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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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PORTUGAL • Pourquoi l'Allemagne offense l'Europe

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Les pays européens seraient-ils jaloux de l'Allemagne, tel que l'a affirmé le ministre des Finances outre-Rhin ? Pas du tout, répond dans une lettre ouverte le président du Conseil économique et social portugais à Wolfgang Schäuble.

 

Vous avez affirmé qu'il y a des pays de l'Union européenne qui sont jaloux de l'Allemagne. La première observation que je souhaite faire, Monsieur le Ministre, c'est que les relations entre Etats ne se régissent pas par des sentiments de cette nature. Les relations entre Etats sont guidées par des intérêts.

Je voudrais vous dire également, Monsieur le Ministre, que comparer l'attitude de certains Etats à des enfants qui, à l'école, sont jaloux des meilleurs élèves est, au minimum, offensant pour des millions d'Européens qui ont fait des sacrifices brutaux ces dernières années, avec une réduction très significative de leur pouvoir d'achat. Ils souffrent d'une récession économique ayant déjà conduit à la fermeture de nombreuses entreprises, à des niveaux de chômage inacceptables et à une perte d'espoir dans l'avenir.

 

"Nous avions déjà compris votre position"

Vous avez ajouté : "Les autres pays savent très bien que nous assumons nos responsabilités." On apprend donc que la nouvelle façon de qualifier le concept de pouvoir est de l'appeler responsabilité ! Et vous avez encore dit: "Chacun doit mettre son budget en conformité, chacun doit être compétitif sur le plan économique". A cet égard, j'aimerais vous informer que nous l'avions déjà compris, nous le faisons avec beaucoup de sacrifice, sans tergiverser et selon les règles qui nous ont été imposées.

Quand le ministre des Finances du plus puissant Etat de l'Union européenne fait des affirmations de cet acabit, il devient l'un des responsables du fait que le projet européen soit toujours plus près de la fin. Je vous explique. Le grand objectif du projet européen a été de garantir la paix en Europe. La paix et la prospérité en Europe n'ont été possibles que parce qu'on a tenu compte, s'agissant du développement du projet politique de l'intégration européenne, de la grande diversité d'intérêts entre pays, des différentes cultures et traditions et des différents regards sur le monde. Il y a toujours eu la volonté de conjuguer cette diversité, ces nuances et ces différences entre Etats-membres dans un ensemble de valeurs communes...

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Union européenne : Une citoyenneté de papier

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Les traités européens garantissent les droits des citoyens-consommateurs. Mais dans la pratique, les manquements à ces principes sont légion, en particulier vis-à-vis des ressortissants d’un autre Etat membre.

 

Depuis quelque temps, presque toutes les chaînes de télévision roumaines diffusent des spots sur le thème "Je suis citoyen européen et j'ai des droits".

Le citoyen y est mis en scène dans des situations concrètes du quotidien : il a acheté un ordinateur portable qui ne fonctionne pas, il veut rendre un produit acheté en ligne ou sa chambre d'hôtel n'est pas climatisée.

Devant le refus des "prestataires de services", il assène d’un ton résolu et assuré : "Savez-vous qui je suis ? Je suis citoyen européen et j'ai des droits". Certes, la campagne est utile. Le citoyen roumain-européen apprend que l'UE lui a apporté quelques droits : il peut rendre un produit qui ne lui convient pas ou réclamer des dédommagements.

Mais cette campagne est bâtie selon le style quelque peu ennuyeux et insistant de la Commission européenne et de ses fonctionnaires : depuis des années, il tombe sur l'Europe sous la forme de brochures et autres spots publicitaires destinés au "citoyen européen".

Or le citoyen européen, bien qu'il puisse ainsi connaître ses droits si son ordinateur portable tombe en panne ou s’il tombe lui-même sur de la viande de cheval dans un paquet de lasagnes, semble bien abattu ces derniers temps. Car certains de ses droits, dont certains comptent parmi les "piliers de la construction européenne" (comme celui de travailler et de s'installer n'importe où dans l'UE), ne lui sont pas accordés. L'époque où l'on parlait d'une "Europe des citoyens" s'est envolée, mais toute cette rhétorique délibérément confiante et fleurant bon le slogan est restée au stade du "matériel informatif" élaboré par la Commission.

 

La crise économique n'est pas la seule coupable, même si l'austérité court toujours sur notre continent vieillissant. Par exemple, par décision européenne, des citoyens européens chypriotes ont vu leurs comptes pillés. Mais cela est motivé par le sauvetage de l'euro, qui est notre monnaie à nous tous, donc il faut se montrer solidaire ! Cette solidarité dans le désordre et décidée en haut ne peut cependant pas fonctionner tant que, un peu partout dans l'Union, fleurissent les isolationnismes et que le motif biblique du "bouc émissaire" revient à la mode.

 

L'idée que les institutions européennes n'ont pas de légitimité démocratique et que par conséquent les citoyens ne sont pas représentés a été récupérée dans bon nombre de pays par les partis populistes : la faute des "autres" est un artifice simple et qui rapporte des voix. Les Britanniques, dont l'euroscepticisme a toujours été source d'un amusement garanti, sont retombés depuis un certain temps dans l'obsession triste de l'invasion roumano-bulgare....

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu

DÉBAT : Nous, le peuple européen disparu | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aller vers “plus d’Europe” pourrait aider le continent à sortir de la crise. Mais encore faudrait-il créer les Européens.

 

Pour retrouver ce sens d’une destinée commune, que nous avons perdu le siècle dernier, il convient de miser sur l’Education, les échanges culturels et les initiatives politiques, explique un journaliste français.

Par Olivier Guez, du New York Times.  

Ainsi la Grèce ne s’est pas effondrée et l’Europe a commencé à souffler. Mais pas pour longtemps. Les électeurs rebelles d’Italie, qui ont opté pour un milliardaire extravagant et un clown, nous ont rappelé la semaine dernière combien la crise que traversait le continent était profonde.

Pendant ce temps, la France fait cavalier seul au Mali, ou presque, et la Grande-Bretagne parle ouvertement de quitter le navire Europe. Ce n’est pas seulement la monnaie de l’Europe qui est en crise, c’est son âme.

Si tant est qu’elle ait jamais existé, la vision embryonnaire d’une Europe unie se désagrège du fait de l’absence de soutien de ses peuples. Chacun nourrit ses propres ressentiments ou ses propres soupçons à l’égard de ses partenaires. Mais tous souffrent du même manque : très peu de leurs citoyens se considèrent d’abord et avant tout comme des Européens.

 

Comment est-ce possible ? L’histoire européenne de ces cinquante dernières années est généralement décrite comme une progression pas à pas vers un avenir commun. Mais peut-être, pour comprendre où nous en sommes arrivés aujourd’hui, faudrait-il faire commencer cette histoire plus tôt – non pas avec le rapprochement franco-allemand dans les années 1960 -, mais avec le modèle d’Europe qui prévalait pendant la décennie précédant le cataclysme de 1914.

A bien des égards, l’Europe de 1913 était plus cosmopolite et plus européenne que l’Europe d’aujourd’hui. Les idées et les nationalités se brassaient et convergeaient les unes vers les autres dans un creuset de créativité....

 

C’est pour cette raison que l’Europe doit trouver une idée neuve, une nouvelle vision, un ciment pour l’avenir. Les nobles principes auxquels nous sommes habitués ne suffiront pas. Les droits de l’homme, le pluralisme, la liberté de pensée, la démocratie sociale de marché – apparaissent tous dans les constitutions nationales ; les citoyens n’ont pas besoin de l’Union européenne pour en bénéficier. Comment, dans ces conditions, développer des liens affectifs avec l’Europe ?

La réponse réside peut-être dans la conception d’une Europe plus charnelle, une Europe qui a des couleurs, des odeurs, un folklore, une force poétique. Et de la diversité. Cet objectif ne s’articule pas sur des principes connus – une langue, une histoire ou des lignées communes – mais sur l’exact opposé : une entente culturelle et un cadre de référence qui dépassent les frontières et sont fondamentalement européens. Au sujet de l’Europe, Milan Kundera parle d’un "maximum de diversité dans un minimum d’espace" – une affirmation peut-être aussi forte que "liberté, égalité, fraternité", ou "tous les hommes sont égaux".

Ce type d’idéal fondateur est la condition sine qua non de l’unité politique du continent.....

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Croatie : Une adhésion semée d'embûches

Croatie : Une adhésion semée d'embûches | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Pays-Bas ont été le 22ème Etat membre à ratifier l’adhésion de la Croatie à l'UE, prévue le 1er juillet prochain.

Une décision juste, estime NRC Handelsblad, même si le laxisme dont ont fait preuve les Vingt-Sept lors de l’élargissement à la Bulgarie et la Roumanie les a poussés à être plus sévères avec Zagreb.

 

 

A une large majorité, la Deuxième chambre du Parlement néerlandais a ratifié le traité d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne ce 29 janvier. Après la chute du Mur, en 1989, c’est une sorte de dette d’honneur de l’“ancienne” Union européenne, et par conséquent des Pays-Bas également, vis-à-vis de ce pays des Balkans.

L’Europe a en outre tout intérêt à ce que la stabilité se maintienne dans cette région encore ravagée par la guerre il y a seulement une vingtaine d’années. A cet égard, l’adhésion à l’Union européenne offre une des meilleures garanties.

Cependant, une fois de plus, cette procédure d’adhésion laisse à l’Union un goût amer. On aurait pu s’attendre à ce que l’UE tire les leçons des expériences roumaine et bulgare, deux pays qui sont devenus membres de l’UE en 2007, alors qu’ils n’y étaient pas encore prêts.

Les règles d’adhésion de l’Union avaient été mises de côté au profit de considérations politiques. Résultat : six ans après leur adhésion, la Roumanie et la Bulgarie n’ont toujours pas réussi à mettre en place un Etat de droit qui fonctionne correctement et sont confrontées à une corruption à grande échelle.

 

Les gouvernements néerlandais successifs ont plaidé, à raison, en faveur du respect rigoureux des critères de Copenhague, qui définissent les conditions requises pour accepter les nouveaux arrivants au sein de l’Union. Dans le cas de la Croatie, leur application a été nettement plus sévère et les procédures de contrôle ont été renforcées.....

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Pour se faire réélire, Cameron est prêt à faire exploser l'Europe

Pour se faire réélire, Cameron est prêt à faire exploser l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI - David Cameron a jeté une pierre, ou plutôt un rocher, dans la mare. Il l'a promis ce jeudi dans une grande déclaration: un référendum national sur l'appartenance à l'UE aura bien lieu en Grande-Bretagne à l'horizon 2015-2017... Mais seulement si l'actuel Premier ministre est réélu. Le leader du parti conservateur met donc en balance de sa réélection le sort du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Ce sera "un référendum sur une question claire: in/out" (dedans ou dehors) et il interviendra dans la première moitié de la prochaine législature qui commence en 2015, a dit le chef du gouvernement. C'est une véritable surprise, surtout que des extraits, rendus publics la semaine dernière, ne contenaient pas d'indices sur cette annonce largement attendue depuis plusieurs années. Elle était cependant sur toutes les lèvres, ce que David Cameron vient de confirmer.

Confronté à un fort euroscepticisme dans son camp et dans le pays, David Cameron a prononcé son speech (discours) depuis Londres. Ce qui est une première, pour une allocution concernant un discours-clé sur l'Europe. En 1988, Margaret Thatcher s'était exprimée à Bruges, Tony Blair à Varsovie en 2000, tandis que Winston Churchill avait appelé à des "Etats-Unis d'Europe" à Zurich en 1946.

Le timing est toutefois étonnant: l'annonce de David Cameron semble aller dans le sens inverse de l'opinion publique. En effet, traditionnellement hostiles à l'Europe, les Britanniques sont plus pro-européens ces derniers temps.

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Les grandes failles du traité de l'Elysée

Les grandes failles du traité de l'Elysée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les cérémonies fastueuses prévues pour célébrer un demi-siècle de coopération entre la France et l'Allemagne ne doivent pas tromper : les mesures contenues dans ce traité historique sont, en majorité, restées lettre morte.

 

Dix ans après avoir été réunis à Versailles, les députés français et allemands se retrouveront le 22 janvier au Bundestag pour célébrer en grande pompe le 50e anniversaire du traité de l'Elysée. Cette rencontre spectaculaire sera précédée d'un conseil des ministres commun à la chancellerie, autour d'Angela Merkel et de François Hollande. Les deux chefs d'Etat publieront à cette occasion une "déclaration du cinquantenaire" qui devrait réaffirmer la volonté des deux pays de poursuivre cette collaboration à nulle autre pareille mais devrait comporter peu d'engagements concrets. Face à des socialistes français plein d'allant, les Allemands sont restés sur la réserve. Non sans raison.

Il serait aujourd'hui cruel de dresser un bilan de la longue déclaration - pas moins de 43 paragraphes - publiée il y a dix ans par Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Angela Merkel n'attache d'ailleurs pas forcément moins d'importance à cet anniversaire que François Hollande. Symboliquement, la première y a fait référence dans ses voeux le 31 décembre. Pas le second.

On ignore ce que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer auraient pensé de cette postérité. On sait que, pour de Gaulle, les traités étaient comme des roses ou des jeunes filles - "Ça dure ce que ça dure". Néanmoins, il aurait comparé celui-ci à une roseraie qui saurait fleurir tant qu'on en prendrait soin. Or, le moins que l'on puisse dire est que les jardiniers ont mis du temps à entretenir la roseraie. En 1965, de Gaulle qualifie même le traité de "cordiale virtualité".

La France et l'Allemagne n'avaient pas la même vision de l'Europe. Avant de ratifier le traité, les députés allemands ont d'ailleurs exigé de le faire précéder d'un "préambule castrateur", selon l'expression d'Hélène Miard-Delacroix, auteure du livre Le Défi européen. De 1963 à nos jours (Presses universitaires du Septentrion, 2011). Alors que de Gaulle veut une Europe qui s'émancipe des Etats-Unis et que lui-même s'oppose à l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Europe communautaire, le préambule indique que les objectifs de la République fédérale d'Allemagne restent inchangés, notamment "une association étroite entre l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique" et l'unification européenne "en y associant la Grande-Bretagne". Difficile de prendre davantage ses distances avec la politique gaulliste....

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Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne

Delors conseille aux Britanniques de quitter l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le socialiste propose au Royaume-Uni d'opter pour "une autre forme de partenariat" au sein de l'Europe.

 

L'ancien président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, a suggéré vendredi 27 décembre au Royaume-Uni, hostile à plus d'intégration européenne, de quitter l'UE et d'opter pour une autre forme de partenariat avec le Vieux continent.

Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat", estime Jacques Delors, dans un entretien au quotidien économique allemand "Handelsblatt".

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui subit les pressions des "eurosceptiques" de son parti conservateur, avait déclaré le mois dernier qu'il soutenait l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, mais qu'il voulait "un nouvel accord" qui comporte une procédure de non-participation sur des problèmes-clé.

Dans un entretien publié jeudi dans le "Guardian", le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a averti que ces tentatives de récupérer des pouvoirs aux dépends de l'Europe pourraient mettre l'UE en danger.....

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Rock européen: et l'Union dans tout ça ? - Trans Eurock Express

Rock européen: et l'Union dans tout ça ?  - Trans Eurock Express | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Considérant que le rock européen a un rôle primordial à jouer dans la construction d'une véritable Europe de la culture et d'un espace politique multilingue, j'ai décidé de me tourner vers la Commission européenne pour avoir son éclairage sur la question. Androulla Vassiliou, Commissaire européenne à l'éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, a accepté de répondre à mes questions, et je l'en remercie.

Martin Carayol: Quelle est pour vous l’importance de la musique populaire, et en premier lieu du rock, dans la culture européenne des dernières décennies?
Androulla Vassiliou: Je trouve que la musique populaire joue un rôle de plus en plus important. La plupart d'entre nous écoutons de la musique quotidiennement, et parmi tous les genres musicaux, rock et pop sont particulièrement appréciés de nos concitoyens en Europe.
La musique populaire est importante à plus d'un égard. Elle est un extraordinaire moyen d'expression culturelle, tant au niveau individuel que collectif. Elle est un formidable agent de construction de nos identités, ainsi qu'un puissant miroir où viennent se refléter nos sentiments et nos émotions. Elle est aussi bien souvent un «espace» de revendication ou d'interrogation sur certains grands enjeux sociétaux.
Et elle est aussi un secteur économique à part entière qui emploie des centaines de milliers d'Européens.

La Commission a-t-elle des activités ou des programmes liés à la promotion du rock européen?

L'Union européenne soutient la musique – dont le rock – par le biais de son programme Culture.
Doté d'un budget de 400 millions d'euros pour la période 2007-2013, ce programme aide les artistes, les professionnels de la culture et les organisations culturelles – toutes disciplines confondues – à développer des projets de coopération avec des partenaires situés dans d'autres pays européens que le leur. Ce même souci de favoriser les coopérations et la circulation des personnes et des œuvres se retrouve au cœur d'Europe créative, le nouveau programme culturel que propose la Commission européenne pour la période 2014-2020, auquel nous souhaitons affecter un budget en augmentation de 37 % par rapport à la période actuelle....
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Union européenne : Ces frontières disparues méritent le Nobel

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L’attribution du Nobel de la paix à l’UE a laissé beaucoup de monde perplexe.

Pourtant, note le politologue José Ignacio Torreblanca, un voyage sur les vestiges de la longue “guerre civile européenne” commencée au XIXème siècle devrait suffire à la justifier.

 

Des frontières qui s’étiolent. Des frontières rouillées, oubliées, abandonnées. Des frontières dont personne ne se souvient. Une impressionnante série de photographies explique à elle seule pourquoi l’Union européenne a été récompensée par le prix Nobel de la paix. Elle explique aussi pourquoi, malgré la crise existentielle que traverse le continent, les Européens ont de nombreuses raisons de se réjouir.

Pour s’en convaincre, il suffit de penser pendant un instant au mur élevé par les Etats-Unis le long de sa frontière méridionale, ou aux chemins accidentés que trace le mur de séparation qu’Israël a construit, sans parler de la frontière entre les deux Corées. Ces trois démarcations sont purement et simplement un monument à l’échec, une illustration de l’incapacité de nombreux êtres humains à vivre en paix malgré leurs multiples origines, valeurs et convictions politiques ou religieuses.

Nous, les Européens, étions exactement comme ça autrefois. Ces bornes, clans et lignes de partage qui n’ont l’air de rien sont en réalité les témoins de millions de morts, les stigmates couverts du sang des centaines de milliers de jeunes qui ont donné leur vie pour défendre ces frontières, traversées par des millions de réfugiés et de personnes déplacées.

 

La génération de nos grands-parents sait de quoi elle parle, car ces enfants ont joué dans les décombres de ce que les historiens ont appelé “la grande guerre civile européenne”, un conflit qui, avec la France et l’Allemagne en son centre, a commencé en 1870 et s’est terminé en 1945 à l’issue de deux guerres mondiales. La génération suivante, toutefois, se souvient aussi très bien d’une Europe divisée en deux par un “rideau de fer”, d’après l’expression de Churchill.

Ce passé semble d’autant plus surprenant aujourd’hui : on se demande pourquoi toutes ces démocraties faisant partie de ce qui était la Communauté européenne, qui non seulement partageaient des valeurs politiques et des systèmes économiques, mais qui avaient aussi conspiré pour lutter coude à coude et dos à dos dans le cadre de l’Alliance atlantique, ont tant tardé à faire tomber leurs frontières, à unifier leurs monnaies et à supprimer les contrôles frontaliers. Les jeunes d’aujourd’hui ont tout naturellement intégré à leurs vies la liberté de mouvement et l’euro. Le reste du monde, toutefois, ne vit pas selon les mêmes règles.

L’Alsace et la Lorraine, Dantzig, les Sudètes ou le Danube, heureusement, n’ont plus aucun sens et sont devenus de simples événements historiques. Les Européens, malgré leurs problèmes, vivent une période semblable, voire meilleure que la “pax romana” dont a jadis profité l’Europe, à une différence près : si la romanisation a été imposée à feu et à sang, contre la volonté des peuples qui habitaient alors le continent, la “pax europæa” a été conclue pacifiquement en faisant appel au droit, à la démocratie et au respect de l’identité des peuples.

 

l est crucial de rappeler que les frontières ne se sont pas éteintes et n’ont pas disparu de mort naturelle. Le mur de Berlin est tombé par la volonté des citoyens d’Allemagne de l’Est, qui ont décidé de s’exprimer en descendant dans la rue pour aller demander asile dans les ambassades allemandes ou occidentales à Budapest et à Prague....

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Palestine à l'ONU : la France veut entraîner l'Europe

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Le ralliement de Paris à la démarche de Mahmoud Abbas – qui demande l'élévation du statut de la Palestine d'entité observatrice à Etat observateur non membre des Nations unies –, semble avoir incité l'Espagne à opter pour le "oui".

 

"L'Espagne votera demain "oui" en cohérence avec notre histoire et parce que nous croyons que c'est la solution la plus adéquate pour nous rapprocher de la paix", a déclaré le ministre des affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo. Le Parti populaire (PP, droite) du premier ministre Mariano Rajoy paraissait très divisé sur la question. Mais l'initiative française semble avoir agi comme un levier, incitant Madrid à sauter le pas.

Les regards sont désormais tournés vers le Royaume-Uni, qui n'a toujours pas rendu publique sa position. Le gouvernement de David Cameron a fait savoir qu'il était disposé à appuyer l'initiative de M. Abbas à trois conditions : que celui-ci s'engage à reprendre les négociations avec Israël sans conditions, qu'il s'engage à ne pas demander un statut d'Etat membre à part entière auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et qu'il renonce à saisir la Cour pénale internationale (CPI), comme l'y autorise le statut d'Etat observateur.

Des exigences repoussées par la direction palestinienne, même si son représentant à l'ONU, Riyad Mansour, a fait savoir que les Palestiniens ne se précipiteraient pas, au lendemain du vote, pour rejoindre les agences de l'ONU et la CPI. Londres doit néanmoins composer avec une opinion publique largement acquise à la cause palestinienne. Selon un récent sondage, 59 % des Britanniques soutiennent les aspirations palestiniennes à l'ONU...

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Pas de sacrifices sans espoir !

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Si la légitimité de l’Union européenne était intacte, les Européens consentiraient plus facilement aux efforts qui leur sont demandés. Ils pourraient alors espérer voir leurs propres intérêts récompensés.

Par Michael Marder du Project Syndicate de Prague.

 

Le président français François Hollande a récemment souligné l’idée essentielle, pourtant souvent occultée, selon laquelle il y aurait des limites au degré de sacrifice qui peut être demandé aux citoyens des pays du sud de l’Europe en difficulté financière. Afin d’éviter de transformer la Grèce, le Portugal et l’Espagne en véritables "maisons de correction" collectives, a-t-il fait valoir, les peuples ont besoin d’espoir, au-delà des perpétuels horizons lointains de réduction des dépenses et de mesures d’austérité. Les notions de psychologie les plus élémentaires appuient le point de vue de Hollande. Renforcement négatif et report répété des retours positifs ne peuvent aboutir à un objectif qu’à condition de la perception d’une lueur au bout du tunnel – la récompense future des sacrifices d’au­jour­d’hui.

Le pessimisme public régnant en Europe du Sud est en grande partie attribuable à l’absence d’une telle récompense. Tandis que la confiance déclinante des consommateurs et le pouvoir d’achat des ménages aggravent la récession, les prévisions de fin de crise sont sans cesse repoussées, et les peuples soumis au fardeau de l’austérité en arrivent à perdre espoir.

...

 

Les conditions imposées par la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – conduisent à reporter indéfiniment la satisfaction des besoins de ceux auxquels il est demandé de faire des sacrifices, de même qu’à retarder la réparation de ­filets de sécurité sociale en lambeaux. Pourtant, les gouvernements nationaux continuent ­d’appliquer des politiques qui exacerbent l’injustice. Par exemple, le budget 2013 du Portugal réduit de huit à cinq le nombre de tranches d’imposition – une démarche vouée à dévaster la classe moyenne.

Le sacrifice impliquait autrefois un renoncement au corps – à ses plaisirs, à ses besoins fondamentaux, et même à sa vitalité – pour le bien de l’esprit. Tandis que persiste le discours du sacrifice, la logique l’ayant sous-tendu pendant des millénaires a aujour­d’hui été abandonnée. Il est crucial que les dirigeants européens nourrissent leurs citoyens d’une espérance renouvelée. Il en va de la légitimité d’une Europe "post-nationale", reposant sur une obligation de la part de l’UE, inscrite dans le Traité de Lisbonne, de promouvoir "le bien-être de sa population".

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Obama-Europe, même combat

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Le président fraîchement réélu et ses homologues européens font face au même défi, estime l’éditorialiste en chef du Soir : prouver qu’une société tolérante et solidaire est toujours possible.

 

Les Américains ont (re)choisi mardi un président qui leur propose une société tolérante et solidaire. Cette société dont les Européens ont fait leur modèle depuis des décennies, et dont ils revendiquent la paternité. Aujourd’hui, par un curieux concours de l’histoire, les deux camps doivent livrer le même combat et relever le même défi : prouver que ce projet de société est réaliste, et toujours jouable.

Le président américain devra se battre pour imposer cette solidarité à une grande partie de la société américaine, qui ne veut pas d’un filet de sécurité institutionnalisé pour tous et qui préfère les gratifications au mérite. Les Européens, eux, doivent se démener, pour conserver leur système de sécurité sociale pour tous, dont on rabote les modalités, pays par pays.

Obama et les leaders européens ont tout intérêt à unir leurs forces et leurs réflexions pour trouver une manière de préserver leur projet politique : cette société solidaire où, comme le dit Obama, chacun a sa chance, peu importe qu’il soit riche ou pauvre, Noir ou Blanc, malade ou bien portant, homo ou hétéro.

Leurs ennemis sont identiques : des déficits budgétaires abyssaux, une crise économique profonde et structurelle, la “romneysation” de nos sociétés.

L’individualisme, nourri par la crise économique, vit désormais de la même manière des deux côtés de l’Atlantique, poussant au tri dans l’attribution des “avantages” sociaux, entre ceux qui les méritent (les travailleurs) et les autres (les “assistés”)...

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La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE - La Tribune.fr

La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE - La Tribune.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE La Tribune.fr La Slovénie a ratifié mardi la demande d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne à la suite de l'accord intervenu en mars entre les deux anciennes Républiques yougoslaves pour...


Via Emilie, Thomas-Penette Michel
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«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro»

«Chypre restera comme le cobaye de la zone euro» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Chypre, envoyé spécial. Stavros Evagorou, député et responsable du secteur économique du parti communiste (AKEL), évoque le mauvais rôle joué par Bruxelles dans la crise, alors que les banques chypriotes vont rouvrir ce jeudi après l'adoption de restrictions inédites dans la zone euro, censées limiter les effets d'une éventuelle panique bancaire.


Chypre est-il un paradis fiscal ?

Stavros Evagorou. Plusieurs mois avant la décision de l’Eurogroupe de taxer tous les dépôts, les media allemands ont propagé des accusations fausses contre Chypre. Notre pays serait un paradis fiscal, un centre de blanchiment d’argent… Ces journaux écrivaient sur les oligarques russes. Pourtant nous avons le même taux d’imposition sur les sociétés que la Bulgarie, un taux proche de l’Irlande et supérieur à celui de Malte. Pourquoi donc s’acharner sur Chypre? Aux Pays-Bas, il y a trois fois plus d’argent russe déposé qu’à Chypre. Et deux fois plus au Luxembourg. Il ne me semble pas que là-bas, les Russes soient prolétaires. Notre système bancaire a été inspecté par Moneyval, une institution du Conseil de l’Europe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent. Nous avons une note meilleure que l’Allemagne. Nous sommes les septièmes dans la zone euro. S’ils insistent pour détruire notre système financier, ce n’est pas parce qu’ils ont quelque chose contre les Chypriotes. Ils ciblent les Russes. Ces derniers jours, des délégations de banquiers allemands ou de la zone euro se rendent à Chypre pour convaincre les investisseurs russes de transférer leur argent dans leur pays.

 

Akel estime que la troïka « asservit » Chypre. Pourquoi une telle expression ?

Stavros Evagorou. Chypre restera dans l’histoire économique comme le cobaye de la zone euro. Suite à un accord avec l’UE, nous avons voté depuis 2011, trente-cinq lois comprenant des mesures d’austérité, telles que des baisses de salaires. Nous n’avons pas encore reçu un euro. L’accord de l’Eurogroupe lundi avec le président de la République Nicos Anastasiades, n’est pas la fin de la route. Ce n’est que le début. Il y aura des privatisations et de nouvelles mesures d’austérité. Ces mesures sont appliquées en Grèce, au Portugal. Elles ont conduit ces peuples à la pauvreté, leurs pays à la récession....

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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Le putsch légal des eurodéputés / France Inter

Le putsch légal des eurodéputés / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La grande affaire n’était pas celle qu’on a dit. A l’issue, vendredi après-midi, de cet interminable Conseil européen consacré au prochain budget pluriannuel de l’Union – vingt-sept heures de marchandages continus et autres « retenez-moi ou je fais un malheur » – tout le débat a été de savoir qui avait remporté cette bataille.

Etait-ce Angela Merkel, la chancelière allemande ? David Cameron, le Premier ministre britannique ? François Hollande, le président français, ou bien encore, c’était l’avis d’un grand quotidien, Angela Merkel et David Cameron qui auraient imposé l’austérité à François Hollande ? Les trois thèses sont en fait plaidables puisque chacun des trois, comme il se doit dans tout compromis, a marqué des points mais sans pouvoir imposer son point de vue initial.

David Cameron peut se targuer d’avoir légèrement réduit le montant des engagements européens par rapport au budget précédent mais sans le faire descendre, et loin de là, jusqu’aux 840 milliards sur sept ans qu’il avait espérés. François Hollande peut se féliciter d’avoir empêché la Grande-Bretagne de couper les vivres à l’Union et d’avoir sauvé  les intérêts français, agricoles au premier chef. Quant à Angela Merkel, elle peut s’enorgueillir d’avoir été au cœur de tous les arbitrages, s’appuyant alternativement sur Paris et Londres pour faire prévaloir une ligne de modération des dépenses qui n’allait pas jusqu’à priver l’Europe de tout moyen d’action.

Dans ce Conseil, la seule vraie perdante aura été l’Europe, déchirée entre des visions contradictoires de son avenir et plombée par les égoïsmes nationaux sauf… Sauf que les chefs d’Etat et de gouvernement ne s’étaient pas encore dit au revoir que le Parlement européen est entré en scène pour leur demander, et sèchement, de revoir leur copie. Non seulement ce Parlement qui a le pouvoir de rejeter un projet de budget à la majorité qualifié a aussitôt déclaré qu’il ne le voterait pas « en l’état » mais il l’a fait par la voix des présidents de ses quatre principaux groupes, les socialistes, les conservateurs, les libéraux et les Verts....

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Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture

Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

David Cameron tente la grand écart. Il est à la tête d'un gouvernement de centre droit mais doit affronter les revendications de son parti conservateur, qui ne s'est jamais situé autant à droite et n'a jamais manifesté un tel euro-scepticisme.

 Il lui faut gagner du temps pour préserver une situation britannique de plus en plus inconfortable : une Europe à la carte,  d'autant plus que la City -première place financière de l'Europe communautaire-, est le lieu par lequel transite la grande majorité des transactions en euros...

L'équipe gouvernementale ne souhaite pas réellement quitter l'Europe, mais ne cherche nullement à accomplir le moindre pas supplémentaire sur la voie de l'intégration.

Jacques Leruez, spécialiste de l'étude du régime et de la vie politique britanniques, est directeur de recherche émérite au CNRS

 

Durée: 11 minutes

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La France, l'Allemagne et la contradiction française / France Inter

La France, l'Allemagne et la contradiction française    / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La spectaculaire réussite de ce traité de l’Elysée est que sa signature n’a pas seulement permis à l’Allemagne et la France de définitivement enterrer un passé de guerres communes dont le souvenir était encore si vif en 1963.

  Moins de vingt ans après la fin de l’occupation, les ennemis d’hier ont su nouer aussi un dialogue permanent qui, quelles que soient leurs très nombreuses divergences, n’a jamais été rompu, n’a jamais cessé de se développer et sans lequel l’unification européenne n’aurait jamais progressé à un tel rythme. La création du Parlement, la monnaie unique, le front commun – trop tardif et tout ce qu’on veut – mais le front commun opposé aux séismes du krach de Wall Street et de la crise des dettes publiques, c’est le couple franco-allemand comme l’avaient également été, en politique étrangère, l’opposition aux missiles soviétiques de moyenne portée et à l’aventure irakienne de Georges Bush.

C’est ce traité, ce sont la France et l’Allemagne qui ont substitué un processus d’unification continentale, toujours en cours, à des siècles de guerre qui avaient si longtemps ravagée l’Europe. La nouvelle donne qu’il a créée demeure indispensable à l’Union qui sans elle se déferait vite, mais les échecs de ce traité n’en sont pas moins patents.

La France et l’Allemagne ont, en un mot, échoué à préfigurer à deux ce que devrait être l’Europe. Leurs syndicats, leurs partis, leurs associations professionnelles et culturelles auraient du se faire l’avant-garde d’une unification politique et sociale de l’Europe. Leurs jeunes générations ne communiquent pas dans leur langue mais en anglais. Airbus, même Airbus, ne peut pas faire oublier qu’il n’y a pas de politique industrielle franco-allemande et que l’Europe n’en a donc pas. Quant au rapprochement des politiques étrangères et à l’harmonisation sociale et fiscale, nul besoin – hélas ! – de dire ce qu’il en est...

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Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89

Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Erasmus est sauvé. La "success story" de l'Union européenne était menacée : "Erasmus est à court d’argent", reconnaissait début octobre le porte-parole du commissaire européen au Budget.

 

Le programme européen d’échange d’étudiants et de professeurs allait-il disparaître en raison des coupes budgétaires imposées par de nombreux pays de l’Union ?

Finalement non. Lors de sa plénière de décembre, le Parlement européen a soutenu l’accord de six milliards d’euros destiné à couvrir les factures en suspens ainsi que le budget 2013, sauvant ainsi un programme vieux de 25 ans. La première année, à peine plus de 3 000 étudiants en avaient profité ; ils sont 270 000 aujourd’hui. En 25 ans, plus de deux millions de jeunes issus de 33 pays ont ainsi pu étudier à l’étranger.

Un programme pour tous ? Qui favorise l’intégration européenne ? Et qui marche vraiment bien ? Pas si sûr...

 

1.L’anglais plus que la fiesta au soleil.L’Espagne est le premier pays d’accueil et d’origine des étudiants Erasmus. Soit. Mais la France et l’Allemagne suivent. L’Hexagone arrive en deuxième position : environ 30 000 étrangers y séjournent cette année, et le même nombre d’étudiants le quitte pour parfaire ses connaissances hors des frontières.... 2.Portugal, Danemark et Suède à la mode

 Erasmus stagne en France. Entre 2005 et 2009, les arrivées ont cru de 2,8% seulement, et les départs d’un petit 8,6%.

Le Portugal, le Danemark et la Suède deviennent en revanche des destinations de plus en plus prisées ; entre 2005 et 2009, le Portugal a vu ses séjours Erasmus augmenter de 45%.

Encore plus flagrant : le nombre d’étudiants turcs en mobilité Erasmus augmente très rapidement. Ils étaient moins de 3 000 en 2005, pour passer la barre des 8 000 en 2010 – une augmentation de 180%.

 

3.Trop cher pour plaire à tous

 Le programme devait concerner 10% des étudiants, rappellent les auteurs d’une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) sur le sujet. L’objectif est loin d’être atteint...

 

4.L’étudiant Erasmus : une femme de 23,5 ans

Pour l’année académique 2009-2010, l’âge moyen des étudiants Erasmus était de 23,5 ans.

Et l’étudiant était une étudiante : 62% des Erasmus sont des femmes, soit une part légèrement supérieure à celle des femmes dans la population étudiante globale....

 

5.Pas très branchés sciences dures

Ce sont enfin les étudiants issus de l’enseignement supérieur universitaire qui se déplacent plus que ceux issus des filières professionnalisantes, selon les mêmes études. Et ils se penchent en priorité sur les sciences sociales, les affaires ou le droit, voire les sciences humaines ou les arts. Les disciplines scientifiques restent boudées....

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L'Europe se met d'accord sur la supervision bancaire

L'Europe se met d'accord sur la supervision bancaire | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
EUROPE - Les ministres européens des Finances sont parvenus jeudi 13 décembre à l'aube à un accord unanime sur la supervision unique des banques de la zone euro, au terme d'un marathon de 14 heures de discussions à Bruxelles.

C'est un "accord historique", a commenté le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, sur son compte Twitter. "C'est un cadeau de Noël pour nous, mais aussi pour toute l'Europe", a affirmé le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly, qui présidait la réunion.

La mise en place d'une supervision commune des banques de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE), est la première étape de l'union bancaire souhaitée par les dirigeants européens pour tenter d'empêcher de nouvelles crises.

Les 27 ont finalement trouvé un compromis sur les points qui bloquaient depuis plusieurs mois, ce qui va leur permettre de présenter un front uni dans les discussions qui vont maintenant s'ouvrir avec le Parlement, et qui devraient débuter dès la semaine prochaine.

Les ministres des Finances de l'UE ont ainsi rempli le contrat qui leur avait été fixé par le sommet de juin: trouver un accord politique avant la fin de l'année 2012.

La supervision intégrée des banques, qui concernera à terme non seulement la zone euro mais aussi les autres pays de l'UE qui souhaiteront participer au mécanisme, n'entrera pas en oeuvre progressivement au cours de l'année 2013, comme cela avait d'abord été envisagé, mais sera opérationnelle en une seule fois, le 1er mars 2014.

"Pierre par pierre, nous sommes en train de résoudre la crise de la zone euro", s'est félicité le ministre français Pierre Moscovici. "C'est un signal adressé au reste du monde: on peut faire confiance à l'Europe, on peut faire confiance à la zone euro", a-t-il ajouté...
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Le Royaume-Uni et l’Europe / France Inter

Le Royaume-Uni et l’Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Nous demandons d'être très largement remboursés de notre propre argent". Dès avant l'adhésion en 1973, la question de la contribution britannique au budget de la Communauté avait été posée par Londres.

 

Le virage qu'elle impose au pays dans les années 1980 concerne au premier chef la politique européenne. Elle veut convaincre l'opinion que l'adhésion à la Communauté a coïncidé avec le déclin de la puissance britannique et que son redressement passe par un bras de fer avec les autres européens.

Plus tard, quand Londres décidera de se tenir hors de l'euro, beaucoup soutiendront pareillement que le pays s'en porte mieux.

On voit bien l'utilité que les mêmes trouvent à s'affirmer eurosceptiques dans un pays à la fois inquiet de son déclassement, fier de sa conduite pendant la guerre et toujours prompt à moquer le continent. Les intérêts politiques ont vite fait de dresser des frontières. Sont-elles si profondément culturelles ou, plus prosaïquement, assez circonstancielles ?

 

Durée de l'émission: 29 minutes.

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2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles

2018 : la fédération de la zone euro voit le jour - Coulisses de Bruxelles | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un croisement entre les États-Unis et la République fédérale allemande, voilà à quoi devrait ressembler la future fédération de la zone euro selon la Commission européenne.

Même si l’exécutif européen se garde bien de prononcer le « f word » (elle préfère la très médiatique expression : « union économique et monétaire véritable et approfondie »…), c’est bien un saut fédéral qu’elle propose aux États membres d’effectuer dans une « communication » de 55 pages rendue publique mercredi. Un document particulièrement ambitieux qui tranche avec l’habituelle prudence de José Manuel Durao Barroso : il n’a pas hésité à batailler plus de cinq heures pour faire adopter ce texte par le collège des 27 commissaires. Le président de l’exécutif européen se met ainsi en position de peser sur le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 13 et 14 décembre prochain qui doit adopter la « feuille de route » listant les étapes menant à l’union politique de la zone euro : il redoute, en effet, que les gouvernements profitent de l’accalmie qui règne sur les marchés pour remettre à plus tard une intégration, certes douloureuse en terme de partage de souveraineté, mais absolument nécessaire. « Le papier de la Commission, particulièrement ambitieux, est parfaitement compatible avec notre feuille de route », se réjouit-on dans l’entourage de Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui met actuellement la dernière main à ce document en collaboration avec Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne et… Barroso. « La différence est qu’il entre dans des détails que nous n’aborderons pas, car ils peuvent fâcher »...

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Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture

Catalogne, Flandre, Ecosse : les nationalismes menacent-ils l’intégrité européenne ? - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les sommets européens ne sont jamais de tout repos. Celui qui démarre ce soir à Bruxelles ne dérogera pas à la règle. Car on va parler gros sous entre les 27. Il s’agit de s’entendre sur le niveau du budget communautaire pour la période 2014-2020, et de fixer la répartition des recettes. Acrobatie d’autant plus risquée que le Royaume Uni a choisi de replonger au temps joyeux du thatchérisme, rappelant à ses partenaires que son argent s’appelle « reviens » : I want my money back, et les menaçant même de faire sécession.

Faire sécession : voilà une perspective qui intéresse aussi un certain nombre de riches régions européennes : un désir exacerbé en ces temps de crise économique. Les mieux dotés ont du mal à supporter le fardeau de la solidarité en faveur des plus pauvres.

Ainsi la Catalogne, où auront lieu dimanche des élections anticipées, quelques semaines après la manifestation qui a vu défiler dans les rues de Barcelone près d’1/5 de la population de la région, en faveur de l’indépendance. Ainsi la Flandre, où les nationalistes ont remporté mi-octobre les élections municipales, et notamment Anvers, la 2e ville du pays. Ainsi l’Ecosse, qui se prépare à un référendum d’auto-détermination : ce sera en 2014. Bien entendu, ces velléités indépendantistes ne s’expliquent pas seulement par la conjoncture économique. Le terreau culturel et historique est favorable à leur réémergence. L’Ecosse, la Flandre, la Catalogne, sont des nations qui ont toutes eu des relations compliquées avec l’Etat central.

Peut-on en dire autant des rapports que ces régions entretiennent avec l’Union Européenne ? Et que se passerait-il justement si elles devenaient indépendantes : devraient-elles sortir aussi de l’Europe ?

 

Durée de l'émission: 39 minutes

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«Si la France s’effondre, l’Europe aussi»

Josef Joffe, spécialiste allemand des relations internationales, pointe les faiblesses de l’Hexagone.

Josef Joffe est spécialiste des relations internationales. Membre du comité éditorial de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, il a également été chercheur à la Hoover Institution et à l’International Institute for Strategic Studies. Auteur de plusieurs ouvrages de stratégie transatlantique, il est membre du conseil d’administration de l’American Institute for Contemporary German Studies.

 

   Quelle est l’image de la France aujourd’hui en Allemagne ?

   C’est une image empreinte d’inquiétude. Il est désormais entré dans toutes les têtes que la Grèce est un pays assisté, qui devra pendant des années encore être soutenu par les autres, notamment par l’Allemagne. Mais maintenant, c’est la «Douce France» - un pays que même l’Allemagne ne pourrait pas sauver - qui figure au premier plan des préoccupations. On peut dire que l’époque de De Gaulle et Adenauer, Schmidt et Giscard d’Estaing, Kohl et Mitterrand est révolue. Après la réunification et l’effondrement de l’«empire totalitaire», comme de Gaulle avait appelé l’URSS, la dépendance stratégique de l’Allemagne vis-à-vis de la France a disparu. De ce fait, le lien étroit entre les deux pays s’est distendu.

 

   Et au sein du gouvernement allemand ?

   On a l’impression qu’il n’y a plus vraiment d’ami de la France au sein du cabinet, même si le ministère des Affaires étrangères est francophile, comme toujours. Mme Merkel n’a pas de lien particulier avec la France (pas plus d’ailleurs qu’avec la Grande-Bretagne), mais ce n’était pas non plus l’amour qui caractérisait les relations germano-françaises du temps d’Adenauer ou de ses successeurs, mais bien plutôt la raison d’Etat et les intérêts. Ceux-ci sont passés du domaine stratégique au domaine économico-financier, et là, les faiblesses de la France sont particulièrement claires. Aujourd’hui, le principal partenaire de Merkel est Mario Draghi, le chef de la BCE...

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