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On peut dire qu'il fait face puisque la fréquentation des théâtres est loin d'être en baisse malgré le chômage et les réductions de salaires. Reportage de 2 minutes.
Quelques traces d'une peinture noire, "anormale, spécifique". C'est ce qu'a trouvé l'historien de l'art Maurizio Seracini derrière une fresque de Giorgio Vasari, au Palazzo Vecchio, à Florence, le vieux palais des Médicis. Ce noir-là pourrait bien être le même que celui du vêtement de la Joconde et du fond d'où émerge le Saint Jean-Baptistede Léonard de Vinci. Cette découverte tendrait donc à prouver que la fresque actuellement visible au Palazzo Vecchio recouvre une œuvre disparue de Léonard, chose rare, sans prix, peut-être un peu trop merveilleuse.Le maire de Florence, le très médiatique Matteo Renzi, a bien vite célébré cette mise au jour. Il veut maintenant "comprendre ce qui reste du tableau de Léonard et ce que l'on peut en récupérer sans toucher à la fresque de Vasari". Le ministre de la culture italien sera dépêché sous peu sur place. Les adversaires du projet, eux, préparent leur riposte....
Bientôt l'Atelier du Son mettra Bruxelles à l'honneur, à travers quelques rencontres faites sur place. La capitale belge & européenne est un lieu artistique sonore bouillonnant. Il en fut question par là et par ici, et justement lors de ma dernière visite j'avais entendu parler d'un festival de "Field recording" (ce qui pourrait se traduire par "paysage sonore", mais je crains d'être approximatif sur cette traduction, car il existe aussi le mot "soundscape"...). En préparation de ces entretiens belges, je suis tombé sur le projet Sounds of Europe. C'est une tentative en cours de mettre en réseau des artistes sonores de l'Europe entière (et même au-delà, si l'on fouille dans le site), qui partageront leurs expériences, leurs productions...
"Un peuple malheureux fait les grands artistes. Alfred de Musset" Illustration originale : Bérangère Petrault ... Voilà trop de mois, déjà, que l’on répète comme impuissants que cette crise d’abord financière s’est étendue à politique et finalement à la société toute entière. Le politicien ne doit se consacrer qu’à son pays et ses habitants : c’est là son rôle. L’artiste ne doit se consacrer qu’à son art, c’est-à-dire qu’aux hommes : c’est là son rôle. Nous ne pouvons pas nous morfondre, nous mêler à l’apparente désillusion générale. Il est temps, à nouveau, de nous engager ; je veux dire de créer...
Via Vangauguin
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Avec la fermeture hier du squat d'artistes Tacheles, Berlin perd un des fleurons de la culture alternative qui l'a rendue célèbre, sous le ciel morose de la gentrification. La mine triste, assis sur des canapés défoncés et des sièges jetés sur le trottoir, les occupants du Tacheles attendent l’arrivée de la police avec une résignation qui fait peine à voir, tandis que deux d’entre eux entament une élégie funèbre sur un vieux piano à queue. Mardi matin, l’évacuation du plus célèbre des squats berlinois, après deux décennies d’occupation, n’a pas donné lieu aux barouds d’honneur qui accompagnent traditionnellement les dernières heures des Besetzhäuser (maisons occupées) de la capitale allemande. “Nous sommes des artistes, pas des autonomes de gauche violents. Ce n’est pas notre truc de mener une action illégale. Si ce lieu n’est pas soutenu par la sphère politique, dans ce cas il n’y a rien d’autre à faire que de fermer la porte”, dit sobrement Linda Cerna, porte-parole du Tacheles. Après un long feuilleton judiciaire à rebondissements qui les a opposés pendant des années à un investisseur qui voulait transformer le bâtiment en complexe immobilier luxueux, projet abandonné entre-temps faute de fonds suffisants, les occupants du Tacheles ont fini par jeter l’éponge quand le créancier du propriétaire, la banque HSH Nordbank, les a sommés de vider les lieux. Sollicitée à plusieurs reprises par le collectif d’artistes, la mairie de Berlin s’est refusée à intervenir, mais a fait savoir récemment qu’elle veillerait à ce que le lieu, bientôt mis en vente, reste un espace dédié à la culture. Sans plus de précisions....
"Malgré la période sombre que traverse l’Europe, nous avons de bonnes raisons de rester optimistes et le secteur culturel est porteur d’espoir, d’idées et de croissance économique, écrivent Uffe Elbæk, le ministre danois de la culture, et Androulla Vassiliou, la commissaire européenne à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse..."... visuel: Johann Bull
Via Vangauguin
L’affirmation des valeurs nationales hongroises est au coeur du projet politique du Premier ministre. Depuis le début de l’année, cette ambition est illustrée en quinze tableaux, spécialement commandés pour une exposition au Château de Buda. Par Peter Morvay, du SME de Bratislava. La Galerie nationale hongroise, située dans un bâtiment majestueux du Château de Buda, propose actuellement deux expositions très instructives. Intitulée Des héros, des rois et des saints, la première rassemble les œuvres les plus connues de la peinture romantique hongroise de la fin du XIXe siècle. La seconde [intitulée Peintres contemporains sur l'histoire hongroise] invite à faire un saut dans le temps de plus 100 ans. Elle s’inscrit pourtant dans une forme de continuité organique avec la première. Les quinze tableaux commandés par le commissaire personnel du Premier ministre constituent une sorte de guide illustré de la nouvelle constitution hongroise et se veulent comme une présentation de la peinture romantique nationale hongroise du début du XXIe siècle. Les deux expositions ont une chose de plus en commun. Elles révèlent l’idée que le gouvernement de Viktor Orbán se fait de ce qu’est l’art authentique, et la manière dont il s’efforce d’imposer ce nouveau canon esthétique officiel. Même s’il se trouve parmi ces toiles des œuvres de qualité, il est évident que ce n’est pas le talent qui a présidé à leur choix. Le plus important ici est que le commissaire d’exposition, Imre Kerényi, et l’artiste en service commandé partagent une communauté d’idées. Kerényi, qui avant 1989 était connu pour ses mises en scène des grands-messes communistes, s’est vanté d’avoir su guider les artistes, durant même le processus de création, en leur inspirant quelques modifications et rajouts...
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