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L’Insee confirme la récession de la zone euro | Humanite

L’Insee confirme la récession de la zone euro | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour l’institut, la zone euro est « l’homme » le plus malade de la planète. L’économie française serait à l’arrêt et le pouvoir d’achat en baisse. En cause, les politiques budgétaires et bancaires restrictives.

Premier enseignement du point de conjoncture présenté hier par l’Institut national de la statistique et des études économiques : dans un environnement économique international atone ou marqué par un ralentissement de l’activité, la zone euro est « l’homme » le plus malade de la planète. Certes, les économistes de l’Institut notent une « nette décélération de l’activité dans les pays avancés au deuxième trimestre 2012 ». Les États-Unis bénéficieraient, eux, d’une « croissance assez soutenue (+ 0,5 % environ par trimestre) » et au Japon, l’activité devrait rester stable. Certes, la croissance des pays émergents devrait ralentir. Mais la conjoncture serait surtout marquée par l’entrée « en récession au troisième trimestre 2012 » de la zone euro « avec une croissance de nouveau négative (– 0,2 %) », après une baisse du même ordre au deuxième trimestre. Le recul de l’activité devrait se prolonger au quatrième trimestre (– 0,1 %).

En cause, en premier lieu, pour l’Insee ce que ses experts qualifient d’une formule politiquement correcte : les consolidations budgétaires en cours, c’est-à-dire les politiques de baisse de la dépense publique et sociale mises en œuvre par les dirigeants de la zone euro. L’Institut pointe les pays du Sud. « Un certain nombre d’États européens, précise-t-il, mettent en œuvre des mesures importantes de réduction des déficits publics (hausse de la TVA en Espagne et en Italie, baisse du salaire des fonctionnaires en Espagne, création d’un impôt foncier en Italie…). Les mesures annoncées pour l’année 2012 représentent ainsi de l’ordre de 3,5 points de PIB en Espagne et 2,5 points de PIB en Italie. »

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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Ecosse: la démocratie contre le romantisme

Ecosse: la démocratie contre le romantisme | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La réponse des Ecossais est claire et sans ambiguïté. Ils ne veulent pas de l’indépendance.
Plus de 55% d’entre eux à travers les villes et les banlieues, les landes et les lacs ont dit non au Scottish National Party qui avait organisé la consultation avec l’aval de Londres. L’exception de Glasgow ne doit pas cacher un paysage majoritairement opposé aux rêves romantiques d’Alex Salmond, Sean Connery ou des Franz Ferdinand. Ce résultat décevant pour les indépendantistes qui voulaient un Etat ne signifie pas pour autant que l’Ecosse n’est pas un pays et une nation. L’Ecosse a sa culture et sa culture politique, ses idiosyncrasies et ses marqueurs. Pro européenne, penchant à gauche, croyant encore à la solidarité, l’Ecosse a une identité forte et propre, différente de celles des «Anglais».

C’est pourquoi Londres se doit d’avoir le triomphe modeste, comme semble le vouloir ce vendredi le Premier ministre du Royaume-Uni. Les Ecossais bénéficient déjà d’une large autonomie politique, avec un Parlement, un Premier ministre et des institutions propres. Cameron a promis d’élargir encore le pouvoir tartan dans le cadre souple d’une union rénovée. Aux indépendantistes de voir alors s’ils acceptent ce compromis ou s’ils s’accrochent à leur rêve démocratiquement rejeté ce vendredi.

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Ecosse: David Cameron soulagé mais coincé - Europe - RFI

Ecosse: David Cameron soulagé mais coincé - Europe - RFI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L'Ecosse restera donc au sein du Royaume-Uni. Le Premier ministre écossais Alex Salmond, chef de file des indépendantistes, a reconnu sa défaite ce vendredi matin à Edimbourg. Dans le reste du royaume, c'est le soulagement. Et en signe d'apaisement, le Premier ministre britannique David Cameron a lancé un appel au rassemblement de tous dans le pays et a promis de nouveaux pouvoirs aux quatre nations : l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles.

 

Au Royaume-Uni, et notamment à Londres, on respire mieux. Et notamment à Westminster, au sein du Parlement et du gouvernement. Le Premier ministre David Cameron s'est adressé au pays à la télévision ce vendredi : « Le peuple d’Ecosse a parlé, il a décidé de préserver notre pays composé de quatre nations et comme des milliers d’autres, j’en suis très heureux. Il est désormais temps d’aller plus loin et de dire à tous ceux qui ont voté pour l’indépendance : nous vous avons entendu. Nous avons désormais une chance de changer la façon dont le peuple britannique est gouverné. Les trois partis en faveur de l’union se sont engagés à accorder plus de pouvoir au Parlement écossais, nous nous assurerons que ces engagements seront pleinement honorés. »

Le rejet clair de l’Ecosse de s’émanciper est bien sûr un soulagement pour le Premier ministre conservateur qui avait engagé l’avenir du Royaume-Uni et qui a eu très peur, il y a quelques jours, d’avoir à la fois sous-estimé la force du camp indépendantiste et, à l’inverse, d’avoir surestimé l’attachement de l’Ecosse au reste du royaume.

 

David Cameron fait désormais face à une lourde tâche. Il faut déjà réconcilier des électeurs qui se sont affrontés avec deux conceptions très différentes de l’avenir de leur nation. Qui plus est, ce désir de rester dans le giron du Royaume-Uni montre que la population écossaise a pris au mot les élus de Westminster, et Londres doit maintenant respecter son engagement d’une méga-décentralisation avec des pouvoirs accrus au Parlement d’Edimbourg.

Les trois principaux partis britanniques ont promis que les négociations commenceraient dès l’annonce des résultats. Ce calendrier inclut une vaste consultation et des propositions présentées à la fin du mois d’octobre, suivies de la publication assez ambitieuse d’un programme, dès la fin du mois de novembre, et enfin d’un projet de loi en janvier prochain....

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La marche de l'histoire / France Inter

La marche de l'histoire / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’identité de l’Ecosse étant évidente, les indépendantistes doivent se trouver d’autres justifications. Ils soutiennent donc qu'une Ecosse détachée de Londres serait plus juste et prospère. Au point de faire apparaître l'indépendance comme une solution.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 29 minutes

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EN VIDÉO • Infographie animée : comprendre le référendum écossais

EN VIDÉO • Infographie animée : comprendre le référendum écossais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour comprendre les enjeux du référendum écossais, qui aura lieu le 18 septembre prochain, il est intéressant de voir comment les journaux britanniques couvrent la campagne.

 

Certains penchent clairement en faveur de l'indépendance (surtout en Ecosse), d'autres sont résolument contre (surtout en Angleterre), d'autres enfin tentent de donner une place aux arguments des deux camps... Découvrez cette infographie animée qui permet d'y voir plus clair.

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VU DE POLOGNE • Donald Tusk, le Polonais devenu leader de l'Europe

VU DE POLOGNE • Donald Tusk, le Polonais devenu leader de l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En Pologne, la presse est unanime : pour la première fois, un homme politique polonais va prendre une fonction internationale aussi élevée. Mais son départ pour Bruxelles complique la situation dans son pays.

 

Pour Gazeta Wyborcza, le plus important quotidien d'opinion du pays, la nomination du Premier ministre polonais à la présidence du Conseil de l'Europe constitue un symbole. "La nouvelle est tombée au moment des célébrations de l'ouverture du Centre européen de Solidarnosc", précise Jaroslaw Kurski, rédacteur en chef du journal. "A l'endroit même, il y a trente-quatre ans, Lech Walesa, alors ouvrier des chantiers navals de Gdańsk, annonçait la constitution du premier syndicat indépendant dans les pays du bloc communiste. Un jeune étudiant de la faculté d'histoire à l'université de Gdańsk était là pour l'écouter", explique Kurski.

"Le choix qui s'est porté sur quelqu'un originaire de l'autre côté de l'ancien rideau de fer, d'un pays ancien satellite de l'Union soviétique, constitue un signal clair que le centre de gravité de l'Union se déplace vers l'est, et cela dans un contexte où l'UE doit redéfinir ses relations avec la Russie", considère Jacek Pawlicki de l'hebdomadaire Newsweek Polska.


"Mis à part Jean-Paul II, Donald Tusk est le premier Polonais depuis l'époque des Jagellons (XV-XVIe siècle) à occuper un poste aussi important", remarque Boguslaw Chrabota du quotidien conservateur Rzeczpospolita. "Pour nous, les gens d'Europe centrale, le plus important est de freiner les ambitions impériales de la Russie et d'arrêter le conflit en Ukraine de l'Est", explique Chrabota, en donnant un aperçu des priorités qui devraient être celle de Tusk.

Mais que deviendrait la Pologne une fois Tusk parti à Bruxelles ? Pour Wieslaw Wladyka, de l'hebdomadaire Polityka, d'orientation gauche libérale, la décision de Tusk de postuler à Bruxelles est incompréhensible : "Si subite, qu'il n'a même pas préparé sa succession à la tête de la Plateforme civique", explique Wladyka, qui considère que le parti au pouvoir depuis 2007 se trouve aujourd'hui "orphelin"....

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Comprendre l'immigration clandestine en Europe en une carte

Comprendre l'immigration clandestine en Europe en une carte | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis la création de l'Union européenne, la question du contrôle de la migration clandestine fait débat.
Vincent DUBOIS's insight:

Vidéo pédagogique de 2'27''

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Quelles sont les extrêmes droites européennes ?

Quelles sont les extrêmes droites européennes ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les composantes de l'extrême droite européenne ? Quels thèmes ont-elles en commun ? Sur quoi s'opposent-elles ?
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Vidéo de 8'06''

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Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite?

Les Inrocks - Pourquoi les pays les plus touchés par la crise n’ont pas voté en masse pour l’extrême-droite? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Drôle de paradoxe. Alors que l’Europe du sud est soumise à un régime drastique d’austérité depuis 2009, c’est le Royaume-Uni, le Danemark, l’Autriche ou encore la France qui ont porté les partis eurosceptiques au Parlement européen dimanche 25 juin. Soit des pays dont le PIB vole bien plus haut que celui de leurs voisins méditerranéens.

 

Pourtant les Portugais avaient de quoi pester. Sous tutelle de la troïka – Commission européenne, la banque centrale et le FMI – jusque début mai, le petit pays est dans une situation critique malgré les rumeurs de reprise économique. Un chômage à 15% (35% chez les jeunes), le départ annuel d’environ 100 000 personnes depuis le début de la crise, une mortalité est en hausse…

En Espagne ou en Grèce, même chose. Fin mai, les agences de notation ont relevé les notes de la dette à long terme de Madrid (de “BBB -” à “BBB” selon Standard & Poor’s), sortie de la tutelle de la troïka en janvier, et d’Athènes (“B-” à “B” selon Fitch). Une embellie économique loin d’être ressentie par les habitants. Après deux ans de récession en Espagne et six en Grèce, plus d’un quart de la population active est au chômage, plus de la moitié des jeunes (61% à Athènes) sans emploi, et le taux de pauvreté fixé aux alentours de 23 %.

  

Mais les scrutins de ces pays du sud ont donné gagnant les partis traditionnels ou la gauche radicale. Au Portugal, c’est le parti socialiste (31%). En Espagne comme à Chypre, encore sous perfusion européenne, c’est la droite populaire qui est arrivé en tête. En Grèce, la coalition d’extrême gauche Syriza a rafflé la mise (27%), le parti néo-nazi Aube dorée s’octroyant quand même 10% des voix. Pourquoi?

 

 

Hypothèse n°1 : un profond attachement à l’Union européenne

“Les pays qui à l’heure actuelle sont en crise doivent souvent leur liberté à l’Europe”, commente Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Le Portugal, comme l’Espagne ou la Grèce, ont été sous régime dictatorial jusqu’au mitan des années 1970. Ces pays enracinent dès lors leur transition démocratique dans l’Union européenne : Madrid et Lisbonne demandent à adhérer à l’UE dès 1977, avant de devenir des Etats-membres en 1986.

Par ailleurs, ces pays, en voie de sortie de crise, attribuent en partie cette embellie économique à l’Union européenne. “Malgré la rudesse des plans d’austérité, les électeurs ont pu considérer que l’Union a participé à améliorer leurs économies nationales”, analyse Magali Balent, spécialiste des extrêmismes européens à l’IRIS. “Une forme de reconnaissance” qui les aurait empêché de voter pour les partis anti-UE....

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EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique”

EUROPÉENNES 2014 • “La défaite historique d'un système politique” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

 

 

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.


“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %). Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”...

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate

Sexe, tolérance et Europe des 28: pourquoi l’élection européenne n’est pas l’Eurovision | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Europe, c’est la paix. L’Europe, c’est sexy. L’Europe, c’est la fin des frontières et la diversité des cultures mêlées à la joie d’être ensemble... Pourquoi les opérations de com qui veulent inciter les citoyens européens à voter tombent-elles à ce point à côté de la plaque? Pourquoi on a parfois l’impression que le concours ringard et niais de l’Eurovision se prolonge au-delà du sacre de Conchita Wurst? ...
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Les élections européennes expliquées en patates

Les élections européennes expliquées en patates | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Quelles sont les règles en France ? Quelles différences avec les autres pays ? Les explications avec le cas de Sandrine, qui tente de rejoindre les rangs des eurodéputées.

 

Comme tous les cinq ans depuis 1979, les citoyens européens sont appelés aux urnes. L'objectif : renouveler la composition du Parlement européen, l'un des deux organes législatifs de l'Union avec le Conseil de l'Union européenne. Quelles sont les règles du scrutin en France ? Quelles différences avec les pays voisins ? Les explications concrètes avec le cas de Sandrine, une Française qui tente cette année de rejoindre les rangs des patates eurodéputées.

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EN VIDÉO • Infographie animée : comprendre les indépendantistes européens

EN VIDÉO • Infographie animée : comprendre les indépendantistes européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Écosse n'est pas le seul pays concerné par les indépendantistes.

En Europe, des dizaines de partis politiques défendent le patrimoine culturel et les richesses de leur région, en espérant un jour se dissocier de leur pays. Même si le référendum écossais a abouti au maintien de l'Écosse dans le Royaume-Uni, ce scrutin a redonné du souffle à plusieurs mouvements séparatistes. Quels sont, en Europe, les pays concernés ? Quels sont les arguments des indépendantistes ? Courrier international vous explique tout cela dans une infographie animée.

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Durée: 2'05''

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ÉCOSSE • La tension est à son comble à la veille du référendum

ÉCOSSE • La tension est à son comble à la veille du référendum | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Alors que les deux camps lancent leurs dernières forces dans la bataille, la presse se fait l'écho des affrontements et des incidents survenus ces derniers jours.

 

Jeudi 18 septembre, les Ecossais décideront de leur avenir – et de l'avenir du Royaume-Uni. Sur place, la tension entre partisans de l'indépendance et partisans de l'union est à son comble. “Une nation divisée”, titrait ce matin The Independent. “Les bagarres, les insultes et les menaces deviennent méchantes”.

Nuit agitée en perspective

Parmi les incidents de ces dernières heures, l'accrochage entre Ed Miliband et des partisans du oui, à Edimbourg. Lors d'une réunion publique dans un centre commercial de la ville, le leader travailliste – qui a fait campagne pour le non – s'est fait chahuter par des militants pro-indépendance qui l'ont traité de “menteur” et d'“assassin”. Il a dû quitter la salle en urgence, rapporte The Guardian, qui fait également état d'incidents impliquant d'autres figures du Labour ayant milité contre l'indépendance – notamment l'ancien Premier ministre Gordon Brown, Jim Murphy, ou encore le député travailliste d'origine écossaise Georges Galloway, qui s'est vu menacé de “prendre une balle” lors d'un rassemblement à Glasgow.

Côté sécurité, les autorités écossaises s'attendent à vivre une nuit agitée de jeudi à vendredi, les bureaux de vote fermant en début de soirée jeudi. Un cadre de la police écossaise a expliqué au Times que ce jeudi de référendum “pourrait être le point de départ de l'un des conflits les plus graves de l'histoire de l'Ecosse”....

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Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite

Suède : victoire de la gauche et percée de l'extrême droite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'opposition de gauche a remporté les élections législatives en Suède dimanche, et l'extrême droite a signé une poussée historique, selon les premières estimations à la fermeture des bureaux de vote.

 

Se basant sur des sondages effectués à la sortie des bureaux, ces estimations donnent les sociaux-démocrates en tête avec 31 % des voix. Dans ce scénario, Stefan Löfven, 57 ans, serait le premier appelé à tenter de former un gouvernement. Mais l'ancien ouvrier et syndicaliste semble en passe de devenir le premier ministre le plus mal élu de l'histoire de son parti.


Le scrutin est par contre historique pour les Démocrates de Suède (SD), le parti d'extrême droite, qui va devenir le troisième parti du pays avec 10,5 %, contre 5,7 % en 2010. Un tel résultat serait un nouveau triomphe personnel pour leur président, Jimmie Åkesson, 35 ans, qui a fait de cette formation autrefois marginale dans l'électorat une force qui compte....

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Les nouveaux visages de l'Europe

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Avec la nomination du Polonais Donald Tusk au Conseil européen, la nouvelle architecture de l'Union se précise.

 

Le puzzle est presque achevé. Avec la nomination, dimanche 31 août, du Premier ministre polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, le nouveau visage de l’Union européenne prend forme, trois mois après les élections européennes de mai qui ont reconduit une majorité conservatrice au Parlement.

 

A la tête de l’exécutif, on retrouve une vieille connaissance des instances européennes, l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Homme de droite, Juncker, 59 ans, avait été désigné en mars tête de liste du Parti populaire européen (PPE, conservateur). Il a emporté le morceau le 15 juillet à la suite des élections de mai et avec l’appui de l’Allemagne, dont le rôle d’arbitre dans les nominations en cours ne cesse de se vérifier. Le nouveau président de la Commission européenne parle allemand, anglais et français.

 

A la tête du puissant Conseil européen, un autre conservateur, le Polonais Donald Tusk, lui aussi candidat porté par l’Allemagne. Il ne succédera officiellement au Belge Hermann Van Rompuy que le 1er décembre à la présidence de ce groupe des chefs d’Etat ou de gouvernement chargé de définir les orientations de l’UE. Sur le terrain symbolique, Tusk incarne à la fois l’accession au-devant de la scène des pays de l’Est, le libéralisme économique et la fermeté vis-à-vis de la Russie, dont il maîtrise bien la langue.....

 

La gauche ne récupère qu’un poste, celui de chef de la diplomatie. Il échoit à l’Italienne Federica Mogherini, aussi peu connue du public que ne l’était Catherine Ashton, à qui elle succède, à 41 ans. Ministre des Affaires étrangères depuis seulement quelques mois dans le gouvernement Renzi, elle sait qu’elle est attendue au tournant sur son manque d’expérience et va devoir faire ses preuves. Elue députée en 2008, elle a commencé à s’occuper de politique étrangère au sein des Démocrates de gauche (DS), le parti qui a donné naissance en 2007 au PD, aujourd’hui au pouvoir. Depuis son entrée au ministère des Affaires étrangères italien, elle a multiplié les voyages, entre autres à Moscou....

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Le premier ministre polonais Donald Tusk prend la tête du Conseil européen

Le premier ministre polonais Donald Tusk prend la tête du Conseil européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le suspense était devenu faible, samedi 30 août à Bruxelles : c'est bien, comme annoncé officieusement depuis quelques jours le premier ministre polonais en exercice, Donald Tusk, qui sera le prochain président du Conseil européen, à la place du Belge Hermann Van Rompuy. Et l'Italienne Federica Mogherini qui prendra la tête de la diplomatie européenne, en remplacement de la britannique Catherine Ashton. Leurs mandats commenceront le 1er novembre. Ainsi en ont décidé, samedi 30 août au soir, les 28 chefs d'État et de gouvernements de l'Union européenne, réunis à l'occasion d'un sommet extraordinaire, dans la capitale de l'Europe.

Avec ces nominations, qui font suite à celle de Jean-Claude Juncker, le futur président de la Commission européenne, intervenue en juillet, ce sont les trois visages chargés d'« incarner » l'Europe qui sont totalement renouvelés. M. Juncker, 59 ans, de la grande famille des conservateurs européens (PPE), est un vieux briscard de la politique bruxelloise. Pendant vingt ans à la tête du duché du Luxembourg, il a été président de l'Eurogroupe pendant la crise, et connaît les arcanes de la Commission et du conseil européen comme sa poche.

 

Il fera tandem à la tête du Vieux continent, avec un représentant de cette nouvelle Europe qui a modifié l'équilibre des forces à Bruxelles. La candidature de M. Tusk, également membre du PPE, était déjà sur la table au mois de juillet, soutenue, depuis le début, par la chancelière allemande Angela Merkel. Le symbole est considérable...

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L’Ukraine signe un accord historique avec l’UE

L’Ukraine signe un accord historique avec l’UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Ukraine a scellé vendredi à Bruxelles un accord historique d’association avec l’Union européenne, provoquant une réaction virulente de la Russie, sommée par l’UE d’apaiser d’ici à trois jours la situation dans l’Est séparatiste.

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a, selon une source diplomatique européenne, proposé de proroger d’autant le cessez-le-feu décrété vendredi dernier à ses troupes et exigé la libération d’otages, dont des observateurs de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), et la fin des «infiltrations» d’armes et de combattants.

«C’est à moi de prendre la décision (sur la prolongation du cessez-le-feu). Je dois consulter le Conseil de défense, mais l’heure limite est 22H00 (19H00 GMT), donc la décision doit être prise aujourd’hui», a-t-il néanmoins déclaré à Bruxelles. Aucune information n’a depuis filtré alors que la trêve a expiré.

Un chef rebelle de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï, a d’ores et déjà fait savoir que les rebelles étaient d’accord pour prolonger la trêve «pour la même durée que celle que M. Porochenko a proposée».

M. Borodaï s’exprimait à l’issue de consultations avec des représentants de Kiev. Il a également indiqué qu’après une première libération la veille d’observateurs de l’OSCE retenus depuis le 26 mai, une deuxième équipe retenue dans l’Est depuis le 29 mai devrait être libérée incessamment...

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Pour recruter des enseignants, l’Europe a des idées

Pour recruter des enseignants, l’Europe a des idées | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Revaloriser les salaires, favoriser la formation continue ou améliorer l'image des profs dans les médias figurent parmi les pistes proposées par Bruxelles.

 

L’Europe manque d'enseignants. Partant de ce constat, la Commission européenne a réalisé une  étude menée dans 32 pays – les 28 pays de l'Union ainsi que l'Islande, la Norvège, la Turquie et le Lichtenstein – pour mieux cerner les raisons du manque d’attractivité de ce métier et dresser une liste de recommandations pour y remédier. Dans son rapport intitulé Comment rendre le métier d’enseignant plus attractif publié fin mai, l’Union européenne souligne que le vieillissement de la population risque d'accentuer cette pénurie dans plusieurs pays comme l'Allemagne, la Suède ou encore l'Italie.

La mauvaise image de la profession et les bas salaires expliquent en grande partie la désertion du métier. C'est ce que relève l'étude, qui s'est appuyée, pour parvenir à ses conclusions, sur un sondage, réalisée par Bruxelles auprès de plus de 80 000 professeurs, étudiants, formateurs et chefs d'établissement de 31 pays européens. En France, à titre d'exemple, la moitié des postes mis au dernier concours de mathématiques n’ont pas été pourvus. 

En outre, si la plupart des sondés répondent qu'ils ont choisi ce métier par vocation, un enseignant sur trois envisage de changer de profession. En France, ils sont même plus de 60% à rêver d'une reconversion.Un projet que seule une minorité d'entre eux mettra probablement à exécution, faute d'y être aidés. Développer les reconversions est par conséquent l'une des nombreuses propositions émises par la Commission pour rendre le métier plus attractif....

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Vague europhobe sur le Vieux Continent

Vague europhobe sur le Vieux Continent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
UKIP au Royaume-Uni, Front national en France et Parti populaire au Danemark arrivent en tête.

 

Paris-Londres-Copenhague. Tel est le trio gagnant de la droite extrême, après les élections européennes du dimanche 25 mai.

Le Front national, le UKIP et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti ; DF) arrivent en tête dans chacun de leur pays, provoquant un véritable séisme. Marine Le Pen dynamite le paysage politique français, tout comme Nigel Farage, le chef du UKIP, qui écrase les conservateurs et devance les travaillistes. Au Danemark, DF a cinq points d'avance sur les sociaux-démocrates au pouvoir. Ils sont l'image la plus visible de cette vague europhobe qui part à l'assaut du Parlement européen pour le détruire de l'intérieur.

 

Quand ils ne sont pas premiers, les partis europhobes obtiennent des scores importants en Autriche, en Hongrie, en Suède et en Grèce. En Italie, Beppe Grillo (21 %) est largement distancé par la liste du président du conseil de centre gauche, Matteo Renzi (41 %), qui a trempé sa légitimité démocratique dans ce scrutin. Mais l'ancien comique devrait envoyer une petite vingtaine de députés au Parlement européen.

L'extrême droite a cependant connu quelques déceptions électorales qui empêchent la vague brune de se transformer en tsunami. Aux Pays-Bas, l'allié privilégié de Marine Le Pen, le Parti pour la liberté de Geert Wilders, est en recul par rapport à 2009. De même à Helsinki, les Vrais Finlandais ne se classent qu'en troisième position, alors que certains sondages les plaçaient en tête. Enfin, à Bratislava, le Parti national slovaque n'a pas réussi à faire élire le moindre eurodéputé, ce qui posera un problème à Marine Le Pen pour constituer son groupe d'extrême droite.

 

Ces partis europhobes représenteront plus de 140 députés, près d'un cinquième du Parlement. Mais ils auront bien du mal à s'entendre à Strasbourg et à Bruxelles. Ils représentent des tribus qui se méfient les unes des autres.

A l'exception de Beppe Grillo, qui est inclassable, ils se rattachent tous à des traditions d'extrême droite, même s'ils veulent parfois les faire oublier.

Les partis populistes scandinaves essaient de gommer leur origine d'extrême droite et récusent – à l'exception des Suédois, qui hésitent encore – une alliance avec le Front national. Ils ont depuis longtemps opéré leur recentrage politique qui les pousse à collaborer avec des gouvernements dirigés par des partis traditionnels, comme en Finlande ou au Danemark, dans la législature précédente....

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Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen

Néonazis, Indignés et féministes entrent au Parlement européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scrutin de dimanche a vu émerger nombre de petits partis.



Né du mouvement des Indignés qui marqua l’année 2011 par l’occupation des places publiques dans les grandes villes espagnoles, Podemos («Nous pouvons») entend porter au Parlement européen les revendications des manifestants: lutte contre la corruption, contre la finance-reine, réforme du système économique, redonner la parole aux citoyens… En figure de proue du parti, Pablo Iglesias, 35 ans, professeur de sciences politique à l’université de Madrid. Il occupera l’un des cinq sièges remportés par son parti que les électeurs ont placé en quatrième position des résultats avec 7,9% des voix. En France, la liste «féministes pour une Europe solidaire» a fait autour de 0,16%, ce qui est loin d'être suffisant pour le Parlement.

Ils sont plus de 300 000 Allemands à avoir choisi le Parti national démocrate d’Allemagne (NPD), ce parti d’extrême droite raciste et antisémite fondé en 1964. Le NPD ne récolte que 1% des suffrages exprimés, mais c’est suffisant pour qu’il entre au Parlement pour la première fois de son histoire. Le parti profite d’une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de seuil minimum pour avoir un élu. C’est un de ses plus anciens membres qui devrait occuper le siège gagné à Strasbourg, Udo Voigt. Cet admirateur d’Adolf Hitler avait été un temps éloigné du parti car suspecté par ses pairs d’homosexualité, pratique que le NPD réprouve au plus au point refusant même tout statut civil aux homosexuels.

C’est la Suédoise Soraya Post qui sera la première féministe élue comme telle au Parlement. Avec un score de 5,3%, sa liste Feministikt Initiativ («Initiative féministe») gagne un siège. Pour elle, c’est en réaction à l’extrême droite et au racisme que certaines voix se sont portées sur sa candidature. Elle y voit le début d’un mouvement qui dépasse le féminisme seul.

 

A l’origine petit mouvement étudiant, le Jobbik, parti antisémite, antirom, anticommunisme et anticapitalisme, fait son entrée au Parlement, avec trois sièges. Avec 14,68% des voix, le Jobbik est en recul par rapport aux élections législatives du 6 avril, où il avait remporté 20% des suffrages. Son leader, le trentenaire Gabor Vona, se sera donné beaucoup de mal pour lisser l’image du parti et faire oublier sa milice prompte à ratonner les Tsiganes. Aujourd’hui, le Jobbik, toujours jugé infréquentable par une partie de l’extrême droite européenne, manipule les thèmes classiques des nationalistes : immigration, chômage, traditionalisme religieux.


Autre gagnant de la réforme du système électoral allemand, le parti satirique Die PARTEI. Il aura suffi de 184 525 voix, soit 0,6% des suffrages exprimés, pour permettre à l’humoriste Martin Sonneborn, 49 ans, de faire son entrée au Parlement....Die PARTEI a fait campagne pour les Européennes autour de trois slogans simples: «Merkel est bête», «Merkel est grosse» et «Non à l’Europe, Oui à l’Europe».

Martin Sonneborn ne compte toutefois pas s’éterniser dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Il a promis de passer les quatre premières semaines de son mandat à «préparer intensivement sa démission» en faveur d’un autre candidat de Die PARTEI. «Nous allons essayer de démissionner tous les mois, pour infiltrer 60 de nos adhérents (à raison de un par mois pendant les cinq ans du mandat) dans le Parlement européen» et être ainsi généreusement rétribués à tour de rôle par Bruxelles.


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EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ?

EN CARTE • Qui sont ces populistes qui rôdent sur l'Europe ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les Européens se rendent aux urnes du 22 au 25 mai. Ces élections vont-elles voir l'avènement d'une "vague populiste" ? Et d'ailleurs, quels sont les différentes sensibilités des partis que l'on range dans cette large catégorie ?



"La véritable menace" pour l’Europe n’est pas l’extrême droite radicale comme Aube Dorée en Grèce ou le Jobbik en Hongrie, mais "une force plus subtile, connue comme 'la nouvelle extrême droite''', écrit The Daily Telegraph qui se propose de distinguer entre les différentes sensibiltés à l'aide d'une carte interactive. Indiqués en couleur verte, "ces partis, dont le FN de Marine Le Pen est le plus prominent, se sont donnés beaucoup de peine afin de lisser leurs messages et communication. Les bottes noires, les skinheads et les slogans ont été rélégués au passé. Ils ont été remplacés par les costumes-cravates bien taillées, qui donnent à leurs dirigeants une apparence presque respectable", note le journal.

Après les élections européennes du 22 au 25 mai, cette "extrême droite 2.0 changera très probablement le paysage politique de l’UE", au vu des sondages. Cependant, rappelle le Daily Telegraph, la nouvelle alliance menée par Le Pen et Geert Wilders est incertaine : un groupe politique au sein du Parlement européen nécessite au moins 25 députés européens issus de 7 Etats membres différents. C'est ce deuxième critère qui pourrait leur poser problème. Certains, dont les Démocrates suédois, sont réticents à rejoindre leur camp, étant donné que "le FN est très impopulaire en Suède".

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« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Qui est Alexis Tsipras, chef de file de la gauche européenne, qui séduit dans l'Union mais a du mal à pousser son avantage dans son pays, la Grèce ?

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacements européens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

 

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris....

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Les pays européens (mal) vus par leurs voisins

Les pays européens (mal) vus par leurs voisins | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis cinq ans, le graphiste bulgare Yanko Tsvetkov joue avec les stéréotypes dans ses «cartes des préjugés».

 

Yanko Tsvetkov s’est alors lancé dans une série de cartes de l’Europe et du monde «vu par» les Suisses, les Norvégiens, les Roumains, l’Amérique Latine, les gays, les Vikings... D'abord publiées sur Internet, elles trouvent bientôt un éditeur. Les Atlas de Yanko Tsvetkov se moquent des idées fixes sur les Anglais impérialistes et buveurs de thé, les Polonais qui sont plombiers et catholiques, les Espagnols bruyants (en dehors des heures de sieste), et les Français qui ne se lavent jamais et sont fiers de manger des grenouilles.

 

 

Pour l'auteur, le plus important n’est pas de chercher à se débarrasser de ses préjugés, mais d’en plutôt d’en avoir conscience. Et surtout, d'en rire. Pour Tsvetkov, l’homme a toujours cherché à rejeter la faute sur autrui et trouvé un bouc émissaire : «C’est le cœur du fonctionnement des préjugés. J’essaye surtout de regarder le côté marrant des choses. C’est quand ils sont pris au sérieux que les préjugés peuvent vraiment poser problème.»

Même si certains préjugés semblent fonctionner, le Bulgare rappelle qu'il faut toujours s'en méfier. «Par exemple, il y a un stéréotype selon lequel les Allemands n’ont pas le sens de l’humour... Et pourtant, c’est dans un journal allemand qu’une de mes cartes a été publiée la première fois !», rigole-t-il. «Ce que j’espère, c’est que la connaissance de ces stéréotypes pourra inspirer un peu d’humilité vis-à-vis des autres.»

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