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Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours. Le gouvernement de centre gauche de Slovénie, pays souvent cité comme potentiel candidat à une aide internationale, doit présenter jeudi 9 mai à l'issue d'un conseil des ministres le plan d'assainissement des finances publiques qu'il va envoyer à la Commission européenne. Objectifs : améliorer les finances publiques du pays et réformer le secteur bancaire qui croule sous une montagne de créances douteuses – environ 7 milliards d'euros, soit 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays – pour éviter au pays de devenir le sixième membre de la zone euro à faire appel à une aide, après Chypre, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande et la Grèce. Echaudé par les conditions drastiques imposées à Nicosie pour obtenir une aide internationale, Ljubljana souhaite à tout prix éviter ce recours. Alenka Bratusek, arrivée à la tête du gouvernement il y a sept semaines, a annoncé mercredi qu'elle prendrait en compte les propositions de l'opposition. Le document de travail évolue ainsi en fonction des différentes réunions avec les syndicats, le patronat et les différentes forces politiques... Mercredi, le commissaire européen en charge des affaires économiques, le Finlandais Olli Rehn, a expliqué que si le plan était "convaincant, concret et fiable", l'Union européenne (UE) déciderait fin mai de la prochaine étape. L'agence d'évaluation financière américaine Moody's avait mis un peu plus sous pression le pays, dégradant le 30 avril sa note souveraine de deux crans dans la catégorie "spéculative". La Slovénie a toutefois réussi à lever le 3 mai 3,5 milliards de dollars sur le marché de la dette, à des taux seulement en légère hausse et avec une demande forte. Les spéculations sur une demande d'aide de l'ancien élève modèle parmi les anciens pays communistes membres de l'UE, se sont renforcées après le sauvetage de Chypre, même si les deux cas diffèrent fortement : le secteur bancaire slovène représente 130 % du PIB quand les banques chypriotes en représentent 800 %.
La Slovénie, enfoncée dans la récession, se prépare à être la cible de la prochaine déferlante de boue financière. Les banques du pays vacillent, et les assauts spéculatifs sur le défaut de la dette souveraine slovène s’envolent. Le tout nouveau gouvernement espère encore passer entre les gouttes. Les « marchés » en sont déjà convaincus, ce qui en soit devrait suffire à ébranler suffisamment la Slovénie pour que la prophétie deviennent auto-réalisatrice : chute des investissements, hausse des taux d’intérêts et spéculation sur la dette. Bel indicateur de panique des investisseurs : les CDS. C’est un produit financier (complexe) qui sert d’assurance contre un défaut de remboursement. Donc plus le prix d’achat des CDS grimpe, plus les spéculateurs sont convaincus que l’emprunteur ne pourra pas rembourser sa dette. Un simple coup d’œil sur l’évolution des CDS sur la dette à 5 ans de Slovénie permet de réaliser l’état de défiance des financiers
Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays. Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement. Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ? La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat. Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...
2012, année électorale par excellence. En France, bien sûr, aux Etats-Unis évidemment, mais bien au-delà. Cette année, près d’un électeur sur deux a été appelé aux urnes. Comme en Papouasie Nouvelle-Guinée. Aujourd'hui, c'est au tour de la Slovénie de se rendre aux urnes, à l'occasion du deuxième tour de l'élection présidentielle. 1,7 million de Slovènes sont appelés à se prononcet entre le président sortant Danilo Türk et l'ancien Premier ministre Borut Pahur qui a créé la surprise au premier tour en arrivant en tête.
The small country of Slovenia is often noted as the most prosperous former-communist state. The Economist, however, is concerned about a possible Slovenian financial meltdown, warning that “if Slovenia succumbs, it would be the first former communist country in the euro area to need aid. And once again the badge of honour of joining the zone would have become a mark of humiliation.” Recent news reports on the former Yugoslav republic, however, are more inclined to fret about the sausage struggle currently pitting Slovenia against both Austria and Croatia. Source: http://geocurrents.info/news-map/art-and-culture-news/slovenias-sausage-struggles#ixzz24WJWjYNP
Via Tristan Landry
Le Monde.fr - L'agence de notation a notamment dégradé la note souveraine de l'Italie et de l'Espagne. L'agence de notation Fitch a annoncé une salve d'abaissement de notes souveraines pour plusieurs pays de la zone euro, vendredi 27 janvier. L'Italie a ainsi vu sa note passer de A+ à A-, l'Espagne la sienne de AA- à A. Les autres pays dégradés sont la Belgique ( AA contre AA+) ; Chypre (BBB- contre BBB) ; la Slovénie (A contre AA-). La note de l'Irlande est maintenue à BBB+. Toutes ces notes s'accompagnent d'une "perspective négative", ce qui signifie que Fitch envisage de les abaisser encore...
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La zone euro se réunit dans la capitale irlandaise pour régler les derniers détails du plan d'aide, qui devrait être plus important que prévu. Les cas du Portugal et de la Slovénie seront également abordés. La zone euro doit se prononcer vendredi à Dublin sur les modalités du plan d’aide à Chypre, qui va devoir faire des efforts plus importants que prévu, et juger si le Portugal apporte des garanties suffisantes pour obtenir un peu de souplesse de ses créanciers. Les ministres des Finances des 17 se retrouvaient dans la matinée pour examiner les mesures que doit mettre en œuvre Nicosie pour bénéficier d’une aide de 10 milliards d’euros et recevoir un premier versement de 75 millions dès le début du mois de mai pour payer les salaires des fonctionnaires. Cette étape devait être une formalité puisque les grandes lignes du plan étaient sur la table après de laborieuses négociations entre Chypre et ses bailleurs de fonds en mars. Mais la situation économique du pays s’est nettement dégradée depuis. «Les besoins financiers de Chypre ont évolué dans un contexte de récession plus profonde que prévu», confirme une source proche des négociations. Chypre, qui sera représentée à Dublin par son nouveau ministre des Finances Haris Georgiades, devra au final trouver 13 milliards d’euros, soit six milliards de plus que prévu initialement, pour obtenir les 10 milliards de prêt de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). L’essentiel de cette somme proviendra de la restructuration du secteur bancaire, qui comprend une ponction sur les créanciers, y compris les gros déposants. Cette mesure inédite rapportera 10,6 milliards d’euros au lieu des 5,8 milliards annoncés au départ. Elle a créé la polémique car c’est la première fois que certains déposants sont mis à contribution dans le cadre d’un plan de sauvetage de la zone euro....
La Slovénie ratifie l'entrée de la Croatie dans l'UE La Tribune.fr La Slovénie a ratifié mardi la demande d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne à la suite de l'accord intervenu en mars entre les deux anciennes Républiques yougoslaves pour...
Via Emilie, Thomas-Penette Michel
L'ancien premier ministre social-démocrate a remporté l'élection présidentielle en Slovénie, évinçant le président Danilo Türk, sur fond de grave crise économique. Selon des sondages effectués par les chaînes de télévision à la sortie des bureaux de vote, Borut Pahor, déjà arrivé en tête à la surprise générale au 1er tour le 11 novembre, obtiendrait 67 % des suffrages exprimés contre seulement 33 % à son rival, la participation étant encore en baisse par rapport au 1er tour, où elle avait été historiquement faible (47,66 %). Dans ce pays de deux millions d'habitants, environ 1,7 million de Slovènes étaient appelés aux urnes et les premiers résultats basés sur des bulletins de vote dépouillés sont attendus vers 22h00. Borut Pahor a voté à la mi-journée à Sempeter, dans l'ouest. "Si je l'emporte, ce sera un message clair aux politiciens slovènes. L'unité et la coopération sont nécessaires pour venir à bout des difficultés", a-t-il estimé. Dans cette fonction largement honorifique et pour un mandat de cinq ans, Borut Pahor aura dorénavant la lourde tâche de rassembler les camps antagonistes de la droite, au gouvernement avec le premier ministre Janez Jansa, partisan d'une rigoureuse politique d'austérité, et de la gauche, dans l'opposition, pour sortir de l'ornière de la crise la petite république issue de l'ex-Yougoslavie....
Environ 1,7 million de Slovènes ont voté dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle, sur fond de grogne sociale face à la récession. Environ 1,7 million de Slovènes ont voté dimanche 11 novembre au matin pour le premier tour de l'élection présidentielle, sur fond de grogne sociale face à la récession. Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures du matin et fermé à 18 heures. Selon les tout premiers résultats, le social-démocrate Borut Pahor est en tête de ce premier tour. C'est la première fois depuis la création de la Slovénie, à l'issue de la partition de l'ex-Yougoslavie, que trois candidats se présentent. Le poste de chef de l'Etat est honorifique. La campagne a peu mobilisé l'opinion qui souffre d'un chômage élevé (11,6 % de la population active) et des mesures d'austérité mises en place par le gouvernement de Janez Jansa (centre droit). Parmi ces mesures, une baisse de salaire des fonctionnaires ou une réduction des aides sociales sont particulièrement critiquées....
Tous les pays candidats à l'Union européenne ont dû faire des sacrifices et des compromis sous la pression de Bruxelles. Et plus ils ont tardé, plus ces concessions ont grossi, met en garde un quotidien macédonien. A chaque fois qu’un État qui souhaite adhérer à l’Alliance atlantique (Otan) et à l’Union européenne (UE) réussit à sauter un des obstacles du parcours du combattant, je pense aussitôt aux mots de Zoran Dogramadziev, un des rares journalistes macédoniens à avoir fait une carrière internationale. Dans un article paru il y a plusieurs années dans notre journal, il a constaté que chaque candidat au club européen devait avaler une couleuvre avant de passer à la case suivante et qu’il était préférable de le faire le plus tôt possible, avant que la "bête" ne grossisse trop ! Ainsi, la Slovénie fut contrainte de restituer les biens appartenant à la minorité italienne ; la Croatie a dû se résigner à céder à la Slovénie une part de ses eaux maritimes dans la baie de Piran ; la Roumanie a baissé la garde et a fait beaucoup de concessions à la minorité hongroise, ce qu’elle n’aurait jamais fait sans la pression de Bruxelles. La Bulgarie a également été obligée d’avaler une couleuvre en fermant partiellement la centrale nucléaire de Kozlodouï, le site le plus rentable du pays. Quant à la Macédoine, la couleuvre à avaler [un compromis avec la Grèce dans le litige du nom opposant les deux pays] a eu le temps de grossir depuis 20 ans et sera d’autant plus dure à avaler....
Le Monde.fr - Le parti du populaire maire centre-gauche de Ljubljana, Zoran Jankovic, arrive en tête de l'élection législative anticipée en Slovénie, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, alors qu'une victoire des conservateurs était largement attendue....
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