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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Hongrie : quelle victoire pour Orban ?

Hongrie : quelle victoire pour Orban ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

 

 

...Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. L'opposition a du mal à imposer sa voix.




Un drôle d'air souffle sur Budapest et la Hongrie, pendant la campagne électorale plutôt molle pour les législatives, organisées dimanche 6 avril. Dans les rues de Budapest, « on ne voit pas de sourires sur les visages », constate Ilona Bokor. Cette femme de ménage vit avec ses 200 euros mensuels et ne se plaint pas. Elle est contente du premier ministre Viktor Orban parce qu'il a réduit les tarifs d'eau et d'électricité en faisant pression sur les filiales étrangères qui les détiennent. « Il essaye de récupérer ce qui était à l'Etat hongrois, c'est bien », explique-t-elle.

A l'opposé, un professeur d'université décrit une « catastrophe » qui s'est abattue sur le pays. « Nous vivons dans la société de la peur. On n'a pas peur d'aller en prison, mais de perdre notre travail. » Le gouvernement hongrois a fait voter une loi permettant au gouvernement de licencier les fonctionnaires sans explications. Ce quinquagénaire refuse de donner son nom. « Je ne veux pas que vous indiquiez où je travaille. Je n'ai pas peur pour moi, mais pour mon université. » « Je n'ai jamais connu la population hongroise aussi désespérée », relève le spécialiste de la Hongrie Paul Gradvohl.

 

Le Fidesz, le parti du premier ministre hongrois, Viktor Orban, est le grand favori des élections législatives, dimanche 6 avril. Les sondages le créditent d'environ 50 % des suffrages, loin devant ses adversaires. La fiabilité des sondages est soumise à caution. Il faut interroger cinq personnes pour obtenir une réponse, car une grande partie des sondés refusent de répondre. « Certains électeurs socialistes me disent qu'ils ont répondu qu'ils voteraient Fidesz », explique le député socialiste Tibor Szanyi.

En dépit des insuffisances des sondages, la principale inconnue semble porter sur l'ampleur de la victoire d'Orban. Lui fait mine d'alimenter le suspense : « Souvenez-vous de 2002 ! », a rappelé Viktor Orban à ses fidèles. Déjà premier ministre de 1998 à 2002, il avait très mal vécu son échec électoral alors qu'il était favori des sondages.
Aura-t-il à nouveau la majorité des deux tiers qui lui donne la toute puissance sur le pays ou devra-t-il se contenter d'une majorité simple ?

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En Espagne comme en France, le bouleversement des modes de vie effraye | Slate

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En Espagne, le gouvernement Rajoy envisage d’interdire le recours à l’avortement (sauf pour des cas exceptionnels, viols ou santé de la mère).

 

Un revers dans l’histoire de l’émancipation des femmes, un coup d’arrêt inédit, une incongruité  à l’aune de l’extension des droits de l’individu qui caractérise les pays démocratiques depuis des décennies. Ici, comme en France avec  la Manif pour Tous en 2012-2013, les institutions catholiques mènent une contre-offensive, tirant parti du vertige qui saisit ces sociétés face aux transformations rapides des modes de vie, un séisme culturel dans lequel se conjuguent désirs d’autonomie et progrès technologiques. Ce projet de loi a t-il des chances d’aboutir?

 

Dans les années 70-80, suite à la Movida, la famille espagnole s’est engagée dans la modernité, comme partout en Europe, mais avec de vraies spécificités. Partant d’une situation très traditionnelle, le divorce a été interdit jusqu’en 1981 et l’avortement légalisé seulement en 2010, l’Espagne a effectué en trois décennies une révolution sidérante. On s’y marie peu, le taux de nuptialité y est un des plus bas d’Europe, et l’âge du mariage ne cesse de reculer: pour les hommes il est passé de 27 ans en 1975 à 35 ans en 2010 (32 ans pour les femmes). On y divorce autant qu’en France.  On fait peu d’enfants, 1, 4 enfant par femme, un taux parmi les plus défavorables d’Europe, alors que dans ce pays très catholique la famille moyenne comportait  3 enfants en 1965. Plus d’un tiers d’entre eux nait hors mariage. L’Espagne a adopté une loi instituant le mariage gay dès 2005 -il concerne 3% des mariages, environ. Autre particularité, les adultes mettent du temps pour quitter le foyer parental, une tendance qui s’est même accentuée dans la période récente avec le chômage qui touche sévèrement les jeunes: en 2012, 38 % des 25-34 ans habitent encore chez leur parents, 43 % pour les hommes.

 

En France, pays laïcisé et, sur certains points plus en avance (l’avortement a été légalisé en 1975), l’individualisme a aussi pris le pas sur la famille, mais sous des formes différentes. D’abord,  le nombre de personnes qui vivent seules ne cesse d’augmenter, un phénomène du pour une part à l’allongement de la vie, mais aussi à des choix, et à la fragilité des liens conjugaux. Cet attrait pour la vie en solo est confirmé par la croissance du nombre de célibataires et de divorcés, et par l’effritement du nombre de mariages.

Quelle place l’enfant détient-il dans cette évolution? Ici, la natalité est dynamique  –un peu plus de deux enfants par femme, un chiffre stabilisé depuis quelques années, mais supérieur à celui des années 1990. Parallèlement, une majorité d’enfants nait dans un foyer non marié....

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Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture

Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est un retour à la loi de 1985", écrit le quotidien espagnol ABC "mais qui, selon le journal conservateur, donnera plus de garanties."

"Elle éliminerait en tout cas la loi votée par les socialistes en 2010 qui autorise l'avortement jusqu'à la 14ème semaine de grossesse."

En Espagne, le projet de loi du gouvernement Rajoy sur la table depuis vendredi "suscite le rejet de tous ou presque", poursuit le journal, citant "l'opposition, les syndicats, les organisations féministes, et pour d'autres raisons des ultra-conservateurs jusqu'à la conférence épiscopale."

El Pais parle même ce matin de "schisme entre catholiques."

"C'est l'un des points les plus controversés du programme électoral du Parti Populaire" précise le quotidien ABC.

"Paradoxalement, résume le journal catalan La Vanguardia, ni les pro-vie, ni ceux en faveur du droit à l'avortement ne tombent d'accord sur la nouvelle loi : certains la considèrent insuffisante, d'autres restrictive et arbitraire".

"Nous ne sommes pas face à un projet parfait", reconnaît pour sa part le quotidien conservateur et catholique La Razon "mais la réalité est que ce texte est un véritable engagement envers la vie."

El Pais, vent debout contre ce projet, parle d'un "retour au passé" et publie ce matin le deuxième courrier de ce genre écrit par un neurochirurgien Javier Esparza au ministre de la justice Ruiz-Gallardon, responsable de ce projet de loi. "Personne n'a le droit, écrit-il, d'obliger quelqu'un à souffrir en vertu de ses croyances".

Toujours à la rubrique Opinion de ce journal le plus lu en Espagne, ce matin, une tribune d'une soixantaine de femmes qui donne "dix raisons pour ne pas changer la loi sur l'avortement".

Pour elles, "le moment social, économique et politique n'est pas le plus approprié pour l'empirer. L'Espagne traverse des mauvais moments et utiliser l'avortement, alors que des femmes souffrent tant, comme une monnaie d'échange pour plaire aux pans les plus conservateurs de son électorat, n'est pas juste envers les femmes et la société."

Première raison invoquée : "parce que l'actuelle loi fonctionne".

"Il n'y a pas eu, contrairement aux prophéties, après la loi de 2010, une augmentation notable du nombre d'avortements."

Argument que met en avant le très engagé journal de gauche Publico qui évoque ce sujet en parlant d'une "contre-réforme" : "le nombre d'avortements pratiqués en 2012 baisse dans toutes les provinces par rapport à l'année précédente, exceptée l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc avec 58% de hausse."

"Le chiffre global pour le pays est en baisse de 5% avec 112 390 interruptions volontaires de grossesse, majoritairement pratiquées en Andalousie, en Catalogne et à Madrid."....

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 4 minutes

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Union européenne: des travailleurs un peu plus attachés

Union européenne: des travailleurs un peu plus attachés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

UNION EUROPéENNE - C'est un sujet explosif en Europe, puiqu'il permet à certaines entreprises de jouer avec les différentes réglementations sociales et de profiter de la plus avantageuse pour eux. Les ministres européens des 28 pays de l'Union ont trouvé un accord sur les travailleurs détachés, ce lundi 9 décembre, pour empécher les fraudes. Un accord qui semble satisfaire les poids-lourds de l'Union.

Il aura fallu 8 heures de négociations pour aboutir à cet accord sur la révision des règles sur les travailleurs détachés. Les pays membres pourront désormais fixer le nombre et la nature des pièces à fournir lors d’un contrôle.

Mais surtout, l’Union appliquera à l’échelle européenne, l’obligation du principe de la responsabilité solidaire du donneur d’ordre. Ce principe prévoit qu’en cas d’infraction, l’entreprise donneuse d’ordre sera tenue responsable des fraudes commises par ses sous-traitants.

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Zizanie dans les zincs de Berlin

Zizanie dans les zincs de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Haro sur les bobos ! Dans la capitale allemande, les propriétaires de vieux bistrots déclarent la guerre aux bars branchés. Accusés de piquer la clientèle et de faire flamber l'immobilier.

 

C'est une querelle à l'ancienne, émaillée d'invectives lancées à la nuit tombée, de vitrines volant en éclats et d'échange de tags vengeurs. Dans le quartier de Neukölln, à Berlin, se joue une drôle de bataille des bistrots, brossant en filigrane les transformations que connaît la capitale allemande. La gentrification ne cesse d'y gagner du terrain, creusant le fossé entre des populations installées de longue date, qui voient le prix des loyers s'envoler, et les nouveaux arrivants, bobos et autres hipsters. La Weisestrasse, une petite rue pavée, est devenue le symbole de ce face-à-face.

Au départ, quelques propriétaires de bars historiques voyaient d'un mauvais œil l'arrivée de cafés à la mode, fréquentés par une clientèle plus jeune et cosmopolite - tel le Circus Lemke, un bar vintage, avec ambiance jazz et lumières tamisées, ouvert en 2009 dans une rue voisine. Mais c'est avec le lancement du Schiller Café Bar et de ses succursales (une boulangerie et un restaurant de burgers), en 2012, que la contestation locale s'est organisée. "Ils ont voulu conquérir notre quartier de l'extérieur !", accuse Gerhardt, militant d'Info-Laden, une association proche de l'extrême gauche, sise au 53 de la même rue.

Et de dénoncer leur méthode façon cheval de Troie : "Ils se sont présentés comme de petits entrepreneurs modestes et sans le sou alors qu'ils ont investi des sommes énormes." Les murs du Schiller Café Bar portent encore les stigmates de l'attaque subie le jour de son ouverture, en juillet 2012. Plusieurs assaillants cagoulés ont aspergé la façade de peinture rouge et brisé trois vitrines. "On a voulu laisser les traces pour leur montrer qu'ils ne nous feront pas partir, assure Zoya, serveuse de l'établissement. Les six premiers mois, certains entraient pour nous dire que nous les avions fait partir de leur propre quartier..."....

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En Grèce, les lentilles de l’austérité | Slate

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Constantinos Polychronopoulos cuisine des lentilles. Ce n’est pas son vrai métier, mais c’est mieux que rien en ces temps de crise. Depuis qu’il a été renvoyé de sa société de marketing il y a 3 ans, il n’a pas retrouvé de véritable emploi.

 

Il a donc ouvert une soupe populaire itinérante qui circule dans tout Athènes pour nourrir les pauvres et les affamés. Constantinos récolte les dons de lentilles –phakes (fa-kess) en grec– qu’il fait cuire avec des tomates, des oignons et des feuilles de laurier dans une grande marmite, afin de concocter un plat épais et nourrissant. «Ce n’est pas l’aumône, nous dit-il en servant son plat dans des tasses en polystyrène. C’est un dîner commun entre amis. Nous sommes tous dans le même bateau et nous mangeons tous ensemble.»

Le cliché habituellement véhiculé sur la Grèce moderne est celui d’une famille heureuse trinquant autour d’une table chargée d’agneau grillé, de feta, de plats d’aubergines, de salades de tomates à l’huile d’olive et de desserts au miel.

On ne montre pas les personnes qui se battent pour un chou gratuit, qui ouvrent un frigo désespérément vide ou qui récupèrent les oranges invendables sur les marchés en plein air. On ne montre pas non plus la soupe de lentilles gratuite. D’un seul coup, l’avenir commence à ressembler au passé.

La Grèce est en récession depuis 2008, mais les vrais problèmes ont débuté en 2009, après une déclaration du gouvernement révélant que le pays était complètement asphyxié par la dette publique. Vint ensuite le temps des mesures d’austérité strictes en échange d’un renflouement des caisses par des prêts de plusieurs milliards d’euros. Ces trois dernières années, l’économie s’est quasiment effondrée: le taux officiel du chômage a pratiquement triplé pour atteindre 27%. Plus de 60% de ces chômeurs grecs sont sans emploi depuis au moins un an.

Ceux qui ont toujours leur travail, même s’ils ont vu leur salaire diminuer d’un tiers ou plus, s’estiment chanceux. Ils n’achètent toutefois plus trop de côtelettes de porc ni de gouda d’importation, comme ils le faisaient en des périodes plus favorables. Ils sortent aussi moins souvent au restaurant. A la télévision, les émissions de «cuisine à petits prix» se sont multipliées.

Dans l’une d’elles, un chef souriant et rondouillard apprend aux téléspectateurs à préparer cinq repas avec entrée/plat/dessert pour seulement 50 euros par semaine. Il faut également parler du succès du livre de cuisine Les recettes de la faim, recueil de conseils donnés par des Grecs ayant survécu à la famine de la Seconde Guerre mondiale (exemple: conserver vos miettes de pain dans un bocal pour les manger plus tard)...

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.
Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Athènes  

Tout s’est passé en quelques secondes : bercé par la musique de son iPod, Phivos n’a pas vu venir ses agresseurs. Le premier lui a coincé les bras dans le dos, pendant qu’un autre, muni d’un couteau, lui tailladait le nez, la joue, puis la gorge. Trois coups, assénés avec violence, au moment où Phivos s’apprêtait à franchir les grilles du lycée public de Palio Faliro, une paisible banlieue balnéaire dans le sud d’Athènes.

 

«Le salut nazi en classe»

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»


Ils ? Dans la Grèce d’aujourd’hui, tout le monde aura compris. Ce n’est pas que le sujet est tabou. Mais une peur diffuse incite souvent au silence, ou au moins à la discrétion, les victimes des néonazis d’Aube dorée, le parti d’extrême droite fondé au début des années 90 et qui a récemment fait son entrée au Parlement. Surtout lorsque les cibles sont des enfants. Il y a bien sûr le souci de les protéger, et aussi celui de ne pas stigmatiser l’école, le quartier… Ou encore un refus d’accorder trop d’importance à ce parti hier encore si marginal qu’il est difficile de l’imaginer s’immiscer dans les cours de récréation avec une audace parfois inquiétante.

 

Pour les parents de Phivos, l’agression de leur fils a été «une révélation et une prise de conscience», expliquent-ils d’une même voix, attablés à la terrasse d’un café, non loin du lycée. Dendis et Maria sont divorcés, mais ils tiennent à être présents tous les deux dès qu’il s’agit d’évoquer le sujet. «Il a d’abord fallu encaisser le choc, soupire Maria, en tirant nerveusement sur sa cigarette, et réaliser que cela nous arrivait à nous, à notre enfant.» Elle n’est pas dupe et sait que «l’agression de Phivos a marqué les esprits et ce, bien au-delà de ce quartier, parce que, pour la première fois, ils ont visé un petit Grec»...

 
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En Europe, la crise a précipité une refonte générale des retraites

Si la France en est à sa quatrième réforme en dix ans, la pérennité des sytèmes de retraite s'est posée de façon aiguë en europe depuis le début de la crise. Tour d'horizon des pensions.

 

En France, il a été porté en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 60 à 62 ans, à raison d'une augmentation de quatre mois par an jusqu'en 2018. Pour prétendre à une retraite sans décote, il faudra atteindre 67 ans. En Allemagne, l'âge légal est actuellement de 65 ans, pour atteindre progressivement un départ à 67 ans en 2029, selon la loi en vigueur de janvier 2012. Mais la différence la plus criante entre les deux systèmes repose sur la durée de cotisation.

Un Français qui commence aujourd'hui à travailler à 25 ans devra cotiser 41 ans et demi pour toucher une pension complète sans décote, qu'il atteindra au minimum à 66 ans (excepté s'il bénéficie d'un régime lié à la pénibilité).

Marisol Touraine envisage d'ailleurs la possibilité de suivre la préconisation du rapport Moreau sur l'avenir des retraites concernant un rallongement de la durée de cotisation en vue de la loi sur les retraites prévue en septembre, sans fournir de chiffre à l'appui.

Outre-Rhin, la durée de cotisation demeure inchangée, fixée à 45 ans. Les salariés allemands qui ont cotisé 35 ans peuvent également partir à la retraite à 63 ans, en subissant une décote. Selon Eurostat, l'âge effectif de départ à la retraite en Allemagne en 2012 est d'un peu plus de 62 ans, si bien que le taux d'emploi des seniors reste l'un des plus hauts d'Europe, estimé à 59,9 % en 2011....

 

La cure d'austérité en Europe du Sud s'est traduite uniformément par une hausse de l'âge légal de départ à la retraite dans chacun des pays. Ainsi, en 2011, l'Espagne a voté un recul de l'âge de départ de 65 à 67 ans à l'horizon 2025. En décembre de la même année, le gouvernement de Mario Monti, sous la pression de Bruxelles, avait introduit en Italie dans son plan de rigueur la fixation à 66 ans de l'âge de la retraite pour les hommes et à 62 ans pour les femmes.

En Grèce, fortement endettée et sous l'œil soucieux du FMI et de la Commission, c'est une loi de 2010 qui instaure l'alignement, de 60 à 65 ans, de l'âge de départ des femmes sur celui des hommes d'ici à fin 2013, en plus d'une baisse des pensions jusqu'à 20 %. En mai, le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, à soumis l'idée d'une hausse de un an du même indicateur, soit de 65 à 66 ans pour les années à venir.

Si la durée de cotisation pour obtenir une pension pleine n'excède guère 35 années en Espagne et en Italie, 40 au Portugal et en Grèce d'ici à 2015, ces chiffres masquent une autre réalité : celle d'un chômage record qui touche de plein fouet les seniors. Du côté de Rome et d'Athènes, selon les chiffres 2011 d'Eurostat, ils sont plus des deux tiers sans emploi entre 55 et 64 ans et partent en moyenne à la retraite respectivement à l'âge de 60 et 61 ans environ...

 

Les pays d'Europe centrale, touchés par une forte hausse du chômage, n'ont pas contrevenu à la règle d'une réforme en profondeur de leur système de retraite. En Hongrie, où la pension moyenne de retraite s'élève à 358 euros en 2012 selon une étude du Trésor, l'âge l'égal va passer de 62 à 65 ans entre 2014 et 2021. Il faut aussi 40 annuités pour recevoir une retraite équivalente à 66 % du salaire brut moyen.

Idem pour la République tchèque, dont l'originalité comprenait la création en 2011 de fonds privés d'assurance-retraite pour alléger le fardeau du financement public.

La Pologne, qui prévoit que la moitié de sa population aura plus de 50 ans en 2040, a également durci l'ouverture des droits à la retraite en 2012 de 65 à 67 ans, soit le seuil le plus élevé avec le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne....

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ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent

ITALIE • Du footballeur Balotelli à la ministre Kyenge, les racistes attaquent | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Au prochain chant raciste, je quitte le terrain", a récemment annoncé le footballeur Mario Balotelli après une énième humiliation au cours d'un match.

On assiste ces dernières semaines en Italie à une explosion de propos racistes, se désole Giornalettismo.

 

Le thème de l’intégration continue à diviser l’Italie. Derniers épisodes en date : l’exploitation de l’affaire Kabobo [du nom d'un clandestin ghanéen ayant tué plusieurs personnes début mai] par la Ligue du Nord, les insultes racistes contre Mario Balotelli qui ont contraint l’arbitre Rocchi à interrompre le match Milan-Rome pendant deux minutes [le 12 mai], et les sempiternelles attaques visant la ministre Cécile Kyenge, "coupable" d’avoir proposé d’élargir les droits en matière de nationalité.

D’un côté, on a les défenseurs des minorités et des étrangers, de l’autre les instigateurs d’épisodes xénophobes, à commencer par Forza Nuova [Force nouvelle] et les mouvements d’extrême droite, bien souvent en première ligne.

Les polémiques se sont multipliées ces derniers jours autour de l’affaire Kyenge, la nouvelle ministre de l’Intégration, qui a interpellé le gouvernement sur l’abolition du délit d’immigration clandestine et le droit du sol. De nombreuses voix ont invité la ministre et le président du Conseil Enrico Letta à poursuivre leur travail avec courage. Mais la ministre est en même temps devenue la cible des accusations du PDL (Peuple de la liberté, parti de Silvio Berlusconi) et de la Ligue du Nord – opposés à tout assouplissement en terme de nationalité – ainsi que des insultes et des campagnes de haine des mouvements néofachistes.

S'ajoute à cela l’inexplicable coup de folie de Mada Kabobo, ce Ghanéen de 31 ans qui, le samedi 11 mai dans le quartier Niguarda de Milan, a agressé les passants à coups de pioche – tuant Alessandro Carolei, Daniela Carella et blessant trois autres personnes, dont l'une se trouve dans un état grave.

 

Des mouvements comme la Ligue du Nord et Forza Nuova ont aussitôt cherché à exploiter les événements. Le mouvement d’extrême droite a lancé une campagne Internet avec le slogan : "L’immigration tue – la classe politique est fautive". Forza Nuova l’a annoncé elle-même par communiqué : "Les graves événements de Milan clouent les chantres de l’immigrationisme à leurs responsabilités." Mais c’est surtout la Ligue du Nord qui a exploité la violence de Mada Kabobo, notamment par la voix de Matteo Salvini qui a invité à "nettoyer" à la hâte les villes italiennes "en allant contrôler tous les clandestins, rue par rue, maison par maison”...

 

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Société : Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas

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Cinq ans de crise, six millions de chômeurs, et des milliers d'expulsés de leur logement : malgré un lourd bilan social, les Espagnols subissent leur sort sans se révolter contre le gouvernement ou contre l'UE.

Parce qu'ils craignent de perdre le peu qu'il leur reste, avance un sociologue. Par Ignacio Sánchez-Cuenca

 

 

Nous sommes aujourd'hui dans la cinquième année de crise. Le chômage augmente, tout comme la pauvreté et l'exclusion sociale ; des cas de malnutrition infantile commencent à apparaître ; des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur domicile. Et les salaires continuent de baisser, ce qui n'est en revanche pas le cas du prix des biens et des services.

La population a, par ailleurs, compris qu'il ne s'agit pas d'une situation temporaire, et qu'elle peut perdurer encore de longues années. Dans ces conditions, comment se fait-il qu'il n'y ait pas d'explosion sociale ? Pourquoi le système ne vole-t-il pas en éclats ? Jusqu'où peut aller la tolérance de la société espagnole sans qu'un soulèvement n'éclate ?

 

Difficile, en effet, d'imaginer conjonction de conditions plus favorables à une explosion. Primo, les effets de la crise sont terribles. Comment une population comptant six millions de chômeurs parvient-elle à survivre ? Le pire étant que le chômage va continuer d'augmenter, puisque la demande intérieure est atone. Les économies et les aides qui, jusqu'à présent, permettaient à beaucoup de s'en tirer tant que bien que mal, arrivent aujourd'hui à épuisement. Ceux qui travaillent le font souvent dans l'économie souterraine, et en échange d'un salaire de survie.

Secundo, les politiques barbares d'austérité que mènent l'Espagne et l'Union européenne ne font que démolir le pays et repousser un peu plus l'heure de la reprise. Au lieu de faire en sorte que la consommation et les investissements publics viennent pallier la chute de la consommation des ménages, le gouvernement coupe dans tous les postes de dépenses de l'Etat.

Ainsi, non seulement la crise s'aggrave, mais la couverture sociale offerte à la population touchée par le chômage et la pauvreté diminue. Cela peut paraître brutal, mais l'UE et le gouvernement espagnol ont estimé que la sortie de crise passait par l'appauvrissement général de la majorité des Espagnols – car c'est cela, et rien d'autre, que veulent dire les mots “dévaluation interne” [dévaluation, non de la monnaie, mais des salaires et des prix dans un seul pays de la zone euro].

Tertio, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à penser que la répartition des sacrifices est d'une injustice flagrante. Le cas le plus sanglant, mais loin d'être isolé, est celui des expulsions. L'Etat débourse des aides généreuses et s'endette dangereusement pour assainir les banques, mais il n'offre aucune solution à la situation de tous ceux que la crise a étouffés sous les hypothèques. L'insensibilité des pouvoirs publics et des deux grands partis face à cette détresse a contribué à aiguiser l'indignation d'une bonne partie de la société....

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L'austérité en Grèce a fortement accru les suicides et homicides

Une étude sanitaire souligne en outre une hausse des troubles mentaux, de la toxicomanie et des maladies infectieuses en raison de la baisse des dépenses de santé.

 

Les mesures drastiques d’austérité imposées en Grèce pour assainir les finances publiques du pays se sont accompagnées d’une explosion des suicides, des meurtres et d’une détérioration de la santé publique, selon une étude américano-grecque publiée jeudi soir.

Le taux de mortalité résultant de suicides et d’homicides a augmenté de 22,7% et de 27,6% respectivement de 2007 à 2009 surtout parmi les hommes, précisent les auteurs de ce rapport publié dans l’American Journal of Public Health, en se basant sur les statistiques du gouvernement. Ils ont aussi constaté un accroissement du nombre de cas de troubles mentaux, d’abus de drogue et même de maladies infectieuses provoquées par le virus du Nil occidental et du sida.

Ces phénomènes ont coïncidé avec une forte hausse du chômage à la suite de la crise économique de 2007, dont le taux est passé de 7,2% en 2008 à 22,6% au début de 2012. En même temps, les dépenses de l’Etat consacrées aux services publics ont été fortement réduites, le budget du ministère de la Santé baissant pour sa part de 23,7% de 2009 à 2011.

Cette diminution des services de santé publique s’est aussi produite au moment où un grand nombre de Grecs au chômage ont été contraints de réduire leurs recours aux soins médicaux privés pour se faire soigner dans des organismes publics dont les moyens étaient également très réduits et plus entièrement gratuits.

Quand on taille dans les programmes d’échange de seringues pour les drogués et la distribution de préservatifs, le risque de contracter le virus du sida augmente, soulignent les auteurs. Les nouveaux cas d’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) ont augmenté de 57% de 2010 à 2011 (607 à 954).

«Nous nous attendions à ce que les mesures d’austérité aient des effets négatifs sur les services de santé et la santé publique mais l’impact a été beaucoup plus sévère que nous ne l’avions imaginé», a expliqué...

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Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

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Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król

 

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s'agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d'un groupe organisé, encore moins d'une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd'hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n'appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

 

Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d'avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l'administration publique de l'époque et par une partie des officiers de l'armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l'absence d’ouverture dans la vie publique et l'impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l'aristocratie a tenté de limiter à tout prix l'influence des avocats et des hommes d'affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l'Europe, à l'exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n'était pas en mesure de décider de son propre sort.

 

Qu'en est-il de la discrimination aujourd'hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l'aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d'euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple...

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INFOGRAPHIE • Espagne : une extrême pauvreté

INFOGRAPHIE • Espagne : une extrême pauvreté | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le dernier rapport de Cáritas Espagne (le Secours catholique), “Inégalités et droits sociaux”, rendu public le 20 mars 2013, est alarmant. “C’est une photographie très sombre de la crise actuelle”, commente le quotidien El País. En effet, 6,4 % des Espagnols vivent désormais dans une situation d’extrême pauvreté – moins de 305 euros par mois de revenus.

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La carte du droit à l'avortement en Europe

La carte du droit à l'avortement en Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Si l'Espagne revenait en arrière sur l'IVG, elle rejoindrait le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.


C’est un virage radical que l’Espagne est en train de prendre. En proposant un avant-projet de loi limitant fortement l’accès à l’IVG, Alberto Ruiz-Gallardon, le ministre espagnol de la Justice, est sur le point de remettre totalement en cause une des législations les plus progressistes en la matière. Promulguée en 2010 par le socialiste José Luis Zapatero, la loi sur l’avortement actuellement en vigueur autorise l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse. Si le Parlement adopte ce projet de loi malgré l’importante mobilisation citoyenne, le pays rejoindra le groupe des cinq pays de l’Union européenne qui limitent ou interdisent aujourd'hui totalement l’avortement.

 


http://www.scoop.it/t/cadmos-sais-tu-ou-en-est-l-union-europeenne

L’Espagne s'alignera-t-elle sur l’Irlande, la Pologne et le Luxembourg ?

Trois membres de l’Union européenne autorisent le recours à l’avortement tout en le limitant clairement. Très catholique, l’Irlande avait totalement interdit l’IVG en l’inscrivant dans sa Constitution en 1983. Mais la législation s’est légèrement assouplie en juillet dernier puisqu’une loi autorise désormais l’IVG en cas de risque avéré pour la vie de la mère. L’avortement reste très encadré et peu répandu. Il aura fallu un scandale et la mort en octobre 2012 de Savita Halappanavar, une mère enceinte morte des suites d’une fausse couche, pour faire bouger les lignes.

Une législation très stricte est aussi en vigueur en Pologne, autre bastion catholique de l’Union européenne. L’avortement y est très restreint et ne peut être pratiqué qu’en cas de viol ou d’inceste, si la vie de la mère est en danger ou encore si le fœtus présente de sévères malformations. Contrairement à l’Irlande, le coût de l’avortement est pris en charge par l’Etat, tout comme au Luxembourg, l’autre pays à appliquer une législation stricte à ce sujet....

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Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux

Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Espagne envisage d’adopter une loi très restrictive en matière d’avortement, reléguant un pays jadis à l’avant-garde des questions sociétales dans le peloton des Etats européens les moins progressistes.

 

“Les femmes qui avortent sont des victimes que l’on doit protéger.” Victimes de la loi, d’elles-mêmes ou du patriarcat, le gouvernement de Rajoy ne le précise pas. Mais il propose quand même de réduire à peau de chagrin le droit à l’avortement des Espagnoles.

Selon la proposition de loi du gouvernement, avorter ne sera plus un droit, mais une alternative envisageable en cas de viol ou de mise en danger pour la santé de la mère. Et encore, pour justifier ces deux conditions, il faudra ou bien avoir déposé plainte pour viol (or en moyenne seules 10% des femmes violées le font), ou que deux médecins attestent du danger pour la mère. Le texte réintroduit par ailleurs l’obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d’avoir une autorisation parentale.

Le rétropédalage est douloureux. Depuis 2010, les Espagnoles ont le droit d’avorter jusqu’à leur 14e semaine de grossesse et jusqu’à 22 en cas de malformation du fœtus (jusqu’à 12 semaines en France, et sans limite de temps pour les interruptions médicales de grossesse). Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, veut tout bonnement interdire ce dernier motif car “il n’existe pas de ‘conçus non-nés’ de première et de deuxième catégorie”.



Si le projet de loi est approuvé au Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue, la législation espagnole ferait un bond de 30 ans en arrière, cantonnant l’IVG à ses limites législatives de 1985.

“Avec ce projet de loi, l’Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés, note ainsi l’éditorial du 21 décembre d’El Pais. L’Espagne consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu’une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie.”

 

L’IVG deviendrait alors un délit dépénalisé : en cas de réalisation d’une interruption volontaire de grossesse hors du cadre de la loi, seul le médecin pratiquant l’acte serait poursuivi, risquant jusqu’à trois ans de prison. “Toute la responsabilité pénale incombe aux médecins, ce qui sous-entend que les femmes ne savent pas ce qu’elles font, et que l’ignorance ou la témérité doivent être observées avec indulgence et piété”, dénonce avec fougue le journal de centre-droit El Mundo...

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Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé

Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Selon un document de la police judiciaire, l'activité des organisations criminelles étrangères est « exponentielle ».

 

 

Il n'y a pas de mafia en France, selon les spécialistes de la police judiciaire (PJ). Mais des organisations criminelles, oui, et même beaucoup. Elles ne sont pas « capables de défier l'Etat, de le corrompre ou de s'y substituer partiellement », mais « plus réduites, plus locales, plus spécialisées, peut-être moins pérennes », leur « détermination et dangerosité restent très élevées », estime le rapport 2012-2013 du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la PJ.

Le document de 140 pages, que Le Monde a pu consulter, dresse un panorama exhaustif des phénomènes criminels à l'œuvre sur le territoire national. La période 2012-2013 se caractérise par « l'activité exponentielle des organisations criminelles étrangères », la « persistance d'un banditisme traditionnel français », et la « montée en puissance des organisations criminelles issues des cités sensibles », indique dans sa lettre de présentation le patron du Sirasco, le commissaire François-Xavier Masson.

Ce document est destiné à « l'ensemble des administrations ou organismes publics en charge de la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée ». Pas simplement les policiers et les gendarmes, donc. Car les circuits de blanchiment sont de plus en plus sophistiqués, l'utilisation frauduleuse des nouvelles technologies est en plein essor, et, pour certains groupes, la politique d'exemption de visas au bénéfice de certains Etats favorise l'arrivée d'une nouvelle criminalité aux ramifications complexes.


Aucune région française n'est totalement épargnée. L'Ile-de-France, la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur restent les bassins les plus criminogènes. Le grand Paris (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) s'illustre notamment par le trafic de stupéfiants (27,1 % du total national) et les menaces ou chantages pour extorsion (21,3 %). La région PACA se distingue par les règlements de comptes avec 32 % du total nationale, juste devant la Corse, où ont eu lieu plus de 20 % des règlements de comptes en 2012.

Pour le Sirasco, les groupes issus des cités s'inscrivent dans une typologie mafieuse pour au moins trois raisons : « La maîtrise territoriale par la force », la concentration sur le trafic de cannabis, dont le chiffre d'affaires est estimé à plus d'un milliard d'euros par an, et enfin l'ancrage dans l'économie souterraine. Par ailleurs, ce trafic « génère une myriade d'infractions connexes », du règlement de comptes à l'extorsion en passant par le blanchiment. Autre caractéristique, l'implication importante des mineurs.

Le Sirasco distingue trois niveaux de responsabilités au sein de cette « criminalité organisée des quartiers » : les trafiquants locaux, à la tête d'un groupe de revendeurs, les intermédiaires semi-grossistes, puis les grossistes qui constituent des « organisations criminelles transnationales » et dont les responsables sont établis dans le sud du Maroc ou en Espagne.

Comme les autres organisations, ces groupes se sont adaptés à la nouvelle législation sur les avoirs criminels. « Même s'ils continuent à afficher leur “réussite”, les trafiquants réduisent l'achat de biens durables, recourant aux prête-noms, à la location de véhicule et aux investissements à l'étranger », écrit le Sirasco...

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Le gouvernement letton démissionne après l'effondrement d'un supermarché

Le gouvernement letton démissionne après l'effondrement d'un supermarché | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, a démissionné mercredi, six jours après ce drame qui a causé la mort de plus de 50 personnes.

 

Le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, a démissionné mercredi 27 novembre, six jours après la mort de plus de 50 personnes dans l'effondrement du toit d'un supermarché à Riga, la capitale, a annoncé son porte-parole. Le gouvernement avait été vivement critiqué après ce drame dont l'origine n'est toujours pas connue.

Deux jours après la catastrophe, le président letton Andris Berzins avait affirmé, samedi 23 novembre, à la télévision publique LTV que cet écroulement devait être considéré comme « un meurtre de nombreuses personnes sans défense, [qui] requiert une réaction appropriée ».

« Compte tenu de la tragédie du supermarché et de ses circonstances, il faut un gouvernement qui ait le soutien d'une majorité claire au Parlement (…). J'ai annoncé ma démission de premier ministre en assumant la responsabilité politique de la tragédie », a annoncé M. Dombrovskis devant la presse après un entretien avec le président.

« Le premier ministre donnera une conférence de presse à 16 heures au cours de laquelle il communiquera ses réflexions », a précisé le porte-parole, Martins Panke. En poste depuis 2009, M. Dombrovskis détenait le record de longévité à la tête du gouvernement dans l'histoire du jeune pays.

L'effondrement du toit d'un supermarché de la capitale le jeudi 21 novembre en pleine heure d'affluence avait provoqué la mort d'au moins cinquante-quatre personnes. Le toit s'était écroulé sur une superficie de 500 mètres carrés, à cause d'une « explosion », selon l'adjoint au maire de Riga, sans en préciser la nature....

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BULGARIE • Pourquoi nous devons protester avec les étudiants

BULGARIE • Pourquoi nous devons protester avec les étudiants | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis le 26 octobre, les étudiants ont rejoint le mouvement de protestation contre le Premier ministre Plamen Orecharski en occupant plusieurs bâtiments de l'université de Sofia.

Un de leurs enseignants, un ancien des grandes manifestations de 1997, leur rend hommage.

 

L'esprit de la révolte estudiantine vit toujours ! Pendant le rude hiver de 1997, se sont les étudiants de l'université de Sofia qui étaient à la pointe de la contestation contre le gouvernement socialiste [ex-communiste] de Jan Videnov qui avait conduit le pays au bord du précipice. Jour après jour, des cohortes de jeunes sillonnaient les rues de Sofia, recueillant les applaudissements des passants en criant : "Nous sommes les étudiants, nous n'avons pas peur !".

Ce sont bien eux, les étudiants, qui écrivaient alors l'ordre du jour moral de toute une société exactement comme ils le font de nouveau aujourd'hui. Ceux qui ont vingt ans aujourd'hui, jettent – sans peur et sans hésitation – leur pavé dans la mare de l'indifférence et du cynisme général. La génération de 1997 ce reconnaît dans ce mouvement. Et c’est pour cela que ceux qui, parmi les étudiants et leurs professeurs, ont fait la révolution de 1997 sont de nouveau là. Faites un petit tour dans la cour du rectorat de l'université et vous verrez pas mal de visages connus de cet mémorable hiver de 1997.



Aujourd'hui, je me retrouve dans les rangs des professeurs et je puise mon énergie dans le courage et la dignité civique de mes étudiants. L'autre soir, lors du meeting spontané devant l'université nous étions là nous aussi et nous nous sommes souvenus de cette soirée du 4 février 1997. Nous étions alors tous réunis sur les escaliers de la fac, enivrés par la nouvelle de la démission du gouvernement. Se rebellant contre la misère, l'absence de perspectives et la peur, nous avions obtenu une victoire. Nos dirigeants actuels n'ont peut-être pas ce courage, mais pour toute personne censée leur chute est inéluctable.

La plupart des arguments utilisés par les détracteurs des étudiants, relayés par des médias serviles au statu quo, aujourd'hui sont les mêmes qu'en 1997. "Vous êtes une infime minorité" ; "vous servez des intérêts de l'ombre" ; "vous faites de la politique, alors que vous êtes censés étudier"… Le pays entier sombrait dans l'hyperinflation et dans une crise abyssale, mais pour certains il était plus important de réussir ses examens !...

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J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami.

Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. J’aurais préféré parler d’autre chose, mais l’époque et le pays imposent ce genre de sujet. Le mardi 13 novembre de l’an dernier, à 19 h 40, quelques heures avant le début de la deuxième grève générale de l’année en Espagne, un individu de la 20e chambre de Barcelone a sonné à la porte de mon appartement de la place Universidad. On entendait déjà les hélicoptères de la police, et les pétards des premiers piquets de grève qui mettaient toujours chez nous un petit air de fête. A l’instant précis où mon fils Lucas a ouvert la porte et dit «Maman, c’est un monsieur», j’ai cessé, je ne sais pas encore pour combien de temps, d’être écrivaine, journaliste et éditrice, pour devenir une expulsée qui pouvait témoigner par écrit, et argumenter devant une caméra. Un récit en direct, à la première personne, c’est pratique et ça fait mouche. La Sainte Trinité du journalisme : objet, sujet et analyse, trois en une.

Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa.

Arrêtez tout et allez-y, imaginez.

On y est ? Bon, alors regardez cette crevasse énorme, implacable et brutale, comme creusée par l’ongle d’un dieu déchirant la terre, elle coupe cette surface en deux. De la crevasse émane une haleine glacée, celle des Parques. Regardez encore : non moins soudainement une de ces deux parties (décrétons, pour des raisons sentimentales, qu’il s’agit de la partie gauche) s’effondre dans l’abîme et s’immobilise, suspendue dans le noir, entraînant tous ses habitants dans sa chute, stupéfaits, ahuris. Et rongés par la culpabilité.

L’autre partie de cette terre que vous avez imaginée, et que nous appellerons Espagne, est restée en haut, craignant d’encourir le même sort, l’attendant même, mais sous une forme moins grave : coupes claires dans les domaines de la santé, de l’aide sociale, des droits récemment acquis par les femmes, baisses de salaire… Leur mécontentement est compréhensible. Mais, en moins de temps que n’a mis le pays à déclarer que sa démocratie était aussi indestructible que frimeuse, les habitants du bloc effondré se sont vus privés de tout. Pour les rognures dont on a privé ceux d’en haut, ils donneraient volontiers santé et avenir....

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Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité

Manifestations dans 28 villes espagnoles contre les mesures d'austérité | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le gouvernement Rajoy souhaite récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui suscite des manifestations de masse.

 

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont défilé dans les rues du centre de la capitale espagnole sous un soleil de plomb, agitant des drapeaux aux couleurs rouge et blanc des syndicats, et brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : "L'austérité ruine et tue" et "Les coupes budgétaires sont du vol".

"Nous espérons que le gouvernement réalise que l'on ne peut pas inverser la situation avec des coupes, des coupes et encore des coupes [budgétaires]. Il est temps de changer de cap et de faire davantage pour nourrir la croissance", a déclaré Diana Rodriguez, 47 ans, ancienne guichetière dans une banque, au chômage depuis presque deux ans.

"Le gouvernement doit changer de cap. Il est évident que le chemin sur lequel ils nous emmènent va juste nous enfoncer encore plus dans cette pagaille", a averti Carlos Lago, un fonctionnaire de 32 ans, qui portait un panneau où était inscrit : "Sans pain, il n'y a pas de paix." Les manifestations ont eu lieu simultanément dans 28 autres villes, dont Barcelone, seconde ville du pays, et Vigo, plus grande ville de Galice, au bord de l'Atlantique...

 

Le gouvernement Rajoy a fait le vœu de récupérer 150 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce à un plan de rigueur sans précédent, qui a suscité des manifestations de masse. L'économie espagnole, quatrième de la zone euro, s'est rétractée de 0,5 % lors des trois premiers mois de 2013, sa septième baisse trimestrielle consécutive. Le chômage a atteint le taux record de 27,16 % de la population active, son plus haut niveau depuis la restauration de la République espagnole après la mort du général Franco en 1975.

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La Grèce en grève générale

La Grèce en grève générale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La décision de mettre un terme brutal aux émissions du service public audiovisuel a déclenché un tollé en Grèce, où plusieurs syndicats du public comme du privé ont appelé à se mobiliser.

 

La Grèce devait connaître jeudi une grève générale de 24 heures pour dénoncer la fermeture autoritaire du groupe audiovisuel public grec ERT par le gouvernement, qui a provoqué une onde de choc et menace de déboucher sur une crise politique entre les partis de la coalition.

 

Le gouvernement a joué la montre en présentant dès le lendemain du lockout des chaînes un projet de loi de réorganisation de tout l’audiovisuel public, pour éviter que la crise autour de l’ERT ne fasse éclater sa coalition, après pratiquement un an de pouvoir partagé entre les conservateurs du Premier ministre Antonis Samaras, les socialistes du Pasok, et la gauche modérée Dimar.

En fermant en quelques heures les écrans des cinq chaînes de télévision publiques et toutes les radios du groupe, Antonis Samaras, qui rend des comptes cette semaine à la troïka des créanciers internationaux du pays, a sans doute voulu montrer sa détermination à s’attaquer aux «vaches sacrées» du service public, expression péjorative utilisée par le porte-parole du gouvernement...

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SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre

SUÈDE • 24 heures dans la peau d’un autre | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour dénoncer le racisme au quotidien, l’écrivain suédois Jonas Hassen Khemiri envoie une lettre ouverte à la ministre de la Justice.

 

Chère Beatrice Ask,Nous sommes différents à plus d’un titre. Vous êtes née au milieu des années 1950, je suis né à la fin des années 1970. Vous êtes une femme, je suis un homme. Vous êtes politicienne, je suis écrivain. Mais nous avons quelques points communs. Nous avons tous les deux étudié l’économie internationale (sans passer l’examen de fin d’études). Nous sommes à peu près coiffés de la même manière (même si nos cheveux ne sont pas de la même couleur). Et nous sommes tous les deux citoyens à part entière de ce pays, nés à l’intérieur de ses frontières et unis par sa langue, son histoire et ses infrastructures. Vous et moi sommes égaux devant la loi.

C’est pourquoi j’ai été surpris de votre réponse, jeudi dernier, à quelqu’un qui s’inquiétait de savoir si, en votre qualité de ministre de la Justice, vous vous sentiez préoccupée par les récits de gens (non blonds, bruns, mats de peau) qui racontent les contrôles au faciès que leur inflige la police dans la rue. Vous avez répondu :

“Le sentiment engendré par ce type de contrôles peut vraiment dépendre de la personne. Les personnes préalablement condamnées ont parfois l’impression d’être mises en cause en permanence, alors que vos antécédents judiciaires ne sont pas écrits sur votre figure […]. Pour déterminer si la police agit dans le respect des lois et des règles, il est nécessaire de voir les choses selon une perspective globale.”

“Les personnes préalablement condamnées” : le choix des termes est intéressant. Car c’est précisément ce que nous sommes. Nous tous qui sommes coupables jusqu’à preuve du contraire.

Je vous écris pour vous exprimer un simple souhait, Beatrice Ask. Je souhaite que nous troquions nos peaux et nos parcours. Allez. Chiche !

Pendant vingt-quatre heures, nous emprunterons l’enveloppe corporelle de l’autre. Je me glisserai dans la vôtre pour savoir ce que c’est d’être une femme dans un milieu politique patriarcal. Vous emprunterez la mienne pour comprendre que, lorsque vous sortez dans la rue, que vous prenez le métro, que vous allez au centre commercial et que vous voyez là des policiers qui ont la loi de leur côté, qui ont le droit de venir vers vous et de vous demander de prouver votre innocence, cela réveille des souvenirs. D’autres abus, d’autres uniformes, d’autres regards...

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Nouveau record du chômage en Europe

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Les chiffres du chômage pour l’union européenne ne sont pas rassurants. Les pays du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau.

 

La fête du travail a été une fois de plus placée sous le signe de la dégradation de l’emploi en Europe. La veille, en effet, l’office statistique, Eurostat, avait révélé que le taux de chômage, en mars, avait inscrit un nouveau record de 12,1 % en mars dans la zone euro. Soit un vingt troisième mois d’affilée de hausse. Au total, 19,2 millions de personnes étaient sans emploi à la fin du mois. Les chiffres pour l’union européenne sont à peine plus rassurants. Le taux de chômage s’y est établi à 10,9 % pour 26,5 millions de chômeurs. Par pays, sans surprise, les pays européens du sud de l’Europe payent un lourd tribut à ce fardeau avec la Grèce dont le taux de chômage a atteint 27,2 %, l’Espagne (26,7 %) ou encore le Portugal (17,5 %). La situation en Italie (11,5 %) ou en France (11 %), sans être aussi catastrophique, n’en est pas moins inquiétante. Avec un niveau de 5,4 %, le marché de l’emploi allemand, lui, continue de résister. Résultat, selon une étude publiée mardi par le ministre fédéral du travail allemand, les employeurs en Allemagne ont embauché au cours de l'année écoulée plus de ressortissants originaires des pays du sud de l'Europe touchés par la récession qu'auparavant. Le dynamisme germanique agit comme un aimant. Plus de 34.000 ressortissants espagnols, grecs, italiens et portugais ont trouvé un emploi en Allemagne en un an, selon les chiffres comptabilisés jusqu'en février. Au total, 466.000 personnes employées en Allemagne viennent de ces quatre pays, un chiffre en hausse de 8%.

Devant ce désastre social, de Madrid à Athènes, des manifestations étaient organisées contre les politiques d'austérité et prônant des mesures en faveur de l'emploi, à l'occasion de la fête du Travail....

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Grèce: l'austérité racontée au quotidien (vidéo)

Chroniques d’un hiver européen, une série documentaire sur l’ampleur et la violence, symbolique et sociale, de l’austérité imposée aux Grecs. Après l'épisode 1, Athènes, de la récession à la dépression, retrouvez les deux autres documentaires : Athènes, l'engrenage de l'austérité et Athènes, la quête d'un ailleurs.

 

À l’origine du projet, le jeune documentariste Étienne Haug s’est entouré de plusieurs professionnels de l’image (Sébastien Lecordier, Camille Pillias et Nelly Ollivaul) pour accoucher de cette idée originale qui fait se juxtaposer témoignages sonores, état des lieux chiffré et photographies contextualisées. Ce documentaire est agencé avec les images des photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, qui sont allés recueillir les sentiments mêlés de leurs compatriotes tantôt révoltés et tantôt résignés. Les trois premiers épisodes nous montrent comment les Grecs, depuis que la troïka a dicté la conduite au pays, sont devenus les jouets d’un capitalisme destructeur. Dont les méthodes, autant que les effets, n’en finissent plus de maintenir cet État sous perfusion. Ce libéralisme sauvage censé contenir une dette accumulée dont personne n’entreprend de rechercher les véritables fondements a souvent été commenté ou décrypté à la hache par une série de calculs fumeux.

 

D’annonces et de mesures arbitraires jugées toutes plus nécessaires les unes que les autres… Il s’agit ici de rompre avec cette chimère et de rendre compte, dans la bouche de ses victimes, de la manière dont une récession prend racine dans les foyers et modifie les habitudes d’un peuple. Cette dictature de la dette, ses discours péremptoires et son cynisme aveugle, revêt plusieurs visages. Cette « dévaluation interne » est décrite par le site d’information économique Bloomberg ainsi : « Il s’agit de restaurer la compétitivité de manière brutale en faisant chuter les salaires. Cela nécessite toutefois le maintien d’un chômage élevé de manière à supprimer les possibilités de négociation. » Un ouvrier confirme que, depuis la dégradation de la crise, les conventions collectives sont devenues factices : « La loi ne te protège plus. » Le travail gratuit commence à pénétrer les mœurs. Un instituteur annonce à la télévision qu’il ne supporte plus d’entendre ses élèves répéter : « Monsieur, j’ai faim »… Les Grecs sont usés de devoir chercher perpétuellement les moyens de subsister, d’être tournés vers le seul objectif de « payer ses factures ». Cette usure est concomitante avec une perte de lien social : beaucoup se replient dangereusement sur eux-mêmes....

 

Vidéos à visionner à partir du lien...

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Le cannabis légal en République tchèque à des fins thérapeutiques

Le cannabis légal en République tchèque à des fins thérapeutiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le cannabis utilisé à des fins thérapeutique est désormais légal en République tchèque, avec l'entrée en vigueur lundi d'une loi adoptée en décembre et autorisant l'usage de la marijuana pour réduire l'impact de certaines maladies graves.

Destiné à atténuer les symptômes de maladies telles que le cancer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, le psoriasis et l'eczéma atopique, le cannabis n'est toutefois accessible que sur ordonnance électronique pour en empêcher l'abus.

La République tchèque va d'abord importer cette drogue pendant environ un an, jusqu'à ce que l'Institut national de contrôle des médicaments commence à délivrer des licences, valables cinq ans au maximum, à des planteurs locaux.

La République tchèque, pays de 10,5 millions d'habitants, est l'un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu'à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu'à 5 plants ne risquent qu'une amende.

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