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MADRID, 17 mai 2013 (AFP) - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme controversée du système éducatif, déjà frappé par des coupes budgétaires, avec l'espoir de lutter contre le chômage record des jeunes dans un pays où l'abandon scolaire dépasse de loin celui de ses voisins européens. "Nous avons besoin d'une refonte urgente de tout le système éducatif car nous ne pouvons pas nous permettre les chiffres d'échec, d'abandon (scolaire, ndlr) et de chômage des jeunes", a lancé la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, après le Conseil des ministres. La loi adoptée par le gouvernement vendredi, qui sera débattue au Congrès des députés, où le parti conservateur au pouvoir dispose de la majorité, est "l'une des réformes les plus importantes figurant à l'agenda du gouvernement", arrivé au pouvoir en décembre 2011, a ajouté le ministre de l'Education, Ignacio Wert. Enfoncée dans la récession, l'Espagne est frappée par un taux de chômage historique de plus de 27%, qui bondit jusqu'à 57,22% chez les 16-24 ans. Ce panorama est encore assombri par un taux d'abandon scolaire de 25%, "le double de celui du reste des pays de l'Union européenne", a précisé vendredi la numéro deux du gouvernement. Près d'un jeune sur quatre (23,5%) entre 15 et 29 ans ne travaille ni n'étudie, a-t-elle ajouté. "L'investissement dans l'éducation a doublé lors de la dernière décennie, et l'échec aussi", a-t-elle souligné. Engagé dans une cure d'austérité drastique, le gouvernement a ordonné une réduction de trois milliards d'euros par an des dépenses dans l'éducation, un secteur dont le budget est géré par les régions autonomes. La réforme prévoit notamment une plus grande "flexibilité" des parcours scolaires ainsi que l'introduction d'examens pour valider chaque étape de la scolarité.... ...
Euro-zone factories continued to lose momentum and unemployment rose to record levels, casting doubt on hopes for an economic rebound later this year. New evidence on the poor state of the economy could increase pressure on the European Central Bank to ease monetary policy at its monthly meeting Thursday, after a minority of the bank's board wanted a cut in rates at the previous meeting. Markit, a data provider, said Tuesday its gauge of activity in euro-zone factories fell at the fastest rate in three months in March. The fall adds heft to evidence that the euro-zone economy shrank in the first quarter of the year, which would mark its sixth consecutive quarter of contraction, exceeding the length of the 2008-2009 downturn sparked by the global financial crisis. A subindex measuring factories' intake of new orders also fell to a three-month low, pointing to weakness in euro-zone factories in April and beyond. "The euro-zone manufacturing sector looks likely to have acted as a drag on the economy in the first quarter, with an acceleration in the rate of decline in March raising the risk that the downturn may also intensify in the second quarter," said Chris Williamson, Markit's chief economist... Some 33,000 more people were out of work in February, leaving the jobless rate unchanged at 12.0% of the workforce. January's rate was revised higher, also to 12.0%, the highest figure in Eurostat's database. Unemployment in January jumped by 222,000, according to the revised figures, marking the sharpest rise in joblessness in 10 months. EU Social Affairs Commissioner Laszlo Andor said the level of unemployment in the region is unacceptable and urged governments to act. Member states must use "all available instruments to create jobs and return to sustainable growth," in particular to contain youth unemployment, he said in a written statement. "Such unacceptably high levels of unemployment are a tragedy for Europe and they signal how serious a crisis some euro-zone countries are now in."...
Bruxelles prévoit que la zone euro verra son PIB baisser de 0,3% en 2013. En France, le déficit devrait atteindre 3,7%, bien loin de l'objectif de 3% qu'espérait le gouvernement. La zone euro sera de nouveau en récession cette année, avec une baisse de 0,3% du PIB, et la reprise interviendra en 2014, selon la Commission européenne qui a revu à la baisse ses prévisions vendredi. En novembre, la Commission tablait encore sur une sortie de la récession cette année, avec une très faible croissance de 0,1%. Elle prévoit une reprise seulement en 2014, avec une croissance de 1,4% en zone euro et de 1,6% pour l’ensemble de l’Union européenne. «La faiblesse de l’activité économique à la fin de l’année 2012 se traduit par un point de départ bas pour cette année», souligne la Commission, qui prévoit une amélioration «graduelle» au cours de l’année 2013. Concernant la France, la Commission prévoit que le déficit atteindra cette année 3,7% du PIB, loin de l’objectif des 3% imposés par Bruxelles, et sera encore plus important en 2014 à 3,9%. Lors de ses précédentes prévisions en novembre, la Commission tablait sur un déficit de 3,5% en 2013 et 2014. Selon Bruxelles, la croissance de la France sera quasiment nulle cette année, à +0,1%, avant de repartir en 2014 avec 1,2%. La reprise sera tirée initialement par la demande extérieure, selon la Commission. «Il est prévu que l’investissement et la consommation intérieures reprennent plus tard dans l’année, et en 2014 la demande intérieure devrait prendre le relais comme principal moteur pour renforcer la croissance», ajoute Bruxelles. Le chômage va encore s’aggraver dans la zone euro cette année et devrait dépasser les 12% de la population active, selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne publiées vendredi....
Selon les chiffres d'Eurostat, 18,82 millions de personnes étaient au chômage en novembre dans la zone euro, soit une hausse de 113.000 par rapport à octobre. L'ascension du chômage se poursuit en Europe avec 11,8% de la population active sans emploi en novembre dans la zone euro contre 11,7% en octobre. Un nouveau record. Selon les chiffres publiés mardi par l'office européen de statistiques Eurostat , 18,82 millions de personnes étaient au chômage en novembre dans la zone euro, soit une hausse de 113.000 par rapport à octobre et de 2,015 millions par rapport à novembre 2011. Dans l'ensemble de l'Union européenne, le chômage est resté stable en novembre par rapport à octobre, à 10,7%. Au total, 26,061 millions de personnes étaient au chômage dans l'Union à 27 en novembre, soit 154.000 de plus qu'en octobre et 2,012 millions de plus qu'un an auparavant. . Le taux de chômage a continué de grimper à des niveaux exceptionnels en Espagne, où il atteignait 26,6% de la population en novembre, et en Grèce, où il a atteint 26% en septembre, dernier mois où des données sont disponibles. En Grèce, le taux de chômage est pasé de 18,9% à 26% entre septembre 2011 et septembre 2012. Il a également fortement grimpé à Chypre, où il est passé de 9,5% à 14% entre novembre 2011 et novembre 2012. Sur la même période, il est passé de 23% à 26,6% en Espagne. En novembre, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,5%), au Luxembourg (5,1%), en Allemagne (5,4%) et aux Pays-Bas (5,6%). Les jeunes restent toujours particulièrement touchés....
En Suède, le chef de l'opposition s'est illustré dimanche 23 décembre par des propos surprenants de la part d'un élu social-démocrate : Stefan Löfven a critiqué dans la presse un accord conclu l'an dernier qui facilite l'immigration. Selon le leader de gauche, le trop grand nombre important d'arrivées ne simplifie pas la lutte contre le chômage.... Le nouveau chef de file des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, estime que le clivage social que l’on constate aujourd’hui en Suède est en grande partie dû à une politique d’immigration trop généreuse. Il critique un accord conclu en mars 2011 entre le gouvernement de centre-droit et le parti Vert (opposition), qui a facilité l'immigration pour des motifs économiques de ressortissants de pays non membres de l'Union européenne. L’arrivée massive, selon lui, de ressortissants de pays non membres de l’Union européenne pour des raisons économiques est une erreur : « Ce n’est pas ce type de mesure qui va régler la question de la lutte contre le chômage. Faire venir de la main d’œuvre étrangère bon marché sans penser à leur intégration n’est pas digne de la Suède. » Il souhaite des discussions au sein de l’Union européenne et dans son pays sur la question du rapprochement familial et de la répartition des immigrés dans l’Union. Stefan Löfven est cependant favorable à la poursuite d’une immigration généreuse, pour les réfugiés politiques. ...
En zone euro, une récession de 0,1 % est encore attendue l'an prochain. L'OCDE presse les Etats-Unis et les pays européens de ne pas donner un tour de vis budgétaire supplémentaire. Ce n'est pas du tout la joie dans l'économie des 34 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les prévisions publiées par cette institution, mardi 27 novembre, laissent craindre "une reprise hésitante et inégale" en 2013 et 2014, soit respectivement des taux de croissance de 1,4 % et 2,3 % après 1,4 % en 2012. Aucune zone ne se singularise : les Etats-Unis font un peu mieux (+ 2 % et + 2,8 %) que la zone euro (- 0,1 % et + 1,3 %) et que le Japon (+ 0,7 % et + 0,8 %). Mais l'Allemagne (+ 0,6 % et + 1,9 %), la France (+ 0,3 % et + 1,3 %) et le Royaume-Uni (+ 0,9 % et + 1,6 %) sont logés à la même enseigne, c'est-à-dire celle d'une reprise trop molle pour faire repartir l'investissement et le marché de l'emploi. ... Mais la langueur de la zone euro et les mesures d'assainissement ont durablement amputé une partie des capacités de croissance de ces pays. La bonne nouvelle, c'est que le taux d'inflation semble durablement ancré sous les 2 % et que le risque de déflation s'est éloigné. La mauvaise nouvelle, c'est que le chômage s'aggraverait jusqu'en 2014 notamment en zone euro où il culminerait à 12 %, cette année-là, aussi bien dans les pays ravagés par la crise comme la Grèce (27,2 %) que dans les grandes économies comme l'Allemagne (5,6 %) ou la France (10,9 % en métropole)....
MADRID (AFP) - L'Europe est mobilisée mercredi contre l'austérité lors d'une journée marquée par des grèves générales en Espagne et au Portugal, deux des pays les plus fragiles de la région, où la riposte populaire grandit contre le chômage et la précarité.Des arrêts de travail étaient aussi annoncés en Italie et en Grèce, ainsi que des manifestations dans plusieurs autres pays dont la France et l'Allemagne. "Cette première grève ibérique" est "un signal fort de mécontentement et un avertissement aux autorités européennes", a lancé Armenio Carlos, secrétaire général de la CGTP, le principal syndicat portugais. L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage qui frappe un quart des actifs, vivait au ralenti pour sa deuxième grève depuis l'arrivée au pouvoir, il y a près d'un an, du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Dès la nuit, les piquets de grève agitant les drapeaux rouges des syndicats UGT et CCOO ont envahi Madrid et les autres grandes villes, prenant position aux portes des usines, des commerces, des marchés de gros ou des gares. A travers Madrid, les manifestants ont déployé de grandes banderoles portant le slogan de cette journée: "Ils nous privent de notre avenir, il y a des coupables, il y a des solutions". "Grève générale. Ils nous laissent sans avenir", affirmait aussi une banderole barrant l'entrée de l'usine Volkswagen à Pampelune, dans le nord de l'Espagne....
L'Espagne n'en finit pas de battre les record s'agissant de ses statistiques du chômage. Sur un, elle a encaissé une progression de 11,32% de son nombre de demandeurs d'emploi, un record dans le monde industrialisé. ... En septembre, 79.645 nouvelles personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs en Espagne, ce qui représente une augmentation de 1,72% par rapport au mois d'août selon le ministère du Travail. Sur un an, le pays compte une augmentation de 478.535 demandeurs d'emploi, soit 11,32% de progression. Un record dans le monde industrialisé. Plus d'un jeune sur deux est au chômage Selon l'Institut national de la statistique, qui utilise une méthode de calcul différente, le taux de chômage atteignait fin juin 24,63% (plus de 53% chez les jeunes), là encore, c'est un record. Peut être une très légère embellie en 2013 Le gouvernement table sur un taux, fin 2012, de 24,6%, puis sur une légère baisse en 2013, à 23,3%.
Des chiffres qui font froid dans le dos des nouvelles générations de travailleurs. Le chômage des jeunes de 15 à 24 ans a augmenté de 50% dans l'Union européenne depuis le début de la crise, rappelle lundi la Commission européenne à l'occasion de la publication d'un rapport sur la jeunessequi insiste sur les efforts à faire pour leur intégration. Le chômage des jeunes est passé en moyenne de 15% en février 2008 à 22,5% en juillet 2012, selon l'institut européen de statistiques Eurostat. Le taux de chômage des jeunes atteint même 53,8% en Grèce et 52,9% en Espagne. «Je suis profondément préoccupée par les effets de la crise sur les jeunes, beaucoup trop nombreux à être exposés à un risque d'exclusion sociale et de pauvreté», souligne dans un communiqué la commissaire européenne chargée de la Jeunesse, Androulla Vassiliou, à l'occasion de la publication de ce rapport. ...
Selon Eurostat, 18 millions de personnes cherchent un emploi dans la zone euro, soit 11,3% des actifs. Le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,3% de la population active en juillet, comme le mois précédent pour lequel le chiffre a été révisé à la hausse, a indiqué vendredi l’office européen de statistiques Eurostat. Ce chiffre constitue un nouveau record. Selon les estimations d’Eurostat, 18 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro en juillet, soit 88 000 de plus qu’en juin. Il s’agit du quinzième mois consécutif au cours duquel le chômage a atteint ou dépassé le seuil de 10% dans l’union monétaire. Comparé à juillet 2011, le nombre de chômeurs s’est accru de 2,05 millions dans la zone euro. Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage est resté stable par rapport à juin, à 10,4% de la population active, là encore un niveau record...
Séville, deuxième ville universitaire d'Espagne derrière Salamanque, vient de vivre une mobilisation sans précédent. Deux semaines de grève pour protester contre la hausse des droits d'inscription et la baisse du montant des bourses. Mais à quoi sert un diplôme quand un jeune sur deux est au chômage ? Les étudiants de Séville sortent de deux semaines de "chômage académique". C'est le droit de grève dont ils disposent en Andalousie. Résultat : il n'y a pas eu cours fin mai-début juin, pas d'examens non plus. Les étudiants ont été soutenus dans leur mouvement par le corps professoral et le recteur de l'Université de Séville qui compte 75.000 étudiants. Antonio Ramirez de Antonio a peur de perdre 10.000 étudiants l'an prochain. De nombreux boursieurs craignent de ne pas pouvoir poursuivre leurs études l'an prochain, ou de devoir cumuler travail et cours à la fac pour s'en sortir. Pour l'instant, personne ne sait encore de combien sera raboté le budget de l'enseignement supérieur à la rentrée. Mais à quoi sert le diplôme une fois en poche ? En Andalousie, près d'un jeune sur deux est au chomage. Alors beaucoup tentent de décrocher un autre diplôme, de langue cette fois, indispensable pour tenter sa chance à l'étranger....
STAT/12/67 2 mai 2012 Mars 2012Le taux de chômage à 10,9% dans la zone euroÀ 10,2% dans l'UE27 Dans la zone euro1 (ZE17), le taux de chômage2 corrigé des variations saisonnières3 s’est élevé à 10,9% en mars 2012, comparé à 10,8% en février4.
(De Somonte) L'Espagne sombre dans la crise. Lundi 9 avril encore, le premier ministre, Mariano Rajoy, annonçait de nouvelles coupes budgétaires. Mais tous les Espagnols ne baissent pas les bras. Il y a eu la grève générale du 29 mars. Et en Andalousie, depuis le 4 mars, des paysans journaliers occupent des terres. Comme il y a un siècle...Il y a dans l’orange, comme un arôme d’enfance, un arrière goût d’avant. Sur la route d’une quinzaine de kilomètres, qui part de Palma del Rio, une ville de la province de Cordoue, pour rejoindre la Finca (la ferme) Somonte, il y a des oranges partout, rondes, girondes, juteuses, bien mûres. Mais au sol, elles pourrissent, sans que personne ne les ramasse. Pourtant, en Andalousie (communauté autonome au sud de l’Espagne, 8 millions d’habitants), 30% de la population active est au chômage, et survit de bouts de rien, depuis le début de la crise, en 2008. A cause de l’économie de marché, c’est plus cher de les ramasser que de les laisser, apprend-on dans le journal local (El dia de Cordoba) du 1er avril, qui rappelle aussi qu’un huitième des orangers de la région a brûlé, à cause du froid cet hiver.....
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Les chiffres du chômage pour l’union européenne ne sont pas rassurants. Les pays du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau. La fête du travail a été une fois de plus placée sous le signe de la dégradation de l’emploi en Europe. La veille, en effet, l’office statistique, Eurostat, avait révélé que le taux de chômage, en mars, avait inscrit un nouveau record de 12,1 % en mars dans la zone euro. Soit un vingt troisième mois d’affilée de hausse. Au total, 19,2 millions de personnes étaient sans emploi à la fin du mois. Les chiffres pour l’union européenne sont à peine plus rassurants. Le taux de chômage s’y est établi à 10,9 % pour 26,5 millions de chômeurs. Par pays, sans surprise, les pays européens du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau avec la Grèce dont le taux de chômage a atteint 27,2 %, l’Espagne (26,7 %) ou encore le Portugal (17,5 %). La situation en Italie (11,5 %) ou en France (11 %), sans être aussi catastrophique, n’en est pas moins inquiétante. Avec un niveau de 5,4 %, le marché de l’emploi allemand, lui, continue de résister. Résultat, selon une étude publiée mardi par le ministre fédéral du travail allemand, les employeurs en Allemagne ont embauché au cours de l'année écoulée plus de ressortissants originaires des pays du sud de l'Europe touchés par la récession qu'auparavant. Le dynamisme germanique agit comme un aimant. Plus de 34.000 ressortissants espagnols, grecs, italiens et portugais ont trouvé un emploi en Allemagne en un an, selon les chiffres comptabilisés jusqu'en février. Au total, 466.000 personnes employées en Allemagne viennent de ces quatre pays, un chiffre en hausse de 8%. Devant ce désastre social, de Madrid à Athènes, des manifestations étaient organisées contre les politiques d'austérité et prônant des mesures en faveur de l'emploi, à l'occasion de la fête du Travail....
Ces mauvais chiffres pour le mois de janvier portent à près de 19 millions le nombre de chômeurs en zone euro. Le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,9% de la population active en janvier, un niveau record, selon les données publiées vendredi par l’office européen de statistiques Eurostat. Il était grimpé à 11,8% en décembre, mois où les données ont été révisées à la hausse. Quelque 18,99 millions de personnes étaient au chômage en janvier dans les 17 pays de la zone euro, indique Eurostat dans un communiqué. En un mois, 201 000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs au sein de l’Union monétaire et environ 1,90 million en un an. La situation est particulièrement critique en Espagne et en Grèce, deux pays lourdement frappés par la crise, où le chômage touche plus d’un actif sur quatre et plus d’un jeune sur deux. Le taux de chômage s’est établi à 26,2% en janvier en Espagne. En Grèce, où les dernières données disponibles datent du mois de novembre, il s’est élevé à 27%. Conséquence de la crise, la situation s’est fortement dégradée en un an dans les pays les plus fragiles, ceux de la périphérie : le taux de chômage a bondi de 20,8% à 27% en Grèce en douze mois, de 9,9% à 14,7% à Chypre et de 23,6% à 26,2% en Espagne....
En trois ans, le pays a subi sept plans pour tenter de redresser ses comptes publics. Si le déficit s'est légèrement résorbé, le chômage et la récession n'ont jamais été aussi forts. Malgré deux changements de gouvernement, la Grèce enchaîne les plans d'austérité et les plans de sauvetage internationaux depuis l'automne 2009. Infographie à partir de ce lien.
EN IMAGES - Cette année a été marquée par une succession de restructurations, qui se sont accélérées au lendemain de la présidentielle. Retour sur les plus gros dossiers de ces douze derniers mois qui ont touché plusieurs centaines, voire milliers d'emplois..
La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu'ici. Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants."Le trou noir est de plus en plus grand", s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 euros par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid. En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 euros, aujourd’hui réduite à 360 euros. "Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA" depuis septembre, raconte-t-elle. "Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés": la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi. L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure: un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue. Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie...
Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France. (De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage. Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en mars 2009. Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre. Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée : « Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier. Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »... Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre : « Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. » Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé : « L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire. L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. » Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires...
Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné. L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi. Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour. ... Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles. Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...
L'Allemagne se porte mieux que la plupart des pays européens. Mais si le pays va bien, ce n'est pas le cas de tous les Allemands, analyse Frédéric Lemaître, correspondant du "Monde" à Berlin. A un an des prochaines élections, à l'automne 2013, les questions sociales occupent à nouveau le devant de la scène allemande. Samedi 29 septembre, environ 40 000 personnes ont manifesté dans tout le pays pour réclamer une augmentation des impôts payés par les plus riches. Lundi 1er octobre, à peine nommé candidat du SPD à la chancellerie contre Angela Merkel, Peer Steinbrück a attaqué celle-ci sur deux thèmes principaux : les bas salaires et le minimum vieillesse. Ce tir groupé n'est pas une coïncidence. L'Allemagne se porte mieux que la plupart des pays européens, le chômage, y compris chez les jeunes, est très bas (6,8 % de la population active), les caisses d'assurance-maladie sont excédentaires et le budget 2013 n'est pas loin de l'équilibre. De quoi faire des envieux. Mais si l'Allemagne va bien, ce n'est pas le cas de tous les Allemands. Dix ans après les réformes menées par le chancelier Gerhard Schröder, le pays est redevenu ultra-compétitif. Mais à quel prix ? Le débat divise, notamment la gauche qui, pourtant, a porté ses réformes sur les fonts baptismaux. En 2010, 20 % des Allemands travaillant dans une entreprise de plus de dix salariés percevaient un bas salaire, soit, en brut, moins de 10,36 euros de l'heure. Un pourcentage en hausse ces dernières années. Dans certains secteurs – chauffeurs de taxi, salons de coiffure, nettoyage industriel et restauration –, ces bas salaires concernent plus de 75 % des salariés. Un quart des Allemands – souvent les mêmes – occupent un emploi dit atypique, c'est-à-dire qui n'est pas un contrat à durée indéterminée à plein temps. D'où le débat sur le salaire minimum. Quelque 6,8 millions de personnes gagneraient moins de 8,50 euros de l'heure, seuil qui, selon les syndicats et le SPD, devrait constituer le salaire minimum dans le pays alors que le gouvernement refuse de légiférer sur le sujet et mise sur la bonne volonté des partenaires sociaux. Ces "salariés pauvres" ne sont d'ailleurs pas les seuls pauvres du pays. L'Allemagne compte six millions de personnes touchant une allocation (Hartz IV) équivalente au RSA....
Le mois d'août a vu une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi. Chez les jeunes, le chômage dépasse 53%. Le chômage en Espagne est reparti à la hausse en août avec 4,63 millions de demandeurs d’emploi, mettant fin à quatre mois consécutifs de baisse, alors que ce pays affiche le taux de chômage le plus élevé du monde industrialisé, a annoncé mardi le ministère du Travail. L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a enregistré en août 38 179 chômeurs (+0,83%) de plus qu’en juillet, tandis que sur un an la hausse est plus prononcée, avec 494 707 demandeurs d’emploi supplémentaires (+11,98%), pour arriver à 4 625 634 chômeurs. Selon l’Institut national de la statistique, qui utilise une méthode de calcul différente, le nombre de sans-emploi a progressé au deuxième trimestre malgré la saison touristique, pour atteindre 24,63% et plus de 53% chez les jeunes. Le gouvernement a revu en hausse en juillet ses prévisions de chômage, tablant sur un taux fin 2012 de 24,6%, contre 24,3% prévu précédemment. Il prévoit une légère baisse en 2013, à 23,3%. En août, le nombre de chômeurs a surtout augmenté dans les services (42 391 demandeurs d’emploi en plus), l’industrie (+6 748) et dans la contruction (+2 482)....
Très médiatisée, la fuite des cerveaux est anecdotique face au retour des migrants dans leur pays d’origine. Il y a aussi les Espagnols qui auraient mieux fait de rester, sans compter ceux dont c’est l’argent qui n’aurait pas dû émigrer... «Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais. Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes. Cette tendance au départ, conjuguée à la hausse persistante du taux de chômage et aux prévisions d’une récession économique sans fin, conforte un discours pessimiste sur la fuite des cerveaux. Déjà, les comparaisons fusent avec les vagues d’émigration qui ont marqué l’histoire de l’Espagne: Galiciens et Andalous en Argentine et en Algérie au XIXè siècle, Républicains en France au XXè, puis émigration économique en Suisse et en Allemagne dans les années 1960. La différence tiendrait juste au fait que la «nouvelle émigration espagnole» concerne une génération qui ne part pas occuper des chantiers mais des laboratoires scientifiques et des cabinets d’architectes....
Un roman récent sur un tueur en série à Athènes est si réaliste que son auteur, Petros Markaris, a dû préciser qu'il ne devrait pas être imité. Car l'histoire qu'il raconte est celle de l'élite fraudeuse et des victimes du système corrompu. Par Julian Borger, de The Guardian Comme l'inspecteur Costas Haritos, le héros-narrateur, nombre de lecteurs sont déchirés entre le dégoût et l'admiration sournoise pour le meurtrier, qui s'est baptisé le Percepteur et exige de l'argent pour remplir les coffres du pays. Le tueur rencontrait une telle sympathie auprès du public que Markanis a jugé prudent de préciser en quatrième de couverture : "Attention : ce roman ne doit pas être imité." "Je voulais raconter comment cette crise s'est vraiment produite et comment elle affecte les gens ordinaires", explique-t-il lors d'un entretien dans son appartement d'Athènes. La littérature policière est selon lui la meilleure forme de critique sociale et politique parce qu'une grande partie de ce qui se passe en Grèce en ce moment est criminel... ... Pendant ce temps, les riches continuent à remplir les bars et les restaurants chics de la ville pendant que les ouvriers et une grande partie de la classe moyenne vacillent au bord de la misère. Markaris lui-même habite un appartement modeste situé dans un quartier du centre d'Athènes qui était manifestement bien plus agréable. La colère s'étale désormais sur les murs dans des graffitis qui menacent les immigrés d'expulsion, voire pire.... ... "Le système qui dirigeait le pays depuis la chute de la junte est mort, déclare Markaris. Les mesures d'austérité ont détruit le paysage politique. La question est de savoir si la Grèce survivra aux mesures d'austérité et si l'Europe peut survivre à un effondrement de la Grèce. Je ne connais pas les réponses."
Encore "triple A" en 2009 la dette publique de la quatrième économie de la zone euro n'est désormais plus qu'à trois crans de la catégorie des "junk bonds". Les efforts de l'Espagne pour réduire ses déficits, ses sacrifices pour couper dans les dépenses de l'Etat et la saignée imposée à ses régions, au prix d'atteinte à son modèle social et politique, seraient-ils vains ? Semblant ignorer les dernières coupes budgétaires annoncées par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, l'agence de notation de crédit Standard & Poor's (S & P) a, dans la soirée du jeudi 26 avril, de nouveau dégradé la note du pays, passée de A à BBB +. En outre, le pays n'est toujours pas à l'abri d'une nouvelle dégradation puisque cette note est assortie d'une perspective négative. Il s'agit de la troisième dégradation du pays en un peu plus de six mois. Encore "triple A" en 2009 la dette publique de la quatrième économie de la zone euro n'est désormais plus qu'à trois crans de la catégorie des "junk bonds", ces obligations pourries que seuls les investisseurs audacieux ou les spéculateurs avertis ont en portefeuille....
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