Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La Slovénie élit son président - France Inter

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2012, année électorale par excellence. En France, bien sûr, aux Etats-Unis évidemment, mais bien au-delà. Cette année, près d’un électeur sur deux a été appelé aux urnes. Comme en Papouasie Nouvelle-Guinée.

 

Aujourd'hui, c'est au tour de la Slovénie de se rendre aux urnes, à l'occasion du deuxième tour de l'élection présidentielle. 1,7 million de Slovènes sont appelés à se prononcet entre le président sortant Danilo Türk et l'ancien Premier ministre Borut Pahur qui a créé la surprise au premier tour en arrivant en tête.

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Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique

Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pas moins de 28 listes se présentaient ce dimanche aux premières élections européennes de l'histoire de la Croatie, qui deviendra, magie de la numérologie, le 28ème membre de l'UE le 1er juillet prochain. Un nombre qui, rapporté à celui de la participation (environ 21%), soulève un paradoxe : alors que le scrutin a fait l'objet de peu d'attention de la part des quelques 4,3 millions d'habitants appelés à se rendre aux urnes, il a semble-t-il passionné les partis croates traditionnels et même suscité la création de mouvements politiques ad hoc.

Pour se représenter l'élection, il fallait donc scruter la tribune plutôt que l'isoloir. Y voir les ténors s'agiter, réclamer les votes, aller chercher un passeport en forme d’accessit pour Strasbourg. Car le bulletin n'est plus la base principale de leur légitimité. Depuis le milieu des années 2000, la classe politique croate s'est rapprochée des milieux d'affaire et de la politique européenne. Discréditée par des scandales de corruption à répétition dont le plus retentissant a envoyé l'ancien premier ministre Ivo Sanader en prison, elle a pallié au désaveu populaire en constituant des réseaux d'intérêts européens. Elle a saisi l'opportunité qui lui était offerte de tirer sa légitimité du haut plutôt que du bas.

Depuis que la région est sur les rails de l’intégration, « les élites politiques de tous les pays des Balkans tirent leur légitimité de la communauté internationale, c'est elle qui attribue les brevets de compatibilité démocratique, de modernité, d'efficacité. » note Arber Zaimi[1]. Bruxelles a charmé jusqu’au président serbe Tomislav Nikolic pourtant héritier de la ligne ultranationaliste de Vojislav Šešelj [2]. En Croatie, les ex-europhobes ont convoité ce dimanche un siège de député et les 7000 euros de salaire mensuel qui vont avec. Quant aux électeurs, désenchantés par l'Europe avant même d'y être entré, écoeurés par l'arrivisme de ses représentants, ils sont restés à la maison....

 

Le premier lien à disparaître est celui qui liait la Croatie à ses voisins d’Europe centrale au travers du CEFTA (Central European Free Trade Agreement), dont le pays est automatiquement exclu avec son entrée dans l’UE. Une sortie lourde de conséquence puisque de nombreuses entreprises qui vendent dans les Balkans envisagent de délocaliser en Bosnie ou en Serbie afin d’éviter les droits de douane. Un second lien risque d'être rompu entre les travailleurs croates et les chantiers navals de Pula, Split, Kraljevica et Trogir dont Bruxelles exige la privatisation et la mise en concurrence. 

En Europe, de nombreux observateurs moquent la volonté de la Croatie de rentrer dans une UE en crise, au sein de laquelle elle tiendra un rôle périphérique. S'il est vrai que son pouvoir de négociation sera faible, et son indépendance budgétaire réduite, il s’avère que le processus engagé depuis 2004 relève d’une logique cohérente d’un point de vu culturel et économique. [3] Le véritable enjeu est d'ordre démocratique. Le déficit de popularité dont souffre aussi bien les dirigeants croates qu’européens pose une question fondamentale : Ceux-ci peuvent-ils continuer à tracer les règles de la concurrence en faveur d’un gotha européen auquel ils ont rêvé d’appartenir, au détriment des 4/5ème d'une population qui les ignorent ?

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Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible!

Les traités européens rendent la séparation des activités bancaires impossible! | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est le titre d'un billet posté hier, 27 Août 2012, par Art Monica et quelques autres. Je reviens dessus car j'imagine que tout le monde ne l'a pas vu.

" Le gouvernement présidé par Hollande semble fermement décidé à adopter sans consultation citoyenne le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, appelé également Pacte budgétaire). Ce Traité entrera en action le 1er janvier 2013 lorsque douze Etats membres de la zone euro l'auront ratifié.

Aux contraintes imposées par les précédents Traités (la dette publique autorisée ne doit pas dépasser 60% du PIB, et le déficit budgétaire 3 % du PIB) s'ajoutera la «Règle d’or», qui stipule que «Le budget général devra être équilibré ou en excédent». Cette règle sera intégrée « par le biais de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence au niveau constitutionnel, de façon à garantir son respect dans le processus budgétaire national ».

En voulant inscrire cette Règle d’or dans leurs constitutions, les états européens, qui ont déjà perdu toute marge de manœuvre en matière monétaire, abandonneront le levier de la politique budgétaire et entreront dans un cercle vicieux...

 

....Pourquoi les gouvernements européens mènent-ils une telle politique ? Par aveuglement idéologique, incompétence, et/ou pour permettre aux classes dirigeantes de remettre en cause des droits sociaux qui avaient été concédés auparavant ?

Quoi qu’il en soit de ses motifs, une telle orientation implique dés maintenant le renoncement aux procédures démocratiques : les textes sont rédigés dans l’opacité la plus totale ; ils sont votés dans l'urgence par les parlements sans aucun débat ni consultation publics préalables; le Parlement européen, seule instance démocratiquement élue, est mis à l’écart…...

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L'Europe joue gros dimanche 6 mai | Mediapart

L'Europe joue gros dimanche 6 mai | Mediapart | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

asard du calendrier électoral, Grecs et Français se rendront aux urnes le même jour, dimanche 6 mai, pour deux scrutins décisifs pour la sortie de crise de la zone euro. Alors que le continent continue de s'enfoncer dans une crise des dettes souveraines interminable, bon nombre d'Européens ont les yeux rivés sur le second tour de la présidentielle française, en quête de nouvelle dynamique. À bien des égards, le 6 mai a des allures de consultation pour l'ensemble de l'Union. D'Athènes à Lisbonne, les manifestants rassemblés, mardi 1er mai, dans de nombreuses villes d'Europe, ont tous dénoncé des politiques d'austérité contre-productives, preuve d'un malaise social grandissant, et appelé à des alternatives. En Espagne, où la mobilisation semble avoir été la plus forte sur le continent, les syndicats évoquent le chiffre de près d'un million de participants aux cortèges. Mais le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, a prévenu qu'il poursuivrait les réformes coûte que coûte, tandis que son pays sombre dans la récession...

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La Grèce, nouvelle terre de profits | Mediapart

La Grèce, nouvelle terre de profits | Mediapart | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Augmentation des tarifs et baisse de la qualité des services : pour les opposants à la privatisation des compagnies de distribution d'eau de la métropole athénienne (EUDAP) et de Thessalonique, la deuxième ville du pays (EUATH), le constat est clair. « L'eau est un bien public, ce n'est pas une marchandise », martèle Maria Kanellopoulou, membre du mouvement Save Greek Water. Cette musicienne fait partie des fondateurs du mouvement, créé l'été dernier, pour s'opposer au chantier de privatisation des deux sociétés.

« Nous ne sommes pas employés par ces entreprises, mais nous nous mobilisons car nous pensons que l'eau symbolise à la fois l'essence même du bien public, et tout ce que l'on est en train de perdre en Grèce aujourd'hui : c'est une question de droit le plus fondamental, celui de l'accès à l'eau. » Cette initiative civique a lancé une pétition qui compte aujourd'hui près de 18 000 signatures et espère bien faire entendre sa voix auprès des députés grecs.

Las, les acteurs du dossier passeront probablement outre. Ils ont le champ libre : l'ensemble des privatisations a été confié en 2011 à une structure ad hoc, le Taiped – le Fonds de valorisation du patrimoine de l'État grec. Cette structure mise en place sous la pression des créanciers du pays, la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI), est devenue de facto la propriétaire d'un immense portefeuille qu'elle doit vendre petit à petit à des investisseurs. Objectif ? Éponger une partie de la dette de l'État en vendant des entreprises publiques (cession complète ou prise de participation), des concessions pour l'exploitation de monopoles commerciaux ou de lots fonciers, et des propriétés immobilières.

Au total, plus d'une quarantaine de lots apparaissent aujourd'hui sur la liste des biens à vendre – une liste destinée à s'allonger et qui s'est déjà enrichie de nouveaux éléments ces derniers mois. Sauf que les objectifs financiers du programme sont bien loin de combler la dette abyssale du pays (plus de 300 milliards d'euros aujourd'hui) : le Taiped table désormais sur 9,5 milliards d'euros de ventes d'ici à 2015, contre les 19 milliards encore officiellement visés il y a quelques mois…, et alors que l'objectif initial était de 50 milliards, lorsque ce programme de privatisations a été annoncé par les représentants de la Troïka en visite à Athènes, en février 2011.

En réalité, dans un marché en pleine récession – pour la sixième année consécutive –, les entreprises grecques ne valent pas bien cher et le gouvernement n'est pas tellement en position de force pour négocier… Mais l'argent récolté est-il, au fond, vraiment le but ? Lorsque nous nous étions rendus au Taiped en octobre dernier, il nous avait été expliqué que le but était « de transformer complètement l'économie grecque » : « Peu importe, en fait, les sommes que l'on va tirer de ces ventes. Il ne s'agit pas tant de collecter de l'argent que de libéraliser l'économie. »...

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L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton

L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique. C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004).

 

Avant de ramasser en synthèse ces caractéristiques du fascisme en action, par-delà les circonstances et les conjonctures, Paxton résumait le contexte favorable à sa renaissance dans une description anticipatrice, dont la résonance avec le climat politique actuel de certains pays européens est évidente: «Les signes avant-coureurs bien connus – propagande nationaliste exacerbée et crimes haineux – sont importants, mais insuffisants. Avec ce que nous savons aujourd'hui sur le cycle fasciste, nous sommes en mesure de découvrir des signes avant-coureurs beaucoup plus menaçants dans des situations de paralysie politique lors d'une crise, dans l'attitude de conservateurs à la recherche d'alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d'obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste. Les fascistes sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes, font appel aux passions mobilisatrices et essaient de coopter la clientèle fasciste.»...

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