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Naguère considérée comme le pays le plus stable de la région, la Slovénie s’enfonce dans la crise et le clientélisme politique. La contestation qui a commencé dans la ville s'est propagé à tout le pays. Le 27 février, après la chute du Premier ministre Janez Jansa, Alenla Bratusek, chef du parti de centre-gauche, prend la tête du nouveau gouvernement. Maribor a toujours eu la réputation d’être une ville où il ne se passait rien. Le taux d’abstention aux élections y était plus élevé qu’ailleurs, ses habitants ne s’engageaient pas particulièrement dans la vie sociale ou politique. Comment est-il possible qu’en une seule semaine 20 000 personnes aient défilé sur la place de la Liberté, brandissant des pancartes contre le maire de la ville, jetant des œufs, des chaises et des cocktails Molotov sur l’hôtel de ville ? On n’en revient toujours pas. D’autant plus que, comme dans une sorte d’extase généralisée, le pays tout entier est descendu dans la rue en signe de solidarité avec Maribor.En vingt ans d’indépendance, c’est un fait sans précédent. On parle même de “l’insurrection de Maribor” comme d’un événement historique. Mais quelles en sont les causes ? La première est la décision du maire de Maribor, Franc Kangler, d’installer des radars fixes à tous les carrefours importants de la ville. En quelques jours seulement, ils ont enregistré 70 000 infractions – autant d’amendes à payer pour une population qui accuse déjà durement le coup de la crise économique. Qui plus est, les radars ont été installés à des endroits où il était le plus facile de prendre les automobilistes en faute, et non pas à proximité des écoles, par exemple. Mais ce n’est pas tout.Le droit de concession des radars a été accordé à une entreprise privée. La majorité des amendes (environ 93 %) a été encaissée par cette entreprise, qui avait promis de renouveler le système des feux rouges. Ainsi, le maire a réussi une mission impossible, à savoir privatiser l’Etat. Les premiers signes de contestation n’ont pas tardé, et on a commencé à trouver des radars incendiés à Maribor.L’affaire de la privatisation des radars n’était que la dernière en date. Maribor a sauté à pieds joints dans le système du capitalisme néolibéral...
L'adhésion du pays à la zone de libre circulation a été reportée à cause du manque de progrès dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Sofia se targue pourtant d'avoir rempli toutes les conditions. Ce n'est pas exactement le cas, comme l'atteste cette enquête de Troud. "Une petite couche de peinture nous sépare encore de Schengen." C'est avec ces mots que le Premier ministre a évoqué notre adhésion à l'espace de libre circulation il y a un an. Ce jour-là, Boïko Borissov a vu rouge lorsqu'une journaliste autrichienne lui a demandé si la Bulgarie était vraiment prête, vu que le pays est considéré comme le plus corrompu et le plus criminalisé de toute l'Union européenne (UE). "Notre frontière est mieux gardée que celle de nombreux autres pays de l'UE", s'était-il énervé, en expliquant qu'il ne restait plus que "quelques bricoles" à accomplir avant de remplir toutes les conditions, comme le "rafraîchissement de la peinture d'un immeuble administratif" – allusion au centre d'accueil d'immigrés clandestins à la frontière turque. Depuis, ce centre a été repeint et il est fonctionnel ; mais l'entrée de la Bulgarie dans l'espace Schengen a été, une fois de plus, reportée. [Le 2 mars, face au veto persistant des Pays-Bas, les dirigeants de l'UE ont une nouvelle fois repoussé la décision, à septembre 2012.]...
L'ex-allié de Silvio Berlusconi est mis en cause dans une affaire de détournements de fonds. M. Bossi a présenté sa "démission irrévocable" de son poste de secrétaire général au cours d'une réunion de la direction de ce parti implanté dans le Nord, qui s'est tenue dans l'après-midi à Milan, selon les médias italiens. M. Bossi, fondateur de ce mouvement fédéraliste et hostile aux immigrés, dont l'appui était indispensable à Silvio Berlusconi lors de son dernier mandat (2008-2011), a été toutefois nommé président du mouvement, un poste taillé sur mesure et surtout honorifique...
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L'Italie et la Grèce sont, respectivement, 72e et 94e au classement mondial que publie l'ONG Tranparency International. Danemark, Finlande et Nouvelle-Zélande se partagent la première place. La France est 22e, l'Allemagne 13e. La corruption continue de faire des ravages dans le monde et touche en zone euro les pays les plus affectés par la crise, Grèce et Italie notamment, dont le classement se détériore, indique Transparency International dans son rapport annuel publié mercredi. Qui pointe notamment un niveau de corruption «décevant» en zone euro «dans les pays les plus affectés» par la crise économique et financière. Cette année, l'Italie et la Grèce sont respectivement 72e et 94e, n'obtenant que 42 et 36 points, et perdent respectivement 3 places et 14 places par rapport au classement précédent, indique Transparency, qui a son siège à Berlin. L'Italie affiche ainsi un niveau équivalent à la Tunisie (41 points), tandis que la Grèce égale celui de la Colombie. Parmi les pays récemment frappés par la crise de la dette, l'Irlande (25e), l'Espagne (30e) et le Portugal (33e) obtiennent des scores supérieurs à 60 points. Moins durement touchées par la crise, l'Allemagne et la France se classent respectivement 13e et 22e, avec des notes supérieures à 70. Transparency recommande une nouvelle fois à l'UE «d'accentuer les efforts pour prévenir la corruption au sein des institutions publiques». Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande se partagent la première place des pays les plus vertueux avec des scores de 90. Japon et Royaume-Uni se classent 17e ex-aequo, juste devant les Etats-Unis qui sont 19e....
Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption ou de fraude qui pullulent en Espagne. En cause : l'impact du boom immobilier, à l'origine de tous les maux du pays. Francisco Correa se faisait surnommer "Don Vito", en référence au film Le Parrain. Il est sorti le 11 juin de la prison de Soto del Real, après plus de trois ans de détention préventive, sans avoir encore été jugé. Cet homme d'affaires espagnol est considéré comme le cerveau du grand scandale politico-financier baptisé l'"affaire Gürtel". Il est accusé d'avoir arrosé de pots-de-vin pendant dix ans des élus du Parti populaire en échange de l'adjudication de contrats de travaux publics et d'organisation d'événements d'envergure tels que la visite du pape à Valence en 2006. L'enquête judiciaire continue toujours. En revanche, le 18 juin, le procès de l'"affaire Malaya", un immense réseau de blanchiment d'argent et de corruption urbanistique à Marbella, en Andalousie, a enfin commencé, après sept ans d'instruction. Le procureur a demandé un "verdict exemplaire" pour ce qui fait figure de symbole de la corruption municipale. En 2006, le nombre de personnes impliquées avait conduit le conseil des ministres à ordonner la dissolution du conseil municipal. Et, aujourd'hui, sur le banc des accusés, on trouve aussi la célèbre chanteuse de copla Isabel Pantoja. Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption, abus de biens sociaux ou fraude qui pullulent en Espagne. A Alicante, des voyages, voitures de luxe et "traductrices roumaines" ont été payés avec les fonds destinés au ramassage des ordures dans l'"affaire Brugal".....
Le patron de la chaîne privée OTV, célèbre pour ses émissions racoleuses, a fondé l'an dernier son propre parti, le Parti du peuple. Celui-ci connait un succès fulgurant. A quelques semaines d'échéances électorales importantes, les sondages lui sont très favorables, ce qui inquiète le quotidien România Libera. S'il n'existait pas déjà, il est certain que quelqu'un inventerait une formation avec les aspirations et le profil du Parti du peuple [PPDD, qui se déclare centriste, créé en 2011 par Dan Diaconescu]. La preuve en est la prévision, dans les derniers sondages, des résultats électoraux de cette formation politique du patron d'OTV [chaîne de télévision privée, très en vogue en Roumanie] : les intentions de vote se situeraient entre 12 % et 14 %, soit plus que le Parti démocrate libéral (PDL, au pouvoir). Cela signifie que le parti de Diaconescu ne pourra pas être évité dans les négociations pour la passation du pouvoir de 2012 [les élections locales sont prévues le 10 juin et les élections législatives en novembre]. Nous pourrions nous retrouver avec des hommes proches de Diaconescu à des postes clés du gouvernement. Mais qui sont les leaders du PPDD ? Il s'agit essentiellement d'hommes d'affaires douteux, de fonctionnaires malhonnêtes, carriéristes notoires ou personnages mondains....
Malgré les scandales, les affaires de corruption ou les soupçons de collusion avec la mafia, le Premier ministre bulgare semble indéboulonnable. Depuis le discours de Sarko Ier à Villepinte, la France Forte a découvert ébahie que l'espace Schengen ne serait en fait qu'un énorme gruyère, laissant se faufiler chaque jouer flots d'immigrants et de contrebandiers en tout genre. Et le candidat président a laissé entendre qu'un nouveau trou béant ne va pas tarder à s'ouvrir: la Bulgarie et sa frontière avec la Turquie, portes ouvertes aux cargaisons venues de cet Orient si compliqué et anxiogène Irak, Afghanistan, Pakistan voire Chine. Sofia continue de négocier son adhésion à Schengen après avoir, malgré la longue opposition de Sarkozy et Merkel, été intégré à l'Union Européenne. Classé parmi les pays les plus pauvres et corrompus d'Europe, la Bulgarie n'a pas, ces derniers temps, reçu que l'hommage du chef d'Etat Français… Le Gerb, allié de l'UMP au parlement européen au sein du PPE (parti populaire européen) a remporté l'élection sans que l'UE, Sarkozy ou les Etats-Unis n'en disent un mot, sans doute fascinés par le véritable patron du pays: le Premier Ministre Bojko Borisov, indéboulonnable Premier ministre depuis juillet 2009, boss du Gerb et misogyne notoire. «ll n’y a pas de lesbiennes en Bulgarie, juste des femmes qui n’ont pas encore rencontré Bojko», assure une blague populaire. Tout un programme....
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