Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison

Les Inrocks - Opposant au TGV, l'écrivain Erri De Luca risque la prison | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Tandis que Hollande et Renzi lancent les travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin, Erri De Luca comparaît le 16 mars, accusé “d'incitation au sabotage” pour s'être engagé dans la lutte contre la construction d’un tunnel de 57 kilomètres sous les Alpes.

 

Mardi 24 février à l’Elysée, à l’issue du sommet franco-italien, François Hollande et Matteo Renzi s’administrent quelques tapes dans le dos en signe de sincère amitié. Au cœur de leur déclaration conjointe à la presse, le lancement des travaux de la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin. Quatorze ans après un accord passé pour la création de la ligne ferroviaire, “nous pouvons dire que le Lyon-Turin est non seulement acté, mais lancé. Sa réalisation prendra encore du temps, mais il n’y a plus aujourd’hui aucun frein, aucun obstacle pour aller vers la réalisation de cet ouvrage”, déclare le président français.

Aucun obstacle, si ce n’est les habitants du val de Suse dans le Piémont en Italie et leurs très nombreux soutiens qui, depuis des années, s’opposent au projet qui prévoit, notamment, la construction d’un tunnel transalpin de 57 kilomètres. Parmi eux, l’écrivain italien Erri De Luca qui, depuis 2005, joint sa voix à celles des résistants du mouvement No TAV (“Non au train à grande vitesse”), qui jugent ce projet inutile mais aussi dangereux. Erri De Luca est aujourd’hui poursuivi par la LTF, la société de construction de la ligne, devant le tribunal de Turin.....

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Union européenne: des travailleurs un peu plus attachés

Union européenne: des travailleurs un peu plus attachés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

UNION EUROPéENNE - C'est un sujet explosif en Europe, puiqu'il permet à certaines entreprises de jouer avec les différentes réglementations sociales et de profiter de la plus avantageuse pour eux. Les ministres européens des 28 pays de l'Union ont trouvé un accord sur les travailleurs détachés, ce lundi 9 décembre, pour empécher les fraudes. Un accord qui semble satisfaire les poids-lourds de l'Union.

Il aura fallu 8 heures de négociations pour aboutir à cet accord sur la révision des règles sur les travailleurs détachés. Les pays membres pourront désormais fixer le nombre et la nature des pièces à fournir lors d’un contrôle.

Mais surtout, l’Union appliquera à l’échelle européenne, l’obligation du principe de la responsabilité solidaire du donneur d’ordre. Ce principe prévoit qu’en cas d’infraction, l’entreprise donneuse d’ordre sera tenue responsable des fraudes commises par ses sous-traitants.

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KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil

KOSOVO • Une indépendance en trompe-l'œil | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le premier scrutin couvrant l'ensemble du territoire kosovar s'est déroulé le 3 novembre dans un climat marqué par des violences dans le nord du pays où les Serbes sont majoritaires.

Ce vote test est un échec pour Bruxelles, estime le quotidien croate Jutarnji List.

 

 

Les forces de police du Kosovo renforcées, la mission de l'Union européenne au Kosovo (Eulex) et ses unités spéciales, les forces de l'Otan déployées dans le cadre de la Kfor : tout le monde était en état d'alerte le 3 novembre pour assurer le bon déroulement des élections municipales. Ce scrutin couvrait pour la première fois l'ensemble du territoire du Kosovo. Et tous avaient prévenu qu'ils ne toléreraient aucune provocation ou désordre. Car ces élections constituaient un test pour le Kosovo et la communauté internationale quant à l'application sur le terrain de l'accord de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina.

Alors que les élections semblaient se dérouler sans grands problèmes, des extrémistes masqués se sont introduits dans les bureaux de vote peu avant la fermeture. Ils ont agressé les électeurs et détruit les urnes. La police n'a pas pu les en empêcher et les forces de la mission européenne sont arrivées trop tard. Ce n'est que suite à l'intervention de celles de l'Otan que la situation s'est calmée. On a fini par remettre en place les urnes. Mais cette atmosphère sur le terrain était loin de correspondre aux attentes de Bruxelles.


L'Union européenne (UE) et l'Otan doivent se demander sérieusement ce qu'ils ont fait en treize ans de présence au Kosovo pour en arriver là : comment est-il possible qu'un petit groupe de hooligans ait pu mettre en question le processus électoral. En 2012, la cour des comptes européenne avait estimé le coût de la mission de l'UE au Kosovo à un milliard d'euros. La situation est certes meilleure aujourd'hui qu'il y a treize ans, mais force est de constater que treize ans après l'arrivée des forces internationales et presque six ans après l'indépendance on ne peut toujours pas organiser des élections normales.

Le problème dépasse la question de la sécurité, il est avant tout politique. Bruxelles insistait sur une approche "pas à pas" du problème du Nord, ce qui a permis aux seigneurs locaux de créer des structures parallèles criminelles. Pour des raisons politiques et afin d'assurer une quelconque stabilité, l'UE et le reste de la communauté internationale ont toléré pendant des années ces structures en espérant qu'avec le temps la situation allait progressivement s'améliorer et se normaliser. Apparemment, ce ne fut pas le cas...

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UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique

UE-Etats-Unis : La vraie crise de confiance transatlantique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vu d'Europe, le scandale des écoutes de la NSA sape la crédibilité et le prestige des Américains. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, c'est l'incapacité chronique des Européens de mettre un terme à la crise qui inquiète le plus les décideurs.

 

Il ne fait guère de doute que l'indignation des Européens contre les écoutes américaines embarrasse Washington. Mais à New York, où la frontière entre le pragmatisme et le cynisme est extrêmement ténue, l’écho de la crise diplomatique s’est aussitôt fracassé sur les murs de Wall Street : chez les opérateurs de marché et les banquiers d’investissements, dont beaucoup sont passés par West Point ou ont servi dans les Marines et dans les services de renseignements avant d’entrer dans la finance, la nouvelle polémique au cœur de laquelle se trouvent les Etats-Unis est non seulement jugée “inutile” (il n’existe pas sur cette planète de gouvernement qui ne cherche pas à espionner les faits et gestes de son voisin), mais également considérée comme “une énième tentative de masquer les vrais problèmes de l’Europe”.

“De qui ont-ils peur, en Allemagne ?", s’interrogeait hier un trader d’une grande société de courtage internationale. “Auraient-ils peur qu’après avoir écouté les prédictions téléphoniques d’Angela Merkel sur l’avenir de l’euro, le Trésor américain nous ordonne de vendre vos obligations séance tenante ?”. Evidemment, c’est une boutade. Pour autant, ce cynisme dissimule une réalité objective qui – de notre point de vue – mériterait la même attention que l’on accorde à cette affaire d’espionnage : les grands gestionnaires de portefeuille de la finance américaine, les spéculateurs, mais aussi les économistes et les analystes de Wall Street, voient s’enraciner en eux la conviction que l’Europe se remet à avancer en ordre dispersé, que la zone euro a perdu l’élan qui la faisait avancer vers l’union politique et que le vent des réformes structurelles, qui avait permis aux pays périphériques de se lancer dans un programme de modernisation économique et institutionnelle, est en train de retomber aujourd’hui, faute d’intérêt.

 

Or, l’équation est connue : qui dit problèmes de gouvernance, dit gain potentiel élevé. L’ennui, c’est que ce sont toujours les plus faibles qui en font les frais. Dans ce contexte, un des problèmes majeurs est que cette partie de poker qui se joue aux dépens des gouvernements et des épargnants européens n’a ni jury pour fixer les règles, ni arbitre pour les faire appliquer. Aujourd’hui, le marché européen, contrairement au marché américain, a des airs de no man’s land dans lequel règne seule la loi du plus fort. Prenons la taxe Tobin sur les transactions financières : seuls 11 pays de la zone euro ont décidé de l’adopter créant ainsi les conditions d’un énième déséquilibre concurrentiel sur un marché financier qui est pourtant commun sur le papier.

Mais on pourrait aussi parler de l’euro : si, d’un côté, la finance américaine soutient que la monnaie européenne risque une nouvelle fois de boire le bouillon d’ici l’été prochain, de l’autre, la manœuvre orchestrée par la Fed et du Trésor américain en faveur d’un dollar faible permet aux cambistes de spéculer avec de bonnes chances de gain sur l’euro fort, artificiellement maintenu à un cours élevé au vu de la santé de l’économie européenne et des analyses qui diagnostiquent à l’Europe une crise profonde. Si un système est sur le point de sauter, la monnaie (ou la dette) chute : en l’occurrence, l’ordre naturel des choses est inversé. Le cours des bonds du Trésor américain est le reflet de cette situation : plus il était question, ces dernières semaines, d’un défaut des Etats-Unis, et plus les titres d’Etat américains montaient, comme si le risque de défaillance ne les concernait pas, ou presque....

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Roms : ce que changerait l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen

Roms : ce que changerait l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La potentielle entrée de ces pays est agitée comme une menace. Avec des arguments mensongers.

 

L'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen va-t-elle provoquer un afflux massif de ressortissants de ces deux pays en France ? Le message, alarmiste, est véhiculé par de nombreux responsables politiques.

Jean-François Copé a ainsi demandé à François Hollande, mardi 24 septembre, de "prendre une position d'opposition" sur l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen. Marine Le Pen a pour sa part déclaré que, "sans être encore dans Schengen, la circulation au sein de l'UE des Roumains et Bulgares, et donc des Roms, sera encore plus facile [en 2014] que maintenant".

 

La libre circulation des Roumains et des Bulgares en Union européenne est pourtant effective depuis leur entrée dans l'Union européenne, en 2007. Le passage d'une frontière de la "zone Schengen" ne nécessite depuis qu'un contrôle d'identité. "Nous avons des règles européennes sur la libre circulation des citoyens européens", a rappelé Viviane Redding, commissaire européenne à la justice, dans une forme de rappel à  l'ordre.

 

Dans ce cadre juridique, Roumains et Bulgares peuvent rester trois mois en France sans avoir à justifier de leur activité. Mais leur installation est en revanche soumise à des conditions de revenus. Il faut être étudiant ou employé dans des secteurs en demande. Et seul un certain nombre d'emplois leur était jusque-là accessible.

Ces restrictions prendront fin le 31 décembre 2013 avec la fin de la période transitoire et l'adhésion complète des deux pays de l'Europe de l'Est. Pour préparer cette échéance en France, le nombre de professions ouvertes aux Bulgares et aux Roumains est passé de 150 à 291 en octobre 2012. Sans pour autant provoquer d'arrivée massive de ressortissants de ces deux pays, souligne le ministère des affaires européennes.


L'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à la convention de Schengen pose un autre problème pour certains pays européens. En ouvrant les frontières de l'espace Schengen à ces deux pays, cette zone aura de nouvelles frontières extérieures, notamment avec la Turquie et l'Ukraine, et une nouvelle ouverture maritime sur la Mer Noire. Autant de passages possibles pour d'autres afflux de population. Or, estimaient encore en mars 2013 l'Allemagne et les Pays-Bas, la Roumanie et la Bulgarie n'offrent pas suffisamment de garanties à cet égard, en raison notamment de la corruption des gardes-frontières...

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"Les diplomates ne sont pas des terroristes"

"Les diplomates ne sont pas des terroristes" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
INTERNATIONAL - La Maison-Blanche n'a pas encore réagi, mais l'Union européenne ne devrait pas se contenter très longtemps de ce silence.

 

Premier pays européen à réagir officiellement, l'Allemagne. Berlin a exigé dimanche des explications immédiates des autorités américaines. "Il faut que du côté américain on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos d'écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non", a déclaré la ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberge dans un communiqué.

Évoquant les révélations du journal allemand Der Spiegel, le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a estimé que "si cela se confirme, il s'agit d'un immense scandale". "Cela nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis", estime-t-il.

Un peu plus tard dans la matinée, l'Union européenne a indiqué qu'elle avait interrogé les autorités américaines. "Nous avons pris contact immédiatement avec les autorités américains à Washington et à Bruxelles et les avons mis face aux informations de presse. Ils nous ont dit qu'ils vérifiaient l'exactitude des informations publiées hier et qu'ils reviendraient vers nous", a ajouté la Commission européenne dans un communiqué.

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Les Européens ont cassé le modèle économique chypriote

Les Européens ont cassé le modèle économique chypriote | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ANALYSE - La brutalité des propos et des méthodes est inédite dans l'histoire de l'UE.

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Les fautes commises par les Européens dans ce que l'on n'ose même plus appeler « le sauvetage de Chypre » ont dépassé en gravité et en intensité tous les faux pas effectués depuis le début de la crise dans la zone euro. L'annonce brutale, mal conçue et mal expliquée, de la taxation des dépôts bancaires à Chypre, au petit matin du 16 mars, a non seulement provoqué sur place un sentiment d'injustice, une colère et un chaos indescriptible, mais elle risque de conduire à un épilogue bien plus dramatique que ce que les Chypriotes et la zone euro pouvaient attendre. Le climat de panique est d'ailleurs tel dans l'île que, même si un plan de financement est mis sur pied, un strict contrôle des capitaux est désormais inévitable, sinon pour éviter, du moins pour réguler les sorties prévisibles de capitaux. Nombre d'investisseurs et d'épargnants n'attendent que la réouverture des banques pour retirer leur argent et fermer leurs comptes.

La première erreur des ministres des Finances de la zone euro a été de ne pas expliquer pourquoi, parmi toutes les options possibles, celle de la taxation des dépôts était, pour eux, à la fois la moins douloureuse et la plus simple à mettre en place. Une pédagogie d'autant plus indispensable que cette décision -totalement antidémocratique -prenait à revers le président chypriote qui avait clairement exclu toute atteinte aux dépôts bancaires à la veille même du sommet européen des 14 et 15 mars....

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Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution

Hongrie : le Parlement adopte une modification controversée de la Constitution | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Union européenne, les Etats-Unis, l'opposition hongroise et de nombreuses ONG avaient exprimé leurs réserves quant à cet amendement controversé.

 

Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du premier ministre Viktor Orban, a adopté, lundi 11 mars, une réforme de la Constitution du pays malgré les avertissements de l'Union européenne et des Etats-Unis sur les conséquences de cette initiative sur la démocratie en Hongrie.

La réforme a été approuvée par 265 élus sur les 386 que compte le Parlement, avec 11 voix contre et 33 abstentions. Selon ses détracteurs, le gouvernement entend ainsi limiter les prérogatives de la Cour constitutionnelle pour renforcer de fait ses propres pouvoirs. Les socialistes, qui représentent le plus grand parti de l'opposition, ont boycotté le vote alors que le petit parti vert-gauche LMP a demandé aux députés du Fidesz jusqu'au dernier moment de voter non, en vain.

L'amendement retire à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses pouvoirs, en l'empêchant de statuer sur le fond et de se référer à sa jurisprudence d'avant l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution le 1er janvier 2012. Il réintroduit par ailleurs plusieurs dispositions annulées auparavant par la Cour, comme une définition jugée restrictive de la famille ou la possibilité d'expulser les SDF des lieux publics.

Quelque 200 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement pendant le vote des députés pour manifester leur opposition à la modification de la Constitution. Elles avaient répondu à l'appel de deux partis de l'opposition, le DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, le E2014, de l'ancien premier ministre technocrate Gordon Bajnai, ainsi que d'un nouveau parti issu de la division du LMP (PM) et le syndicat Szoliraditas....

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Viande de cheval : tour d'Europe des pays touchés par le scandale

Viande de cheval : tour d'Europe des pays touchés par le scandale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Lasagnes, pizzas, tortelloni... Le scandale de la viande de cheval concerne désormais plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans treize pays européens.

 

Le nombre de pays européens ayant trouvé des produits estampillés "pur bœuf" contenant en fait du cheval a augmenté en Europe, avec des découvertes révélées vendredi 15 février en Norvège et en Autriche. L'affaire, qui était jusque-là cantonnée à de la viande hachée vendue au Royaume-Uni et à l'Irlande, est devenue européenne avec la découverte de traces de cheval dans des produits au bœuf, notamment des lasagnes, vendus au Royaume-Uni, mais aussi en France, en Allemagne et en Suisse.

Selon la Direction générale de la répression des fraudes, le scandale concerne désormais 750 tonnes de viande, dont 550 tonnes ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans treize pays européens.

 

C'est au Royaume-Uni qu'a éclaté le scandale de la viande de cheval. A la mi-janvier, les autorités irlandaises découvrent que des hamburgers vendus en Grande-Bretagne et en Irlande contiennent de la viande de cheval. Point de départ d'un scandale qui va toucher plusieurs pays européens.

Vendredi, l'Agence de sécurité alimentaire anglaise (Food Standards Agency, FSA) a annoncé que de la viande de cheval avait été détectée dans vingt-neuf produits censés être au bœuf sur un échantillon de 2 501 produits testés jusqu'ici au Royaume-Uni par les industriels du secteur."L'écrasante majorité des produits au bœuf dans ce pays ne contient pas de cheval. Les exemples que nous avons eus sont totalement inacceptables, mais ils sont l'exception", a déclaré Catherine Brown, directrice de la FSA, au cours d'une conférence de presse à Londres.

En outre, du hachis parmentier censé être au bœuf mais contenant du cheval a été livré à quarante-sept écoles du comté de Lancashire (nord-ouest de l'Angleterre). Un plat de cottage pie ou hachis parmentier distribué dans les écoles du comté a été testé positif à l'ADN de cheval, a déclaré Susie Charles, responsable des écoles au conseil local du comté....

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Berlusconi fait encore du pied aux fascistes

Berlusconi fait encore du pied aux fascistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’ancien Premier ministre d’Italie a de nouveau dragué les fascistes, à l’occasion de son retour en politique. "Les lois raciales représentent la pire faute d'un leader, Mussolini, qui en revanche a fait de bonnes choses dans tant d'autres domaines" a-t-il affirmé avec aplomb.

En outre, il a assuré que l'Italie "n'a pas les mêmes responsabilités que l'Allemagne". La sortie est d’autant plus remarquée que l'ex-chef du gouvernement italien s'exprimait à l'occasion de la journée de la mémoire de l'holocauste…  Berlusconi a d’autant plus atterré l’Europe que la chancelière Angela Merkel avait déclaré auparavant que l'Allemagne avait "une responsabilité permanente pour les crimes du national-socialisme".
Le parti du Cavaliere, le Peuple de la Liberté (PDL) est en pleine campagne pour reconquérir le pouvoir aux élections législatives des 24 et 25 février, pour lesquelles le Parti démocratique (social libéral) est donné favori. Il tente une opération séduction sans complexe de l’extrême droite pour espérer remonter dans les sondages.

Et ce n’est pas son coup d’essai. "Mussolini n'a jamais tué personne. Mussolini envoyait les gens en vacances aux confins du pays" avait-il lancé en 2003, provoquant un premier et lourd tollé. Il avait enfoncé le clou cette même année lors d’un meeting, alors qu’il était déjà embêté par la justice. Berlusconi était alors monté sur scène et avait attaque les juges, accusés d'avoir "transformé l'Italie en régime policier" avec la complicité des "communistes". "Le fascisme a été moins odieux que cette bureaucratie en toge qui recourt à la violence politique au nom de la justice."

Le président de l'Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattegna, a rappelé ce dimanche que les lois raciales en Italie, qui notamment excluaient les juifs de l'armée et de l'enseignement et limitaient leur droit de propriété, datent de 1938, bien avant la guerre. "Les persécutions et les lois racistes antisémites italiennes sont nées bien avant la guerre et ont été appliquées en toute autonomie sous la responsabilité pleine et entière du régime fasciste, par la suite allié et complice volontaire et conscient de l'Allemagne nazie", a-t-il expliqué...

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L’attribution du Nobel de la Paix à l’Europe fait tousser Desmond Tutu | Bakchich

L’attribution du Nobel de la Paix à l’Europe fait tousser Desmond Tutu | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Pour l’Archevêque africain, l’Union Européenne est très loin de ces « champions de la Paix » auxquels pensait Alfred Nobel quand il créa le prix en 1895.

Sur ces vieux jours, l’apôtre de la paix et de l’opposition pacifique à l’apartheid sud africain devient franchement agressif.

Jusqu’à contester, dans une lettre ouverte co-signée par l’irlandaise Mairead Maguire, distinguée en 1976, et par l’artiste argentin Adolpho Perez Esquivel lauréat du Nobel 1980, la légitimité de la décision du Comité en faveur de l’Union Européenne en 2012. («Le Comité norvégien du Nobel a redéfini et remodelé le Prix d'une manière non conforme à la loi» affirme-t-il sans que l'on sache véritablement sur quelle loi il base sa rancœur)

Maguire, 68 ans et quelques décennies d’activisme au compteur, avait décroché le titre en 1976 pour les célèbres marches des « Femmes pour la Paix » qu’elle organisait en Irlande du Nord pendant que l’IRA se défoulait sec contre l’armée anglaise. On l’a vu ces derniers temps à la pointe des protestations contre le traitement réservé par Israël aux habitants de la bande de Gaza.

Le peintre et sculpteur argentin Esquivel n’a rien perdu de ses idéaux à 81 ans. Il s’est illustré en 1980 pour sa défense des droits de l’Homme, sérieusement mis à mal par la junte militaire. Il prendra même fait et cause pour le peuple tibétain en 2008 au plus fort de la répression chinoise contre le peuple de montagnards.

 

La bafouille de Desmond qui demande que l ‘Union restitue la cagnotte qui va avec la médaille, a également été signée par le Bureau International de la Paix qui maintient ses activités à partir de son siège sur la rive du lac Léman et qui avait décroché la tombola en 1910, ainsi que par des auteurs, des juristes et des activistes de moindre calibre.

Leur point de vue ne semble pas loin d’être partagé par une demi-douzaine de chefs d’états européens qui ont décidé de se faire porter pâles lors de la remise du trophée à Oslo le 10 décembre, à commencer par David Cameron, en dépit de l’invitation pressante de Herman Van Rompuy faite à l’ensemble des membres de l’Union. Merkel et Hollande ont confirmé leur présence. En ces temps d’austérité, on a les succès que l’on peut…

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Pour Londres, le vrai test de l'appartenance à l'UE commence

Pour Londres, le vrai test de l'appartenance à l'UE commence | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le 31 octobre, conservateurs eurosceptiques et travaillistes ont voté un amendement demandant une réduction du budget de l’UE.

Un échec pour le Premier ministre David Cameron, acculé dans une position intransigeante qui sera difficile à tenir lors des négociations à venir. Mais c’est un risque à prendre, assure le Daily Telegraph. Le vote de la Chambre des communes réclamant une réduction du budget de l’UE pourrait bien faire date après quarante années d’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne. Si le gouvernement soutient que la décision prise hier soir n’a aucun caractère contraignant, il est indéniablement politiquement inconcevable que David Cameron accepte aujourd’hui ne serait-ce qu’un gel des dépenses réelles lors des négociations qui se dérouleront à Bruxelles dans le courant du mois.

Avec le soutien d’autres Etats membres, David Cameron estime pouvoir obtenir un accord sur sept ans prévoyant l’ajustement sur l’inflation des revalorisations annuelles du budget de l’Union européenne. Mais cela reviendrait toujours à donner plus d’argent à l’UE ; et les députés sont visiblement las des promesses de réformes à venir. A l’heure où les ministères, les municipalités, les hôpitaux, la police et ainsi de suite sont tous contraints de réduire sérieusement la voilure, il est inacceptable que l’UE ne fasse pas de même. A vrai dire, la question ne devrait même pas faire l’objet d’un débat. La Chambre des communes a parlé au nom d’un pays à qui l’on demande de faire des sacrifices que la bureaucratie hypertrophiée de Bruxelles refuse d’envisager.....

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Merkel contro Berlusconi: Noi fuori dall'Euro? Un dramma

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All'indomani delle parole di Mario Monti, che da New York ha fatto chiarezza sulla propria disponibilità a un Monti bis, Angela Merkel interviene ancora sulla politica italiana.

 

All'indomani delle parole di Mario Monti, che da New York ha fatto chiarezza sulla propria disponibilità a un Monti bis, Angela Merkel interviene ancora sulla politica italiana. La Cancelliera risponde a Silvio Berlusconi su due punti: il primo, sul quale il Cavaliere si è soffermato ieri, e cioè che se la Germania uscisse dall'euro non sarebbe una tragedia; il secondo, espresso dall'ex premier martedì scorso in un'intervista all'Hp, e cioè che il governo Monti è "troppo ligio nei confronti della Germania".

Per la Merkel, risponde il portavoce Steffen Seibert: "Sostenere che l'uscita della Germania dall'eurozona non sarebbe un dramma è assurdo", dice, confermando l'asse della Cancelliera con il premier italiano: "Angela Merkel lavora bene e in stretto contatto con il premier Mario Monti"....

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Les Inrocks - Révision du droit à l'avortement en Espagne: un rétropédalage douloureux

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L’Espagne envisage d’adopter une loi très restrictive en matière d’avortement, reléguant un pays jadis à l’avant-garde des questions sociétales dans le peloton des Etats européens les moins progressistes.

 

“Les femmes qui avortent sont des victimes que l’on doit protéger.” Victimes de la loi, d’elles-mêmes ou du patriarcat, le gouvernement de Rajoy ne le précise pas. Mais il propose quand même de réduire à peau de chagrin le droit à l’avortement des Espagnoles.

Selon la proposition de loi du gouvernement, avorter ne sera plus un droit, mais une alternative envisageable en cas de viol ou de mise en danger pour la santé de la mère. Et encore, pour justifier ces deux conditions, il faudra ou bien avoir déposé plainte pour viol (or en moyenne seules 10% des femmes violées le font), ou que deux médecins attestent du danger pour la mère. Le texte réintroduit par ailleurs l’obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d’avoir une autorisation parentale.

Le rétropédalage est douloureux. Depuis 2010, les Espagnoles ont le droit d’avorter jusqu’à leur 14e semaine de grossesse et jusqu’à 22 en cas de malformation du fœtus (jusqu’à 12 semaines en France, et sans limite de temps pour les interruptions médicales de grossesse). Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, veut tout bonnement interdire ce dernier motif car “il n’existe pas de ‘conçus non-nés’ de première et de deuxième catégorie”.



Si le projet de loi est approuvé au Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue, la législation espagnole ferait un bond de 30 ans en arrière, cantonnant l’IVG à ses limites législatives de 1985.

“Avec ce projet de loi, l’Espagne revient à des temps que nous croyions dépassés, note ainsi l’éditorial du 21 décembre d’El Pais. L’Espagne consacre un mode de régulation autoritaire qui non seulement nie à la mère un quelconque droit de décision sur sa maternité, mais la met dans la même position qu’une mineure, et la subordonne à des tierces personnes qui auront la possibilité de décider quelque chose qui la conditionnera pour le reste de sa vie.”

 

L’IVG deviendrait alors un délit dépénalisé : en cas de réalisation d’une interruption volontaire de grossesse hors du cadre de la loi, seul le médecin pratiquant l’acte serait poursuivi, risquant jusqu’à trois ans de prison. “Toute la responsabilité pénale incombe aux médecins, ce qui sous-entend que les femmes ne savent pas ce qu’elles font, et que l’ignorance ou la témérité doivent être observées avec indulgence et piété”, dénonce avec fougue le journal de centre-droit El Mundo...

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La CNIL se fait épingler par le Parlement européen

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“Le Parlement européen vient de publier une étude sur les programmes de surveillance menés par les Etats-Unis. Son auteur, Caspar Bowden, y souligne les effets sur les droits des citoyens de l’UE et reproche au passage à la CNIL d’avoir apporté son soutien à des mécanismes de protection qui pouvaient être contournés (…)

 

Caspar Bowden met aussi en avant que le recours au cloud, en pleine croissance, « fragilise la protection des données » en échappant à la réglementation de l’UE sur la protection des données. L’expert formule plusieurs recommandations, dont la mise en place d’un secteur européen pour le cloud afin de réduire l’exposition des données des citoyens européens...

 

 


Via Alcofribas
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Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus

Scandale en Espagne après la suppression de bourses Erasmus | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le ministère de l'éducation espagnol, qui avait décidé de supprimer en cours d'année certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, a fait partiellement machine arrière.

 

Après avoir déclenché un nouveau tollé en décidant de supprimer, en cours d'année, certaines bourses accordées aux étudiants du programme européen Erasmus, le ministère de l'éducation nationale espagnole a dû faire partiellement machine arrière, mardi 5 novembre.

Selon un décret publié sans publicité le 29 octobre, la somme des aides accordées, réduite de moitié en 2012, doit être concentrée sur ceux dont les revenus sont les plus faibles et bénéficiant d'une bourse générale. Cette mesure, qui devait avoir un effet immédiat, signifiait la suppression en cours d'année de l'aide pour des milliers d'étudiants espagnols déjà à l'étranger.


Face à un mur de critiques, y compris provenant de son propre camp conservateur ainsi que de la Commission européenne, le ministre très contesté de l'éducation, José Ignacio Wert, a corrigé le tir, maintenant l'ensemble des bourses mais uniquement pour cette année.

"Il a été décidé de façon transitoire et uniquement pour l'année 2013-2014 d'étendre à tous les boursiers Erasmus une aide complémentaire à la charge de l'Etat, pour qu'ils aient au moins ce qu'ils avaient l'année dernière", a affirmé le ministre au Sénat.

Selon lui, concentrer les bourses sur les plus défavorisés permettra d'accorder une aide complémentaire à l'aide européenne de 233 euros pour les plus défavorisés alors qu'elle aurait été de 38 euros si le nombre de bénéficiaires restait le même. Auparavant, la Commission européenne avait rappelé à l'ordre l'Espagne, l'enjoignant d'entendre "les attentes légitimes" des étudiants touchés...

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La Roumanie lassée d’être la cible électorale

La Roumanie lassée d’être la cible électorale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les officiels du pays voient d’un mauvais œil le changement de ton des socialistes français.

 

Mais qu’est-ce qui leur prend à nouveau ?» s’interroge un ministre en lisant la revue de presse des déclarations françaises de ces derniers jours. Après les années Sarkozy tendues en raison du dossier rom, la relation franco-roumaine avait connu une embellie avec l’arrivée au pouvoir, à Bucarest et à Paris, de gouvernements socialistes. Les deux Premiers ministres se sont rendus visite, une nouvelle formule pour un partenariat stratégique a été signée et il y a eu dix déplacements de ministres en quelques mois…

 

Concernant le dossier des Roms, Bucarest s’est engagé à ce que leur intégration se fasse tout d’abord en Roumanie. Un énorme projet phare sera approuvé par le Parlement d’ici fin octobre : réhabilitation du quartier de Ferentari, l’un des plus pauvres de Bucarest, où vivent 20 000 personnes, notamment des Roms. Il est mis en œuvre par le gouvernement roumain, avec l’appui de plusieurs pays et notamment la France. Sur la question de la délinquance rom en France, les autorités roumaines sont disposées à faire leur part. «Nous sommes prêts à envoyer davantage de policiers roumains pour appuyer leurs collègues français», explique Marian Tutilescu, chef du département Schengen au ministère de l’Intérieur.

 

«Epouvantail». L’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen est l’autre dossier qui fâche. Lors de sa visite à Bucarest en juillet, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait déclaré que la France «avait proposé comme mesure immédiate l’ouverture des frontières aériennes Schengen pour la Roumanie et la Bulgarie», saluant «les efforts extraordinaires qui avaient été faits».

Le ton a maintenant changé. «La France dit non à l’adhésion des deux pays à l’espace Schengen, en estimant que les conditions ne sont pas réunies», clame Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. Schengen ou pas, cela ne change pratiquement rien pour le déplacement des Roumains (et des Roms roumains) dans l’Union européenne, car la liberté de circulation s’applique déjà depuis 2007, date d’entrée de la Roumanie dans l’UE. «C’est juste un épouvantail que certains hommes politiques français agitent, l’espace Schengen n’a rien à voir avec la circulation des ressortissants de l’UE, mais avec les frontières extérieures», explique, furieux, un officiel roumain....

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Ça sent le roussi pour Rajoy

Ça sent le roussi pour Rajoy | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scandale politico-financier qui entoure l’ex-trésorier du Parti populaire, entendu ce lundi par les juges, se rapproche un peu plus de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. Alors que l’opposition réclame sa démission, Rajoy a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.


La pression monte autour de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Luis Bárcenas, l’ancien trésorier du Parti populaire (PP, droite conservatrice), le parti de Rajoy, a été entendu à huis clos une bonne partie de la journée par le juge Pablo Ruz dans le scandale du financement occulte du PP. Et les informations qu’il détient font trembler toute la droite espagnole. Le quotidien espagnol El Mundo titrait ce matin : « Bárcenas va révéler aujourd’hui au juge Ruz 19 années de comptabilité du PP ». De nombreux membres du PP auraient reçu des compléments de salaire, avec de l’argent issu de la corruption. Selon les agences de presse espagnoles EFE et Europa Press, Bárcenas aurait déclaré au juge avoir remis, en 2010, 25 000 euros en billets de 500 euros à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis décembre 2011, et à María Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du PP depuis 2008, sans toutefois pouvoir en apporter de preuve.

Démission

Une affaire de fonds secrets qui suscite l’ire des Espagnols, alors que le taux de chômage frôle les 27 % (voire plus de 56 % chez les jeunes) et que les expulsions locatives se multiplient. Alfredo Pérez Rubalcaba, le secrétaire général du PSOE, le parti socialiste espagnol, a réclamé hier la démission de Mariano Rajoy, comme il l’avait déjà fait en février 2013. Mais cette fois, le PSOE a annoncé aussi « rompre toutes relations avec le PP » et a appelé à « une concertation entre les partis d’opposition pour définir une stratégie commune contre le président. » Rubalcaba aurait ainsi rencontré Josep Antoni Duran i Lleida, le porte-parole de CiU, une fédération de partis politiques catalans de centre-droit.

Il en faut plus pour déstabiliser Mariano Rajoy, habile dans l’art de la passe. Droit dans ses bottes, le président du gouvernement espagnol a refusé toute démission. « L’État de droit ne se soumet pas au chantage. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Donald Tusk, son homologue polonais en visite en Espagne. Avant d’ajouter qu’il irait jusqu’au bout de son mandat...

 

 

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Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro

Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l'euro | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Selon le FMI, le plan de sauvetage de la Grèce a surtout permis à ses créditeurs de se décharger de leur responsabilité et se prémunir des risques de contagion. Les Grecs devraient se révolter et rediscuter des conditions du prêt, estime To Vima.

 

C’était donc ça : le plan d’aide était faussé depuis le début. Un plan qui a conduit à des conséquences dévastatrices. Un plan qui était censé “sauver” la Grèce, mais c’est plus exactement de l’euro qu’il s’agissait, et cela, à travers la mise à mort de la Grèce ! Et qui dit ça ? Eh bien, un des trois membres de la Troïka (BCE, UE, FMI) : le Fonds monétaire international. Et il critique autant ses partenaires que lui-même, mais aussi le gouvernement grec. Tous ensemble se sont dirigés vers une catastrophe qui n’avait pas d’autre motif que de faire gagner du temps aux autres [pays de la zone euro].

Le document du FMI qui a été publié le 5 juin est une gifle pour la politique de “sauvetage’’, mais surtout pour l’“Europe” — c’est à dire l’Allemagne — et également pour le gouvernement grec de l’époque, mené par [le socialiste George] Papandréou, qui avait signé le premier mémorandum.

Non seulement [les créditeurs] détruisent, mais ils donnent l’impression de vouloir utiliser la crise grecque pour protéger et, finalement, réorganiser la zone euro, au détriment de la Grèce.


Les documents sont exaspérants : le FMI avoue le crime, mais n’admet pas ses responsabilités. Il révèle de la manière la plus officielle le motif sans expliquer comment cette tragédie que traverse le pays — due non pas à la dette mais au plan de sauvetage — pourrait être affrontée une fois que les erreurs ont été reconnues. C’est d’un cynisme débordant…

Et naturellement, tout ceci expose irréparablement la classe politique grecque, qui soutenait le plan d’aide et qui le présentait comme le seul moyen de recours du pays. Et qui forçait vaille que vaille la Grèce à se plier à cette recette de mort avec pour alibi son sauvetage. Un sauvetage qui, comme l’a avoué le FMI, s’est révélé une catastrophe.

La classe politique ne s’est pas battue pour les intérêts du pays, mais au contraire, elle a préféré la voie facile et ne s’est souciée que du maintien de son pouvoir...

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Le sauvetage de Chypre remet en lumière l'affaire Magnitski | Slate

Le sauvetage de Chypre remet en lumière l'affaire Magnitski | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Aucun pays au monde n’a accueilli le plan de sauvetage de l’économie chypriote par l’Union européenne, rejeté quelques jours après son annonce par un vote du Parlement, avec plus d’hostilité que la Russie.

 

l faut dire que le plan, qui prévoyait une taxe importante sur les dépôts bancaires du pays en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros de la zone euro et du FMI, menaçait directement les intérêts économiques de nombreux ressortissants et entreprises russes. Chypre est en effet devenu au cours des dernières décennies une véritable «machine à laver l’argent des criminels russes» grâce notamment aux accords fiscauxqui lient les deux pays. A Chypre, les entreprises écran peuvent rester anonymes, les banques sont discrètes et les impôts sont faibles.

Un rapport secret de l’équivalent allemand de la CIA (le Bundesnachrichtendienst, BND), divulgué en novembre 2012, décrivait le type d’opérations complexes par lesquelles des capitaux illicites russes étaient transférés vers Chypre. Résultat: les Russes détiennent entre 24 et 26 milliards d’euros dans les coffres des banques chypriotes, selon les différentes estimations, une somme bien supérieure au PIB annuel du petit pays méditerranéen.

 

Une affaire en particulier illustre la fuite d’argent sale russe vers Chypre: l’affaire Sergueï Magnitski. Cet avocat russe qui travaillait pour le fonds d’investissement britannique Hermitage Capital Management avait découvert une énorme escroquerie fiscale de 175 millions d’euros, orchestrée par des policiers et des agents des impôts. Accusé à son tour d’évasion fiscale à la suite de ses découvertes, il est mort en prison en 2009 après un an de détention préventive.

Alors que l’affaire a entraîné des sanctions américaines à l’encontre des fonctionnaires russes impliqués, William Browder, le fondateur et PDG du fonds d’investissement, ne cesse depuis d’enquêter sur la mort de Magnitski, mais aussi sur ce qui est advenu de l’argent dont il avait dénoncé le vol. Et il est arrivé à la conclusion que 23 millions d’euros de cette somme ont atterri dans les banques chypriotes....

 

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RÉPUBLIQUE TCHÈQUE • Le président accusé de haute trahison

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE • Le président accusé de haute trahison | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les sénateurs tchèques ont remis le 5 mars une plainte contre le président Vaclav Klaus à la Cour constitutionnelle. Ils l'accusent de haute trahison, pour avoir accordé récemment une amnistie.

 

"Le président au tribunal", annonce Mladá Fronta Dnes. Trois jours avant la fin de son mandat, le Sénat a déposé une plainte contre Václav Klaus auprès de la Cour constitutionnelle, pour haute trahison. Une première dans l'histoire de la République tchèque. Initiée par des sénateurs sociaux-démocrates (opposition), la plainte a été approuvée par 38 sénateurs sur 60. Elle remet en cause l'amnistie accordée, le 1er janvier, par Václav Klaus. Cette décision a permis la libération de 7 400 détenus et, surtout, l’arrêt de nombreuses procédures judiciaires impliquant de graves faits de grande criminalité économique et de corruption.

De plus, les sénateurs considèrent que le président a agi à l’encontre de la Constitution lorsqu'il a retardé la ratification du traité de Lisbonne ou quand il a ignoré le verdict de la Cour administrative suprême en refusant – pendant quatre ans – la nomination d'un juge. Même s’il semble avoir de "bons arguments" contre l'accusation – Václav Klaus est capable de s'en sortir avec les honneurs et relancer ainsi sa carrière politique –, il est bien que les sénateurs poussent le président à assumer ses responsabilités", estime Respekt. L’hebdomadaire rappelle que, "à plusieurs reprises, Klaus s’est comporté comme un monarque absolu. Il a méprisé à ce point la Constitution que maintenant nous avons besoin d'en redéfinir certains points – en particulier l'amnistie ou la ratification des traités internationaux."...

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Alimentation : De la viande de cheval pour les pauvres d'Europe

Alimentation : De la viande de cheval pour les pauvres d'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le scandale de la viande de cheval a pris une dimension européenne. Or pendant que les pays européens se rejettent la faute, le problème sous-jascent, lui, demeure : en raison de la crise économique, les familles à faibles revenus achètent de plus en plus de la viande à bas prix.

Par Titia Ketelaar

C’est en Irlande et au Royaume-Uni que le problème a commencé : on a trouvé de la viande de cheval dans des burgers au boeuf, qui plus est dans des pays qui adorent les chevaux. Mais maintenant, le scandale alimentaire prend une dimension européenne. Si l’on trouve de la viande de cheval dans des produits des rayons irlandais et britanniques, celle-ci pourrait bien provenir d’abattoirs situés dans d’autres parties de l’Europe.

Comme à l’époque de la bactérie EHEC en 2011, tout le monde s’est aussitôt montré du doigt. L’industrie européenne de la viande représente un marché qui se chiffre à des milliards : aucun pays ne tient à se voir reprocher d’avoir trempé dans la magouille. L’Irlande montre les Polonais du doigt, les Polonais nient. La Suède accuse la France.

La France soupçonne Chypre, la Roumanie, de même que les Pays-Bas, de traiter des lots de viande mal étiquetés. Cette viande serait ensuite arrivée dans les usines irlandaises et britanniques de transformation de la viande. Qui livrent leur viande, entre autres, à Findus, société qui vend des plats cuisinés surgelés au Royaume-Uni, en Irlande, en Suède, en Norvège, en Finlande et en France.

“Le problème s’étend à toute l’Europe” a averti dès vendredi dernier Alan Reilly,  de la Food Services Authority, l’instance irlandaise chargée de veiller à la sécurité alimentaire. Hier, Owen Paterson, ministre britannique de l’Agriculture, a parlé d’un “complot criminel international”.

En soi, la viande de cheval n’est pas un aliment mauvais pour la santé. Et, comme l’a encore précisé Alan Reilly le mois dernier,  le tollé dans les pays amoureux des chevaux ne vient pas du simple fait que “la consommation de viande chevaline ne correspond pas à notre culture.”

Le problème, en l’occurrence, est qu’on ne peut pas remonter la filière de la viande jusqu’à un éleveur ou à un abattoir, qu’on ne sait pas comment elle s’est retrouvée dans les produits surgelés et depuis combien de temps cela dure...

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L'UE sortira renforcée de la crise, selon les lauréats du Nobel de la Paix

L'UE sortira renforcée de la crise, selon les lauréats du Nobel de la Paix | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le trio de personnalités qui recevra le prix Nobel de la paix au nom de l'UE s'est employé dimanche, à la veille de la cérémonie, à désamorcer les critiques.

 

"L'UE traverse une période difficile", a admis son président, Herman Van Rompuy, au cours d'une conférence de presse à l'Institut Nobel d'Oslo. "Nous sortirons de cette période d'incertitude et de récession plus forts qu'avant (...) Nous voulons que l'Europe redevienne un symbole d'espoir", a-t-il dit.

En compagnie des présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Parlement européen, Martin Schulz, M. Van Rompuy se verra remettre lundi le Nobel attribué à l'UE pour son rôle dans la transformation "d'un continent de guerre en continent de paix".

Une contribution remise en cause par de nombreuses voix critiques pour qui le moment est particulièrement mal choisi alors que l'Union européenne traverse la crise la plus grave de ses cinquante-cinq ans d'histoire. Celle-ci a mis à rude épreuve la solidarité entre Etats riches du Nord et Etats du Sud surendettés et soumis à de douloureuses cures d'austérité, provoquant de violents désordres sociaux et la poussée de l'extrémisme, comme en Grèce.

"La crise financière montre que nous n'étions pas totalement armés pour faire face à une crise de cette amplitude", a noté M. Barroso. Reconnaissant des divergences entre Etats membres, il a estimé que la réponse était davantage d'union, et non la fin du processus de construction européenne. "Jusqu'à présent, depuis le début de la crise, tous les pas qui ont été faits l'ont été en direction de plus, pas de moins, d'intégration", a-t-il déclaré.

Le Nobel ? "Je prends ça comme un avertissement, une alerte : restez fidèles à ce que les pères fondateurs ont créé, ce que les exécutants ont poursuivi, et ne jouez pas avec cet héritage", a dit M. Schulz...

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Berlin-Paris | Humanite

Berlin-Paris | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les gouvernements français et allemand ont beau assurer ce lundi qu'il n'y avait ni "malentendu" ni craintes sur l'économie française, après des informations de presse affirmant que Berlin avait commandé une étude à un groupe d'économistes sur le sujet. Dans l'édito de l'Humanité, Michel Guilloux n'en démord pas: "Ces « recettes » ne font qu’augmenter les ravages de la crise économique et sociale ; et, plus on concède de positions aux partisans de la jungle du tout-financier, plus ces derniers montrent les dents en en réclamant « toujours plus ».

 

Qui a eu ces idées géniales : « Baisser le coût du travail », « abolir les 35 heures », « augmenter la flexibilité », « mettre fin aux avantages des fonctionnaires trop privilégiés par rapport aux emplois précaires », « réduire le poids de l’État dans l’économie », « lever les barrières à la concurrence », « baisser certains impôts », « réformer le système social, notamment les retraites » ? Il se trouve qu’elles émanent des cinq « sages » censés conseiller la chancelière allemande. Et selon le Figaro, telles seraient les « pistes de Berlin pour redresser la France ». Il n’avait pas suffi qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy signassent leur pacte des rapaces.

Berlin, donc, voudrait imposer ses recettes directement à la France. À l’heure où celles-ci, initiées de concert avec le social-démocrate Gerhard Schröder en son temps, à coups de régressions sociales, commencent à trouver leurs limites outre-Rhin même, on remarquera qu’elles ne sont guère originales. Ces « pistes »-là figurent largement dans les programmes du Medef et de l’UMP et sont largement reprises dans les argumentaires de leurs homologues européens comme dans les « préconisations » du FMI ou des agences de notation financières....

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Prix Nobel de la Paix 2012 : polémique sur le bilan et la représentativité de l’U.E.

Prix Nobel de la Paix 2012 : polémique sur le bilan et la représentativité de l’U.E. | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix 2012. Cette distinction récompense officiellement l’action menée par cette organisation politique pour faire avancer la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme.

 

Pourtant, cette attribution a suscité une polémique et une certaine confusion sur le choix des personnalités qui iraient recevoir ce Prix, le 10 décembre prochain, au nom de l’Union européenne. La construction européenne est d’abord l’histoire d’un succès historique et politique symbolisé par un fait : après deux guerres mondiales successives qui ont ensanglantées la première moitié du XXe siècle, le Vieux continent connaît la paix. Les critiques se sont néanmoins abattues sur le choix du Comité Nobel. Celles-ci s’expliquent par le fait que l’UE ne s’est pas imposée comme une puissance internationale de maintien de la paix.

Certes, depuis dix ans, près de 23 missions ont été déployées en Afrique, en Asie et en Océanie ; l’UE négocie le cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie ; elle a aussi envoyé une force de 1 900 policiers au Kosovo, déstabilisé par les minorités serbes ; l’UE est également engagée pour la résolution du conflit israélo-palestinien : chaque mois, elle verse des millions d’euros d’aide aux Palestiniens… Reste que l’Union a peu d’actions internationales fortes et efficaces à son actif. Absence de forces militaires extérieures et volontarisme politique cohérent obligent… Les divisions internes ont souvent paralysé l’organisation, incapable notamment d’assumer une position unique lors de la crise/la guerre d’Irak de 2003. Au sein même de l’espace européen, l’UE a été incapable d’éviter la guerre en Yougoslavie au début des années 90. Enfin, si le spectre d’une « guerre européenne » s’est – définitivement ? – éloigné, l’UE traverse une crise financière et économique qui affecte directement la « paix sociale » au sein des Etats membres. L’Euro est désormais perçu par une partie de l’opinion publique européenne comme un facteur d’instabilité et d’insécurité, alors qu’il devait garantir la croissance et la prospérité en Europe…...

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