Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Monti estime que l'austérité en Italie a pu sauver la zone euro

Monti estime que l'austérité en Italie a pu sauver la zone euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
À l'occasion du premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, les partisans du "Professeur" se sont exprimés pour le maintien à son poste.

 

Le chef du gouvernement italien Mario Monti a défendu samedi les difficiles mesures d'austérité mises en place dans le pays au cours de la première année de son mandat, soulignant que, sans elles, l'eurozone aurait pu éclater ou s'être effondrée complètement.

"Il est possible qu'aujourd'hui, sans les mesures d'austérité imposées par le gouvernement, l'eurozone n'existerait plus", soulignent dans un document de 17 pages les services du Premier ministre, faisant le bilan de l'année écoulée depuis l'arrivée de Mario Monti à la tête d'un gouvernement technique. "Ou (l'eurozone) serait considérablement plus petite en termes géographiques sans ce que l'Italie a été capable d'accomplir, dans un effort collectif qui n'a pas beaucoup de précédents dans l'histoire de la république", poursuit le texte. Mario Monti, un ancien professeur d'économie et commissaire européen a été désigné par le Parlement italien le 16 novembre 2011 alors que l'Italie, lourdement endettée, était en première ligne dans la crise de la zone euro.

"Ce gouvernement est né d'une situation d'urgence, alors que se profilait un choix dramatique : laisser le pays couler ou le forcer à sortir du marécage", note le document. Les mesures mises en place par Mario Monti ont permis une baisse des taux obligataires et ont rassuré les marchés sur le fait que l'Italie, troisième économie de la zone, n'allait pas entraîner l'euro dans sa chute...

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Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89

Habermas : « L’Allemagne tient dans ses mains la clé du destin européen » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le grand philosophe allemand Jürgen Habermas, 83 ans, commente assez rarement l'actualité.

 

Vendredi, pourtant, il a donné une conférence à l’université de Louvain, en Belgique, devant 1 000 personnes, pour mettre en garde son propre pays : la démocratie libérale en Allemagne n’est pas un acquis, le rôle dominant qu’elle a pris dans le pilotage de la crise de la dette pourrait, si elle n’y prenait garde, tourner au désastre.

Selon lui, les dirigeants européens sont piégés dans un dilemme :

ils veulent d’un côté préserver l’euro, et la seule façon d’y parvenir est de le faire de façon technocratique, discrète, sans y mêler le peuple devenu eurosceptique ;

 

ils doivent de l’autre côté avancer pour aboutir à une meilleure intégration politique, seule façon pour que la zone euro fonctionne correctement. Les déséquilibres persisteront tant que les pays prendront des décisions politiques avec pour seul critère l’intérêt national.

Habermas plante alors sa première banderille sur le gouvernement de son pays qui, « malgré quelques concessions, a collé à ce dogme avec constance ».

 

Selon le philosophe, la dynamique technocratique a pour résultat d’exposer l’Europe aux vents du marché. L’Europe a besoin d’une ancre, que seule la démocratie, l’expression d’une « société civile irritable et excitable », peut apporter.

Le philosophe prône la création d’une démocratie supranationale. Pour commencer, il faut, dit-il transformer l’union monétaire en union politique, cœur de l’Europe, seule façon d’éviter de tomber dans le piège de la technocratie.

Selon Habermas, le gouvernement allemand « tient dans ses mains la clé du destin de l’Union européenne » :

« S’il y a un gouvernement, parmi les Etats-membres, capable de prendre l’initiative de réviser les traités [dans le sens d’une union politique, ndlr], c’est bien le gouvernement allemand. Bien sûr, les autres gouvernements ne pourraient demander assistance sur la base de la solidarité que s’ils sont eux-même prêts à transférer une part de leur souveraineté au niveau européen [...]. La principale question, c’est donc de s’assurer non seulement que l’Allemagne est en position de prendre l’initiative, mais aussi qu’elle a intérêt à le faire. »...

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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L'Europe a-t-elle un avenir?

L'Europe a-t-elle un avenir? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UNION EUROPÉENNE - La période de fortes instabilités que traverse l'Europe depuis la crise grecque semble sans fin. Elle réveille inévitablement une question récurrente si ce n'est existentielle, l'Europe a-t-elle encore un avenir?

 

Déjà, lorsque l'Europe débordait de projets à la fin des années 80 et au début des années 90, de nombreux observateurs s'interrogeaient sur son avenir: l'union monétaire serait-elle viable sans fédéralisme budgétaire? Est-ce qu'une union économique et monétaire pourrait exister sans union politique? La chute du mur de Berlin et la fin du système bipolaire signifiaient une Europe enfin retrouvée mais posaient aussi cette délicate question: quelles sont les frontières de l'Europe, où s'arrête l'Europe? À chaque étape cruciale de la construction européenne, la question du devenir de l'Europe s'est posée.

 

Ce questionnement récurent est inévitable puisque la construction européenne est un processus gradualiste, itératif, inachevé. Le champ des possibles demeure toujours très ouvert et conséquemment l'incertain fait partie de la dynamique européenne.

L'objet Europe est d'autant plus difficilement définissable qu'il y a un grand nombre de bâtisseurs. On connaît la fameuse réplique de Kissinger: "l'Europe, quel numéro de téléphone?". Que répondre à cette question sinon qu'il y a eu 6, puis 9, 10, 12, 15, 25 et qu'il y aura bientôt 28 numéros de téléphone, tandis qu'au niveau institutionnel le leadership est partagé entre plusieurs présidences, celle du Conseil européen, de la Commission, de l'Eurogroupe, des Affaires étrangères. Cette sur-abondance d'acteurs pose inévitablement problème car chacun (ou presque) possède son propre horizon européen. Le futur de l'Europe n'est donc pas consensuel, il est potentiellement conflictuel.

Cette Europe des États est notre histoire au long cours, histoire qui pesait lourdement hier, et pèse encore aujourd'hui. En ce cinquantenaire du Traité de l'Elysée, et sans bien sûr minimiser le chemin parcouru depuis l'après seconde guerre mondiale par ces deux pays, ces deux peuples au nom de l'unité européenne, il est frappant de constater que la France et l'Allemagne continuent d'évoluer sur des planètes différentes. ...

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«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique»

«A Chypre, on subit une guerre. Une guerre économique» | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelques centaines de lycéens et étudiants ont défilé à Nicosie ce mardi matin contre le plan conclu à Bruxelles.

 

«Nous ne sommes pas là pour demander quoi que ce soit, nous sommes là pour montrer notre présence et dire à la troïka [UE – BCE – FMI] et à notre président que nous ne sommes pas d’accord.» Quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont défilé en direction du Parlement à Nicosie ce mardi matin, au lendemain de l’annonce de l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles et qui, s’il évite la faillite à l’île, exigera de lourds sacrifices de la population. En tête de cortège, une banderole «Vos erreurs, notre futur». Drapeau grec ou chypriote sur le dos, les jeunes manifestants, rameutés via Facebook, chantent en boucle «Troïka, Merkel, dehors», ou «Hands off Cyprus», slogan devenu mot clé de la mobilisation encore limitée à Nicosie.

Témoin du fort sentiment antiallemand ambiant, une banderole «Hitler – Merkel même merde» est déployée devant les caméras. D’autres brandissent des drapeaux européens barrés d’une croix rouge. Manos, 17 ans, ne cautionne pas: «On n’est pas contre le peuple allemand lui-même. Bien sûr qu’Angela Merkel n’est pas Hitler. Mais ce qu’ils veulent dire avec ces slogans, c’est qu’on subit une guerre. Une guerre économique qui va tous nous affecter.» Encore au lycée, il voudrait pouvoir poursuivre ses études à l’étranger, architecture ou médecine peut-être. «Ici le niveau n’est pas très bon. Pour faire de bonnes études, il faut aller en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis. Mais ça coûte cher. Nos parents économisent pour nous payer ces études, mais avec le plan de Bruxelles, cet argent mis à la banque ne vaudra plus rien. Et nous on restera ici à faire des petits boulots.»


Près du Parlement, une fille est occupée à graffer sur un mur une figure de Jésus, baillon de révolutionnaire sur le visage: «C’est pour dire que même un peuple pacifiste comme le nôtre est prêt à se battre s’il le faut», explique-t-elle.

Les étudiants vivent comme un déni de démocratie le fait que le plan conclu à Bruxelles ne passe pas au Parlement. Irene, 20 ans, étudiante en langue : «Ce plan décide de tout notre futur. Nous sommes maintenant sous la coupe du FMI et ce n’est que le début. Il va y avoir beaucoup de chômage, surtout pour nous les jeunes, alors que nous n'y sommes pour rien dans ce qui arrive. C'est injuste. La moindre des choses aurait été que le peuple ait son mot à dire !» Ero, 20 ans également, aurait préféré «une sortie de l’Europe. Tout allait mieux pour Chypre avant qu’on entre dans l’Europe en 2004. L’Europe, je veux dire l’Europe comme rêve, c’est fini »...


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L'Europe, un modèle envié, mais un acteur déchu dans le monde

L'Europe, un modèle envié, mais un acteur déchu dans le monde | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En dépit des progrès de l'unification et de son potentiel économique intact, l'Europe n'est plus un acteur sur la scène internationale. Pire, on n'attend plus qu'elle le devienne. Peut-on se contenter d'un tel statut ?
Un chameau affamé est toujours plus grand qu'un cheval. » C'est par un proverbe chinois - assez impénétrable pour un Occidental - que le président d'une des plus grandes banques de Chine justifiait, il y a quelques mois, dans un entretien au « Financial Times », son intérêt grandissant pour l'Europe. L'économie européenne, continuait-il, est beaucoup plus solide qu'on ne le pense. Et, il ne le disait pas aussi clairement, le moment est propice « pour faire son marché au juste prix ».

Tout au long de mes voyages cet automne entre les Etats-Unis et l'Asie une constatation s'est imposée : le regard des non-Européens sur l'Europe est infiniment moins négatif que celui des Européens eux-mêmes. Faudrait-il prendre du recul pour avoir une vision juste ? Plus grande est la distance, plus positif est le regard ? De l'autre côté de la Manche en Grande-Bretagne, le jugement n'a certes jamais été plus sévère, mais il suffit de traverser l'Atlantique ou plus encore le Pacifique et la vision s'éclaircit.

Un tel jugement doit néanmoins être nuancé. En effet, si l'Europe est encore perçue comme un risque positif et demeure un modèle digne d'envie en matière de réconciliation et de protection sociale, elle n'est plus considérée comme un acteur sur la scène internationale. Plus grave encore, il n'existe plus d'attente pour qu'elle le devienne. Comme le résume un stratège américain, « l'Europe n'est plus un problème, mais elle ne fait plus partie de la solution aux problèmes qui existent, à l'exception des siens ».

En dépit de ses progrès vers l'unification au cours des derniers mois, l'Europe n'est pas non plus perçue comme un ensemble unifié. Pour le résumer en une formule : l'Allemagne rassure, la France inquiète et la Grande-Bretagne est seule dans son monde....
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Les ruines du monde grec

Les ruines du monde grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Que reste-t-il de l'âge d'or de la Grèce antique au moment où la crise bouleverse le pays ? Eléments de réponse à travers dix lieux clés de la Grèce antique, dix regards sur la crise.
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La crise espagnole dope le nationalisme catalan

La crise espagnole dope le nationalisme catalan | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ESPAGNE - Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy doit faire face, en pleine crise économique, à une poussée de fièvre nationaliste de la Catalogne. "Bien plus qu'une autonomie financière", il est désormais question d'indépendance.

 

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, qui jouait gros ce mardi face aux barons régionaux du pays, peut souffler. La 5e Conférence des présidents des Communautés autonomes espagnoles - une instance qui réunit notamment les présidents des 17 communautés autonomes, l'équivalent des régions françaises -, qu’il présidait, s’est finalement conclue sans fracas.

Toutefois, ce répit, sur le plan interne, obtenu ce mardi lors de la Conférence des présidents des Communautés autonomes par le chef du gouvernement central espagnol sera de courte durée. À l’instar des régions autonomes comme l'Andalousie, Valence et Murcie au bord de la faillite, la pourtant très riche Catalogne – 18 % du PIB national - se trouve entraînée par la crise économique sans précédent qui plombe le pays depuis plus de quatre ans.

Très endettée, croulant sous une ardoise de 42 milliards d'euros (21 % de son PIB), et confrontée à des difficultés financières aigües, elle a récemment dû ravaler sa fierté nationaliste pour demander 5 milliards d’euros d’aides financières à l'État central. Mais surtout, les responsables catalans refusent de payer pour un État en faillite. Car selon la Catalogne, le gouvernement espagnol, qui collecte l'impôt, ne reverse pas assez à la région. Les Catalans souhaitaient par conséquent conclure un "pacte fiscal" calqué sur celui accordé au Pays basque, qui lève et gère ses impôts, tout en transfèrant dix fois moins de ses richesses par habitant au fisc espagnol....

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

Les Inrocks - A qui profite la crise ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Les néonazis grecs à fond les basses

Les néonazis grecs à fond les basses | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Forte d’une popularité croissante, l’extrême droite du pays n’hésite plus à sortir à visage découvert. Ou même à défendre Auschwitz, tel ce député d’Aube dorée, bassiste du groupe Pogrom.

 

Pogrom : c’est le nom d’un groupe grec, tendance punk, qui défend la suprématie de la race blanche et la patrie grecque, évidemment en danger. A son répertoire, on trouve une chanson intitulée Auschwitz, dont les paroles n’autorisent aucune ambiguïté : «Fuck Wiesenthal/ Fuck Anna Franck/ Fuck la tribu d’Abraham/ Ah Auschwitz combien je l’aime !» Le groupe existe depuis 2005 et son audience reste marginale. Mais, dès cet été la communauté juive de Grèce a exprimé son inquiétude en découvrant que le bassiste du groupe, Artemios Mathaiopoulos était élu parmi les 18 députés d’Aube dorée. Ce parti d’extrême droite radicale, longtemps cantonné au rang de groupuscule, a réussi une percée lors des élections de juin, en obtenant 7% des voix, ce qui lui a permis d’entrer pour la première fois au Parlement. «Nous sommes mal à l’aise là-dedans», a toutefois commenté son leader, Nikólaos Michaloliákos, qui préfère lancer ses troupes dans la rue.

Elles y étaient d’ailleurs souvent cet été, notamment pour y mener des actions qui évoquent bel et bien des pogroms. En juillet et août, loin des plages et des touristes, dans les grandes villes accablées de chaleur où ne restent que les plus pauvres et les immigrés, les agressions xénophobes se sont ainsi multipliées : un jeune Irakien assassiné, un centre de rétention attaqué, deux Pakistanais presque brûlés vifs. Les auteurs prennent souvent la fuite. Mais il est difficile de ne pas attribuer ces attaques aux sympathisants d’Aube dorée, très présents dans les quartiers populaires...

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Grèce: la convergence des populismes

Grèce: la convergence des populismes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

EXTRÊMES - Lors d'un meeting, au son des chansons révolutionnaires de Mikis Theodorakis, se trouvaient aux côtés des manifestants tous les députés de l'extrême droite pro-nazie d'Aube Dorée, des députés des "Grecs Indépendants", et un certain nombre de députés de la gauche radicale de Syriza. Tous unis contre le mal-nommé "Troïka" et le gouvernement.

 

Ces contrastes multiformes donnent un bref apercu de la confusion des esprits, du conformisme ambiant et du nihilisme impolitique qui règnent dans la Grèce actuelle. Les lignes de démarcation politique une fois abolies, tout est permis. Que les gauchistes défilent au coude-à-coude avec leurs ennemis pro-nazis, que les manifestants appartenant au "corps sécuritaire" et donc supposés le plus à droite (près de la moitié des policiers ont voté pour "l'Aube Dorée" aux élections parlementaires du 17 juin dernier) adoptent des slogans anarchistes ! Ce qui les unit est leur haine commune et viscérale des "usuriers", comme le dit l'Aube Dorée, ou de la "Troïka de l'intérieur", comme l'a suggéré à plusieurs reprises ces derniers jours Alexis Tsipras, le leader de Syriza, à savoir le gouvernement tripartite (droite, socialistes, gauche modérée) censé être au service de la "Troïka de l'extérieur" (FMI, BCE, UE). Si vous repérez un ingrédient maurrassien dans le discours de la gauche radicale grecque - "L'Anti-France" ou le "parti de l'étranger", disait le fondateur de l'Action francaise -, vous y êtes ! Un sondage récent montrant une nouvelle montée spectaculaire de l'Aube Dorée, passant de 7% (aux élections de juin) à 12%, le dit à sa manière: Tsipras est le leader le plus "populaire" au sein de l'électorat pro-nazi (avec 32%, alors même que son leader Nikos Michaloliakos n'obtient que 59% !)....

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Les Pays-Bas, creuset du malaise européen

Les Pays-Bas, creuset du malaise européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Bien que prospère, le pays n'échappe pas à la montée en puissance de formations radicales et eurosceptiques. Les élections législatives de mercredi auront valeur de test pour le reste de l'Europe.

 

Ils aimaient l'expression mais, aujourd'hui, ils semblent ne plus y croire eux-mêmes. Avec leur "modèle des polders" qui garantissait des prestations sociales de très haut niveau - dont des retraites exemplaires -, leur système politique consensuel fondé sur trois grands piliers (chrétien-démocrate, travailliste et libéral), leur adhésion raisonnée à l'Europe communautaire - dans laquelle ils voyaient surtout un atout pour leur économie très exportatrice -, les Néerlandais définissaient volontiers les Pays-Bas comme le "Gidsland", le "pays guide". Avec, en outre, une belle confiance en eux-mêmes, ils n'étaient pas loin d'estimer que leur royaume était proche d'une sorte d'idéal sur Terre.

Tout a été bouleversé en l'espace d'une dizaine d'années et il est probable que les élections législatives organisées le mercredi 12 septembre - les cinquièmes en l'espace d'une décennie... - confirmeront l'éparpillement de l'électorat, ce qui rendra un peu plus difficile encore la formation d'un gouvernement. D'autant que la reine Beatrix, chef de l'Etat, sera désormais privée de son rôle de médiatrice : une réforme confuse a abouti à confier à la Chambre basse le soin de désigner un "informateur", personnalité chargée d'explorer les pistes pour la formation du gouvernement. Mais, à La Haye, tout le monde semble ignorer comment le Parlement est censé procéder et, surtout, ce qu'il adviendra s'il ne peut dégager un accord.

Mercredi 12, vingt et une formations brigueront, en tout cas, les suffrages des électeurs et, à ce stade, des sondages pourtant omniprésents n'auront fait qu'ajouter à la confusion. Trois formations pourraient arriver en tête au soir du scrutin et, en théorie, prendre la main pour la formation d'une coalition. Laquelle ? Mystère. Car cela supposera, cette fois, un accord entre au moins trois partis, voire quatre ou cinq, pour former un gouvernement et, à ce stade, aucune perspective claire ne se dessine, ni à droite ni à gauche...

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La valeur de l’Europe

La valeur de l’Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’Europe traverse une phase qui marquera son histoire. Nos actes en Europe et notre discours sur l’Europe aujourd’hui façonneront pour longtemps notre continent et sa culture politique. C’est en ce moment précisément que se dessinent, pour de nombreuses années, l’image que les Allemands se font de l’Europe, le regard que nos voisins européens portent sur l’Allemagne et celui du monde sur l’Europe.

Pour débattre de ces questions,  la conférence « La valeur de l’Europe », se tiendra le mardi 18 septembre 2012, dans le « Weltsaal » du ministère fédéral des Affaires étrangères à Berlin.
La conférence est organisée à l’invitation de M. Guido Westerwelle, député du Bundestag allemand, Ministre Fédéral des Affaires étrangères, en partenariat avec la Fondation Bertelsmann, ARTE et le Deutschlandfunk.


Via Thomas-Penette Michel
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Union Européenne: il faut encore compter avec Paris

Union Européenne: il faut encore compter avec Paris | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les difficultés économiques de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, ou les complexités du processus décisionnel en Allemagne, ont attiré l'attention ces derniers temps.

Mais s’il y a bien un pays qui demeure crucial pour l'avenir de l’Europe, et où le débat sur l'UE peut être ravivé, c’est la France de François Hollande. José Par Ignacio Torreblanca, d'El Pais. Traduction: Sophie Courtois.

 

Face à la virulence de la crise de la dette et à l’instabilité qui s’est emparée de la zone euro ces derniers mois, tous les yeux se sont tournés vers l’Espagne et l’Italie. Après l’intervention en Grèce, au Portugal et en Irlande, la question que tout le monde a fini par se poser était de savoir jusqu’où et jusqu’à quand les gouvernements de Mariano Rajoy et de Mario Monti supporteraient la pression. Que se passerait-il dans l’hypothèse où l’on en viendrait à une intervention totale en Espagne et/ou en Italie ?...

 

La question de l’union politique est revenue inopinément entre les mains de la gauche française, alors que l’on pensait que le référendum sur la Constitution de 2005 l’avait définitivement enterrée. M. Hollande fait face à ce défi dans une position qui n’a rien d’enviable.

D’une part, près des deux tiers des électeurs qui l’ont porté au pouvoir ont voté contre la Constitution européenne en 2005. D’autre part, la situation difficile des finances publiques en France, soulignée par la Cour des comptes cette semaine, a une conséquence inévitable : les discussions autour de la phase suivante de l’union économique et politique coïncideront temporairement avec une batterie de coupes budgétaires importantes, qui seront politiquement et socialement désavouées....

 

Le défi de M. Hollande consiste donc à parvenir à une Europe plus efficace, ce qui demande davantage d’intégration et par conséquent l’abandon d’une part de souveraineté, mais dans laquelle la diversité des modèles économiques et sociaux est aussi respectée, sans être étouffée. Ce ne sera pas une tâche facile, la France d’aujourd’hui étant bien en-dessous de l’Allemagne.

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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król

 

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s'agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d'un groupe organisé, encore moins d'une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd'hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n'appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

 

Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d'avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l'administration publique de l'époque et par une partie des officiers de l'armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l'absence d’ouverture dans la vie publique et l'impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l'aristocratie a tenté de limiter à tout prix l'influence des avocats et des hommes d'affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l'Europe, à l'exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n'était pas en mesure de décider de son propre sort.

 

Qu'en est-il de la discrimination aujourd'hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l'aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d'euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple...

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Union européenne : Une citoyenneté de papier

Union européenne : Une citoyenneté de papier | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les traités européens garantissent les droits des citoyens-consommateurs. Mais dans la pratique, les manquements à ces principes sont légion, en particulier vis-à-vis des ressortissants d’un autre Etat membre.

 

Depuis quelque temps, presque toutes les chaînes de télévision roumaines diffusent des spots sur le thème "Je suis citoyen européen et j'ai des droits".

Le citoyen y est mis en scène dans des situations concrètes du quotidien : il a acheté un ordinateur portable qui ne fonctionne pas, il veut rendre un produit acheté en ligne ou sa chambre d'hôtel n'est pas climatisée.

Devant le refus des "prestataires de services", il assène d’un ton résolu et assuré : "Savez-vous qui je suis ? Je suis citoyen européen et j'ai des droits". Certes, la campagne est utile. Le citoyen roumain-européen apprend que l'UE lui a apporté quelques droits : il peut rendre un produit qui ne lui convient pas ou réclamer des dédommagements.

Mais cette campagne est bâtie selon le style quelque peu ennuyeux et insistant de la Commission européenne et de ses fonctionnaires : depuis des années, il tombe sur l'Europe sous la forme de brochures et autres spots publicitaires destinés au "citoyen européen".

Or le citoyen européen, bien qu'il puisse ainsi connaître ses droits si son ordinateur portable tombe en panne ou s’il tombe lui-même sur de la viande de cheval dans un paquet de lasagnes, semble bien abattu ces derniers temps. Car certains de ses droits, dont certains comptent parmi les "piliers de la construction européenne" (comme celui de travailler et de s'installer n'importe où dans l'UE), ne lui sont pas accordés. L'époque où l'on parlait d'une "Europe des citoyens" s'est envolée, mais toute cette rhétorique délibérément confiante et fleurant bon le slogan est restée au stade du "matériel informatif" élaboré par la Commission.

 

La crise économique n'est pas la seule coupable, même si l'austérité court toujours sur notre continent vieillissant. Par exemple, par décision européenne, des citoyens européens chypriotes ont vu leurs comptes pillés. Mais cela est motivé par le sauvetage de l'euro, qui est notre monnaie à nous tous, donc il faut se montrer solidaire ! Cette solidarité dans le désordre et décidée en haut ne peut cependant pas fonctionner tant que, un peu partout dans l'Union, fleurissent les isolationnismes et que le motif biblique du "bouc émissaire" revient à la mode.

 

L'idée que les institutions européennes n'ont pas de légitimité démocratique et que par conséquent les citoyens ne sont pas représentés a été récupérée dans bon nombre de pays par les partis populistes : la faute des "autres" est un artifice simple et qui rapporte des voix. Les Britanniques, dont l'euroscepticisme a toujours été source d'un amusement garanti, sont retombés depuis un certain temps dans l'obsession triste de l'invasion roumano-bulgare....

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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Echec du sommet européen

Echec du sommet européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, censée définir le prochain budget, s'est conclue sans accord. Herman Van Rompuy juge une décision possible début 2013.

 

Les dirigeants européens ont échoué vendredi à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, car leurs exigences étaient impossibles à concilier, et ils devront faire beaucoup de concessions pour parvenir à une accord lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.

Alors que cet échec ternit un peu plus l’image de l’Europe, les chefs d’Etat et de gouvernement ont tous cherché à minimiser ses conséquences. Mais sous couvert de l’anonymat, les membres des délégations se cachaient pas leur inquiétude, tant les divergences sont grandes.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le «travail» pour rechercher un «consensus». «Un accord est possible en début d’année prochaine», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un «degré suffisant de convergences» entre les dirigeants des 27. Il a annoncé qu’il «commencerait des consultations dès la semaine prochaine».

«Je suis très pessimiste sur un changement dans les positions d’ici le prochain sommet», a toutefois confié un diplomate impliqué dans les négociations. «Aucune date n’a encore été arrêtée pour ce nouveau sommet», a-t-il précisé. Il pourrait être organisé entre la fin du mois de janvier et le début du mois de février. «Ce sommet a montré une absence totale d’esprit européen», a-t-il lancé, cinglant. «Toutes les positions ont montré des replis nationaux et tout ce qui a été proposé, ce sont des coupes dans les politiques pour l’avenir afin de financer des politiques du passé», a-t-il déploré.....

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La réunification allemande est notre péché originel

La réunification allemande est notre péché originel | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
30 ans après son arrivée au pouvoir, le 1er octobre 1982, et 22 ans après la réunification allemande, le 3 octobre 1990, l’Allemagne célèbre l’héritage d’Helmut Kohl.

Mais pour Wolfgang Münchau, le chancelier de l‘unité allemande est aussi celui qui a semé les germes de la crise européenne actuelle.

 

Il était de retour, là, dans la salle du groupe CDU-CSU du Bundestag [le 25 septembre, pour lors d’une ses rares apparitions publiques à l’occasion d’une cérémonie en son honneur] . Lui, l'un des derniers grands européens des chrétiens-démocrates allemands, entouré d'un bataillon d'eurosceptiques l'applaudissant poliment lors de sa visite au Reichstag. Helmut Kohl craint aujourd'hui pour son grand rêve d'unité européenne. Et il a raison.

Grand amateur de métaphores, Helmut Kohl ne manquait jamais une occasion de nous parler des deux faces d'une même médaille : l'unité de l'Allemagne et celle de l'Europe. La formule était accrocheuse et il est probable qu'il aurait lui aussi bien aimé y croire. Elle s'est toutefois révélée fausse. L'unité allemande n'est pas le revers de l'unité européenne mais plutôt son antithèse. La réunification allemande n'est pas seulement une des causes profondes de la crise européenne, elle est aussi à l'origine de notre incapacité à en sortir. Telle est en effet la tragédie de l'ancien chancelier : la réalisation de son grand œuvre politique (la réunification allemande) portait en elle la destruction de son plus grand rêve politique (l'unité européenne).

La réunification précipitée de l'Allemagne a coûté près de 2 000 milliards d'euros de transferts sociaux. C'est le plus bel exemple de mauvaise gestion économique au monde. Un record sur le point d’être battu par le désastre européen. Comment s'étonner que les citoyens allemands qui ont déjà dû (et doivent encore) payer pour la réunification, refusent aujourd'hui de continuer à mettre la main au portefeuille pour l'Europe?

Je suis absolument convaincu que l'ancienne république fédérale, non réunifiée, aurait mieux su gérer la crise de l'euro. Nous aurions une union bancaire et budgétaire et la dette de la Grèce aurait été effacée. L'intégration européenne était l'ultime raison d'être de l'ancienne république fédérale. La crise aurait été l'occasion d'un renouveau institutionnel de l'Union européenne....

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En Grèce, la banalisation d'Aube dorée

En Grèce, la banalisation d'Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il se nourrit de la crise de l'euro et du rejet de l'immigration.

 

Ce sont des images champêtres d'un mariage dans le Péloponnèse, diffusées dans le journal people de la chaîne grecque Star. Des invités viennent dire leur joie au micro d'un journaliste tout sourire. Ce sont des têtes désormais connues en Grèce. Ils sont tous députés d'Aube dorée, le parti d'extrême droite qui a remporté près de 7 % des suffrages aux élections législatives du 17 juin, et sont venus fêter le mariage d'un de leurs collègues.

Presque inconnu il y a deux ans, le groupuscule néonazi est devenu un parti officiel ayant pignon sur rue et sur les écrans. Il est constamment présent dans les médias, soit à travers les réactions de ses porte-parole, soit à travers les récits de leurs multiples actions et provocations. Les images sont généralement moins bucoliques que dans le Péloponnèse.

Début septembre, des groupes d'hommes en noir ont organisé des opérations de contrôle sur des marchés à Rafina, près d'Athènes, et à Missolonghi, dans l'Ouest. Ils ont demandé leurs papiers aux immigrants avant de saccager leurs stands. "Ils vendaient leurs marchandises au noir. Nous avons donc appelé la police plusieurs fois, mais elle n'est pas venue. Nous étions là pour défendre les autres vendeurs grecs", déclare Marlène Katinopoulou, une attachée parlementaire du parti. L'association des commerçants de Rafina s'est d'ailleurs félicitée de l'action d'Aube dorée...

 

"Aube dorée plonge ses racines dans l'histoire de l'extrême droite en Grèce, en faisant référence à la dictature des colonels [1967-1974], mais aussi à la collaboration pendant l'occupation allemande [1942-44] ", explique le politologue Elias Nikolakopoulos. "Le parti est fort dans les zones les plus touchées par la crise, mais aussi dans d'anciens fiefs des bataillons de sécurité", les milices armées par l'Allemagne pour lutter contre la résistance communiste.

"A cause de la crise économique, c'est la première fois qu'on voit se constituer en Grèce un mouvement fasciste qui s'appuie sur une base sociale, s'inquiète le politologue Georges Sefertzis. Les dictatures grecques étaient des régimes autoritaires sans enracinement social, Aube dorée s'adresse à une nouvelle génération qui n'a pas connu le régime des colonels, ne sait rien de la guerre civile qui s'est prolongée jusqu'en 1949, et identifie la démocratie à la corruption et au clientélisme des hommes politiques." Aube dorée n'a pas fini de hanter la Grèce.

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Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme

Derrière la crise de l'euro, l'inquiétant retour de l'ultra-nationalisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde.

 

Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"...

L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...

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Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse

Maintenant les politiques n'ont plus d'excuse | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le verdict de la Cour constitutionnelle allemande a mis fin à la première partie de la "guerre d’unification" européenne. Mais aujourd’hui s’ouvre une nouvelle phase : celle de la bataille pour convaincre les politiques nationaux d’accepter le transfert de souveraineté nécessaire à l’UE de demain. Par Andrea Bonanni, de la Repubblica à Rome.

 

Comme dans un jeu vidéo au scénario cauchemardesque, l’Europe a évité l’énième piège qui la menaçait et peut désormais accéder au niveau supérieur après avoir récupéré enfin ce "bazooka" anti-spéculation qu’elle attendait depuis un an.

La Cour constitutionnelle allemande a jugé que le nouveau fonds de sauvetage, le MES [Mécanisme européen de stabilité], n’enfreignait pas les prérogatives souveraines du parlement national. Les juges ont posé, c’est vrai, quelques conditions qui renforcent implicitement l’hégémonie allemande sur les affaires européennes, mais qui ne sont pas aussi dures qu’on aurait pu le redouter.

La sentence de Karlsruhe met sans doute fin à la première phase, la plus sanglante, de cette guerre d’unification européenne qui s’est heureusement livrée sur les marchés et non plus dans les tranchées. Mais il s’en ouvre une autre, plus délicate encore. Parce que la bataille s’étend aujourd’hui de la sphère économique à la sphère politique : depuis les institutions financières, elle gagne les parlements, les gouvernements, les bureaux de vote où, dans les années qui viennent, les démocraties seront appelées à décider de l’avenir du continent.

Grâce au courage et à la clairvoyance [du président de la BCE] Mario Draghi et aux décisions des chefs de gouvernement, aussi tardives fussent-elles, la zone euro a démontré dans les faits qu’elle jugeait l’euro "irréversible", comme le dit la BCE. Et s’est dotée des instruments nécessaires pour soutenir la monnaie unique. Cependant, ce serait une erreur grossière de croire que la guerre est gagnée. Le défi de la crédibilité de l’Union est simplement passé au niveau supérieur : il est passé de l’euro à l’Europe elle-même, de la monnaie au souverain qui la frappe. Et ce souverain se montre à l’heure qu’il est pour le moins indécis, et donc peu crédible.

L’urgence n’est donc pas derrière nous. Mais la nouvelle bataille qui s’engage est entièrement politique. Et se jouera simultanément à trois niveaux au moins.....

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Les Catalans réclament plus d’autonomie | La-Croix.com

Les Catalans réclament plus d’autonomie | La-Croix.com | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé mardi 11 septembre à Barcelone.

A Barcelone, à l’occasion du jour national de la Catalogne, des milliers de personnes participe mardi 11 septembre à une manifestation jugée historique, derrière une unique banderole « Catalogne, nouvel état d’Europe ».

La crise, le surendettement de la région (42 milliards d’euros, soit 21 % du PIB catalan), l’idée très ancrée que Madrid, siège du gouvernement central ne redistribue pas équitablement les impôts payés par la Catalogne, ont poussé les gens à descendre dans la rue.

 

Drapeaux indépendantistes hissés

« Nous voulons être un état libre, intégré à la communauté européenne », explique ce militant nationaliste venu de Lleida, au nord de la Catalogne.

Quelque 800 autocars ont été mobilisés pour acheminer les participants.

Dans de nombreux villages, des drapeaux indépendantistes ont été hissés, et certains mêmes se sont déclarés symboliquement indépendants pour l’occasion.....

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L'heure n'est pas à "plus d'Europe"

L'heure n'est pas à "plus d'Europe" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Mise en commun de la dette ? Union bancaire ? Union politique ? Autant de changements évoqués ça et là afin de résoudre la crise politique et économique que traverse l’Europe.

Mais les Européens ne semblent pas encore prêts à faire le pas vers davantage d’intégration.

Par Martin Winter, du Süddeutsche Zeitung.

 

Cet été, alors que se joue manifestement le dernier round de la crise de l’euro, l’envie est venue au monde politique allemand de disserter sur l’avenir de l’Europe. Les Sociaux-démocrates et les Verts [dans l’opposition] plaident pour une mise en commun de la dette européenne, avec une union bancaire et fiscale. En bref, ils voudraient céder à Bruxelles la souveraineté de l’Etat sur son budget. Quant à la CDU d’Angela Merkel, elle dit qu’elle souhaite faire de l’Europe une union politique – quoi que cela puisse signifier exactement. Et parce que tout cela altèrerait profondément la Constitution, elle prône aussi un référendum, rapide si possible.

Doucement, est-on tenté de dire. Il est vrai que l’Union européenne est mal préparée aux tempêtes du monde globalisé. Dans cette grave crise financière, sa structure politique est inadaptée, et elle s’est avérée instable. Mais avant d’aller sacrifier dans la précipitation le cœur de la souveraineté nationale, il serait bon de se demander s’il existe un autel sur lequel sacrifier quelque chose.

Au-delà des frontières allemandes, aucun Etat ni aucun autre peuple européen serait prêt, dans sa grande majorité, à renoncer à la souveraineté nationale et à faire le pas vers un Etat fédéral européen. Il n’est d’ailleurs pas certain que les Allemands eux-mêmes accepteraient finalement d’abandonner leur souveraineté.

Cette crise n’a pas rapproché les peuples européens, elle n’a fait que les rendre plus sceptiques vis-à-vis du projet européen. Il y a sept ans, le projet de Constitution européenne, qui ne touchait quasiment pas à la souveraineté nationale, a lamentablement échoué à l’épreuve de divers référendums [en France et aux Pays-Bas]. Un accord qui réduirait les nations européennes à des Etats fédérés serait sans aucun doute voué à un sort au moins tout aussi triste.

Les désirs ne peuvent masquer la réalité. Même si on parvenait à convaincre quelques peuples de confier les éléments clés de leur souveraineté à une autorité centrale européenne, la nouvelle Europe serait plus petite, beaucoup plus petite que l’Europe actuelle. Certains suivraient la Grande-Bretagne et quitteraient le navire. On aurait alors un petit noyau d’Europe vraisemblablement pas assez grand pour avoir un poids politique dans le monde...

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Européens, mais pas sans nations

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L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.

Par Roger Scruton, pour le NRC Handelsblad. Traduction: Mélanie Liffschitz.

 

Le livre et l’article de Thierry Baudet publié par le NRC Handelsblad la semaine dernière suscitent la controverse. Il a pourtant raison sur un point : le projet d’intégration européenne a été fondé sur l’idée que le nationalisme et le principe de souveraineté nationale étaient à l’origine des guerres qui avaient secoué l’Europe. A partir de ce constat fondateur, l’intégration européenne a été conçue de façon unidimensionnelle, comme un processus d’union qui ne cesserait de croître, chapeauté par un commandement centralisé. Et selon lequel plus le pouvoir central gagnerait de pouvoir, plus les puissances nationales auraient à en céder.

Cet objectif n'a pourtant pas été choisi par les peuples européens qui, à chaque fois qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la question, le rejettent – c’est pourquoi tout est fait pour qu’ils n’aient jamais l’occasion de voter. Le processus européen progresse pourtant inéluctablement vers plus de centralisation, plus de contrôle imposé d’en haut, plus de dictature des juges et des bureaucrates non élus, plus d’abrogations de lois pourtant votées par des parlements élus, plus de traités constitutionnels conçus sans la moindre contribution des peuples concernés. Le tout soutenu par une monnaie unique imposée sans avoir défini clairement qui paierait les dettes.

On aboutit de plus en plus à un gouvernement impérial, ce qui prouve bien que le contraire du nationalisme, ce ne sont pas les Lumières mais bien l’Empire. La seule chose qui pourrait enrayer ce mouvement, ce sont les sentiments nationaux des peuples européens....

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