Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


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Bulgarie: démission du gouvernement après des protestations contre l'électricité chère

Bulgarie: démission du gouvernement après des protestations contre l'électricité chère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a annoncé mercredi matin au Parlement la démission de son gouvernement, à l'issue de dix jours de manifestations dans le pays contre l'électricité chère.

"Nous avons de la dignité et de l'honneur. C'est le peuple qui nous a confié le pouvoir, aujourd'hui nous le lui rendons", a déclaré Boïko Borissov, précisant qu'il n'entrera pas dans un gouvernement intérimaire avant les élections législatives.

Celles-ci étant normalement prévues en juillet, la démission du gouvernement ne doit les rapprocher que de quelques semaines.

"Je ne participerai pas à un gouvernement où la police bat les gens et où les menaces de protestations remplacent le débat politique", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a indiqué que la démission sera formellement déposée à midi, après une dernière réunion du gouvernement.

Il a réagi par sa démission à une aggravation de la tension, les manifestations ayant fait à Sofia 28 blessés dont cinq policiers mardi et mercredi.

Un jeune Bulgare s'est immolé par le feu mercredi matin devant la mairie à Varna (est). L'homme âgé de 36 ans a été hospitalisé dans un état critique, avec 80% de brûlures sur le corps, selon une porte-parole de l'hôpital local.

...

 

Le taux de popularité de M. Borissov, qui était resté élevé tout le long de son mandat, avait dégringolé au cours des derniers mois, en raison de l'incapacité de nombreux ménages de payer leur facture d'électricité dans ce pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Selon un sondage récent de Gallup, M. Borissov recueillait autant d'avis favorables que le chef de l'opposition socialiste, Serguei Stanichev (29%). Et la proportion des personnes sondées soutenant le parti gouvernemental GERB était identique à celle en faveur des socialistes (22%).

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La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture

La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Taxation des CDD, et création de droits rechargeables pour les chômeurs d'un côté ; mise en place de mesures de flexibilité au sein des entreprises de l'autre : ils ont fini par s'entendre !
Marc Landré du Figaro avait donc vu juste mardi dernier dans cette même émission, en pronostiquant la conclusion d'un accord entre les partenaires sociaux, à l'issue de l'ultime négociation au Medef sur la sécurisation de l'emploi (puisque tel était le nom donné à ces discussions).
Tous ceux qui promettaient un échec, arguant de la trop grande divergence de points de vue entre le patronat et les syndicats, tous ceux là se sont donc trompés (même si, il faut le rappeler, ni la CGT, ni FO n'ont signé cet accord).
C'est fait, mais ce fut compliqué. Le gouvernement a dû se montrer menaçant : "attention, nous allons légiférer sans tenir compte de votre avis" pour que la discussion se débloque.
Ce fut compliqué…et ce n'est pas fini car que va-t-il se passer à présent ?
Le texte doit être validé par les organisations. Il y aura ensuite une loi pour transposer l'accord, laquelle devrait être présentée en conseil des ministres début mars, pour une promulgation attendue au mois de mai. Ainsi va la démocratie sociale en France : c'est encore et toujours le Parlement qui a le dernier mot. D'autres façons de faire existent pourtant, au moins aussi efficaces. Et c'est la raison de notre présence aujourd'hui en Allemagne.

Avez-vous déjà entendu parler du Mitbestimmung, que l'on pourrait traduire, de manière un peu approximative par "cogestion"?

Connaissez-vous la Sozialpartnerschaft, le partenariat social qui régit les relations entre syndicats et patronats allemands depuis l'après-guerre ? Un modèle, encore un, qui lui a vraiment fait la preuve de son efficacité.

De ce côté-ci du Rhin, la concertation prime sur tout le reste, la grève n'intervient qu'en tout dernier ressort.

Pourtant, ce modèle risque de ne pas sortir indemne de la crise...

 

Durée de l'émission: 39 minutes.

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Espagne : hôpitaux à vendre - Information - France Culture

Espagne : hôpitaux à vendre - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans sa revue de presse internationale, Marine de la Moissonière propose un éclairage sur la grève des personnels médicaux de la Communauté de Madrid. 6 hôpitaux et de 27 cliniques vont être privatisés. L'année prochaine, 1,5 millions de Madrilènes devront se soigner dans le privé.

 

"Je m'appelle Belén Padilla. Je travaille à l'hôpital Gregorio Marañón. Je vous apporte ma démission." Cette scène s'est passée hier matin, au Collège des médecins de Madrid. C'est El País qui la raconte. Comme 150 médecins, Belén Padilla a décidé de ne plus faire partie d'aucune commission, ni d'aucun comité technique. Des comités auxquels elle appartenait pourtant depuis 20 ans.


Pourquoi démissionner alors ? Pour protester contre la privatisation de 6 hôpitaux et de 27 cliniques, dans la Communauté de Madrid. Un décision approuvée hier, par le Parlement madrilène, et qui devrait officiellement permettre de faire 200 millions d'euros d'économies, rapporte El País qui fait les comptes. Ce sont environ 1,5 million de personnes qui seront soignées par le privé à partir de l'an prochain.

 

Les deux mois de bataille depuis l'annonce du projet n'y auront rien fait. Deux mois que relate le quotidien espagnol. Deux mois marqués par d'innombrables manifestations - les fameuses "marches blanches" - par des pétitions, des grèves générales, des réunions inutiles avec le gouvernement régional. Deux mois marqués aussi par la démission des équipes dirigeantes dans les hôpitaux et les cliniques concernés, et par la fermeture de l'hôpital La Princesa de Madrid qui refuse de devenir un centre spécialisé pour personnes âgées.

 

Cette semaine, médecins et infirmières entrent dans leur 2e mois de grève. 40 000 consultations ont été annulées depuis le début du mouvement, 6 000 opérations reportées, détaille El País. Il n'y a bien que les urgences et le service d'oncologie qui fonctionnent sans problèmes. Mais la mobilisation des blouses blanches n'a pas fait fléchir les politiques.

"Y ahora qué ?". "Et maintenant ?", s'interroge José Luis de La Serna, dans El Mundo, qui s'inquiète pour l'avenir de la santé espagnole. Qui va reprendre les hôpitaux, se demande-t-il, alors que la situation aujourd'hui est "surréaliste".  Cela fait au moins 20 ans que l'on sait qu'un système de santé 100% public n'est pas viable, écrit José Luis de La Serna. Mais le changement aurait dû se faire progressivement.....

 

Durée du reportage: 5 minutes.

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Portugal : La troïka au pied du sapin

Portugal : La troïka au pied du sapin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’image des “hommes en noir” qui contrôlent les finances du pays est utilisée dans un jeu et pour une publicité. Mais derrière cet humour se cache la crainte de voir la situation économique et sociale se dégrader encore davantage en 2013.

 

A Lisbonne, un nouveau jeu de carte intitulé “Voilà la troïka” est déjà en vente dans quelques magasins. Les règles sont simples : les joueurs essaient de protéger les millions gagnés grâce à leur influence, ils tentent de remporter des élections et cherchent à se mettre à l’abri avant qu’une carte maléfique n’apparaisse et ne déjoue tous leurs plans. C’est la carte des trois hommes en noir à la mine patibulaire, la troïka, qui s’empare de tous les gains.

Dans les centres commerciaux, une publicité annonce qu’une nouvelle carte de crédit permet de payer en trois mensualités les achats de Noël. Le slogan déclame, non sans ironie : “Si la troïka apprends ça…” Autrement dit, il vaudrait mieux qu’elle ne sache pas que malgré tout, nous gaspillons le peu d’argent qu’il nous reste (ou qu’elle nous accorde).

Au Portugal, les blagues et les plaisanteries récurrentes servent à conjurer l’asphyxie économique et humaine.

 

Car les fêtes de fin d’année ne vont pas être faciles. Les fonctionnaires ne toucheront pas de bonus à Noël et en janvier 2013, les nouvelles mesures et restrictions budgétaires entreront en application. Il s’agit de la loi de finances la plus polémique et restrictive que le pays ait connue au cours de l’histoire récente : une hausse radicale des impôts est prévue, équivalente en moyenne au retrait d’un mois de salaire.

Selon la Confédération portugaise du commerce et des services, le commerce portugais va reculer de 10 à 15 % par rapport à 2012, qui a déjà été une année catastrophique. Certains négociants font la grimace et affirment que leurs ventes ont déjà chuté de 30 %. Les chauffeurs de taxi jurent avoir perdu 40 % de leurs clients alors qu’il passent toute la journée dans les rues....

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TV5MONDE : actualites : Espagne: des milliers de manifestants pour défendre les retraites

TV5MONDE : actualites : Espagne: des milliers de manifestants pour défendre les retraites | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans le vacarme des sifflets et des klaxons, plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi soir à Madrid pour la défense des retraites et contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite, accusé de "voler" les plus faibles.

Revenant sur la promesse faite l'an dernier durant la campagne électorale sur ce sujet ultra-sensible, le gouvernement de Mariano Rajoy a annoncé en novembre une revalorisation des retraites pour 2013 bien inférieure à l'inflation.

Dans les rues de Madrid, retraités et personnes âgées étaient nombreux lundi à crier leur colère, lors de cette nouvelle manifestation convoquée par les syndicats.

"Ils vont nous laisser en caleçons", lance un retraité de 90 ans prénommé Jacinto, qui refuse de donner son nom de famille mais raconte qu'il a, à 14 ans, combattu contre les forces franquistes durant la Guerre civile (1936-39).

"Ceux du PP vont nous prendre encore plus de choses, ils nous ont menti sur tout", ajoute-t-il, accusant le Parti Populaire de Mariano Rajoy.

Engagé dans une chasse au déficit public qui prévoit 150 milliards d'euros d'économies entre 2012 et 2014, le gouvernement a finalement décidé de limiter la revalorisation des retraites en dessous du rythme de l'inflation....
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Le « mariage pour tous » tel qu’il existe en Europe | La-Croix.com

Le « mariage pour tous » tel qu’il existe en Europe | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des parlementaires belges, espagnols, et portugais étaient auditionnés mercredi 12 décembre par le rapporteur du projet de loi «ouvrant le mariage aux couples de même sexe».

Plusieurs pays européens ont institué avant la France le mariage entre personnes de même sexe. C’est le cas notamment de proches voisins comme la Belgique, l’Espagne et le Portugal. C’est pourquoi la commission des lois a souhaité auditionner des parlementaires, tous issus de majorités favorables à ces législations, afin de les interroger sur les conditions dans lesquelles elles ont été adoptées dans leurs pays. Leur témoignage a illustré les contextes politiques et culturels très différents dans lesquels ces débats ont eu lieu.

En Belgique, sortir d’une législation d’interdits
Il s’agissait, selon le sénateur belge Philippe Mahoux, de sortir d’une législation faite d’interdits et qui « ne respectaient pas le principe d’égalité des citoyens devant la loi » ...

En Espagne, un processus de « reconquête des libertés »
La loi, qui date de 2005, s’est inscrite, a expliqué la députée socialiste Carmen Monton, plus largement dans un processus de reconquête progressive des libertés consécutives à la fin de la dictature de Franco. ...


Au Portugal, une volonté de lutter contre l’homophobie
La loi a directement été inspirée par celle du voisin espagnol et s’intègre dans un processus plus large de lutte contre les discriminations et en particulier de lutte contre l’homophobie...

Dans les trois cas
Les parlementaires ont insisté sur le fait que ces législations n’avaient pas bouleversé leur société respective et que les oppositions se sont au fil du temps émoussées. Ces lois ont été, selon eux, un progrès en termes d’égalité des droits et un changement important pour les personnes homosexuelles. « L’égalité devant le mariage était nécessaire pour la “sortie de placard” », a insisté Miguel Vale de Almeida pour qui l’homophobie a également été « délégitimée ». « L’acceptation des différences est plus grande », a estimé de son côté Philippe Mahoux pour qui il y a eu toutefois dans son pays à la fois une « banalisation » des mariages homosexuels et « des oppositions homophobes très violentes » .
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CRISE ÉCONOMIQUE • Les Britanniques et les Irlandais n’en peuvent plus de l’austérité

CRISE ÉCONOMIQUE • Les Britanniques et les Irlandais n’en peuvent plus de l’austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le jour même où le ministre des finances britanniques promet de poursuivre sa politique de rigueur encore six ans, le gouvernement de Dublin présente son sixième budget d'austerité depuis le crash de 2008.

 

La presse de ces deux îles voisines a du mal à dissimuler sa colère.

 

C’est sans grand optimisme que les Britanniques attendaient ce mercredi 5 décembre le traditionnel "discours d’automne" du ministre des Finances britannique George Osborne. Dans un contexte économique difficile, le ministre a fait un point sur son budget de mars 2012 et sur sa politique de rigueur en général, devant une Chambre de Communes houleuse.

Les nouvelles ne sont pas très bonnes : une contraction de 0,1 % de l'économie est prévue cette année contre une précédente prévision à la hausse de + 0,8 %. La progression de croissance ne sera que de 1,2 % en 2013, contredisant les 2 % initialement calculés. Selon George Osborne, l’austérité va durer encore six ans, soit jusqu'en 2018.

Au lendemain de ce discours d'automne, la presse britannique réagit avec ironie, humour et un brin d’amertume face à un ministre qui malgré les critiques émises par le FMI, l'opposition travailliste et de nombreux économistes, refuse d’adoucir sa politique. La une du quotidien The Independent montre Osborne en prestidigitateur qui sort un lapin squelettique de son chapeau sous le titre : “Osborne n’a plus de tours à jouer”. Selon un chroniqueur de ce journal de gauche —

“Notre ministre à temps partiel continue à mettre la tête dans le sable en persistant à appliquer des plans d'assainissement budgétaire ratés. A la Chambre des Communes, il a de nouveau prétendu que ‘l'économie est sur la voie de la guérison’ et que ses plans économiques sont ‘en bonne voie’. Sur quelle planète vit-il ?”...

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Roumanie : Une jeunesse sans repères démocratiques

Roumanie  : Une jeunesse sans repères démocratiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une nouvelle génération d’électeurs roumains va participer aux élections législatives du 9 décembre. Mais quelle voie choisiront ces jeunes, plus familiers du côté sombre de la politique actuelle que des révoltes contre le régime de Ceauşescu ?

Par Alexandru Gussi, du journal Revista 22.

 

Le 25ème anniversaire du soulèvement des ouvriers de Braşov [contre le régime de Ceauşescu, le 14 novembre 1987, après lequel 300 manifestants furent arrêtés] est passé presque inaperçu, alors que la réalité sociale de la Roumanie d'aujourd'hui aurait dû amplifier la symbolique de cette célébration. Certes, on peut trouver beaucoup de raisons à ce manque d'intérêt pour l'un des moments les plus importants de notre histoire récente. Mais je voudrais montrer à quel point cet oubli quasi-total est révélateur de la direction prise par la société roumaine.

Les 25 ans d’un soulèvement ouvrier aurait été une bonne occasion pour une action de la part des syndicats. Mais ces derniers, une fois de plus, se sont montrés indifférents et sensibles à d’autres intérêts que ceux des "salariés". Les autorités de Bucarest ont elles aussi ignoré l'événement alors qu’elles avaient marqué le coup il y a 5 ans [pour le 20ème anniversaire] et qu’elles ont montré un intérêt soudain pour l'histoire du pays en célébrant, il y a quelques semaines, l'anniversaire du roi Michel qui a fêté l'âge, impressionnant mais moins rond, de 91 ans. Ce contraste montre à quel point cet oubli est caractéristique de l’identité de ceux qui nous dirigent.

 

La révolte de 1987 est celle qui, mieux qu'une révolution de 1989 noyée sous les complots, pourrait être présentée à la jeune génération comme le symbole des soulèvements et des répressions caractéristiques du régime communiste. Et puisque qu’elle n’est pas présentée ainsi, on est en droit de supposer que l'actuelle classe politique se sent plus proche de l'ancienne nomenklatura que des ouvriers de Braşov, révoltés en 1987 et licenciés après 1990. Aujourd’hui, les médias regorgent de sales affaires et les plus jeunes qui ne connaissent que ça de la politique seront plus faciles à manipuler puisqu’il leur manque la clé pour comprendre, enfouie dans l'histoire récente. Dans un pays sans identité politique, où tout semble provisoire, seule l'expérience des événements historiques peut offrir les repères pour résister à la manipulation.

Quel que soit le prisme à travers lequel on peut lire ces événements, ils nous enseignent que la Roumanie n'a pas d'autre option que l'Europe...

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Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite

Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est par dizaines de milliers que le FMI voudrait licencier de nouveaux fonctionnaires. L’organisme propose de supprimer 22000 supplémentaires à la va-vite, avant la réunion de la Troika ce mardi soir qui devrait accorder un prêt à la Grèce. Le ministre des Finances a refusé.

 

La Grèce a rejeté une demande de dernière minute du Fonds monétaire international (FMI) pour des licenciements supplémentaires d'ici 2014. Le plan prévoyait déjà la suppression de 27000 fonctionnaires d’ici 2014, le FMI voulait doubler le chiffre sur un petit coup de pression d’avant réunion. Selon le ministère des Finances grecs, le FMI a réclamé lundi soir, à la veille de la réunion cruciale des ministres des Finances à Bruxelles sur le dossier grec, "22.000" licenciements supplémentaires.
Le plan d'atomisation de la Grèce sur quatre ans, dicté par les créanciers UE et FMI et voté récemment par le Parlement grec, prévoit d'ici 2016 de réduire d'environ 125.000 au total le nombre de fonctionnaires.
Les licenciements dans le secteur, qui doivent commencer par les mairies cette année. Le syndicat des collectivités locales (Poe-Ota) a appelé à un arrêt de travail ce mardi tandis que de nombreuses mairies continuent d'être occupées depuis la semaine dernière par des syndicalistes...

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Pas de sacrifices sans espoir !

Pas de sacrifices sans espoir ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la légitimité de l’Union européenne était intacte, les Européens consentiraient plus facilement aux efforts qui leur sont demandés. Ils pourraient alors espérer voir leurs propres intérêts récompensés.

Par Michael Marder du Project Syndicate de Prague.

 

Le président français François Hollande a récemment souligné l’idée essentielle, pourtant souvent occultée, selon laquelle il y aurait des limites au degré de sacrifice qui peut être demandé aux citoyens des pays du sud de l’Europe en difficulté financière. Afin d’éviter de transformer la Grèce, le Portugal et l’Espagne en véritables "maisons de correction" collectives, a-t-il fait valoir, les peuples ont besoin d’espoir, au-delà des perpétuels horizons lointains de réduction des dépenses et de mesures d’austérité. Les notions de psychologie les plus élémentaires appuient le point de vue de Hollande. Renforcement négatif et report répété des retours positifs ne peuvent aboutir à un objectif qu’à condition de la perception d’une lueur au bout du tunnel – la récompense future des sacrifices d’au­jour­d’hui.

Le pessimisme public régnant en Europe du Sud est en grande partie attribuable à l’absence d’une telle récompense. Tandis que la confiance déclinante des consommateurs et le pouvoir d’achat des ménages aggravent la récession, les prévisions de fin de crise sont sans cesse repoussées, et les peuples soumis au fardeau de l’austérité en arrivent à perdre espoir.

...

 

Les conditions imposées par la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – conduisent à reporter indéfiniment la satisfaction des besoins de ceux auxquels il est demandé de faire des sacrifices, de même qu’à retarder la réparation de ­filets de sécurité sociale en lambeaux. Pourtant, les gouvernements nationaux continuent ­d’appliquer des politiques qui exacerbent l’injustice. Par exemple, le budget 2013 du Portugal réduit de huit à cinq le nombre de tranches d’imposition – une démarche vouée à dévaster la classe moyenne.

Le sacrifice impliquait autrefois un renoncement au corps – à ses plaisirs, à ses besoins fondamentaux, et même à sa vitalité – pour le bien de l’esprit. Tandis que persiste le discours du sacrifice, la logique l’ayant sous-tendu pendant des millénaires a aujour­d’hui été abandonnée. Il est crucial que les dirigeants européens nourrissent leurs citoyens d’une espérance renouvelée. Il en va de la légitimité d’une Europe "post-nationale", reposant sur une obligation de la part de l’UE, inscrite dans le Traité de Lisbonne, de promouvoir "le bien-être de sa population".

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Le débat sur le mariage universel comme thérapie collective | Slate

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Le débat sur le mariage universel et l’adaptation de la loi aux nouvelles formes de parentalité a servi de thérapie collective pour les Néerlandais, en particulier les chrétiens. Au tour de la France?

 

Les nombreux sondages et enquêtes sociologiques sur la tolérance des Européens et des Français montrent une baisse quasi-linéaire des préjugés homophobes, dans tous les pays et toutes les classes sociales, surtout pour des raisons démographiques: les jeunes Européens sont beaucoup plus tolérants que leurs parents, et les vieux racistes sexistes homophobes finissent par mourir. Il existe encore des poches d’homophobie, mais elles sont le plus souvent cantonnées aux jeunes hommes sous-éduqués et désocialisés et aux homos dans le placard (qui apparemment se sentent obligés de compenser).

Quand j’ai préparé ma thèse sur l’accès des minorités au pouvoir politique en France et aux Pays-Bas, une des études de cas portait justement sur la discussion de l’égalité des droits pour les gays: alors qu’aux Pays-Bas la droite (oui oui) et la gauche laïques discutaient des modalités de l’ouverture du mariage universel, la France bricolait le pacs avec une droite prise en otage par Boutin et ses copains et une gauche qui ne pouvait s’empêcher de lâcher régulièrement une perle homophobe.

Aux Pays-Bas, chaque groupe –des lesbiennes radicales anti-mariage aux protestants les plus rigoristes en passant par les homos de droite, les syndicats ou les associations anti-racistes– avaient pu s’exprimer. En France, on entendait surtout l’Eglise, des psychanalistes über-lacaniens, des féministes bizarrement éprises de la complémentarité au lieu de l’égalité, et deux-trois folles de service qui trouvaient que le mariage bourgeois, non merci, on ne veut pas singer le couple hétérosexuel.

 

Presque quinze ans plus tard, le hiatus s’est accentué. Aux Pays-Bas, Geert Wilders instrumentalise l’égalité homme-femme et homo-hétéro pour mieux stigmatiser les musulmans. Ce n’est pas bien, mais cela montre que le sujet fait l’objet d’un immense consensus, malgré le coup de barre à droite du pays. Les partis chrétiens (CDA et ChristenUnie) ne se gênent pas pour promouvoir depuis dix ans des gays et des lesbiennes au rang de ministres, avant tout parce qu’ils sont jugés compétents.

Les seuls qui essayent de défendre les weigerambtenaren (ces officiers d’état civil évangéliques qui refusent encore de marier les couples de même sexe, à compter sur les doigts d’une main) sont ceux qui refusent aux femmes le droit d’être élues députées et aimeraient que les femmes retournent s’occuper des enfants et de la cuisine. Autant dire que 97% des Néerlandais les trouvent ridicules....

 

 

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Repas imaginaire du Secours populaire pour défendre l'aide alimentaire européenne | Humanite

Repas imaginaire du Secours populaire pour défendre l'aide alimentaire européenne | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Trois tables, des chaises et des assiettes vides: le Secours populaire a organisé mercredi au départ de la manifestation contre l'austérité à Paris une action de "Air food" avec un repas imaginaire pour défendre le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD).

Sur le principe des manifestations de "Air guitar" où des particuliers font semblant de jouer de la guitare, les participants à cette action de Air food ont fait semblant de manger, pour souligner ce qui pourrait arriver en cas d'arrêt du PEAD.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a participé quelques instants à l'événement, avant le départ de la manifestation syndicale, a expliqué Pascal Rodier, secrétaire national du Secours populaire, en charge des questions européennes. "Le PEAD nourrit jusqu'à présent 18 millions d'Européens (dont 4 millions de Français) soit 40% de ceux qui pourraient y prétendre", a précisé Pascal Rodier.

Ce programme, qui permet de distribuer des repas aux personnes dans le besoin, via les associations (en France, Le Secours populaire, les Banques alimentaires, les Restos du Coeur et la Croix-Rouge), est en sursis depuis que l'Allemagne a réclamé en 2011 la fin du financement communautaire du PEAD, arguant que l'aide sociale relevait des Etats et non de l'Union européenne (UE).

Les 22 et 23 novembre, le Conseil européen des Chefs d'Etats, réuni à Bruxelles, doit décider de l'avenir de cette aide européenne alimentaire après 2013...

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SLOVÉNIE • Un peuple en colère

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Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays.

Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti  de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement.

 

Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ?

La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat.

Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...

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Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans

Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Loin des débats houleux qui agitent l’Hexagone, les Pays-Bas s’apprêtent à fêter les 12 ans du mariage pour tous. Reportage à Amsterdam.

 

Nienke donne ses rendez-vous au Café Saarein, le plus ancien bar lesbien de la ville, au coeur du Jordaan, le quartier bobo vintage d’Amsterdam. De peur qu’on ne la reconnaisse pas, elle envoie un message avant : “Je suis grande, 1,82 mètre, cheveux blonds courts mais je crois qu’en fait ça décrit toutes les lesbiennes néerlandaises (smiley).” Autodérision, nous sommes prévenus. Une fois dans le bar aux allures de pub irlandais, difficile de la reconnaître parmi la clientèle exclusivement féminine. Nienke est une habituée, la barmaid nous l’indique tout de suite. Très engagée dans la communauté lesbienne amstellodamoise, cette réalisatrice de 35 ans a été choisie en 2011 par la ville pour réaliser des courts métrages commémorant l’anniversaire des 10 ans du mariage gay.

Nienke : “Ici, vous n’entendrez personne dire ‘mariage gay’, c’est le même mariage qui était avant réservé aux hétéros qui a été élargi. Ce n’est pas une union de seconde zone, nous avons les mêmes droits.” Comment réagit-elle à ce qui se passe en France ? À peine le temps de finir la question qu’elle bondit : ”Je ne comprends pas que vous en soyez encore au débat et surtout qu’il y ait autant de gens opposés qui manifestent. Je pensais que la France était un pays moderne, occidental. Franchement, c’est une attitude de pays arabe ou africain.“ La comparaison, un peu rapide, a le mérite d’être claire. “Quand j’ai vu que l’Espagne avait ouvert le mariage aux gays, j’ai été très surprise. C’est un pays super catho, très macho, très famille. Le Portugal pareil, je ne m’y attendais vraiment pas.” À côté de Nienke, Marloes, brune, même âge :

“Les gens que je vois manifester ‘contre’ dans les rues de Paris me font vraiment peur. D’où sortent-ils ? Ça fait douze ans qu’on a le droit de se marier. Est-ce que le pays a explosé ? Non ! Est-ce que les enfants sont tous dégénérés ? Non ! Rien n’a changé, à part qu’ici les gays sont vraiment les égaux des hétéros. En plus, je ne vois pas pourquoi vous vous excitez comme ça parce qu’aux Pays-Bas, assez peu d’homos se sont finalement mariés.”...

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Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture

Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Combien sont-ils exactement ? Nul ne peut le savoir. Et pour cause, les familles retrouvent au mieux des certificats de naissance falsifiés et parfois des petits cercueils vides à la place du nouveau-né que l’on croyait disparu.

Combien sont-ils, donc, ces enfants qui ont été arrachés aux leurs, en Espagne, des années 40 jusqu’à la fin des années 80 ? On parle de dizaine de milliers, peut-être de centaines de milliers d’enfants volés. Aujourd’hui, adultes perdus. Le scandale a éclaté au grand jour dans les années 2000.

A l’origine, sous Franco, ce trafic a une base idéologique. Il s’agit de sauvegarder « l’Hispanité » en retirant leurs enfants aux Républicaines. Les vols de bébés continuent, même après le retour de la démocratie, cette fois sous couvert de bonne morale catholique. On prend leurs enfants à des mères célibataires ou issues de milieux modestes, et on les vend à des familles qui ne peuvent pas en avoir.

Aujourd’hui encore ces crimes restent impunis. Pire, la justice espagnole refuse obstinément de s’en saisir.

 

« Les Enfants perdus de l'Espagne », c’est un Magazine de la rédaction de Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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Selon un élu social-démocrate suédois, faciliter l'immigration peut compliquer la lutte contre chômage

Selon un élu social-démocrate suédois, faciliter l'immigration peut compliquer la lutte contre chômage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Suède, le chef de l'opposition s'est illustré dimanche 23 décembre par des propos surprenants de la part d'un élu social-démocrate : Stefan Löfven a critiqué dans la presse un accord conclu l'an dernier qui facilite l'immigration. Selon le leader de gauche, le trop grand nombre important d'arrivées ne simplifie pas la lutte contre le chômage....

 

Le nouveau chef de file des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, estime que le clivage social que l’on constate aujourd’hui en Suède est en grande partie dû à une politique d’immigration trop généreuse. Il critique un accord conclu en mars 2011 entre le gouvernement de centre-droit et le parti Vert (opposition), qui a facilité l'immigration pour des motifs économiques de ressortissants de pays non membres de l'Union européenne. 

L’arrivée massive, selon lui, de ressortissants de pays non membres de l’Union européenne pour des raisons économiques est une erreur : « Ce n’est pas ce type de mesure qui va régler la question de la lutte contre le chômage. Faire venir de la main d’œuvre étrangère bon marché sans penser à leur intégration n’est pas digne de la Suède. » Il souhaite des discussions au sein de l’Union européenne et dans son pays sur la question du rapprochement familial et de la répartition des immigrés dans l’Union.

Stefan Löfven est cependant favorable à la poursuite d’une immigration généreuse, pour les réfugiés politiques. ...

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L'Espagne vote le budget 2013 dans un climat social lourd

L'Espagne vote le budget 2013 dans un climat social lourd | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans un climat social très lourd, plombé par le chômage et la pauvreté, ce budget vise à redresser les comptes publics du pays plongé dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

 

Cette politique de la rigueur à outrance est de plus en plus contestée par les économistes, perçue comme un frein à la reprise et dénoncée pour ses retombées sociales à long terme. Déjà, toutes les organisations humanitaires s'alarment : 12,7 millions de personnes sont en danger de pauvreté dans ce pays de 47 millions d'habitants, selon une récente étude européenne. Un chiffre qui pourrait grimper à 18 millions, presque 40 % de la population, dans dix ans, affirme un rapport de plusieurs ONG, dont Oxfam, "si les politiques d'austérité et les coupes sociales ne sont pas corrigées".

"2012 a été l'année la plus difficile qu'il nous ait été donné de vivre", a admis cette semaine le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, qui, un an après son arrivée au pouvoir, ne parvient toujours pas à tirer les bénéfices de cette austérité draconienne. "2013 sera une année difficile, mais sera l'année de la stabilisation de notre économie", a-t-il promis. L'année à venir s'annonce pourtant tout aussi sombre, alors que la sortie de la récession dans laquelle est plongée l'Espagne depuis un an ne se profile toujours pas : le gouvernement attend un recul du PIB de 0,5 % en 2013, après 1,5 % cette année. Mais l'OCDE prédit déjà une contraction de l'économie de 1,4 % en 2013...

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Espagne : « Divorcez maintenant et vous économiserez 300 euros » - Rue89

Espagne : « Divorcez maintenant et vous économiserez 300 euros » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Madrid, l'avocate Rosa García Carreres a les intérêts de ses clients à cœur.
A ceux d’entre eux qui songeraient divorcer, elle donne ce conseil :

« [Accélérez la procédure] si vous voulez économiser les 300 euros de taxe minimum que vous coûtera le retour au célibat à partir de maintenant. »


En Espagne, l’accès à la justice devient « payant » pour certaines procédures. Le 22 novembre, sous l’impulsion du ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardon, le Sénat a voté une loi qui augmente les tarifs des « taxes judiciaires » et les applique aux simples citoyens (voir encadré).

Une procédure de divorce rapide, à l’amiable, coûte ainsi 150 euros. Et un recours en cassation peut se chiffrer à 1 200 euros.

Mais le système de collecte « n’est pas encore prêt » : les taxes ne peuvent donc pas être payées. Et en attendant, la précédente loi ne s’applique plus, la nouvelle étant déjà publiée au Boletín Oficial del Estado [PDF], l’équivalent du Journal officiel. Une petite bourde administrative, qui devrait être réparée la semaine prochaine.

Résultat : depuis trois semaines, l’accès à la justice est gratuit pour tout le monde. L’avocate madrilène presse donc ses clients de profiter de ce vide juridique inattendu. « Allez directement à la case “ soltero ” et ne payez pas de taxe », en somme.

Entre 800 et 1 000 procédures de divorce sont déposées chaque jour au bureau d’enregistrement et de répartition des affaires civiles de Madrid, écrit El País.

« Après l’adoption d’une loi qui rendra l’accès à la justice plus cher que jamais, celui-ci n’a jamais été aussi bon marché. »
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Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté

Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu'ici.

 

Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants."Le trou noir est de plus en plus grand", s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid.

En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd’hui réduite à 360 euros. "Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA" depuis septembre, raconte-t-elle.

"Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés": la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi.

 

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.

Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie...

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Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale

Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2011, les risques de pauvreté et d'exclusion sociale ont augmenté pour les Européens, contrairement aux objectifs de la stratégie Europe 2020 de réduire le taux de pauvreté de 25%.

 

En 2011, les risques de pauvreté ou d’exclusion sociale ont touché 119, 6 millions de personnes, soit 24 % de la population de l’UE, selon les données publiées par Eurostat, lundi 3 décembre. En 2010, ce taux était de 23, 4 %. Presque un quart de la population européenne souffre donc d’au moins un des symptômes d’exclusion, retenus par Eurostat : un revenu inférieur à 60 % du revenu médian (qui sépare la population en deux parties égales), un manque de ressources empêchant un niveau de vie décent, ou encore une situation de sous-emploi. L’Est de l’Europe est le plus exposé, avec 49 % des Bulgares, 40 % des Roumains et des Lettons, 33 % des Lituaniens et 31 % des Grecs et des Hongrois. En revanche, la République tchèque, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Autriche connaissent les taux de pauvreté les moins élevés, entre 15 et 17 %.

 

« Il convient de noter que le taux de risque de pauvreté est une mesure relative de la pauvreté et que le seuil de pauvreté varie considérablement selon les États membres », précise Eurostat. Si l’on considère le revenu total disponible, comprenant donc les aides sociales, la Bulgarie, la Roumanie, l’Espagne et la Grèce ont les proportions les plus fortes de populations en situation de « pauvreté monétaire », entre 21 et 22 %, contre une moyenne européenne de 17 %...

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L'Europe va-t-elle couper les vivres à ses pauvres ?

L'Europe va-t-elle couper les vivres à ses pauvres ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens vont négocier le budget communautaire pour la période 2014-2020. En jeu, notamment : le montant de l'aide alimentaire aux plus démunis.

 

Les hasards du calendrier ont parfois du bon. Trois jours après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne (UE), le 12 octobre 2012, les principales associations caritatives françaises avaient trouvé le symbole idéal pour relayer leur mobilisation. Côte à côte lors d’une conférence de presse, le Collectif des banques alimentaires, la Croix-Rouge, les Restos du cœur et le Secours populaire ont appelé à la mobilisation pour «sauver l’aide alimentaire européenne». Dans une Union en plein marasme économique, l’enjeu est de taille : chaque année, 18 millions d’Européens se nourrissent grâce au Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), né en 1987.

Mais, déjà en sursis depuis l’an passé, le dispositif pourrait être nettement amoindri à partir de 2014, en raison d’une fronde de quelques pays de l’Union. «L’aide alimentaire ne peut pas être cassée au moment où l’Europe en a le plus besoin», alerte Olivier Berthe, président des Restos du Cœur. «Sinon, les gens vont finir par désespérer de l’UE», abonde Alain Seugé, président de la Fédération française des banques alimentaires.

 

Qu'est-ce-que le PEAD ?

Il y a vingt-cinq ans, Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, met en place le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). A l'époque, il s’agit d’utiliser les surplus de la Politique agricole commune (PAC) pour distribuer des repas aux plus démunis. Aujourd’hui, le PEAD profite à 18 millions de personnes dans 20 pays de l’UE. Parmi les principaux bénéficaires, avec la Pologne et l’Italie, on retrouve la France.

Sur les 480 millions d’euros dotant le PEAD en 2011, 72 millions ont été redistribués dans l’Hexagone, soit environ 130 millions de repas...

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Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89

Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France.

 

(De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage.

Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en mars 2009.

Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre.

Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée :

« Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier.

Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »...

 

Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre :

« Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. »

Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé :

« L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire.

L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. »

Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires...

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Des milliers de policiers manifestent contre l'austérité en Espagne | Humanite

Des milliers de policiers manifestent contre l'austérité en Espagne | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Venus de toute l'Espagne, environ 5 000 policiers ont défilé samedi au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d'effectifs dans la police, comme dans l'éducation et la santé, trois jours après une grève générale en Espagne contre l'austérité.

Après avoir violemment réprimés, mercredi soir à Madrid, les manifestants anti-austérité, les policiers ont défilé à leur tour dans le centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d'effectifs imposés par le gouvernement. "Si ce pays fonctionne mal, c'est uniquement à cause des politiques", renchérit Juan Manuel Aguado Torres, un policier de 60 ans à Motril (Grenade), dans le sud du pays. "Ce sont nous, les fonctionnaires, qui payons toutes les conséquences de la crise", regrette aussi Antonio Perez, policier depuis 33 ans à Madrid.

"Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiques", proclamait une banderole dans le cortège des policiers qui ont marché jusqu'au ministère de l'Intérieur à l'appel du Sup, syndicat majoritaire du secteur. "Chaque année, entre 1 500 et 2 000 policiers partent à la retraite et 125 sont recrutés, ce qui signifie que dans trois ou quatre ans, il y aura plus d'insécurité et plus de délits en Espagne", a mis en garde Jose Maria Sanchez Fornet, lors d'un discours devant le ministère. "Avec les jours libres qu'ils nous prennent, plus la suppression du mois supplémentaire, plus les coupes dans les salaires, nous avons perdu 300 euros par mois", affirme Anxos Lores Tomé, une policière de 36 ans venue de Ferrol en Galice (nord). Entrée dans la police il y a 10 ans avec 1 500 euros par mois, elle affirme gagner aujourd'hui 1 450 euros. Mais au-delà de la police, "nous sommes inquiets pour la situation du pays en général. Les politiques ne créent pas d'emplois, et avec les coupes, il ne créent pas de consommation, au contraire", dit-elle....

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Les banques et les indignés unis contre l'austérité / France Inter

Les banques et les indignés unis contre l'austérité / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Colère sociale et bon sens économique, c’est la plus inattendue des coalitions qui s’esquisse aujourd’hui contre les politiques d’austérité menées en Europe.

 

Hier, en Espagne, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues de Madrid et d’une centaine d’autres villes pour protester contre la brutalité des coupes budgétaires, l’envolée du chômage et les suicides auxquels ont conduit le expulsions.
Une rage s’est emparée de l’Espagne en grève générale et, si c’est dans ce pays, la quatrième économie de l’Union, que les manifestations contre l’austérité ont été les plus spectaculaires, il y en eut aussi en Italie, au Portugal, moins en France mais tout de même, et en Grèce, bien sûr, au cours de ce qui aura été la première journée de mobilisation européenne contre des politiques européennes, le premier mouvement social paneuropéen contre des politiques qui ne sont plus seulement nationales mais paneuropéennes.
Jamais la réalité de l’Europe politique n’aura été aussi évidente qu’hier alors même que les institutions européennes sont loin, très loin, d’être à la hauteur du mouvement syndical européen, organisateur de cette journée. Le mouvement social précède les institutions. C’est un fait majeur qui vient confirmer que c’est peut-être bien dans les luttes sociales, à la base, contre des politiques conduites dans toute l’Europe, que la dynamique d’unification politique de l’Union s’amorcera vraiment mais, si marquantes qu’aient été ces manifestations d’hier, elles n’ont pas constitué le seul tournant de cette journée...

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