin. Pour la première fois, un membre direct de la famille royale espagnole devra donc répondre devant la justice, le 27 avril.

L'étau se resserre autour de la monarchie, qui se trouve depuis des mois au centre de plusieurs scandales et polémiques. Les révélations au compte-gouttes distillées dans la presse au fur et à mesure qu'avance l'enquête judiciaire sur l'affaire "Noos", du nom de la fondation sans but lucratif présidée par Iñaki Urdangarin entre 2004 et 2006 et dont l'infante était membre du conseil d'administration, menacent la plus haute institution de l'Etat. Les dizaines d'e-mails remis au juge par l'ancien associé du gendre du roi témoigneraient de l'utilisation présumée par Iñaki Urdangarin du prestige et des contacts de son épouse et de son beau-père pour faire des affaires....

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Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

Eurozone : Pour qui sonne le glas ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Eurozone : Pour qui sonne le glas ?

 

Bien sur, le glas sonne à Chypre qui n’avait mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité[1]. Mais dans cette triste saga, le glas sonne également pour les dirigeants de l’Eurozone, dont l'attitude a déclenché une crise dont l’Europe aura beaucoup de mal à se relever : la question de confiance est posée. L’accumulation de mauvais jugements et de décisions inexcusables ne relève plus de la simple erreur. Ou alors, elles témoignent d’une forme d’incompétence dramatique.

 

 

Nous sommes à un moment extrêmement délicat en terme de relations interbancaires européennes. Les établissements financiers se font de moins en moins confiance. 684 milliards d’euros en provenance des banques de la zone euro sont déposés auprès de la Banque Centrale Européenne.  Les craintes sur la diminution de la liquidité bancaire et, par conséquent, la difficulté croissante à financer l’économie se faisaient sentir avant la crise.

Comme le titre aujourd'hui le Financial Times, l'Eurozone a décidé de transférer le risque de crise des contribuables vers les déposants. Elle n'aura que ses yeux pour pleurer lorsque la BCE aura épuisé sa capacité de financement des banques, et que les déposants auront fui la zone euro.

Si des mouvements substantiels de dépôts vers les pays réputés solides devaient être constatés,  les banques espagnoles et italiennes en particulier se trouveraient en mauvaise posture, et ces mouvements à eux seuls seraient de nature à provoquer une crise de la liquidité et son corollaire, une crise de crédit. Elles devraient en effet massivement se désinvestir d'obligations souveraines italiennes et espagnoles....

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Et si Chypre faisait faillite... Le scénario qui fait peur

Et si Chypre faisait faillite... Le scénario qui fait peur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la BCE fermait le robinet des liquidités aux banques de l'île, Nicosie pourrait emporter dans sa chute les autres pays fragiles de la zone euro.

 

Chypre : J - 3 avant le chaos ? La mise en demeure de Nicosie par la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 21 mars, qui menace de ne plus abreuver d'argent frais l'île, a déclenché le compte à rebours. Si aucun accord n'est trouvé d'ici au lundi 25 mars pour débloquer l'aide de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international dont Chypre a cruellement besoin - 10 milliards d'euros -, l'institution de Francfort fermera le robinet des liquidités. Et condamnera ainsi les banques du pays de l'île méditerranéenne.


Le scénario, hier écarté, d'une faillite du pays suivie de sa sortie de l'union monétaire, ressurgit. D'autant que l'option d'une aide russe a tourné court. Car, si les banques chypriotes étaient abandonnées à leur sort, l'Etat, aux abois, incapable de recapitaliser ces établissements à la taille disproportionnée (7,5 fois la richesse nationale), serait promis à la banqueroute.

Déjà, le front de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, perle de sueurs froides. Chypre, a-t-il signifié jeudi, représente "un risque systémique". Autrement dit, sa chute pourrait faire imploser tout le système financier de la zone euro.


Du "bluff", pensent certains. Le produit intérieur brut (PIB) de 17 milliards d'euros de l'île représente à peine le quart du chiffre d'affaires du distributeur Carrefour ! Certes, depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008, les experts savent qu'un phénomène a priori contrôlable peut avoir un pouvoir de nuisance démesuré. Mais dans le cas de Chypre, les effets d'une contagion directe d'une faillite du pays semblent circonscrits...

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Qu'est-ce qui fait trembler l'économie chypriote ?

Qu'est-ce qui fait trembler l'économie chypriote ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les ministres de l'Eurogroupe se réunissent vendredi après-midi à Bruxelles pour mettre au point les contours et les modalités d'un plan de sauvetage de l'île méditerranéenne.

 

 

Le sort de Chypre sera scellé vendredi 15 mars. C'est en tout cas ce que souhaite le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ancien chef de file de la zone euro. "Lors de la réunion de l'Eurogroupe, il ne doit pas seulement s'agir d'avancer sur Chypre, mais de trouver une solution", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. "Je ne peux pas imaginer que nous laissions passer le week-end sans avoir résolu le problème chypriote", a insisté celui qui fut le patron des ministres des finances de la zone euro pendant huit ans.

Une réunion des ministres des finances de l'Eurogroupe devait se tenir vendredi après-midi pour trouver une porte de sortie de crise pour la petite île, sans toutefois rééditer, ce que personne ne souhaite, un sauvetage à la grecque. A l'été 2012, en proie à une sérieuse crise financière, Chypre avait estimé ses besoins de financement à 17 milliards d'euros, l'équivalent de son produit intérieur brut. Pour nombre d'économistes et de commentateurs, c'était à l'époque le signe que Chypre serait peut-être le premier Etat à quitter la zone euro. La somme, jugée délirante par les instances européennes, a finalement été ramenée à un montant qui tournerait autour de 10 milliards.

Reste aux Européens à préciser les conditions d'octroi de cette aide, afin de débloquer une situation qui patine sur plusieurs dossiers complexes et potentiellement explosifs. 

Chypre, autrefois prospère, a bâti sa croissance sur son secteur bancaire, au point d'en faire l'activité principale de l'île : la taille des actifs détenus dans les banques chypriotes représente à l'heure actuelle pas moins de huit fois son PIB. Impossible donc pour la petite république de passer au travers de la crise financière de 2008 : en ce sens, les difficultés que rencontre Chypre la rapprochent de ce qu'ont vécu l'Irlande, l'Islande ou encore les Etats-Unis tout au début de la crise...  

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L'Irlande veut transférer une partie de la dette de ses banques à l'Europe

L'Irlande veut transférer une partie de la dette de ses banques à l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le ministre de l'économie irlandais, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros. Berlin et la BCE bloquent cette demande.

 

Michael Noonan, le ministre de l'économie irlandais, a réitéré une nouvelle fois sa demande, mercredi 27 février, lors d'une rencontre avec un groupe de journaux étrangers, dont Le Monde : "L'Europe s'est engagée, le 29 juin 2012 , à briser le lien entre les dettes souveraines et bancaires ; cet engagement tient toujours", rappelle-t-il.

Selon lui, le transfert pourrait porter sur un maximum de 28 milliards d'euros, pris en charge par le Mécanisme de stabilité européen (MSE) : le fonds de secours mis en place en 2012 pourrait en principe recapitaliser directement les banques, selon des modalités qui divisent encore les Etats de la zone euro. Mais Berlin et la Banque centrale européenne (BCE) bloquent cette demande.

Le débat remonte à la décision controversée, prise par Dublin à l'automne 2008, de se porter garant des banques pour enrayer la panique financière. Résultat, la faillite bancaire a été transférée à l'Etat et lui a coûté 64 milliards d'euros, l'équivalent de 40 % du produit intérieur brut (PIB), somme énorme pour ce petit pays.

LA DOUCHE FROIDE

Ce geste, décidé dans l'urgence, s'était fait sous la pression de l'Europe et de la BCE, qui craignaient qu'une faillite des banques irlandaises ne se propage au reste du continent. Beaucoup d'Irlandais estiment qu'ils paient très cher pour avoir contribué à sauver l'Europe. Ils demandent qu'une partie de la dette bancaire soit partagée avec le reste de la zone euro...

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Chypre élit son président sous l'œil de la zone euro

Chypre élit son président sous l'œil de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le petit pays, confronté à d'importantes difficultés économiques, menace de ruiner les efforts de la zone euro pour sortir de la crise des dettes souveraines.

 

Les électeurs de Chypre sont appelés aux urnes, dimanche 17 février, pour un scrutin présidentiel perçu en Europe comme une étape essentielle dans le sauvetage financier de ce petit pays, qui, malgré sa taille modeste, menace de ruiner les efforts de la zone euro pour sortir de la crise des dettes souveraines.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h, heure locale, pour le demi-million d'électeurs appelés à désigner le prochain président pour les cinq prochaines années. Un second tour sera organisé le 24 février si aucun candidat n'obtient la majorité absolue.

ANASTASIADES FAVORI DES SONDAGES

Le conservateur Nicos Anastasiades est le grand favori du scrutin. Il est crédité dans les derniers sondages d'un peu plus de 40 % des suffrages, soit une quinzaine de points d'avance sur son plus proche rival, Stavros Malas, soutenu par les communistes. Son autre principal adversaire est l'indépendant George Lillikas.

"La situation à laquelle nous sommes confrontés, c'est deux candidats faibles contre une personnalité potentiellement impopulaire. Anastasiades est un personnage clivant au sein de la classe politique chypriote, respecté mais pas forcément apprécié", juge Hubert Faustmann, pofesseur associé à l'université de Nicosie. "L'économie a dominé les débats et j'ai rarement vu une campagne aussi terne. En quelque sorte, elle n'a pas mobilisé la population, qui pourrait être désabusée", ajoute-t-il....

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Le Parlement européen refuse de voter l'accord sur le budget

D'après les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement, l'accord trouvé vendredi "ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne".

 

"Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens européens", ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (socialistes), Guy Verhofstadt (libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (écologistes).

A l'issue d'un sommet marathon, les chefs d'Etat et de gouvernement européens avaient trouvé un accord dans la journée sur un budget d'austérité pour les sept prochaines années, en baisse pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, s'en était félicité sur son compte Twitter. "Il y a un accord ! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre", a écrit M. Van Rompuy à l'issue de plus de vingt-quatre heures de négociations.

Peu après, le président du Conseil européen avait appelé le Parlement européen, qui doit se prononcer sur ce compromis, à "prendre ses responsabilités" et à ne pas voter contre. "Le budget européen n'est pas une opération comptable. La vie, la survie de régions, de groupes sociaux entiers en dépendent", a affirmé M. Van Rompuy. Cet appel semble donc être resté lettre morte. Pour expliquer les raisons de leur refus, les chefs des principaux partis du Parlement déplorent notamment "que M. Van Rompuy n'ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois".

Dans un communiqué distinct, le président de la commission des budgets, Alain Lamassoure (PPE), explique également les raisons de cette opposition : "De la crise, les dirigeants nationaux ont finalement tiré la conclusion que la solution passait par une Europe plus faible et moins solidaire. Au Parlement européen, nous en tirons la conclusion contraire." Il recommande à ses pairs "de remettre en cause" l'accord conclu vendredi car il prive l'UE "de toute marge de manoeuvre budgétaire pour sept ans"....

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"Européens, unissez-vous pour relâcher la contrainte budgétaire"

"Européens, unissez-vous pour relâcher la contrainte budgétaire" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France ne respectera pas son objectif de déficit en 2013, prévient Olivier Raingeard, chef économiste de la banque Neuflize OBC. Il plaide pour un assouplissement des politiques budgétaires aujourd'hui trop restrictives.

 

Dans le cadre de la procédure dite du semestre européen, les Etats présenteront au mois d'avril leurs stratégies budgétaires à moyen terme et leurs programmes de réforme.

Il apparaîtra que certains pays, dont la France et l'Espagne, ne respecteront pas leur objectif de déficit, respectivement de 3 et 4,5 % du PIB en 2013.

La Commission européenne aura alors le choix entre formuler des orientations ciblées sur la consolidation budgétaire ou se concentrer sur les moyens de réduire les déséquilibres économiques des pays, tout en admettant la nécessité de relâcher à court terme la contrainte budgétaire. La seconde option doit s'imposer pour deux motifs.

D'une part, la zone euro, avec un déficit moyen qui devrait s'inscrire sous les 3 % du PIB en 2013, est la plus avancée dans l'exercice de consolidation de ses finances publiques.

Aux Etats-Unis, républicains et démocrates ne sont, pour l'instant, parvenus qu'à un accord a minima sur la falaise budgétaire, de telle manière que le déficit américain pourrait encore dépasser les 7 % du PIB cette année.

En Angleterre, la reprise économique est tellement faible que le déficit devrait également atteindre les 7 %, ce qui contribue vraisemblablement à ce que se pose, de nouveau, la question existentielle de sa place dans l'Union européenne...

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