Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui est Alexis Tsipras, chef de file de la gauche européenne, qui séduit dans l'Union mais a du mal à pousser son avantage dans son pays, la Grèce ?

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

 

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris....

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Comment intéresser les Français à l'élection européenne ?

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Depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention en France est passé de 39,3 % à 59,5 %.



Arnaud Danjean, candidat UMP aux élections européennes, n'oublie jamais son stylo lorsqu'il sillonne la région Est dans laquelle son parti l'a positionné en numéro deux. D'un trait de plume, le député sortant trace un triangle puis inscrit au bout de chacune des trois extrémités : « Ici, la Commission européenne qui propose mais ne décide pas », « là, le Conseil qui codécide » et « là, le Parlement européen qui lui aussi codécide. »

En général, ce moment de pédagogie est apprécié, mais il ne suffit pas à briser la glace. « Comment faire ? » déplore le quadragénaire qui, élu depuis 2009, avoue son impuissance : « Du lundi au jeudi midi, je suis à Strasbourg ou à Bruxelles, il me reste le vendredi pour sillonner la circonscription, mais elle a la taille de cinq régions françaises ! »



La distance entre les Français et le Parlement européen est ancienne : depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention a grimpé de 39,3 % à 59,5 %. Selon la dernière enquête TNS Opinion réalisée en juin 2013, seuls 40 % des Français pensent que leur « voix compte dans l'UE » (– 17 points en un an), 64 % se déclarent « pas intéressés par les politiques européennes » (+ 13 points en six mois) et 48 % se disent « insatisfaits du fonctionnement de la démocratie dans l'UE » (+ 8 points en six mois). Tous les ingrédients sont réunis pour que la crise de défiance s'aggrave...

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Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé

Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le traité TAFTA, négocié dans le secret par Bruxelles et Washington, a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial.

 

Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, préparé depuis une dizaine d’années, et officiellement négocié depuis l’été 2013. Il a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux : pour ses défenseurs, il pourrait faire gagner jusqu'à 0,05 points de PIB par an aux économies américaine et européenne, boostant les échanges et les créations d'emplois.

Quatre rounds de négociation rassemblant à chaque fois une centaine de personnes ont déjà eu lieu à Bruxelles et Washington. Les négociations, menées par la Commission européenne de ce côté de l’Atlantique, sont censées aboutir en 2015. Le traité devra alors être validé par les Vingt-Huit Etats-membres de l’Union européenne, puis voté par le Parlement européen.

 

Le traité devait originellement s’appeler TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Area (zone de libre-échange transatlantique). Il a été depuis rebaptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), car son nom ressemblait trop à celui du traité ACTA, rejeté par le Parlement européen en 2012 à l’issue d’un long combat politique. En français, cela donne PTCI : le « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ». Pour autant, ses adversaires, rassemblés depuis plusieurs mois sous l'étendard #STOPTAFTA, ont décidé de continuer à utiliser son nom original...

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Russie-UE : quelles dépendances économiques ?

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Carte interactive. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, l'UE peine à s'entendre sur des sanctions économiques. Etat des lieux des dépendances économiques.

 

Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, les vingt-huit pays de l'UE peinent à s'entendre sur des sanctions économiques contre Moscou.
Chaque Etat membre a ses raisons de craindre les conséquences de telles sanctions pour son économie. La Russie est le troisième partenaire commercial de l'UE, derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle représente environ 12 % des importations des Vingt-Huit (principalement de produits énergétiques – pétrole et gaz) et 7 % des exportations (essentiellement de produits manufacturés – automobile et chimie).

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Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Hongrie : batailles électorales à coups d’affiches diffamatoires

 

Ils sont trois, côte à côte sur l'affiche, arborant leurs noms tels des suspects venant d'être arrêtés. Ce sont les représentants de la gauche hongroise, organisée en coalition en vue des élections législatives du 6 avril. « Ils ne méritent pas d'autre chance ! Car ils ont eu huit ans pour faire leurs preuves », dit le texte. Cette affiche est éditée par une organisation civile proche du FIDESZ (Fédération des jeunes démocrates), le parti de droite au pouvoir, et ses militants en placardent Budapest en ce début de campagne électorale. Stations de métros, façades en construction, tramways, bus, panneaux publicitaires... Il y a autant de versions de l'affiche que de surfaces différentes.

 

En Hongrie, la législation permet ce genre de communication politique, alors qu'elle serait condamnable en France. Les affiches électorales peuvent être placées sur des espaces publicitaires payants, et aucun des hommes politiques concernés n'a porté l'affaire en justice. Le droit hongrois fait une différence entre les citoyens et les acteurs publics. Ces derniers sont supposés accepter et encaisser en silence une critique plus virulente envers leur personne, du fait de leur rôle dans la société. Alors, entre liberté d'expression et diffamation, la frontière est repoussée...

Selon l'analyste politique Péter Zsolt, du centre Méltányosság, « les Hongrois ont bien peu d'estime pour leurs représentants publics, et ce genre d'affiche ne fait que contribuer à la décrédibilisation de toute la classe politique. » Sur l'affiche, le clown qui semble se moquer de l'ancien premier ministre hongrois ajoute un aspect ridicule à la scène. Le phénomène est nouveau en Hongrie, d'après Péter Zsolt....

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Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne

Moody's confirme le Aaa de l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

....L'agence Moody's a réaffirmé vendredi sa confiance dans la solvabilité de l'Allemagne, sur fond d'embellie en zone euro.



Les risques de voir l'Allemagne contrainte de contribuer à un plan de sauvetage dans la zone euro ont « diminué », a expliqué l'agence de notation. La situation est notamment moins préoccupante en Italie et en Espagne, ajoute-t-elle, soulignant également que l'Union européenne s'était dotée de pare-feux financiers qui allègeraient le fardeau de ses Etats membres les plus riches en cas de nouvelle crise.

En relevant la perspective, Moody's indique qu'elle n'envisage pas à moyen terme de priver l'Allemagne de son « triple A », gage de solvabilité maximale sur les marchés financiers. A l'appui de sa décision, l'agence loue notamment « l'économie développée et diversifiée » du pays, ainsi qu'une « longue tradition » de mesures garantissant la stabilité macro-économique.

Selon Moody's, Berlin a par ailleurs confirmé « ses progrès » dans la consolidation de ses finances publiques, qui se sont traduits par des budgets 2012 et 2013 « quasiment à l'équilibre ».



En 2013, la première économie de la zone euro a vu son produit intérieur brut progresser de 0,4 %, portée par un fort excédent commercial. Un chiffre qui marque toutefois un ralentissement par rapport aux années précédentes – la croissance avait été de 0,7 % en 2012....

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Salaire minimal en Europe : quels pays le mettent en place et pourquoi ?

Salaire minimal en Europe : quels pays le mettent en place et pourquoi ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Infographie. Sept pays membres de l'Union européenne n'ont pas adopté de salaire minimal généralisé.

 

Le gouvernement britannique s'est engagé, vendredi 17 janvier, en faveur d'un relèvement du salaire minimal horaire de 11 % d'ici à 2015. Deux mois plus tôt, la chancelière allemande, Angela Merkel, annonçait l'instauration d'un salaire minimal généralisé. L'Allemagne quitte ainsi le groupe des pays membres de l'Union européenne dépourvus de salaire minimal national et relance le débat sur la question en Europe....
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Le marasme économique de la Grèce en trois graphiques

Le marasme économique de la Grèce en trois graphiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La présidence grecque de l'UE s'ouvre dans un pays où plus de la moitié des jeunes sont au chômage mais où les ports restent symboles d'espoir.
La présidence grecque de l'Union européenne s'ouvre mercredi 8 janvier à Athènes. Au-delà des chiffres connus (six années de récession, une dette publique à plus de 175 % du PIB), portrait en trois graphiques d'un pays, épicentre de la crise européenne, encore convalescent. Certes, les chiffres indiquent une amélioration dans les derniers mois concernant les moins de 25 ans, mais la proportion de jeunes grecs sans emploi reste inquiétante et lourde de tensions sociales. « La forte diminution des salaires nominaux devrait se poursuivre du fait de la persistance d'un chômage élevé », analyse la dernière étude économique de l'OCDE, datée de novembre et consacrée au pays méditerrannéen. Une mécanique qui pèse sur la consommation et sur la croissance, tandis que, en dépit de la baisse des salaires, le chômage résiduel augmente, les entreprises s'adaptant à la situation économique en réduisant le recours à la main-d'œuvre.....
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Le gouvernement letton démissionne après l'effondrement d'un supermarché

Le gouvernement letton démissionne après l'effondrement d'un supermarché | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, a démissionné mercredi, six jours après ce drame qui a causé la mort de plus de 50 personnes.

 

Le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, a démissionné mercredi 27 novembre, six jours après la mort de plus de 50 personnes dans l'effondrement du toit d'un supermarché à Riga, la capitale, a annoncé son porte-parole. Le gouvernement avait été vivement critiqué après ce drame dont l'origine n'est toujours pas connue.

Deux jours après la catastrophe, le président letton Andris Berzins avait affirmé, samedi 23 novembre, à la télévision publique LTV que cet écroulement devait être considéré comme « un meurtre de nombreuses personnes sans défense, [qui] requiert une réaction appropriée ».

« Compte tenu de la tragédie du supermarché et de ses circonstances, il faut un gouvernement qui ait le soutien d'une majorité claire au Parlement (…). J'ai annoncé ma démission de premier ministre en assumant la responsabilité politique de la tragédie », a annoncé M. Dombrovskis devant la presse après un entretien avec le président.

« Le premier ministre donnera une conférence de presse à 16 heures au cours de laquelle il communiquera ses réflexions », a précisé le porte-parole, Martins Panke. En poste depuis 2009, M. Dombrovskis détenait le record de longévité à la tête du gouvernement dans l'histoire du jeune pays.

L'effondrement du toit d'un supermarché de la capitale le jeudi 21 novembre en pleine heure d'affluence avait provoqué la mort d'au moins cinquante-quatre personnes. Le toit s'était écroulé sur une superficie de 500 mètres carrés, à cause d'une « explosion », selon l'adjoint au maire de Riga, sans en préciser la nature....

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Zizanie dans les zincs de Berlin

Zizanie dans les zincs de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Haro sur les bobos ! Dans la capitale allemande, les propriétaires de vieux bistrots déclarent la guerre aux bars branchés. Accusés de piquer la clientèle et de faire flamber l'immobilier.

 

C'est une querelle à l'ancienne, émaillée d'invectives lancées à la nuit tombée, de vitrines volant en éclats et d'échange de tags vengeurs. Dans le quartier de Neukölln, à Berlin, se joue une drôle de bataille des bistrots, brossant en filigrane les transformations que connaît la capitale allemande. La gentrification ne cesse d'y gagner du terrain, creusant le fossé entre des populations installées de longue date, qui voient le prix des loyers s'envoler, et les nouveaux arrivants, bobos et autres hipsters. La Weisestrasse, une petite rue pavée, est devenue le symbole de ce face-à-face.

Au départ, quelques propriétaires de bars historiques voyaient d'un mauvais œil l'arrivée de cafés à la mode, fréquentés par une clientèle plus jeune et cosmopolite - tel le Circus Lemke, un bar vintage, avec ambiance jazz et lumières tamisées, ouvert en 2009 dans une rue voisine. Mais c'est avec le lancement du Schiller Café Bar et de ses succursales (une boulangerie et un restaurant de burgers), en 2012, que la contestation locale s'est organisée. "Ils ont voulu conquérir notre quartier de l'extérieur !", accuse Gerhardt, militant d'Info-Laden, une association proche de l'extrême gauche, sise au 53 de la même rue.

Et de dénoncer leur méthode façon cheval de Troie : "Ils se sont présentés comme de petits entrepreneurs modestes et sans le sou alors qu'ils ont investi des sommes énormes." Les murs du Schiller Café Bar portent encore les stigmates de l'attaque subie le jour de son ouverture, en juillet 2012. Plusieurs assaillants cagoulés ont aspergé la façade de peinture rouge et brisé trois vitrines. "On a voulu laisser les traces pour leur montrer qu'ils ne nous feront pas partir, assure Zoya, serveuse de l'établissement. Les six premiers mois, certains entraient pour nous dire que nous les avions fait partir de leur propre quartier..."....

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Au Luxembourg, Jean-Claude Juncker a finalement été évincé

Au Luxembourg, Jean-Claude Juncker a finalement été évincé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Victime d'une alliance entre libéraux, écologistes et socialistes, le premier ministre luxembourgeois depuis près de vingt ans devra quitter son poste.

 

C'est un séisme politique qui s'est produit, vendredi 25 octobre, au Luxembourg. Le leader du Parti chrétien-social (CSV), Jean-Claude Juncker, premier ministre depuis 1995, a finalement été poussé vers la sortie, à la suite de l'alliance des libéraux, des socialistes et des Verts pour former une coalition. C'est finalement le libéral Xavier Bettel, populaire maire de Luxembourg, qui a été chargé de former le prochain gouvernement du pays.

"Ayant pris acte de la volonté" des trois partis "de former le nouveau gouvernement", le chef de l'Etat, le grand-duc Henri, a reçu M. Bettel, a annoncé le Palais. Lors des élections législatives, le 20 octobre, les libéraux, socialistes et écologistes avaient obtenu 32 sièges à l'Assemblée, pour 23 au CSV (– 3). Le parti de M. Juncker reste donc toujours dominant, mais son isolement lui a valu d'être évincé des négociations en vue de former une coalition post-électorale....

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Vaste coup de filet contre les néonazis grecs de l'Aube dorée, leur chef arrêté

Vaste coup de filet contre les néonazis grecs de l'Aube dorée, leur chef arrêté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La police antiterroriste a arrêté le chef historique, trois autres députés et douze membres du parti d'extrême droite, au centre d'une enquête après le meurtre d'un rappeur antifasciste.

 

Les autorités grecques ont frappé un grand coup, samedi 28 septembre, contre le parti néonazi Aube dorée en arrêtant son chef historique et plusieurs députés, dix jours après le meurtre d'un musicien antifasciste par un membre de ce parti. Un vaste coup de filet qui survient alors que la Grèce en crise poursuit ses négociations avec ses créditeurs et s'apprête à prendre la présidence tournante de l'Union européenne.

La police antiterroriste grecque a arrêté en début de matinée Nikolaos Michaloliakos, dirigeant et député d'Aube dorée,  fondateur du parti en 1980, ainsi que trois autres députés de la formation néonazie (sur un total de 18), dont son porte-parole, Ilias Kasidiaris. Les arrestations, de source judiciaire, sont fondées sur l'appartenance de ces députés à une "organisation criminelle", mais aussi sur des poursuites pour violences physiques et meurtre.


Douze membres du parti ont également été interpellés au cours de ce coup de filet mené dans plusieurs régions du pays et qui devrait conduire à d'autres arrestations dans les prochaines heures, puisque qu'une trentaine de mandats d'arrêt ont été émis par la Cour suprême à l'encontre des militants ou députés.

 

Un appel à protester contre une "décision illégale" s'affichait samedi sur la page d'accueil du site Internet du parti néonazi, également relayé sur Twitter. Quelques centaines de sympathisants du parti étaient rassemblés en fin de matinée devant les locaux de la police grecque, où se trouvaient des suspects. "La démocratie a les moyens de se défendre", a prévenu Simos Kedikoglou, porte-parole du gouvernement, à la télévision Skai, quelques minutes après les arrestations.

 

Le meurtre de Pavlos Fyssas, 34 ans, un rappeur antifasciste poignardé le 18 septembre à la sortie d'un café d'une banlieue d'Athènes par un membre d'Aube dorée, qui a reconnu les faits, a choqué l'opinion publique et brutalement sorti les autorités grecques de leur atonie face aux agissements d'un parti soupçonné de nombreuses violences contre les étrangers et les militants de gauche....

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Comment les Européens voient l'Allemagne

Comment les Européens voient l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Par le biais d'un questionnaire diffusé dans plusieurs pays européens, le réseau Europa ("Le Monde", "The Guardian", "La Stampa"...) a pu dresser un portrait de ce que pensent les Européens de l'Allemagne et de sa politique.

 

Efficaces, organisés et gagnants. Ou bien arrogants, dominateurs et autoritaires. Sauveurs du projet européen. Ou bien tourmenteurs impitoyables de quiconque vit au sud de la "ligne des oliviers". Dès qu'il est question des Allemands, les Européens sont, semble-t-il, profondément divisés. Pour certains, la zone euro se serait effondrée si l'Allemagne n'avait pas fermement tenu la barre. Pour d'autres, des dizaines de millions d'Européens du Sud connaîtraient un destin meilleur s'ils n'avaient pas subi son emprise.

Dans la perspective des élections allemandes, dont l'issue aura un impact décisif sur le reste du continent, le Guardian et plusieurs journaux partenaires dans trois des principaux pays européens ont interrogé leurs lecteurs sur la vision qu'ils ont du rôle dirigeant de l'Allemagne dans la crise de la zone euro, et sur l'élection elle-même. L'enquête a suscité des réactions étonnamment nombreuses et permis d'exprimer des sentiments visiblement refoulés depuis trois ans. En quelques heures, plus de 7 000 lecteurs ont répondu, ce qui en fait l'un des exercices participatifs les plus prolifiques de notre lectorat.

Par la nature auto-sélective des interventions, ce type d'enquêtes n'a guère de valeur statistique. Mais entre les plaisanteries, l'hostilité et les inévitables commentaires mal embouchés de gens cachés derrière des pseudonymes tels que Ernst Stavro Blofeld ou Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, un certain nombre de tendances convergentes peuvent être relevées. Ainsi dans l'enquête espagnole, la tonalité des réactions est largement négative.

"L'Allemagne cherche à augmenter son pouvoir, à imposer des solutions qui lui conviennent, note Alejandro Gimenez. Elle tente de transformer les pays du Sud en un réservoir de main-d'œuvre bon marché, dépourvue de droits, privée de sécurité d'emploi et de protection juridique. Elle considère l'euro comme monnaie unique quand ça l'arrange, et comme une confédération de monnaies nationales quand c'est son intérêt de le faire." Sa compatriote Karen Gonzalez affirme que non seulement l'Allemagne a profité de la crise et jeté aux orties les principes fondamentaux de l'UE, mais qu'elle a "préféré procéder à des rafistolages plutôt que de s'appliquer à traiter véritablement le fond des problèmes qui sont en train d'étrangler des pays comme l'Espagne. Or cette politique risque d'entraîner un retour de bâton."

De nombreux lecteurs estiment que l'insistance de l'Allemagne à imposer la rigueur budgétaire en échange des fonds de secours européens n'a fait qu'aggraver les choses dans les pays qui avaient désespérément besoin d'un minimum de croissance pour alléger leurs épreuves. Depuis quelques mois, la crise de la zone euro est entrée dans une de ses rémissions périodiques, du fait que le coût des emprunts pesant sur les Etats s'est quelque peu allégé et que le continent montre de timides signes de redressement économique. Mais pour certains Grecs, comme Ioannis Pelegrinis, le pire est encore à venir. "La direction allemande poursuit à l'évidence ses propres intérêts financiers, comme doit le faire tout gouvernement national. Malheureusement, elle le fait aux dépens des autres membres de l'UE et de la zone euro. C'est exactement le genre d'attitude qui finira par provoquer la dislocation de l'UE."...

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Les élections européennes expliquées en patates

Les élections européennes expliquées en patates | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les règles en France ? Quelles différences avec les autres pays ? Les explications avec le cas de Sandrine, qui tente de rejoindre les rangs des eurodéputées.

 

Comme tous les cinq ans depuis 1979, les citoyens européens sont appelés aux urnes. L'objectif : renouveler la composition du Parlement européen, l'un des deux organes législatifs de l'Union avec le Conseil de l'Union européenne. Quelles sont les règles du scrutin en France ? Quelles différences avec les pays voisins ? Les explications concrètes avec le cas de Sandrine, une Française qui tente cette année de rejoindre les rangs des patates eurodéputées.

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Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro »

Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président du Conseil européen défend sa gestion de la crise de l'euro et dit avoir « la conscience tranquille ».

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, défend, dans un entretien au Monde, la gestion de la crise économique, qu'il évoque dans son livre L'Europe dans la tempête (éd. Racines, 2014). Nommé fin 2009, au début de la crise de l'euro, il juge que Bruxelles a « évité le pire ».

 

Vous sentez-vous responsable de la montée du désenchantement à l'égard de l'Europe et des instances bruxelloises ?


Herman Van Rompuy : Non, j'ai la conscience tranquille. Nous avons fait notre travail pour sauvegarder l'union monétaire. Si l'euro avait échoué, c'est toute l'Union européenne (UE) qui aurait échoué. Si nous n'avions pas fait cela, nous serions en pleine dépression, comme dans les années 1930. Nous avons évité le pire, même si, bien sûr, tout cela a un prix.

 

 

La montée en puissance des idées eurosceptiques n'est-elle pas liée à la façon dont la crise a été gérée ?


Il faudrait plutôt poser la question à la génération qui nous a devancés, qui a été responsable des premières années de la zone euro, a dû voir les problèmes émerger et n'a pas agi. Là, c'est une très grande responsabilité. Je ne pense pas à MM. Kohl et Mitterrand, qui avaient pris une initiative très forte pour aller vers une Allemagne réunifiée dans une Europe plus unie.

Mais, après la création de l'euro, il fallait mettre en place tous les instruments nécessaires pour faire de l'union monétaire une véritable union économique. Or ces dispositions, comme la création des fonds d'assistance financière, de l'union bancaire et d'un cadre plus strict de surveillance budgétaire et économique, ne peuvent être prises que le dos au mur, dans un climat de crise. C'est malheureux, mais c'est comme cela.

 

 

Dans de nombreux pays, dont la France, l'Italie ou les Pays-Bas, le vote populiste et eurosceptique risque de battre des records…


Avant la crise, il y avait déjà pas mal de populisme. En France, Jean-Marie Le Pen est arrivé second à la présidentielle de 2002, sans que cela tienne spécifiquement à l'Europe. Puis les Français ont voté « non » au projet de Constitution en 2005, donc bien avant la crise. Il y a en France par rapport à l'Europe un sentiment ambigu, ou parfois franchement négatif. Le populisme n'est pas né avec la crise de la zone euro. C'est un phénomène de société beaucoup plus vaste qui ne peut pas être attribué à la seule Europe. Tous les sondages indiquent que la confiance dans les institutions nationales est encore plus basse que dans les institutions européennes....

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Hongrie : quelle victoire pour Orban ?

Hongrie : quelle victoire pour Orban ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 

 

...Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. L'opposition a du mal à imposer sa voix.




Un drôle d'air souffle sur Budapest et la Hongrie, pendant la campagne électorale plutôt molle pour les législatives, organisées dimanche 6 avril. Dans les rues de Budapest, « on ne voit pas de sourires sur les visages », constate Ilona Bokor. Cette femme de ménage vit avec ses 200 euros mensuels et ne se plaint pas. Elle est contente du premier ministre Viktor Orban parce qu'il a réduit les tarifs d'eau et d'électricité en faisant pression sur les filiales étrangères qui les détiennent. « Il essaye de récupérer ce qui était à l'Etat hongrois, c'est bien », explique-t-elle.

A l'opposé, un professeur d'université décrit une « catastrophe » qui s'est abattue sur le pays. « Nous vivons dans la société de la peur. On n'a pas peur d'aller en prison, mais de perdre notre travail. » Le gouvernement hongrois a fait voter une loi permettant au gouvernement de licencier les fonctionnaires sans explications. Ce quinquagénaire refuse de donner son nom. « Je ne veux pas que vous indiquiez où je travaille. Je n'ai pas peur pour moi, mais pour mon université. » « Je n'ai jamais connu la population hongroise aussi désespérée », relève le spécialiste de la Hongrie Paul Gradvohl.

 

Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. Les sondages le créditent d'environ 50 % des suffrages, loin devant ses adversaires. La fiabilité des sondages est soumise à caution. Il faut interroger cinq personnes pour obtenir une réponse, car une grande partie des sondés refusent de répondre. « Certains électeurs socialistes me disent qu'ils ont répondu qu'ils voteraient Fidesz », explique le député socialiste Tibor Szanyi.

En dépit des insuffisances des sondages, la principale inconnue semble porter sur l'ampleur de la victoire d'Orban. Lui fait mine d'alimenter le suspense : « Souvenez-vous de 2002 ! », a rappelé Viktor Orban à ses fidèles. Déjà premier ministre de 1998 à 2002, il avait très mal vécu son échec électoral alors qu'il était favori des sondages.
Aura-t-il à nouveau la majorité des deux tiers qui lui donne la toute puissance sur le pays ou devra-t-il se contenter d'une majorité simple ?

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L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne

L'agence Moody's confirme le triple A de l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'agence de notation pointe notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.



L'agence de notation Moody's a fait part, vendredi 14 mars, d'un regain d'optimisme pour les finances de l'Union européenne (UE), pointant notamment la « diminution » des risques liés à la crise de la dette dans la zone euro.

L'agence américaine, qui évalue la solvabilité des émetteurs de dette, a d'abord confirmé le triple « Aaa » assigné à l'Union européenne, la note maximale qui permet en théorie d'emprunter à plus bas coût auprès des marchés. Elle a également relevé de « négative » à « stable » la perspective de l'UE, indiquant ainsi qu'elle n'envisageait plus d'abaisser la note de l'Union à moyen terme.

Les décisions de l'agence Moody's rendent compte de l'embellie économique de la zone euro, qui est sortie d'une longue récession à la mi-2013.


Si, curieusement, l'agence ne mentionne pas la Grèce, épicentre de la crise de la dette dans la zone euro, dans son communiqué, Moody's affirme que les risques pesant sur la zone euro ont « diminué », permettant de réduire la pression qui pesait sur la qualité des actifs financiers détenus dans la région et sur la solvabilité de l'ensemble de l'Union.

Epaulée par le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne avait dû se porter au secours de plusieurs pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Chypre) en les renflouant à coups de milliards d'euros de prêts entre 2010 et 2011 pour leur éviter la faillite.

L'Irlande a été la première à s'affranchir de l'assistance financière internationale en décembre et doit bientôt être rejointe par le Portugal. Selon l'agence, les risques que ces deux pays ne parviennent pas à rembourser leurs prêts au fonds de secours de l'UE ont « diminué ».

 

A l'appui de sa décision, Moody's invoque également « l'amélioration de la solvabilité » des principaux Etats-membres de l'Union européenne, qui avaient été mis à contribution par ces vastes plans de sauvetage. Ces dernières semaines, l'agence a ainsi relevé de « négative » à « stable » les perspectives de plusieurs pays européens jouissant encore du « triple Aaa », dont l'Allemagne et les Pays-Bas.

Moody's s'était également montrée plus optimiste pour certains pays frappés de plein fouet par la crise de la dette comme l'Italie et l'Espagne, qui a bénéficié d'un plan de recapitalisation bancaire.

L'agence, qui a également relevé vendredi la perspective de la Banque européenne d'investissement, pointe toutefois l'existence de problèmes « persistants » qui menacent les Vingt-Huit.

La note de l'UE serait ainsi « particulièrement sensible » aux changements qui pourraient affecter les quatre premiers contributeurs de l'Union européenne, dont la France. L'Hexagone bénéficie de la deuxième meilleure note possible (Aa1) mais sa perspective reste « négative ».

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L'UE débloquera 11 milliards d'euros pour l'Ukraine

L'UE débloquera 11 milliards d'euros pour l'Ukraine | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'aide proviendra « du budget de l'UE et des institutions financières européennes », selon le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso.
A la veille de l'ouverture du sommet européen extraordinaire sur l'Ukraine, la Commission européenne a présenté, mercredi 5 mars, un plan d'aide « d'au moins 11 milliards d'euros » sur deux ans en faveur de Kiev. L'aide proviendra « du budget de l'UE et des institutions financières européennes », a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso. Dans le détail, 1,6 milliard d'euros seront attribués sous forme de prêts, 1,4 milliard en dons, dont 600 millions au cours des deux prochaines années, 3 milliards proviendront de la Banque d'investissement européenne (BEI). La Commission espère aussi dégager 5 milliards d'euros par l'entremise de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle va mobiliser 250 millions de fonds de la politique de voisinage afin de lever 3,5 milliards de prêts. Le programme, qui comporte des mesures commerciales, économique, technique et financière, à court et à moyen terme, pourra être complété par les Etats membres de l'UE, a précisé M. Barroso. L'Union européenne a par ailleurs annoncé qu'elle allait geler, à partir de jeudi, les avoirs dans l'Union européenne de 18 responsables ukrainiens impliqués dans les violences survenues à Kiev en février. La liste de ces personnalités sera publiée jeudi au Journal officiel de l'UE, juste avant l'ouverture du sommet. Elle pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch, indique une source diplomatique. L'Union met ainsi en œuvre la décision prise le 20 février par les ministres européens des affaires étrangères d'appliquer des « sanctions ciblées » à l'encontre de « responsables de violations des droits de l'homme, de violences et d'un usage excessif de la force » après les heurts ayant fait plus de 60 morts à Kiev. L'UE a par ailleurs menacé de prendre d'autres « sanctions ciblées » contre des responsables russes si des « mesures rapides et concrètes de désescalade » n'étaient pas prises en Crimée d'ici au sommet de jeudi.
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L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum

L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'Union européenne, sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir.

 

L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'UE, sans même organiser le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir. C'est ce qu'ont annoncé, vendredi 21 février, les partis du progrès (centre) et de l'indépendance (droite), qui se sont mis d'accord sur un projet de loi demandant au gouvernement de « retirer la candidature à une adhésion à l'Union européenne » déposée par le pays en 2010.

« Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des affaires étrangères à l'époque avait présenté le projet de candidature, donc il est naturel que je présente le projet pour la retirer », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson.

PAS DE CANDIDATURE SANS RÉFÉRENDUM

Cette issue était prévisible. Le gouvernement avait d'ores et déjà dissous les instances de négociation avec l'UE, et leur travail était suspendu depuis le début de la campagne des législatives de 2013. En mai, les deux partis avaient pourtant promis un référendum, où le « non » était favori. Mais le projet de loi indique qu'une « autre candidature ne sera pas déposée sans d'abord tenir un référendum ».

Alors que l'Islande est associée à l'UE via la convention de Schengen et l'espace économique européen, le principal obstacle à une adhésion est la pêche, sujet qui n'a pas été abordé lors des négociations entre Bruxelles et Reykjavik...

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Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques

Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une lettre de 95 députés traduit la frustration des eurosceptiques, alors que M. Cameron s'est engagé à renégocier les relations avec Bruxelles et à organiser d'ici à 2017 un référendum sur une sortie éventuelle du Royaume-Uni de l'UE.
Près d'une centaine de députés conservateurs britanniques demandent à David Cameron que la chambre des Communes du Parlement du Royaume-Uni puisse mettre son veto à toute législation européenne existante et future, rapporte le Sunday Telegraph. « Nous vous appelons à [...] faire de l'idée d'un veto national sur les lois actuelles et futures de l'Union européenne, une réalité », écrivent 95 députés au premier ministre britannique, de nouveau pressé par son aile droite de durcir sa position vis-à-vis de l'UE. Ce veto, qui nécessiterait l'adoption d'une loi par les parlementaires britanniques, « permettrait au Parlement [de Westminster] de ne pas appliquer la législation européenne quand il en est de notre intérêt national », ajoutent-ils. Actuellement, le Parlement britannique n'a pas de droit de veto automatique sur les lois européennes, et le premier ministre ne peut utiliser de veto que sur des sujets très sensibles, comme la défense et le budget de l'UE. Peu de temps après son élection en 2010, M. Cameron avait cependant mis en place « un verrou législatif » rendant obligatoire le recours à un référendum à chaque future velléité d'abandon de prérogatives au profit de Bruxelles. Downing Street a réagi dimanche à la lettre des députés en assurant que le premier ministre allait « étudier de près cette idée. Mais nous avons besoin de savoir ce que cela signifierait sur le plan pratique ». « Cependant, a poursuivi un porte-parole de M. Cameron, si des Parlements nationaux rejetaient régulièrement et unilatéralement des lois européennes, le marché unique ne fonctionnerait pas. »...
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Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé

Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Selon un document de la police judiciaire, l'activité des organisations criminelles étrangères est « exponentielle ».

 

 

Il n'y a pas de mafia en France, selon les spécialistes de la police judiciaire (PJ). Mais des organisations criminelles, oui, et même beaucoup. Elles ne sont pas « capables de défier l'Etat, de le corrompre ou de s'y substituer partiellement », mais « plus réduites, plus locales, plus spécialisées, peut-être moins pérennes », leur « détermination et dangerosité restent très élevées », estime le rapport 2012-2013 du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la PJ.

Le document de 140 pages, que Le Monde a pu consulter, dresse un panorama exhaustif des phénomènes criminels à l'œuvre sur le territoire national. La période 2012-2013 se caractérise par « l'activité exponentielle des organisations criminelles étrangères », la « persistance d'un banditisme traditionnel français », et la « montée en puissance des organisations criminelles issues des cités sensibles », indique dans sa lettre de présentation le patron du Sirasco, le commissaire François-Xavier Masson.

Ce document est destiné à « l'ensemble des administrations ou organismes publics en charge de la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée ». Pas simplement les policiers et les gendarmes, donc. Car les circuits de blanchiment sont de plus en plus sophistiqués, l'utilisation frauduleuse des nouvelles technologies est en plein essor, et, pour certains groupes, la politique d'exemption de visas au bénéfice de certains Etats favorise l'arrivée d'une nouvelle criminalité aux ramifications complexes.


Aucune région française n'est totalement épargnée. L'Ile-de-France, la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur restent les bassins les plus criminogènes. Le grand Paris (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) s'illustre notamment par le trafic de stupéfiants (27,1 % du total national) et les menaces ou chantages pour extorsion (21,3 %). La région PACA se distingue par les règlements de comptes avec 32 % du total nationale, juste devant la Corse, où ont eu lieu plus de 20 % des règlements de comptes en 2012.

Pour le Sirasco, les groupes issus des cités s'inscrivent dans une typologie mafieuse pour au moins trois raisons : « La maîtrise territoriale par la force », la concentration sur le trafic de cannabis, dont le chiffre d'affaires est estimé à plus d'un milliard d'euros par an, et enfin l'ancrage dans l'économie souterraine. Par ailleurs, ce trafic « génère une myriade d'infractions connexes », du règlement de comptes à l'extorsion en passant par le blanchiment. Autre caractéristique, l'implication importante des mineurs.

Le Sirasco distingue trois niveaux de responsabilités au sein de cette « criminalité organisée des quartiers » : les trafiquants locaux, à la tête d'un groupe de revendeurs, les intermédiaires semi-grossistes, puis les grossistes qui constituent des « organisations criminelles transnationales » et dont les responsables sont établis dans le sud du Maroc ou en Espagne.

Comme les autres organisations, ces groupes se sont adaptés à la nouvelle législation sur les avoirs criminels. « Même s'ils continuent à afficher leur “réussite”, les trafiquants réduisent l'achat de biens durables, recourant aux prête-noms, à la location de véhicule et aux investissements à l'étranger », écrit le Sirasco...

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UE-Ukraine : "Moscou a remporté une nouvelle bataille géopolitique"

UE-Ukraine : "Moscou a remporté une nouvelle bataille géopolitique" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Arnaud Dubien, directeur de l'Observatoire franco-russe, analyse la décision de l'Ukraine d'interrompre, jeudi 21 novembre, le processus de négociation pour un Accord d'association avec l'Union européenne.

 

L'Ukraine a décidé d'interrompre, jeudi 21 novembre, le processus de négociations pour un accord d'association avec l'Union européenne. Le parlement ukrainien avait également rejeté jeudi matin l'extradition de l'ancienne première ministre du pays, Ioulia Timochenko, vers l'Allemagne. Le directeur de l'Observatoire franco-russe, Arnaud Dubien, analyse les conséquences de ces décisions.


La rupture est-elle consommée entre l'Ukraine et l'Union européenne (UE), même si, selon les déclarations du premier ministre ukrainien Mykola Azarov, la décision de l'Ukraine de suspendre les travaux sur l'accord d'association avec l'UE a été dictée par des problèmes économiques ?

Arnaud Dubien : Non, il n'y a pas de rupture entre l'UE et Kiev, mais un coup d'arrêt au processus politique qui était censé conduire à la signature de l'accord d'association. L'Ukraine entrant en campagne électorale (les présidentielles sont prévues au printemps 2015), le sujet ne resurgira sans doute pas avant deux ans.

En faisant de la libération de l'ancien premier ministre Ioulia Timochenko une condition du rapprochement, l'Union européenne croyait naïvement que ce qu'elle perçoit comme l'intérêt national de l'Ukraine prévaudrait sur des considérations de politique intérieure. Elle se trompait. Prendre le risque de libérer Ioulia Timochenko a été considéré par Viktor Ianoukovitch comme moins acceptable qu'une reculade diplomatique pourtant désastreuse au plan symbolique.

On peut d'ores et déjà tirer quelques enseignements de cette nouvelle "bataille pour l'Ukraine". Le premier est que la Russie, cinq ans après avoir stoppé l'élargissement de l'OTAN en ex-URSS (d'abord par la voie diplomatique lors du sommet de Bucarest en avril 2008, puis grâce à sa victoire militaire sur la Géorgie de Saakachvili quatre mois plus tard), vient sûrement de geler la progression de l'UE dans la zone. Elle le fait par sa capacité de nuisance plus que par sa faculté d'attraction, mais le résultat est là.

Le deuxième est que l'Union européenne, qui avait su s'imposer comme un acteur central lors de la "Révolution orange" de la fin 2004, a présumé de son influence. La stratégie (implicite) d'endiguement de la Russie promue par la présidence lituanienne et la Commission a échoué. Seule une politique réaliste, incluant la Russie, peut réussir et contribuer à une véritable réunification du continent.....

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Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus

Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le ministère de l'éducation espagnol, qui avait décidé de supprimer en cours d'année certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, a fait partiellement machine arrière.

 

Après avoir déclenché un nouveau tollé en décidant de supprimer, en cours d'année, certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, le ministère de l'éducation nationale espagnole a dû faire partiellement machine arrière, mardi 5 novembre.

Selon un décret publié sans publicité le 29 octobre, la somme des aides accordées, réduite de moitié en 2012, doit être concentrée sur ceux dont les revenus sont les plus faibles et bénéficiant d'une bourse générale. Cette mesure, qui devait avoir un effet immédiat, signifiait la suppression en cours d'année de l'aide pour des milliers d'étudiants espagnols déjà à l'étranger.


Face à un mur de critiques, y compris provenant de son propre camp conservateur ainsi que de la Commission européenne, le ministre très contesté de l'éducation, José Ignacio Wert, a corrigé le tir, maintenant l'ensemble des bourses mais uniquement pour cette année.

"Il a été décidé de façon transitoire et uniquement pour l'année 2013-2014 d'étendre à tous les boursiers Erasmus une aide complémentaire à la charge de l'Etat, pour qu'ils aient au moins ce qu'ils avaient l'année dernière", a affirmé le ministre au Sénat.

Selon lui, concentrer les bourses sur les plus défavorisés permettra d'accorder une aide complémentaire à l'aide européenne de 233 euros pour les plus défavorisés alors qu'elle aurait été de 38 euros si le nombre de bénéficiaires restait le même. Auparavant, la Commission européenne avait rappelé à l'ordre l'Espagne, l'enjoignant d'entendre "les attentes légitimes" des étudiants touchés...

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En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite

En Autriche, la "grande coalition" sous la pression de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Trois partis populistes et europhobes se disputent les électeurs, dimanche, aux législatives.

 

La remontée de l'extrême droite xénophobe, le FPÖ de Heinz-Christian Strache, tout comme le surgissement d'un nouveau parti créé par le milliardaire austro-canadien Frank Stronach, très critique envers les instances bruxelloises, sont deux éléments marquants des élections législatives autrichiennes, dimanche 29 septembre. Si les forces eurosceptiques pourraient représenter plus d'un quart des suffrages, elles ne devraient pas suffire à bouleverser le paysage politique et le Parlement restera majoritairement proeuropéen.

Faute de mieux, les électeurs vont sans doute reconduire la "grande coalition" entre le Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) et les chrétiens-démocrates du Parti populaire ÖVP. En Autriche, cet attelage a souvent fait ses preuves après la seconde guerre mondiale, quand il s'agissait d'effacer le traumatisme de la "guerre civile" de 1934, puis de l'austrofascisme et du nazisme.

Au pouvoir depuis cinq ans, la grande coalition a permis aux Autrichiens de traverser sans trop de mal les turbulences de la crise financière et de conserver un taux de chômage – 4,8 % – parmi les plus bas de l'Union européenne. Mais ses bons résultats économiques n'empêchent pas un sentiment d'usure : un récent sondage créditait les partis de la coalition gouvernementale d'à peine 49 % des voix à eux deux, contre 55 % en 2008.

Si le SPÖ du chancelier Werner Faymann reste nettement en tête, avec 27 % des intentions de vote, les chrétiens-démocrates, conduits par le vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, Michael Spindelegger, perdent du terrain : ils n'obtiendraient plus que 22 % des suffrages et sont talonnés par le FPÖ, à 21 %.

 

Plus lisse et souriant que le défunt Jörg Haider, Heinz-Christian Strache a travesti la xénophobie en message évangélique : "Aime ton prochain. Pour moi, ce sont nos Autrichiens", proclament ses affiches, qui le montrent discutant avec une sage jeune fille blonde vêtue de rose. Des tracts envoyés à chaque foyer précisent le sens restrictif de cet altruisme : "Eliminer les injustices dans notre propre pays au lieu de gaspiller de l'argent à secourir des Etats en faillite de l'Union européenne."

Au plan international, M. Strache a donné des conférences de presse au côté de la présidente du Front national, Marine Le Pen, tout en évitant de frayer avec l'extrême droite néofasciste la plus virulente comme Aube dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie.

Mais le FPÖ a surtout profité des bévues de son principal concurrent sur le terrain du populisme de droite, Frank Stronach, eurosceptique non xénophobe. ...

 

 

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Roms : ce que changerait l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen

Roms : ce que changerait l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La potentielle entrée de ces pays est agitée comme une menace. Avec des arguments mensongers.

 

L'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen va-t-elle provoquer un afflux massif de ressortissants de ces deux pays en France ? Le message, alarmiste, est véhiculé par de nombreux responsables politiques.

Jean-François Copé a ainsi demandé à François Hollande, mardi 24 septembre, de "prendre une position d'opposition" sur l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen. Marine Le Pen a pour sa part déclaré que, "sans être encore dans Schengen, la circulation au sein de l'UE des Roumains et Bulgares, et donc des Roms, sera encore plus facile [en 2014] que maintenant".

 

La libre circulation des Roumains et des Bulgares en Union européenne est pourtant effective depuis leur entrée dans l'Union européenne, en 2007. Le passage d'une frontière de la "zone Schengen" ne nécessite depuis qu'un contrôle d'identité. "Nous avons des règles européennes sur la libre circulation des citoyens européens", a rappelé Viviane Redding, commissaire européenne à la justice, dans une forme de rappel à  l'ordre.

 

Dans ce cadre juridique, Roumains et Bulgares peuvent rester trois mois en France sans avoir à justifier de leur activité. Mais leur installation est en revanche soumise à des conditions de revenus. Il faut être étudiant ou employé dans des secteurs en demande. Et seul un certain nombre d'emplois leur était jusque-là accessible.

Ces restrictions prendront fin le 31 décembre 2013 avec la fin de la période transitoire et l'adhésion complète des deux pays de l'Europe de l'Est. Pour préparer cette échéance en France, le nombre de professions ouvertes aux Bulgares et aux Roumains est passé de 150 à 291 en octobre 2012. Sans pour autant provoquer d'arrivée massive de ressortissants de ces deux pays, souligne le ministère des affaires européennes.


L'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à la convention de Schengen pose un autre problème pour certains pays européens. En ouvrant les frontières de l'espace Schengen à ces deux pays, cette zone aura de nouvelles frontières extérieures, notamment avec la Turquie et l'Ukraine, et une nouvelle ouverture maritime sur la Mer Noire. Autant de passages possibles pour d'autres afflux de population. Or, estimaient encore en mars 2013 l'Allemagne et les Pays-Bas, la Roumanie et la Bulgarie n'offrent pas suffisamment de garanties à cet égard, en raison notamment de la corruption des gardes-frontières...

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