Union Européenne, une construction dans la tourmente
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L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - En Italie, la mafia se fait plus d'argent avec les migrants qu'avec la drogue

Les Inrocks - En Italie, la mafia se fait plus d'argent avec les migrants qu'avec la drogue | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Depuis jeudi dernier, la police anti-mafia a arrêté une quarantaine d'hommes politiques et d'hommes d'affaires. Un secrétaire d'Etat est même soupçonné. Tous auraient truqué les contrats publics pour la gestion des centres pour les migrants. Un trafic très lucratif.

 

“As-tu au moins idée de l’argent que je me fais grâce aux migrants ? Le trafic de drogue est moins rentable.” Quand il s’emporte sur son nouveau business, le bras droit du parrain de la Ville éternelle n’imagine pas que sa conversation téléphonique est écoutée. Dommage pour lui. Jeudi dernier, la police anti-mafia romaine a arrêté 44 personnes. Toutes sont soupçonnées de profiter de la situation des milliers de migrants arrivés en Italie. Ce week-end, les enquêteurs sont même remontés jusqu’au secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Giuseppe Castiglione.

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L’année dernière plus de 170 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes. Depuis janvier, 50 000 autres les ont déjà rejoints. Alors que l’Europe peine à se mettre en ordre de marche sur la question de leur accueil, d’autres, moins scrupuleux, ont vu dans cet afflux une bonne opportunité. Racket, pots-de-vin, et bakchich sont devenus les piliers des centres d’accueil.....

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Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé

Gangs des cités ou d'Europe de l'Est : le nouveau visage du crime organisé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Selon un document de la police judiciaire, l'activité des organisations criminelles étrangères est « exponentielle ».

 

 

Il n'y a pas de mafia en France, selon les spécialistes de la police judiciaire (PJ). Mais des organisations criminelles, oui, et même beaucoup. Elles ne sont pas « capables de défier l'Etat, de le corrompre ou de s'y substituer partiellement », mais « plus réduites, plus locales, plus spécialisées, peut-être moins pérennes », leur « détermination et dangerosité restent très élevées », estime le rapport 2012-2013 du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la PJ.

Le document de 140 pages, que Le Monde a pu consulter, dresse un panorama exhaustif des phénomènes criminels à l'œuvre sur le territoire national. La période 2012-2013 se caractérise par « l'activité exponentielle des organisations criminelles étrangères », la « persistance d'un banditisme traditionnel français », et la « montée en puissance des organisations criminelles issues des cités sensibles », indique dans sa lettre de présentation le patron du Sirasco, le commissaire François-Xavier Masson.

Ce document est destiné à « l'ensemble des administrations ou organismes publics en charge de la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée ». Pas simplement les policiers et les gendarmes, donc. Car les circuits de blanchiment sont de plus en plus sophistiqués, l'utilisation frauduleuse des nouvelles technologies est en plein essor, et, pour certains groupes, la politique d'exemption de visas au bénéfice de certains Etats favorise l'arrivée d'une nouvelle criminalité aux ramifications complexes.


Aucune région française n'est totalement épargnée. L'Ile-de-France, la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur restent les bassins les plus criminogènes. Le grand Paris (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) s'illustre notamment par le trafic de stupéfiants (27,1 % du total national) et les menaces ou chantages pour extorsion (21,3 %). La région PACA se distingue par les règlements de comptes avec 32 % du total nationale, juste devant la Corse, où ont eu lieu plus de 20 % des règlements de comptes en 2012.

Pour le Sirasco, les groupes issus des cités s'inscrivent dans une typologie mafieuse pour au moins trois raisons : « La maîtrise territoriale par la force », la concentration sur le trafic de cannabis, dont le chiffre d'affaires est estimé à plus d'un milliard d'euros par an, et enfin l'ancrage dans l'économie souterraine. Par ailleurs, ce trafic « génère une myriade d'infractions connexes », du règlement de comptes à l'extorsion en passant par le blanchiment. Autre caractéristique, l'implication importante des mineurs.

Le Sirasco distingue trois niveaux de responsabilités au sein de cette « criminalité organisée des quartiers » : les trafiquants locaux, à la tête d'un groupe de revendeurs, les intermédiaires semi-grossistes, puis les grossistes qui constituent des « organisations criminelles transnationales » et dont les responsables sont établis dans le sud du Maroc ou en Espagne.

Comme les autres organisations, ces groupes se sont adaptés à la nouvelle législation sur les avoirs criminels. « Même s'ils continuent à afficher leur “réussite”, les trafiquants réduisent l'achat de biens durables, recourant aux prête-noms, à la location de véhicule et aux investissements à l'étranger », écrit le Sirasco...

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