Union Européenne, une construction dans la tourmente
92
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Follow
Scooped by Vincent DUBOIS onto Union Européenne, une construction dans la tourmente
Scoop.it!

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Obama veut que l'on se souvienne de lui comme d’un président d’importance. Quel meilleur moyen de passer à la postérité que de se faire l'héritier des Démocrates ayant initié le projet européen: Franklin D.

Par Georges Papandreou

 

C'était une époque différente, avec un autre leadership américain sur le sol européen. Avec leurs diplomates et leurs dollars, les Etats-Unis avaient mis en place un audacieux projet politique; il visait à mettre un terme à la guerre et à instaurer une période de prospérité. La menace des chars soviétiques se faisait toujours sentir de l'autre côté du Rideau de fer; on pensait que la prospérité européenne permettrait de mettre un frein à l'expansion communiste; qu'elle rééquilibrerait le pouvoir soviétique à l'Est.

Le projet porta ses fruits –mais si ses retombées furent principalement économiques, ses fondements étaient des plus politiques. Ce projet était né d'un consensus auquel se ralliait la majorité des intéressés: les guerres européennes devaient prendre fin, et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ne devaient plus jamais se reproduire. C'était là un idéalisme tempéré par la logique de la Guerre froide –et ce fut la plus grande victoire de la diplomatie américaine au XXe siècle.

Ce projet européen est aujourd'hui menacé, et la situation nécessite un retour du leadership américain. L'Europe est certes la seule à disposer des moyens nécessaires pour sortir de la crise, mais durant son second mandat, le président Obama doit lui venir en aide –et ce en la protégeant d'elle-même.

Il faudra avant toute chose sauver la Grèce. Mon pays a souvent consenti à appliquer la doctrine de l'austérité drastique qui prédomine en Europe; mais pour les marchés obligataires mondiaux, les coupes opérées dans le budget grec ne sont visiblement jamais assez profondes.

La Grèce est ici victime d'une crise de confiance: les incertitudes qui planent sur notre maintien au sein de l'eurozone ont paralysé notre économie. Elles ont fait disparaître toute perspective d'activité commerciale d'ici la résolution du problème –ce qui garantit presque sa non-résolution. L'Europe doit être claire: «La crise prend fin, ici et maintenant. La Grèce fait partie de l'eurozone –point final.»

Cependant, pour qu'une telle déclaration soit crédible, elle doit recevoir l'appui de la puissance économique la plus importante et la plus dynamique du monde. Et c'est là qu'Obama doit intervenir. Le président américain peut contribuer à résoudre la crise en usant d'une diplomatie économique habile –habileté qui a certes fait défaut à son administration jusqu'ici.....

No comment yet.
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

"La Lituanie n'est pas un pays où il fait bon vivre"

"La Lituanie n'est pas un pays où il fait bon vivre" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.

Par Giedrė Bolzanė, du Veidas de Vinius.

 

Entre 1990 et 2011, environ 670 000 Lituaniens ont émigré, et seuls 110 000 sont revenus au pays. En l’espace de deux décennies, la Lituanie, pays de 3,5 millions d’habitants, a ainsi perdu un demi-million de personnes, rien que d’après les chiffres officiels.

Cela fait des Lituaniens l’un des peuples les plus migrateurs d’Europe. Mais en fait, cette émigration nationale massive n’a rien d’un phénomène nouveau. Des vagues plus ou moins importantes d’émigrants lituaniens ont quitté le pays au cours des derniers siècles. Aux XVIIIe et XIXe siècles, déjà, les Lituaniens, paysans pour la plupart, empaquetaient le strict minimum dans deux valises et prenaient la direction des Etats-Unis.

Aujourd’hui, une fois leurs maisons mises en location, ils se dirigent vers le Royaume-Uni, l’Irlande et la Norvège, accompagnés ou non de leur famille, puisque Internet réduit désormais les distances. Les temps changent certes, mais une constante demeure : aujourd’hui comme il y a un siècle, les Lituaniens, paysans ou citadins éduqués, ont été tout le temps attirés par des lieux où l’on peut mieux gagner sa vie et dans de meilleures conditions...

No comment yet.