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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La marche de l'histoire / France Inter

La marche de l'histoire / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’identité de l’Ecosse étant évidente, les indépendantistes doivent se trouver d’autres justifications. Ils soutiennent donc qu'une Ecosse détachée de Londres serait plus juste et prospère. Au point de faire apparaître l'indépendance comme une solution.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 29 minutes

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Le Royaume-Uni et l’Europe à reculons / France Inter

Le Royaume-Uni et l’Europe à reculons / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En 1975, les électeurs britanniques confirment par référendum l'entrée de leur pays dans la Communauté. Mais, dès cette époque, le taux d'adhésion à l'Europe était relativement faible et la question divisait les deux grands partis de gouvernement.
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Durée: 29 minutes
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Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter

Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Angela Merkel sera mercredi à Paris. Elle y sera reçue au lendemain du vote qui le fera chancelière pour la troisième fois et à la veille d’un Conseil européen, de l’assemblée des 28 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union, qui sera largement consacré aux questions de Défense.
Le signal est clair. La chancelière et le président de la République entendent replacer la France et l’Allemagne au cœur de la construction européenne et affirmer une volonté d’utiliser les trois ans et demi durant lesquels ils seront tous deux au pouvoir pour remettre l’Europe sur ses rails. Il était temps.
Il est plus que temps car le divorce croissant entre les Européens et l’Europe menace jusqu’à l’idée même d’unité européenne. Peut-être est-il même trop tard our espérer recoller les morceaux mais trois choses incitent pourtant à y croire.
La première est que le résultat des élections allemandes de septembre dernier a contraint la chancelière à reformer, comme sous son premier mandat, une coalition avec la gauche social-démocrate. Comme toujours, le programme de ce gouvernement commun a été longuement négocié entre les deux grands partis allemands. La base social-démocrate l’a ensuite approuvé, samedi, avec trois quarts de « oui » et la politique allemande va ainsi prendre un tournant social très marqué.
Un salaire minimum de 8,50€ de l’heure sera instauré à compter de 2015. Les contrats à durée déterminée seront limités à une période de 18 mois et rémunérés au même niveau que les CDI au bout de neuf mois. Les salariés ayant travaillé 45 ans pourront prendre leur retraite, sans pénalités, dès l’âge de 63 ans au lieu des 67 ans auxquels l’âge légal reste fixé et l’Allemagne, c’est tout aussi important, va également investir dans la modernisation de ses infrastructures et désormais consacrer 3% de son Produit intérieur brut à la recherche.
Comme le lui demandaient la France, la quasi-totalité des Européens, la grande majorité des économistes et le Fonds monétaire international, l’Allemagne va autrement dit contribuer à tirer la croissance européenne par ses investissements et le relèvement de ses salaires. Non seulement les conflits politiques entre pays européens en seront réduits mais l’Allemagne aura beaucoup plus de mal à s’opposer à ce que le reste de l’Union prenne collectivement ou séparément des mesures de relance qu’elle-même va prendre dans ses frontières...

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Tous des Européens à Budapest / France Inter

Tous des Européens à Budapest / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
A quelques mois des élections européennes, France Inter propose à ses auditeurs de (re)découvrir l’Europe, cet espace qui leur est commun, en s’installant aux quatre coins du continent.

 

1ere PARTIE de 18h20 à 19h

 

I J Europe; Reportage de Caroline Gillet

 

L’actualité en Hongrie par, PÓCS Balázs Journaliste au Népszabadság  

 

L’interview politique : Janos Martonyi, Ministre des Affaires Etrangères

 

Söndörgö interprète en live : Sinoc, une mélodie de Vojvodine (au nord de la serbie, ancien territoire hongrois)

http://www.bluelineproductions.info/sondorgo

 

 

 

2eme PARTIE  de 19h20 à 20H

Quelle vie culturelle et intellectuelle dans le contexte politique hongrois aujourd'hui ?

 

Reportage d’Antoine Giniaux

Gaspar Miklos Tamas, philosophe, ancien dissident et ancien député du Parti libéral de gauche

Csaba Bereski, Directeur du Département international de la Fondation nationale du Film hongrois

Corentin Léotard, journaliste français installé en Hongrie, fondateur du site d'informations hongroises en français: http://www.hu-lala.org/

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La Lituanie prend la présidence tournante de l'UE

La Lituanie prend la présidence tournante de l'UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
LITUANIE / UE - Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe communautaire, une ancienne république soviétique prend aujourd’hui

la présidence tournante de six mois de l’Union européenne. Il s’agit de la Lituanie, petit pays balte de 3 millions d’habitants. Le pays a de grandes ambitions. Elle espère que les autres membres de l’Union vont les partager.

Il y a seulement une vingtaine d'années, la Lituanie faisait encore partie intégrante de l’Union soviétique. Ce lundi 1er juillet 2013, elle prend pour six mois la présidence de l’Union européenne.

Un événement historique selon l’ancien Premier ministre lituanien Andrius Kubilius, aujourd’hui chef de l’opposition : « La présidence est pour nous vraiment un grand évènement. C’est la première fois que la Lituanie se retrouve à la tête de l’Union européenne. Neuf ans après notre adhésion à l’Union, c’est quelque chose de grandiose, c’est historique et c’est très important pour nous. Pendant des siècles, la Lituanie souffrait de sa localisation à la périphérie de l’Europe, toujours avec ce sentiment du danger qui peut venir soit de l’Est, soit de l’Ouest. Toujours avec cette peur de voir quelqu’un attaquer la Lituanie. Pour nous, vivre en paix en Europe, et même avoir la responsabilité de diriger l’Europe pendant six mois, c’est presque un miracle »...

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Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente

Radio Prague - Coup de filet au siège du gouvernement, le Premier ministre dans la tourmente | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est un coup de filet sans précédent auquel a précédé la police tchèque dans la nuit de mercredi à jeudi. Une opération d’envergure qui pourrait avoir d’importantes retombées politiques. En effet, l’Unité de lutte contre le crime organisé (ÚOOZ) est intervenue au siège du gouvernement et a interpellé plusieurs responsables politiques. Selon les informations disponibles jeudi en début d’après-midi, cette opération policière, qui constitue une première historique de par son envergure et le lieu de l’intervention, concernerait également le Premier ministre Petr Nečas.

 

Selon les médias tchèques, qui citent « une source bien informée », les détectives de l’ÚOOZ ont procédé à une descente non seulement au siège du gouvernement, mais aussi au Ministère de la Défense et au siège de l’institution en charge des forêts du pays. Plus concrètement, au moins quatre personnes auraient été interpellées. Il s’agit de l’ancien chef du club parlementaire du parti civique démocrate (ODS) Petr Tluchoř, l’ancien ministre de l’Agriculture Ivan Fuksa, lui aussi membre de l’ODS, dont le Premier ministre est le leader, et la directrice du cabinet de ce dernier, Jana Nagyová. L’ancien chef du Service de renseignement militaire et actuel directeur de l’Administration des réserves matérielles publiques, Ondřej Páleník, figurerait également dans le groupe des interpellés. Préparée depuis déjà deux ans, la descente de la police aurait été accélérée en raison notamment des fuites de certaines informations. Journaliste de l’hebdomadaire Respekt, Jaroslav Spurný s’est exprimé sur cette situation : « La raison concrète de cette opération n’est pas encore connue. Dans tous les cas, il s’agit d’une grande intervention, avec quelque 400 policiers déployés. Je sais que d’autres opérations de ce type devraient être menées jusqu’à samedi matin à d’autres endroits également. D’après mes sources, il serait question de l’affaire étroitement liée aux ‘parrains pragois’. »...

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Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv'

Extrême-droite en Europe : danger ? / le mouv' | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
C’est une vague qui semble secouer l’Europe aujourd’hui. Non pas celle de la crise, quoi que les deux peuvent peut-être être liées, mais celle de l’extrême-droite. Un courant, glacial, qui monte en Europe…

 

Montée d’un sentiment identitaire en Europe, dénonciation d’une immigration jugée massive, les mouvements contestataires et protestataires à l’extrême de la droite fleurissent en Europe. Autriche, Hongrie, Grèce et d’autres pays européens doivent faire face à la (re) naissance des ces mouvements.

 

En France, le dernier score de Marine Le Pen à l’élection présidentielle témoigne d’une montée en puissance de son mouvement.

 

En février dernier, un appel à suspendre les dotations aux députés européens d’extrême-droite a été lancé… Premier pas pour faire barrage aux extrêmes ?

 

Quelle place pour l’extrême-droite en France ? Quel poids et quel avenir ?

 

Réécoutez l'émission du 27 mars 2013 avec Gaël Brustier, chercheur en sciences politiques, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu » publié aux éditions Mille et Une Nuits.

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Chypre dit non au plan européen

Chypre dit non au plan européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Comme prévu, le parlement chypriote rejette le plan de sauvetage européen. Un plan qui prévoyait une taxation inédite sur les dépôts bancaires.  Des négociations, notamment entre les gouvernements russe et chypriote, pourraient faire évoluer la situation.

Aucun parlementaire n'a voté en faveur du plan proposé par l'UE. 36 ont voté contre et 19 se sont abstenus.

Les nombreux manifestants massés devant le parlement chypriote ont accueilli l'annonce du rejet avec des démonstrations de joie.

 

Comme l'Islande et l'Irlande avant elle, Chypre va devoir maintenant se battre pour empêcher son secteur bancaire hypertrophié de mettre le pays à genoux. Car quelle que soit la solution alternative inventée par Chypre pour remplacer cette taxation, le parallèle avec les expériences islandaise et irlandaise de ces dernières années montre que l'assainissement risque de se faire dans la souffrance.

Le gouvernement islandais a laissé ses banques faire défaut et introduit le contrôle des changes, ce qui a rendu plus difficile le financement de l'économie. L'Irlande a pour sa part nationalisé pratiquement toutes ses banques, ce qui a débouché sur un quadruplement de son endettement.

Les deux pays sont à nouveau en phase de croissance mais des problèmes de fond demeurent....

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L'Europe en attente de l'Italie / France Inter

L'Europe en attente de l'Italie / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce sont des élections italiennes mais dont ne dépend pas que le sort de l’Italie. Les Italiens élisent dimanche et lundi leurs députés et sénateurs, les deux Chambres dont sera issu leur prochain gouvernement, mais le résultat de ce scrutin dira, d’abord, jusqu’où peut aller aujourd’hui l’exaspération d’électeurs européens, toujours plus tentés, dans presque chacun des pays de l’Union, de donner leurs voix à des démagogues surfant sur leurs colères et leurs désarrois.

               On ne sait pas combien d’Italiens auront finalement cru aux promesses de Silvio Berlusconi mais le fait est qu’à 76 ans, usant et abusant de la chirurgie esthétique et des plaisanteries les plus grasses, l’ancien président du Conseil a réussi un come back en faisant miroiter une amnistie aux fraudeurs fiscaux et en s’engageant à supprimer une nouvelle taxe sur la résidence principale qu’il s’est même dit prêt, par écrit, à rembourser à ceux qui s’en sont déjà acquitté. Croulant lui-même sous les accusations de malversations et d’abus de mineures, il a tranquillement fait appel à ceux qui ne veulent pas payer leurs impôts et cela a marché puisqu’il a ainsi réduit de moitié son retard de dix points sur le Parti démocrate, le grand parti de centre gauche qui était donné largement gagnant il y a quelques semaines encore.

               Mais ce n’est pas tout. L’autre homme qui est mieux que bien parti pour vendre du vent aux Italiens est un comique reconverti en politique, Beppe Grillo, qui a fait une campagne triomphale en dénonçant gauche, centre et droite, tous des pourris, et promettant un retrait de la zone euro, l’internet gratuit pour tous et la semaine de vingt heures. Il a ravi des foules en extase, pourfend les Etats-Unis et préfère, mais oui, la mafia aux partis politiques car «  la mafia n’étrangle pas, l’Etat et les partis, oui ».

               MM. Berlusconi et Grillo pourraient constituer la deuxième et troisième force politique italienne et l’on frémit à la seule idée qu’ils puissent empêcher, à eux deux, la constitution d’une majorité de gouvernement stable.

                L’Italie plongerait alors dans une paralysie économique et politique qui risquerait vite de compromettre la stabilisation de la monnaie européenne et d’ébranler à nouveau l’Union. Comme désormais toute élection nationale en Europe, ces législatives italiennes concernent toute l’Union, à la fois par ce qu’elles diront de l’état de l’opinion paneuropéenne et parce qu’elles pèseront sur les politiques européennes, sur des décisions collectives qui sont de plus en plus souvent les plus importantes...

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Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture

Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

David Cameron tente la grand écart. Il est à la tête d'un gouvernement de centre droit mais doit affronter les revendications de son parti conservateur, qui ne s'est jamais situé autant à droite et n'a jamais manifesté un tel euro-scepticisme.

 Il lui faut gagner du temps pour préserver une situation britannique de plus en plus inconfortable : une Europe à la carte,  d'autant plus que la City -première place financière de l'Europe communautaire-, est le lieu par lequel transite la grande majorité des transactions en euros...

L'équipe gouvernementale ne souhaite pas réellement quitter l'Europe, mais ne cherche nullement à accomplir le moindre pas supplémentaire sur la voie de l'intégration.

Jacques Leruez, spécialiste de l'étude du régime et de la vie politique britanniques, est directeur de recherche émérite au CNRS

 

Durée: 11 minutes

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La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture

La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? 24H - France - Allemagne - Idées - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Taxation des CDD, et création de droits rechargeables pour les chômeurs d'un côté ; mise en place de mesures de flexibilité au sein des entreprises de l'autre : ils ont fini par s'entendre !
Marc Landré du Figaro avait donc vu juste mardi dernier dans cette même émission, en pronostiquant la conclusion d'un accord entre les partenaires sociaux, à l'issue de l'ultime négociation au Medef sur la sécurisation de l'emploi (puisque tel était le nom donné à ces discussions).
Tous ceux qui promettaient un échec, arguant de la trop grande divergence de points de vue entre le patronat et les syndicats, tous ceux là se sont donc trompés (même si, il faut le rappeler, ni la CGT, ni FO n'ont signé cet accord).
C'est fait, mais ce fut compliqué. Le gouvernement a dû se montrer menaçant : "attention, nous allons légiférer sans tenir compte de votre avis" pour que la discussion se débloque.
Ce fut compliqué…et ce n'est pas fini car que va-t-il se passer à présent ?
Le texte doit être validé par les organisations. Il y aura ensuite une loi pour transposer l'accord, laquelle devrait être présentée en conseil des ministres début mars, pour une promulgation attendue au mois de mai. Ainsi va la démocratie sociale en France : c'est encore et toujours le Parlement qui a le dernier mot. D'autres façons de faire existent pourtant, au moins aussi efficaces. Et c'est la raison de notre présence aujourd'hui en Allemagne.

Avez-vous déjà entendu parler du Mitbestimmung, que l'on pourrait traduire, de manière un peu approximative par "cogestion"?

Connaissez-vous la Sozialpartnerschaft, le partenariat social qui régit les relations entre syndicats et patronats allemands depuis l'après-guerre ? Un modèle, encore un, qui lui a vraiment fait la preuve de son efficacité.

De ce côté-ci du Rhin, la concertation prime sur tout le reste, la grève n'intervient qu'en tout dernier ressort.

Pourtant, ce modèle risque de ne pas sortir indemne de la crise...

 

Durée de l'émission: 39 minutes.

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Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture

Les enfants perdus de l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Combien sont-ils exactement ? Nul ne peut le savoir. Et pour cause, les familles retrouvent au mieux des certificats de naissance falsifiés et parfois des petits cercueils vides à la place du nouveau-né que l’on croyait disparu.

Combien sont-ils, donc, ces enfants qui ont été arrachés aux leurs, en Espagne, des années 40 jusqu’à la fin des années 80 ? On parle de dizaine de milliers, peut-être de centaines de milliers d’enfants volés. Aujourd’hui, adultes perdus. Le scandale a éclaté au grand jour dans les années 2000.

A l’origine, sous Franco, ce trafic a une base idéologique. Il s’agit de sauvegarder « l’Hispanité » en retirant leurs enfants aux Républicaines. Les vols de bébés continuent, même après le retour de la démocratie, cette fois sous couvert de bonne morale catholique. On prend leurs enfants à des mères célibataires ou issues de milieux modestes, et on les vend à des familles qui ne peuvent pas en avoir.

Aujourd’hui encore ces crimes restent impunis. Pire, la justice espagnole refuse obstinément de s’en saisir.

 

« Les Enfants perdus de l'Espagne », c’est un Magazine de la rédaction de Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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Espagne. La question catalane vue de Barcelone et de Madrid - Information - France Culture

Espagne. La question catalane vue de Barcelone et de Madrid - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vincent DUBOIS's insight:

L’Union européenne a volontairement affaibli les pouvoirs centraux pour exalter les particularismes régionalistes et autonomistes. Aujourd’hui, la perspective d’un État européen fédéral s’éloigne à grands pas.

Et s’il existait, il serait sur le modèle économique actuel, c’est-à-dire à l’allemande. Mais restent les poussées indépendantistes : Groenland (indépendance acquise et programmée), Catalogne, Pays basque espagnol, Écosse, plus tous les séparatismes en Europe centrale et orientale, réservoir naturel des minorités tant célébrées par Bruxelles.

En Espagne, la Catalogne rêve d’un État depuis longtemps. Il y a quelques années, elle a voulu voter des lois linguistiquement liberticides et elle a organisé en 2009 un référendum informel sur l’indépendance.

Même si le Tribunal constitutionnel espagnol a refusé la reconnaissance de la « nation catalane » en 2010 et même si les élections régionales de novembre dernier ne sont pas claires en la matière, elle a manifesté massivement pour l’indépendance en septembre dernier. Un référendum est prévu d’ici 2014. Quid de l’unité de l’Espagne ? 

 

Mathieu Petithomme est spécialiste de la question minoritaire en Espagne, maître de conférences à Besançon.

 

Durée de l'émission: 11 minutes.

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Et si l'Ecosse devenait indépendante ? - France Inter

Et si l'Ecosse devenait indépendante ? - France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

A cinq mois de la tenue du référendum sur l'autodétermination, l'écart entre les partisans de l'indépendance de l’Écosse et les opposants se réduit. L’Écosse est liée à l'Angleterre depuis 307 ans.

 

Unie à l'Angleterre en 1707, l'Ecosse dispose déjà depuis 1997 d'une autonomie relativement large au sein du Royaume-Uni dont elle est l'une des quatre nations (Angleterre-Ecosse-Irlande du Nord-Pays de Galles), mais les questions de défense et de politique étrangère continuent à relever de Londres.

 

Depuis plus de 30 ans, les indépendantistes représentent invariablement le tiers de l'électorat, mais l'écart s'est un resserré ces derniers mois. Les partisans du "oui" seraient désormais 40%, dix points de plus qu'il y a un an, contre 45% pour les partisans du "non". Avec 15% encore d'indécis, une victoire du "oui" semble désormais et pour la première fois depuis le début de la campagne une possibilité réelle....

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Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture

Le projet de loi sur l'avortement divise l'Espagne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C'est un retour à la loi de 1985", écrit le quotidien espagnol ABC "mais qui, selon le journal conservateur, donnera plus de garanties."

"Elle éliminerait en tout cas la loi votée par les socialistes en 2010 qui autorise l'avortement jusqu'à la 14ème semaine de grossesse."

En Espagne, le projet de loi du gouvernement Rajoy sur la table depuis vendredi "suscite le rejet de tous ou presque", poursuit le journal, citant "l'opposition, les syndicats, les organisations féministes, et pour d'autres raisons des ultra-conservateurs jusqu'à la conférence épiscopale."

El Pais parle même ce matin de "schisme entre catholiques."

"C'est l'un des points les plus controversés du programme électoral du Parti Populaire" précise le quotidien ABC.

"Paradoxalement, résume le journal catalan La Vanguardia, ni les pro-vie, ni ceux en faveur du droit à l'avortement ne tombent d'accord sur la nouvelle loi : certains la considèrent insuffisante, d'autres restrictive et arbitraire".

"Nous ne sommes pas face à un projet parfait", reconnaît pour sa part le quotidien conservateur et catholique La Razon "mais la réalité est que ce texte est un véritable engagement envers la vie."

El Pais, vent debout contre ce projet, parle d'un "retour au passé" et publie ce matin le deuxième courrier de ce genre écrit par un neurochirurgien Javier Esparza au ministre de la justice Ruiz-Gallardon, responsable de ce projet de loi. "Personne n'a le droit, écrit-il, d'obliger quelqu'un à souffrir en vertu de ses croyances".

Toujours à la rubrique Opinion de ce journal le plus lu en Espagne, ce matin, une tribune d'une soixantaine de femmes qui donne "dix raisons pour ne pas changer la loi sur l'avortement".

Pour elles, "le moment social, économique et politique n'est pas le plus approprié pour l'empirer. L'Espagne traverse des mauvais moments et utiliser l'avortement, alors que des femmes souffrent tant, comme une monnaie d'échange pour plaire aux pans les plus conservateurs de son électorat, n'est pas juste envers les femmes et la société."

Première raison invoquée : "parce que l'actuelle loi fonctionne".

"Il n'y a pas eu, contrairement aux prophéties, après la loi de 2010, une augmentation notable du nombre d'avortements."

Argument que met en avant le très engagé journal de gauche Publico qui évoque ce sujet en parlant d'une "contre-réforme" : "le nombre d'avortements pratiqués en 2012 baisse dans toutes les provinces par rapport à l'année précédente, exceptée l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc avec 58% de hausse."

"Le chiffre global pour le pays est en baisse de 5% avec 112 390 interruptions volontaires de grossesse, majoritairement pratiquées en Andalousie, en Catalogne et à Madrid."....

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 4 minutes

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Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture

Les néo-nazis grecs d’Aube Dorée : la mécanique de la haine - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

“Il n’y a pas eu de four crématoire, c’est un mensonge. Et il n’y a pas eu de chambre à gaz ", Nikos Michaloliakos, dirigeant du parti néonazi Aube dorée en mai 2012.

Ce soir là, en pleine campagne électorale, Nikos Michaloliakos ose des propos négationnistes sur Méga TV, chaine de télévision grecque.  En juin 2012, moins d'un mois plus tard, son parti Aube dorée obtient 6,92 % des suffrages aux élections législatives. 18 députés, dont sa femme Eleni entrent au Parlement grec.

Depuis la fin de la dictature des colonels en 1974, jamais pareil groupuscule n’était parvenu à franchir le seuil de cette arène démocratique. Au même moment, Athènes connait l’une des pires crises économiques de son histoire : dette colossale, troïka impitoyable, impôts monstres et manifestations ultra-violentes.


Jusqu’à cet acte de trop, le meurtre d’un chanteur de rap, Pavlos Fyssas, et la tentative de décapiter le mouvement néonazi, dont les membres n’ont pas hésité à lancer des « Heil  Hitler » quand certains de ses députés ont été exclus de l’hémicycle.

 

Aujourd’hui, trois députés sont en prisons, trois autres en liberté sous caution. Plusieurs policiers ont été démis de leur fonction. Pour la première fois, la droite conservatrice et l’indéboulonnable Pasok (socialiste) sonnent la charge.

 

Durée de l'émission: 44 minutes

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L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter

L’Allemagne et l'urgence d'un tournant en Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Ce n’est pas que tout aille bien en Allemagne. La croissance y est faible et fragile. Les salaires y sont bas. Les salaires de misère, à 400€ par mois, y sont scandaleusement nombreux et seraient franchement invivables s’ils n’étaient pas légèrement compensés par la grande modération des loyers mais l’Allemagne est le pays qui s’en sort, et de loin, le moins mal en Europe.

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union. Ses exportations sont florissantes. Le chômage y est relativement bas et il n’est donc pas étonnant que, dans un monde occidental qui reste en crise, la chancelière ait remporté, hier, un tel triomphe qu’elle a frôlé une majorité absolue qui ne lui aura finalement échappé que de peu.

Alors que tous les dirigeants européens sont au plus bas dans les sondages et sanctionnés par les électeurs à tous les scrutins, la chancelière allemande entame ainsi son troisième mandat consécutif sur une victoire personnelle mais là n’est pourtant pas le plus important dans ces élections.

Dès qu’elle aura pu constituer, avec les socialistes ou les Verts, la coalition avec laquelle gouverner, Angela Merkel va pouvoir s’atteler à la concrétisation de la feuille de route européenne que François Hollande et elle avaient publiée le 30 mai dernier. Dans cette « contribution franco-allemande », une contribution au débat européen, les deux pays avaient mis l’accent sur la réalisation de l’union bancaire, la croissance et la réindustrialisation de l’Union, ses investissements communs, l’harmonisation de ses fiscalités et systèmes de protection sociale, la création d’un salaire minimum en Europe et l’organisation politique, surtout, de la zone euro....

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La Commission, la France et l'Europe / France Inter

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Entre la France et la Commission européenne, le torchon brûle.

 Il y eut d’abord, le mois dernier, ces « recommandations » de la Commission sur les mesures à prendre pour réduire les déficits français qui avaient amené François Hollande à la prier de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas. Il y eut ensuite le veto de la France à l’inclusion des domaines culturels dans les négociations commerciales qui vont s’ouvrir entre l’Union et les Etats-Unis, la fureur que la Commission en avait ressenti et que son président, José Manuel Barroso, avait publiquement exprimée en parlant d’une vision « antimondialisation et complètement réactionnaire ».

         On était là quand, coup sur coup, deux figures politiques françaises, l’une de droite, l’autre de gauche, ont rallumé la mèche dimanche. Alain Juppé a estimé que José Manuel Barroso était « complètement archaïque et datait du siècle dernier » car il ne comprenait pas qu’autant il fallait ouvrir les frontières intra-européennes en 1958, autant il fallait aujourd’hui ne pas être naïf dans la compétition internationale et y défendre les intérêts de l’Europe. Arnaud Montebourg a déclaré pour sa part que le président de la Commission était le « carburant » du Front national et donnait raison, par ses prises de position, « à tous les partis souverainistes et anti-européens » des pays de l’Union et, dès lundi, José Manuel Barroso a riposté, sans ménager non plus l’adversaire.

« Quant il s’agit de réformes économiques, d’ouverture, de mondialisation, de l’Europe et de ses institutions, a-t-il dit, certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême-droite ». L’un de ses porte-parole a enfoncé le clou en souhaitant que « certains responsables politiques français défendent davantage l’Union vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme » mais, question : est-ce attaquer l’Union et l’idée européenne que de critiquer le président de la Commission ?

  Libéral convaincu et profondément atlantiste, José Manuel Barroso a des opinions politiques qui déterminent son action. C’est parfaitement légitime mais il n’est en rien scandaleux non plus que ses opinions soient contestées. Non seulement cela n’est pas choquant mais c’est même une nécessité pour l’Europe car il serait formidablement dangereux de laisser s’accréditer l’idée déjà tellement ancrée que l’Union et le libéralisme ne feraient qu’un...

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La crainte et l'erreur de François Hollande / France Inter

Après que les statistiques eurent confirmé l’entrée en récession de l’économie française, François Hollande a eu des mots justes. « La récession est européenne et la solution est européenne », a-t-il déclaré hier avant d’aller s’entretenir, à Bruxelles, avec la Commission européenne et ce constat comme la conclusion qu’il en tire ne sont guère contestables.

        Bien que l’Allemagne ait enregistré une très, très symbolique croissance de 0,1%  au premier trimestre, c’est toute la zone euro qui est aujourd’hui en récession avec un recul moyen du Produit intérieur brut de 0,2%, celui-là même qui affecte la France. Allemagne comprise, tous les pays de la monnaie unique sont dans le même bateau et, si chacun d’eux doit remettre de l’ordre dans ses comptes, aucun d’eux ne pourra s’en tirer – non pas seulement sortir de la récession mais renouer avec une vraie croissance – en ne tablant que sur la réduction de ses dépenses dont le seul effet immédiat est de ralentir encore l’activité et de réduire les rentrées fiscales.

        La zone euro ne sortira de cette crise qu’en mettant ses moyens en commun, qu’en mutualisant ses emprunts pour en diminuer les taux et qu’en procédant, surtout, à des investissements paneuropéens dans les industries d’avenir, celle qui créeront les emplois de demain. François Hollande a, oui, cent fois raisons de dire que « la solution est européenne » mais pourquoi le murmure-t-il au lieu de le hurler et de prendre la tête d’un parti paneuropéen de la croissance européenne ?

        Pourquoi l’homme qui, durant sa campagne, avait su dire avant tout le monde que la rigueur était nécessaire mais mènerait dans le mur si elle n’était pas accompagnée d’un effort de croissance volontariste est-il aujourd’hui si discret, timide, elliptique, alors que les faits lui ont donné raison et que cette analyse est de plus en plus partagée, jusque dans les milieux financiers ?

        Cela parait incompréhensible, mystérieux, mais il y a une explication à cela...

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Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture

Europe : quand l'horizon démocratique s'éloigne - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Affirmer comme beaucoup le font aujourd’hui que le climat politique qui règne en Europe ces derniers temps nous renvoie aux heures sombres de notre passé continental, voilà qui n'a pas grande originalité.

Crise économique et sociale, défiance à l'égard des partis traditionnels, adhésion à des discours d’exclusion : dès lors qu'on fait le choix de regarder en arrière, tout nous ramène vers les années 30.

Jusque-là, personne n'avait songé à creuser beaucoup plus profond dans notre Histoire commune.

Personne, jusqu'à ce que David Engels, notre invité ce matin, ait une illumination : et si les soubresauts actuels de l'Union européenne n'étaient rien d'autre qu'une redite de la chute de la République romaine ?

David Engels est bien placé pour tenter la comparaison : il est titulaire de la chaire d'Histoire romaine de l'Université libre de Bruxelles

Dans un livre mal intitulé « Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la république romaine », publié aux éditions du Toucan, il dresse une série d'analogies entre Rome avant l’empire et l’Union européenne avant le pire.

L’une comme l’autre ont traversé, ou traverseraient, une grave crise d’identité : manque de repères culturels, ouverture aux autres mal maitrisée.

Rome s’en est sortie en renonçant à la République pour se livrer à Octavien, qui deviendra le premier empereur sous le nom d’Auguste.

L’Europe, nous dit ce jeune historien, n’a pas d’autre alternative : elle doit se transformer en un pouvoir plus fort, plus centralisé, moins démocratique.

 

Durée de l'émission: 90 minutes

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La rigueur divise l'Europe / France Inter

La rigueur divise l'Europe / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 7/9 Géopolitique

par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h16 à 8h19

Ce n’était pas tout à fait un Conseil comme les autres. D’ordinaire, lorsque les 27 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union se réunissent en Conseil européen, les divergences sont minimisées quand elles n’ont pas déjà été aplanies en réunions préparatoires. D’ordinaire, il y a un consensus sur la nécessité d’afficher un consensus de fond tant on craint que des désaccords trop évidemment profonds ne soient interprétés comme un signe de désunion de l’Union mais, là, non, cette crainte n’a pas noyé le poisson et c’est tant mieux.

François Hollande est arrivé hier à Bruxelles en disant on ne peut plus clairement qu’il fallait introduire plus de « souplesse » dans le processus d’assainissement des budgets nationaux, qu’il fallait, autrement dit, plus étaler dans le temps la réduction des déficits afin que le ralentissement des dépenses n’asphyxie pas durablement des économies européennes déjà très mal en point.

« La souplesse est nécessaire si l’on veut faire en sorte que la croissance puisse être la priorité », a-t-il martelé alors que de l’autre côté, côté allemand, on s’en tenait fermement au credo de Mme Merkel aux yeux de laquelle non seulement une rapide réduction des déficits n’est pas incompatible avec la création d’emplois mais en est, au contraire, la condition sine qua non.

C’est un débat qui n’oppose pas seulement la France et l’Allemagne mais deux camps européens dont Paris et Berlin sont les étendards. Ce débat fait rage dans toute l’Union et prend une telle ampleur que, comme il l’avait annoncé, le Parlement européen a rejeté mercredi le projet de budget pluriannuel que la majorité conservatrice du Conseil, Allemagne et Grande-Bretagne en tête, avait imposé le mois dernier aux Etats plus soucieux de la croissance.

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Le putsch légal des eurodéputés / France Inter

Le putsch légal des eurodéputés / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La grande affaire n’était pas celle qu’on a dit. A l’issue, vendredi après-midi, de cet interminable Conseil européen consacré au prochain budget pluriannuel de l’Union – vingt-sept heures de marchandages continus et autres « retenez-moi ou je fais un malheur » – tout le débat a été de savoir qui avait remporté cette bataille.

Etait-ce Angela Merkel, la chancelière allemande ? David Cameron, le Premier ministre britannique ? François Hollande, le président français, ou bien encore, c’était l’avis d’un grand quotidien, Angela Merkel et David Cameron qui auraient imposé l’austérité à François Hollande ? Les trois thèses sont en fait plaidables puisque chacun des trois, comme il se doit dans tout compromis, a marqué des points mais sans pouvoir imposer son point de vue initial.

David Cameron peut se targuer d’avoir légèrement réduit le montant des engagements européens par rapport au budget précédent mais sans le faire descendre, et loin de là, jusqu’aux 840 milliards sur sept ans qu’il avait espérés. François Hollande peut se féliciter d’avoir empêché la Grande-Bretagne de couper les vivres à l’Union et d’avoir sauvé  les intérêts français, agricoles au premier chef. Quant à Angela Merkel, elle peut s’enorgueillir d’avoir été au cœur de tous les arbitrages, s’appuyant alternativement sur Paris et Londres pour faire prévaloir une ligne de modération des dépenses qui n’allait pas jusqu’à priver l’Europe de tout moyen d’action.

Dans ce Conseil, la seule vraie perdante aura été l’Europe, déchirée entre des visions contradictoires de son avenir et plombée par les égoïsmes nationaux sauf… Sauf que les chefs d’Etat et de gouvernement ne s’étaient pas encore dit au revoir que le Parlement européen est entré en scène pour leur demander, et sèchement, de revoir leur copie. Non seulement ce Parlement qui a le pouvoir de rejeter un projet de budget à la majorité qualifié a aussitôt déclaré qu’il ne le voterait pas « en l’état » mais il l’a fait par la voix des présidents de ses quatre principaux groupes, les socialistes, les conservateurs, les libéraux et les Verts....

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La France, l'Allemagne et la contradiction française / France Inter

La France, l'Allemagne et la contradiction française    / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La spectaculaire réussite de ce traité de l’Elysée est que sa signature n’a pas seulement permis à l’Allemagne et la France de définitivement enterrer un passé de guerres communes dont le souvenir était encore si vif en 1963.

  Moins de vingt ans après la fin de l’occupation, les ennemis d’hier ont su nouer aussi un dialogue permanent qui, quelles que soient leurs très nombreuses divergences, n’a jamais été rompu, n’a jamais cessé de se développer et sans lequel l’unification européenne n’aurait jamais progressé à un tel rythme. La création du Parlement, la monnaie unique, le front commun – trop tardif et tout ce qu’on veut – mais le front commun opposé aux séismes du krach de Wall Street et de la crise des dettes publiques, c’est le couple franco-allemand comme l’avaient également été, en politique étrangère, l’opposition aux missiles soviétiques de moyenne portée et à l’aventure irakienne de Georges Bush.

C’est ce traité, ce sont la France et l’Allemagne qui ont substitué un processus d’unification continentale, toujours en cours, à des siècles de guerre qui avaient si longtemps ravagée l’Europe. La nouvelle donne qu’il a créée demeure indispensable à l’Union qui sans elle se déferait vite, mais les échecs de ce traité n’en sont pas moins patents.

La France et l’Allemagne ont, en un mot, échoué à préfigurer à deux ce que devrait être l’Europe. Leurs syndicats, leurs partis, leurs associations professionnelles et culturelles auraient du se faire l’avant-garde d’une unification politique et sociale de l’Europe. Leurs jeunes générations ne communiquent pas dans leur langue mais en anglais. Airbus, même Airbus, ne peut pas faire oublier qu’il n’y a pas de politique industrielle franco-allemande et que l’Europe n’en a donc pas. Quant au rapprochement des politiques étrangères et à l’harmonisation sociale et fiscale, nul besoin – hélas ! – de dire ce qu’il en est...

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Extraordinaire : l'austérité est une erreur mathématique ! - Information - France Culture

Extraordinaire : l'austérité est une erreur mathématique ! - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre. Un rapport de quarante quatre pages signé par un économiste en chef du FMI, un français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.

       Ce que dit Olivier Blanchard, c’est que le modèle mathématique sur lequel s’appuyaient ces politiques visant au désendettement radical, et au retour sacré à l’équilibre budgétaire, comportaient une erreur au niveau, je cite, du multiplicateur fiscal. Pour simplifier beaucoup, ce modèle mathématique, donc incontestable, prévoyait que lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné. Or c’est faux. Pour des raisons qui tiennent à une réalité parfaitement triviale, et qui est que les hommes sont humains, cette austérité a déclenché des réactions collectives qui ont abouti à ce que cet euro retiré a provoqué la perte de trois euros dans les sociétés concernées.

       Multipliez par des milliards, et vous comprendrez pourquoi l’austérité imposée à coup de sabre par des troïkas savantes n’a conduit qu’à plus d’austérité, plus de chômage, et plus de récession.

       L’équation était fausse, ce qui est remarquable en soi, surtout quand on songe au Mississipi, que dis-je, à l’Amazone de leçons d’austérité péremptoire, délivrées chaque minute, sur toutes les antennes, et dans tous les journaux, par des commentateurs sûrs d’eux et dominateurs.

       Mais le plus incroyable est ailleurs.

       C’est qu’il ait fallu s’apercevoir que quelque chose clochait dans une équation pour découvrir que quelque chose n’allait pas dans la vraie vie. Un peu comme si on assistait à des accidents de la route en chaîne et qu’on ne donnait pas l’alerte tant qu’un modèle mathématique ne disait pas que c’était des accidents.

       On ne peut pas aller plus loin dans le triomphe de la technocratie. Il a fallu qu’un expert constate un problème avec un coefficient multiplicateur pour que ce qui saute aux yeux soit perçu par nos cerveaux. L’Europe est à la traîne, son chômage bat des records, sa croissance est en berne, la pauvreté s’installe, bref la voiture est dans le fossé, mais peu importe, on ne change pas de politique puisque c’est la seule et qu’en vouloir une autre serait une demande ignare....

 

Durée de la chronique: 3 minutes

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Espagne : hôpitaux à vendre - Information - France Culture

Espagne : hôpitaux à vendre - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans sa revue de presse internationale, Marine de la Moissonière propose un éclairage sur la grève des personnels médicaux de la Communauté de Madrid. 6 hôpitaux et de 27 cliniques vont être privatisés. L'année prochaine, 1,5 millions de Madrilènes devront se soigner dans le privé.

 

"Je m'appelle Belén Padilla. Je travaille à l'hôpital Gregorio Marañón. Je vous apporte ma démission." Cette scène s'est passée hier matin, au Collège des médecins de Madrid. C'est El País qui la raconte. Comme 150 médecins, Belén Padilla a décidé de ne plus faire partie d'aucune commission, ni d'aucun comité technique. Des comités auxquels elle appartenait pourtant depuis 20 ans.


Pourquoi démissionner alors ? Pour protester contre la privatisation de 6 hôpitaux et de 27 cliniques, dans la Communauté de Madrid. Un décision approuvée hier, par le Parlement madrilène, et qui devrait officiellement permettre de faire 200 millions d'euros d'économies, rapporte El País qui fait les comptes. Ce sont environ 1,5 million de personnes qui seront soignées par le privé à partir de l'an prochain.

 

Les deux mois de bataille depuis l'annonce du projet n'y auront rien fait. Deux mois que relate le quotidien espagnol. Deux mois marqués par d'innombrables manifestations - les fameuses "marches blanches" - par des pétitions, des grèves générales, des réunions inutiles avec le gouvernement régional. Deux mois marqués aussi par la démission des équipes dirigeantes dans les hôpitaux et les cliniques concernés, et par la fermeture de l'hôpital La Princesa de Madrid qui refuse de devenir un centre spécialisé pour personnes âgées.

 

Cette semaine, médecins et infirmières entrent dans leur 2e mois de grève. 40 000 consultations ont été annulées depuis le début du mouvement, 6 000 opérations reportées, détaille El País. Il n'y a bien que les urgences et le service d'oncologie qui fonctionnent sans problèmes. Mais la mobilisation des blouses blanches n'a pas fait fléchir les politiques.

"Y ahora qué ?". "Et maintenant ?", s'interroge José Luis de La Serna, dans El Mundo, qui s'inquiète pour l'avenir de la santé espagnole. Qui va reprendre les hôpitaux, se demande-t-il, alors que la situation aujourd'hui est "surréaliste".  Cela fait au moins 20 ans que l'on sait qu'un système de santé 100% public n'est pas viable, écrit José Luis de La Serna. Mais le changement aurait dû se faire progressivement.....

 

Durée du reportage: 5 minutes.

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