Union Européenne, une construction dans la tourmente
92
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
Curated by Vincent DUBOIS
Follow
Scooped by Vincent DUBOIS onto Union Européenne, une construction dans la tourmente
Scoop.it!

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate

Dix défis pour Obama II [2/10]: Sauver la Grèce, sauver l'Europe | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Obama veut que l'on se souvienne de lui comme d’un président d’importance. Quel meilleur moyen de passer à la postérité que de se faire l'héritier des Démocrates ayant initié le projet européen: Franklin D.

Par Georges Papandreou

 

C'était une époque différente, avec un autre leadership américain sur le sol européen. Avec leurs diplomates et leurs dollars, les Etats-Unis avaient mis en place un audacieux projet politique; il visait à mettre un terme à la guerre et à instaurer une période de prospérité. La menace des chars soviétiques se faisait toujours sentir de l'autre côté du Rideau de fer; on pensait que la prospérité européenne permettrait de mettre un frein à l'expansion communiste; qu'elle rééquilibrerait le pouvoir soviétique à l'Est.

Le projet porta ses fruits –mais si ses retombées furent principalement économiques, ses fondements étaient des plus politiques. Ce projet était né d'un consensus auquel se ralliait la majorité des intéressés: les guerres européennes devaient prendre fin, et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ne devaient plus jamais se reproduire. C'était là un idéalisme tempéré par la logique de la Guerre froide –et ce fut la plus grande victoire de la diplomatie américaine au XXe siècle.

Ce projet européen est aujourd'hui menacé, et la situation nécessite un retour du leadership américain. L'Europe est certes la seule à disposer des moyens nécessaires pour sortir de la crise, mais durant son second mandat, le président Obama doit lui venir en aide –et ce en la protégeant d'elle-même.

Il faudra avant toute chose sauver la Grèce. Mon pays a souvent consenti à appliquer la doctrine de l'austérité drastique qui prédomine en Europe; mais pour les marchés obligataires mondiaux, les coupes opérées dans le budget grec ne sont visiblement jamais assez profondes.

La Grèce est ici victime d'une crise de confiance: les incertitudes qui planent sur notre maintien au sein de l'eurozone ont paralysé notre économie. Elles ont fait disparaître toute perspective d'activité commerciale d'ici la résolution du problème –ce qui garantit presque sa non-résolution. L'Europe doit être claire: «La crise prend fin, ici et maintenant. La Grèce fait partie de l'eurozone –point final.»

Cependant, pour qu'une telle déclaration soit crédible, elle doit recevoir l'appui de la puissance économique la plus importante et la plus dynamique du monde. Et c'est là qu'Obama doit intervenir. Le président américain peut contribuer à résoudre la crise en usant d'une diplomatie économique habile –habileté qui a certes fait défaut à son administration jusqu'ici.....

No comment yet.
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks

Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Enfant surdoué de la politique italienne, Enrico Letta vient d’être nommé Président du Conseil. Loin de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, portrait d’un modéré alliant jeunesse et expérience.

 

Scandales à répétition, candidatures fantasques et incessants changements de gouvernements… Plus encore que les Français, les Italiens semblent lassés de la routine qui fait, à Rome, de la politique une pièce de théâtre. Outre les sempiternels thèmes de relance économique et d’assainissement de la vie politique, la Botte attendait cette fois, sans y croire vraiment, qu’un souffle de nouveauté balaie la gérontocratie au pouvoir. Mais en Italie rien ne change jamais vraiment. C’est finalement le vétéran Giorgio Napolitano, 88 ans dans quelques jours, qui a été nommé Président de la République italienne… Fin du premier acte et dépit chez les assoiffés de changement.

Napolitano est chargé de choisir un Président du Conseil. Plusieurs jours durant, il va sonder les uns et les autres, consulter les dirigeants politiques afin de nommer la personne idoine. Pour faire taire les critiques à son égard, le vétéran va choisir un Président du Conseil très jeune pour le contexte italien : Enrico Letta, 46 ans, leader du Parti démocrate (PD – de centre gauche). L’acte II s’achève sur cette manœuvre rusée. Reste à celui que l’on décrit comme un technicien très habile mais peu rigolard d’obtenir la confiance du Parlement. Piège ou aubaine, le plus dur commence désormais pour Enrico Letta : l’acte III.

Mais qui est donc celui que les journalistes italiens appellent “l’enfant prodige” de la politique italienne ? Pour répondre à la question, nous avons interrogé Stefano Montefiori, correspondant du Corriere della Serra à Paris :

“Son style n’est pas sans rappeler celui de Mario Monti : très compétent, Letta est polyglotte (il maîtrise parfaitement l’anglais et le français) et connu pour son goût de l’équilibre et du compromis. Eternel enfant prodige, il adopte les caractéristiques de l’ancienne Démocratie chrétienne où il a fait ses débuts : il est ainsi perçu comme discipliné, sérieux, pas vraiment charismatique mais très fiable. Letta a su adoucir son image en se faisant photographier en train de jouer au Subbuteo (un jeu de football – ndlr), et en parlant de ses autres passions, l’AC Milan et Dylan Dog (une bande dessinée italienne). Les gens ont remarqué qu’il lui est arrivé de venir aux colloques en conduisant sa propre Fiat, sans voiture de fonction. Sur le fond, les italiens attendent de lui qu’il sache s’allier avec la France pour contrer l’austérité imposée par Berlin, à différence de ce que Monti a fait. On pourrait définir Letta comme un Monti plus jeune et plus social.”...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

VU D'EUROPE • Affaire Cahuzac : la grande débâcle du gouvernement Hollande

VU D'EUROPE • Affaire Cahuzac : la grande débâcle du gouvernement Hollande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les journaux étrangers sont unanimes : la confession de l'ex-ministre du budget est une bombe pour la crédibilité du gouvernement socialiste.

 

D’ex-ministre du budget, Jérôme Cahuzac est devenu le "Lügen-Minister", le ministre des mensonges, pour le Spiegelonline. L’affaire Cahuzac c’est, ni plus ni moins, "la plus grande débâcle possible en terme de crédibilité pour un gouvernement socialiste qui a commencé son mandat avec l'ambition d'être 'un modèle de morale'", écrit de son côté Die Welt. "Le tout Paris politique était démonté mardi soir", ajoute encore le quotidien allemand.

Au Royaume-Uni aussi, c’est la stupéfaction : "l’Ancien Monsieur impôt français (...) à l’origine des coupes drastiques des dépenses publiques", le ministre qui "luttait contre l’évasion fiscale", "le Monsieur propre" du gouvernement socialiste, admet finalement avoir eu un compte caché en Suisse et "plonge le gouvernement Hollande dans la crise", écrit the Daily Telegraph. "La vertigineuse chute de Cahuzac va saper les efforts du gouvernement socialiste pour se démarquer du gouvernement de centre-droit de Nicolas Sarkozy dont plusieurs collaborateurs, à commencer par Sarkozy lui même, ont été mis en cause dans des scandales de corruption", commente le Financial Times...

 

De son côté, El Pais explique aux Espagnols qu'il s’agit là "d’un nouveau revers politique pour le président socialiste le plus impopulaire" qui avait promis une république "irréprochable". Le quotidien rappelle que la démission il y a quelques jours de l’ancien ministre démontrait alors "que la politique française maintenait un niveau d’exigence éthique supérieure à celle de ses voisins du sud".

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

SLOVÉNIE • Un peuple en colère

SLOVÉNIE • Un peuple en colère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays.

Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti  de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement.

 

Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ?

La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat.

Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com

La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’issue des élections législatives des dimanche 24 et lundi 25 février est particulièrement incertaine.

 

Salué par toute l’Europe, le gouvernement de techniciens de Mario Monti nommé à l’automne 2011 semblait avoir mis un terme à la commedia dell’arte de la politique italienne. Il n’en est rien. Alors que l’Italie vote dimanche 24  et lundi 25 février pour des élections législatives anticipées, la cure d’austérité imposée par le professore au pays semble avoir eu l’effet contraire, comme si elle avait été perçue comme une punition injuste induisant à la rébellion, à la transgression.

Il y a trois mois, tout semblait pourtant clair. Le très décrié Silvio Berlusconi avait disparu des radars de la politique. Pier Luigi Bersani, vainqueur des primaires du centre gauche, devait remporter les législatives. Et le grand commis d’État, Mario Monti, était hissé au top du hit-parade des successeurs potentiel du président de la République, Giorgio Napolitano, en fin de mandat. Un tableau rassurant pour une Europe très inquiète de l’évolution d’un de ses membres fondateurs.

Mais tout a changé, très vite. D’abord, il y a eu la surprise du retour de Silvio Berlusconi qui, grâce à son art d’occuper toutes les chaînes de télévision, à commencer par les siennes, a permis à son parti, le Peuple de la Liberté (PDL) de faire une remontée spectaculaire. Puis vint la « montée en politique » de Mario Monti et, en parallèle, l’ascension fulgurante du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo. De quoi faire perdre la tête aux Italiens.

De fait, à quelques jours du scrutin, 30 % des électeurs hésitent à se rendre aux urnes ou n’ont pas fait leur choix. ...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Italie: Monti sur le départ, Berlusconi bientôt de retour

Italie: Monti sur le départ, Berlusconi bientôt de retour | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'actuel président du Conseil, Mario Monti, a l'intention «irrévocable» de démissionner une fois approuvé le budget. Un an après avoir dû lui céder les rênes du pays, Silvio Berlusconi annonce son retour dans l’arène politique.

 

Ainsi la crise qui enflait depuis plusieurs jours est à son comble: la rupture a été consommée en un jour et Silvio Berlusconi occupe à nouveau le terrain.

Selon un communiqué du Quirinal, la présidence de la République, résumant un entretien avec le président Giorgio Napolitano, M. Monti ne juge plus «possible de poursuivre son mandat et a manifesté en conséquence son intention de présenter sa démission».

L’ancien commissaire européen, qui a introduit en Italie une rigueur sans précédent, entend d’abord «vérifier» si les forces politiques qui ont soutenu son gouvernement de techniciens depuis fin 2011 sont prêtes à être cohérentes avec leurs engagements, et donc à voter le budget.

Il lance au passage un avertissement: un échec à approuver le budget avant le 31 décembre aurait des conséquences très graves pour l’Union européenne et pour l’Italie....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Zone euro : les plans de rigueur coûtent 0,6 point de croissance en 2012 - LExpress.fr

Zone euro : les plans de rigueur coûtent 0,6 point de croissance en 2012 - LExpress.fr | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
PARIS - Les politiques budgétaires restrictives engagées depuis début 2011 par les gouvernements des pays européens ont grevé leur activité économique, retirant à elles seules 0,6 point de croissance à la zone euro en 2012, selon une étude publiée...

 

Cet impact négatif est dû à la fois directement aux mesures d'économies et aux hausses d'impôts engagées dans chaque pays et à celles mises en oeuvre chez leurs principaux partenaires commerciaux via le canal du commerce extérieur. Mais ce deuxième facteur est beaucoup plus faible.

Ainsi, l'Espagne et l'Italie, qui ont fortement accrû leurs restrictions budgétaires en 2012, devraient voir cette année leur croissance privée de respectivement de 1,3 et 1,1 point de produit intérieur brut (PIB) auxquels il faut ajouter 0,1 point seulement pour l'effet induit par la réduction des exportations due aux plans de rigueur des pays voisins.

L'effet négatif total des cures d'austérité est de 0,4 point de PIB en 2011 tant pour l'Allemagne que pour l'Espagne, la France, l'Italie et l'ensemble de la zone euro. En 2012, l'effet s'estompe pour l'Allemagne (0,2 point) et augmente pour la France (0,8 point).

"Il convient toutefois d'être prudent dans l'interprétation de ces chiffres", avertit l'Institut national de la statistique et des études économiques. "Il est possible que sans ces consolidations budgétaires, l'incertitude sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro aurait augmenté", explique-t-il dans un communiqué....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle - Blog Dominique Seux

La perte du AAA, c'est aussi une bonne nouvelle  - Blog Dominique Seux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La France a été dégradée cette nuit par l’agence Moody’s.

 

cette nuit, l’agence Moody’s a donc dégradé la note donnée aux obligations qu’émet le Trésor français pour se financer sur les marchés. Est-ce seulement une mauvaise nouvelle ?

En réalité et quitte à surprendre, non ! Certes, bien sûr, c’est une mauvaise nouvelle qui, aujourd’hui, va reléguer le psychodrame de l’UMP au rang de sitcom passant juste avant le journal de 20 heures. Mais j’ai envie de dire que c’est aussi une bonne nouvelle - même si cela paraît paradoxal et cynique.

1 - Commençons par un point précis : c’est sur le plan technique qu’il est le plus difficile, ce matin, d’évaluer son impact sur les marchés . Pourquoi ?
La France avait déjà perdu le triple A de l’agence Standard & Poor’s. Il s’en était suivi des heures et des heures et des pages et des pages de commentaires. Mais le Trésor avait continué à se financer à bas prix, Paris étant, restant finalement, plus sûr que Madrid ou Rome. C’est encore le cas. On peut penser que cela va continuer, parce que la dégradation de cette nuit était attendue. En même temps, le fait que deux agences internationales sur trois aient dégradé la France - seule Fitch reste sur le triple AAA - (ce fait) change la donne parce que les investisseurs (fonds de pension, banques) s’obligent à avoir des titres notés 20/20 dans leurs portefeuilles. Mais, comme on va l’entendre seriner toute la journée, Aa1, cela reste 19/20. Donc, a priori pas de catastrophe sur les marchés, mais on verra...

 

3 - Malgré tout cela, c’est aussi une bonne nouvelle ? Nous allons assister toute la journée à des discussions de cour de récré entre la droite et la gauche : "c’est la gestion Sarkozy-Fillon qui est sanctionnée" ; "non c’est la politique irresponsable Hollande-Ayrault". Mais ce qui est important est que la décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Est pointée par Moody’s la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et la difficulté que nous aurions à résister à de nouveaux chocs dans la zone euro parce que nos échanges ne sont pas assez avec les pays émergents. A noter que l’agence pointe non pas le niveau des déficits ou de la dette, mais leur trajectoire. Au-delà, c’est l’incapacité à tenir nos promesses dans la durée (30 ans de chômage et de déficits publics) qui est pointée. La leçon : on le sait, on le dit, mais on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin...

 

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Espagne : Mariano Rajoy défend son bilan au bout d'un an de mandat

Espagne : Mariano Rajoy défend son bilan au bout d'un an de mandat | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un an après la victoire du Parti populaire, le pays est englué dans sa deuxième récession en deux ans et frappé par un taux de chômage de plus de 25 %.

Le chef du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, a admis lundi 19 novembre que son programme historique d'austérité visant à réduire le déficit public du pays faisait du mal "à beaucoup de gens" mais a défendu le bilan de sa première année au pouvoir. "C'est vrai que les mesures que nous prenons font du mal à beaucoup de gens", a-t-il reconnu lors d'une conférence de presse à Madrid, aux côtés de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. "Mais elles sont absolument essentielles", a-t-il ajouté.

Un an après la victoire de son Parti populaire (PP) aux élections législatives, qui avait promis de sortir l'Espagne de la crise, le pays est englué dans sa deuxième récession en deux ans et frappé par un taux de chômage de plus de 25 %. Engagé dans une course à la réduction du déficit public, qui a atteint 9,4 % du PIB en 2011, le gouvernement prévoit des économies de 150 milliards d'euros d'ici à 2014, entre coupes dans les dépenses et augmentation d'impôts.

Une cure de rigueur qui alimente la grogne sociale. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi dans toute l'Espagne pour dénoncer les coupes budgétaires, lors de la deuxième grève générale convoquée par les syndicats depuis l'arrivée au pouvoir de Mariano Rajoy. "Nous savions que 2012 serait une mauvaise année", a reconnu ce dernier lundi. "L'année 2013 sera meilleure et en 2014, la croissance économique sera de retour", a-t-il ajouté...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le Parlement grec adopte de justesse de nouvelles mesures d'austérité

Le Parlement grec adopte de justesse de nouvelles mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors qu'une manifestation réunissant 70 000 personnes se déroulait devant le Parlement, les députés ont approuvé un nouveau plan d'économies de 18 milliards d'euros d'ici à 2016.

Après avoir été suspendu temporairement, le débat sur les nouvelles mesures d'austérité au Parlement grec a enfin abouti. Les députés ont adopté, mercredi 7 novembre peu avant minuit, un nouveau plan de rigueur réclamé par les bailleurs internationaux.

Le gouvernement du premier ministre, Antonis Samaras, a été soutenu par une courte majorité de députés (153), alors que sa majorité théorique est de 176. L'ensemble des 128 députés de l'opposition on voté contre ces mesures prévoyant plus de 18 milliards d'euros d'économies d'ici à 2016. Pendant le débat, plus de 70 000 manifestants ont donné de la voix devant le Parlement, soit plus encore que la veille.

"Le chemin est raide et difficile et impose des sacrifices. Mais il n'y a pas d'autre issue que de voter pour les mesures. Il n'y a pas d'échappatoire", a expliqué le ministre des finances, Yannis Stournaras, devant les députés.

Ce nouveau paquet de mesures d'austérité était présenté comme une condition préalable au versement des 31,5 milliards d'euros d'aide par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, dont la majeure partie doit servir à recapitaliser les banques du pays. Les deux bailleurs de fonds ont estimé que la Grèce n'avait pas respecté ses engagements en matière d'assainissement des comptes publics.

En effet, le pays demande à ses créanciers de lui accorder un délai supplémentaire de deux ans pour mettre en œuvre le programme d'assainissement réclamé. La dette de la Grèce doit atteindre 207,7 % de son produit intérieur brut en 2015, selon de récentes projections d'Athènes, alors que l'accord avec les créanciers internationaux prévoyait de ramener ce pourcentage à 120 % en 2020....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Madrid dit «No» à l'extrême rigueur

Madrid dit «No» à l'extrême rigueur | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés mercredi soir pour appeler à la démission du gouvernement, qui doit présenter ce jeudi un nouveau plan de réformes d'austérité et son budget 2013.
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Elections législatives : les Néerlandais plébiscitent l'Europe

Elections législatives : les Néerlandais plébiscitent l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Néerlandais ont choisi deux partis pro-européens, libéraux et travaillistes, tandis que l'extrême droite de Geert Wilders a été sanctionnée.

 

Les Néerlandais ont plébiscité, mercredi 12 septembre, deux partis pro-européens, libéraux et travaillistes, tandis que l'extrême droite de Geert Wilders a été sanctionnée dans un scrutin législatif considéré comme un baromètre du sentiment anti-européen dans un des pays moteurs de la zone euro.

Après les premiers décomptes, les libéraux du premier ministre sortant, Mark Rutte, obtiennent 41 sièges de député sur 150 (contre 31 en 2010), les travaillistes de Diederik Samsom, 37 sièges (30 en 2010), loin devant les socialistes d'Emile Roemer (gauche dure eurosceptique), crédités de 16 sièges (15 en 2010).

Si ces résultats devaient se confirmer, Mark Rutte devrait se succéder à lui-même et les Pays-Bas continuer à s'aligner sur l'Allemagne en matière d'austérité budgétaire sur la scène européenne. Hasard du calendrier, la Cour constitutionnelle allemande a autorisé mercredi l'adoption par Berlin des derniers mécanismes de sauvetage de la zone euro, levant une incertitude majeure sur la gestion de la crise financière.

"C'est un grand encouragement pour l'agenda que nous avons défendu pour sortir ce pays de la crise", a assuré Mark Rutte à ses partisans, rassemblés à La Haye : "le VVD [le parti libéral] n'a jamais été aussi grand que ce soir". Prudent, il a toutefois assuré vouloir attendre le décompte final avant de se proclamer plus grand parti des Pays-Bas : "Les travaillistes pourraient encore gagner". Les résultats définitifs, qui donneront la composition de la prochaine chambre basse du Parlement, doivent être confirmés lundi par le Conseil électoral...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable"

HONGRIE • "Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'extradition, par Budapest, d'un soldat azerbaïdjanais condamné pour meurtre – et immédiatement libéré à peine revenu chez lui – révolte cet éditorialiste hongrois.

Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'attitude putassière de son gouvernement, et appelle ses compatriotes à montrer au reste du monde qu'ils n'approuvent pas.

 

En janvier dernier, une foule assez nombreuse a défilé à Budapest pour annoncer au monde : "Nous ne serons pas des colonisés [de l’Union européenne (UE)]". Au côté des activistes et des fans [d’Orbán], il y avait beaucoup de Hongrois débonnaires et naïfs. Aujourd’hui, ils doivent constater où mène cette souveraineté et comment on peut se procurer de l’argent quand celui du FMI nous répugne : en se prostituant, si Dieu le veut.

A l’Est, l’argent coule à flots, comme le gaz et le pétrole. Mais, pour monter dans la limousine du cheik, il faut satisfaire ses désirs. Or c’est un individu pervers. Il pense par exemple qu’assassiner un Arménien à coups de hache n’est pas un crime mais un acte héroïque.

Le copinage avec l'Azerbaïdjan nous a conduits à relâcher un criminel de guerre. L’UE demande aux pays candidats l’extradition de ce genre d’hommes, mais pas pour qu'ils soient relaxés – au contraire, pour assurer leur punition. L'Azerbaïdjan a voulu sauver son héros, et nous avons marché dans la combine...

...

Etre hongrois, par les temps qui courent, est un sentiment pénible et désagréable : nous représentons un pays qui approuve contre caution un assassinat à la hache à motivation nationaliste, mais qui, en guise de caution, accepte des fausses perles. C’est un pays immoral et stupide. La vallée des couillons. Des putains.

La raison en est que, dans cette affaire de hache, on ne voit – de Washington, de Berlin et d’Erevan – que les actes et les avis du gouvernement. Nous n’avons pas encore fait la démonstration qu’il y a des Hongrois d’une autre trempe dans ce pays, des Hongrois qui ne seraient jamais prêts à traiter avec des assassins à la hache, et, si oui, sûrement pas contre des promesses.

Quand le monde extérieur se fait une idée monolithique d’une nation, cela a des conséquences tragiques. On croit, par exemple, que tous les Arméniens sont des salauds, et que les assassiner à la hache n’est donc pas un crime. Ou bien on croit que tous les Hongrois sont comme leur gouvernement : il est donc juste et bon de cracher sur eux et se moquer d’eux. Il y a un seul antidote à cela : une manifestation de masse. Une marche de la paix avec le slogan : "Nous ne sommes pas des prostitués"...

 

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Roumanie: la Cour constitutionelle refuse la destitution du président Basescu | Humanite

Roumanie: la Cour constitutionelle refuse la destitution du président Basescu | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Cour Constitutionnelle roumaine a refusé le référendum sur la destitution du président Traian Basescu. Une décision qui met fin à la tentative de la coalition de centre-gauche au pouvoir de s’arroger tous les pouvoirs.

La Cour a décidé mardi d'invalider le référendum sur la destitution du président de centre droit, organisé le 29 juillet, en constatant que le seuil de participation minimum requis n'a pas été atteint. Le taux de participation de 46,24% est "inférieur aux 50% plus un des inscrits requis pour que le référendum soit valide", avancent les juges. 87% des votants s’étaient prononcés pour le départ de M. Basescu, soit plus de 7 millions de votes contre lui.

M. Basescu, un ancien capitaine de marine, terminera donc son mandat légal qui court jusqu'en 2014 et survit à sa deuxième tentative de destitution, la première ayant eu lieu au cours de son premier mandat en 2007. Son impopularité est le résultat des cures d'austérité draconiennes qu'il avait imposé par la force en 2010 (baisse de 25 % du nombre de fonctionnaire, hausse de 5 points de la TVA...). Il devra donc cohabiter avec le gouvernement de centre gauche du Premier ministre Victor Ponta qui a été à l'origine de la procédure de destitution....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Italie : Napolitano réélu président

Italie : Napolitano réélu président | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Seul candidat consensuel, le sortant obtient un second mandat à 87 ans. Beppe Grillo dénonce un «coup d'Etat».

 

Le président sortant Giorgio Napolitano est venu samedi à la rescousse d’un Parlement en pleine déroute, acceptant à la demande générale un second mandat en dépit de son âge avancé, pour sortir le pays de l’impasse. «Je considère qu’il est de mon devoir d’offrir la disponibilité qui m’a été demandée», a expliqué cet ex-communiste, après avoir reçu la visite dans la matinée des principaux dirigeants politiques du pays. Il a été réélu en fin d'après-midi, selon des résultats partiels issus du dépouillement.

De Pier Luigi Bersani (gauche) à Silvio Berlusconi (droite) en passant par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, tous l’avaient pressé de se représenter samedi, après l’échec des 1.007 grands électeurs à lui désigner un successeur après cinq tours de scrutin. Soumis à une forte pression, M. Napolitano, qui avait jusque là répété qu’il ne souhaitait pas rempiler en raison de son âge (88 ans en juin), a finalement accepté par «sens de responsabilité envers la nation». Dans la matinée, il avait pourtant glissé aux représentants des régions : «Pourquoi donc ne me laissez-vous pas me reposer?».

Troisième économie de la zone euro, l’Italie n’a cessé de s’enfoncer dans la crise politique depuis les élections législatives de fin février qui n’ont dégagé aucune majorité claire. «La République est suspendue au-dessus du vide», titrait samedi matin le Corriere della Sera, premier quotidien de la péninsule. Cette fois-ci, «les rencontres ont permis de faire émerger une large convergence» des forces politiques «à demander à Giorgio Napolitano d’accepter sa réélection», a commenté Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD), après l’annonce du vieux chef d’Etat...

Pascale Lismonde's comment, April 21, 5:26 AM
et Beppe Grillo ose parler de "coup d'état" alors que ceux qu'il a rallié ont tout fait pour créer cette situation chaotique ? en Italie, "le sens de la responsabilité vis à vis de la nation" dont se réclame Napolitano est-il seulement devenu le privilège du grand âge ?
Pascale Lismonde's comment, April 21, 8:04 AM
Bepe Grillo ferait bien de lire ce petit bréviaire de gouvernement qu'est "le Prince": "Ceux qui de simples particuliers deviennent princes seulement par un coup de la fortune obtiennent sans grand effort cette élévation mais doivent peiner beaucoup à s'y maintenir : leur chemin a été uni, ils ont volé vers le pouvoir : c'est ensuite que naissent les difficultés" (ch. VII ) ..... car" faute des racines nécessaires avec toutes leurs ramifications", ..... il faut alors que ces "princes instantanés" soient d'une "grande intelligence et de haute vertu" pour se maintenir à la tête d'un état trop vite né et grandi. (une analyse de Machiavel, il y a tout juste 500 ans !) - heureusement d'autres ont dû s'en souvenir parmi les grands électeurs qui sont allés solliciter le président sortant pour un nouveau mandat
Thomas-Penette Michel's comment, April 21, 11:34 AM
Que diriez-vous de cet homme qui aurait été fait roi par l’erreur du peuple, s’il venait à oublier tellement sa condition naturelle, qu’il s’imaginât que ce royaume lui était dû, qu’il le méritait et qu’il lui appartenait de droit ? Vous admireriez sa sottise et sa folie. Mais y en a-t-il moins dans les personnes de condition qui vivent dans un si étrange oubli de leur état naturel ?

Que cet avis est important ! Car tous les emportements, toute la violence et toute la vanité des grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont : étant difficile que ceux qui se regarderaient intérieurement comme égaux à tous les hommes, et qui seraient bien persuadés qu’ils n’ont rien en eux qui mérite ces petits avantages que Dieu leur a donnés au-dessus des autres, les traitassent avec insolence. Il faut s’oublier soi-même pour cela, et croire qu’on a quelque excellence réelle au-dessus d’eux, en quoi consiste cette illusion que je tâche de vous découvrir.


Pascal. Trois discours sur la condition des Grands.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Italie : la gauche donnée en tête mais forte incertitude sur la gouvernabilité

Italie : la gauche donnée en tête mais forte incertitude sur la gouvernabilité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les résultats étaient encore incertains lundi soir. Le centre gauche est donné victorieux à la Chambre des députés mais pourrait être battu au Sénat.

 

Le résultat des législatives du week-end en Italie s'avérait très incertain lundi soir avec une victoire probable du centre gauche à la Chambre des députés mais une possible défaite au Sénat, alimentant les craintes d'une ingouvernabilité de la troisième économie de la zone euro.

A la Chambre, la coalition de gauche emmenée par le chef du Parti démocrate (PD) Pier Luigi Bersani s'adjugerait une confortable majorité grâce au système électoral qui accorde 55% des sièges à la formation arrivant en tête.

Les premiers résultats partiels (sur seulement un tiers des bureaux) lui attribuent 31,7% contre 27% à la coalition de droite de Silvio Berlusconi, candidat à 76 ans, pour la sixième fois en 18 ans de carrière politique. Mais de premières projections basées sur des échantillons représentatifs donnaient en début de soirée un écart bien plus réduit (29-29,5% contre 28,5-28,6%).

Au Sénat, la gauche serait également en tête avec 32,35% contre 29,9% pour la droite berlusconienne sur la base des deux tiers des bulletins dépouillés, inversant une tendance donnée précédemment par des projections d'instituts de sondage qui voyaient la droite aux premières loges.

Mais une victoire en voix ne se traduit pas automatiquement en une majorité en sièges (la majorité absolue est à 158 sièges), car le système électoral du Sénat, complexe, accorde une prime majoritaire au niveau de chaque région. Par exemple, les résultats de la Lombardie, région la plus riche et la plus peuplée, pèseront très lourd dans la balance.

La perspective de majorités opposées à la Chambre et au Sénat a fait brièvement passer dans le rouge (-0,1%) la bourse et remonter l'écart des taux obligataires avec l'Allemagne. Les marchés redoutent plus que tout une instabilité gouvernementale en Italie, pays en récession et affligé d'une dette colossale (plus de 120% du PIB).

« C'est sûr que s'il y a une majorité à la Chambre et une autre au Sénat, il n'y a pas de gouvernement », a commenté Stefano Fassina, l'économiste du Parti démocrate, assailli de questions par les journalistes au QG de campagne du PD. Une solution pourrait venir d'une alliance entre le centre gauche et Mario Monti mais tout dépendra du nombre de sièges que ce dernier obtiendra au Sénat où sa liste tournerait autour de 9%. « Je ne sais pas si l'addition des sénateurs de centre gauche et de la coalition de Monti arrive à une majorité », s'est interrogé M. Fassina....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Bulgarie: démission du gouvernement après des protestations contre l'électricité chère

Bulgarie: démission du gouvernement après des protestations contre l'électricité chère | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a annoncé mercredi matin au Parlement la démission de son gouvernement, à l'issue de dix jours de manifestations dans le pays contre l'électricité chère.

"Nous avons de la dignité et de l'honneur. C'est le peuple qui nous a confié le pouvoir, aujourd'hui nous le lui rendons", a déclaré Boïko Borissov, précisant qu'il n'entrera pas dans un gouvernement intérimaire avant les élections législatives.

Celles-ci étant normalement prévues en juillet, la démission du gouvernement ne doit les rapprocher que de quelques semaines.

"Je ne participerai pas à un gouvernement où la police bat les gens et où les menaces de protestations remplacent le débat politique", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a indiqué que la démission sera formellement déposée à midi, après une dernière réunion du gouvernement.

Il a réagi par sa démission à une aggravation de la tension, les manifestations ayant fait à Sofia 28 blessés dont cinq policiers mardi et mercredi.

Un jeune Bulgare s'est immolé par le feu mercredi matin devant la mairie à Varna (est). L'homme âgé de 36 ans a été hospitalisé dans un état critique, avec 80% de brûlures sur le corps, selon une porte-parole de l'hôpital local.

...

 

Le taux de popularité de M. Borissov, qui était resté élevé tout le long de son mandat, avait dégringolé au cours des derniers mois, en raison de l'incapacité de nombreux ménages de payer leur facture d'électricité dans ce pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Selon un sondage récent de Gallup, M. Borissov recueillait autant d'avis favorables que le chef de l'opposition socialiste, Serguei Stanichev (29%). Et la proportion des personnes sondées soutenant le parti gouvernemental GERB était identique à celle en faveur des socialistes (22%).

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin

Les néofascistes du NPD dans le viseur de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Allemagne va lancer une procédure d'interdiction du parti d'extrême droite devant la Cour constitutionnelle.

 

L'Allemagne s'apprête à lancer une procédure d'interdiction du parti néonazi NPD. Les patrons des Länder allemands ont décidé jeudi à l'unanimité de suivre l'avis des ministres régionaux de l'Intérieur et d'engager une procédure devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Cependant, l'échec d'une précédente tentative et la peur de donner au parti des crânes rasés un coup de projecteur avant les législatives continuent d'attiser les réticences, notamment au sein du gouvernement fédéral.

Après la décision des ministres-présidents, le Bundesrat (la Chambre haute du Parlement, où siègent les représentants des États régionaux) pourrait lancer la procédure dès le 14 décembre. «Nous pouvons établir avec des preuves très complètes et accessibles au public que le NPD est un parti hostile à la loi fondamentale», affirme le ministre de l'Intérieur du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Lorenz Caffier (CDU). «Les chances de pouvoir faire interdire ce parti sont très claires, ajoute son collègue de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Ralf Jäger (SPD). Le moment est arrivé pour la démocratie et les organes de protection de la Constitution de se prononcer.»

L'idée d'interdire le NPD a ressurgi après la découverte en 2011 de l' organisation criminelle d'extrême droite Clandestinité national-socialiste (NSU). Ses membres, proches du NPD, sont accusés d'avoir assassiné pour des raisons xénophobes dix personnes, la plupart d'origine turque, entre 2000 et 2006...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Roumanie : Une jeunesse sans repères démocratiques

Roumanie  : Une jeunesse sans repères démocratiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une nouvelle génération d’électeurs roumains va participer aux élections législatives du 9 décembre. Mais quelle voie choisiront ces jeunes, plus familiers du côté sombre de la politique actuelle que des révoltes contre le régime de Ceauşescu ?

Par Alexandru Gussi, du journal Revista 22.

 

Le 25ème anniversaire du soulèvement des ouvriers de Braşov [contre le régime de Ceauşescu, le 14 novembre 1987, après lequel 300 manifestants furent arrêtés] est passé presque inaperçu, alors que la réalité sociale de la Roumanie d'aujourd'hui aurait dû amplifier la symbolique de cette célébration. Certes, on peut trouver beaucoup de raisons à ce manque d'intérêt pour l'un des moments les plus importants de notre histoire récente. Mais je voudrais montrer à quel point cet oubli quasi-total est révélateur de la direction prise par la société roumaine.

Les 25 ans d’un soulèvement ouvrier aurait été une bonne occasion pour une action de la part des syndicats. Mais ces derniers, une fois de plus, se sont montrés indifférents et sensibles à d’autres intérêts que ceux des "salariés". Les autorités de Bucarest ont elles aussi ignoré l'événement alors qu’elles avaient marqué le coup il y a 5 ans [pour le 20ème anniversaire] et qu’elles ont montré un intérêt soudain pour l'histoire du pays en célébrant, il y a quelques semaines, l'anniversaire du roi Michel qui a fêté l'âge, impressionnant mais moins rond, de 91 ans. Ce contraste montre à quel point cet oubli est caractéristique de l’identité de ceux qui nous dirigent.

 

La révolte de 1987 est celle qui, mieux qu'une révolution de 1989 noyée sous les complots, pourrait être présentée à la jeune génération comme le symbole des soulèvements et des répressions caractéristiques du régime communiste. Et puisque qu’elle n’est pas présentée ainsi, on est en droit de supposer que l'actuelle classe politique se sent plus proche de l'ancienne nomenklatura que des ouvriers de Braşov, révoltés en 1987 et licenciés après 1990. Aujourd’hui, les médias regorgent de sales affaires et les plus jeunes qui ne connaissent que ça de la politique seront plus faciles à manipuler puisqu’il leur manque la clé pour comprendre, enfouie dans l'histoire récente. Dans un pays sans identité politique, où tout semble provisoire, seule l'expérience des événements historiques peut offrir les repères pour résister à la manipulation.

Quel que soit le prisme à travers lequel on peut lire ces événements, ils nous enseignent que la Roumanie n'a pas d'autre option que l'Europe...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Moody's retire son AAA à la France

Moody's retire son AAA à la France | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Moody’s a attribué à la France la note AA1, assortie d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait à nouveau l’abaisser à moyen terme.

 

La France «est encore bien notée», a réagi le ministre des Finances, Pierre Moscovici, en marge d’un déplacement à Grenoble.

Selon le ministre, «cette décision concerne la situation laissée par nos prédécesseurs : perte de compétitivité, faible croissance, déficit croissant». «C’est une sanction de la gestion du passé», a-t-il dit.

Moody’s est la deuxième des trois grandes agences de notation internationales à retirer à la France son prestigieux «triple A». Standard and Poor’s (SP) avait dégainé la première, le 13 janvier, en pleine campagne présidentielle française, alors que le chef de l’Etat de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait fait du maintien du AAA une priorité.

La troisième agence, Fitch, est désormais la seule à noter la France triple A, même si elle menace aussi de l’abaisser en 2013.

Depuis la décision de SP en début d’année, seuls quatre pays de la zone euro bénéficient encore d’un AAA auprès des trois grandes agences : l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Il s’agit d’Etats du nord de l’Europe, ce qui a accentué les divisions politiques, face à la crise, avec des pays du Sud, comme l’Italie ou l’Espagne, mais aussi avec la France.

 

Pour autant, la décision de SP n’avait pas eu d’effet sur les marchés et, dix mois plus tard, la France emprunte même à des taux d’intérêt historiquement bas, plus faibles qu'à l'époque de la dégradation. L’ouverture des Bourses européennes ce mardi, au lendemain d’un net rebond et alors que la crise de la zone euro traverse plutôt une accalmie depuis l'été, sera donc scrutée avec attention. Cependant les experts interrogés ne s’attendaient pas à un impact significatif...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Monti estime que l'austérité en Italie a pu sauver la zone euro

Monti estime que l'austérité en Italie a pu sauver la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
À l'occasion du premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, les partisans du "Professeur" se sont exprimés pour le maintien à son poste.

 

Le chef du gouvernement italien Mario Monti a défendu samedi les difficiles mesures d'austérité mises en place dans le pays au cours de la première année de son mandat, soulignant que, sans elles, l'eurozone aurait pu éclater ou s'être effondrée complètement.

"Il est possible qu'aujourd'hui, sans les mesures d'austérité imposées par le gouvernement, l'eurozone n'existerait plus", soulignent dans un document de 17 pages les services du Premier ministre, faisant le bilan de l'année écoulée depuis l'arrivée de Mario Monti à la tête d'un gouvernement technique. "Ou (l'eurozone) serait considérablement plus petite en termes géographiques sans ce que l'Italie a été capable d'accomplir, dans un effort collectif qui n'a pas beaucoup de précédents dans l'histoire de la république", poursuit le texte. Mario Monti, un ancien professeur d'économie et commissaire européen a été désigné par le Parlement italien le 16 novembre 2011 alors que l'Italie, lourdement endettée, était en première ligne dans la crise de la zone euro.

"Ce gouvernement est né d'une situation d'urgence, alors que se profilait un choix dramatique : laisser le pays couler ou le forcer à sortir du marécage", note le document. Les mesures mises en place par Mario Monti ont permis une baisse des taux obligataires et ont rassuré les marchés sur le fait que l'Italie, troisième économie de la zone, n'allait pas entraîner l'euro dans sa chute...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La crise espagnole dope le nationalisme catalan

La crise espagnole dope le nationalisme catalan | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ESPAGNE - Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy doit faire face, en pleine crise économique, à une poussée de fièvre nationaliste de la Catalogne. "Bien plus qu'une autonomie financière", il est désormais question d'indépendance.

 

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Toutefois, ce répit, sur le plan interne, obtenu ce mardi lors de la Conférence des présidents des Communautés autonomes par le chef du gouvernement central espagnol sera de courte durée. À l’instar des régions autonomes comme l'Andalousie, Valence et Murcie au bord de la faillite, la pourtant très riche Catalogne – 18 % du PIB national - se trouve entraînée par la crise économique sans précédent qui plombe le pays depuis plus de quatre ans.

Très endettée, croulant sous une ardoise de 42 milliards d'euros (21 % de son PIB), et confrontée à des difficultés financières aigües, elle a récemment dû ravaler sa fierté nationaliste pour demander 5 milliards d’euros d’aides financières à l'État central. Mais surtout, les responsables catalans refusent de payer pour un État en faillite. Car selon la Catalogne, le gouvernement espagnol, qui collecte l'impôt, ne reverse pas assez à la région. Les Catalans souhaitaient par conséquent conclure un "pacte fiscal" calqué sur celui accordé au Pays basque, qui lève et gère ses impôts, tout en transfèrant dix fois moins de ses richesses par habitant au fisc espagnol....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais

PORTUGAL • Moi, Premier ministre, je tuerais un tiers des Portugais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans une chronique féroce, un journaliste portugais se met dans la tête du Premier ministre Passos Coelho, de plus en plus libéral.

Un réquisitoire ironique et cinglant, afin d'alerter le gouvernement qui vient encore d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité.

 

"Un tiers [de la population] doit mourir. Ce n'est pas que nous ayons quelque plaisir à les tuer, mais à vrai dire il n'y a pas d'alternative. Si on n'en finit pas avec eux, ils finissent par nous entraîner avec eux vers le fond. Et de fait, on ne va pas les tuer vraiment, c'est-à-dire tuer comme le faisait les nazis. Si on voulait vraiment les tuer on entendrait une clameur, dieu m'en garde ! Il y a des gens trop sentimentaux, qui ne comprennent pas que les décisions dures doivent être prises, quelqu'en soit le prix et que, si on se débarasse d'un tiers, les autres vivront mieux. C'est pour cela que nous n'allons pas les tuer. C'est eux qui vont mourir. Il suffit que la mortalité augmente un peu plus que dans les autres groupes. Et les statistiques le montrent déjà.

Mota Soares [l'actuel ministre de la Solidarité et de la Sécurité sociale] fait bien son travail. Les types de la santé publique disent bien tout le temps que la pauvreté est la chose qui fait le plus de mal à la santé ? Tout joue en notre faveur. La tendance le montre déjà et ce qui compte, c'est la tendance. Comme ils sont plus souvent malades, il suffit de rendre toujours plus difficile l'accès aux soins. La nature fait le reste. Paulo Macedo [le ministre de la Santé] fait lui aussi ce qu'il peut. Ce n'est pas un génocide, c'est de la statistique. On y parviendra un jour, ce qui compte c'est que nous sommes sur le bon chemin. Il n'y a pas d'argent pour soigner tout le monde et il faut faire des choix. Et les choix impliquent toujours des sacrifices. On ne peut sauver pas tout le monde et on doit sauver ceux qui sont le plus utile à la société, ceux qui produisent de la richesse. Il ne peut y avoir des types qui n'ont que des droits et ne contribuent en rien, sans aucun devoir.

 

Ces conneries de démocratie, d'éducation et de santé pour tous ont été inventés quand la société avait besoin de millions de pauvres pour répandre du fumier ou des choses du genre. Maintenant, on n'en a plus besoin et il y a des crétins qui n'ont pas encore compris que, pour que nous vivions bien, il faut élaguer ces sous-hommes.

Qu'un tiers doive rendre l'âme est une évidence.....

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les Pays-Bas, creuset du malaise européen

Les Pays-Bas, creuset du malaise européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que prospère, le pays n'échappe pas à la montée en puissance de formations radicales et eurosceptiques. Les élections législatives de mercredi auront valeur de test pour le reste de l'Europe.

 

Ils aimaient l'expression mais, aujourd'hui, ils semblent ne plus y croire eux-mêmes. Avec leur "modèle des polders" qui garantissait des prestations sociales de très haut niveau - dont des retraites exemplaires -, leur système politique consensuel fondé sur trois grands piliers (chrétien-démocrate, travailliste et libéral), leur adhésion raisonnée à l'Europe communautaire - dans laquelle ils voyaient surtout un atout pour leur économie très exportatrice -, les Néerlandais définissaient volontiers les Pays-Bas comme le "Gidsland", le "pays guide". Avec, en outre, une belle confiance en eux-mêmes, ils n'étaient pas loin d'estimer que leur royaume était proche d'une sorte d'idéal sur Terre.

Tout a été bouleversé en l'espace d'une dizaine d'années et il est probable que les élections législatives organisées le mercredi 12 septembre - les cinquièmes en l'espace d'une décennie... - confirmeront l'éparpillement de l'électorat, ce qui rendra un peu plus difficile encore la formation d'un gouvernement. D'autant que la reine Beatrix, chef de l'Etat, sera désormais privée de son rôle de médiatrice : une réforme confuse a abouti à confier à la Chambre basse le soin de désigner un "informateur", personnalité chargée d'explorer les pistes pour la formation du gouvernement. Mais, à La Haye, tout le monde semble ignorer comment le Parlement est censé procéder et, surtout, ce qu'il adviendra s'il ne peut dégager un accord.

Mercredi 12, vingt et une formations brigueront, en tout cas, les suffrages des électeurs et, à ce stade, des sondages pourtant omniprésents n'auront fait qu'ajouter à la confusion. Trois formations pourraient arriver en tête au soir du scrutin et, en théorie, prendre la main pour la formation d'une coalition. Laquelle ? Mystère. Car cela supposera, cette fois, un accord entre au moins trois partis, voire quatre ou cinq, pour former un gouvernement et, à ce stade, aucune perspective claire ne se dessine, ni à droite ni à gauche...

No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives

Pays-Bas : les socialistes, opposés à l'austérité, favoris des législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Nous voulons garder l'euro, mais nous ne sommes pas en mesure de dire si celui-ci va survivre au vu des mesures d'austérité néfastes qui sont prises actuellement" en Europe, a déclaré le leader socialiste, Emile Roemer.

 

Jusqu'alors adeptes d'une ligne dure en matière de discipline budgétaire, les Pays-Bas sont entrés de plain-pied dans la campagne pour les législatives du 12 septembre avec, pour favoris, des socialistes insurgés contre l'austérité "insensée". "La seule chose qu'un gouvernement puisse faire par ces temps de crise, c'est stimuler l'économie", a déclaré le leader socialiste Emile Roemer dans un entretien à l'AFP, dimanche 19 août, à l'occasion du lancement officiel de sa campagne : "Surtout pas d'austérité insensée !"

Le SP souhaite ramener le déficit public sous la limite européenne des 3 % en 2015 seulement, contre 4,7 % en 2011, alors que Bruxelles l'exige dès 2013. "Si le Parti socialiste entre au gouvernement avec au moins un ou deux autres partis de gauche, les Pays-Bas ne suivront plus l'Allemagne, qui pousse uniquement pour l'adoption de mesures d'austérité", assure à l'AFP André Krouwel, politologue à l'université libre d'Amsterdam (VU) : "Nous nous alignerons plus sur les Français par exemple."...

No comment yet.