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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient

Il est plus que temps que l'Allemagne et la France se réconcilient | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne. Fusion fiscale, pacte du type «je réforme en France, tu relances en Allemagne»: tout doit être exploré pour le bien commun.

 

Le moment est venu de ressouder l'axe franco-allemand avec un nouvel acier pour le XXIe siècle. Cinquante ans après la signature du traité de l'Elysée, vingt-deux ans après Maastricht, cinq ans après le début d'une crise dont l'Europe ne sort pas, il est temps que le couple se parle les yeux dans les yeux. Le monde entier le demande, les dissensions entre Paris et Berlin sont à l'origine de toutes les inquiétudes sur l'économie européenne et, par contrecoup, mondiale. Il n'est pas une capitale qui se réjouisse de l'aigreur de la relation entre Angela Merkel et François Hollande, pas même, pour une fois, Londres! L'axe qui construisait l'Europe la détruit.

 

 

Depuis la signature du traité de Maastricht, en 1992, toute la classe politique française sans exception a trouvé utile à son image électorale de porter des coups répétés contre l'Allemagne[1]. Vingt-deux ans de dédain (Balladur qui ignore l'union politique proposée par la CDU allemande en 1994), de fausses peurs d'une «Europe allemande», de sottes vexations (François Hollande candidat voit le SPD à Berlin et évite la chancelière «de droite»), d'imbéciles attaques (celles d'un Montebourg ou d'un Bartolone). Autant de blessures successives depuis Jacques Chirac, qui ont transformé un lien historique en noeuds d'incompréhensions, de rancoeurs et de méfiances.

L'Allemagne n'est pas exempte de reproches: les deux derniers chanceliers, Gerhard Schröder et Angela Merkel, ne sont pas des militants de la cause européenne. La République fédérale, grisée par ses succès ces dernières années, s'estime encombrée par l'Europe plutôt que portée par elle. Elle ne s'en détourne pas, il en faudrait beaucoup plus, mais en supporte de moins en moins le poids et elle s'est durcie.....

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TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne

TRIBUNE • L'Europe attend l'Allemagne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le futur gouvernement d'Angela Merkel et du SPD, tel qu'il ressort de l'accord de coalition, n'apporte aucune réponse aux questions pressantes qui minent l'UE. Le coup de gueule des députés verts.

 

Des semaines durant, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD) ont peaufiné ce chapitre auquel ils ont donné des titres ambitieux. Par exemple : "La responsabilité européenne de l'Allemagne". Or, à part des montagnes de papier, qu'ont-ils produit ? Des lieux communs, des annonces, des contradictions, mais aucune réponse aux questions que se posent de nombreux Allemands ainsi que nos partenaires européens. Quiconque circule en Europe l'entend constamment : l'Europe attend Berlin – depuis des mois.

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, dénonçait récemment dans les pages du quotidien allemand Frankfurter Rundschau le manque de courage de l'alliance CDU-SPD qui se profile à l'horizon. Avant même les élections, des décisions urgentes ont été remises aux calendes grecques, qu'il s'agisse du troisième plan d'aide à la Grèce, de l'union bancaire ou de l'ouverture de négociations en vue de l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne (UE). A l'heure qu'il est, tous les dossiers ou presque sont au point mort, dans l'attente de la position du nouveau gouvernement fédéral [qui devrait être formé avant la fin décembre].


Bon nombre de nos partenaires espèrent au moins que cette attente n'aura pas été vaine. Ils espèrent également un changement de ton, dans le sens d'un engagement accru de Berlin et d'une action déterminée dans la lutte contre la crise. Au lieu de quoi, Martin Schulz [SPD] et Markus Söder [Union chrétienne-socale (CSU)] présentent un projet d'accord de coalition qui n'augure rien de bon pour l'Europe compte tenu des attentes formulées. Ceux qui espéraient que la politique européenne de l'Allemagne gagne en audace, au vu du poids que représente la majorité noir-rouge et du recul des eurosceptiques, en seront pour leurs frais...

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Le « modèle allemand » ou comment s'obstiner dans l'erreur, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique)

Rapport après rapport, les données économiques viennent contredire les politiques d'austérité imposées aux pays européens par l'Allemagne, la BCE et la Commission européenne. Et pourtant, rien ne change.

 

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

Pas encore.

Certes l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, La Hongrie, la République tchèque soumis à l’obligation de coupes claires dans leurs services publics et dépenses d’Etat s’enfoncent dans la récession. Même les Pays-Bas et la Finlande, alliés traditionnels de l’Allemagne en matière de rigueur, ont connu une baisse d’activité en 2012, cependant que la France et le Royaume-Uni stagnaient. Seule la Pologne affichait l’année dernière une croissance supérieure à... 1 %.

Certes, la zone euro passée sous la toise de la bureaucratie austéritaire comptait à la fin du mois d’avril 19,2 millions de chômeurs (12,1 % de la population active selon Eurostat), un chiffre record et qui néanmoins ne dit rien de la dégradation vertigineuse des conditions d’existence du peuple grec.

Certes, un chef économiste du FMI a reconnu en janvier que son institution avait gravement sous-estimé les dégâts engendrés par l’impératif de restriction budgétaire : là où le modèle prévoyait qu’une réduction d’un euro de la dépense publique entraînerait une baisse de 0,5 euro de la richesse produite, l’analyse empirique montre que la contraction de l’activité serait deux à cinq fois supérieure.

Certes enfin, la thèse des illustres économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff selon laquelle une dette supérieure à 90 % du produit intérieur brut affaiblirait la croissance a été taillée en pièce par un étudiant de l’Université du Massachusetts, qui s’est amusé à refaire les calculs : les auteurs, cités comme des prophètes par les partisans de l’austérité — du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn à l’ancien directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet — avaient écarté des données contradictoires et construit leur modèle à partir d’un tableur affecté par une erreur de formule.

Il n’en faudrait pas tant à un âne pour faire demi-tour.

Mais à l’instar des personnages de Tex Avery, banquiers centraux, économistes orthodoxes et dirigeants politiques ignorent les faits et galopent, pour quelques temps encore, dans un éther de croyance...

 



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Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate

Que l’Europe serait belle sans l’Allemagne… | Slate | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
On peut comprendre l'exaspération que suscite la politique d'Angela Merkel. Néanmoins, on doit se méfier des conséquences de manifestations anti-allemandes ou de pressions trop appuyées sur la chancelière.

 

L'atmosphère est tendue en Europe, où la rigueur germanique commence à lasser, comme l'illustrent l'appel à une éventuelle «confrontation» avec Berlin lancé par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone ou le texte du PS réclamant un «affrontement démocratique» avec le partenaire allemand. A l’opposé, en Allemagne ou en Finlande, des jugements sévères sont portés sur l’Europe du sud. Tout cela risque de mal finir.

De fait, on a vraiment l’impression que l’Europe se délite sous nos yeux. En Allemagne, on ne compte plus les dérapages verbaux de dirigeants politiques et économiques présentant les Européens du sud comme des fainéants qui en veulent à l’argent des Allemands qui, eux, travaillent et gèrent correctement leur économie. En Finlande, à en croire des sondages, la moitié des citoyens se montrent hostiles à l’idée de nouveaux plans de sauvetage européens, quitte à mettre l’euro en péril.

Dans les pays qui ont dû se résoudre à appeler leurs partenaires européens à l’aide, on dénonce la dureté des traitements imposés, dureté attribuée pour l’essentiel à Angela Merkel et aux autres dirigeants du nord. La zone euro se retrouve ainsi coupée en deux, avec une France qui apparaît plus proche du sud que du nord  par bien des aspects de sa situation économique.

 

Comme toujours, la réalité est plus nuancée. Les populations du sud devraient d’abord interpeller leurs dirigeants: si on leur fait avaler des potions aussi amères, c’est bien parce que leurs pays ont été mal gérés et que leur état de santé est vraiment critique.

Mais il est vrai que l’Allemagne ne fait rien pour leur éviter des traitements aussi désagréables. Angela Merkel, à l’approche d’échéances électorales importantes, ne semble avoir qu’un seul souci: montrer aux électeurs allemands qu’elle défend fermement leurs intérêts et que les aides aux autres pays européens sont calculées au plus juste......

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La France, l'Allemagne et la contradiction française / France Inter

La France, l'Allemagne et la contradiction française    / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
La spectaculaire réussite de ce traité de l’Elysée est que sa signature n’a pas seulement permis à l’Allemagne et la France de définitivement enterrer un passé de guerres communes dont le souvenir était encore si vif en 1963.

  Moins de vingt ans après la fin de l’occupation, les ennemis d’hier ont su nouer aussi un dialogue permanent qui, quelles que soient leurs très nombreuses divergences, n’a jamais été rompu, n’a jamais cessé de se développer et sans lequel l’unification européenne n’aurait jamais progressé à un tel rythme. La création du Parlement, la monnaie unique, le front commun – trop tardif et tout ce qu’on veut – mais le front commun opposé aux séismes du krach de Wall Street et de la crise des dettes publiques, c’est le couple franco-allemand comme l’avaient également été, en politique étrangère, l’opposition aux missiles soviétiques de moyenne portée et à l’aventure irakienne de Georges Bush.

C’est ce traité, ce sont la France et l’Allemagne qui ont substitué un processus d’unification continentale, toujours en cours, à des siècles de guerre qui avaient si longtemps ravagée l’Europe. La nouvelle donne qu’il a créée demeure indispensable à l’Union qui sans elle se déferait vite, mais les échecs de ce traité n’en sont pas moins patents.

La France et l’Allemagne ont, en un mot, échoué à préfigurer à deux ce que devrait être l’Europe. Leurs syndicats, leurs partis, leurs associations professionnelles et culturelles auraient du se faire l’avant-garde d’une unification politique et sociale de l’Europe. Leurs jeunes générations ne communiquent pas dans leur langue mais en anglais. Airbus, même Airbus, ne peut pas faire oublier qu’il n’y a pas de politique industrielle franco-allemande et que l’Europe n’en a donc pas. Quant au rapprochement des politiques étrangères et à l’harmonisation sociale et fiscale, nul besoin – hélas ! – de dire ce qu’il en est...

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Paris et Berlin à la recherche d'un président pour l'Eurogroupe

Paris et Berlin à la recherche d'un président pour l'Eurogroupe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Jean-Claude Juncker a indiqué, lundi, qu'il quittera, fin 2012 ou début 2013, la présidence de la structure qui réunit les ministres des finances de la zone euro.

 

La succession du premier ministre du Luxembourg, vétéran des affaires européennes, s'annonce très incertaine, faute, à ce jour, de candidat naturel, appuyé de concert par l'Allemagne, et par la France.

Le chef de fil des ministres des finances de la zone euro occupe ce poste très exposé depuis sa création en 2005. Il ne cachait pas, ces derniers mois, sa lassitude face à l'ampleur de la tâche, sur fond de gestion chaotique de la crise de la zone euro par les dix sept pays de l'Union monétaire.

Au terme de son troisième mandat, en juillet, M. Juncker avait été reconduit pour au moins six mois, en précisant qu'il espérait quitter ses fonctions si possible à la fin 2012.

Depuis, chacun espérait en secret que M. Juncker poursuive son travail. Car les Etats de la zone euro risquent d'avoir du mal à s'accorder sur le nom d'un éventuel successeur...

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FRANCE • Le modèle allemand, d'accord, mais à petite dose et en sourdine

FRANCE • Le modèle allemand, d'accord, mais à petite dose et en sourdine | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après la conférence de presse du président Hollande le 13 novembre et la première visite officielle du premier ministre Jean-Marc Ayrault à Berlin les 15 et 16 novembre, qu'en est-il de la convergence franco-allemande ?

 

Quatre cents journalistes du monde entier réunis à l’Elysée pour interroger François Hollande et, en deux heures et demie de conférence de presse, une seule question sur les relations franco-allemandes… Quel tournant ! Les deux dernières années de la présidence Sarkozy ont été dominées par la question des relations entre la France et l’Allemagne.

Les deux pays se présentaient comme un duo. Aux yeux des Français, des Allemands et du reste du monde, ils formaient une équipe. “Merkozy” dirigeait l’Europe – en ne faisant pas toujours le bonheur des autres Etats de l’Union. Puis Hollande a placé à la tête de son gouvernement Jean-Marc Ayrault, un homme qui devrait être une aubaine pour les rapports entre les deux pays, mais qui suscite plutôt de nouveaux malentendus outre-Rhin. Il connaît l’Allemagne par cœur. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit adepte du “modèle allemand”.

Bien au contraire. Jean-Marc Ayrault est un Français affirmé et un Européen convaincu, qui connaît si bien l’Allemagne qu’il en perçoit dans le détail les atouts et les faiblesses. Dans sa fonction de Premier ministre, il sait parfaitement quelle dose d’Allemagne administrer à ses concitoyens. A son grand dam, Nicolas Sarkozy en a prescrit une surdose. M. Ayrault sait surtout, quant à lui, que la politique fonctionne complètement différemment des deux côtés du Rhin...

 

n Allemagne, on sous-estime souvent la difficulté qu’il y a à faire accepter des réformes aux Français. Néanmoins, Hollande et Ayrault veulent moderniser leur pays. Ils veulent même libéraliser le marché du travail et alléger les charges des entreprises – en principe, selon le modèle allemand. Ils ont créé une banque d’investissement qui ressemble fort à la Kreditanstalt für Wiederaufbau [KfW, établissement de crédit public qui finance des missions d’intérêt général], ils tiennent au système de formation en alternance et ils sont adeptes du partenariat social à l’allemande. Mais si les deux socialistes français venaient à le reconnaître ouvertement, ils signeraient leur arrêt de mort politique.

Certains éléments de la gauche, y compris au sein du Parti socialiste, n’ont guère d’affinités avec l’Allemagne, et ils sont têtus. Beaucoup rejettent l’économie de marché. Aussi le tandem Hollande-Ayrault s’emploie-t-il à faire passer ses objectifs pour ainsi dire sans que les Français s’en rendent compte, ou du moins, sans faire trop de vagues.

Et sous des airs d’inconstance, ils avancent réellement, comme le montre la récente baisse de 20 milliards d’euros du coût du travail – qui a même surpris, et enchanté, le Medef (sans que celui-ci en fasse étalage, bien entendu)...

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«Si la France s’effondre, l’Europe aussi»

Josef Joffe, spécialiste allemand des relations internationales, pointe les faiblesses de l’Hexagone.

Josef Joffe est spécialiste des relations internationales. Membre du comité éditorial de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, il a également été chercheur à la Hoover Institution et à l’International Institute for Strategic Studies. Auteur de plusieurs ouvrages de stratégie transatlantique, il est membre du conseil d’administration de l’American Institute for Contemporary German Studies.

 

   Quelle est l’image de la France aujourd’hui en Allemagne ?

   C’est une image empreinte d’inquiétude. Il est désormais entré dans toutes les têtes que la Grèce est un pays assisté, qui devra pendant des années encore être soutenu par les autres, notamment par l’Allemagne. Mais maintenant, c’est la «Douce France» - un pays que même l’Allemagne ne pourrait pas sauver - qui figure au premier plan des préoccupations. On peut dire que l’époque de De Gaulle et Adenauer, Schmidt et Giscard d’Estaing, Kohl et Mitterrand est révolue. Après la réunification et l’effondrement de l’«empire totalitaire», comme de Gaulle avait appelé l’URSS, la dépendance stratégique de l’Allemagne vis-à-vis de la France a disparu. De ce fait, le lien étroit entre les deux pays s’est distendu.

 

   Et au sein du gouvernement allemand ?

   On a l’impression qu’il n’y a plus vraiment d’ami de la France au sein du cabinet, même si le ministère des Affaires étrangères est francophile, comme toujours. Mme Merkel n’a pas de lien particulier avec la France (pas plus d’ailleurs qu’avec la Grande-Bretagne), mais ce n’était pas non plus l’amour qui caractérisait les relations germano-françaises du temps d’Adenauer ou de ses successeurs, mais bien plutôt la raison d’Etat et les intérêts. Ceux-ci sont passés du domaine stratégique au domaine économico-financier, et là, les faiblesses de la France sont particulièrement claires. Aujourd’hui, le principal partenaire de Merkel est Mario Draghi, le chef de la BCE...

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Poussés à bout, les Grecs renouent avec la grève générale | Humanite

Poussés à bout, les Grecs renouent avec la grève générale | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Alors que leurs conditions de vie ne cessent de se dégrader, les citoyens hellènes subissent de nouvelles attaques du gouvernement et de la troïka. La grève générale d’aujourd’hui s’annonce très suivie.

 

À peine plus de trois mois après son arrivée au pouvoir, le gouvernement grec est confronté à sa première grève générale, à l’appel des deux centrales syndicales du pays (Adedy, confédération du public ; GSEE, secteur privé). La coalition qui dirige le pays, rassemblant Nouvelle Démocratie (droite, arrivée en tête lors des législatives du 17 juin) et les sociaux-démocrates du Pasok, en 3e position, soutenue par la Gauche démocratique (centre gauche), est de plus en plus contestée. Le premier ministre Antonis Samaras, leader de ND, a tourné le dos à ses promesses de campagne. Ainsi, il avait prétendu qu’il renégocierait le mémorandum : il n’en a rien fait. Au contraire, il poursuit la politique menée par ses prédécesseurs : l’austérité à tous crins. Et les indicateurs statistiques sont dans le rouge.

Le PIB, qui mesure l’activité économique du pays, est de – 6,3 % au deuxième trimestre 2012, montrant que la Grèce reste engluée dans une forte récession. Le gouvernement se targue d’avoir un budget « en nette amélioration » – le déficit entre janvier et août 2012 a été de 12,482 milliards d’euros, par rapport à un objectif initial de 15,214 milliards. Si les recettes du budget de l’État ont totalisé 33,103 milliards d’euros, elles sont, elles, en retard de 2,055 milliards d’euros sur l’objectif fixé. Ce sont donc bien les fonctionnaires, employés du secteur public, qui continuent de payer le prix fort de la politique menée, ainsi que les salariés dans leur ensemble puisque les rentrées d’impôts n’augmentent pas. Dans le même temps, le chômage, lui, augmente ; en juin 2012, il frappait 24,4 % de la population active, contre 17,2 % un an plus tôt.

Dans ce contexte, les débats ont déjà eu lieu pour savoir si Athènes devra faire appel à nouveau à ses bailleurs de fonds (UE et FMI) en vue d’une aide supplémentaire....

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Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande

Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Aucune force obscure, et encore moins la bêtise (...), ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande", a déclaré François Hollande aux côtés de la chancelière allemande, à Reims.

 

François Hollande et Angela Merkel ont célèbré, dimanche 8 juillet à Reims, les 50 ans de la réconciliation franco-allemande, scellée dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1962 par le général de Gaulle et le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Ce moment hautement symbolique – à l'heure où l'Europe est en proie à une grave crise qui atteint le couple franco-allemand –, doit être "l'occasion de réaffirmer la force de l'amitié franco-allemande et de commémorer un événement qui a marqué la mémoire collective de nos deux peuples et de l'Europe", a affirmé l'Elysée...

 

Cette cérémonie survient aussi et surtout après les turbulences du sommet européen de Bruxelles des 28 et 29 juin. François Hollande y a démontré sa volonté de sortir du traditionnel tête-à-tête franco-allemand, en appuyant les revendications de l'Italie et de l'Espagne face à la chancelière Angela Merkel. Samedi, le président français a confirmé cette option en affirmant, dans un entretien au quotidien champenois L'Union, que la relation franco-allemande ne devait pas être "un directoire" retirant tout pouvoir de décision aux autres partenaires européens....

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POLÉMIQUE • L'Allemagne ne doit pas oublier sa dette envers l'Europe

POLÉMIQUE • L'Allemagne ne doit pas oublier sa dette envers l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'essayiste et ex-banquier de la Bundesbank Thilo Sarrazin peut dénoncer à sa guise le bien-fondé de l'euro, les tragédies de l'histoire allemande obligent Berlin à rester solidaire des Etats membres tombés dans la tourmente.

Un éditorialiste viennois en fait la démonstration.

 

Cette fois-ci, Thilo Sarrazin ne cherchait pas vraiment à provoquer. En déclarant que "l'Europe n'a pas besoin de l'euro" [titre de son dernier livre, paru le 22 mai aux éditions DVA], il ne faisait que répéter une critique déjà formulée - en mieux - par de nombreux économistes. La polémique était toutefois inévitable. Celle-ci s'attache à un court passage dans lequel le social-démocrate de droite et ancien membre de la Bundesbank s'en prend aux représentants écologistes et de la gauche, favorables aux emprunts d'Etat communs.

Il s'agirait là "d'un réflexe très allemand, lié à notre éternelle pénitence pour la deuxième guerre mondiale et l'Holocauste qui ne prendra fin que lorsque nous aurons remis tous nos intérêts, y compris notre argent, dans les mains de l'Europe".....

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Et voilà les Etats-Unis d'Europe !

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Si l’Allemagne doit payer pour la crise de la zone euro, ce sera sans doute au prix de la création d’une union politique et budgétaire.

Les projets sont d’ores et déjà à l’étude à l’approche d'un sommet européen qui s'annonce crucial, les 28 et 29 juin prochains. Par Ian Traynor.

 

Voilà de quoi se faire une idée de la vitesse à laquelle la situation politique évolue dans la crise de l’euro : il y a seulement quinze jours, tous les regards étaient tournés vers le nouveau président français, François Hollande, investi à Paris sous l’étiquette de Monsieur Croissance. Lequel s’est empressé de partir pour sa première mission : défier la Mère Fouettarde de l’Europe, la chancelière Angela Merkel.

"Il faut trouver de nouvelles solutions. Tout est sur la table", a promis François Hollande, signifiant ainsi qu’il obligerait Angela Merkel à retirer la pince à linge qu’elle a sur le nez pour examiner des projets qui dégagent pour Berlin une odeur nauséabonde, au premier rang desquels la création d’euro-obligations – l’Allemagne résoudrait ainsi la crise en deux coups de cuillère à pot en acceptant de garantir les dettes de l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie et de tous les autres. L’espoir fait vivre....

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La grande coalition européenne

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Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat.

Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens. Par Stefan Kornelius, de Süddeutsche Zeitung.

 

Arriver dans la ronde des chefs d’Etat et de gouvernement européens permet de souffler. Une fois qu’on est là, au milieu des présidents, des chanceliers et des premiers ministres, on est dans la place, on a réussi, on peut regarder de haut l’opposition dans son pays, son petit esprit, et les critiques. Ici, on se partage le copieux gâteau du pouvoir. En l’absence de véritable concurrence sur l’échiquier européen, les chefs de gouvernement surplombent les parlements et les partis. Ils ont délaissé la Commission. C’est ce qui rend le Conseil européen si unique – et aussi si prévisible....

...Mais alors, qui décide pour l’Europe ? Un appareil institutionnel inachevé ? S’il fonctionnait mieux, celui-ci jouirait d’une plus grande confiance. Les questions véritablement centrales – la légitimité démocratique, la surveillance et le contrôle – demeurent en suspens. Autant de preuves de l’immaturité du continent.

Les institutions nationales elles aussi sont trop faibles pour porter à elles seules le poids de l’Europe entière. L’Etat-nation est devenu trop étriqué pour cette Europe qui, sur le plan commercial, est depuis longtemps tributaire des forces de la mondialisation, et qui ne peut faire valoir son rang dans le concert des puissances mondiales autrement qu’unie.

Voilà au moins dix ans que l’Europe est aux prises avec la mondialisation....

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Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter

Les lignes européennes commencent à bouger / France Inter | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Angela Merkel sera mercredi à Paris. Elle y sera reçue au lendemain du vote qui le fera chancelière pour la troisième fois et à la veille d’un Conseil européen, de l’assemblée des 28 chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union, qui sera largement consacré aux questions de Défense.
Le signal est clair. La chancelière et le président de la République entendent replacer la France et l’Allemagne au cœur de la construction européenne et affirmer une volonté d’utiliser les trois ans et demi durant lesquels ils seront tous deux au pouvoir pour remettre l’Europe sur ses rails. Il était temps.
Il est plus que temps car le divorce croissant entre les Européens et l’Europe menace jusqu’à l’idée même d’unité européenne. Peut-être est-il même trop tard our espérer recoller les morceaux mais trois choses incitent pourtant à y croire.
La première est que le résultat des élections allemandes de septembre dernier a contraint la chancelière à reformer, comme sous son premier mandat, une coalition avec la gauche social-démocrate. Comme toujours, le programme de ce gouvernement commun a été longuement négocié entre les deux grands partis allemands. La base social-démocrate l’a ensuite approuvé, samedi, avec trois quarts de « oui » et la politique allemande va ainsi prendre un tournant social très marqué.
Un salaire minimum de 8,50€ de l’heure sera instauré à compter de 2015. Les contrats à durée déterminée seront limités à une période de 18 mois et rémunérés au même niveau que les CDI au bout de neuf mois. Les salariés ayant travaillé 45 ans pourront prendre leur retraite, sans pénalités, dès l’âge de 63 ans au lieu des 67 ans auxquels l’âge légal reste fixé et l’Allemagne, c’est tout aussi important, va également investir dans la modernisation de ses infrastructures et désormais consacrer 3% de son Produit intérieur brut à la recherche.
Comme le lui demandaient la France, la quasi-totalité des Européens, la grande majorité des économistes et le Fonds monétaire international, l’Allemagne va autrement dit contribuer à tirer la croissance européenne par ses investissements et le relèvement de ses salaires. Non seulement les conflits politiques entre pays européens en seront réduits mais l’Allemagne aura beaucoup plus de mal à s’opposer à ce que le reste de l’Union prenne collectivement ou séparément des mesures de relance qu’elle-même va prendre dans ses frontières...

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ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand

ALLEMAGNE • La thérapie du couple franco-allemand | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après une période tendue, le couple franco-allemand s'est réconcilié à Paris. Le président français a plus que jamais besoin des "câlins" d'Angela Merkel, note la presse allemande.

 

La "tension amicale", expression naguère utilisée par François Hollande pour décrire sa relation à Angela Merkel, s’est transformée en tension hostile. La réplique du président français face aux demandes de Bruxelles : "La Commission européenne n'a pas à dicter ce que nous devons faire", a été suivie d’une critique sévère de la coalition allemande. De son côté, le député chrétien-démocrate Michael Meiste a déclaré à la Frankfurter Allgemeine Zeitung : "La Commission européenne est critiquée par Hollande alors qu’elle a traité la France avec générosité au regard du déficit budgétaire." 

Ulrich Schäfer, chroniqueur à la Suddeutsche Zeitung et pourtant très critique à l'égard de la politique d'austérité promue par Bruxelles, souligne aussi les contradictions de Hollande : "Par ses remarques, le président contredit ses propres exigences sur une gouvernance économique. S'il prend sa proposition au sérieux, il devrait supporter les conseils de Bruxelles." 
Mais, pour le quotidien économique Handelsblatt, la rencontre entre Merkel et Hollande [le 30 mai, à Paris, pour évoquer un plan européen de lutte contre le chômage des jeunes (sorte de New Deal)] est une "thérapie de couple". Après de longues disputes, la France et l’Allemagne se rapprochent à nouveau. "Ce n'est encore que le tout début d'un projet entre Paris et Berlin, mais c'est au moins un changement notable en comparaison des sommets passés, où les partenaires divisés s'opposaient au lieu de s’unifier", commente Thomas Hanke, correspondant du journal en France...

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ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ?

ITALIE • Un axe franco-italien pour contrer l'Allemagne ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la presse italienne, la rencontre mercredi 1er mai entre le nouveau président du Conseil Enrico Letta et François Hollande relance le projet d'un axe franco-italien fort en Europe. En ligne de mire : l'Allemagne.

 

"L'axe franco-italien est de retour", affirme La Repubblica au lendemain de la conférence de presse conjointe à l'Elysée entre le président du Conseil italien Enrico Letta et le président français François Hollande.

Le but de cet axe Rome-Paris : rien de moins que sauver l'Europe et trouver des solutions pour sortir de la récession, sans mettre en péril une démocratie menacée par les mouvements populistes. Mais en filigrane de cette rencontre, il faut surtout lire une critique du leadership allemand en Europe. "[François Hollande et Enrico Letta] ne peuvent pas le dire clairement mais les ennemis désignés sont Angela Merkel et son axe du Nord formé avec les Premiers ministres finlandais Jyrki Katainen et hollandais Mark Rutte", écrit La Repubblica. Pour schématiser, l'axe franco-italien veut en finir avec le diktat de la rigueur tandis que l'axe du nord défend le principe de l'austérité pour revenir à l'équilibre budgétaire.

Plus concrètement, les objectifs de l'axe franco-italien que pourraient prochainement rejoindre la Belgique et l'Espagne sont notamment de créer une union bancaire utile à la stabilité financière, mettre en œuvre le pacte pour la croissance de 120 milliards d'euros (approuvé il y a un an mais resté lettre morte) et de renforcer la coordination des politiques économiques.

Au-delà des volontés affichées, la visite d'Enrico Letta en France a une forte portée symbolique. "Après des mois angoissants de vide politique en Italie, la France de François Hollande a donné l'impression de retrouver avec soulagement un allié important, et peut-être décisif, dans l'affrontement avec l'Allemagne d'Angela Merkel", écrit le correspondant Stefano Montefiori dans Il Corriere della Sera.

 

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Chypre : Berlin reste intraitable avant l'Eurogroupe

Chypre : Berlin reste intraitable avant l'Eurogroupe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le gouvernement chypriote et les représentants de la troïka pourraient décider d'une taxe de 20 % sur les dépôts détenus par la Bank of Cyprus, et de 4 % pour les autres établissements. Les ministres des Finances de la zone euro ont prévu de se réunir dimanche.

 

De l'annonce de l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires, à son rejet par le Parlement, en passant par les ultimatums des Européens et à la colère de la Russie, le dossier chypriote occupe tous les esprits depuis une semaine. L'Union européenne a donné à Chypre jusqu'à lundi pour trouver les quelque six milliards d'euros nécessaires pour compléter son plan de sauvetage, sous peine d'un effondrement de son système financier, voire même son éviction de la zone euro. D'ici là, les négociations s'intensifient.

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Washington affiche sa préférence pour un Royaume-Uni dans l'Union européenne

Washington affiche sa préférence pour un Royaume-Uni dans l'Union européenne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Un partenaire doté d'un statut comme celui de la Suisse et de la Norvège, évoqué par les eurosceptiques britannique, n'a aucun intérêt pour l'administration de Barack Obama.

 

A l'instar du Commonwealth, la "relation particulière" (special relationship) transatlantique permet au Royaume-Uni de boxer au-delà de sa catégorie pugilistique. C'est souvent au nom de ce lien privilégié que Londres a fait entendre sa différence en matière de défense, de coopération policière ou d'échange de renseignements au sein de l'Union européenne.

La glorification de ces rapports par les premier ministres britanniques est une constante de la diplomatie du royaume. Or voilà que le projet de David Cameron d'organiser un référendum sur l'adhésion de son pays à l'Union européenne provoque la zizanie dans le vieux couple Washington-Londres. La mise en garde adressée le 10 janvier par Philip Gordon, le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires européennes, comme quoi les Etats-Unis souhaitent que le Royaume-Uni reste au sein de l'Union et qu'il y garde une "réelle influence" a mis directement au défi l'hôte du 10 Downing Street.

Cet avertissement intervient alors que le premier ministre doit prononcer prochainement un discours expliquant comment il compte obtenir le rapatriement de certains pouvoirs de Bruxelles en cas de réélection lors du scrutin général de 2015. La question européenne divise à nouveau le parti conservateur, aux mains des eurosceptiques, comme aux pires heures du gouvernement de John Major, entre 1992 et 1997.

Traditionnellement pro-européen, le parti libéral-démocrate associé aux tories au sein de la coalition au pouvoir ne manquera pas de souligner que la relation spéciale serait dévaluée aux yeux de l'administration Obama si le Royaume-Uni quittait l'Union européenne ou même renégociait les termes de son adhésion...

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Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89

Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand » - Rue89 | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France.

 

(De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage.

Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en mars 2009.

Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre.

Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée :

« Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier.

Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »...

 

Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre :

« Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. »

Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé :

« L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire.

L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. »

Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires...

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Angela Merkel : "Nous souhaitons une France forte"

Angela Merkel : "Nous souhaitons une France forte" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour sa première visite en Allemagne, Jean-Marc Ayrault devait convaincre Berlin de la robustesse de l'économie de l'Hexagone.

Au cours d'une conférence de presse commune, jeudi 15 novembre, la chancelière allemande a souhaité "le plein succès" du pacte de compétitivité du gouvernement français. "Nous souhaitons une France forte, tout comme la France souhaite une Allemagne forte pour que nous devenions une Europe forte", a-t-elle déclaré.

 

Tout au long de la journée, le premier ministre a multiplité les déclarations rassurantes à ses interlocuteurs allemands. "Nous respecterons l'objectif de 3 %" de déficit public par rapport au PIB en 2013, a affirmé M. Ayrault au cours d'un colloque devant des entrepreneurs allemands. Et ce en dépit du pessimisme de la Commission européenne, qui a récemment prédit 3,5 % de déficit l'an prochain pour la France, provoquant des crispations à Berlin. Nombre d'économistes doutent que l'objectif de 3 % puisse être atteint à cause du ralentissement de la croissance prévu ces prochains mois dans une Europe tirée vers le bas par la récession des pays du Sud....

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Berlin-Paris | Humanite

Berlin-Paris | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les gouvernements français et allemand ont beau assurer ce lundi qu'il n'y avait ni "malentendu" ni craintes sur l'économie française, après des informations de presse affirmant que Berlin avait commandé une étude à un groupe d'économistes sur le sujet. Dans l'édito de l'Humanité, Michel Guilloux n'en démord pas: "Ces « recettes » ne font qu’augmenter les ravages de la crise économique et sociale ; et, plus on concède de positions aux partisans de la jungle du tout-financier, plus ces derniers montrent les dents en en réclamant « toujours plus ».

 

Qui a eu ces idées géniales : « Baisser le coût du travail », « abolir les 35 heures », « augmenter la flexibilité », « mettre fin aux avantages des fonctionnaires trop privilégiés par rapport aux emplois précaires », « réduire le poids de l’État dans l’économie », « lever les barrières à la concurrence », « baisser certains impôts », « réformer le système social, notamment les retraites » ? Il se trouve qu’elles émanent des cinq « sages » censés conseiller la chancelière allemande. Et selon le Figaro, telles seraient les « pistes de Berlin pour redresser la France ». Il n’avait pas suffi qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy signassent leur pacte des rapaces.

Berlin, donc, voudrait imposer ses recettes directement à la France. À l’heure où celles-ci, initiées de concert avec le social-démocrate Gerhard Schröder en son temps, à coups de régressions sociales, commencent à trouver leurs limites outre-Rhin même, on remarquera qu’elles ne sont guère originales. Ces « pistes »-là figurent largement dans les programmes du Medef et de l’UMP et sont largement reprises dans les argumentaires de leurs homologues européens comme dans les « préconisations » du FMI ou des agences de notation financières....

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EADS et BAE Systems vont créer un leader mondial dans l'aéronautique et la défense

EADS et BAE Systems vont créer un leader mondial dans l'aéronautique et la défense | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les deux groupes vont créer le leader mondial dans le secteur de l'aéronautique et la défense. Pour autant, l'opération est fragilisée par les fuites dans la presse et pourrait ne pas se faire.

 

C'est un coup de tonnerre dans l'industrie aéronautique et de défense... qui va considérablement bouleverser le paysage mondial de ce secteur, en crise en raison de la contraction des budgets de défense. Le groupe européen EADS et son concurrent et partenaire britannique BAE Systems sont en train de discuter d'une "possible" fusion, qui créerait un géant du secteur comparable au mastodonte américain Boeing, selon un communiqué commun des deux groupes. Les deux réunis pourraient atteindre un chiffre d'affaires de près de 72,3 milliards d'euros (chiffres de 2011) avec 220.000 salariés dans le monde tandis que le groupe américain a réalisé l'an dernier 49 milliards d'euros de ventes. Soit une entité 1,5 plus grosse que Boeing.

 

Un deal à 60 % EADS, 40 % BAE Systems

Selon les discussions en cours entre les deux groupes, le nouvel ensemble serait détenu à 60 % par les actionnaires d'EADS et à 40 % par ceux de BAE. La France, Allemagne et GB auront une "golden share" dans l'ensemble EADS-BAE. Le groupe européen verserait 200 millions de livres de dividende exceptionnel en cas de fusion avec le groupe britannique. Les deux groupes collaborent déjà dans le programme Eurofighter (avec l'italien Finmeccanica) et sont également actionnaires du missilier MBDA (37,5 % chacun, 25 % Finmeccanica). En cas de réussite de l'opération, le nouveau groupe consoliderait ces actifs en devenant majoritaire....

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La crise s'aggrave, l'Europe se déchire

Alors que les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie s'envolent, la France et l'Allemagne s'opposent sur la sortie de crise. Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg s'en prennent ouvertement à Angela Merkel.

 

À trois jours d'élections à haut risque en Grèce, les marchés sont fébriles, les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie s'envolent, mais l'Europe est aux abonnés absents, paralysée par une opposition frontale entre Paris et Berlin.

Jeudi, les rendements des obligations espagnoles à 10 ans ont atteint 7%, un niveau historique. Sceptiques à l'égard du plan de sauvetage des banques, qui fait jouer au gouvernement espagnol le rôle d'ultime garant du prêt de secours de 100 milliards d'euros, les marchés parient sur un sauvetage d'État qui serait très onéreux pour l'Europe. Par effet de contagion, l'Italie, troisième économie de la zone euro, a vu ses taux d'emprunt grimper à plus de 6 %, un record sur six mois. Dans la tourmente, l'Espagne entraîne aussi l'Italie, troisième économie de la zone euro, qui voit ses taux d'emprunt grimper à plus de 6%, un record sur six mois.

Face à cette situation, l'Europe n'a pas de réponse commune rassurante pour les marchés. Et pour cause: la France et l'Allemagne ne sont plus du tout sur la même longueur d'onde....

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Euro : dernier verre au bar du "Titanic" ?

L'eurozone flanche. Comme toute autre union monétaire, elle a besoin de plus de solidarité entre ses membres. Mais pour que son flanc nord consente à aider son flanc sud, il faut un saut fédéral.

 

Qui parle pour l'euro ? Qui incarne l'union monétaire européenne ? Quelle personnalité de stature internationale court d'un média à l'autre pour rassurer investisseurs et épargnants ? Personne.

On n'en veut ici ni à Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, ni à Jean-Claude Juncker, le patron de l'Eurogroupe, gens sérieux. Mais, en tant que porte-parole potentiels de la monnaie unique, ils sont inaudibles.

Dans les turbulences bancaires espagnoles et dans les remous de l'interminable tragédie grecque, la zone euro paraît sans direction. Elle tangue d'une crise à l'autre, tenue à Londres, à Washington et ailleurs pour responsable d'un climat de défiance générale qui pèse sur la croissance mondiale.

Le placide Mario Draghi, patron de la Banque centrale européenne (BCE), l'a dit le 31 mai à Bruxelles : les gouvernements des dix-sept pays membres de l'euro donnent l'impression de ne pas savoir où ils vont. Voilà deux ans qu'ils colmatent les brèches dans le mur d'une monnaie unique s'effritant au fil des maux qui l'assaillent. Ils vont de sommet en sommet - le dernier toujours présenté comme le "der des ders", fournissant enfin à l'union monétaire les instruments nécessaires non pas au fonctionnement optimal d'une zone monétaire, ce serait trop demander, mais à sa survie....

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UNION EUROPÉENNE • L'Allemagne mène l'Europe à la ruine

UNION EUROPÉENNE • L'Allemagne mène l'Europe à la ruine | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'ancien ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer n'a pas de mots assez durs à l'encontre de la politique d'austérité imposée par Angela Merkel.

 

Paris et Berlin ont la responsabilité de sauver l'Union européenne tant qu'il en est encore temps.

 

La situation de l’Europe est grave, très grave. Qui aurait pu penser que le premier ministre britannique David Cameron appelle les gouvernements de la zone euro à trouver le courage de fonder une union budgétaire (avec un budget commun et une dette publique garantie conjointement)? Cameron a également affirmé que seule une intégration politique plus poussée serait en mesure d’empêcher une disparition de l’euro. Un premier ministre britannique conservateur ! La maison européenne est en flammes et Downing Street réclame une réponse résolue et rationnelle des sapeurs-pompiers.

Malheureusement, la brigade des sapeurs-pompiers est dirigée par l’Allemagne, avec à sa tête la chancelière Angela Merkel. L’Europe continue donc à tenter d’éteindre l’incendie avec de l’essence – l’austérité imposée par l’Allemagne – avec pour conséquence d’avoir transformé, en à peine trois ans, la crise financière de la zone euro en une crise existentielle européenne. Ne nous faisons pas d’illusions: si l’euro venait à disparaître, l’Union européenne (la plus grande économie mondiale) disparaîtrait également, entraînant une crise économique mondiale d’une ampleur inédite pour la plupart des personnes vivant aujourd’hui. L’Europe est au bord du gouffre et ne manquera pas d’y tomber à moins que l’Allemagne – et la France – ne change de direction.

Les récentes élections en France et en Grèce, les élections municipales en Italie et la poursuite des manifestations en Espagne et en Irlande montrent que l’opinion publique ne croit plus aux strictes mesures d’austérité voulues par l’Allemagne....

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