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ITALIE. A gauche, une primaire sous haute tension

ITALIE. A gauche, une primaire sous haute tension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dimanche, les Italiens devront dire qui du vieux Pierluigi Bersani ou du fougueux Matteo Renzi accèdera à la tête du Parti démocrate et peut-être, plus tard, de l'Italie.

 

D'un coté Pierluigi Bersani, 61 ans, secrétaire général du Parti démocrate (PD). De l'autre son challenger Matteo Renzi, 37 ans, le jeune loup qui est aussi maire de Florence. Ce sont les deux principaux candidats aux "primaires" du dimanche 25 novembre, qui vont désigner le chef de liste du centre gauche aux législatives du printemps 2013.

On ne connaît pas encore le nombre total des inscrits mais ce sont sont un à deux millions d’électeurs qui sont attendus. Ils iront entre 8 heures et 20 heures mettre leur bulletin de vote dans les urnes des 8.000 sièges du PD. Ces "primaires" sont très chaudes. Elle mobilisent tout l'intérêt des médias et de l’opinion parce que le PD est crédité d’environ 30% des suffrages, et du titre probable de premier parti d’Italie - ce qui désigne automatiquement son chef de liste comme futur Premier ministre en cas de victoire. Comme successeur donc de Mario Monti au Palazzo Chigi.

Et ce, dans une situation économico-politique pas précisément facile : le "spread" des bons du Trésor italiens avec les Allemands continue de tourner autour de 320 ; les différents plans de rigueur ont épuisé la patience de la population ; le départ de Berlusconi laisse un centre droit en morceaux ; le "centre" de l’échiquier politique, quant à lui, essaie de se réorganiser avec l'ambition à peine dissimulée de refaire une nouvelle Démocratie Chrétienne. Après les mots très durs qui se sont exprimés pendant la campagne, tout le monde se demande comment, après le scrutin de dimanche, Renzi et Bersani pourront continuer à s’abriter sous le même parapluie.....

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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

Quelles sont les extrêmes droites européennes ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
Vincent DUBOIS's insight:

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ?

EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Européens se rendent aux urnes du 22 au 25 mai. Ces élections vont-elles voir l'avènement d'une "vague populiste" ? Et d'ailleurs, quels sont les différentes sensibilités des partis que l'on range dans cette large catégorie ?



"La véritable menace" pour l’Europe n’est pas l’extrême droite radicale comme Aube Dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie, mais "une force plus subtile, connue comme 'la nouvelle extrême droite''', écrit The Daily Telegraph qui se propose de distinguer entre les différentes sensibiltés à l'aide d'une carte interactive. Indiqués en couleur verte, "ces partis, dont le FN de Marine Le Pen est le plus prominent, se sont donnés beaucoup de peine afin de lisser leurs messages et communication. Les bottes noires, les skinheads et les slogans ont été rélégués au passé. Ils ont été remplacés par les costumes-cravates bien taillées, qui donnent à leurs dirigeants une apparence presque respectable", note le journal.

Après les élections européennes du 22 au 25 mai, cette "extrême droite 2.0 changera très probablement le paysage politique de l’UE", au vu des sondages. Cependant, rappelle le Daily Telegraph, la nouvelle alliance menée par Le Pen et Geert Wilders est incertaine : un groupe politique au sein du Parlement européen nécessite au moins 25 députés européens issus de 7 Etats membres différents. C'est ce deuxième critère qui pourrait leur poser problème. Certains, dont les Démocrates suédois, sont réticents à rejoindre leur camp, étant donné que "le FN est très impopulaire en Suède".

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« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui est Alexis Tsipras, chef de file de la gauche européenne, qui séduit dans l'Union mais a du mal à pousser son avantage dans son pays, la Grèce ?

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

 

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris....

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Les pays européens (mal) vus par leurs voisins

Les pays européens (mal) vus par leurs voisins | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis cinq ans, le graphiste bulgare Yanko Tsvetkov joue avec les stéréotypes dans ses «cartes des préjugés».

 

Yanko Tsvetkov s’est alors lancé dans une série de cartes de l’Europe et du monde «vu par» les Suisses, les Norvégiens, les Roumains, l’Amérique Latine, les gays, les Vikings... D'abord publiées sur Internet, elles trouvent bientôt un éditeur. Les Atlas de Yanko Tsvetkov se moquent des idées fixes sur les Anglais impérialistes et buveurs de thé, les Polonais qui sont plombiers et catholiques, les Espagnols bruyants (en dehors des heures de sieste), et les Français qui ne se lavent jamais et sont fiers de manger des grenouilles.

 

 

Pour l'auteur, le plus important n’est pas de chercher à se débarrasser de ses préjugés, mais d’en plutôt d’en avoir conscience. Et surtout, d'en rire. Pour Tsvetkov, l’homme a toujours cherché à rejeter la faute sur autrui et trouvé un bouc émissaire : «C’est le cœur du fonctionnement des préjugés. J’essaye surtout de regarder le côté marrant des choses. C’est quand ils sont pris au sérieux que les préjugés peuvent vraiment poser problème.»

Même si certains préjugés semblent fonctionner, le Bulgare rappelle qu'il faut toujours s'en méfier. «Par exemple, il y a un stéréotype selon lequel les Allemands n’ont pas le sens de l’humour... Et pourtant, c’est dans un journal allemand qu’une de mes cartes a été publiée la première fois !», rigole-t-il. «Ce que j’espère, c’est que la connaissance de ces stéréotypes pourra inspirer un peu d’humilité vis-à-vis des autres.»

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Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes

Le parti néonazi grec Aube dorée autorisé à se présenter aux européennes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre.

 

La Cour suprême de Grèce a autorisé le parti néonazi Aube dorée à se présenter aux élections européennes du 25 mai, a annoncé samedi un avocat de la formation politique. «Nous nous attendions à cette décision. Nous avons foi dans la justice grecque», a déclaré l’avocat Pavlos Sarakis. La participation de la formation néonazie aux européennes avait été mise en doute par le lancement de poursuites pénales à son encontre. Six de ses députés, dont le chef de file du parti, sont en détention provisoire dans l’attente d’un procès pour «direction et appartenance à une organisation criminelle». La plupart des 18 parlementaires d’Aube dorée font l’objet d’une enquête judiciaire, mais la loi grecque stipule que seule une condamnation peut empêcher un candidat de se présenter à une élection. La liste d’Aube dorée aux européennes n’inclut aucun de ses élus au Parlement grec....

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Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ?

Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que la gauche critique s’évertue depuis des années à parler d’Europe sociale, plusieurs intellectuels de gauche font un pas de plus et prônent désormais une rupture claire avec Bruxelles.
Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé? “A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire. “On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.....
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Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE

Europe : quoi de neuf à l'Est ? | ARTE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dix ans après l’extension de l’Union Européenne vers l’est, où en sont les "jeunes" pays adhérents, de la Pologne à la Croatie ? Quelles sont leurs perspectives ? Depuis Varsovie, Andrea Fies tente de répondre à ces questions par le biais de reportages, d’entretiens et d’analyses.

Via Thomas-Penette Michel
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Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé

Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le traité TAFTA, négocié dans le secret par Bruxelles et Washington, a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial.

 

Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, préparé depuis une dizaine d’années, et officiellement négocié depuis l’été 2013. Il a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux : pour ses défenseurs, il pourrait faire gagner jusqu'à 0,05 points de PIB par an aux économies américaine et européenne, boostant les échanges et les créations d'emplois.

Quatre rounds de négociation rassemblant à chaque fois une centaine de personnes ont déjà eu lieu à Bruxelles et Washington. Les négociations, menées par la Commission européenne de ce côté de l’Atlantique, sont censées aboutir en 2015. Le traité devra alors être validé par les Vingt-Huit Etats-membres de l’Union européenne, puis voté par le Parlement européen.

 

Le traité devait originellement s’appeler TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Area (zone de libre-échange transatlantique). Il a été depuis rebaptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), car son nom ressemblait trop à celui du traité ACTA, rejeté par le Parlement européen en 2012 à l’issue d’un long combat politique. En français, cela donne PTCI : le « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ». Pour autant, ses adversaires, rassemblés depuis plusieurs mois sous l'étendard #STOPTAFTA, ont décidé de continuer à utiliser son nom original...

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Et si l'Ecosse devenait indépendante ? - France Inter

Et si l'Ecosse devenait indépendante ? - France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A cinq mois de la tenue du référendum sur l'autodétermination, l'écart entre les partisans de l'indépendance de l’Écosse et les opposants se réduit. L’Écosse est liée à l'Angleterre depuis 307 ans.

 

Unie à l'Angleterre en 1707, l'Ecosse dispose déjà depuis 1997 d'une autonomie relativement large au sein du Royaume-Uni dont elle est l'une des quatre nations (Angleterre-Ecosse-Irlande du Nord-Pays de Galles), mais les questions de défense et de politique étrangère continuent à relever de Londres.

 

Depuis plus de 30 ans, les indépendantistes représentent invariablement le tiers de l'électorat, mais l'écart s'est un resserré ces derniers mois. Les partisans du "oui" seraient désormais 40%, dix points de plus qu'il y a un an, contre 45% pour les partisans du "non". Avec 15% encore d'indécis, une victoire du "oui" semble désormais et pour la première fois depuis le début de la campagne une possibilité réelle....

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Russie-UE : quelles dépendances économiques ?

Russie-UE : quelles dépendances économiques ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Carte interactive. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, l'UE peine à s'entendre sur des sanctions économiques. Etat des lieux des dépendances économiques.

 

Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, les vingt-huit pays de l'UE peinent à s'entendre sur des sanctions économiques contre Moscou.
Chaque Etat membre a ses raisons de craindre les conséquences de telles sanctions pour son économie. La Russie est le troisième partenaire commercial de l'UE, derrière les Etats-Unis et la Chine. Elle représente environ 12 % des importations des Vingt-Huit (principalement de produits énergétiques – pétrole et gaz) et 7 % des exportations (essentiellement de produits manufacturés – automobile et chimie).

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L’Ukraine signe un accord historique avec l’UE

L’Ukraine signe un accord historique avec l’UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Ukraine a scellé vendredi à Bruxelles un accord historique d’association avec l’Union européenne, provoquant une réaction virulente de la Russie, sommée par l’UE d’apaiser d’ici à trois jours la situation dans l’Est séparatiste.

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a, selon une source diplomatique européenne, proposé de proroger d’autant le cessez-le-feu décrété vendredi dernier à ses troupes et exigé la libération d’otages, dont des observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et la fin des «infiltrations» d’armes et de combattants.

«C’est à moi de prendre la décision (sur la prolongation du cessez-le-feu). Je dois consulter le Conseil de défense, mais l’heure limite est 22H00 (19H00 GMT), donc la décision doit être prise aujourd’hui», a-t-il néanmoins déclaré à Bruxelles. Aucune information n’a depuis filtré alors que la trêve a expiré.

Un chef rebelle de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï, a d’ores et déjà fait savoir que les rebelles étaient d’accord pour prolonger la trêve «pour la même durée que celle que M. Porochenko a proposée».

M. Borodaï s’exprimait à l’issue de consultations avec des représentants de Kiev. Il a également indiqué qu’après une première libération la veille d’observateurs de l’OSCE retenus depuis le 26 mai, une deuxième équipe retenue dans l’Est depuis le 29 mai devrait être libérée incessamment...

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Pour recruter des enseignants, l’Europe a des idées

Pour recruter des enseignants, l’Europe a des idées | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Revaloriser les salaires, favoriser la formation continue ou améliorer l'image des profs dans les médias figurent parmi les pistes proposées par Bruxelles.

 

L’Europe manque d'enseignants. Partant de ce constat, la Commission européenne a réalisé une  étude menée dans 32 pays – les 28 pays de l'Union ainsi que l'Islande, la Norvège, la Turquie et le Lichtenstein – pour mieux cerner les raisons du manque d’attractivité de ce métier et dresser une liste de recommandations pour y remédier. Dans son rapport intitulé Comment rendre le métier d’enseignant plus attractif publié fin mai, l’Union européenne souligne que le vieillissement de la population risque d'accentuer cette pénurie dans plusieurs pays comme l'Allemagne, la Suède ou encore l'Italie.

La mauvaise image de la profession et les bas salaires expliquent en grande partie la désertion du métier. C'est ce que relève l'étude, qui s'est appuyée, pour parvenir à ses conclusions, sur un sondage, réalisée par Bruxelles auprès de plus de 80 000 professeurs, étudiants, formateurs et chefs d'établissement de 31 pays européens. En France, à titre d'exemple, la moitié des postes mis au dernier concours de mathématiques n’ont pas été pourvus. 

En outre, si la plupart des sondés répondent qu'ils ont choisi ce métier par vocation, un enseignant sur trois envisage de changer de profession. En France, ils sont même plus de 60% à rêver d'une reconversion.Un projet que seule une minorité d'entre eux mettra probablement à exécution, faute d'y être aidés. Développer les reconversions est par conséquent l'une des nombreuses propositions émises par la Commission pour rendre le métier plus attractif....

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate

Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Europe, c’est la paix. L’Europe, c’est sexy. L’Europe, c’est la fin des frontières et la diversité des cultures mêlées à la joie d’être ensemble... Pourquoi les opérations de com qui veulent inciter les citoyens européens à voter tombent-elles à ce point à côté de la plaque? Pourquoi on a parfois l’impression que le concours ringard et niais de l’Eurovision se prolonge au-delà du sacre de Conchita Wurst? ...
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Les élections européennes expliquées en patates

Les élections européennes expliquées en patates | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les règles en France ? Quelles différences avec les autres pays ? Les explications avec le cas de Sandrine, qui tente de rejoindre les rangs des eurodéputées.

 

Comme tous les cinq ans depuis 1979, les citoyens européens sont appelés aux urnes. L'objectif : renouveler la composition du Parlement européen, l'un des deux organes législatifs de l'Union avec le Conseil de l'Union européenne. Quelles sont les règles du scrutin en France ? Quelles différences avec les pays voisins ? Les explications concrètes avec le cas de Sandrine, une Française qui tente cette année de rejoindre les rangs des patates eurodéputées.

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Comment intéresser les Français à l'élection européenne ?

Comment intéresser les Français à l'élection européenne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention en France est passé de 39,3 % à 59,5 %.



Arnaud Danjean, candidat UMP aux élections européennes, n'oublie jamais son stylo lorsqu'il sillonne la région Est dans laquelle son parti l'a positionné en numéro deux. D'un trait de plume, le député sortant trace un triangle puis inscrit au bout de chacune des trois extrémités : « Ici, la Commission européenne qui propose mais ne décide pas », « là, le Conseil qui codécide » et « là, le Parlement européen qui lui aussi codécide. »

En général, ce moment de pédagogie est apprécié, mais il ne suffit pas à briser la glace. « Comment faire ? » déplore le quadragénaire qui, élu depuis 2009, avoue son impuissance : « Du lundi au jeudi midi, je suis à Strasbourg ou à Bruxelles, il me reste le vendredi pour sillonner la circonscription, mais elle a la taille de cinq régions françaises ! »



La distance entre les Français et le Parlement européen est ancienne : depuis 1979, date du premier scrutin européen, le taux d'abstention a grimpé de 39,3 % à 59,5 %. Selon la dernière enquête TNS Opinion réalisée en juin 2013, seuls 40 % des Français pensent que leur « voix compte dans l'UE » (– 17 points en un an), 64 % se déclarent « pas intéressés par les politiques européennes » (+ 13 points en six mois) et 48 % se disent « insatisfaits du fonctionnement de la démocratie dans l'UE » (+ 8 points en six mois). Tous les ingrédients sont réunis pour que la crise de défiance s'aggrave...

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Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro »

Herman Van Rompuy : « Le populisme n'est pas né avec la crise de l'euro » | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le président du Conseil européen défend sa gestion de la crise de l'euro et dit avoir « la conscience tranquille ».

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, défend, dans un entretien au Monde, la gestion de la crise économique, qu'il évoque dans son livre L'Europe dans la tempête (éd. Racines, 2014). Nommé fin 2009, au début de la crise de l'euro, il juge que Bruxelles a « évité le pire ».

 

Vous sentez-vous responsable de la montée du désenchantement à l'égard de l'Europe et des instances bruxelloises ?


Herman Van Rompuy : Non, j'ai la conscience tranquille. Nous avons fait notre travail pour sauvegarder l'union monétaire. Si l'euro avait échoué, c'est toute l'Union européenne (UE) qui aurait échoué. Si nous n'avions pas fait cela, nous serions en pleine dépression, comme dans les années 1930. Nous avons évité le pire, même si, bien sûr, tout cela a un prix.

 

 

La montée en puissance des idées eurosceptiques n'est-elle pas liée à la façon dont la crise a été gérée ?


Il faudrait plutôt poser la question à la génération qui nous a devancés, qui a été responsable des premières années de la zone euro, a dû voir les problèmes émerger et n'a pas agi. Là, c'est une très grande responsabilité. Je ne pense pas à MM. Kohl et Mitterrand, qui avaient pris une initiative très forte pour aller vers une Allemagne réunifiée dans une Europe plus unie.

Mais, après la création de l'euro, il fallait mettre en place tous les instruments nécessaires pour faire de l'union monétaire une véritable union économique. Or ces dispositions, comme la création des fonds d'assistance financière, de l'union bancaire et d'un cadre plus strict de surveillance budgétaire et économique, ne peuvent être prises que le dos au mur, dans un climat de crise. C'est malheureux, mais c'est comme cela.

 

 

Dans de nombreux pays, dont la France, l'Italie ou les Pays-Bas, le vote populiste et eurosceptique risque de battre des records…


Avant la crise, il y avait déjà pas mal de populisme. En France, Jean-Marie Le Pen est arrivé second à la présidentielle de 2002, sans que cela tienne spécifiquement à l'Europe. Puis les Français ont voté « non » au projet de Constitution en 2005, donc bien avant la crise. Il y a en France par rapport à l'Europe un sentiment ambigu, ou parfois franchement négatif. Le populisme n'est pas né avec la crise de la zone euro. C'est un phénomène de société beaucoup plus vaste qui ne peut pas être attribué à la seule Europe. Tous les sondages indiquent que la confiance dans les institutions nationales est encore plus basse que dans les institutions européennes....

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EUROPE • La Moldavie, Etat schizophrène

EUROPE • La Moldavie, Etat schizophrène | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dès le 28 avril, les Moldaves circuleront sans visa dans l’Union européenne. La signature d’un accord d’association avec l’UE est prévue pour juin. L’écrivain Vitalie Ciobanu se demande si cela suffira à contrebalancer la propagande russe.
“Le fouet royal est plus rude que le bâton de l’ancien tsar !” C’est la phrase que j’ai retenue d’un film de mon enfance, si marquée par la propagande soviétique. La réplique sortait de la bouche d’un officier roumain, lancée de manière méprisante à un prisonnier bolchevique d’un village de Bugeac [région située jadis entre la Moldavie et la mer Noire, elle est aujourd’hui partie intégrante de l’Ukraine] où, en 1924, les Soviétiques avaient orchestré un “soulèvement spontané” des paysans contre l’odieux régime “bourgeois latifundiaire” roumain. Le film avait été tourné en russe, puis traduit en “moldave”, pour que la population de la Moldavie soviétique interprète l’histoire comme il convenait. Si j’évoque ce simulacre cinématographique, peuplé d’acteurs russes et moldaves, c’est parce que j’éprouve une sensation de déjà-vu. Moscou applique dans les régions de l’est de l’Ukraine, comme elle l’a fait en Crimée, les méthodes déjà employées dans l’entre-deux-guerres pour tenter de déstabiliser la Roumanie, organisant toutes sortes d’émeutes par le biais d’agents déguisés qui ont pour mission de soulever la population locale contre les autorités légitimes, pour invoquer par la suite le prétexte de l’envoi de troupes “libératrices”. Heureusement, il n’y a pas que de mauvaises nouvelles. A partir du 28 avril 2014, les Moldaves détenteurs de passeports biométriques pourront voyager sans visa dans les pays de l’Union européenne. L’actuel gouvernement proeuropéen de Chisinau se présentera aux élections parlementaires de novembre en ayant ainsi respecté une grande promesse. En juin, ce palmarès sera complété par la signature de l’accord d’association et de celui de libre-échange. Avec le temps, les bénéfices de ce spectaculaire changement de statut international seront perceptibles, mais les Moldaves ne sont pas habitués à considérer l’histoire à long terme, ils sont toujours esclaves de la conjoncture. Si la coalition proeuropéenne n’avait pas pu se rétablir en 2013 aux commandes du pays par l’investiture du gouvernement de Iurie Leanca, on serait aujourd’hui dans une situation… inénarrable. Les élections anticipées auraient porté au pouvoir le Parti communiste, la Moldavie n’aurait rien signé au sommet du Partenariat oriental de Vilnius [en novembre 2013], et la Russie aurait disposé à Chisinau d’un allié précieux qui l’aurait aidée à légitimer sa politique en Ukraine....
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Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate

Comment le parti d'extrême droite Jobbik a colonisé la Hongrie | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Karaokés nationalistes, groupes de rock au discours agressif, manuels ancestraux, taxis partisans, costumes traditionnels, sites d'information... Le parti d'extrême droite, qui espère rassembler plus de 20% des électeurs lors des deux rendez-vous électoraux de 2014, a envahi tous les aspects de la vie quotidienne.

 

«Nous sommes désormais le plus populaire des partis radicaux de l’Union européenne!», lançait fièrement Gábor Vona, leader du parti d’extrême droite hongroise Jobbik, dimanche 6 avril, à l’annonce des résultats anticipés des législatives remportées par le Fidesz de Viktor Orban.

 

Le Jobbik, ce jeune et virulent parti, y a culminé à un peu plus de 20,5%, le meilleur score de son histoire, même s'il ne lui a permis de rafler que 23 sièges au Parlement hongrois. Fondé en 2003, il avait fait sa grande entrée en politique aux élections européennes de 2009, envoyant trois députés siéger à Strasbourg, pour réitérer à domicile un an plus tard, avec 17% des suffrages aux législatives de 2010. Une performance que le parti espère renouveler lors des prochaines européennes, fin mai, pour conquérir un siège supplémentaire.

 

«Le Jobbik, ce n’est pas un parti, c’est une communauté», déclarait György Szilágyi, chef de file du parti à Budapest, à l’occasion de son dernier meeting, le 4 avril.

Une affirmation on ne peut plus pertinente. Car le Jobbik, qui critique aussi bien la corruption politique que les intérêts sionistes, les dérives des banques, l’accaparements des terres, les «déviants homosexuels», les «criminels tsiganes», plaide pour un référendum sur la sortie de l’UE et la réinstauration de la peine de mort, est un parti que sous-tend un ensemble de valeurs et d’objets «totems». Son succès est indissociable de ses composantes «communautaires», alternatives rassurantes au chaos qui règne actuellement dans la politique hongroise.

En l’espace de quelques années, grâce à la maîtrise des réseaux sociaux, la mise en place de relais médiatiques et l’organisation d’événements fédérateurs, il a su rallier autour de son orbite des dizaines de milliers de Hongrois. Si une grande partie de ses électeurs se contentent de glisser un bulletin contestataire dans l’urne lors des élections, il est aussi possible de mener une existence «nationaliste» sur la planète Jobbik. Mode d’emploi....

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Hongrie : quelle victoire pour Orban ?

Hongrie : quelle victoire pour Orban ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 

 

...Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. L'opposition a du mal à imposer sa voix.




Un drôle d'air souffle sur Budapest et la Hongrie, pendant la campagne électorale plutôt molle pour les législatives, organisées dimanche 6 avril. Dans les rues de Budapest, « on ne voit pas de sourires sur les visages », constate Ilona Bokor. Cette femme de ménage vit avec ses 200 euros mensuels et ne se plaint pas. Elle est contente du premier ministre Viktor Orban parce qu'il a réduit les tarifs d'eau et d'électricité en faisant pression sur les filiales étrangères qui les détiennent. « Il essaye de récupérer ce qui était à l'Etat hongrois, c'est bien », explique-t-elle.

A l'opposé, un professeur d'université décrit une « catastrophe » qui s'est abattue sur le pays. « Nous vivons dans la société de la peur. On n'a pas peur d'aller en prison, mais de perdre notre travail. » Le gouvernement hongrois a fait voter une loi permettant au gouvernement de licencier les fonctionnaires sans explications. Ce quinquagénaire refuse de donner son nom. « Je ne veux pas que vous indiquiez où je travaille. Je n'ai pas peur pour moi, mais pour mon université. » « Je n'ai jamais connu la population hongroise aussi désespérée », relève le spécialiste de la Hongrie Paul Gradvohl.

 

Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. Les sondages le créditent d'environ 50 % des suffrages, loin devant ses adversaires. La fiabilité des sondages est soumise à caution. Il faut interroger cinq personnes pour obtenir une réponse, car une grande partie des sondés refusent de répondre. « Certains électeurs socialistes me disent qu'ils ont répondu qu'ils voteraient Fidesz », explique le député socialiste Tibor Szanyi.

En dépit des insuffisances des sondages, la principale inconnue semble porter sur l'ampleur de la victoire d'Orban. Lui fait mine d'alimenter le suspense : « Souvenez-vous de 2002 ! », a rappelé Viktor Orban à ses fidèles. Déjà premier ministre de 1998 à 2002, il avait très mal vécu son échec électoral alors qu'il était favori des sondages.
Aura-t-il à nouveau la majorité des deux tiers qui lui donne la toute puissance sur le pays ou devra-t-il se contenter d'une majorité simple ?

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