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D'après les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement, l'accord trouvé vendredi "ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne". "Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens européens", ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (socialistes), Guy Verhofstadt (libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (écologistes). A l'issue d'un sommet marathon, les chefs d'Etat et de gouvernement européens avaient trouvé un accord dans la journée sur un budget d'austérité pour les sept prochaines années, en baisse pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, s'en était félicité sur son compte Twitter. "Il y a un accord ! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre", a écrit M. Van Rompuy à l'issue de plus de vingt-quatre heures de négociations. Peu après, le président du Conseil européen avait appelé le Parlement européen, qui doit se prononcer sur ce compromis, à "prendre ses responsabilités" et à ne pas voter contre. "Le budget européen n'est pas une opération comptable. La vie, la survie de régions, de groupes sociaux entiers en dépendent", a affirmé M. Van Rompuy. Cet appel semble donc être resté lettre morte. Pour expliquer les raisons de leur refus, les chefs des principaux partis du Parlement déplorent notamment "que M. Van Rompuy n'ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois". Dans un communiqué distinct, le président de la commission des budgets, Alain Lamassoure (PPE), explique également les raisons de cette opposition : "De la crise, les dirigeants nationaux ont finalement tiré la conclusion que la solution passait par une Europe plus faible et moins solidaire. Au Parlement européen, nous en tirons la conclusion contraire." Il recommande à ses pairs "de remettre en cause" l'accord conclu vendredi car il prive l'UE "de toute marge de manoeuvre budgétaire pour sept ans"....
La présidence chypriote de l'UE a été informée de la décision du Parlement mais tentait encore de sauver la réunion mardi dans l'après-midi. Le Parlement européen a annoncé mardi 13 novembre son refus de négocier en l'état le budget de l'UE pour l'année 2013, entraînant de facto l'échec de la réunion prévue mardi soir avec les ministres européens chargés du budget. La présidence chypriote de l'UE a été informée de la décision du Parlement mais tentait de sauver la réunion, a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole. "Devant l'impossibilité actuelle dans laquelle se trouve le conseil [des ministres de l'UE] de régler le problème du reliquat de 2012 (...), le Parlement européen ne peut pas poursuivre la négociation budgétaire sur le budget pour l'année 2013", a expliqué le président de la commission des budgets, l'eurodéputé conservateur français Alain Lamassoure. "Nous cherchons les moyens de ramener le Parlement européen à la table des négociations", a confié le porte-parole de la présidence chypriote. Un échec de la réunion contraindra la Commission européenne à présenter un nouveau projet de budget pour 2013 et de nouvelles négociations devront s'engager avec le Parlement européen pour trouver un accord avant la fin de l'année. Le projet de budget 2013 proposé par la Commission prévoit 138 milliards d'euros de dépenses, soit une hausse de 9 milliards (+ 6,8 %) par rapport à 2012. Le Parlement européen était prêt à négocier avec les gouvernements à la condition que ces derniers acceptent de fournir de nouvelles contributions afin de combler un trou de 8,9 milliards d'euros manquants dans le budget 2012, qui a mis à sec les caisses de plusieurs programmes, dont les bourses étudiantes Erasmus...
Le président de la Commission européenne profite de la crise de la dette pour pousser encore plus loin vers une Europe fédérale. José Manuel Barroso a appelé à une "fédération d'Etats-nations" dans son discours sur "l'état de l'Union" au Parlement européen à Strasbourg prononcé ce mercredi, "Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique. La création de cette fédération d'Etats-nations exigera au final un nouveau traité", a-t-il souligné, se gardant bien d'en demander déjà un pour l'adoption du Pacte budgétaire européen (voir la pétition de l'Humanité pour un référendum). José Manuel Barroso a déjà prévu de présenter une "esquisse" de cette nouvelle architecture institutionnelle avant les prochaines élections européennes de 2014, au moment où son propre mandat à la tête de la Commission se terminera. Cette fédération d'Etats-nations devrait être, selon lui, "une union avec les Etats membres et non contre les Etats membres". Il s'est défendu de vouloir mettre en place un "super Etat" supranational. Le concept de fédération d'Etats-nations -déjà préconisé par l'ancien président de la Commission Jacques Delors au milieu des années 1990-- est, toujours selon lui, nécessaire parce "qu'en ces temps d'anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme". "Nous avons besoin d'une authentique union économique fondée sur une union politique", a martelé José Manuel Barroso en réclamant "plus d'unité, plus d'intégration, plus de démocratie". Un premier pas serait d'"européanisation" les enjeux des prochaines élections européennes en juin 2014...
Sous les pavés (littéraires), la plage : quelle meilleure période que l'été pour se relaxer au soleil avec un bon livre ? Mais que lisent les chefs des groupes politiques au Parlement ? Petite liste des lectures incontournables de l'été avec les commentaires de ceux qui les recommandent. Martin Schulz, Président du Parlement, membre du groupe parlementaire S&D (Socialistes et Démocrates): "Die Zisterzienser. Geschichte eines europäischen Ordens", d'Immo Eberl ["Les moines cisterciens : histoire d'un ordre européen"] J'ai envie de découvrir l'influence des traditions monastiques sur la culture européenne. "Helmut Schmidt, volumes I et II", biographie d'Hartmut Soell. Helmut Schmidt est l'un des politiciens les plus fascinants que je connaisse. J'ai eu l'honneur de le rencontrer et de d'échanger longuement avec lui sur la crise économique et le futur de l'UE. Hannes Swoboda, leader autrichien groupe parlementaire S&D (Socialistes et Démocrates) "Hungary between democracy and authoritarianism", Paul Lendvai [La Hongrie, entre démocratie et autoritarisme] Le professeur Paul Lendvai présente la Hongrie contemporaine comme l'illustration des nouvelles menaces qui pèsent sur les jeunes démocraties d'Europe centrale. Il détaille les changements survenus dans le pays ces dernières années, la mutation de son régime en un système autoritaire et offre à ses lecteurs un témoignage passionnant, basé sur ses relations personnelles avec des personnalités hongroises et son immense culture politique. Guy Verhofstadt, leader belge du groupe Alliance des Libéraux et des démocrates pour l'Europe (ADLE) "Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity, and Poverty", de Daron Acemoglu et James Robinson ["Pourquoi les nations échouent : les origines du pouvoir, de la prospérité et de la pauvreté"] Ce livre est une leçon intéressante pour l'Europe et l'Union européenne. Pourquoi certaines nations deviennent riches et puissantes, alors que d'autres restent pauvres et divisées. La réponse ? "Ce n'est pas une question d'économie mais de politique." Nous ne devons pas vivre pas au-delà de nos moyens mais réformer nos institutions et adapter notre législation si nous voulons maintenir notre prospérité. ....
Très décrié par les organisations de défense des libertés numériques, le texte prévoyait notamment d'augmenter la responsabilité des fournisseurs d'accès à Internet en matière de téléchargement illégal. Au terme de plusieurs mois de vifs débats et de manifestations, et après une série de votes négatifs en commission, le Parlement européen a voté contre le traité de lutte contre la contrefaçon ACTA, par 478 voix contre, 39 voix pour et 165&nnbsp;abstentions. Ce texte, négocié en secret entre une dizaine de pays (Europe, Etats-Unis, Japon...) instaurait un accord commercial visant à lutter contre la contrefaçon, tant physique que numérique. Il proposait notamment de renforcer la lutte contre les médicaments contrefaits ou d'harmoniser les outils de répression contre le téléchargement illégal. Mais pour de nombreuses associations de défense des libertés numériques ou de défense des malades du sida, le texte présentait des risques d'importantes dérives. Sur la forme, d'abord : le fait que le texte ait été négocié en secret, loin du regard des élus, posait problème. Sur le fond, surtout : bien que la version finale du texte ait été débarassée de certaines de ses dispositions les plus controversées, il comportait des mesures inédites et jugées liberticides, comme une procédure simplifiée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d'accès à Internet l'identité des internautes suspectés de télécharger illégalement.....
La commission du commerce international a adopté un rapport recommandant au Parlement de voter contre ce traité anti-contrefaçon. La commission du commerce international du Parlement européen a, après les commissions des libertés, de l'industrie, du développement et des affaires juridiques, voté en défaveur du traité ACTA , un vaste traité commercial international de lutte contre la contrefaçon - littéralement accord de commerce anticontrefaçon. La commission a adopté le rapport de l'eurodéputé David Martin, qui demande au Parlement de rejeter le texte, et voté contre plusieurs amendements proposant des reports du vote ou favorables à ACTA, par 19 voix contre 12. Négocié en secret entre plusieurs pays, dont l'UE, les Etats-Unis ou le Japon, le texte prévoit notamment un renforcement et une harmonisation des moyens de lutte contre la contrefaçon "physique" (médicaments, vêtements...), mais aussi numérique (téléchargement illégal). Il faciliterait par exemple les demandes d'identification de téléchargeurs présumés auprès des fournisseurs d'accès à Internet - une mesure très décriée par les associations de défense des libertés numériques. En début d'année, de nombreuses manifestations avaient eu lieu un peu partout en Europe et dans le monde pour demander le rejet de ce traité....
Réunis à Luxembourg, les ministres de l'intérieur ont adopté jeudi 7 juin un projet de réforme de l'espace Schengen. Martin Schulz, le président socialiste de l'assemblée a indiqué, lundi 11 juin, que son assemblée comptait mener "une lutte résolue" contre leur projet de modifier la base juridique pour évaluer le fonctionnement de l'espace sans visa et sans frontières intérieures. Il a évoqué une atteinte aux "droits de base" des citoyens européens. Le changement envisagé réduit le rôle des eurodéputés pour l'évaluation de l'application des accords de Schengen. Lundi soir, la commission des libertés civiles du Parlement a voté par 47 voix pour et 3 abstentions un texte réclamant une évaluation communautaire - et non intergouvernementale - de l'application des dispositions en vigueur, "l'acquis Schengen". Les membres de cette commission ont aussi rejeté le principe d'une "consultation renforcée" de Strasbourg, promise par les ministres. "Les députés ne laisseront pas le Conseil saper le processus de codécision au cœur de la démocratie européenne", explique Hélène Flautre, élue du groupe des Verts......
Devant les parlementaires européens, le président de la BCE, a reconnu que ces liquidités n'irriguaient pas l'économie réelle aussi rapidement qu'espéré. La Commission européenne entend demander des comptes aux banques sur l'utilisation des 1 000 milliards d'euros que leur a octroyés la Banque centrale européenne (BCE), en décembre 2011 puis février, à travers des prêts inédits à trois ans et à faible taux. Selon les informations du Monde, Michel Barnier, commissaire au marché intérieur, a demandé au président de l'Autorité bancaire européenne (EBA), Andrea Enria, de s'intéresser à l'usage qu'ont fait les établissements financiers de ces prêts bonifiés. Ils devaient éviter un assèchement du crédit dans la zone euro, en permettant aux banques d'accéder à une liquidité devenue introuvable hors des guichets de la BCE, du fait de la crise de la dette, et inciter aussi le secteur bancaire à continuer à financer les Etats...
Si elle est passée inaperçue dans la plupart des pays de l’UE, l’adoption, le 13 mars, par le Parlement européen d’une résolution sur la parité homme-femme ouvrant la porte à l’extension du mariage entre personnes du même sexe à toute l’Union a provoqué des remous en Italie. Un point de ce texte, qui n’est pas contraignant pour les Etats, “déplore” en effet les définitions restrictives de la famille adoptées dans certains d’entre eux “afin d'éviter d'avoir à garantir une protection juridique aux couples de même sexe et à leurs enfants”....
Le 16 février, le Parlement européen a décidé d’évaluer les dernières lois adoptées en Hongrie, pour établir si elles respectent ou pas les valeurs européennes. La résolution, qui a été votée par les députés européens de gauche, écologistes et libéraux, contre l’avis des élus de droite, est “une gifle pour Orbán”, titre Népszava. Pour le quotidien de gauche, La question se pose même si la version du gouvernement est vraie et qu’il s’agit d’un complot gaucho-libéral : pourquoi la Hongrie est-elle toujours la cible ? […] Il ne faudrait pas oublier qu'en adhérant à l'Union, on a accepté de respecter non seulement le droit communautaire mais aussi les valeurs démocratiques. [...]
A peine nommé rapporteur, l’euro député socialiste Kader Arif a démissionné, dénonçant cet accord scandaleux sur la forme comme sur le fond. L’absence de transparence est totale et au nom de la lutte contre la contrefaçon, l’ACTA menace l’accès au soin des démunis comme les libertés sur Internet. Kader Arif s’est fendu d’un communiqué très clair pour justifier sa démission « En tant que rapporteur sur ce texte, j'ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l'accord au plus vite avant que l'opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d'expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des citoyens. »...
L'idée de contrôler les agences de notation et de créer un agence européenne ne sont pas nouvelles. Un rapport du Parlement de l'UE les préconisait déjà en 2004. Sans suite... Sarko eunuque ! Son triple A ne vaut pas tripette. Dégradé, comme à l’armée, par Standard & Poor's. « Ça ne change rien », claironne-il aujourd’hui après avoir ébruité ces mois-ci « si on perd le triple A, je suis mort ». Depuis trois ans, la mise au banc des agences de notation était, il est vrai, devenue un ciment politique face aux dérives de la sphère financière. Et donc un argument électoral en vue des présidentielles. Au discours de Toulon en 2008, il professait : « enfin il va falloir se décider à contrôler les agences de notation qui ont été défaillantes, et à faire en sorte que plus aucune institution financière et plus aucun fond ne soit en mesure d’échapper au contrôle d’une autorité de régulation »...
Le Monde.fr - Il souhaite qu'une stratégie coordonnée associant des mesures européennes et nationales soit mise en place de manière à diminuer les pertes à chaque étape de la chaîne alimentaire. Chaque année, chaque habitant des vingt-sept pays de l'Union européenne produit en moyenne 179 kg de déchets alimentaires. Face à ce constat, le Parlement européen a adopté une résolution pour demander à la Commission et aux Etats de l'UE "d'élaborer des actions concrètes visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici à 2025 et à éviter, parallèlement, la production de déchets alimentaires". Le gaspillage, qui concerne chaque maillon de la chaîne agroalimentaire, atteindrait selon certaines estimations 50 % des denrées saines et comestibles, disent les députés. La production de déchets alimentaires atteint quant à elle "chaque année environ 89 millions de tonnes" au total, et elle pourrait grimper à "126 millions de tonnes (...) en 2020" si rien n'est fait, s'alarment-ils...
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"L'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen", regrette le président français. Budget, projet, Mali, les temps forts de son discours. Le président français a prononcé mardi 5 février son premier discours devant les députés européens, réunis à Strasbourg. Il s'est exprimé sur sa vision de l'Europe, à deux jours d'un sommet européen consacré au budget de l'UE qui s'annonce difficile. - Le "défi de la croissance" "Faire des économies oui, affaiblir l'économie non", a lancé François Hollande. "L'Europe ne peut se contenter d'être un marché, un budget, une monnaie". "C'est le défi de la croissance que nous devons relever", a-t-il exhorté. Avec, en tête, la lutte contre le chômage. "Il n'y aura pas de répit tant que 27 millions d'Européens seront au chômage", a-t-il martelé. Pour relever le défi de la croissance, le président français décline quatre principes : "un niveau de dépenses qui préserve les politiques communes", une "politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires mais pour l'ensemble de l'Europe", une "politique agricole qui permette de renforcer une industrie précieuse" et de "respecter l'environnement" et un "cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance". - La dénonciation des égoismes nationaux Sur le budget européen, "un compromis est possible", estime le locataire de l'Elysée. "Mais il doit être raisonnable. Et dont il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qu'il est possible d'accepter", annonce-t-il. Le président français juge que "l'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen". "Le montant des chèques et des rabais doit cesser d'augmenter", a averti François Hollande. David Cameron est prévenu. Mais le président français veut aller encore plus loin : "La prochaine étape que nous devons ouvrir c'est la coordination des politiques économiques nationales". - Quel projet ? "L'Europe différenciée" "S'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples", affirme François Hollande. "Depuis trop longtemps, l'Europe doute d'elle-même"...
L’UE cherche sans cesse à renforcer la surveillance de ses frontières extérieures, en utilisant des technologies toujours plus coûteuses. Mais sont-elles efficaces ? Et qui, dans nos démocraties, contrôle les contrôleurs ? Par Frank Mulder, du de Groene Amsterdammer "Il n’y a pas d’alternative”, déclarait, il y a 4 ans, Franco Frattini, commissaire européen chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, devant le Parlement européen. Comme les criminels avaient une meilleure technologie que la nôtre, il annonçait deux projets. Le premier prévoyait la surveillance permanente de toutes les frontières extérieures, y compris à l’aide de drones, pour détecter les migrants en mer. Le deuxième proposait l’instauration de "frontières intelligentes”, permettant la reconnaissance biométrique de toutes les personnes qui entrent et sortent de l’Europe. Le premier projet, Eurosur (système européen de surveillance des frontières), censé démarrer le 1er octobre 2013, est actuellement examiné par le Parlement européen. "Tous les Etats membres doivent créer un centre qui coordonne l’ensemble des activités de surveillance des frontières menées par la police, les douanes et la marine”, explique Erik Berglund, directeur chargé du renforcement des capacités au sein de Frontex, l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, à Varsovie. “Jusqu’à présent, le partage des informations n’a lieu que sur la base du volontariat”. Eurosur a un triple objectif, souligne Berglund : “Détecter les migrants clandestins, lutter contre la criminalité internationale et sauver les réfugiés qui s’enfuient par bateau”. Selon les ONG, ce dernier aspect est surtout un argumentaire de vente. "Eurosur contribue peut-être à repérer les bateaux”, dit Stephan Kessler du Service jésuite des réfugiés à Bruxelles. "Mais il n’existe toujours pas de procédure pour déterminer qui doit sauver les gens et où ceux-ci doivent demander le statut de réfugié. L’an dernier, Malte et l’Italie ont discuté pendant 5 jours d’un petit bateau en mer”...
L’actualité européenne est à la Une sur Les Chaînes Parlementaires. Ce rendez-vous dédié à l’Union présente les événements marquants de la semaine européenne et leurs conséquences sur notre vie quotidienne. Au programme : portraits, reportages, interviews pour une Europe plus accessible et plus concrète. De Bruxelles à Strasbourg, les caméras des Chaînes parlementaires invitent les téléspectateurs à voir plus loin, au-delà de nos frontières, une Europe dans tous ses Etats. L’actualité européenne articulée autour de trois rubriques : + Tour d’Europe : un député européen commente un journal tout en images sur l’actualité de l’Union et de ses 27 Etats membres. + Le dossier de la semaine : les réactions d’un député à un reportage portant sur un dossier inscrit dans l’agenda européen (Commission ou Parlement). + Destination Europe : les analyses d’un invité sur un reportage réalisé dans un pays européen (mise en oeuvre d’une décision européenne, une solution nationale originale ou l’illustration d’un problème ou d’un blocage…) Invités : + Mme Véronique de Keyser, députée belge, vice présidente des socialistes et des démocrates européens, + M. Cristian Dan Preda, député européen roumain, proche du conseiller du président roumain pour la Francophonie.
En rejetant l’Accord commercial sur la contrefaçon (ACTA), les eurodéputés ont prouvé qu’il sont sensibles aux humeurs de l’opinion publique, se félicite la presse européenne, qui s’inquiète de la remise en question des principes de la propriété intellectuelle.... Mediapart: le rejet de l'accord anticontrefaçon marque symboliquement une étape dans la repolitisation de l'Europe. Perçu comme une structure lointaine et complexe, volontiers procédurier, avançant à pas minuscules de déclarations en avis, avec peu de tribuns identifiables [...]. Avec le rejet d'ACTA, il montre qu'il est une voie de recours possible pour des citoyens mobilisés. [Toutefois], la montée en puissance du législateur européen semble limitée aux questions de libertés publiques et de protection du citoyen.... Dans Gazeta Wyborcza, l’éditorialiste Ewa Siedlecka salue la chute d’ACTA comme “une grande victoire de la société civile” et assure que “le peuple européen” a ainsi manifesté son existence.... Pour Rzeczpospolita, “le vote du Parlement européen prouve qu’ACTA dans sa forme actuelle est mort”. Néanmoins, souligne le quotidien, Les protestations des internautes ne veulent pas dire qu’ACTA n’a pas de supporters. Environ 130 organisations regroupant des auteurs et des médias se sont exprimées en faveur de l’accord. […] La fin d’ACTA ne veut pas dire que l’UE va renoncer à un accord pour protéger la propriété intellectuelle... “Mauvaise nouvelle pour les éditeurs à propos du droit d’auteur”, estime Edoardo Segantini dans le Corriere della Sera :... La Frankfurter Allgemeine Zeitung, de son côté, déplore une “victoire de la meute” : La meute s’est jetée sur ACTA et a gagné (...) L’arrogance grégaire des cyber-fétichistes, cette “communauté de la toile” idéalisée et sacralisée, a voulu empêcher un précédent qui signifiait qu’enfin serait garanti par l’Etat ce que seul l’Etat peut garantir : le droit....
Mercredi 27 juin 2012 dès 6h30, France Culture s'installe dans les studios du Parlement européen à Bruxelles, à la veille du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. Bruxelles, année zéro : après une série de "sommets de la dernière chance" qui ont émaillé de longs mois de crise, les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se retrouvent une nouvelle fois les 28 et 29 juin dans la capitale européenne. A l'issue des échéances électorales grecques et françaises, l'Union est à la croisée des chemins : les dirigeants européens doivent dessiner un nouvel horizon pour le continent, au-delà des plans de sauvetage. L'Europe peut-elle encore avancer à 27 ? Le couple franco-allemand, moteur ou ferment de division ? Pour sauver l'Union, est-ce l'heure du "saut fédéral" ?
Les députés ont suspendu leur coopération avec le Conseil européen pour protester contre le réintroduction du contrôle aux frontières que les Etats peuvent s'autoriser quand bon leur semble. Le Parlement dénonce un mauvais coup porté à l'espace Schengen, à l'initiative de Berlin et de Paris. Les députés européens ont suspendu leur coopération avec le Conseil sur cinq dossiers, dont celui de l'espace Schengen. Après avoir, le 12 juin, menacé de poursuivre le Conseil devant la Cour de justice européenne, pour "avoir sapé la légitimité du législatif européen", selon les propos de la députée roumaine Renate Weber, chargée du dossier Schengen. Pour l'hebdo de Bucarest Dilema Veche, ce bras de fer "ne concerne pas seulement les contrôles aux frontières", il touche à l'idée même de l'Union européenne. La bataille a commencé le 7 juin, lorsque les ministres européens de l'Intérieur, sous l'impulsion de Paris et Berlin, ont décidé de renforcer les frontières entre les Etats de l'espace Schengen. Les contrôles pourront être rétablis sans l'aval de la Commission, de manière bilatérale [entre les pays concernés], et pas seulement pour trente jours, comme à présent, mais pour deux ans. De plus, le mécanisme de contrôle des accords de Schengen sur la libre circulation proposé par les Etats exclut la Commission et le Parlement.....
En votant ce jeudi contre le traité de lutte internationale contre la piraterie, trois commissions du Parlement européen viennent de planter trois nouveaux clous dans le cercueil de l'accord de commerce anticontrefaçon ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) qui comporte un volet secret sur le flicage d'Internet...
Via Alcofribas
Entre Bruxelles et Strasbourg, « La Croix » a suivi les 6 000 employés et les députés du Parlement européen qui font tourner l’une des plus grosses machines législatives au monde. Durée:2'44".
Les lobbies financiers semblent tout-puissants à Bruxelles, contrecarrant toutes les tentatives de réformes du secteur bancaire depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. Mais cela pourrait changer, avec la mise en place d’un contre-lobby européen : Finance Watch. Par Harald Schumann, de Der Tagesspiegel. Joost Mulder, 31 ans, connaît tous les arcanes. Cinq années durant, l’élégant Néerlandais a travaillé l’appareil législatif bruxellois pour le compte d’organismes financiers. Intriguer dans les coulisses de la Commission, du Parlement et des conseils des ministres des 27 Etats membres, c’est son gagne-pain. Quadrilingue, au fait de tout ce qui se passe, l’homme se meut avec aisance à travers l’écheveau politique bruxellois – un lobbyiste tel qu’on les imagine. Un jour, ses collègues et lui-même feront capoter des initiatives parlementaires, le lendemain il convaincra les fonctionnaires de Bruxelles d’introduire des dispositions "explosives" dès l’ébauche d’un projet de loi afin d’organiser des levées de bouclier d’origines multiples et – en apparence – indépendantes les unes des autres. Et lorsqu’un paragraphe gênant n’a pu être supprimé à la Commission ou au Parlement, on constitue une minorité de blocage au Conseil....
Étant le plus grand consommateur de chocolat au monde, l'Union européenne doit faire face à ses responsabilités en ce qui concerne la durabilité du secteur du cacao, a affirmé la commission du commerce international, jeudi. Les députés ont recommandé au Parlement de donner son feu vert au nouvel accord international sur le cacao, mais ils ont également adopté une résolution appelant à des mesures contre le recours au travail des enfants dans ce secteur. "Lors de la procédure de consentement de l'accord international sur le cacao, plusieurs intéressés ont souligné la question du travail des enfants dans les champs de cacao. Nous pensons qu'il s'agit d'un problème sérieux à ne pas négliger, nous avons par conséquent décidé de soulever la question dans une résolution", a déclaré le rapporteur Vital Moreira (S&D, PT)..
Le Premier ministre hongrois « nouvel imperator » de l'Europe comme le surnomme la presse internationale? En tout cas, depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Viktor Orban s'empare peu à peu des tous les leviers du pouvoir. « L’Union européenne n’est pas un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds, mais une maison commune que nous construisons ensemble, Monsieur Viktor Orban », a lancé l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit du groupe des Verts lors du débat sur la Hongrie dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, le 18 janvier. Trois cent cinquante nouvelles lois en dix-huit mois. Depuis que le chef du gouvernement hongrois tente ouvertement de façonner une Hongrie à sa guise, l’inquiétude et la colère montent au sein de l’Union européenne. En seulement dix-huit mois, Victor Orban s'est imposé comme maître absolue -grâce à quelques 350 nouvelles lois et des nominations en sa faveur. L'économie, la justice, l'armée, la culture : partout, le chef du gouvernement a placé ses fidèles, avec des mandats allant jusqu'à douze ans. Un futur gouvernement d'une autre couleur politique sera donc confronté à un appareil d'Etat hostile, verrouillé par la droite populiste, le Fidesz...
A 15 heures, le site internet du Parlement européen est tombé en panne. Les Hongrois n’ont donc pas pu suivre en direct le débat entre leur Premier ministre, Viktor Orbán, accusé de dérive autoritaire, et les eurodéputés. Trop de connexions. Toute la Hongrie - et pas seulement - voulait suivre le débat. A l’image de l’intérêt et des réserves que suscite, en Europe, celui que l’opposition hongroise surnomme «Viktator».... Pour Viktor Orbán, toutes les réformes qu’il a effectuées depuis dix-huit mois, étaient nécessaires pour «redresser» son pays qui était «près de l’effondrement». Il a demandé aux députés de «lire la Constitution» et de venir en Hongrie pour juger sur pièces des réformes. Bon prince, il s’est dit «ravi de ce débat qui a été un vrai débat européen». On peut comprendre sa satisfaction : le PPE (regroupant les conservateurs européens, dont l’UMP), les souverainistes et l’extrême droite, soit la majorité du Parlement, l’ont soutenu bruyamment, au cours d’un débat de plus de trois heures et demie, dans sa volonté d’en finir avec «une Constitution datant de 1949 et héritée du communisme»...
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