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Le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a annoncé mercredi matin au Parlement la démission de son gouvernement, à l'issue de dix jours de manifestations dans le pays contre l'électricité chère. "Nous avons de la dignité et de l'honneur. C'est le peuple qui nous a confié le pouvoir, aujourd'hui nous le lui rendons", a déclaré Boïko Borissov, précisant qu'il n'entrera pas dans un gouvernement intérimaire avant les élections législatives. Celles-ci étant normalement prévues en juillet, la démission du gouvernement ne doit les rapprocher que de quelques semaines. "Je ne participerai pas à un gouvernement où la police bat les gens et où les menaces de protestations remplacent le débat politique", a-t-il ajouté. Le Premier ministre a indiqué que la démission sera formellement déposée à midi, après une dernière réunion du gouvernement. Il a réagi par sa démission à une aggravation de la tension, les manifestations ayant fait à Sofia 28 blessés dont cinq policiers mardi et mercredi. Un jeune Bulgare s'est immolé par le feu mercredi matin devant la mairie à Varna (est). L'homme âgé de 36 ans a été hospitalisé dans un état critique, avec 80% de brûlures sur le corps, selon une porte-parole de l'hôpital local. ... Le taux de popularité de M. Borissov, qui était resté élevé tout le long de son mandat, avait dégringolé au cours des derniers mois, en raison de l'incapacité de nombreux ménages de payer leur facture d'électricité dans ce pays le plus pauvre de l'Union européenne. Selon un sondage récent de Gallup, M. Borissov recueillait autant d'avis favorables que le chef de l'opposition socialiste, Serguei Stanichev (29%). Et la proportion des personnes sondées soutenant le parti gouvernemental GERB était identique à celle en faveur des socialistes (22%).
La montée des nationalismes provoquée par la crise ressemble-t-elle à ce qui s'est passé après la grande dépression ? Une comparaison pas si absurde. Après Stalingrad, D-Day et La chute de Berlin, l'historien britannique Anthony Beevor va publier le 11 octobre un livre monument sur la Seconde Guerre mondiale (chez Calmann-Lévy). Une oeuvre globale et majeure, dont Le Point rendra compte prochainement. Or récemment, au cours d'un déjeuner à Londres, Beevor a raconté qu'à sa grande surprise, lorsqu'il s'est rendu il y a quelques semaines aux Pays-Bas pour faire la promotion de ce livre, le ministre des affaires Étrangères lui a demandé s'il accepterait de participer à un colloque sur le thème "Deuxième Guerre mondiale et crise de l'eurozone, similitude et différences"... L'historien, qui dans son livre décrit avec précision la montée des nationalismes dans l'Europe des années 30, refuse l'amalgame, même s'il perçoit certains traits communs entre les deux époques. Et il concluait qu'heureusement la différence majeure entre les deux situations, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui d'idéologie, comme le nazisme ou le communisme, susceptibles de mobiliser les masses et d'anesthésier les esprits, comme ce fut le cas à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, ajoutait Beevor, la montée d'un certain extrémisme, notamment en Grèce, commence à devenir inquiétante pour la cohésion de la zone euro et même de l'Europe. En effet, si les incidents qui se produisent là-bas sont moins médiatisés qu'au moment des élections du printemps, les manifestations de voyous racistes, issus du mouvement d'extrême droite Aube dorée, se multiplient dans des proportions alarmantes...
Plusieurs événements ont conduit au référendum de destitution du président de centre droit, Traian Basescu. Chronologie. Rappel des principaux événements qui ont conduit au référendum de destitution du président roumain de centre droit, Traian Basescu, et aux critiques de la Commission européenne contre la majorité de centre gauche : AVRIL - 27 : chute du gouvernement de centre droit sur une motion de censure de l'opposition de centre gauche regroupant les sociaux-démocrates (PSD), les libéraux (PNL) et le petit Parti conservateur fondé par un ex-collaborateur de la police politique communiste Securitate Dan Voiculescu. Traian Basescu désigne un des chefs de file de l'opposition, le social-démocrate Victor Ponta, comme Premier ministre. MAI - 7 : le gouvernement de M. Ponta obtient la confiance du Parlement...
Une étude compare le prix du logement dans 12 pays européens. La France occupe la première place. La France est l'un des pays les plus chers d'Europe en ce qui concerne l'immobilier, selon une étude sur 12 pays de l'UE rendue publique mardi par le cabinet Deloitte. La France est, après le Danemark, le pays où le coût total du logement (location, services, réparations, reconstructions...) est le plus élevé : il dépasse de 41 % la moyenne de l'UE (un peu plus de 3 200 euros par personne sur l'année). Le Danemark la dépasse de 70 %. C'est aussi en France que les logements neufs sont les plus chers : entre 3 500 et 4 000 euros le mètre carré en moyenne, devant le Royaume-Uni (environ 3 000 euros) et l'Italie (entre 2 500 et 3 000 euros). Parmi les capitales et les grandes villes, Paris est la plus chère avec des transactions dépassant 8 000 euros par mètre carré en moyenne dans le neuf. Le groupe suivant réunit une autre ville française, Marseille, aux côtés de Londres, Rome et Milan, avec des prix d'environ 4 000 euros le mètre carré. Budapest est la capitale européenne la plus abordable : 940 euros du mètre carré.....
L'ex-ministre estime que la crise est due à "un défaut d'exécution" des dirigeants politiques qui ont supervisé les débuts de l'euro. Face à la crise de la dette, les responsables européens agissent "trop peu et trop tard", affirme le Français Jacques Delors, un des principaux architectes de la monnaie unique, qui juge également que l'euro était voué à l'échec dès le départ, dans une interview au Daily Telegraph publiée samedi. Pour l'ancien président de la Commission européenne, les problèmes actuels de l'euro sont la conséquence d'"une combinaison entre l'obstination de la vision allemande du contrôle monétaire et l'absence d'une vision claire de la part des autres pays". Mais maintenant, "même l'Allemagne" va devoir se battre, car "les marchés sont les marchés...
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Lyonel Baum
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La délégation de représentants de l'UE, de la BCE et du FMI devait examiner vendredi la progression de certaines mesures du plan d'austérité grec.
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À l'occasion du premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, les partisans du "Professeur" se sont exprimés pour le maintien à son poste. Le chef du gouvernement italien Mario Monti a défendu samedi les difficiles mesures d'austérité mises en place dans le pays au cours de la première année de son mandat, soulignant que, sans elles, l'eurozone aurait pu éclater ou s'être effondrée complètement. "Il est possible qu'aujourd'hui, sans les mesures d'austérité imposées par le gouvernement, l'eurozone n'existerait plus", soulignent dans un document de 17 pages les services du Premier ministre, faisant le bilan de l'année écoulée depuis l'arrivée de Mario Monti à la tête d'un gouvernement technique. "Ou (l'eurozone) serait considérablement plus petite en termes géographiques sans ce que l'Italie a été capable d'accomplir, dans un effort collectif qui n'a pas beaucoup de précédents dans l'histoire de la république", poursuit le texte. Mario Monti, un ancien professeur d'économie et commissaire européen a été désigné par le Parlement italien le 16 novembre 2011 alors que l'Italie, lourdement endettée, était en première ligne dans la crise de la zone euro. "Ce gouvernement est né d'une situation d'urgence, alors que se profilait un choix dramatique : laisser le pays couler ou le forcer à sortir du marécage", note le document. Les mesures mises en place par Mario Monti ont permis une baisse des taux obligataires et ont rassuré les marchés sur le fait que l'Italie, troisième économie de la zone, n'allait pas entraîner l'euro dans sa chute...
Validation du fonds de secours par l'Allemagne, union bancaire, intervention de la BCE, le ciel s'éclaircit en Europe. Suffisamment ? ... D'ores et déjà, le ciel se dégage dans l'horizon européen. Jeudi matin, la Cour constitutionnelle allemande a validé - avec des réserves - le fonds de secours permanent de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), malgré les nombreux recours contre son activation. Concrètement, cela signifie que ce rempart contre l'effet domino va pouvoir être activé pour aider les pays en difficulté, aux côtés du pare-feu provisoire, le FESF, qui s'éteindra après juillet 2013. L'avènement du MES, capable, à terme, de mobiliser 500 milliards d'euros, est un pas d'autant plus décisif vers une stabilisation de la zone euro qu'il contribuera à couper le lien entre l'endettement des États et la fragilité des systèmes bancaires. Une fois opérationnel, il sera utilisé pour recapitaliser directement le secteur bancaire espagnol sans en passer d'abord par un prêt à Madrid, comme c'était le cas jusqu'à présent. La seule condition posée par les États, et notamment l'Allemagne, est que la supervision bancaire soit assurée réellement au niveau européen, alors que les régulateurs nationaux sont soupçonnés de se montrer trop conciliants envers leurs propres établissements financiers. Le dossier est plutôt en bonne voie puisque la Commission européenne a dévoilé mercredi son projet pour y parvenir. Cette percée vers l'activation du MES est aussi une bonne nouvelle, car la Banque centrale européenne (BCE) exige que les États en difficulté fassent appel aux fonds de secours tout en respectant les strictes contreparties attachées pour intervenir sur le marché des dettes souveraines. L'annonce du plan d'intervention de la Banque centrale, c'est justement l'autre pas décisif franchi ces derniers jours contre la crise. "Il y a presque une percée conceptuelle. Préserver l'intégrité et la stabilité de la zone euro fait partie du mandat de la BCE", s'est félicité Pierre Moscovici. La seule annonce de l'institution d'émissions monétaires a fait diminuer les coûts d'emprunt de l'Espagne et l'Italie. Une baisse de taux d'intérêt qui ne soulage pas seulement les États, mais aussi les entreprises, dont les coûts sur le marché obligataire suivent ceux appliqués aux souverains...
Le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Les dirigeants européens ont confirmé vendredi l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union européenne avec le Monténégro, mais le pays va devoir s'atteler à la lutte contre le crime organisé, la corruption et l'indépendance de la justice. Dans une déclaration adoptée à l'issue de leur sommet à Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE disent "approuver" la recommandation en ce sens faite mardi par leurs ministres des Affaires européennes d'"entamer des négociations d'adhésion" avec le Monténégro. Celles-ci doivent s'ouvrir dans l'après-midi à Bruxelles lors d'une conférence gouvernementale présidée par le Danemark, qui occupe encore la présidence tournante de l'UE jusqu'à samedi. Le Monténégro, qui avait obtenu en décembre 2010 le statut officiel de "pays candidat" à l'Union européenne, rejoindra ainsi la Turquie et l'Islande, les deux autres pays qui négocient actuellement leur adhésion à l'UE....
par John Acher COPENHAGUE (Reuters) - Le Danemark, qui n'a pas tenu à adopter l'euro, s'efforcera lors de sa présidence de l'Union européenne, au premier semestre 2012, de faire en sorte que la Grande-Bretagne ne fasse pas trop cavalier seul, alors même que l'UE a toujours fort à faire avec la crise de la dette souveraine.... Si le Danemark, comme huit autres pays de l'Union qui conservent leur monnaie nationale, a approuvé le "mini-traité" conclu début décembre en vue de mieux contrôler les budgets nationaux et de renforcer l'intégration au sein de l'UE, Londres a marqué son désaccord, après avoir exigé des garanties qui ne lui ont pas été accordées. Première femme à la tête d'un gouvernement danois, la social-démocrate Helle Thorning-Schmidt, au pouvoir depuis septembre, a promis de tout faire pour éviter les dissensions entre les 17 pays de la zone euro et les dix autres membres de l'Union sur des questions qui concernent l'Union tout entière. "Nous traversons la pire crise de l'époque récente et tout ce que nous ferons comptera", a déclaré avant Noël le ministre danois Affaires européennes, Nicolai Wammen. "C'est à la Grande-Bretagne de choisir sa voie, mais ce n'est un secret pour personne que nous voulons être un pont au-dessus de ces eaux tumultueuses et que nous n'aimerions pas voir la Manche s'élargir." Le Danemark, qui a rejoint la communauté européenne en 1973 en même temps que le Royaume-Uni, s'est traditionnellement toujours tenu aux côtés des Britanniques et des Allemands dans les joutes européennes....
Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy appelle les États membres à "un sacrifice de souveraineté". Un sacrifice de souveraineté doit être fait afin d'obtenir une crédibilité structurelle pour l'Union économique et monétaire européenne, a déclaré, mercredi, Herman Van Rompuy. Lors d'une conférence des ambassadeurs de l'Union européenne (UE), le président du Conseil européen a ajouté qu'un pas significatif devait être fait vers une réelle union économique. "Aujourd'hui, nous arrivons au coeur du problème. Le voici : la crise systémique requiert une réponse systémique. Nous devons faire un pas significatif vers une véritable union économique à la mesure de notre union monétaire", a-t-il dit. "Qu'il y ait une modification du traité ou pas, les deux solutions exigent un sacrifice de souveraineté afin d'obtenir en échange une crédibilité structurelle pour l'Union économique et monétaire", a-t-il ajouté. Les chefs d'État et de gouvernement des 27 pays de l'Union européenne doivent se retrouver les 8 et 9 décembre à Bruxelles afin d'examiner des solutions permettant de sortir de la crise des dettes souveraines...
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