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Le gouvernement serbe a donné son feu vert à l'accord en vue de normaliser les relations avec le Kosovo, paraphé vendredi sous l'égide de l'UE "La Commission considère que la Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d'une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo, écrit la Commission dans un rapport (en anglais) sur les discussions entre la Serbie et le Kosovo. En conséquence, la Commission recommande l'ouverture de négociations avec la Serbie pour une adhésion à l'Union."
Cette annonce est intervenue quelques minutes après le feu vert donné par le gouvernement serbe à l'accord Belgrade-Pristina paraphé vendredi dernier sous l'égide de l'UE, quatorze ans après la fin du conflit serbo-kosovar et cinq ans après l'indépendance proclamée par l'ancienne province serbe. Le compromis porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40 000 Serbes du nord de ce territoire. Belgrade "a accepté le premier accord sur les principes qui réglementent la normalisation des relations, qui est le résultat du dialogue avec le Kosovo à Bruxelles. Le gouvernement a ordonné aux ministères (...) de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'accord et poursuivre l'application des accords déjà existants avec les représentants des institutions de Pristina", indique un communiqué du cabinet du premier ministre serbe, Ivica Dacic. Le Parlement serbe doit également se prononcer dans la semaine sur cet accord, mais la coalition au pouvoir dispose d'une confortable majorité et ne devrait pas rencontrer d'obstacle. L'Union européenne avait en effet conditionné le démarrage de négociations d'adhésion à un accord avec son ancien ennemi...
Les Pays-Bas ont été le 22ème Etat membre à ratifier l’adhésion de la Croatie à l'UE, prévue le 1er juillet prochain. Une décision juste, estime NRC Handelsblad, même si le laxisme dont ont fait preuve les Vingt-Sept lors de l’élargissement à la Bulgarie et la Roumanie les a poussés à être plus sévères avec Zagreb. A une large majorité, la Deuxième chambre du Parlement néerlandais a ratifié le traité d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne ce 29 janvier. Après la chute du Mur, en 1989, c’est une sorte de dette d’honneur de l’“ancienne” Union européenne, et par conséquent des Pays-Bas également, vis-à-vis de ce pays des Balkans. L’Europe a en outre tout intérêt à ce que la stabilité se maintienne dans cette région encore ravagée par la guerre il y a seulement une vingtaine d’années. A cet égard, l’adhésion à l’Union européenne offre une des meilleures garanties. Cependant, une fois de plus, cette procédure d’adhésion laisse à l’Union un goût amer. On aurait pu s’attendre à ce que l’UE tire les leçons des expériences roumaine et bulgare, deux pays qui sont devenus membres de l’UE en 2007, alors qu’ils n’y étaient pas encore prêts. Les règles d’adhésion de l’Union avaient été mises de côté au profit de considérations politiques. Résultat : six ans après leur adhésion, la Roumanie et la Bulgarie n’ont toujours pas réussi à mettre en place un Etat de droit qui fonctionne correctement et sont confrontées à une corruption à grande échelle. Les gouvernements néerlandais successifs ont plaidé, à raison, en faveur du respect rigoureux des critères de Copenhague, qui définissent les conditions requises pour accepter les nouveaux arrivants au sein de l’Union. Dans le cas de la Croatie, leur application a été nettement plus sévère et les procédures de contrôle ont été renforcées.....
La reconnaissance de l'indépendance du Kosovo doit constituer une condition sine qua non de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, a déclaré mardi le président du Parlement européen Martin Schulz à l'issue d'un entretien à Bruxelles avec le premier ministre serbe Ivica Dacic. "Nous devons garantir la paix. La reconnaissance mutuelle de Belgrade et de Pristina doit constituer la condition de leur adhésion à l'UE", a indiqué M.Schulz devant les journalistes. M.Schulz est le premier officiel européen à ouvertement insister sur la nécessité de la reconnaissance réciproque de la Serbie et du Kosovo au cours du processus d'adhésion à l'UE. Selon le président du Parlement européen, "il s'agit d'un problème intérieur pour l'Union européenne car certains de ses membres ne reconnaissent toujours pas le Kosovo, alors l'Union, en tant que telle, demande à la Serbie de reconnaître le Kosovo". Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a également souligné lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement serbe que Belgrade devrait reconnaître le Kosovo s'il voulait obtenir le lancement de ses négociations d'adhésion avec l'UE. Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'Union européenne, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province que Belgrade considère toujours comme la sienne. L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par quelque 90 pays du monde.
Déjà vingt-sept membres, et quelques autres qui frappent à la porte. L'UE s'est-elle élargie à des pays trop différents, et cela compromet-il la manière dont elle est dirigée ? La réponse du Groene Amsterdammer, qui se penche sur les euromythes.... La métaphore du train sans freins qui file à toute allure. L’image angoissante d’une Union européenne avec non seulement la Turquie, mais aussi l’Ukraine, la Géorgie et le Pétaouchnok, devenue ingouvernable, s’effritant à cause des différences de culture et de développement économique… Cette crainte est nourrie par l’absence de frontière orientale nette, et le fait que l’élargissement semble être l’activité principale de l’Union. La paix, la sécurité et la stabilité via l’intégration. Après 1989, l’élargissement à douze Etats membres supplémentaires était dans l’ordre des choses, même si tout le monde savait que certains candidats à l’adhésion n’étaient pas encore prêts....
Erdogan lève les sanctions prises contre la France après la loi sur le génocide arménien. ...Invité par Erdogan à lui rendre visite en Turquie, François Hollande a estimé qu'un tel déplacement serait pour lui «un privilège». La déclaration a fait la une de plusieurs journaux turcs, qui ont rappelé que Nicolas Sarkozy avait seulement passé cinq heures à Ankara en février 2011. La brièveté de cette visite avait été critiquée par la presse turque. Aujourd'hui, Ankara espère surtout un changement de ton de la France vis-à-vis de la candidature turque à l'Union européenne. «Nicolas Sarkozy s'opposait à l'adhésion de la Turquie pour des raisons culturelles ou religieuses. François Hollande ne reprendra très probablement pas cette attitude irrationnelle à son compte», écrivait Eser Karakas après le second tour de l'élection présidentielle française dans le quotidien turc Star. «À partir d'aujourd'hui, les critiques contre la candidature turque seront basées sur des sujets réels, comme les atteintes à la liberté d'expression ou aux droits de l'homme. Les exigences de l'Europe dans ces domaines avaient permis à la Turquie d'accomplir de réelles avancées entre 2003 et 2006», poursuivait-il. Le processus de négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE est actuellement au point mort, avec seulement 13 chapitres ouverts sur 35. Certains observateurs estiment que l'élection de François Hollande pourrait permettre de le relancer. «À une époque où la Turquie a freiné les réformes et a même fait des pas en arrière, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, la perspective européenne pourrait permettre de limiter les tendances autoritaires du gouvernement», écrivait le 12 juin Can Selçuki dans Hurriyet Daily News.
Ce jeudi 1er mars, la Serbie a reçu le statut officiel de candidat à l’entrée dans l’Union Européenne. Une première étape est franchie, mais les démarches sont encore longues avant l’ouverture des négociations d’adhésion et l’entrée effective dans l’UE. Celle-ci ne pourrait avoir lieu avant une dizaine d’années. A ce jour, la Serbie est la cinquième des six Républiques issues de l’ex-Yougoslavie à entamer des démarches pour se rapprocher de l’Union Européenne. Seule la Slovénie est pour l’instant parvenue à rentrer dans le cercle des 27, avec une entrée en 2004. La Croatie devait entrer en 2010, mais la crise économique a retardée l’échéance. Son entrée est maintenant fixée à juillet 2013. On parle maintenant den. La Macédoine et le Monténégro sont eux candidats depuis respectivement 2005 et 2008, mais attendent toujours l’ouverture des négociations d’adhésion. Seule la Bosnie Herzégovine, plongée dans de trop nombreux troubles politiques, n’a pour l’instant effectué aucune démarche de rapprochement...
La Croatie va devenir le 28e pays membre de l’Union européenne. Après la Slovénie, en 2004, ce sera donc le deuxième des six pays de l’ex-Yougoslavie à faire ce pas vers l’Europe. Mais entre les pays candidats et les autres, l'écart se creuse. Après la Slovénie en 2004, la décision de la Croatie d'intégrer l'Union européenne va peut-être entrouvrir la porte de l’Europe aux autres pays des Balkans qui attendent toujours sur le perron. A terme, tous les pays de l’ex-Yougoslavie ont vocation à intégrer l’UE. Mais si l'instabilité des années 1990 est en passe d'être surmontée, cette région qu'on qualifiait il n'y a pas si longtemps de « poudrière » de l'Europe est confrontée à d'autres problèmes. De plus l'enthousiasme pro-européen de ces pays, à 80% dans les sondages en 2003, s’est émoussé au fil des négociations et de l’intransigeance de Bruxelles. Sans compter que la crise économique est passée par là et que l’Europe ne fait plus rêver.... Point sur la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.
Voters in Croatia, part of the former Yugoslavia, go to the polls this weekend to decide whether or not to join the European Union.
Via Machina Speculatrix
Le Monde.fr - Malgré les réticences alimentées par la crise de la zone euro, les électeurs devraient dire oui à l'UE et permettre à leur pays de devenir, en 2013, le 28ème Etat membre du bloc européen. Les Croates ont commencé à voter dimanche 22 janvier lors du référendum portant sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne, "objectif crucial" pour cette jeune république, 20 ans après la reconnaissance par la communauté internationale de son indépendance de l'ex-Yougoslavie. Le oui, qui a besoin d'une majorité simple pour s'imposer, devrait l'emporter avec 55 à 60 % des voix. Le non tourne autour de 30 %, selon les derniers sondages. Les électeurs devraient donc dire oui à l'UE, malgré les réticences alimentées par la crise de la zone euro, permettant ainsi à leur pays de devenir en 2013 le 28ème Etat membre du bloc européen. "Vous allez prendre une des plus importantes décisions de l'histoire de la Croatie", avait déclaré vendredi le président croate Ivo Josipovic, fervent défenseur de l'adhésion. L'Eglise catholique, particulièrement influente dans ce pays de 4,2 millions d'habitants, et le Parlement, ont aussi rejoint le choeur des pro-européens....
La croissance revient peu à peu, mais nombreux sont les Islandais à souffrir encore de la crise. Le pays a entamé des négociations pour entrer dans l'Union européenne. Sans grande envie. «L'euro est un roc contre la crise. » Cette déclaration de Gylfi Arnbjornsson, président du plus grand syndicat islandais, lâchée en pleine tourmente de la zone euro, détonne. «Tandis qu'une petite devise nationale flottante accroît la flexibilité et pèse sur les salariés» , insiste-t-il. Bryndis, elle, ne croit pas plus à l'UE qu'à la zone euro. «Cela ne fonctionne plus. La couronne, au contraire, nous a permis de sortir plus rapidement de la crise» , estime la jeune femme, employée dans une librairie, très attachée à la souveraineté de son pays. Ces deux opinions tranchées illustrent le fossé entre les pro et anti-Europe. L'Islande a entamé le 27 juin dernier des négociations officielles pour rentrer dans l'Union européenne. À l'issue, les Islandais se prononceront par référendum. L'enjeu, pour la petite île du grand Nord qui se relève tout juste de trois ans de sévère récession, est aussi d'adhérer à la monnaie unique...
Bruxelles proposera l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Serbie dès que des "progrès substantiels" auront été enregistrés dans les relations entre Belgrade et Pristina, ce thème étant l'"unique priorité clé" pour aller de l'avant, a déclaré le commissaire européen à l'Elargissement...
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La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE La Tribune.fr La Slovénie a ratifié mardi la demande d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne à la suite de l'accord intervenu en mars entre les deux anciennes Républiques yougoslaves pour...
Via Emilie, Thomas-Penette Michel
Le gouvernement islandais est confronté à un euroscepticisime croissant de la population, désormais rassurée sur la santé économique de l'île. Le gouvernement islandais a annoncé, lundi 14 janvier, une pause dans les négociations qui conditionnent son adhésion à l'Union européenne. Une décision politique justifiée par l'approche des élections législatives, qui seront organisées le 27 avril sur cette île de 320 000 habitants, mais qui illustre surtout l'euroscepticisme croissant qui gagne le pays, et pourrait mettre en péril la candidature islandaise. Ce n'est qu'en 2009 que l'Islande, déjà membre depuis 1992 de l'espace économique européen (EEE), a commencé à s'intéresser à l'Union. Balayée par une crise économique sans précédent, l'île de l'Atlantique Nord est alors plongée dans une profonde récession qui bouleverse son équilibre social. Après un mouvement populaire qui conduit à la chute du gouvernement en place, une nouvelle majorité émerge, rassemblant le parti social-démocrate et les écologistes, avec à sa tête la première ministre, Jóhanna Sigurðardóttir. Dans les mois qui suivent son élection, la nouvelle coalition dépose une candidature pour adhérer à l'Union européenne. L'enjeu est alors clair : "ne plus jamais se retrouver seule face à une crise", analyse aujourd'hui Rosa Erlingsdottir, professeure de sciences politiques à l'université de Reykjavik...
Selon un sondage réalisé par Gallup et publié en octobre, près de 60 % des Islandais sont désormais opposés à une adhésion à l'Union européenne. Seuls 27,3 % des personnes sondées se disent favorables à un tel processus, tandis que 15 % n'avaient pas d'opinion sur le sujet. Une hostilité qui n'a jamais été aussi forte, mais n'est pas neuve pour autant, tant l'idée d'une adhésion a toujours divisé le peuple islandais. Un "éclatement de l'opinion" que le sociologue Helgi Gunnlaugsson analyse comme "la manifestation de l'esprit insulaire très fort des habitants, divisés entre l'illusion d'autonomie dans les bons moments et l'espoir de trouver des soutiens dans les mauvais moments"....
Dans un article au vitriol, un journaliste géorgien s’oppose à la libre-circulation vers l’Union européenne pour ses compatriotes. Cela leur offrirait une porte de sortie et les dissuaderait de contribuer à l’amélioration de leur propre pays. Lors de l’un de ses récents meetings de campagne [les législatives vont avoir lieu cet automne, la présidentielle au printemps prochain], Mikhaïl Saakachvili a déclaré que la Géorgie allait bientôt entamer des pourparlers en vue de simplifier, et à terme de supprimer, le régime de visas avec l’Union européenne. Le sujet concerne plusieurs centaines de milliers de Géorgiens qui vivent et travaillent dans l’UE, ou qui s’y rendent pour affaires ou pour le plaisir. Toutefois, il est presque certain que c’étaient des paroles en l’air, car Micha [diminutif de Mikhaïl] ne peut ignorer que l’Europe n’ouvrira sous aucun prétexte ses frontières à la Géorgie dans les décennies à venir. Au risque de choquer, j’oserai d’ailleurs dire que, dans l’intérêt même de la Géorgie, il faut que les visas avec l’Europe demeurent, sans compromis. Les raisons pour lesquelles l’UE ne compte pas les supprimer me semblent évidentes. On aura beau répéter que nous sommes un “phare de la démocratie”, parler des progrès dans l’application de réformes radicales, etc., sur le terrain les mentalités évoluent peu, et nombre de nos concitoyens voient l’Europe comme un énorme supermarché qui ne demande qu’à être pillé. Les arrestations quotidiennes de Géorgiens en France, en Italie, en Espagne, en Grèce ou en Autriche montrent que les fables touchantes dont raffolent nos politiciens sur “ces gens, les meilleurs du pays, contraints de partir gagner leur vie à l’étranger, où ils travaillent dur” ne correspondent pas toujours à la réalité....
Le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Les dirigeants européens ont confirmé vendredi l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union européenne avec le Monténégro, mais le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Dans une déclaration adoptée à l'issue de leur sommet à Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE disent "approuver" la recommandation en ce sens faite mardi par leurs ministres des Affaires européennes d'"entamer des négociations d'adhésion" avec le Monténégro. Celles-ci doivent s'ouvrir dans l'après-midi à Bruxelles lors d'une conférence gouvernementale présidée par le Danemark, qui occupe encore la présidence tournante de l'UE jusqu'à samedi. Le Monténégro, qui avait obtenu en décembre 2010 le statut officiel de "pays candidat" à l'Union européenne, rejoindra ainsi la Turquie et l'Islande, les deux autres pays qui négocient actuellement leur adhésion à l'UE....
Tous les pays candidats à l'Union européenne ont dû faire des sacrifices et des compromis sous la pression de Bruxelles. Et plus ils ont tardé, plus ces concessions ont grossi, met en garde un quotidien macédonien. A chaque fois qu’un État qui souhaite adhérer à l’Alliance atlantique (Otan) et à l’Union européenne (UE) réussit à sauter un des obstacles du parcours du combattant, je pense aussitôt aux mots de Zoran Dogramadziev, un des rares journalistes macédoniens à avoir fait une carrière internationale. Dans un article paru il y a plusieurs années dans notre journal, il a constaté que chaque candidat au club européen devait avaler une couleuvre avant de passer à la case suivante et qu’il était préférable de le faire le plus tôt possible, avant que la "bête" ne grossisse trop ! Ainsi, la Slovénie fut contrainte de restituer les biens appartenant à la minorité italienne ; la Croatie a dû se résigner à céder à la Slovénie une part de ses eaux maritimes dans la baie de Piran ; la Roumanie a baissé la garde et a fait beaucoup de concessions à la minorité hongroise, ce qu’elle n’aurait jamais fait sans la pression de Bruxelles. La Bulgarie a également été obligée d’avaler une couleuvre en fermant partiellement la centrale nucléaire de Kozlodouï, le site le plus rentable du pays. Quant à la Macédoine, la couleuvre à avaler [un compromis avec la Grèce dans le litige du nom opposant les deux pays] a eu le temps de grossir depuis 20 ans et sera d’autant plus dure à avaler....
BRUXELLES (AFP) - La Serbie paraît bien partie pour mettre un pied dans l'Union européenne en obtenant cette semaine le statut officiel de candidat mais la finalisation d'un accord restait encore bloquée lundi par deux pays, la Lituanie et la Roumanie.... Belgrade court depuis longtemps après l'octroi de ce statut qui lui entrouvrirait les portes de l'UE et pense avoir réalisé le plus dur en arrachant la semaine dernière des accords permettant de réchauffer ses relations avec le Kosovo, son ancienne province ayant fait sécession en 2008. "J'espère que demain (mardi) la Serbie obtiendra le statut de candidat", a déclaré le président Boris Tadic dans une brève déclaration à la presse à Bruxelles. "Je pense que la Serbie mérite le statut de candidat", a-t-il insisté...
Le 22 janvier, les Croates ont ratifié par référendum le traité d’adhésion à l’Union. Un grand pas en avant pour le pays et un “ouf” de soulagement pour Bruxelles, bien que le taux d’abstention record ait de quoi inquiéter, note la presse croate. Dans Novi List, l’éditorialiste Neven Santic se réjouit du “oui historique” prononcé par ses concitoyens à l’adhésion, et ce, “malgré les efforts des adversaires de l’intégration européenne et le cauchemar dans les têtes d’un bon nombre des votants”. Pour Santic, a Croatie deviendra le 28e membre de l’Union européenne. Le rêve démocratique du peuple optimiste de la fin des années 1980 et du début des années 1990 s'est transformé lors des deux décennies suivantes en doutes face à une réalité tout sauf idyllique, en raison des problèmes rencontrés par la Croatie et par l’UE, dont le fonctionnement est loin d’être parfait. Depuis hier ce rêve est devenu la réalité avec laquelle il faudra vivre. Certes, il faut être réaliste. Après le référendum, et surtout après le 1er juillet 2013 [quand l’adhésion sera effective], la Croatie ne sera pas un pays de cocagne. L’UE n’est pas un remède contre tous nos maux. Elle est loin d’être une personnification du Bien, une communauté idyllique des Etats et des nations. Elle a ses problèmes et ses méthodes souvent pénibles et douloureux pour les résoudre....
Vingt ans après la guerre, même le bastion nationaliste d’Osijek penche pour l’Europe, à trois jours d’un référendum national sur l’adhésion. Reportage d' Hélène DESPIC-POPOVIC, envoyé spéciale à Osijek (Croatie). Après Vukovar, dont elle n’est séparée que par une quarantaine de kilomètres de plaine, Osijek est sans doute la ville de Croatie qui a le plus souffert de la guerre consécutive à l’éclatement de l’ex-Yougoslavie (1991-95). Quoique rénovée, cette ville de 90 000 habitants, la quatrième du pays, affiche encore des façades meurtries par des impacts de balles et des éclats d’obus. «Un beau pays plein de cicatrices», aiment à dire ses habitants à l’heure où la Croatie, qui a fêté ce week-end les 20 ans de sa reconnaissance internationale, se prépare à voter dimanche par référendum pour ou contre l’adhésion à l’Union européenne, prévue en juillet 2013. Sept cents civils tués dans les bombardements de l’automne 1991, autant de combattants morts sur les lignes de front, à moins de deux kilomètres de la capitale économique de la Slavonie… les souverainistes s’interrogent : valait-il la peine de tant souffrir afin d’échapper à la tutelle de Belgrade pour finir sous celle de Bruxelles ? Parmi eux, Daniel Srb, le président du Parti croate du droit (HSP), une formation ultranationaliste qui, au sortir de la guerre a dirigé pendant plusieurs années la mairie d’Osijek. Il est catégorique : «Les unions n’ont jamais profité à la Croatie, pas plus l’Autriche-Hongrie que la Yougoslavie.» Populiste. Mais vingt ans ont passé, et ce radicalisme ne convainc plus les électeurs. A l’inverse du pays, passé à gauche aux législatives de décembre, la région est restée à droite, mais cette droite-là s’est transformée en un parti régional qui mobilise davantage sur les questions locales - comme l’agriculture ou les voies de communication - que sur celles de l’Etat ou de la nation...
Le Monde.fr - Alors que le réferendum sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne doit avoir lieu fin janvier, près de 58 % des Croates sont prêts à voter "oui", contre 23 % qui s'opposent à l'entrée de leur pays dans l'UE, selon un sondage... Depuis l'ouverture officielle des négociations, en 2005, les sondages mesurant le soutien de la population à l'adhésion ont joué au yo-yo. Si la victoire du "non" paraît improbable, la méfiance des Croates reste une donnée nouvelle, jamais constatée lors des élargissements précédents, et que la mauvaise santé des économies européennes ne suffit pas à expliquer. Si mariage de raison il y a, c'est que l'histoire européenne de la Croatie est celle d'un amour déçu...
La revue de presse des Balkans - Article publié le : vendredi 14 octobre 2011. Par Courrier des Balkans / Jean-Arnault Dérens
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