 Your new post is loading...
Le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Les dirigeants européens ont confirmé vendredi l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union européenne avec le Monténégro, mais le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Dans une déclaration adoptée à l'issue de leur sommet à Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE disent "approuver" la recommandation en ce sens faite mardi par leurs ministres des Affaires européennes d'"entamer des négociations d'adhésion" avec le Monténégro. Celles-ci doivent s'ouvrir dans l'après-midi à Bruxelles lors d'une conférence gouvernementale présidée par le Danemark, qui occupe encore la présidence tournante de l'UE jusqu'à samedi. Le Monténégro, qui avait obtenu en décembre 2010 le statut officiel de "pays candidat" à l'Union européenne, rejoindra ainsi la Turquie et l'Islande, les deux autres pays qui négocient actuellement leur adhésion à l'UE....
Alors que l'appel 'il ne peut y avoir de paix mondiale sans la Turquie' s'élève des Etats Unis, 11 ministres des Affaires étrangères de pays de l'Union uropéenne dont ceux de l’Allemagne, et de la Grande Bretagne ont donné leur message de soutien à la pleine adhésion de la Turquie à l’Union européenne."La Turquie est une puissance régionale en plein essor’ ont souligné les ministres des Affaires étrangères de l’UE dans le communiqué commun qu’ils ont publiés, donnant un petit message à la partie chypriote grecque demandant que la Turquie ne participe pas à la réunion sur la Syrie. Des messages de soutien et des propos élogieux ont été adressés par les capitales occidentales, à la Turquie qui a été accusé peu de temps auparavant comme un pays ayant changé d’axe en tournant le dos à l’Occident se retournant vers le monde arabe. "Une paix mondiale sans la Turquie n’est pas possible" affirment les Etats Unis. Quant aux pays européens qui étaient réticents à l’égard de la Turquie, ils ont désormais besoin de l’aide et du soutien de la Turquie. (...)...
Dans les colonnes du journal britannique Sunday Telegraph, le Président turc Abdullah Gül a estimé qu'Ankara pourrait devenir le "moteur de croissance" de l'Europe. Forte de son poids démographique et de sa croissance, la Turquie met en avant son dynamisme économique face à la crise de la dette dans la zone euro. Dans une interview publiée dimanche, le Président turc Abdullah Gül estime qu'Ankara pourrait devenir le "moteur de croissance" de l'Union Européenne. L'intégration de la Turquie à l'Europe pourrait-elle sauver la croissance européenne ? Ahmet Insel : Il est difficile de faire ce pronostic, puisque la croissance turque est fortement liée à la croissance européenne. Une partie importante de ses exportations est en effet destinée à l'Europe, et la crise économique actuelle va indéniablement ralentir la croissance turque. Celle-ci passera d'environ 8% annuel en 2011 à 5% en 2012. Il ne faut donc pas sous-estimer l'impact de la crise européenne sur l'économie turque...L’Europe se montre frileuse en terme de consommation, d'avenir... ce qui n'est pas le cas de la Turquie. D'ailleurs, quand on compare les opinions publiques européennes et turques, ce qui apparaît de manière flagrante, c'est l'immense optimisme de la population turque concernant son avenir, contrairement aux européens. Et de cet optimisme sur le futur découlent des conséquences sur les comportements économiques, en termes d'investissements et de consommation. ...La Turquie est aujourd'hui liée à l'Europe par un accord d'Union douanière, et très peu de Turcs, tout en souhaitant l'adhésion de la Turquie à l'UE, souhaiteraient son entrée dans la zone euro. Qui plus est, l'intégration de la Turquie à l'UE ne déboucherait pas sur des changements politiques radicaux par rapport à la situation actuelle. Pour l'ensemble de ces raisons, les propositions de Nicolas Sarkozy en faveur d'un partenariat privilégié entre Europe et Turquie n'ont aucun sens...
|
Erdogan lève les sanctions prises contre la France après la loi sur le génocide arménien. ...Invité par Erdogan à lui rendre visite en Turquie, François Hollande a estimé qu'un tel déplacement serait pour lui «un privilège». La déclaration a fait la une de plusieurs journaux turcs, qui ont rappelé que Nicolas Sarkozy avait seulement passé cinq heures à Ankara en février 2011. La brièveté de cette visite avait été critiquée par la presse turque. Aujourd'hui, Ankara espère surtout un changement de ton de la France vis-à-vis de la candidature turque à l'Union européenne. «Nicolas Sarkozy s'opposait à l'adhésion de la Turquie pour des raisons culturelles ou religieuses. François Hollande ne reprendra très probablement pas cette attitude irrationnelle à son compte», écrivait Eser Karakas après le second tour de l'élection présidentielle française dans le quotidien turc Star. «À partir d'aujourd'hui, les critiques contre la candidature turque seront basées sur des sujets réels, comme les atteintes à la liberté d'expression ou aux droits de l'homme. Les exigences de l'Europe dans ces domaines avaient permis à la Turquie d'accomplir de réelles avancées entre 2003 et 2006», poursuivait-il. Le processus de négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE est actuellement au point mort, avec seulement 13 chapitres ouverts sur 35. Certains observateurs estiment que l'élection de François Hollande pourrait permettre de le relancer. «À une époque où la Turquie a freiné les réformes et a même fait des pas en arrière, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, la perspective européenne pourrait permettre de limiter les tendances autoritaires du gouvernement», écrivait le 12 juin Can Selçuki dans Hurriyet Daily News.
Le Monde.fr - Alors que la Croatie pourrait devenir en juillet 2013 le 28e Etat de l'Union européenne, la candidature de la Serbie est encore loin de faire l'unanimité, pâtissant des tensions avec le Kosovo. .... Cause de cette réticence, certains pays s'inquiètent des tensions autour des postes frontaliers dans le nord du Kosovo, où vit une population serbe opposée au contrôle de l'administration kosovare. Après des semaines d'âpres négociations sous les auspices de l'UE à Bruxelles, Belgrade et Pristina ont certes fini par se mettre d'accord en fin de semaine dernière sur une "gestion intégrée" de ces points de passage. Alors que la France ou l'Espagne sont favorables à l'octroi du statut de candidat à la Serbie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Autriche et les Pays-Bas veulent être sûrs que l'accord ne restera pas lettre morte. Et surtout exigent des "preuves de la normalisation des relations" de la Serbie avec son ancienne province méridionale, souligne un diplomate européen. Les affrontements de la semaine dernière à la frontière entre le Kosovo et la Serbie, au cours desquels des soldats allemands et autrichiens de la KFOR ont été blessés, ne sont "pas acceptables. Cela va devoir jouer un rôle dans les discussions d'aujourd'hui", a martelé M. Hoyer. Les ministres auront également à trancher la question de l'ouverture des négociations d'adhésion avec le Monténégro, à propos de laquelle M. Hoyer a dit s'attendre à "plus ou moins un consensus". "Nous avons l'intention d'entamer les négociations qui s'ouvriront probablement au milieu de l'année prochaine, en commençant par les dossiers en rapport avec la justice et les affaires intérieures, la corruption, le crime organisé", a-t-il précisé....
Alain Juppé, en visite en Turquie ce jeudi, tente de renforcer les relations franco-turques. Mais après avoir été tournée vers l'Europe, la diplomatie du pays dirigé par Erdogan semble changer de cap... Le couple Angela Merkel – Nicolas Sarkozy est franchement hostile à l’adhésion de la Turquie. Il devient alors difficile pour le gouvernement turc de poursuivre le processus d’adhésion. Par ailleurs, il existe évidemment du côté de la Turquie une certaine lassitude vis-à-vis des tergiversations européennes, ainsi qu’une perte d’attrait de l’Europe. Du fait de son ancrage dans la crise économique et de l’absence au sein du gouvernement européen de prise de décisions rapides. L’Europe apparaît comme une civilisation importante, attrayante référentielle mais en déclin. Le gouvernement Turc ne manifeste plus sa volonté débordante d’adhérer à l’Europe. Est-ce que la Turquie se tourne alors vers le Moyen-Orient ? Probablement. La Turquie mène aujourd’hui une politique régionale autonome. Du fait de l’absence de politique extérieure européenne envers la Turquie, cette dernière mène sa propre diplomatie régionale. Ce retour au Moyen-Orient apparaît comme une politique alternative en raison de l’absence de dispositions européennes favorables... La crise de 2008 a favorisé le repli des pays membres l’UE sur eux même, afin de gérer leur crise économique. Les relations turco-européennes sont devenues complexes. La non résolution du conflit chypriote, bloque l’évolution de l’adhésion. Depuis 3-4 ans nous assistons à un éloignement progressif...
|