Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Hollande devant le Parlement européen : ce qu'il faut retenir

Hollande devant le Parlement européen : ce qu'il faut retenir | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"L'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen", regrette le président français. Budget, projet, Mali, les temps forts de son discours.

 

Le président français a prononcé mardi 5 février son premier discours devant les députés européens, réunis à Strasbourg. Il s'est exprimé sur sa vision de l'Europe, à deux jours d'un sommet européen consacré au budget de l'UE qui s'annonce difficile.

 

- Le "défi de la croissance"

"Faire des économies oui, affaiblir l'économie non", a lancé François Hollande. "L'Europe ne peut se contenter d'être un marché, un budget, une monnaie". "C'est le défi de la croissance que nous devons relever", a-t-il exhorté. Avec, en tête, la lutte contre le chômage. "Il n'y aura pas de répit tant que 27 millions d'Européens seront au chômage", a-t-il martelé.

Pour relever le défi de la croissance, le président français décline quatre principes : "un niveau de dépenses qui préserve les politiques communes", une "politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires mais pour l'ensemble de l'Europe", une "politique agricole qui permette de renforcer une industrie précieuse" et de "respecter l'environnement" et un "cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance".

 

- La dénonciation des égoismes nationaux

Sur le budget européen, "un compromis est possible", estime le locataire de l'Elysée. "Mais il doit être raisonnable. Et dont il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qu'il est possible d'accepter", annonce-t-il. Le président français juge que "l'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen".

"Le montant des chèques et des rabais doit cesser d'augmenter", a averti François Hollande. David Cameron est prévenu. Mais le président français veut aller encore plus loin : "La prochaine étape que nous devons ouvrir c'est la coordination des politiques économiques nationales".

 

- Quel projet ? "L'Europe différenciée"

"S'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples", affirme François Hollande. "Depuis trop longtemps, l'Europe doute d'elle-même"...

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"Européens, unissez-vous pour relâcher la contrainte budgétaire"

"Européens, unissez-vous pour relâcher la contrainte budgétaire" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France ne respectera pas son objectif de déficit en 2013, prévient Olivier Raingeard, chef économiste de la banque Neuflize OBC. Il plaide pour un assouplissement des politiques budgétaires aujourd'hui trop restrictives.

 

Dans le cadre de la procédure dite du semestre européen, les Etats présenteront au mois d'avril leurs stratégies budgétaires à moyen terme et leurs programmes de réforme.

Il apparaîtra que certains pays, dont la France et l'Espagne, ne respecteront pas leur objectif de déficit, respectivement de 3 et 4,5 % du PIB en 2013.

La Commission européenne aura alors le choix entre formuler des orientations ciblées sur la consolidation budgétaire ou se concentrer sur les moyens de réduire les déséquilibres économiques des pays, tout en admettant la nécessité de relâcher à court terme la contrainte budgétaire. La seconde option doit s'imposer pour deux motifs.

D'une part, la zone euro, avec un déficit moyen qui devrait s'inscrire sous les 3 % du PIB en 2013, est la plus avancée dans l'exercice de consolidation de ses finances publiques.

Aux Etats-Unis, républicains et démocrates ne sont, pour l'instant, parvenus qu'à un accord a minima sur la falaise budgétaire, de telle manière que le déficit américain pourrait encore dépasser les 7 % du PIB cette année.

En Angleterre, la reprise économique est tellement faible que le déficit devrait également atteindre les 7 %, ce qui contribue vraisemblablement à ce que se pose, de nouveau, la question existentielle de sa place dans l'Union européenne...

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L'Europe, "vrai risque pour l'économie mondiale" en 2013, selon Stiglitz

L'Europe, "vrai risque pour l'économie mondiale" en 2013, selon Stiglitz | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Prix Nobel d'économie américain ne voit "aucun signe de sortie" de la dépression pour la Grèce et l'Espagne.

 

L'Europe constitue le principal risque pour l'économie mondiale en 2013, estime le Prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz dans une tribune publiée dans le quotidien Handelsblatt, mercredi 2 janvier. "Le vrai risque pour l'économie mondiale se trouve en Europe", a estimé M. Stiglitz, qui pointe notamment les difficultés économiques en Espagne et en Grèce. Ces pays "se trouvent dans une dépression dont on ne voit aucun signe de sortie".

Pour sortir de la crise qui agite la zone euro depuis plusieurs mois, l'économiste américain rejette l'idée du pacte budgétaire, qui "n'est pas une solution", tandis que les rachats d'obligations d'Etat par la Banque centrale européenne (BCE) ne peuvent être qu'un "palliatif temporaire", selon lui. "Si la BCE fait de la poursuite des politiques d'austérité une condition à ses financements, cela aura pour seule conséquence d'aggraver l'état du malade."

Jusqu'à présent, les responsables politiques européens ne sont pas parvenus à mettre en œuvre un vrai pacte de croissance pour les pays de la périphérie de la zone euro, poursuit Joseph Stiglitz. Pour 2013, l'économiste n'exclut pas de nouvelles turbulences dans la zone euro.

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OrtiFle's curator insight, February 9, 2014 3:12 PM

le vrai risque de l économie  mondiale selon Stiglitz #eco# B2 +

 

 

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L'Irlande prend la présidence de l'euro. Mais qui s'en soucie?

L'Irlande prend la présidence de l'euro. Mais qui s'en soucie? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidence tournante de l'UE est devenue une institution vide. La faute à la crise et à l'évolution institutionnelle de l'Europe.

 

Tous les six mois, c'est la même petite musique. Un pays quitte la présidence du conseil de l'Union européenne et un autre le remplace. Le sortant se félicite de son excellent travail et le nouveau «président» annonce qu'il va s'efforcer de réaliser un saut qualitatif dans l'intégration européenne. La fin de l'année 2012 et le début de l'année 2013 ne dérogent pas à cette tradition.



Chypre a, ce vendredi, rendu public le bilan de ses six mois de présidence. «Notre aspiration était d'amener un peu plus loin l'intégration européenne et je crois que les résultats importants de notre présidence sont une preuve de notre succès dans ce domaine», s'est félicité Andreas Mavroyannis, le chargé d'affaires auprès du président chypriote pour les affaires européennes. De son côté, l'Irlande, qui va assurer la présidence de l'UE à partir du 1er janvier, annonce déjà qu'elle entend «promouvoir la croissance et l'emploi».



Tout ceci fleure bon la propagande à l'ancienne et la langue de bois dont l'Europe sait tant faire usage. La réalité est différente. On peut d'abord discuter de «l'importance» du bilan de la présidence chypriote alors que les discussions autour du budget européen a déchiré les pays membres, que le Royaume-Uni menace de quitter l'Union, qu'il a fallu trouver une énième solution d'urgence qui ne règle rien à la crise de la zone euro et qu'enfin l'union bancaire demeure dans les limbes. Mais la véritable question n'est pas là. Le vrai problème, c'est que la présidence chypriote n'y est pour rien. «Son» bilan, que l'on trouvera résumé ici, ne lui appartient guère.


Nicosie n'est cependant pas plus en cause que ne l'était Copenhague ou Varsovie avant lui. Car que pouvait faire, de son propre chef, Chypre, ce petit pays de 800.000 âmes qui, pendant qu'il présidait officiellement l'Union européenne en crise, négociait avec cette même UE les conditions de son aide financière? Que pouvait faire la Pologne ou le Danemark, deux pays non membres de la zone euro, pour «donner l'impulsion» à une UE malade de sa zone euro? Et que pourra faire l'Irlande qui négocie actuellement dune réduction de plus de 60 milliards d'euros de sa dette bancaire auprès de l'UE et de la BCE pour imposer ses vues au reste des 26 pays de l'Union?...

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La survie de l'euro n'est plus en jeu

La survie de l'euro n'est plus en jeu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Éditorial. Les Européens ont décidé que les marchés n'auraient pas la peau de l'euro. Et cela fonctionne. La spéculation s'est estompée. En cette fin 2012, les nuages se déplacent vers les Etats-Unis.

 

La Grèce n'est plus l'épicentre de la crise financière mondiale. L'agence Standard & and Poor's a relevé la note du pays de six crans, la faisant passer de "défaut partiel" à B-. Une note médiocre, qui ne permet pas au pays de se financer sur les marchés, mais qui atteste d'une sortie de la zone de grand danger. Après cinq années de récession, bientôt six, de premiers signes positifs apparaissent : le pays pourrait renouer avec la croissance en 2014.

Le salut des Grecs est bien sûr venu d'eux-mêmes : ils ont subi une purge sans précédent, qui a conduit à une chute du produit intérieur brut (PIB) de 20 % depuis 2008. Mais ce salut est surtout venu des Européens. Le basculement a eu lieu cet été, lorsque Angela Merkel a enfin arrêté sa doctrine : la Grèce ne sortira pas de l'euro, quoi qu'il arrive. La chancelière allemande s'est décidée, sur la pression de François Hollande, qui invoquait un devoir politique et de solidarité, conjuguée à celle de Mario Draghi, président de la BCE, qui mettait en garde sur les risques incalculables, pour le reste de la zone euro, de l'expulsion d'un de ses membres. M. Draghi a ensuite pu confirmer qu'il soutiendrait sans limite la monnaie unique.

Cet été, donc, les Européens ont décidé que les marchés n'auraient pas la peau de l'euro. Et cela fonctionne. La spéculation s'est estompée. En cette fin 2012, les nuages se déplacent vers les Etats-Unis, à la peine pour s'accorder sur la "falaise budgétaire", tandis que le nouveau gouvernement japonais fait fonctionner dangereusement la planche à billets, à la recherche d'une croissance perdue....

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L'Espagne vote le budget 2013 dans un climat social lourd

L'Espagne vote le budget 2013 dans un climat social lourd | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans un climat social très lourd, plombé par le chômage et la pauvreté, ce budget vise à redresser les comptes publics du pays plongé dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

 

Cette politique de la rigueur à outrance est de plus en plus contestée par les économistes, perçue comme un frein à la reprise et dénoncée pour ses retombées sociales à long terme. Déjà, toutes les organisations humanitaires s'alarment : 12,7 millions de personnes sont en danger de pauvreté dans ce pays de 47 millions d'habitants, selon une récente étude européenne. Un chiffre qui pourrait grimper à 18 millions, presque 40 % de la population, dans dix ans, affirme un rapport de plusieurs ONG, dont Oxfam, "si les politiques d'austérité et les coupes sociales ne sont pas corrigées".

"2012 a été l'année la plus difficile qu'il nous ait été donné de vivre", a admis cette semaine le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, qui, un an après son arrivée au pouvoir, ne parvient toujours pas à tirer les bénéfices de cette austérité draconienne. "2013 sera une année difficile, mais sera l'année de la stabilisation de notre économie", a-t-il promis. L'année à venir s'annonce pourtant tout aussi sombre, alors que la sortie de la récession dans laquelle est plongée l'Espagne depuis un an ne se profile toujours pas : le gouvernement attend un recul du PIB de 0,5 % en 2013, après 1,5 % cette année. Mais l'OCDE prédit déjà une contraction de l'économie de 1,4 % en 2013...

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Merkel: l'Europe doit "travailler très dur" pour préserver ses avantages sociaux

Merkel: l'Europe doit "travailler très dur" pour préserver ses avantages sociaux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Européens devront "travailler très dur" s'ils veulent préserver leurs avantages sociaux tout en restant compétitifs au niveau international, a estimé la chancelière allemande Angela Merkel dans un entretien au Financial Times paru lundi.

"Si l'Europe représente aujourd'hui à peine plus de 7% de la population mondiale, environ 25% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et doit financer 50% des dépenses sociales au monde, alors il est évident qu'elle devra travailler très dur pour maintenir sa prospérité et son mode de vie", a déclaré Mme Merkel.

"Je m'inquiète de voir que beaucoup de gens en Europe pensent simplement que l'Europe et les Etats-Unis sont les seules références pour le monde, que l'Europe est traditionnellement forte et que le monde nous attend", a-t-elle ajouté.

Vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont repoussé des décisions sur la poursuite de l'intégration de l'Union européenne, ne parvenant pas à maintenir la dynamique après un accord sur des aides à la Grèce et sur la supervision des banques de la zone euro....
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Moody's retire son triple A au MES

Moody's retire son triple A au MES | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EUROPE - L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran vendredi 30 novembre le Mécanisme européen de stabilité (MES), de Aaa à Aa1, avec une perspective négative, une décision jugée "difficile à comprendre" par le patron du fonds de secours de

la zone euro, l'Allemand Klaus Regling.Le geste de Moody's est "difficile à comprendre", a réagi vendredi soir Klaus Regling, dans un communiqué.

"Nous sommes en désaccord avec l'approche de l'agence de notation qui ne prend pas suffisamment en compte le cadre institutionnel particulièrement solide du MES, les engagements politiques et la structure de son capital", a-t-il ajouté.

"Les 17 Etats membres de la zone euro sont pleinement engagés sur le plan politique et financier auprès du MES et du FESF et soutiennent ces deux institutions", a renchéri Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, dans ce même communiqué.

 

La décision de Moody's fait suite à la récente dégradation de la note souveraine de la France, qui a elle aussi perdu son triple A. L'agence de notation a également annoncé vendredi la dégradation d'un cran du Fonds européen de stabilité financière (FESF), également de Aaa à Aa1, lui aussi assorti d'une perspective négative. Dix jours plus tôt, le lendemain de la dégradation de la France, Moody's avait pourtant annoncé le maintient du triple A du MES et du FESF, avec une perspective négative.

Cela "ne va pas empêcher le MES ou le FESF d'agir de quelque manière que ce soit ou d'émettre" des titres de dette, a affirmé Klaus Regling.

Outre la dégradation récente de la France, aujourd'hui notée Aa1, Moody's justifie sa décision par la "forte corrélation" en terme de risque de crédit au sein de principaux soutiens financiers du MES et du FESF. "Le risque et la notation des MES et FESF sont étroitement liés à ceux de leurs principaux soutiens", explique Moody's en rappelant que la France est le deuxième plus gros pays contributeur des MES et FESF.

La part de la France dans le MES s'élève à 20,4%, derrière celle de l'Allemagne, toujours notée Aaa par Moody's, qui est de 27,1%....

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"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe"

"Le coût du sauvetage de la Grèce est bien moindre que celui d'une explosion de l'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Yannis Monogios, chercheur au KEPE (Institut de recherches économiques grec), est conseiller au ministère des Finances grec.

Il analyse les raisons pour lesquelles les négociations sur le versement de l'aide européenne de 44 milliards d'euros à son pays ont échoué la semaine dernière, en particulier sur le montant de la réduction de la dette. Il juge que la réunion des ministres des Finances de la zone euro ce lundi à Bruxelles devrait se conclure par un accord, car tout les membres y ont intérêt.

 

Y a-t-il un risque qu'il n'y ait toujours pas d'accord sur la dette grecque ce lundi ?
Je pense que non, car un accord est la solution la plus bénéfique pour tout le monde. Il est sûr que la possibilité d'un autre sommet extraordinaire n'est jamais à exclure, mais on sait que plus on retarde, plus on augmente les coûts. De plus, les marchés financiers ont les yeux rivés sur ces tractations, il pourra y avoir une réaction positive. La question traitée aujourd'hui par les dirigeants n'est pas : « Comment réduire la dette ?» mais : « Accepte-t-on les moyens de la réduire ?»...Il existe en effet plusieurs voies : une baisse des taux d'intérêt des prêts, une extension des maturités de ces prêts, ou une renégociation de la recapitalisation des banques...Et c'est sur ces conditions que les dirigeants européens doivent s'accorder. Aujourd'hui, on bute sur 10 milliards d'euros (*), ce qui représente très peu au niveau du budget européen. Il y aura une entente mais elle sera politique et non économique.

 

Pourquoi parler d'entente politique ?
Un accord et un nouveau versement de l'aide révèleront avant tout le degré de solidarité des dirigeants européens, et non une solution économique sur le long terme. La position exprimée par l'Allemagne mardi dernier (qui refuse tout effacement d'une partie de la dette grecque. NDLR) n'est pas une attitude négative envers la Grèce, mais un message au reste de l'Europe et surtout au président de la république française François Hollande. Cela signifie : « Je ne suis pas prête à donner davantage car le tour de la France viendra ensuite». Car, pour l'Allemagne, l'économie française est une bombe à retardement...

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Echec du sommet européen

Echec du sommet européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, censée définir le prochain budget, s'est conclue sans accord. Herman Van Rompuy juge une décision possible début 2013.

 

Les dirigeants européens ont échoué vendredi à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, car leurs exigences étaient impossibles à concilier, et ils devront faire beaucoup de concessions pour parvenir à une accord lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.

Alors que cet échec ternit un peu plus l’image de l’Europe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont tous cherché à minimiser ses conséquences. Mais sous couvert de l’anonymat, les membres des délégations se cachaient pas leur inquiétude, tant les divergences sont grandes.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le «travail» pour rechercher un «consensus». «Un accord est possible en début d’année prochaine», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un «degré suffisant de convergences» entre les dirigeants des 27. Il a annoncé qu’il «commencerait des consultations dès la semaine prochaine».

«Je suis très pessimiste sur un changement dans les positions d’ici le prochain sommet», a toutefois confié un diplomate impliqué dans les négociations. «Aucune date n’a encore été arrêtée pour ce nouveau sommet», a-t-il précisé. Il pourrait être organisé entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. «Ce sommet a montré une absence totale d’esprit européen», a-t-il lancé, cinglant. «Toutes les positions ont montré des replis nationaux et tout ce qui a été proposé, ce sont des coupes dans les politiques pour l’avenir afin de financer des politiques du passé», a-t-il déploré.....

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Moody's retire son AAA à la France

Moody's retire son AAA à la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Moody’s a attribué à la France la note AA1, assortie d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait à nouveau l’abaisser à moyen terme.

 

La France «est encore bien notée», a réagi le ministre des Finances, Pierre Moscovici, en marge d’un déplacement à Grenoble.

Selon le ministre, «cette décision concerne la situation laissée par nos prédécesseurs : perte de compétitivité, faible croissance, déficit croissant». «C’est une sanction de la gestion du passé», a-t-il dit.

Moody’s est la deuxième des trois grandes agences de notation internationales à retirer à la France son prestigieux «triple A». Standard and Poor’s (SP) avait dégainé la première, le 13 janvier, en pleine campagne présidentielle française, alors que le chef de l’Etat de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait fait du maintien du AAA une priorité.

La troisième agence, Fitch, est désormais la seule à noter la France triple A, même si elle menace aussi de l’abaisser en 2013.

Depuis la décision de SP en début d’année, seuls quatre pays de la zone euro bénéficient encore d’un AAA auprès des trois grandes agences : l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Il s’agit d’Etats du nord de l’Europe, ce qui a accentué les divisions politiques, face à la crise, avec des pays du Sud, comme l’Italie ou l’Espagne, mais aussi avec la France.

 

Pour autant, la décision de SP n’avait pas eu d’effet sur les marchés et, dix mois plus tard, la France emprunte même à des taux d’intérêt historiquement bas, plus faibles qu'à l'époque de la dégradation. L’ouverture des Bourses européennes ce mardi, au lendemain d’un net rebond et alors que la crise de la zone euro traverse plutôt une accalmie depuis l'été, sera donc scrutée avec attention. Cependant les experts interrogés ne s’attendaient pas à un impact significatif...

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Obama-Europe, même combat

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Le président fraîchement réélu et ses homologues européens font face au même défi, estime l’éditorialiste en chef du Soir : prouver qu’une société tolérante et solidaire est toujours possible.

 

Les Américains ont (re)choisi mardi un président qui leur propose une société tolérante et solidaire. Cette société dont les Européens ont fait leur modèle depuis des décennies, et dont ils revendiquent la paternité. Aujourd’hui, par un curieux concours de l’histoire, les deux camps doivent livrer le même combat et relever le même défi : prouver que ce projet de société est réaliste, et toujours jouable.

Le président américain devra se battre pour imposer cette solidarité à une grande partie de la société américaine, qui ne veut pas d’un filet de sécurité institutionnalisé pour tous et qui préfère les gratifications au mérite. Les Européens, eux, doivent se démener, pour conserver leur système de sécurité sociale pour tous, dont on rabote les modalités, pays par pays.

Obama et les leaders européens ont tout intérêt à unir leurs forces et leurs réflexions pour trouver une manière de préserver leur projet politique : cette société solidaire où, comme le dit Obama, chacun a sa chance, peu importe qu’il soit riche ou pauvre, Noir ou Blanc, malade ou bien portant, homo ou hétéro.

Leurs ennemis sont identiques : des déficits budgétaires abyssaux, une crise économique profonde et structurelle, la “romneysation” de nos sociétés.

L’individualisme, nourri par la crise économique, vit désormais de la même manière des deux côtés de l’Atlantique, poussant au tri dans l’attribution des “avantages” sociaux, entre ceux qui les méritent (les travailleurs) et les autres (les “assistés”)...

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Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande

Bruxelles ne croit pas aux promesses de François Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les prévisions de la Commission européenne ne sont pas compatibles avec la réduction du déficit promise.

 

La Commission européenne devait doucher, mercredi 7 novembre, les espoirs de croissance et de redressement budgétaire de François Hollande et de son gouvernement. D'après les prévisions d'automne publiées en début d'après-midi à Bruxelles, la croissance atteindra 0,4 % l'an prochain, moitié moins que l'hypothèse retenue par Paris pour construire le budget 2013 (à 0,8 %).

Dans ces conditions, la France ne devrait donc pas, selon les estimations de la Commission, être en mesure de ramener son déficit en deçà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, contrairement au cap fixé par François Hollande depuis son élection.

Cet objectif ne devrait être atteint qu'en 2014, avec une croissance attendue de 1,2 %, à condition, selon Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, de prendre des mesures supplémentaires d'économies cette année-là. Et de poursuivre encore les efforts en 2015.

Tandis que le gouvernement français multiplie les annonces pour asseoir sa crédibilité budgétaire, et donner des gages aux marchés, la Commission se garde d'exiger davantage d'austérité pour 2013 : elle a décidé de renoncer à ce jour à l'envoi d'un éventuel "avertissement précoce", tel que celui adressé à la Belgique en début d'année pour la sommer d'accentuer ses efforts de rigueur. "C'est un autre cas de figure : à l'époque, le gouvernement belge tardait à être formé", dit un haut fonctionnaire....

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Chypre, prochain maillon faible de l'Europe

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Pilier de l'économie chypriote, le secteur financier a été durement frappé par la crise grecque. L'Union européenne et le FMI préparent un plan d'aide.

 

C'est vers l'un des plus petits pays de la zone euro que se tournent maintenant les regards européens inquiets, à quelques jours du scrutin présidentiel du 17 février. Chypre pourrait bientôt devenir le prochain Etat à bénéficier d'un plan d'aide européen, après la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne. Les discussions durent depuis six mois et les tergiversations du président communiste, Dimitris Christofias, ont retardé les échéances. Désormais, c'est l'Allemagne qui s'interroge pour savoir si elle doit payer pour les banques chypriotes et leurs riches clients russes.

Chypre peut-elle devenir une nouvelle Grèce ?... Historiquement et linguistiquement, les rapports entre Chypre et la Grèce sont étroits. Si étroits que des banques hellènes ont investi à Nicosie - et vice versa - et que les banques chypriotes ont acheté une bonne part de la dette grecque. Quand, en mars 2012, la Grèce a réussi à alléger un peu son fardeau en restructurant sa dette auprès des banques, cela a coûté plus de 4 milliards d'euros aux établissements financiers chypriotes, qui avaient déjà accordé de nombreux prêts généreux à des clients et à des entreprises grecques souvent devenus insolvables. Les banques chypriotes tremblent et sont menacées de faillite. Mais une défaillance bancaire provoquerait un tsunami pour une île qui a construit sa croissance à partir de son secteur financier, au point que les avoirs des banques représentent plus de huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays.

La mort dans l'âme, le président communiste, Dimitris Christofias, a dû appeler à la rescousse, en juin 2012, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier a proposé son cocktail désormais bien connu de mesures d'austérité : baisse des salaires et des retraites et hausse d'impôts. Un plan qui pourrait aggraver la récession et l'envolée du chômage, qui frappent déjà la population. L'apparition d'un taux de chômage à deux chiffres dans un pays qui n'a pas connu de problèmes d'emploiest un vrai traumatisme.

L'Allemand Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), vient de tirer la sonnette d'alarme : "Des développements confus à Chypre pourraient saper les progrès réalisés en 2012 dans la stabilisation de la zone euro. Chypre pourrait se révéler être un risque systémique pour le reste de la zone euro, malgré sa taille."...

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S&P optimiste quant à une sortie de crise de la zone euro cette année

 

L'agence de notation Standard & Poors estime que « la confiance des investisseurs ne reviendra que si les Etats membres poursuivent le rééquilibrage de leurs économies ».

L'Europe pourrait commencer à sortir de la crise des dettes souveraines en 2013, a affirmé l'agence de notation Standard & Poors dans une analyse publiée mercredi.

« Cette année pourrait être décisive pour déterminer si la zone euro peut émerger de ses problèmes liés aux dettes souveraines », écrit l'agence de notation dans ce document intitulé « La crise de la dette en zone euro: 2013 pourrait être une année charnière ».

« Néanmoins, nous croyons que la confiance des investisseurs ne reviendra que si les Etats membres poursuivent le rééquilibrage de leurs économies, à la fois en stabilisant structurellement les dettes publiques et en réduisant davantage les déficits extérieurs », selon Moritz Kraemer, analyste crédit chez Standard & Poors.

Des risques perdurent

Ces objectifs sont difficiles mais peuvent être atteints, poursuit l'agence de notation qui met toutefois en garde contre les risques qui perdurent et justifient selon elle le maintien de perspectives négatives sur une bonne partie des notes des pays de la zone euro.

Standard & Poors est la seule agence qui ait retiré leur triple A, la meilleure note possible, aux Etats-Unis durant l'été 2011. C'est également elle qui la première a dégradé la note souveraine de la France, la rétrogradant en janvier 2011 d'un cran (de AAA à AA+), suivie à l'automne dernier par sa concurrente Moody's (de Aaa à Aa1).

Source AFP

 

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Ces dangers qui guettent la zone euro en 2013

Ces dangers qui guettent la zone euro en 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union monétaire est sortie de la tempête. Mais la récession menace. Et certains pays restent particulièrement fragiles. Tour d'horizon.

 

Il y a ceux qui pronostiquaient sa mort. D'autres sa déliquescence. Ceux qui misaient sur la sortie manu militari de la Grèce ("Grexit") pour cause de surendettement. Et puis ceux qui évoquaient, pour des raisons totalement opposées, une sortie de la Finlande ("Fixit"). Rien de tout cela ne s'est passé en 2012. La zone euro est restée debout. Les drames ont été surmontés. Parfois in extremis.

Aujourd'hui, la plupart des économistes et des analystes, y compris anglo-saxons, à tendance eurosceptique, estiment que le grand danger qui menaçait la survie de l'union monétaire s'est éloigné.

Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), y est pour beaucoup. Ses mots durant l'été – "l'euro est irréversible" – et, surtout, la menace d'utilisation d'une arme monétaire dissuasive (le rachat sans limite de dettes d'Etat) qu'il a brandie ont déjoué la spéculation.

Les dirigeants européens, en démontrant leur attachement à la Grèce, leur solidarité financière et en jetant les bases de l'union bancaire, ont aussi apaisé le climat.

Mais si elle est sortie de la tempête, la zone euro n'est pas, pour autant, tirée d'affaire. En 2013, pas plus qu'en 2012, la croissance ne sera au rendez-vous. La récession restera ancrée dans les pays fragiles et contaminera toute la zone, frappant même les pays robustes comme l'Allemagne, où deux trimestres de croissance négative sont attendus fin 2012 et début 2013.

En cause, notamment, les politiques d'austérité, qui, bien que de plus en plus assouplies, empêchent l'activité de repartir. Pour désendetter les Etats, l'effort budgétaire "structurel" (c'est-à-dire corrigé de l'effet du cycle économique) reste estimé l'année prochaine à plus d'un point de produit intérieur brut (PIB) pour l'ensemble de la zone euro. ..

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Angela Merkel prépare les Allemands à une année "difficile"

Angela Merkel prépare les Allemands à une année "difficile" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans ses vœux de fin d'année, dont le texte a été transmis aux médias, la chancelière anticipe un environnement économique dégradé en 2013.

 

Dans son allocution pour la nouvelle année, la chancelière allemande Angela Merkel avertit ses concitoyens que l'environnement économique sera "plus difficile" en 2013 qu'en 2012, appelant à la "patience" et au "courage" . "L'environnement économique ne sera pas plus facile, mais plus difficile l'an prochain. Cela ne doit pas nous décourager, mais au contraire nous stimuler", affirme Mme Merkel, dans son discours qui sera diffusé à la télévision lundi 31, décembre au soir et dont le texte a été transmis aux médias, dimanche soir.

Evoquant la crise économique en Europe, la dirigeante de la première économie européenne a appelé à la patience. "Les réformes que nous avons décidées [en Europe] commencent à produire leurs effets. Mais nous avons encore besoin de beaucoup de patience. La crise est encore loin d'être surmontée", a estimé la chancelière, selon le texte diffusé par son service de presse. La dirigeante conservatrice, qui briguera un troisième mandat de chancelière aux élections législatives de septembre 2013, a néanmoins souligné que le chômage était au plus bas en Allemagne et le nombre d'emplois au plus haut depuis la réunification du pays, il y a vingt-deux ans....

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Portugal : La troïka au pied du sapin

Portugal : La troïka au pied du sapin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’image des “hommes en noir” qui contrôlent les finances du pays est utilisée dans un jeu et pour une publicité. Mais derrière cet humour se cache la crainte de voir la situation économique et sociale se dégrader encore davantage en 2013.

 

A Lisbonne, un nouveau jeu de carte intitulé “Voilà la troïka” est déjà en vente dans quelques magasins. Les règles sont simples : les joueurs essaient de protéger les millions gagnés grâce à leur influence, ils tentent de remporter des élections et cherchent à se mettre à l’abri avant qu’une carte maléfique n’apparaisse et ne déjoue tous leurs plans. C’est la carte des trois hommes en noir à la mine patibulaire, la troïka, qui s’empare de tous les gains.

Dans les centres commerciaux, une publicité annonce qu’une nouvelle carte de crédit permet de payer en trois mensualités les achats de Noël. Le slogan déclame, non sans ironie : “Si la troïka apprends ça…” Autrement dit, il vaudrait mieux qu’elle ne sache pas que malgré tout, nous gaspillons le peu d’argent qu’il nous reste (ou qu’elle nous accorde).

Au Portugal, les blagues et les plaisanteries récurrentes servent à conjurer l’asphyxie économique et humaine.

 

Car les fêtes de fin d’année ne vont pas être faciles. Les fonctionnaires ne toucheront pas de bonus à Noël et en janvier 2013, les nouvelles mesures et restrictions budgétaires entreront en application. Il s’agit de la loi de finances la plus polémique et restrictive que le pays ait connue au cours de l’histoire récente : une hausse radicale des impôts est prévue, équivalente en moyenne au retrait d’un mois de salaire.

Selon la Confédération portugaise du commerce et des services, le commerce portugais va reculer de 10 à 15 % par rapport à 2012, qui a déjà été une année catastrophique. Certains négociants font la grimace et affirment que leurs ventes ont déjà chuté de 30 %. Les chauffeurs de taxi jurent avoir perdu 40 % de leurs clients alors qu’il passent toute la journée dans les rues....

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Struggles Mount for Greeks

Struggles Mount for Greeks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
The spread of economic hardship is fraying Greece's social fabric and straining its political cohesion as the country enters the harshest winter of its three-year-old debt crisis.

Now, as Greece slides deeper into depression, the widowed mother is so poor that her teenage daughter, who stills lives at home, is "jealous that her brother is having a better time than her in the institution," Ms. Katri says.

The spread of economic hardship is fraying Greece's social fabric and straining its political cohesion as the country enters the harshest winter of its three-year-old debt crisis. Even the tightknit Greek family—an institution that has helped the population to absorb a collapse in employment—is under pressure as household incomes dwindle.

Many families are sliding down the economic ladder that their parents and grandparents climbed, often making them reliant on those same retirees' shrinking pensions. Already-poor families are slipping off the ladder, into the arms of overburdened charities. In a country of 11 million, only 3.7 million people have jobs, down from 4.6 million four years ago. Economic activity has shrunk by over 20% in that time.
The pressure on society is testing the country's political stability. Crumbling establishment parties cling to office. ....
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Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale

Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2011, les risques de pauvreté et d'exclusion sociale ont augmenté pour les Européens, contrairement aux objectifs de la stratégie Europe 2020 de réduire le taux de pauvreté de 25%.

 

En 2011, les risques de pauvreté ou d’exclusion sociale ont touché 119, 6 millions de personnes, soit 24 % de la population de l’UE, selon les données publiées par Eurostat, lundi 3 décembre. En 2010, ce taux était de 23, 4 %. Presque un quart de la population européenne souffre donc d’au moins un des symptômes d’exclusion, retenus par Eurostat : un revenu inférieur à 60 % du revenu médian (qui sépare la population en deux parties égales), un manque de ressources empêchant un niveau de vie décent, ou encore une situation de sous-emploi. L’Est de l’Europe est le plus exposé, avec 49 % des Bulgares, 40 % des Roumains et des Lettons, 33 % des Lituaniens et 31 % des Grecs et des Hongrois. En revanche, la République tchèque, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Autriche connaissent les taux de pauvreté les moins élevés, entre 15 et 17 %.

 

« Il convient de noter que le taux de risque de pauvreté est une mesure relative de la pauvreté et que le seuil de pauvreté varie considérablement selon les États membres », précise Eurostat. Si l’on considère le revenu total disponible, comprenant donc les aides sociales, la Bulgarie, la Roumanie, l’Espagne et la Grèce ont les proportions les plus fortes de populations en situation de « pauvreté monétaire », entre 21 et 22 %, contre une moyenne européenne de 17 %...

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L'OCDE ne prévoit pas de vraie reprise avant 2014

L'OCDE ne prévoit pas de vraie reprise avant 2014 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En zone euro, une récession de 0,1 % est encore attendue l'an prochain. L'OCDE presse les Etats-Unis et les pays européens de ne pas donner un tour de vis budgétaire supplémentaire.

 

Ce n'est pas du tout la joie dans l'économie des 34 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les prévisions publiées par cette institution, mardi 27 novembre, laissent craindre "une reprise hésitante et inégale" en 2013 et 2014, soit respectivement des taux de croissance de 1,4 % et 2,3 % après 1,4 % en 2012.

Aucune zone ne se singularise : les Etats-Unis font un peu mieux (+ 2 % et + 2,8 %) que la zone euro (- 0,1 % et + 1,3 %) et que le Japon (+ 0,7 % et + 0,8 %).

Mais l'Allemagne (+ 0,6 % et + 1,9 %), la France (+ 0,3 % et + 1,3 %) et le Royaume-Uni (+ 0,9 % et + 1,6 %) sont logés à la même enseigne, c'est-à-dire celle d'une reprise trop molle pour faire repartir l'investissement et le marché de l'emploi.

...

Mais la langueur de la zone euro et les mesures d'assainissement ont durablement amputé une partie des capacités de croissance de ces pays. La bonne nouvelle, c'est que le taux d'inflation semble durablement ancré sous les 2 % et que le risque de déflation s'est éloigné.

La mauvaise nouvelle, c'est que le chômage s'aggraverait jusqu'en 2014 notamment en zone euro où il culminerait à 12 %, cette année-là, aussi bien dans les pays ravagés par la crise comme la Grèce (27,2 %) que dans les grandes économies comme l'Allemagne (5,6 %) ou la France (10,9 % en métropole)....

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La régionalisation : on en a rêvé mais qui la fera ? - Partit Occitan

On dit que la politique doit faire rêver pour intéresser les citoyens.

De régionalisation nous avons un peu rêvé espérant qu’enfin la France se dirige vers un acte nouveau et fort en ce domaine, bien distinct d’une décentralisation assez proche des précédentes. Mais le réveil risque d’être difficile. Depuis quelques jours arrivent des messages négatifs. Le gouvernement semble se préparer à proposer une réforme « service minimum ».

Le refus de choisir clairement la région comme la collectivité d’avenir est évident.

Le président socialiste de l’Association des Régions de France s’en émeut et, au nom des présidents de régions, il dit dans une lettre au président de la République que les orientations annoncées ne correspondent pas à ce que le chef de l’Etat avait dit aux régions il y quelques semaines à peine.

Parmi les messages négatifs, le Parti Occitan note par exemple le fait que les fonds européens seraient gérés à la fois par les préfets et par les régions. C’est une double gestion qui risque de créer de l’incohérence.

Le refus de Marylise Lebranchu de se prononcer sur une collectivité propre au Pays-Basque montre aussi que l’on n’a pas trouvé encore le courage de s’opposer aux centralisateurs et recentralisateurs de tout poil. La ministre dit qu’elle n’a pas de « solution institutionnelle ». Mais ce qu’il faut c’est de la volonté politique, une solution politique....

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La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle - Blog Dominique Seux

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle  - Blog Dominique Seux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France a été dégradée cette nuit par l’agence Moody’s.

 

cette nuit, l’agence Moody’s a donc dégradé la note donnée aux obligations qu’émet le Trésor français pour se financer sur les marchés. Est-ce seulement une mauvaise nouvelle ?

En réalité et quitte à surprendre, non ! Certes, bien sûr, c’est une mauvaise nouvelle qui, aujourd’hui, va reléguer le psychodrame de l’UMP au rang de sitcom passant juste avant le journal de 20 heures. Mais j’ai envie de dire que c’est aussi une bonne nouvelle - même si cela paraît paradoxal et cynique.

1 - Commençons par un point précis : c’est sur le plan technique qu’il est le plus difficile, ce matin, d’évaluer son impact sur les marchés . Pourquoi ?
La France avait déjà perdu le triple A de l’agence Standard & Poor’s. Il s’en était suivi des heures et des heures et des pages et des pages de commentaires. Mais le Trésor avait continué à se financer à bas prix, Paris étant, restant finalement, plus sûr que Madrid ou Rome. C’est encore le cas. On peut penser que cela va continuer, parce que la dégradation de cette nuit était attendue. En même temps, le fait que deux agences internationales sur trois aient dégradé la France - seule Fitch reste sur le triple AAA - (ce fait) change la donne parce que les investisseurs (fonds de pension, banques) s’obligent à avoir des titres notés 20/20 dans leurs portefeuilles. Mais, comme on va l’entendre seriner toute la journée, Aa1, cela reste 19/20. Donc, a priori pas de catastrophe sur les marchés, mais on verra...

 

3 - Malgré tout cela, c’est aussi une bonne nouvelle ? Nous allons assister toute la journée à des discussions de cour de récré entre la droite et la gauche : "c’est la gestion Sarkozy-Fillon qui est sanctionnée" ; "non c’est la politique irresponsable Hollande-Ayrault". Mais ce qui est important est que la décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Est pointée par Moody’s la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et la difficulté que nous aurions à résister à de nouveaux chocs dans la zone euro parce que nos échanges ne sont pas assez avec les pays émergents. A noter que l’agence pointe non pas le niveau des déficits ou de la dette, mais leur trajectoire. Au-delà, c’est l’incapacité à tenir nos promesses dans la durée (30 ans de chômage et de déficits publics) qui est pointée. La leçon : on le sait, on le dit, mais on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin...

 

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Pas de sacrifices sans espoir !

Pas de sacrifices sans espoir ! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si la légitimité de l’Union européenne était intacte, les Européens consentiraient plus facilement aux efforts qui leur sont demandés. Ils pourraient alors espérer voir leurs propres intérêts récompensés.

Par Michael Marder du Project Syndicate de Prague.

 

Le président français François Hollande a récemment souligné l’idée essentielle, pourtant souvent occultée, selon laquelle il y aurait des limites au degré de sacrifice qui peut être demandé aux citoyens des pays du sud de l’Europe en difficulté financière. Afin d’éviter de transformer la Grèce, le Portugal et l’Espagne en véritables "maisons de correction" collectives, a-t-il fait valoir, les peuples ont besoin d’espoir, au-delà des perpétuels horizons lointains de réduction des dépenses et de mesures d’austérité. Les notions de psychologie les plus élémentaires appuient le point de vue de Hollande. Renforcement négatif et report répété des retours positifs ne peuvent aboutir à un objectif qu’à condition de la perception d’une lueur au bout du tunnel – la récompense future des sacrifices d’au­jour­d’hui.

Le pessimisme public régnant en Europe du Sud est en grande partie attribuable à l’absence d’une telle récompense. Tandis que la confiance déclinante des consommateurs et le pouvoir d’achat des ménages aggravent la récession, les prévisions de fin de crise sont sans cesse repoussées, et les peuples soumis au fardeau de l’austérité en arrivent à perdre espoir.

...

 

Les conditions imposées par la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – conduisent à reporter indéfiniment la satisfaction des besoins de ceux auxquels il est demandé de faire des sacrifices, de même qu’à retarder la réparation de ­filets de sécurité sociale en lambeaux. Pourtant, les gouvernements nationaux continuent ­d’appliquer des politiques qui exacerbent l’injustice. Par exemple, le budget 2013 du Portugal réduit de huit à cinq le nombre de tranches d’imposition – une démarche vouée à dévaster la classe moyenne.

Le sacrifice impliquait autrefois un renoncement au corps – à ses plaisirs, à ses besoins fondamentaux, et même à sa vitalité – pour le bien de l’esprit. Tandis que persiste le discours du sacrifice, la logique l’ayant sous-tendu pendant des millénaires a aujour­d’hui été abandonnée. Il est crucial que les dirigeants européens nourrissent leurs citoyens d’une espérance renouvelée. Il en va de la légitimité d’une Europe "post-nationale", reposant sur une obligation de la part de l’UE, inscrite dans le Traité de Lisbonne, de promouvoir "le bien-être de sa population".

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L'Allemagne rattrapée par la crise de la zone euro

L'Allemagne rattrapée par la crise de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La croissance ralentit au quatrième trimestre dans la première économie de la zone euro, reconnait le ministère allemand de l'Économie. Le début 2013 ne s'annonce pas meilleur. Les marchés accusent le coup.

 

L'Allemagne n'est plus immunisée face à la crise dans la zone euro. A Berlin, le ministère de l'Economie allemand a annoncé, vendredi, qu'il prévoit un ralentissement de la croissance de la première économie d'Europe au quatrième trimestre 2012 et au cours des trois premiers mois de 2013, les entreprises freinant leurs investissements dans un contexte de crise européenne.

«De manière générale, on devrait observer une dynamique économique remarquablement plus faible pendant la période hivernale, apprend-on dans un communiqué. Néanmoins, pour le moment, nous prévoyons que cette période de ralentissement sera seulement temporaire». Le ministère précise que les risques économiques restent actuellement importants et qu'ils se font ressentir sur l'emploi, alors que le taux de chômage a progressé au cours des sept derniers mois outre-Rhin.

De nombreux économistes prévoient une contraction de l'économie allemande au quatrième trimestre pour la première fois depuis fin 2011. Cependant, les «cinq sages», économistes de haut rang conseillant le gouvernement allemand, s'attendent cette année à un taux de chômage en Allemagne à son plus bas niveau depuis la Réunification et à une croissance de 0,8% pour 2012 et en 2013, en dépit d'un ralentissement au premier trimestre....

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