Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Chypre, prochain maillon faible de l'Europe

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Pilier de l'économie chypriote, le secteur financier a été durement frappé par la crise grecque. L'Union européenne et le FMI préparent un plan d'aide.

 

C'est vers l'un des plus petits pays de la zone euro que se tournent maintenant les regards européens inquiets, à quelques jours du scrutin présidentiel du 17 février. Chypre pourrait bientôt devenir le prochain Etat à bénéficier d'un plan d'aide européen, après la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne. Les discussions durent depuis six mois et les tergiversations du président communiste, Dimitris Christofias, ont retardé les échéances. Désormais, c'est l'Allemagne qui s'interroge pour savoir si elle doit payer pour les banques chypriotes et leurs riches clients russes.

Chypre peut-elle devenir une nouvelle Grèce ?... Historiquement et linguistiquement, les rapports entre Chypre et la Grèce sont étroits. Si étroits que des banques hellènes ont investi à Nicosie - et vice versa - et que les banques chypriotes ont acheté une bonne part de la dette grecque. Quand, en mars 2012, la Grèce a réussi à alléger un peu son fardeau en restructurant sa dette auprès des banques, cela a coûté plus de 4 milliards d'euros aux établissements financiers chypriotes, qui avaient déjà accordé de nombreux prêts généreux à des clients et à des entreprises grecques souvent devenus insolvables. Les banques chypriotes tremblent et sont menacées de faillite. Mais une défaillance bancaire provoquerait un tsunami pour une île qui a construit sa croissance à partir de son secteur financier, au point que les avoirs des banques représentent plus de huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays.

La mort dans l'âme, le président communiste, Dimitris Christofias, a dû appeler à la rescousse, en juin 2012, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier a proposé son cocktail désormais bien connu de mesures d'austérité : baisse des salaires et des retraites et hausse d'impôts. Un plan qui pourrait aggraver la récession et l'envolée du chômage, qui frappent déjà la population. L'apparition d'un taux de chômage à deux chiffres dans un pays qui n'a pas connu de problèmes d'emploiest un vrai traumatisme.

L'Allemand Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), vient de tirer la sonnette d'alarme : "Des développements confus à Chypre pourraient saper les progrès réalisés en 2012 dans la stabilisation de la zone euro. Chypre pourrait se révéler être un risque systémique pour le reste de la zone euro, malgré sa taille."...

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En Europe, la crise a précipité une refonte générale des retraites

Si la France en est à sa quatrième réforme en dix ans, la pérennité des sytèmes de retraite s'est posée de façon aiguë en europe depuis le début de la crise. Tour d'horizon des pensions.

 

En France, il a été porté en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 60 à 62 ans, à raison d'une augmentation de quatre mois par an jusqu'en 2018. Pour prétendre à une retraite sans décote, il faudra atteindre 67 ans. En Allemagne, l'âge légal est actuellement de 65 ans, pour atteindre progressivement un départ à 67 ans en 2029, selon la loi en vigueur de janvier 2012. Mais la différence la plus criante entre les deux systèmes repose sur la durée de cotisation.

Un Français qui commence aujourd'hui à travailler à 25 ans devra cotiser 41 ans et demi pour toucher une pension complète sans décote, qu'il atteindra au minimum à 66 ans (excepté s'il bénéficie d'un régime lié à la pénibilité).

Marisol Touraine envisage d'ailleurs la possibilité de suivre la préconisation du rapport Moreau sur l'avenir des retraites concernant un rallongement de la durée de cotisation en vue de la loi sur les retraites prévue en septembre, sans fournir de chiffre à l'appui.

Outre-Rhin, la durée de cotisation demeure inchangée, fixée à 45 ans. Les salariés allemands qui ont cotisé 35 ans peuvent également partir à la retraite à 63 ans, en subissant une décote. Selon Eurostat, l'âge effectif de départ à la retraite en Allemagne en 2012 est d'un peu plus de 62 ans, si bien que le taux d'emploi des seniors reste l'un des plus hauts d'Europe, estimé à 59,9 % en 2011....

 

La cure d'austérité en Europe du Sud s'est traduite uniformément par une hausse de l'âge légal de départ à la retraite dans chacun des pays. Ainsi, en 2011, l'Espagne a voté un recul de l'âge de départ de 65 à 67 ans à l'horizon 2025. En décembre de la même année, le gouvernement de Mario Monti, sous la pression de Bruxelles, avait introduit en Italie dans son plan de rigueur la fixation à 66 ans de l'âge de la retraite pour les hommes et à 62 ans pour les femmes.

En Grèce, fortement endettée et sous l'œil soucieux du FMI et de la Commission, c'est une loi de 2010 qui instaure l'alignement, de 60 à 65 ans, de l'âge de départ des femmes sur celui des hommes d'ici à fin 2013, en plus d'une baisse des pensions jusqu'à 20 %. En mai, le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, à soumis l'idée d'une hausse de un an du même indicateur, soit de 65 à 66 ans pour les années à venir.

Si la durée de cotisation pour obtenir une pension pleine n'excède guère 35 années en Espagne et en Italie, 40 au Portugal et en Grèce d'ici à 2015, ces chiffres masquent une autre réalité : celle d'un chômage record qui touche de plein fouet les seniors. Du côté de Rome et d'Athènes, selon les chiffres 2011 d'Eurostat, ils sont plus des deux tiers sans emploi entre 55 et 64 ans et partent en moyenne à la retraite respectivement à l'âge de 60 et 61 ans environ...

 

Les pays d'Europe centrale, touchés par une forte hausse du chômage, n'ont pas contrevenu à la règle d'une réforme en profondeur de leur système de retraite. En Hongrie, où la pension moyenne de retraite s'élève à 358 euros en 2012 selon une étude du Trésor, l'âge l'égal va passer de 62 à 65 ans entre 2014 et 2021. Il faut aussi 40 annuités pour recevoir une retraite équivalente à 66 % du salaire brut moyen.

Idem pour la République tchèque, dont l'originalité comprenait la création en 2011 de fonds privés d'assurance-retraite pour alléger le fardeau du financement public.

La Pologne, qui prévoit que la moitié de sa population aura plus de 50 ans en 2040, a également durci l'ouverture des droits à la retraite en 2012 de 65 à 67 ans, soit le seuil le plus élevé avec le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne....

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
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Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ?

Exception culturelle : Et si l'Europe cédait à l'Amérique ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’"exception culturelle" est fondamentale pour assurer l'avenir du cinéma européen. Sans subventions, la production européenne cessera d'exister, s'inquiètent des réalisateurs du Vieux continent, alors que Bruxelles s'apprête à négocier sur la question avec Washington.       Par Paweł T. Felis

 

Annoncées depuis le début de l'année, les négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur la création d'une zone de libre-échange suscitent l'enthousiasme, mais aussi des doutes. "Cet accord permettra de créer des emplois et de stimuler la croissance économique des deux côtés de l'Atlantique", a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz, soutenu par la majorité des ministres de l'économie de l'UE. La signature de l'accord est une quasi certitude : la culture européenne pourrait en être la première, et la plus grande, victime.

En 1998, la Commission européenne a harmonisé les règles grâce auxquelles les œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes bénéficient d'un traitement particulier, basé sur la règle de "l'exception culturelle". Autrement dit, chaque état membre peut soutenir sa production nationale de films et de la musique selon le principe que "la promotion de la culture est l'une des principales fonctions de la communauté européenne". Or selon les termes du futur accord de libre-échange, les films et la musique deviendraient une marchandise comme une autre. Quelles en seraient les conséquences ?

 

Premièrement, on risque de voir disparaître les institutions nationales qui accordent des subventions à la majorité des films européens (en Pologne, ce rôle revient à l'Institut Polonais de l'Art Cinématographique, ou PISF). La raison d'être de ces institutions est justement la mise en oeuvre de la protection culturelle. Le problème majeur n'est cependant pas l'absence de ces institutions mais de l'argent qu'elles récoltent sur le marché (en Pologne, les fonds proviennent notamment de la vente des places de cinéma et des chaînes de télévision). Sans ces fonds, les films de Smarzowski, Jakimowski, Krauze, ou Holland, mais aussi ceux de Haneke, des frères Dardenne et de Cristian Mungiu, n'auraient jamais vu le jour.

La menace pèse également sur le système des quotas européens, selon lesquels chaque station de télévision européenne a l'obligation de réserver au moins 50 % de sa programmation à la production européenne. Finalement, c'est tout le fonctionnement des médias publics qui est remis en question, comme l'est aussi celui de la redevance télévisuelle. Les petits cinémas investis dans la promotion de films européens et subventionnés par les institutions de l'Union, ne pourront plus prétendre aux aides, au même titre que les créateurs de musique polonaise. Conformément à la loi sur la radio et la télévision actuellement en vigueur, chaque station de radio doit consacrer au moins 33 % de sa programmation musicale à la musique polonaise. Selon les termes de l'accord de libre-échange, de telles réglementations n'auront plus lieu d'être....

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La Grèce en grève générale

La Grèce en grève générale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La décision de mettre un terme brutal aux émissions du service public audiovisuel a déclenché un tollé en Grèce, où plusieurs syndicats du public comme du privé ont appelé à se mobiliser.

 

La Grèce devait connaître jeudi une grève générale de 24 heures pour dénoncer la fermeture autoritaire du groupe audiovisuel public grec ERT par le gouvernement, qui a provoqué une onde de choc et menace de déboucher sur une crise politique entre les partis de la coalition.

 

Le gouvernement a joué la montre en présentant dès le lendemain du lockout des chaînes un projet de loi de réorganisation de tout l’audiovisuel public, pour éviter que la crise autour de l’ERT ne fasse éclater sa coalition, après pratiquement un an de pouvoir partagé entre les conservateurs du Premier ministre Antonis Samaras, les socialistes du Pasok, et la gauche modérée Dimar.

En fermant en quelques heures les écrans des cinq chaînes de télévision publiques et toutes les radios du groupe, Antonis Samaras, qui rend des comptes cette semaine à la troïka des créanciers internationaux du pays, a sans doute voulu montrer sa détermination à s’attaquer aux «vaches sacrées» du service public, expression péjorative utilisée par le porte-parole du gouvernement...

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Le Parlement européen harmonise le droit d'asile en Europe

Le Parlement européen harmonise le droit d'asile en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Parlement européen a voté mercredi un texte prévoyant la mise en place d'un régime commun européen d'asile.
Demander le droit d'asile en Europe ne devrait plus s'apparenter une loterie selon l'Etat membre dans lequel est déposée la demande, a décidé mercredi le Parlement européen en votant un texte prévoyant la mise en place d'un régime commun européen d'asile.

Le nouveau système, déjà agréé par les 27 Etats de l'UE, devrait commencer à fonctionner à partir du second semestre 2015.


Quelque 330 000 demandes d'asile ont été enregistrées dans l'UE en 2012 mais les taux de reconnaissance sont extrêmement disparates d'un Etat à l'autre. Moins de 1 % des demandes aboutissent en Grèce, qui fait face à un afflux massif de migrants, contre 14,5 % en France ou 30 % en Allemagne.

Afin de réduire ces disparités, le texte prévoit des délais communs pour le traitement des demandes d'asile, des règles plus strictes concernant la formation du personnel en contact avec les demandeurs d'asile.

Alors qu'il s'étend parfois sur plusieurs mois, le délai d'enregistrement du dossier sera limité à trois ou six jours. L'examen de la demande ne devra pas durer plus de six mois sauf circonstances particulières où il pourra être étendu jusqu'à vingt et un mois.

 

Parmi les améliorations notables par rapport au régime existant, le législateur a prévu également une harmonisation des règles en matière de logement, d'allocation de subsistance et de santé. L'accès au marché du travail sera autorisé après neuf mois, et non plus douze, de présence sur le territoire. Les personnes en situation de vulnérabilité, comme les femmes enceintes, les mineurs et les victimes de torture devront être identifiées et faire l'objet de propositions adaptées à leurs besoins.

En cas de recours, le droit à rester sur le territoire est introduit. En cas de doute sur l'âge d'un jeune isolé, ce dernier sera réputé mineur. Les moins de 18 ans se verront attribuer un représentant pour les accompagner dans leurs démarches. Les personnes ayant besoin d'une aide particulière (orientation sexuelle, handicap, maladie, etc.) disposeront de plus de temps pour exposer leur requête.

Côté répressif, le nouveau règlement autorise la détention des demandeurs d'asile, y compris des mineurs dans des "circonstances exceptionnelles", en précisant toutefois que cette mesure coercitive doit être limitée à des cas particuliers et assortie de garanties....

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ITALIE • Et maintenant, que va devenir le gouvernement Letta ?

ITALIE • Et maintenant, que va devenir le gouvernement Letta ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La déroute du centre droit, l'échec du mouvement de Beppe Grillo et la victoire du centre gauche aux élections municipales semblent renforcer le chef du gouvernement Enrico Letta.

Mais l'actuel président du Conseil est en réalité sur un siège éjectable, soutient La Repubblica.

 

Pour une formation politique habituée à l'autodafé et à l'autoflagellation, il est toujours périlleux de crier victoire. Mais cette fois, contrairement à ce qui s'est passé il y a trois mois au moment des élections législatives, la gauche a vraiment remporté les élections.

Cela ne suffira pas à effacer le regret de la grande occasion ratée de février, ni à éliminer tous les problèmes qui demeurent – et ils sont nombreux. Mais la victoire est nette, homogène, univoque. De même, la défaite de la droite et la disparition du Mouvement 5 étoiles sont nettes, homogènes, univoques.

A cette première considération s'ajoutent deux autres. La première, et pas la moins importante, concerne le rapport qu'entretiennent les citoyens avec les élections. Après ces élections municipales, le processus de dissolution de la démocratie représentative semble malheureusement arrivé à son terme. Pour la première fois dans l'histoire de la République, le parti abstentionniste atteint les 50 %.

L'onde de protestation qui s'était exprimée dans le vote pour Beppe Grillo en février s'était amoindrie au premier tour des élections municipales [il y a deux semaines] et s'évapore aujourd'hui. L'antipolitique devient structurellement apolitique. La "polis" [la cité, en grec] ne conteste pas la politique, elle s'en passe carrément. Le glas sonne non seulement pour les vieux partis, mais aussi et surtout pour les nouveaux non-partis [comme se définit le Mouvement 5 étoiles]...

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La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro

La justice allemande examine les mécanismes de sauvetage de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ALLEMAGNE/ BCE -

La zone euro est en proie à un regain de tension entre l'Allemagne et la BCE, la Banque centrale européenne. La justice allemande pourrait remettre encause les mécanismes de sauvetage de la zone euro destinés à soutenir l'économie européenne. C'est le plan de rachat de dettes publiques de la BCE qui est surtout, visé.

Plus de 35 000 Allemands, des députés et des citoyens eurospectiques, ont déposé un recours devant la Cour constitutionnelle allemande, qui entame aujourd’hui une série d'auditions. Sur la sellette, le programme de la BCE qui permet des rachats illimités de dettes de pays de la zone euro en difficulté. Ce plan, appelé « OMT » avait été annoncé en juillet dernier, mais il n’a jamais été mis en œuvre par la BCE. L’annonce de sa mise en place a cependant contribué à calmer les marchés et à éloigner les spéculateurs.

En Allemagne, ce programme a été très critiqué, notamment par le patron de la Bundesbank. Le banquier central allemand doit présenter ses arguments devant la Cour. Pour les juges, la question est de savoir si la BCE outrepasse son mandat lui interdisant de financer les États.

La décision des juges allemands est attendue pour cet automne. Mais leurs commentaires à l'issue des auditions seront scrutés de près par les marchés financiers : l'Allemagne est en effet le premier contributeur de la zone euro.

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Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations

Turquie : le processus d'adhésion à l'UE pas remis en cause par les manifestations | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si des responsables européens ont critiqué le recours à la force par la police turque, ils se sont gardés de remettre en cause le processus, qui piétine déjà depuis plusieurs mois.

 

L'embrasement de la rue turque depuis le 1er juin contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan crée un certain embarras au niveau de l'exécutif européen. Au cours d'une conférence, vendredi 7 juin, sur les relations entre la Turquie et l'UE, M. Erdogan, de retour d'un voyage offciel de trois jours, s'est dit ouvert aux "exigences démocratiques" tout en rejetant les actions violentes.

Depuis Istanbul, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, avait dénoncé le recours à la force par la police qui "n'a pas sa place dans une démocratie", appelant la Turquie "à ne pas abandonner ses valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme". La chancelière allemande, Angela Merkel, elle, a dit compter "sur le fait que l'on discute des problèmes avec les jeunes du pays, et qu'aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Face à ces accusations, M. Erdogan, qui refuse toujours de revenir sur le projet immobilier à Istanbul qui a cristallisé les rancœurs, a répondu :

"Des événements similaires se sont produits dans plusieurs autres pays, en Grèce, en France, en Allemagne. Ce sont tous des pays en l'Union européenne. Que diront ceux qui essaient de nous faire la leçon d'Occupy Wall Street ?"


Pour autant, les responsables européens se sont gardés de remettre en cause le processus d'admission de la Turquie dans l'Union européenne. "Si elle se poursuit à ce rythme, il faudra cinquante ans pour l'achever" déplorait le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, alors que la négociation sur une éventuelle adhésion a débuté à la fin 2004.

De fait, les négociations piétinent depuis des mois, en raison de l'hostilité de pays européens, notamment la France et l'Allemagne, à une pleine adhésion turque. Partisans et adversaires d'un élargissement, à terme, à la Turquie se trouvent confortés dans leur point de vue : pour les premiers, seul un ancrage européen permettra à ce pays de 76 millions d'habitants de progresser réellement vers la démocratie ; pour les seconds, la révolte populaire et la réponse qui lui est donnée confirment que ce régime n'a pas la capacité d'intégrer l'Union et d'adhérer à ses principes....


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Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais

Quitter l’euro pour sortir de la crise, préconise un économiste portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
«Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!», affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans «Pourquoi devons nous quitter l’euro» (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

«Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans» et de «manière ordonnée», a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation «avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises».

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

«Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie», assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.

En approuvant l’entrée dans la zone euro, «sans référendum», le parlement «renonçait à un instrument essentiel de son autonomie politique: l’émission monétaire», précise l’économiste dans son ouvrage.

«L’euro est une monnaie forte. Or, notre structure économique est peu compétitive. Dans ces conditions, l’économie ne peut pas croître. Et depuis que nous avons adopté l’euro, cette monnaie n’a eu de cesse de se valoriser», a-t-il ajouté...

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ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand

ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après une période tendue, le couple franco-allemand s'est réconcilié à Paris. Le président français a plus que jamais besoin des "câlins" d'Angela Merkel, note la presse allemande.

 

La "tension amicale", expression naguère utilisée par François Hollande pour décrire sa relation à Angela Merkel, s’est transformée en tension hostile. La réplique du président français face aux demandes de Bruxelles : "La Commission européenne n'a pas à dicter ce que nous devons faire", a été suivie d’une critique sévère de la coalition allemande. De son côté, le député chrétien-démocrate Michael Meiste a déclaré à la Frankfurter Allgemeine Zeitung : "La Commission européenne est critiquée par Hollande alors qu’elle a traité la France avec générosité au regard du déficit budgétaire." 

Ulrich Schäfer, chroniqueur à la Suddeutsche Zeitung et pourtant très critique à l'égard de la politique d'austérité promue par Bruxelles, souligne aussi les contradictions de Hollande : "Par ses remarques, le président contredit ses propres exigences sur une gouvernance économique. S'il prend sa proposition au sérieux, il devrait supporter les conseils de Bruxelles." 
Mais, pour le quotidien économique Handelsblatt, la rencontre entre Merkel et Hollande [le 30 mai, à Paris, pour évoquer un plan européen de lutte contre le chômage des jeunes (sorte de New Deal)] est une "thérapie de couple". Après de longues disputes, la France et l’Allemagne se rapprochent à nouveau. "Ce n'est encore que le tout début d'un projet entre Paris et Berlin, mais c'est au moins un changement notable en comparaison des sommets passés, où les partenaires divisés s'opposaient au lieu de s’unifier", commente Thomas Hanke, correspondant du journal en France...

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ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent

ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Au prochain chant raciste, je quitte le terrain", a récemment annoncé le footballeur Mario Balotelli après une énième humiliation au cours d'un match.

On assiste ces dernières semaines en Italie à une explosion de propos racistes, se désole Giornalettismo.

 

Le thème de l’intégration continue à diviser l’Italie. Derniers épisodes en date : l’exploitation de l’affaire Kabobo [du nom d'un clandestin ghanéen ayant tué plusieurs personnes début mai] par la Ligue du Nord, les insultes racistes contre Mario Balotelli qui ont contraint l’arbitre Rocchi à interrompre le match Milan-Rome pendant deux minutes [le 12 mai], et les sempiternelles attaques visant la ministre Cécile Kyenge, "coupable" d’avoir proposé d’élargir les droits en matière de nationalité.

D’un côté, on a les défenseurs des minorités et des étrangers, de l’autre les instigateurs d’épisodes xénophobes, à commencer par Forza Nuova [Force nouvelle] et les mouvements d’extrême droite, bien souvent en première ligne.

Les polémiques se sont multipliées ces derniers jours autour de l’affaire Kyenge, la nouvelle ministre de l’Intégration, qui a interpellé le gouvernement sur l’abolition du délit d’immigration clandestine et le droit du sol. De nombreuses voix ont invité la ministre et le président du Conseil Enrico Letta à poursuivre leur travail avec courage. Mais la ministre est en même temps devenue la cible des accusations du PDL (Peuple de la liberté, parti de Silvio Berlusconi) et de la Ligue du Nord – opposés à tout assouplissement en terme de nationalité – ainsi que des insultes et des campagnes de haine des mouvements néofachistes.

S'ajoute à cela l’inexplicable coup de folie de Mada Kabobo, ce Ghanéen de 31 ans qui, le samedi 11 mai dans le quartier Niguarda de Milan, a agressé les passants à coups de pioche – tuant Alessandro Carolei, Daniela Carella et blessant trois autres personnes, dont l'une se trouve dans un état grave.

 

Des mouvements comme la Ligue du Nord et Forza Nuova ont aussitôt cherché à exploiter les événements. Le mouvement d’extrême droite a lancé une campagne Internet avec le slogan : "L’immigration tue – la classe politique est fautive". Forza Nuova l’a annoncé elle-même par communiqué : "Les graves événements de Milan clouent les chantres de l’immigrationisme à leurs responsabilités." Mais c’est surtout la Ligue du Nord qui a exploité la violence de Mada Kabobo, notamment par la voix de Matteo Salvini qui a invité à "nettoyer" à la hâte les villes italiennes "en allant contrôler tous les clandestins, rue par rue, maison par maison”...

 

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La crainte et l'erreur de François Hollande / France Inter

Après que les statistiques eurent confirmé l’entrée en récession de l’économie française, François Hollande a eu des mots justes. « La récession est européenne et la solution est européenne », a-t-il déclaré hier avant d’aller s’entretenir, à Bruxelles, avec la Commission européenne et ce constat comme la conclusion qu’il en tire ne sont guère contestables.

        Bien que l’Allemagne ait enregistré une très, très symbolique croissance de 0,1%  au premier trimestre, c’est toute la zone euro qui est aujourd’hui en récession avec un recul moyen du Produit intérieur brut de 0,2%, celui-là même qui affecte la France. Allemagne comprise, tous les pays de la monnaie unique sont dans le même bateau et, si chacun d’eux doit remettre de l’ordre dans ses comptes, aucun d’eux ne pourra s’en tirer – non pas seulement sortir de la récession mais renouer avec une vraie croissance – en ne tablant que sur la réduction de ses dépenses dont le seul effet immédiat est de ralentir encore l’activité et de réduire les rentrées fiscales.

        La zone euro ne sortira de cette crise qu’en mettant ses moyens en commun, qu’en mutualisant ses emprunts pour en diminuer les taux et qu’en procédant, surtout, à des investissements paneuropéens dans les industries d’avenir, celle qui créeront les emplois de demain. François Hollande a, oui, cent fois raisons de dire que « la solution est européenne » mais pourquoi le murmure-t-il au lieu de le hurler et de prendre la tête d’un parti paneuropéen de la croissance européenne ?

        Pourquoi l’homme qui, durant sa campagne, avait su dire avant tout le monde que la rigueur était nécessaire mais mènerait dans le mur si elle n’était pas accompagnée d’un effort de croissance volontariste est-il aujourd’hui si discret, timide, elliptique, alors que les faits lui ont donné raison et que cette analyse est de plus en plus partagée, jusque dans les milieux financiers ?

        Cela parait incompréhensible, mystérieux, mais il y a une explication à cela...

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SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre

SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour dénoncer le racisme au quotidien, l’écrivain suédois Jonas Hassen Khemiri envoie une lettre ouverte à la ministre de la Justice.

 

Chère Beatrice Ask,Nous sommes différents à plus d’un titre. Vous êtes née au milieu des années 1950, je suis né à la fin des années 1970. Vous êtes une femme, je suis un homme. Vous êtes politicienne, je suis écrivain. Mais nous avons quelques points communs. Nous avons tous les deux étudié l’économie internationale (sans passer l’examen de fin d’études). Nous sommes à peu près coiffés de la même manière (même si nos cheveux ne sont pas de la même couleur). Et nous sommes tous les deux citoyens à part entière de ce pays, nés à l’intérieur de ses frontières et unis par sa langue, son histoire et ses infrastructures. Vous et moi sommes égaux devant la loi.

C’est pourquoi j’ai été surpris de votre réponse, jeudi dernier, à quelqu’un qui s’inquiétait de savoir si, en votre qualité de ministre de la Justice, vous vous sentiez préoccupée par les récits de gens (non blonds, bruns, mats de peau) qui racontent les contrôles au faciès que leur inflige la police dans la rue. Vous avez répondu :

“Le sentiment engendré par ce type de contrôles peut vraiment dépendre de la personne. Les personnes préalablement condamnées ont parfois l’impression d’être mises en cause en permanence, alors que vos antécédents judiciaires ne sont pas écrits sur votre figure […]. Pour déterminer si la police agit dans le respect des lois et des règles, il est nécessaire de voir les choses selon une perspective globale.”

“Les personnes préalablement condamnées” : le choix des termes est intéressant. Car c’est précisément ce que nous sommes. Nous tous qui sommes coupables jusqu’à preuve du contraire.

Je vous écris pour vous exprimer un simple souhait, Beatrice Ask. Je souhaite que nous troquions nos peaux et nos parcours. Allez. Chiche !

Pendant vingt-quatre heures, nous emprunterons l’enveloppe corporelle de l’autre. Je me glisserai dans la vôtre pour savoir ce que c’est d’être une femme dans un milieu politique patriarcal. Vous emprunterez la mienne pour comprendre que, lorsque vous sortez dans la rue, que vous prenez le métro, que vous allez au centre commercial et que vous voyez là des policiers qui ont la loi de leur côté, qui ont le droit de venir vers vous et de vous demander de prouver votre innocence, cela réveille des souvenirs. D’autres abus, d’autres uniformes, d’autres regards...

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement Rajoy souhaite récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui suscite des manifestations de masse.

 

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont défilé dans les rues du centre de la capitale espagnole sous un soleil de plomb, agitant des drapeaux aux couleurs rouge et blanc des syndicats, et brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : "L'austérité ruine et tue" et "Les coupes budgétaires sont du vol".

"Nous espérons que le gouvernement réalise que l'on ne peut pas inverser la situation avec des coupes, des coupes et encore des coupes [budgétaires]. Il est temps de changer de cap et de faire davantage pour nourrir la croissance", a déclaré Diana Rodriguez, 47 ans, ancienne guichetière dans une banque, au chômage depuis presque deux ans.

"Le gouvernement doit changer de cap. Il est évident que le chemin sur lequel ils nous emmènent va juste nous enfoncer encore plus dans cette pagaille", a averti Carlos Lago, un fonctionnaire de 32 ans, qui portait un panneau où était inscrit : "Sans pain, il n'y a pas de paix." Les manifestations ont eu lieu simultanément dans 28 autres villes, dont Barcelone, seconde ville du pays, et Vigo, plus grande ville de Galice, au bord de l'Atlantique...

 

Le gouvernement Rajoy a fait le vœu de récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui a suscité des manifestations de masse. L'économie espagnole, quatrième de la zone euro, s'est rétractée de 0,5 % lors des trois premiers mois de 2013, sa septième baisse trimestrielle consécutive. Le chômage a atteint le taux record de 27,16 % de la population active, son plus haut niveau depuis la restauration de la République espagnole après la mort du général Franco en 1975.

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Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente

Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est un coup de filet sans précédent auquel a précédé la police tchèque dans la nuit de mercredi à jeudi. Une opération d’envergure qui pourrait avoir d’importantes retombées politiques. En effet, l’Unité de lutte contre le crime organisé (ÚOOZ) est intervenue au siège du gouvernement et a interpellé plusieurs responsables politiques. Selon les informations disponibles jeudi en début d’après-midi, cette opération policière, qui constitue une première historique de par son envergure et le lieu de l’intervention, concernerait également le Premier ministre Petr Nečas.

 

Selon les médias tchèques, qui citent « une source bien informée », les détectives de l’ÚOOZ ont procédé à une descente non seulement au siège du gouvernement, mais aussi au Ministère de la Défense et au siège de l’institution en charge des forêts du pays. Plus concrètement, au moins quatre personnes auraient été interpellées. Il s’agit de l’ancien chef du club parlementaire du parti civique démocrate (ODS) Petr Tluchoř, l’ancien ministre de l’Agriculture Ivan Fuksa, lui aussi membre de l’ODS, dont le Premier ministre est le leader, et la directrice du cabinet de ce dernier, Jana Nagyová. L’ancien chef du Service de renseignement militaire et actuel directeur de l’Administration des réserves matérielles publiques, Ondřej Páleník, figurerait également dans le groupe des interpellés. Préparée depuis déjà deux ans, la descente de la police aurait été accélérée en raison notamment des fuites de certaines informations. Journaliste de l’hebdomadaire Respekt, Jaroslav Spurný s’est exprimé sur cette situation : « La raison concrète de cette opération n’est pas encore connue. Dans tous les cas, il s’agit d’une grande intervention, avec quelque 400 policiers déployés. Je sais que d’autres opérations de ce type devraient être menées jusqu’à samedi matin à d’autres endroits également. D’après mes sources, il serait question de l’affaire étroitement liée aux ‘parrains pragois’. »...

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Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman

Comment l'argument pour l'austérité s'est effondré - Paul Krugman | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

En temps normal, une erreur de calcul dans un article en économie serait une vrai broutille en ce qui concerne le reste du monde . Mais en avril 2013, la découverte d'une telle erreur—en fait, une erreur de codage dans une feuille de calcul, associée à plusieurs autres failles dans l'analyse—est devenue non seulement le premier sujet de conversation de la profession en économique, mais a fait les manchettes. Rétrospectivement, nous pourrions même dire qu'elle a changé le cours de la politique.

Pourquoi? Parce que l'article en question, “Growth in a Time of Debt,”(La croissance au temps de l'endettement) par les économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, avait acquis le statut de référence essentielle dans le débat sur la politique économique. Depuis que l'article avait commencé à circuler, les austéritaires—partisans de l'austérité budgétaire, et de fortes réductions immédiates dans les dépenses gouvernementales—avaient cité ses conclusions pour défendre leur position et attaquer leurs détracteurs. Chaque fois que l'on osait suggérer, comme John Maynard Keynes l'avait fait, «que le boom, et non pas la récession, est le bon moment pour l'austérité», que les réductions devraient attendre que les économies soient plus fortes, l'ont se voyait répondre que Reinhart et Rogoff avaient démontré qu'attendre serait désastreux, et que les économies font le grand saut dans le vide chaque fois que la dette publique dépasse 90 pour cent du PIB.

En vérité, Reinhart-Rogoff ont peut-être eu une influence plus immédiate sur le débat public que tout autre article dans l'histoire de l'économie. L'affirmation d'une règle du '90 pour cent' ayant été citée comme l'argument décisif pour l'austérité par tout un éventail de personnalités allant de Paul Ryan, l'ancien vice-candidat à la présidentielle, qui préside la Commission du budget de la Chambre des Représentants (Etats Unis), à Olli Rehn, le premier responsable économique à la Commission européenne, à la rédaction du journal Washington Post. Ainsi, la révélation que le supposé seuil de 90 pour cent était un artefact d'erreurs de programmation, d'omissions de données, et de techniques statistiques étranges a soudainement tourné en ridicule un nombre considérable de personnalités dirigeantes.


Le vrai mystère, cependant, c'est pourquoi Reinhart-Rogoff avaient jamais été pris au sérieux, voir canonisés, en premier lieu. Dès le début, les critiques exprimaient de fortes réticences quant à la méthodologie et les conclusions de l'article, des questions qui auraient du suffire à faire réfléchir. En outre, l'article Reinhart-Rogoff était en fait déjà le deuxième cas d'un document brandi comme preuve décisive en faveur de l'austérité en économie, à s'écrouler après un examen minutieux. A peu près la même chose s'était passé, quoique moins spectaculairement, quand les austéritaires étaient devenus entichés d'un article d'Alberto Alesina et Silvia Ardagna prétendant montrer que sabrer dans les dépenses du gouvernement aurait peu d'impact négatif sur la croissance économique et pourrait même avoir un effet expansionniste. Pour sûr, cette expérience aurait pu inspirer une certaine prudence...

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Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate

Télévision publique grecque: «Cette fermeture est un choc et un scandale pour l'information» | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion.

 

 

Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion. «La diffusion de ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir», a dit un porte-parole, Simos Kedikoglou, à la presse sidérée. ERT, composée de trois chaînes, et employant plusieurs milliers de personnes, est selon lui «un cas d'absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant». Et avec le service publique audiovisuel.

 

Slate s'est entretenu avec le journaliste Vangelis Demeris, correspondant à Bruxelles d'ERT de 2001 à février 2013. Il travaille pour le quotidien Ethnos (deuxième quotidien grec) et pour l’agence de presse grecque.

             Cette fermeture est-elle une surprise ou saviez-vous qu'elle était imminente?

            ERT allait mal. J'y ai travaillé de 2001 à 2013, en CDD renouvelables tous les ans. En février dernier, tous les postes de correspondants ont été supprimés. La troika avait gelé les embauches dans le secteur public et l’ERP n’avait pas trouvé de méthode pour nous réembaucher. Mais cette fermeture totale? Il y avait des rumeurs, des spéculations depuis ce matin. Mais je ne m’attendais pas à ça. C’est un choc et un scandale. Je suis consterné, c’est absurde.

 

             La troika (Commission européenne, FMI et Banque centrale européenne) faisait pression sur la Grèce pour une diminution des emplois dans le secteur public. Selon le plan de sauvetage négocié en novembre 2012,  il devait y avoir 150.000 suppression d'emplois dans le secteur public sur la période 2010-2015.

           Et c’est ça aussi qui est inquiétant. Le gouvernement a voulu privatiser le groupe gazier DEPA. Cela aurait allégé les comptes publics. Mais on a appris cette semaine que c’était définitivement loupé. Je pense qu’il y a aussi une certaine manipulation de l’opinion publique. On a essayé de détourner l’attention de cet énorme fiasco....

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Islande : un doigt d’honneur officiel à l’Union Européenne | Bakchich

Islande : un doigt d’honneur officiel à l’Union Européenne | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le gouvernement islandais sorti des urnes le 27 avril et formé le 23 mai décide de retirer sa candidature à l’entrée dans l’Union et d’abandonner définitivement le projet d’adoption de l’Euro…

 

Il fallait s’y attendre ; la nouvelle coalition des partis Progressiste (FRAM) et de l’Indépendance (Sja) arrivée aux affaires à la suite des élections islandaises du 27 avril, a décidé de tourner le dos au mammouth Européen impossible à dégraisser, et de poursuivre le redressement économique de son petit pays par ses propres moyens.

 

L’annonce du doigt d’honneur officiel a été faite le 22 mai par le nouveau premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson 38 ans et journaliste de profession doté d’un doctorat de sciences politiques obtenu à Oxford, et qui a laissé entendre que l’île aux 1 000 volcans a d’autres chats à fouetter que de rejoindre « un bloc en crise » .

 

Par prudence, le pays avait gelé les négociations avec Bruxelles dès le mois de janvier, dans l’attente de l’issue des élections législatives du 27 avril. 

 

 

Les vikings ne veulent pas embarquer sur un bateau ivre

 

Dans l’intervalle, Gunnar Bragi Sveinsson qui est devenu ministre des affaires étrangères, avait écrit un billet aigre-doux dans le journal local Frettabladid au mois de février dans lequel il disait tout le mal qu’il pensait de l’Union Européenne dont la diplomatie traitait « d’extrémistes nationalistes »  tous ceux qui avaient le malheur de refuser de rejoindre son bateau-ivre.

 

Sans tomber dans un discours suffisant, les islandais ne manquent évidemment pas d’arguments. A commencer par la longue liste des états – les fameux états Club Med mais pas seulement - de l’union européenne actuellement en récession (Finlande, Danemark, Pays Bas, Belgique, France, Espagne, Portugal, Italie, République Tchèque, Hongrie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Albanie, Grèce et Chypre) alors que la croissance observée sur l’île (supérieure à 2%) est très proche de celle de la Norvège, le bon élève de l’Europe.   

 

Les 3 nuits d’émeutes observées en Suède, les chiffres effrayants relatifs au chômage des jeunes dans l’Union (72,5% des 16-24 ans en Macédoine Occidentale, le plus élevé d’Europe !, mais aussi plus de 60% de jeunes chômeurs en Andalousie et même 24,7% en Suède) l’explosion de la prostitution en Grèce qui aurait progressé de 150% en 2 ans d’après une étude du Centre National de Recherches Sociales et les craintes diffuses d’un « été chaud » dans toute l’Europe et de troubles sociaux de grande ampleur, terrorisent littéralement les islandais, convaincus qu’ils n’ont rien à gagner à entrer dans l’Union Européenne...

 

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Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro

Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le FMI, le plan de sauvetage de la Grèce a surtout permis à ses créditeurs de se décharger de leur responsabilité et se prémunir des risques de contagion. Les Grecs devraient se révolter et rediscuter des conditions du prêt, estime To Vima.

 

C’était donc ça : le plan d’aide était faussé depuis le début. Un plan qui a conduit à des conséquences dévastatrices. Un plan qui était censé “sauver” la Grèce, mais c’est plus exactement de l’euro qu’il s’agissait, et cela, à travers la mise à mort de la Grèce ! Et qui dit ça ? Eh bien, un des trois membres de la Troïka (BCE, UE, FMI) : le Fonds monétaire international. Et il critique autant ses partenaires que lui-même, mais aussi le gouvernement grec. Tous ensemble se sont dirigés vers une catastrophe qui n’avait pas d’autre motif que de faire gagner du temps aux autres [pays de la zone euro].

Le document du FMI qui a été publié le 5 juin est une gifle pour la politique de “sauvetage’’, mais surtout pour l’“Europe” — c’est à dire l’Allemagne — et également pour le gouvernement grec de l’époque, mené par [le socialiste George] Papandréou, qui avait signé le premier mémorandum.

Non seulement [les créditeurs] détruisent, mais ils donnent l’impression de vouloir utiliser la crise grecque pour protéger et, finalement, réorganiser la zone euro, au détriment de la Grèce.


Les documents sont exaspérants : le FMI avoue le crime, mais n’admet pas ses responsabilités. Il révèle de la manière la plus officielle le motif sans expliquer comment cette tragédie que traverse le pays — due non pas à la dette mais au plan de sauvetage — pourrait être affrontée une fois que les erreurs ont été reconnues. C’est d’un cynisme débordant…

Et naturellement, tout ceci expose irréparablement la classe politique grecque, qui soutenait le plan d’aide et qui le présentait comme le seul moyen de recours du pays. Et qui forçait vaille que vaille la Grèce à se plier à cette recette de mort avec pour alibi son sauvetage. Un sauvetage qui, comme l’a avoué le FMI, s’est révélé une catastrophe.

La classe politique ne s’est pas battue pour les intérêts du pays, mais au contraire, elle a préféré la voie facile et ne s’est souciée que du maintien de son pouvoir...

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Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis"

Altersommet à Athènes. Gilles Garnier : "Les anti-austéritaires doivent se montrer unis" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A Athènes débute aujourd’hui l’altersommet. Plus de 170 organisations, syndicales, associatives, réseaux… issues du continent européen se rassemblent pour dénoncer la construction européenne et dessiner une Europe sociale et démocratique. Gilles Garnier, en charge des questions européennes pour le PCF fait partie de la délégation en Grèce. Il explique à l’Humanité.fr ses attentes sur ce sommet des peuples.

 

    Des FES ont existé, des rencontres entre responsables syndicaux, politiques… De quelle nouveauté cet altersommet est-il porteur ?
     Gilles Garnier. La plupart des forums sociaux se sont tenus avant la crise de 2008 et son aggravation, en 2010. Les organisations qui participaient à ces sommets étaient très rétives à aller vers des propositions communes soit avec des associations, soit avec des organisations politiques. La force de cet altersommet est la volonté enfin affirmée de manière très large d’organisations syndicales venues de la sphère catholique, laïque, progressiste et de grands réseaux associatifs et le Parti de la gauche européenne de travailler sur un appel commun des peuples d’Europe. La situation l’exige.

    Certains seraient réticents à ce soutien des partis politiques…
    Gilles Garnier. Les missions des organisations syndicales, partis politiques et réseaux associatifs sont différentes. Il est normal que chacun garde son indépendance. Mais la volonté de travailler à dialoguer est déjà un pas essentiel. Il faut quand même se rappeler que, dans les forums sociaux, nous étions invités sur la pointe des pieds ! Nous n’avions pas droit de citer. Le fait que l’on nous reconnaisse le droit de participer mais aussi de dialoguer et de co-construire est important. Dans le même esprit, nous allons lancer l’appel du 16 juin ; les participants au niveau français sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui vont participer à l’altersommet. Et ils savent qui l’organisent, qui participent. Tout cela est très positif. S’il faut avancer pas à pas, nous avancerons pas à pas. De toute façon, chacun sera devant sa responsabilité. L’essentiel est que le diagnostique soit commun – et c’est le cas et aussi que les pistes de solutions se rapprochent. Mais je ne demanderai jamais à une organisation syndicale d’être un parti politique, pas plus qu’on ne demandera à un parti politique d’être une organisation syndicale. Il faut avancer en confiance....

 

 

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Unis ce samedi contre la troïka

Du Portugal à la Grèce en passant par l’Espagne, l’Europe du Sud va vivre, ce samedi, au rythme des manifestations contre les politiques de restriction dictée par l’UE, la BCE et le FMI.  



Barcelone, correspondance. Comment se prépare la manifestation du 1er juin contre la troïka, alors que pas un mois ne passe sans que le gouvernement espagnol n’annonce de nouvelles coupes budgétaires ou réformes structurelles (retraites, éducation, santé…) ? Samedi, toute une myriade d’organisations issues du mouvement du 15-M (Indignés), de forces politiques de gauche battront le pavé.

 

Parmi eux, la Plate-forme des affectés par les crédits immobiliers. Jose Luis Romero est un des animateurs de l’antenne de l’Hospitalet (banlieue populaire de Barcelone). Chaque semaine, environ 200 personnes viennent aux assemblées. En trois ans, l’Hospitalet a pu empêcher 250 expulsions. C’est logiquement qu’il ira à la manif, « parce que, dit-il, c’est en allant dans la rue qu’on se fera entendre ».

Jordi Ortiz, quant à lui, est engagé dans la coopérative Somenergia, qui tente de développer des alternatives face à la puissance des groupes énergétiques. Quand on lui demande s’il n’y a pas un manque de coordination entre différentes composantes du mouvement du 15-M, il reconnaît que oui. Selon lui, cela est dû à un « certain manque de confiance entre les partenaires, mais aussi au manque d’habitude de travailler ensemble. Il faut du temps, mais quelque chose se passe ». Sentiment partagé par Manel Mora, de la CUP (extrême gauche). « C’est vrai qu’il y a l’individualisme, un rejet des syndicats et partis traditionnels. Mais le positif, c’est que se développent les luttes locales, par exemple contre la fermeture d’un centre de santé. À partir de ces luttes, la politique reprend un sens. » Idée en partie partagée par Angels Tomas, d’Izquierda Unida Barcelone. « À IU, nous invitons nos membres à participer aux mouvements dans les quartiers. Mais nous disons aussi attention aux discours anti-syndicaux ou anti-partis. C’est de la démagogie facile. Certes, il y a un problème avec les institutions politiques ou syndicales, mais nous avons aussi besoin d’elles pour avancer, et leurs adhérents ne sont pas tous “pourris”. Il ne faut pas seulement critiquer, mais aussi proposer. »...

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L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes

L'Espagne réforme son éducation pour lutter contre le chômage record des jeunes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
MADRID, 17 mai 2013 (AFP) - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme controversée du système éducatif, déjà frappé par des coupes budgétaires, avec l'espoir de lutter contre le chômage record des jeunes dans un pays où l'abandon scolaire dépasse de loin celui de ses voisins européens.

"Nous avons besoin d'une refonte urgente de tout le système éducatif car nous ne pouvons pas nous permettre les chiffres d'échec, d'abandon (scolaire, ndlr) et de chômage des jeunes", a lancé la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, après le Conseil des ministres.

La loi adoptée par le gouvernement vendredi, qui sera débattue au Congrès des députés, où le parti conservateur au pouvoir dispose de la majorité, est "l'une des réformes les plus importantes figurant à l'agenda du gouvernement", arrivé au pouvoir en décembre 2011, a ajouté le ministre de l'Education, Ignacio Wert.

Enfoncée dans la récession, l'Espagne est frappée par un taux de chômage historique de plus de 27%, qui bondit jusqu'à 57,22% chez les 16-24 ans.

Ce panorama est encore assombri par un taux d'abandon scolaire de 25%, "le double de celui du reste des pays de l'Union européenne", a précisé vendredi la numéro deux du gouvernement. Près d'un jeune sur quatre (23,5%) entre 15 et 29 ans ne travaille ni n'étudie, a-t-elle ajouté.

"L'investissement dans l'éducation a doublé lors de la dernière décennie, et l'échec aussi", a-t-elle souligné. Engagé dans une cure d'austérité drastique, le gouvernement a ordonné une réduction de trois milliards d'euros par an des dépenses dans l'éducation, un secteur dont le budget est géré par les régions autonomes.

La réforme prévoit notamment une plus grande "flexibilité" des parcours scolaires ainsi que l'introduction d'examens pour valider chaque étape de la scolarité....

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Italie: manifestations contre l'austérité

Italie: manifestations contre l'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ITALIE - A Rome, plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté, ce samedi 18 mai 2013, contre l'austérité et pour l'emploi, à l'appel du syndicat des métallurgistes. C'est la première manifestation depuis la formation du gouvernement Letta et l'annonce de premières mesures.

 

« Nous ne pouvons plus attendre ». C’est derrière ce slogan affiché en tête de cortège que des dizaines de milliers de travailleurs et de retraités ont réclamé samedi une correction radicale et immédiate de la politique économique menée par le tout nouveau gouvernement italien.

Alors que le président du Conseil Enrico Letta a annoncé vendredi le déblocage d’un million d’euros supplémentaire pour les chômeurs et la suspension du paiement de la taxe foncière pour les ménages et les entreprises afin de redonner un peu d’oxygène à une économie en récession, le syndicat Fiom CGL a estimé que ces mesures n’allaient pas assez loin et ne répondaient pas aux exigences.

La priorité, ce n’est pas la taxe foncière, c’est l’emploi et les investissements, explique le leader syndical Maurizio Landini qui demande l’arrêt des licenciements ou encore l’introduction d’un revenu minimum de citoyenneté.

Cette mobilisation à Rome a constitué une sorte de premier avertissement social pour le nouveau gouvernement Letta mais aussi un défi politique....

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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