Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Pour relancer l’économie britannique, David Cameron veut ressusciter «l’esprit du Blitz»

Pour relancer l’économie britannique, David Cameron veut ressusciter «l’esprit du Blitz» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI / ECONOMIE - Le Premier ministre britannique veut partir en « guerre économique » contre la crise dans le même esprit que celui qui a prévalu durant la Seconde Guerre mondiale.

Lors d’un discours prononcé à l’ouverture du Congrès de la CBI, le syndicat patronal britannique, David Cameron a promis de supprimer les obstacles bureaucratiques à la croissance.

 

Adoptant un ton résolument martial, David Cameron a mis un point d’honneur à répondre au monde de l’entreprise qui lui reproche sa lenteur à relancer l’économie britannique. Devant un parterre d’industriels, le chef du gouvernement s’est donc dit déterminé à appuyer sur l’accélérateur en réduisant la bureaucratie et en faisant appel au fameux « Blitz Spirit », l’esprit du Blitz :

« Quand ce pays était en guerre dans les années quarante, le gouvernement a entrepris une révolution. Les règles habituelles ont été contournées et les conventions mises au rebus. Comme un historien l'a dit, tout a été subordonné à ‘ l'objectif primordial ’ de battre Hitler. Eh bien, ce pays est aujourd'hui dans l'équivalent économique de la guerre. Et nous avons besoin du même esprit. »

David Cameron veut aussi limiter le nombre de recours en justice, d’audits ou d’études d’impact, bref tout un dispositif juridique de plus en plus utilisé par des groupes d’opposants pour retarder les grands projets d’infrastructure....

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Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe

Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans la campagne pour les législatives du 12 mai, l’Europe est la grande absente.

Sauf s’il s’agit d’appeler à la sortie de l’UE — comme le fait l’extrême-droite — ou de promettre que les fonds européens continueront bien d’abreuver les caisses du pays — comme le font les deux principaux partis. Extraits. Par Svetoslav Terziev

 

Pour la première fois, depuis que la Bulgarie est rentrée dans l'Union européenne (UE), en 2007, il n'est presque plus question de l'Europe dans l'espace public. Toute rengaine finit par lasser, mais ici la raison semble plus profonde : l'Europe est rentrée dans la longue liste des illusions perdues pendant la transition qui a suivi la chute du communisme en 1989.

Plus aucun parti ne s’affiche devant ses électeurs en brandissant l'idée européenne. Même les formations politiques qui portent le nom "d'européennes" l'ont oubliée. L'Europe a été réduite à une sorte de pin's que les hommes politiques bulgares arborent au revers de leur veste devant les étrangers. Lorsqu'ils en ressentent le besoin, ils accourent à Bruxelles pour se convaincre qu'ils existent encore,– malgré les preuves du contraire qu’ils constatent chez eux. Logiquement, ils n'y rencontrent que des représentants des partis frères qui affichent bruyamment leur soutien, surtout en période électorale.

 

L'exemple le plus éclatant du déclin du rêve européen est offert justement par le parti qui a été aux commandes du pays et qui s'apprête à effectuer un deuxième mandat, le GERB (Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie). Lors de son show grandiose du 7 avril dernier à Sofia, ses militants ont distribué un dépliant en papier glacé, intitulé "La bonne direction pour la Bulgarie : quelques points du programme politique de GERB". Dès les premières lignes, on rappelle qu’il est un "parti de centre-droit, membre de la famille du Parti populaire européen (PPE)". Pour preuve, des membres éminents de la "famille" étaient conviés et installés au premier rang de l'événement, notamment le secrétaire général du PPE Antonio López (Espagne) et le président du groupe parlementaire du PPE à Strasbourg, le français Joseph Daul.

Ils ne se doutaient sans doute pas que leur présence était censée légitimer la mercantilisation de l’idée européenne véhiculée par la droite bulgare. S'ils lisaient le bulgare, ils auraient pu néanmoins constater que le sujet européen n'est abordé que sous l’angle des "fonds européens". Pour qu'il n’y ait plus aucun doute sur le fait que l'Europe est réduite à une vache à lait, l'ex-Premier ministre Boïko Borissov s'est adressé directement à eux lors de son discours. "Grâce à nos invités du premier rang, nous garantissons que dans les prochaines années quelque 32 milliards de lévas (la moitié en euro) seront injectés dans l'économie bulgare. Lorsque nous parlons de GERB, nous devons toujours avoir à l'esprit que nous sommes un parti qui fait rentrer de l'argent en Bulgarie"...

 

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Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique

Elections européennes en Croatie: les leçons d’un élitisme démocratique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pas moins de 28 listes se présentaient ce dimanche aux premières élections européennes de l'histoire de la Croatie, qui deviendra, magie de la numérologie, le 28ème membre de l'UE le 1er juillet prochain. Un nombre qui, rapporté à celui de la participation (environ 21%), soulève un paradoxe : alors que le scrutin a fait l'objet de peu d'attention de la part des quelques 4,3 millions d'habitants appelés à se rendre aux urnes, il a semble-t-il passionné les partis croates traditionnels et même suscité la création de mouvements politiques ad hoc.

Pour se représenter l'élection, il fallait donc scruter la tribune plutôt que l'isoloir. Y voir les ténors s'agiter, réclamer les votes, aller chercher un passeport en forme d’accessit pour Strasbourg. Car le bulletin n'est plus la base principale de leur légitimité. Depuis le milieu des années 2000, la classe politique croate s'est rapprochée des milieux d'affaire et de la politique européenne. Discréditée par des scandales de corruption à répétition dont le plus retentissant a envoyé l'ancien premier ministre Ivo Sanader en prison, elle a pallié au désaveu populaire en constituant des réseaux d'intérêts européens. Elle a saisi l'opportunité qui lui était offerte de tirer sa légitimité du haut plutôt que du bas.

Depuis que la région est sur les rails de l’intégration, « les élites politiques de tous les pays des Balkans tirent leur légitimité de la communauté internationale, c'est elle qui attribue les brevets de compatibilité démocratique, de modernité, d'efficacité. » note Arber Zaimi[1]. Bruxelles a charmé jusqu’au président serbe Tomislav Nikolic pourtant héritier de la ligne ultranationaliste de Vojislav Šešelj [2]. En Croatie, les ex-europhobes ont convoité ce dimanche un siège de député et les 7000 euros de salaire mensuel qui vont avec. Quant aux électeurs, désenchantés par l'Europe avant même d'y être entré, écoeurés par l'arrivisme de ses représentants, ils sont restés à la maison....

 

Le premier lien à disparaître est celui qui liait la Croatie à ses voisins d’Europe centrale au travers du CEFTA (Central European Free Trade Agreement), dont le pays est automatiquement exclu avec son entrée dans l’UE. Une sortie lourde de conséquence puisque de nombreuses entreprises qui vendent dans les Balkans envisagent de délocaliser en Bosnie ou en Serbie afin d’éviter les droits de douane. Un second lien risque d'être rompu entre les travailleurs croates et les chantiers navals de Pula, Split, Kraljevica et Trogir dont Bruxelles exige la privatisation et la mise en concurrence. 

En Europe, de nombreux observateurs moquent la volonté de la Croatie de rentrer dans une UE en crise, au sein de laquelle elle tiendra un rôle périphérique. S'il est vrai que son pouvoir de négociation sera faible, et son indépendance budgétaire réduite, il s’avère que le processus engagé depuis 2004 relève d’une logique cohérente d’un point de vu culturel et économique. [3] Le véritable enjeu est d'ordre démocratique. Le déficit de popularité dont souffre aussi bien les dirigeants croates qu’européens pose une question fondamentale : Ceux-ci peuvent-ils continuer à tracer les règles de la concurrence en faveur d’un gotha européen auquel ils ont rêvé d’appartenir, au détriment des 4/5ème d'une population qui les ignorent ?

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Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


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La Chypre a un nouveau président

La Chypre a un nouveau président | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le candidat de droite, Nicos Anastasiades, un avocat pro-européen et vétéran de la vie politique chypriote, l'a emporté avec 57,5% des suffrages exprimés au second tour.

 

Avocat pro-européen de 66 ans et vétéran de la vie politique chypriote, M. Anastasiades était opposé à Stavros Malas, un indépendant soutenu par les communistes dominant le gouvernement sortant, et sera désormais chargé de finaliser un plan de sauvetage international crucial pour l’île.

Peu avant que les résultats définitifs ne soient publiés sur le site internet du gouvernement, M. Malas a pris la parole à son QG de campagne pour reconnaître sa défaite.

«Je félicite publiquement M. Anastasiades. Maintenant nous avons besoin d’unité, mais nous critiquerons sévèrement tout ce qui pourrait diverger de l’intérêt du peuple ou du pays», a-t-il déclaré.

Le président sortant Demetris Christofias a appelé M. Anastasiades au téléphone pour le féliciter de sa victoire, selon un communiqué de la présidence.

L’annonce du résultat de l’élection a été saluée par des klaxons dans Nicosie, et une foule était rassemblée devant les locaux du parti Disy (droite), que M. Anastasiades préside depuis 1997....

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Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi

Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Je suis ici parce que je voterai PD" a affirmé le réalisateur lors du dernier meeting de campagne du Parti Démocrate.

 

“Silenzio Elettorale”. En Italie, après une campagne cacophonique, le temps du “silence électoral” est venu. Les citoyens se rendront aux urnes dimanche et lundi afin de voter pour leurs députés et leurs sénateurs. Si l’issue du scrutin reste plus qu’incertaine, les derniers sondages publiés le 8 février dernier notaient une inquiétante remontée de Silvio Berlusconi, l’ancien Premier Ministre ramenant l’écart avec Pier Luigi Bersani du centre-gauche de 17 points le mois dernier à tout juste 4 points.

Dans ce contexte, nul ne doute plus du caractère décisif de ces derniers jours. Berlusconi (démissionnaire fin 2011 à la suite de scandales erotico-financiers et d’une gestion économique et politique désastreuse) n’hésitant carrément pas à envoyer une lettre pseudo-officielle aux Italiens domiciliés dans les régions-clés promettant de supprimer et de rembourser la taxe sur l’habitation principale mise en place l’année dernière par Mario Monti. Une promesse irréaliste et malhonnête susceptible pourtant de séduire la population d’un pays où les mesures d’austérité ont permis de réduire le déficit public et de restaurer la confiance des marchés tout en tant participant à la précarisation générale de l’ensemble de la classe moyenne.

Face aux bouffonneries (sur les écrans de la péninsule, le patron de Mediaset a passé ces derniers temps à cabotiner à grands renforts de lazzi et autres allusions sexuelles) de Berlusconi, le soutien de Nanni Moretti au PD n’est donc pas de trop...

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Chypre élit son président sous l'œil de la zone euro

Chypre élit son président sous l'œil de la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le petit pays, confronté à d'importantes difficultés économiques, menace de ruiner les efforts de la zone euro pour sortir de la crise des dettes souveraines.

 

Les électeurs de Chypre sont appelés aux urnes, dimanche 17 février, pour un scrutin présidentiel perçu en Europe comme une étape essentielle dans le sauvetage financier de ce petit pays, qui, malgré sa taille modeste, menace de ruiner les efforts de la zone euro pour sortir de la crise des dettes souveraines.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h, heure locale, pour le demi-million d'électeurs appelés à désigner le prochain président pour les cinq prochaines années. Un second tour sera organisé le 24 février si aucun candidat n'obtient la majorité absolue.

ANASTASIADES FAVORI DES SONDAGES

Le conservateur Nicos Anastasiades est le grand favori du scrutin. Il est crédité dans les derniers sondages d'un peu plus de 40 % des suffrages, soit une quinzaine de points d'avance sur son plus proche rival, Stavros Malas, soutenu par les communistes. Son autre principal adversaire est l'indépendant George Lillikas.

"La situation à laquelle nous sommes confrontés, c'est deux candidats faibles contre une personnalité potentiellement impopulaire. Anastasiades est un personnage clivant au sein de la classe politique chypriote, respecté mais pas forcément apprécié", juge Hubert Faustmann, pofesseur associé à l'université de Nicosie. "L'économie a dominé les débats et j'ai rarement vu une campagne aussi terne. En quelque sorte, elle n'a pas mobilisé la population, qui pourrait être désabusée", ajoute-t-il....

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Chypre, prochain maillon faible de l'Europe

Chypre, prochain maillon faible de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pilier de l'économie chypriote, le secteur financier a été durement frappé par la crise grecque. L'Union européenne et le FMI préparent un plan d'aide.

 

C'est vers l'un des plus petits pays de la zone euro que se tournent maintenant les regards européens inquiets, à quelques jours du scrutin présidentiel du 17 février. Chypre pourrait bientôt devenir le prochain Etat à bénéficier d'un plan d'aide européen, après la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne. Les discussions durent depuis six mois et les tergiversations du président communiste, Dimitris Christofias, ont retardé les échéances. Désormais, c'est l'Allemagne qui s'interroge pour savoir si elle doit payer pour les banques chypriotes et leurs riches clients russes.

Chypre peut-elle devenir une nouvelle Grèce ?... Historiquement et linguistiquement, les rapports entre Chypre et la Grèce sont étroits. Si étroits que des banques hellènes ont investi à Nicosie - et vice versa - et que les banques chypriotes ont acheté une bonne part de la dette grecque. Quand, en mars 2012, la Grèce a réussi à alléger un peu son fardeau en restructurant sa dette auprès des banques, cela a coûté plus de 4 milliards d'euros aux établissements financiers chypriotes, qui avaient déjà accordé de nombreux prêts généreux à des clients et à des entreprises grecques souvent devenus insolvables. Les banques chypriotes tremblent et sont menacées de faillite. Mais une défaillance bancaire provoquerait un tsunami pour une île qui a construit sa croissance à partir de son secteur financier, au point que les avoirs des banques représentent plus de huit fois le produit intérieur brut (PIB) du pays.

La mort dans l'âme, le président communiste, Dimitris Christofias, a dû appeler à la rescousse, en juin 2012, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier a proposé son cocktail désormais bien connu de mesures d'austérité : baisse des salaires et des retraites et hausse d'impôts. Un plan qui pourrait aggraver la récession et l'envolée du chômage, qui frappent déjà la population. L'apparition d'un taux de chômage à deux chiffres dans un pays qui n'a pas connu de problèmes d'emploiest un vrai traumatisme.

L'Allemand Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), vient de tirer la sonnette d'alarme : "Des développements confus à Chypre pourraient saper les progrès réalisés en 2012 dans la stabilisation de la zone euro. Chypre pourrait se révéler être un risque systémique pour le reste de la zone euro, malgré sa taille."...

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Présidentielle tchèque: un 2e tour entre les pro-européens Zeman et Schwarzenberg | La-Croix.com

L'ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman et l'actuel chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg (droite) s'affronteront dans quinze jours lors du second tour de la présidentielle tchèque, un scrutin à l'issue très incertaine.

Ancien social-démocrate et chef du gouvernement en 1998-2002, M. Zeman, 68 ans, partisan de l'"économie sociale de marché", est arrivé samedi en tête du premier tour avec 24,21% des voix, devant le chef du parti gouvernemental TOP 09, M. Schwarzenberg, 75 ans, avec 23,40%.

Tous deux sont pro-européens. Les quelque 8,4 millions d'électeurs tchèques tournent ainsi la page de la décennie du très eurosceptique chef de l'Etat Vaclav Klaus, dont le second mandat quinquennal expire le 7 mars.

Cette première présidentielle au suffrage universel direct, dont le taux de participation a atteint 61,31%, se tient sur fond de morosité générale provoquée par la récession économique et un taux de chômage de 9,4%.

"Comme en France, le duel présidentiel opposera la gauche et la droite", a constaté M. Zeman, dans une brève déclaration à la presse.

Il a saisi l'occasion pour s'attaquer à son adversaire, membre d'un gouvernement de centre droit fragilisé par sa politique d'austérité et divers scandales de corruption.

Le cabinet minoritaire de Petr Necas affrontera en effet jeudi la cinquième motion de censure depuis son installation en juillet 2010....

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L'Italie, l'Europe et le retour du "caïman" / France Inter

L'Italie, l'Europe et le retour du "caïman" / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Silvio Berlusconi a annoncé qu’il revenait dans l’arène électorale. A 76 ans, le "caïman" pourrait faire mal à son pays.

 

C’est l’accident de parcours dont l’Europe se serait bien passée. Après avoir par deux fois retiré le soutien de ses députés au professeur d’économie Monti, le chef du gouvernement qui conduit depuis un an le redressement des comptes publics italiens, Silvio Berlusconi a annoncé qu’il revenait dans l’arène électorale à l’âge de 76 ans et ainsi bouleversé la scène politique de son pays.

Virtuellement privé de majorité parlementaire, Mario Monti a fait savoir qu’il démissionnerait sitôt le budget 2013 adopté, autrement dit avant Noël, et l’Italie sera donc appelée à des élections anticipées qui devraient se tenir fin février ou début mars. A priori, cela ne fait qu’avancer un peu le calendrier puisque des législatives devaient, de toute manière, avoir lieu au printemps mais cette décision de Silvio Berlusconi change en fait tout en Italie.

Maintenant que son ancien chef de file est de retour, la droite italienne risque fort de se scinder entre ceux qui le suivront et ceux qui ne voudront pas se compromettre à nouveau avec un homme inculpé dans un chapelet d’affaires de malversations financières et de détournement de mineures toutes plus scabreuses les unes que les autres. La reconstruction d’une droite unie et recentrée parait désormais hors de portée en Italie aussi et le plus inquiétant est que ce multi-milliardaire s’apprête à faire campagne en surfant sur le mécontentement social qu’a suscité la réduction du déficit budgétaire...

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Slovénie : le social-démocrate Borut Pahor évince le président sortant

Slovénie : le social-démocrate Borut Pahor évince le président sortant | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'ancien premier ministre social-démocrate a remporté l'élection présidentielle en Slovénie, évinçant le président Danilo Türk, sur fond de grave crise économique.

 

Selon des sondages effectués par les chaînes de télévision à la sortie des bureaux de vote, Borut Pahor, déjà arrivé en tête à la surprise générale au 1er tour le 11 novembre, obtiendrait 67 % des suffrages exprimés contre seulement 33 % à son rival, la participation étant encore en baisse par rapport au 1er tour, où elle avait été historiquement faible (47,66 %).

Dans ce pays de deux millions d'habitants, environ 1,7 million de Slovènes étaient appelés aux urnes et les premiers résultats basés sur des bulletins de vote dépouillés sont attendus vers 22h00. Borut Pahor a voté à la mi-journée à Sempeter, dans l'ouest. "Si je l'emporte, ce sera un message clair aux politiciens slovènes. L'unité et la coopération sont nécessaires pour venir à bout des difficultés", a-t-il estimé.

Dans cette fonction largement honorifique et pour un mandat de cinq ans, Borut Pahor aura dorénavant la lourde tâche de rassembler les camps antagonistes de la droite, au gouvernement avec le premier ministre Janez Jansa, partisan d'une rigoureuse politique d'austérité, et de la gauche, dans l'opposition, pour sortir de l'ornière de la crise la petite république issue de l'ex-Yougoslavie....

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ITALIE • "Renzi voulait être le Tony Blair italien, il a réussi"

ITALIE • "Renzi voulait être le Tony Blair italien, il a réussi" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui sera le candidat du centre-gauche italien aux élections générales du printemps prochain ? Pier Luigi Bersani, secrétaire du Parti démocrate ou Matteo Renzi, le jeune maire de Florence.

Quel que soit le résultat du 2 décembre, Matteo Renzi est déjà le grand gagnant .

 

Pier Luigi Bersani est en tête, mais le résultat de Matteo Renzi dépasse toutes les attentes [à l'issue du premier tour des primaires, dimanche 25 novembre, Bersani a obtenu 44,5% des suffrages et Matteo Renzi, 35,5%]. Même s'il perd la guerre, le maire de Florence a déjà gagné sa bataille. Et quoi qu'il advienne, le second tour sera hors norme : si Renzi totalise 37 % des voix aujourd'hui et 40 % dimanche 2 décembre, cela signifie que le Parti démocrate (PD) ne sera plus jamais le même ; il devra s'ouvrir et se moderniser.

Cela signifie également que Bersani, tout auréolé de la victoire qu'il soit, dépendra des reports de voix de Nichi Vendola [candidat au premier tour, président de la région des Pouilles] dont il ne pourra pas se passer. Voilà qui risque de donner un petit air d'extrême gauche à la coalition, exactement l'inverse de ce dont aurait besoin le secrétaire général pour rassurer les partenaires internationaux et séduire l'électorat en vue des prochaines élections nationales. On pourrait donc dire que les derniers, comme Renzi, sont finalement les premiers. Et l'on peut déjà en tirer quelques enseignements.

Premièrement : avoir contraint le secrétaire à un second tour est un succès retentissant pour le PD et pour les partisans des primaires. Dans ce contexte, Matteo Renzi a réussi à incarner la volonté de nombreux Italiens – même étrangers aux pratiques du parti ou anciens électeurs de la droite berlusconienne – de s'impliquer à nouveau dans la vie politique en s'appuyant sur des points de référence au sein de partis transparents et capables de concrétiser une idée de développement, une vision pour le pays....

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Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne

Vers un référendum sur l'indépendance de la Catalogne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
CATALOGNE - La coalition nationaliste du président de Catalogne Artur Mas conserve la majorité mais recule aux élections de dimanche 25 novembre.

 

La gauche indépendantiste connaît une forte poussée, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote. C'est la première étape pour l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la communauté autonome.La CiU obtiendrait entre 54 et 57 sièges contre 62 aux élections de 2010, tandis que le parti historique de la gauche indépendantiste, ERC, gagnerait entre 20 et 23 sièges, contre 10 en 2010, selon un sondage diffusé par les télévisions catalane et espagnole.

"Une fois de plus, CiU gagne les élections. Conséquence de ces premiers résultats, la prochaine législature aura comme objectif la consultation des Catalans sur l'autodétermination", a immédiatement commenté le chef de campagne de la coalition, Luis Corominas.

Toutefois, si ces résultats se confirmaient, ils obligeraient la coalition nationaliste conservatrice d'Artur Mas à faire des alliances avec d'autres partis.....

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ITALIE. A gauche, une primaire sous haute tension

ITALIE. A gauche, une primaire sous haute tension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dimanche, les Italiens devront dire qui du vieux Pierluigi Bersani ou du fougueux Matteo Renzi accèdera à la tête du Parti démocrate et peut-être, plus tard, de l'Italie.

 

D'un coté Pierluigi Bersani, 61 ans, secrétaire général du Parti démocrate (PD). De l'autre son challenger Matteo Renzi, 37 ans, le jeune loup qui est aussi maire de Florence. Ce sont les deux principaux candidats aux "primaires" du dimanche 25 novembre, qui vont désigner le chef de liste du centre gauche aux législatives du printemps 2013.

On ne connaît pas encore le nombre total des inscrits mais ce sont sont un à deux millions d’électeurs qui sont attendus. Ils iront entre 8 heures et 20 heures mettre leur bulletin de vote dans les urnes des 8.000 sièges du PD. Ces "primaires" sont très chaudes. Elle mobilisent tout l'intérêt des médias et de l’opinion parce que le PD est crédité d’environ 30% des suffrages, et du titre probable de premier parti d’Italie - ce qui désigne automatiquement son chef de liste comme futur Premier ministre en cas de victoire. Comme successeur donc de Mario Monti au Palazzo Chigi.

Et ce, dans une situation économico-politique pas précisément facile : le "spread" des bons du Trésor italiens avec les Allemands continue de tourner autour de 320 ; les différents plans de rigueur ont épuisé la patience de la population ; le départ de Berlusconi laisse un centre droit en morceaux ; le "centre" de l’échiquier politique, quant à lui, essaie de se réorganiser avec l'ambition à peine dissimulée de refaire une nouvelle Démocratie Chrétienne. Après les mots très durs qui se sont exprimés pendant la campagne, tout le monde se demande comment, après le scrutin de dimanche, Renzi et Bersani pourront continuer à s’abriter sous le même parapluie.....

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Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance

Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI - Le parti populiste, l’Ukip, a réalisé une percée historique lors des élections locales au Royaume-Uni, infligeant un sérieux revers aux conservateurs menés par David Cameron.
Le scrutin avait une valeur de test à l'approche des législatives de 2015.

 

La vague populiste déferle au Royaume-Uni. Avec 26 % des voix, selon les résultats partiels, le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a réalisé une percée historique lors des élections municipales en Angleterre et au Pays de Galles. Cette victoire électorale de la formation anti-européenne et anti-immigration signe la meilleure performance pour le quatrième parti du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Il obtient en effet 147 postes de conseillers contre huit auparavant.


"Il s'agit d'un changement de cap dans la politique britannique", a lancé le chef de l'Ukip, Nigel Farage, dont le parti ne dispose pas de siège au Parlement britannique mais compte 12 députés au Parlement européen.

Selon lui, la formation aurait tiré profit de la déception des gens à l'égard des trois formations traditionnelles, conservateurs, travaillistes et libéraux. "Nous avons trois partis qui n'ont plus la capacité de gouverner notre propre pays, qui nous ont laissés au bord de la faillite et laissé la porte ouverte aux politiques d'immigration", a-t-il déclaré à la BBC.

"Nous avons été malmenés par tout le monde, attaqués par tout le corps politique qui a fait de son mieux pour empêcher les gens biens de sortir et de voter pour l'UKIP. Ce qu'ils ont fait en nombre", a-t-il par ailleurs affirmé sur Sky News...

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Italie : Beppe Grillo se prépare à envahir l'Europe

Italie : Beppe Grillo se prépare à envahir l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Mouvement 5 Etoiles du comique blogueur a été la révélation des élections de fin février.

Son programme anti-establisment et ses méthodes de “démocratie numérique” sont partagées par de nombreuses formations en Europe, qui pourraient faire front commun lors des élections européennes de 2014. Par Ferruccio Sansa | Emiliano Liuzzi

 

Beppe Grillo a un objectif : l’Europe. Alors que la politique italienne peine à se remettre du tsunami qui vient de la secouer, chez lui, à Gênes, le leader du Mouvement 5 Étoiles vole déjà par la pensée au-delà des frontières. Son objectif déclaré est désormais d’exporter son expérience vers d’autres pays européens où la crise politique et économique est semblable à celle que traverse l’Italie. “Nous ne pouvons pas penser que nous avons fait tout ça pour nous arrêter ici, à Rome. On doit aller plus loin et notre objectif, c’est Strasbourg en 2014, le Parlement européen. Parce qu’il y a une nécessité similaire à celle de l’Italie et parce que si nous prenons pied en Europe, ce sera un changement déterminant pour toute notre époque”, a-t-il déclaré à ses partisans.

Velléitaire ou visionnaire ? Ces dernières semaines, l’objectif est devenu nettement plus concret depuis que les discussions sur le réseau social Meetup se sont étendues au-delà des frontières et des langues. Une “révolution”, disent les participants, “une espèce de Mai ’68 qui aurait la Toile pour vecteur”. “Nous venons tout juste de commencer”, expliquent Grillo et les siens à ceux qui les écoutent ces jours-ci, et qui ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire : le Mouvement 5 étoiles (M5E) a des contacts surtout dans les pays de l’Est — en Slovaquie, Roumanie et Bulgarie. Mais ses regards se tournent particulièrement vers la Grèce, l’Espagne, le Portugal : “C’est en ce sens que je répète que nous venons à peine de commencer”...

 

En Europe, la presse reste divisée au sujet de Grillo. Manuel Castells, de La Vanguardia écrit que “le caractère expérimental de ce projet qui s’en prend à la politique traditionnelle est bien clair. Il a été soutenu par des millions de personnes et par une grande partie des jeunes qui s’identifient avec le désir de sortir de l’impasse des manipulations et de l’opacité engendrées par la délégation des pouvoirs. Or ce sentiment de distance croissante entre les société civiles et les institutions politiques se répand  aussi en Espagne”.

L’Espagne, justement. Un des points de départ de ce que pourrait être la propagation des idées du M5E en Europe. Le 15 octobre 2011, les rues et les places s’étaient remplies de jeunes qui réclamaient un monde nouveau. C’étaient les Indignados espagnols, les Indignés français ou les Occupy Wall Strett américains. Ils étaient des milliers. En Italie, il y eut quelques magasins pillés, la police matraqua ici et là, et puis plus rien....

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Italie : la gauche donnée en tête mais forte incertitude sur la gouvernabilité

Italie : la gauche donnée en tête mais forte incertitude sur la gouvernabilité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les résultats étaient encore incertains lundi soir. Le centre gauche est donné victorieux à la Chambre des députés mais pourrait être battu au Sénat.

 

Le résultat des législatives du week-end en Italie s'avérait très incertain lundi soir avec une victoire probable du centre gauche à la Chambre des députés mais une possible défaite au Sénat, alimentant les craintes d'une ingouvernabilité de la troisième économie de la zone euro.

A la Chambre, la coalition de gauche emmenée par le chef du Parti démocrate (PD) Pier Luigi Bersani s'adjugerait une confortable majorité grâce au système électoral qui accorde 55% des sièges à la formation arrivant en tête.

Les premiers résultats partiels (sur seulement un tiers des bureaux) lui attribuent 31,7% contre 27% à la coalition de droite de Silvio Berlusconi, candidat à 76 ans, pour la sixième fois en 18 ans de carrière politique. Mais de premières projections basées sur des échantillons représentatifs donnaient en début de soirée un écart bien plus réduit (29-29,5% contre 28,5-28,6%).

Au Sénat, la gauche serait également en tête avec 32,35% contre 29,9% pour la droite berlusconienne sur la base des deux tiers des bulletins dépouillés, inversant une tendance donnée précédemment par des projections d'instituts de sondage qui voyaient la droite aux premières loges.

Mais une victoire en voix ne se traduit pas automatiquement en une majorité en sièges (la majorité absolue est à 158 sièges), car le système électoral du Sénat, complexe, accorde une prime majoritaire au niveau de chaque région. Par exemple, les résultats de la Lombardie, région la plus riche et la plus peuplée, pèseront très lourd dans la balance.

La perspective de majorités opposées à la Chambre et au Sénat a fait brièvement passer dans le rouge (-0,1%) la bourse et remonter l'écart des taux obligataires avec l'Allemagne. Les marchés redoutent plus que tout une instabilité gouvernementale en Italie, pays en récession et affligé d'une dette colossale (plus de 120% du PIB).

« C'est sûr que s'il y a une majorité à la Chambre et une autre au Sénat, il n'y a pas de gouvernement », a commenté Stefano Fassina, l'économiste du Parti démocrate, assailli de questions par les journalistes au QG de campagne du PD. Une solution pourrait venir d'une alliance entre le centre gauche et Mario Monti mais tout dépendra du nombre de sièges que ce dernier obtiendra au Sénat où sa liste tournerait autour de 9%. « Je ne sais pas si l'addition des sénateurs de centre gauche et de la coalition de Monti arrive à une majorité », s'est interrogé M. Fassina....

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La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com

La lassitude des Italiens devrait se ressentir dans les urnes | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’issue des élections législatives des dimanche 24 et lundi 25 février est particulièrement incertaine.

 

Salué par toute l’Europe, le gouvernement de techniciens de Mario Monti nommé à l’automne 2011 semblait avoir mis un terme à la commedia dell’arte de la politique italienne. Il n’en est rien. Alors que l’Italie vote dimanche 24  et lundi 25 février pour des élections législatives anticipées, la cure d’austérité imposée par le professore au pays semble avoir eu l’effet contraire, comme si elle avait été perçue comme une punition injuste induisant à la rébellion, à la transgression.

Il y a trois mois, tout semblait pourtant clair. Le très décrié Silvio Berlusconi avait disparu des radars de la politique. Pier Luigi Bersani, vainqueur des primaires du centre gauche, devait remporter les législatives. Et le grand commis d’État, Mario Monti, était hissé au top du hit-parade des successeurs potentiel du président de la République, Giorgio Napolitano, en fin de mandat. Un tableau rassurant pour une Europe très inquiète de l’évolution d’un de ses membres fondateurs.

Mais tout a changé, très vite. D’abord, il y a eu la surprise du retour de Silvio Berlusconi qui, grâce à son art d’occuper toutes les chaînes de télévision, à commencer par les siennes, a permis à son parti, le Peuple de la Liberté (PDL) de faire une remontée spectaculaire. Puis vint la « montée en politique » de Mario Monti et, en parallèle, l’ascension fulgurante du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo. De quoi faire perdre la tête aux Italiens.

De fait, à quelques jours du scrutin, 30 % des électeurs hésitent à se rendre aux urnes ou n’ont pas fait leur choix. ...

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L'Europe en attente de l'Italie / France Inter

L'Europe en attente de l'Italie / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce sont des élections italiennes mais dont ne dépend pas que le sort de l’Italie. Les Italiens élisent dimanche et lundi leurs députés et sénateurs, les deux Chambres dont sera issu leur prochain gouvernement, mais le résultat de ce scrutin dira, d’abord, jusqu’où peut aller aujourd’hui l’exaspération d’électeurs européens, toujours plus tentés, dans presque chacun des pays de l’Union, de donner leurs voix à des démagogues surfant sur leurs colères et leurs désarrois.

               On ne sait pas combien d’Italiens auront finalement cru aux promesses de Silvio Berlusconi mais le fait est qu’à 76 ans, usant et abusant de la chirurgie esthétique et des plaisanteries les plus grasses, l’ancien président du Conseil a réussi un come back en faisant miroiter une amnistie aux fraudeurs fiscaux et en s’engageant à supprimer une nouvelle taxe sur la résidence principale qu’il s’est même dit prêt, par écrit, à rembourser à ceux qui s’en sont déjà acquitté. Croulant lui-même sous les accusations de malversations et d’abus de mineures, il a tranquillement fait appel à ceux qui ne veulent pas payer leurs impôts et cela a marché puisqu’il a ainsi réduit de moitié son retard de dix points sur le Parti démocrate, le grand parti de centre gauche qui était donné largement gagnant il y a quelques semaines encore.

               Mais ce n’est pas tout. L’autre homme qui est mieux que bien parti pour vendre du vent aux Italiens est un comique reconverti en politique, Beppe Grillo, qui a fait une campagne triomphale en dénonçant gauche, centre et droite, tous des pourris, et promettant un retrait de la zone euro, l’internet gratuit pour tous et la semaine de vingt heures. Il a ravi des foules en extase, pourfend les Etats-Unis et préfère, mais oui, la mafia aux partis politiques car «  la mafia n’étrangle pas, l’Etat et les partis, oui ».

               MM. Berlusconi et Grillo pourraient constituer la deuxième et troisième force politique italienne et l’on frémit à la seule idée qu’ils puissent empêcher, à eux deux, la constitution d’une majorité de gouvernement stable.

                L’Italie plongerait alors dans une paralysie économique et politique qui risquerait vite de compromettre la stabilisation de la monnaie européenne et d’ébranler à nouveau l’Union. Comme désormais toute élection nationale en Europe, ces législatives italiennes concernent toute l’Union, à la fois par ce qu’elles diront de l’état de l’opinion paneuropéenne et parce qu’elles pèseront sur les politiques européennes, sur des décisions collectives qui sont de plus en plus souvent les plus importantes...

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LÉGISLATIVES EN ITALIE • Beppe Grillo, un populiste qui pourrait gagner

LÉGISLATIVES EN ITALIE  • Beppe Grillo, un populiste qui pourrait gagner | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que sous-évaluée par la plupart des journaux, la popularité de l'ex-comique Beppe Grillo grandit, notamment chez les jeunes. A deux semaines du scrutin des législatives, c'est un signal à prendre au sérieux, estime le quotidien.

 

Le jeudi 7 février, ni La Repubblica ni le Corriere della Sera n'ont consacré une ligne à Beppe Grillo. Comme s'il n'existait pas. Mais le réveil sera brutal. [Depuis, les deux quotidiens les plus lus d'Italie ont consacré quelques articles à la percée du candidat dans les sondages.]

On a été frappé le mercredi 6 février [lors de l'émission Les Invasions barbares sur la 7] par le décalage entre les paillettes des studios de télévision et la performance de Mario Monti, qui est vraiment passé pour un extraterrestre. Monti ne sait pas se servir de Twitter, n'a jamais entendu parler de Cinquante nuances de Grey, élude la question de l'union civile [l'équivalent du pacte civil de solidarité (pacs) français], se désintéresse du festival de San Remo [festival de musique très populaire en Italie]. Son "gourou américain" [David Axelrod, homme de confiance de Barack Obama] lui a conseillé de faire quelques confidences : Monti s'est donc résolu à bafouiller quelques mots au sujet de son épouse, pendant que Daria Bignardi [animatrice du talk-show] lui collait un petit chien dans les bras.

 

"Oui, nous sommes populistes !"

Le même jour, il suffisait de se connecter sur le site de Beppe Grillo (www.beppegrillo.it) pour découvrir qu'au même moment le candidat (qui a laissé derrière lui sa carrière d'humoriste) haranguait la foule à Marghera [commune de Venise]. Quelques jours avant, il remplissait la place aux Herbes, à Padoue – les images sont impressionnantes, comme le sont toutes les photos du "Tsunami Tour" [nom de la tournée électorale de Beppe Grillo]. Des "gens comme les autres", aurait dit Robert Redford, emmitouflés dans leurs manteaux, étaient là, par centaines, le soir et l'après-midi, à écouter Beppe Grillo.

Il se passe quelque chose en Italie. Ce mouvement est-il bénéfique ou néfaste ? On peut bien sûr en discuter. Mais c'est un phénomène de premier plan. Le Mouvement 5 étoiles est crédité de 17 % dans les sondages, un chiffre que très peu de partis ont été capables de dépasser en Italie...

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Les Tchèques se donnent un président de gauche controversé | La-Croix.com

Les Tchèques se donnent un président de gauche controversé | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman, 68 ans, a remporté la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en obtenant 55,7% des voix après le dépouillement de 98% des bulletins.

 

Démocratie parlementaire, la République tchèque a pour temps fort politique, les législatives, prévues l’an prochain. Jusqu’ici, l’élection du chef de l’Etat s’effectuait donc à bulletins secrets par les membres des deux chambres du Parlement du pays. Députés et sénateurs se réunissaient pour cela au château de Prague, siège de la présidence tchèque.  Mais, une loi en vigueur depuis le 1er octobre dernier, a  introduit l’élection du président au suffrage universel. Ce choix s’explique par le mauvais déroulement de la dernière élection présidentielle, en 2008, selon le mode de scrutin traditionnel :  la reconduction cette année-là de l’actuel président sortant, l’économiste Vaclav Klaus, avait été entâchée d’accusations de corruption et autres pressions sur les parlementaires.

La mesure a fait débat, tant l’introduction du suffrage universel a pu paraître disproportionnée au regard des pouvoirs toujours très limités dont dispose le chef de l’Etat en régime parlementaire. Cependant, d’après des enquêtes d’opinion citées par la fondation Robert-Schuman, 80 % des Tchèques sont favorable à ce nouveau mode d’élection. Comme l’on s’y attendait, près de six électeurs sur dix ont donc participé à ce scrutin :  quelques 59 % pour le second tour qui s’est déroulé les 25 et 26 janvier, contre  61,3% au premier tour il y a quinze jours.

Samedi 26 janvier, selon les chiffres communiqués par l’Office des statistiques, sur la base de 98 % des votes dépouillés, c’est l'ex-Premier ministre de gauche Milos Zeman, 68 ans, qui a donc remporté cette première présidentielle au suffrage universel direct, en obtenant 55,7% des voix. Son rival, le chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg (droite), 75 ans, a obtenu 44,3%, selon ces résultats quasi-définitifs, communiqués par l'office des statistiques (CSU).

Milos Zeman qui prêtera serment le 8 mars, sera le troisième à occuper la fonction de président depuis l'indépendance de la République tchèque en 1993, succédant à l'artisan de la "Révolution de velours" de 1989 et chef de l'Etat en 1989-2003 Vaclav Havel et à l'économiste libéral Vaclav Klaus (président depuis 2003), tous deux élus par le Parlement....

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Allemagne : un clone de Schröder ?

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Le candidat du SPD à la chancellerie veut instaurer la «justice sociale». En reniant ses positions passées...

 

Peut-on faire des ménages - à 25 000 € la conférence - chez les banquiers et être le candidat de la «justice sociale» ? Le social-démocrate Peer Steinbrück, désigné lundi 10 décembre candidat à la chancellerie du SPD pour les élections de 2013, n'y voit pas de problème : «Qu'est-ce que mon compte en banque a à voir avec ma volonté de procurer un salaire convenable aux gens ?» C'est donc sans complexes et sous les applaudissements nourris de son mentor Gerhard Schröder que Peer Steinbrück a présenté son programme de campagne contre Angela Merkel. Il veut instaurer un salaire minimum légal, fixer des quotas de femmes dans la direction des entreprises, imposer les plus riches, séparer les activités de banque de détail et de banque d'affaires, augmenter le budget de l'éducation, ou encore, pour ceux qui auront cotisé quarante-cinq ans, ramener l'âge de la retraite à 63 ans. Bref, un vrai programme de gauche.  

Pourtant, au vu de ses antécédents, peut-on croire que si Peer Steinbrück est élu, c'est bien la politique qui sera menée à Berlin ? Beaucoup, ici, en doutent. «Il y a beaucoup de Schröder dans Steinbrück», explique le politologue Heinrich Oberreuter. En effet, Peer Steinbrück incarne la continuité avec l'agenda 2010, le train de réformes libérales du marché de l'emploi lancé en 2005 par le chancelier Schröder et poursuivi lorsque lui-même était le ministre des Finances d'Angela Merkel, dans un gouvernement de coalition (2005-2009). S'il a abouti à restaurer la compétitivité du pays et à faire reculer le chômage (6,1 %), cet agenda 2010 a conduit à une explosion des inégalités entre riches et pauvres....

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Italie : Pierluigi Bersani, candidat de la gauche pour les élections de 2013

Italie : Pierluigi Bersani, candidat de la gauche pour les élections de 2013 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

ITALIE - Originaire de l’Emilie-Romagne, qui fut la région la plus rouge de la péninsule à l’époque du Parti communiste, Pierluigi Bersani remporte haut la main les primaires du centre-gauche, raflant d’ailleurs la mise dans toutes les régions dominées par la gauche, à l'exception de la Toscane. Et pour cause : il était en ballottage avec le maire de Florence, Matteo Renzi, 37 ans, surnommé le « rottamatore », l’homme qui veut mettre à la casse tous les vieux politiques.

 

Matteo Renzi accepte avec fair-play sa défaite : « Je ne regrette pas d’avoir tenté ma chance », dit-il, certain de son avenir politique. Bersani, lui, se félicite de la « grande preuve de démocratie » représentée par les primaires et promet de se mettre au travail dès demain « pour changer l’Italie ».

La victoire de Pierluigi Bersani, dont les mots clés sont « expérience et réformisme », est sans surprise, dans la mesure où elle correspond aux estimations des instituts de sondage depuis plusieurs semaines. Les Italiens, qui ont participé à ces primaires, soit près de 3 millions d’électeurs, ont opté pour un candidat à l’allure très paternelle. Rassurant, modéré, attentif aux questions sociales, à 61 ans, ce fils de mécanicien qui a suivi des études de philosophie après une adolescence au service du bénévolat, est donc le candidat du centre-gauche au poste de président du Conseil....

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La Slovénie élit son président - France Inter

La Slovénie élit son président - France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
2012, année électorale par excellence. En France, bien sûr, aux Etats-Unis évidemment, mais bien au-delà. Cette année, près d’un électeur sur deux a été appelé aux urnes. Comme en Papouasie Nouvelle-Guinée.

 

Aujourd'hui, c'est au tour de la Slovénie de se rendre aux urnes, à l'occasion du deuxième tour de l'élection présidentielle. 1,7 million de Slovènes sont appelés à se prononcet entre le président sortant Danilo Türk et l'ancien Premier ministre Borut Pahur qui a créé la surprise au premier tour en arrivant en tête.

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Roumanie : Une jeunesse sans repères démocratiques

Roumanie  : Une jeunesse sans repères démocratiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une nouvelle génération d’électeurs roumains va participer aux élections législatives du 9 décembre. Mais quelle voie choisiront ces jeunes, plus familiers du côté sombre de la politique actuelle que des révoltes contre le régime de Ceauşescu ?

Par Alexandru Gussi, du journal Revista 22.

 

Le 25ème anniversaire du soulèvement des ouvriers de Braşov [contre le régime de Ceauşescu, le 14 novembre 1987, après lequel 300 manifestants furent arrêtés] est passé presque inaperçu, alors que la réalité sociale de la Roumanie d'aujourd'hui aurait dû amplifier la symbolique de cette célébration. Certes, on peut trouver beaucoup de raisons à ce manque d'intérêt pour l'un des moments les plus importants de notre histoire récente. Mais je voudrais montrer à quel point cet oubli quasi-total est révélateur de la direction prise par la société roumaine.

Les 25 ans d’un soulèvement ouvrier aurait été une bonne occasion pour une action de la part des syndicats. Mais ces derniers, une fois de plus, se sont montrés indifférents et sensibles à d’autres intérêts que ceux des "salariés". Les autorités de Bucarest ont elles aussi ignoré l'événement alors qu’elles avaient marqué le coup il y a 5 ans [pour le 20ème anniversaire] et qu’elles ont montré un intérêt soudain pour l'histoire du pays en célébrant, il y a quelques semaines, l'anniversaire du roi Michel qui a fêté l'âge, impressionnant mais moins rond, de 91 ans. Ce contraste montre à quel point cet oubli est caractéristique de l’identité de ceux qui nous dirigent.

 

La révolte de 1987 est celle qui, mieux qu'une révolution de 1989 noyée sous les complots, pourrait être présentée à la jeune génération comme le symbole des soulèvements et des répressions caractéristiques du régime communiste. Et puisque qu’elle n’est pas présentée ainsi, on est en droit de supposer que l'actuelle classe politique se sent plus proche de l'ancienne nomenklatura que des ouvriers de Braşov, révoltés en 1987 et licenciés après 1990. Aujourd’hui, les médias regorgent de sales affaires et les plus jeunes qui ne connaissent que ça de la politique seront plus faciles à manipuler puisqu’il leur manque la clé pour comprendre, enfouie dans l'histoire récente. Dans un pays sans identité politique, où tout semble provisoire, seule l'expérience des événements historiques peut offrir les repères pour résister à la manipulation.

Quel que soit le prisme à travers lequel on peut lire ces événements, ils nous enseignent que la Roumanie n'a pas d'autre option que l'Europe...

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La régionalisation : on en a rêvé mais qui la fera ? - Partit Occitan

On dit que la politique doit faire rêver pour intéresser les citoyens.

De régionalisation nous avons un peu rêvé espérant qu’enfin la France se dirige vers un acte nouveau et fort en ce domaine, bien distinct d’une décentralisation assez proche des précédentes. Mais le réveil risque d’être difficile. Depuis quelques jours arrivent des messages négatifs. Le gouvernement semble se préparer à proposer une réforme « service minimum ».

Le refus de choisir clairement la région comme la collectivité d’avenir est évident.

Le président socialiste de l’Association des Régions de France s’en émeut et, au nom des présidents de régions, il dit dans une lettre au président de la République que les orientations annoncées ne correspondent pas à ce que le chef de l’Etat avait dit aux régions il y quelques semaines à peine.

Parmi les messages négatifs, le Parti Occitan note par exemple le fait que les fonds européens seraient gérés à la fois par les préfets et par les régions. C’est une double gestion qui risque de créer de l’incohérence.

Le refus de Marylise Lebranchu de se prononcer sur une collectivité propre au Pays-Basque montre aussi que l’on n’a pas trouvé encore le courage de s’opposer aux centralisateurs et recentralisateurs de tout poil. La ministre dit qu’elle n’a pas de « solution institutionnelle ». Mais ce qu’il faut c’est de la volonté politique, une solution politique....

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