Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - “L’euroscepticisme s’aggrave du fait de la multiplication des crises"

Les Inrocks - “L’euroscepticisme s’aggrave du fait de la multiplication des crises" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La légitimité de l’Union européenne est aujourd’hui remise en question par la montée en puissance d'un euroscepticisme et la multiplication des crises européenne. Peut-on trouver des solutions à toutes ces crises qui ravagent l'Europe ? Réponse avec la politologue Anne-Marie Le Gloannec.


L’ Union européenne se retrouve aujourd’hui minée par diverses crises : d’un côté, les migrants affluent en masse, d’un autre l’euroscepticisme vient se glisser dans les urnes, sans oublier la Russie qui provoque assez grossièrement l’Europe sur son flanc est. D’abord menacée par le spectre du “Grexit” (la sortie de la Grèce) l’an dernier, puis par un potentiel “Brexit” (le départ de l’Angleterre) cette année, l’Europe a du mal à trouver un semblant d’équilibre. Voici qu’aujourd’hui selon un récent sondage, une majorité de Français veut un référendum sur un maintien dans l’UE. Pendant que ce vent d’euroscepticisme continue à souffler sur l’Europe, certains pays ont décidé de fermer leurs frontières afin de stopper le flux de migrants en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, remettant en question Schengen. Existe-il des solutions aux multiples crises qui frappent l’Europe ? Schengen est-il sur le point d’imploser et l’UE de se disloquer ? Anne-Marie Le Gloannec, politologue spécialisée sur les questions européennes et directeur de recherches à Sciences Po, répond.



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Législatives en Pologne : les conservateurs victorieux - Libération

Législatives en Pologne : les conservateurs victorieux - Libération | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le parti populiste créé par les frères Kaczyński a battu ce dimanche la Plateforme civique, le parti au pouvoir, qui a fait l'objet de plusieurs scandales ces derniers mois.

 

Vous prenez un zeste de promesses sociales, vous saupoudrez de xénophobie et vous ajoutez quelques bonnes mœurs catholiques, et vous avez le retour des conservateurs au pouvoir. Cette victoire aux législatives en Pologne était d’ailleurs attendue depuis mai, quand leur candidat, Andrzej Duda, un quadragénaire quasi inconnu, a remporté la présidentielle. Elle est cependant plus nette que prévue. Selon un sondage à la sortie des urnes diffusé après la fermeture des bureaux de vote, le parti Droit et Justice (PiS) mène avec 39,1% des suffrages devant les libéraux de la Plate-forme civique (PO), crédités de 23,4% des voix seulement. Si les résultats confirment cette tendance, Beata Szydlo, une ethnographe de formation qui a grandi dans l’ombre de son mentor, Jaroslaw Kaczyński, est pratiquement assurée d'avoir une courte majorité pour gouverner le pays pendant les quatre années à venir.

Les politologues discuteront sans doute pendant des semaines pour savoir s’il s’agit d’abord d’un succès de Droit et Justice (Pis), la formation créée par les frères Jaroslaw et Lech Kaczyński, qui avaient à eux deux tenu toutes les rênes du pouvoir (gouvernement et présidence) pendant deux ans, ou avant tout d’une défaite de la coalition libérale sortante de la Plateforme civique (PO).

La PO, qui faisait figure de parti du «miracle polonais», la seule économie d’Europe qui n’a pas été touchée par la crise de 2008, affichant une croissance annuelle de 3,5 %, a certes été victime de l’usure du pouvoir....

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L’Islande annonce le retrait de sa candidature à l’UE - Europe - RFI

L’Islande annonce le retrait de sa candidature à l’UE - Europe - RFI | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Islande a retiré sa candidature à l'adhésion à l'Union européenne. Si la décision pouvait être attendue, elle sera certainement reçue avec une certaine amertume par les dirigeants des institutions européennes.

 

L'Islande avait déposé sa candidature à l'entrée dans l'Union européenne en 2009 après avoir vu son économie laminée par la crise. À l'époque, l'adhésion à l'Union européenne avait de quoi séduire les Islandais les plus désireux de ne plus se retrouver seuls face à une crise. Beaucoup d'entre eux avaient été sensibles à l'argument que l'euro avait servi de bouclier à l'UE qui, sans la monnaie unique, aurait subi encore plus fortement la crise.

Mais cette attirance pour l'Union a commencé à vaciller dès que l'économie islandaise a montré des signes de reprise. Les dirigeants européens avaient pourtant accueilli avec enthousiasme la candidature islandaise et les négociations avaient rapidement commencé avec ce pays aux structures aisément conciliables avec celles de l'UE, même si des questions restaient problématiques, comme celle des quotas de pêche. Mais en fin de compte, les négociations ont été suspendues il y a deux ans et le gouvernement islandais y a donc mis un terme formel ce jeudi.

C'est la première fois qu'un pays se retire à un stade aussi avancé du processus d'adhésion. Mais les Islandais ne sont pas les seuls à claquer la porte au nez des Européens : lors de référendums en 1972 et 1994, les Norvégiens avaient par deux fois rejeté l'adhésion à l'Union européenne.

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Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique?

Les Inrocks - Européennes : la jeunesse allemande deviendrait-elle eurosceptique? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Près de 20 % des Allemands de moins de 30 ans ont voté pour des partis marginaux qui affichent leur défiance envers l'Europe et surtout sa monnaie unique.
“On est tous installés dans un train qui s’appelle l’Union européenne, et on continue d’accepter de nouveaux passagers sans savoir où nous allons.” Philipp Ritz est fier de sa formule. Pour cet Allemand trentenaire, il n’y a aucun doute : il faut sortir de la zone euro. Un mantra qu’il répète depuis son inscription au parti Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deustchland en V.O.). Ce militant convaincu a pris la tête de l’organisation jeunesse du parti en février 2014 et entend bien peser sur les élections européennes à grand renfort d’affiches provocatrices. Mais qui est donc cet eurosceptique ? Né en 1981 dans la bourgade d’Euskirchen non loin de Cologne, le jeune Philipp prend sa carte à la CDU de Merkel à peine pubère avant de passer chez les libéraux du FDP, comme son père entrepreneur. Il se lance dans des études de management international qui le mène d’Angleterre en Argentine, avant d’intégrer l’industrie pharmaceutique. La crise de 2008 arrive, et avec elle, les deux plans de sauvetage de la Grèce avoisinant un total de 790 milliards d’euros de prêts. L’Allemagne prête à elle seule 30 % de la somme. “On ne devrait pas avoir une monnaie qui lie entre elles des économies fortes et des économies faibles”, explique Philipp Ritz, lassé de payer pour les autres. Pourquoi ne pas créer plusieurs unions monétaires entre économies équivalentes ? Les puissants (l’Allemagne, Pays-Bas…) ensemble, les dynamiques (France, Autriche…) et les faibles (Grèce, Portugal, Espagne…) entre eux. Dans un pays aussi europhile que l’Allemagne, la suggestion est audacieuse. Mais Ritz n’est pas le seul à regarder au-delà des frontières de la zone euro...
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L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum

L'Islande va enterrer sa candidature à l'UE, sans référendum | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'Union européenne, sans le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir.

 

L'Islande va enterrer sa candidature à une adhésion à l'UE, sans même organiser le référendum initialement promis par les deux partis eurosceptiques au pouvoir. C'est ce qu'ont annoncé, vendredi 21 février, les partis du progrès (centre) et de l'indépendance (droite), qui se sont mis d'accord sur un projet de loi demandant au gouvernement de « retirer la candidature à une adhésion à l'Union européenne » déposée par le pays en 2010.

« Un tel projet de loi sera de ma responsabilité. Le ministre des affaires étrangères à l'époque avait présenté le projet de candidature, donc il est naturel que je présente le projet pour la retirer », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson.

PAS DE CANDIDATURE SANS RÉFÉRENDUM

Cette issue était prévisible. Le gouvernement avait d'ores et déjà dissous les instances de négociation avec l'UE, et leur travail était suspendu depuis le début de la campagne des législatives de 2013. En mai, les deux partis avaient pourtant promis un référendum, où le « non » était favori. Mais le projet de loi indique qu'une « autre candidature ne sera pas déposée sans d'abord tenir un référendum ».

Alors que l'Islande est associée à l'UE via la convention de Schengen et l'espace économique européen, le principal obstacle à une adhésion est la pêche, sujet qui n'a pas été abordé lors des négociations entre Bruxelles et Reykjavik...

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Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens

Les Inrocks - Les alliances fragiles des partis d'extrême droite européens | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
En France, Marine Le Pen refuse l'étiquette d'extrême droite. Mais sur le terrain européen, elle tend la main aux leaders du FPÖ autrichien et du parti pour la liberté hollandais.

Qui la lui serrent du bout des doigts, jugeant le Front national trop sulfureux.

Aujourd’hui marque le début de la libération de ce monstre nommé Bruxelles.”

 

 

Geert Wilders et Marine Le Pen raffolent des bonnes formules. A tel point qu’on se demande si les deux ne s’adonnent pas à un concours d’éloquence, ce mercredi 13 novembre, dans la salle de presse du Parlement de La Haye. A l’élégant leader du Parti pour la liberté (PVV) qui qualifie l’Union européenne “d’Etat nazi”, Marine Le Pen donne le change. “Nous, vieilles nations européennes, obligées de demander la permission à Bruxelles pour toute chose. Il faut retrouver la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté budgétaire”, martèle-t-elle. Sourires carnassiers, poignée de main : l’alliance Wilders-Le Pen est scellée.



Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen rend visite au dirigeant de l’extrême droite néerlandaise. Un premier déjeuner avait été organisé entre les deux leaders en mai dernier, pour “jeter les bases d’une collaboration à venir”. Leur objectif ? “Rabattre le caquet des élites europhiles lors des élections européennes”, selon la formule de Wilders. Le FN et le PVV espèrent créer un groupe parlementaire rassemblant les partis nationalistes afin de peser dans les débats à Strasbourg et à Bruxelles. Pour ce faire, ils doivent réunir vingt-cinq députés de sept nationalités différentes.

Alors, en bons VRP, le FN et le PVV sillonnent l’Europe depuis des mois. En octobre, Marine Le Pen a rendu visite à Jimmie Aakesson, leader populiste des Démocrates de Suède ; fin septembre, Marion Maréchal-Le Pen s’adressait au Vlaams Belang, la formation xénophobe flamande. L’eurotour extrémiste de Geert Wilders l’a conduit, lui, en Italie et en Scandinavie. A l’heure actuelle, le FN compte sur les extrêmes droites néerlandaise, suédoise, autrichienne et belge. Il espère rallier l’Italie (sinon la Ligue du Nord, au moins la Destra ou Fratelli d’Italia), Malte ou le Danemark.

“Les partis eurosceptiques ont compris qu’il fallait s’allier avec des mouvements politiques compatibles et aller au-delà de l’interdiabolisation”, estime Ludovic de Danne, le conseiller Europe de Marine Le Pen. Le FN est déjà allié au sein de l’Alliance européenne pour la liberté (EAF) à d’autres souverainistes “compatibles” (Vlaams Belang, FPÖ autrichien et Démocrates suédois). Mais hors de question de s’associer aux radicaux ultranationalistes comme le Jobbik hongrois, “un mouvement outrancier et folklorique”, selon de Danne. Paradoxalement, la fille Le Pen préfère poser avec le sulfureux Geert Wilders, jugé puis relaxé pour incitation à la haine raciale en 2011 après avoir comparé le Coran à Mein Kampf....

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Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ...

Adhésion de la Croatie (1/6) : Aller de l'avant, même si ... | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’adhésion à l’Union européenne tant attendue, le 1er juillet, se fait plus inquiétante aujourd’hui que la crise frappe. Les politiques d’austérité prônées par Bruxelles refroidissent l’enthousiasme des Croates. Pourtant, un retour en arrière est impensable. Par Denis Romac, de Novi List.

 

Pourquoi les Croates ne se réjouissent-ils pas de leur entrée dans l'UE ? A quoi bon en avoir rêvé pendant plus de 20 ans, à l'époque ou le vieux monde s'effaçait au profit du nouveau, à quoi bon quand on constate que cette adhésion se construit aux dépens du peuple ?

Seulement 7% des Croates interrogés souhaitent assister à un feu d'artifices le 1er juillet prochain – date de l’entrée du pays dans l'UE – signe de l'indifférence avec laquelle nous attendons ce moment. Il est évident qu'un sujet aussi complexe mérite une réponse complexe, mais on peut expliquer cette réaction par le fait que l'Europe vit une crise sans précédent.

Pour tous ces pays comme la Croatie, longtemps gouvernés par des élites irresponsables, l'Europe représente un certain cadre institutionnel et politique qui, à plus ou moins long terme, assurera le bien-être et garantira l’Etat de droit.

 

Cependant, cette crise a bien montré que tout cela n'était qu'une grande illusion. L'Union européenne n'assure plus le bien-être d'un pays. L'Europe d'aujourd'hui est gouvernée par la politique d'austérité, même si les plus grands économistes signalent que les dettes ne sont pas la cause de la crise mais bien ses conséquences. Mais laissons ça de côté pour le moment et analysons le résultat de cette politique. La politique d'austérité a poussé plusieurs pays "mineurs" vers une catastrophe économique et sociale – ce qui était impensable il y a quelques années. Non seulement la politique européenne anti-crise ne fonctionne pas, le FMI l'admet maintenant, mais pour couronner le tout, cette politique de récession s'applique uniquement au peuple, afin de satisfaire les oligarchies financières et les banques.

Résultat : La Génération Perdue. En Espagne, presque 55 % des jeunes sont au chômage, en Grèce ils sont 58 % ! Le reste de l'Europe ne se porte pas mieux, un jeune sur quatre est sans emploi.

Il ne s'agit plus uniquement de politique, mais d'humanité. La Commission européenne impose sans relâche des mesures qui punissent toutes les couches de la population. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Angela Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors qu'en 1953 l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande ? Comment se fait-il que l'Allemagne refuse à la Grèce ce qu'on lui a permis à elle ?...

 

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«Pour la première fois, les attitudes des Français ressemblent à celles des Grecs…»

Bruce Stokes, du Pew Research Center, déplore le fossé qui se creuse avec l’opinion publique allemande :

 

Directeur des études d’opinion internationales du Pew Research Center, Bruce Stokes observe depuis longtemps les évolutions du continent européen. Il n’en est que plus choqué des résultats en France cette année.

La France en «chute libre» dit votre étude. N’y allez-vous pas un peu fort ?

Lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique, comment vont leurs finances personnelles, comment ils voient l’avenir ou ce qu’ils pensent de l’intégration européenne, les réponses sont à chaque fois plus négatives et la tendance semble s’accélérer par rapport à nos précédentes études. Nous n’avons pas généralisé à partir d’un ou deux indicateurs : c’est tout un spectre de réponses qui s’effondrent. Les attitudes françaises évoluent dramatiquement en 2013, par rapport aussi aux autres pays et notamment aux Allemands.

Vous signalez une telle divergence entre les opinions françaises et allemandes que l’on se demande : le fameux couple franco-allemand peut-il encore tenir sur ces sables mouvants ?

Les opinions publiques allemande et française n’ont jamais été parfaitement similaires, mais la France jouait auparavant un rôle hybride, intermédiaire entre les attitudes allemandes et celles des pays du sud de l’Europe. Dans cette étude 2013, nous observons pour la première fois que les attitudes des Français ressemblent vraiment à celles des Grecs, des Italiens ou des Espagnols. Le gouffre s’est creusé avec les Allemands. A la longue, si Français et Allemands ont des perceptions à ce point divergentes, cela risque de compliquer leur coopération politique. Cela isole aussi davantage l’Allemagne, qui semble de plus en plus vivre sur un autre continent. Mais cela peut rendre la France plus nécessaire que jamais dans son rôle de pont avec Berlin.

L’Allemagne a-t-elle de toute façon une alternative à la France ?

Non, il n’y a pas d’alternative à la France. Une autre des découvertes de cette étude est d’ailleurs que le gouvernement allemand a plus de marge de manœuvre qu’il ne le dit. ...

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Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance

Municipales britanniques : les anti-Européens réalisent une montée en puissance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
ROYAUME-UNI - Le parti populiste, l’Ukip, a réalisé une percée historique lors des élections locales au Royaume-Uni, infligeant un sérieux revers aux conservateurs menés par David Cameron.
Le scrutin avait une valeur de test à l'approche des législatives de 2015.

 

La vague populiste déferle au Royaume-Uni. Avec 26 % des voix, selon les résultats partiels, le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a réalisé une percée historique lors des élections municipales en Angleterre et au Pays de Galles. Cette victoire électorale de la formation anti-européenne et anti-immigration signe la meilleure performance pour le quatrième parti du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Il obtient en effet 147 postes de conseillers contre huit auparavant.


"Il s'agit d'un changement de cap dans la politique britannique", a lancé le chef de l'Ukip, Nigel Farage, dont le parti ne dispose pas de siège au Parlement britannique mais compte 12 députés au Parlement européen.

Selon lui, la formation aurait tiré profit de la déception des gens à l'égard des trois formations traditionnelles, conservateurs, travaillistes et libéraux. "Nous avons trois partis qui n'ont plus la capacité de gouverner notre propre pays, qui nous ont laissés au bord de la faillite et laissé la porte ouverte aux politiques d'immigration", a-t-il déclaré à la BBC.

"Nous avons été malmenés par tout le monde, attaqués par tout le corps politique qui a fait de son mieux pour empêcher les gens biens de sortir et de voter pour l'UKIP. Ce qu'ils ont fait en nombre", a-t-il par ailleurs affirmé sur Sky News...

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Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture

Royaume-Uni. Les ambiguïtés du Premier ministre britannique envers l'Europe - Information - France Culture | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

David Cameron tente la grand écart. Il est à la tête d'un gouvernement de centre droit mais doit affronter les revendications de son parti conservateur, qui ne s'est jamais situé autant à droite et n'a jamais manifesté un tel euro-scepticisme.

 Il lui faut gagner du temps pour préserver une situation britannique de plus en plus inconfortable : une Europe à la carte,  d'autant plus que la City -première place financière de l'Europe communautaire-, est le lieu par lequel transite la grande majorité des transactions en euros...

L'équipe gouvernementale ne souhaite pas réellement quitter l'Europe, mais ne cherche nullement à accomplir le moindre pas supplémentaire sur la voie de l'intégration.

Jacques Leruez, spécialiste de l'étude du régime et de la vie politique britanniques, est directeur de recherche émérite au CNRS

 

Durée: 11 minutes

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FAUX SEMBLANTS / "Brexit" : "Au sein de l'UE, tout le monde fait un effort pour aider Cameron à remporter son référendum"

FAUX SEMBLANTS / "Brexit" : "Au sein de l'UE, tout le monde fait un effort pour aider Cameron à remporter son référendum" | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

LES MARCHES européens savent que l'UE va accepter les NOUVELLES conditions simplifiées" de Londres . " ne partager QUE les avantages de l'UE sous peine de la quitter". Et ça va marcher parce que Chicago et N.Y. sont OK pour cela...

Le Royaume-Uni entend renégocier sa place dans l'Union européenne avant de proposer à ses citoyens de se prononcer sur la question fatidique, avant 2017 : faut-il, oui ou non, sortir de l'UE ?

Via Rushes Infos
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La victoire de Cameron est mauvaise pour l'Europe

La victoire de Cameron est mauvaise pour l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Le Premier ministre est plutôt favorable à un maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE, mais il avait promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur la question. Or il devra compter avec les eurosceptiques, UKIP, et avec la force nouvelle des indépendantistes écossais.

Les sondages laissaient craindre cinq années d’incertitude et d’instabilité au Royaume-Uni, avec un Parti conservateur et un Parti travailliste à peu près à égalité. Ils ont été démentis par les électeurs qui ont redonné leur confiance au Premier ministre David Cameron, mais l’incertitude demeure. Non pour le gouvernement qui sera dominé par les conservateurs, avec ou sans une coalition avec un Parti libéral-démocrate bien affaibli, en fonction des résultats définitifs. Mais pour l’avenir du Royaume-Uni dans l’Europe.

David Cameron avait en effet promis que les Britanniques seraient appelés à se prononcer sur leur maintien dans l’Union européenne au plus tard en 2017, s’il gagnait les élections. C’est chose faite et il devra maintenant organiser la consultation, peut-être même avant deux ans s’il ne veut pas prolonger l’incertitude.....

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Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension

Les Inrocks - Européennes : la Croatie partagée entre enthousiasme et appréhension | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour la première fois depuis son adhésion à l’UE, la Croatie se rend aux urnes. Mais la vie politique locale, dominée par des scandales de corruption, influe lourdement sur l’intérêt des citoyens.

 

Dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne l’an dernier, la Croatie va vivre son premier vote européen. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’enthousiasme le partage à l’appréhension. “Les gens ne sont pas si intéressés par la vie politique croate, et encore moins par la vie politique européenne”, tente d’expliquer Andro Nogolica, 19 ans, étudiant en première année à Sciences Po Paris. Lui-même ne s’est pas encore intéressé aux élections, même s’il reconnaît l’importance de la politique européenne.

“Je suis content que la Croatie fasse partie de l’UE et je crois que cela apportera plus de bien que de mal pour les Croates et la Croatie”, commente encore le fils d’avocats. Alors quoi ? Qu’est ce qui bloque ? Si la société croate se dit moderne et ‘pro-européenne’, il n’en reste pas moins que le petit pays de 4 millions d’habitants pâtit lourdement de la crise économique : croissance négative, près d’un jeune sur deux au chômage… Pour le magazine britannique The Economist, la Croatie est numéro 10 du classement des pires économies du monde. Et le think tank américain Catho Insitute classe même le petit pays 15e dans son index de la misère mondiale.

  


En conséquence, ceux qui défendent un programme nationaliste se portent plutôt bien. Ainsi du parti d’extrême droite Alliance pour la Croatie, créditée de 6,1% des intentions de vote, ou encore de la présence de la politicienne nationaliste Ruža Tomašić, numéro 6 de la liste de droite HDZ, affiliée, comme l’UMP, au Parti populaire européen (PPE).

“L’euroscepticisme perce de plus en plus à cause de l’impopularité de la politique, croit savoir Andro Nogolica. Les Croates considèrent que le HDZ entretient les mêmes pratiques que le parti socialiste SDP, actuellement au pouvoir. Dans ce contexte, la vision européenne ne fait aucune différence ici. Ce sont les scandales de corruption du SDP aujourd’hui, et les scandales de corruption du HDZ à l’avenir, qui continueront de rythmer la vie politique croate”...

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Les Inrocks - La gauche critique favorable à la sortie de l’euro ?

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Alors que la gauche critique s’évertue depuis des années à parler d’Europe sociale, plusieurs intellectuels de gauche font un pas de plus et prônent désormais une rupture claire avec Bruxelles.
Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé? “A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire. “On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.....
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Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques

Royaume-Uni : David Cameron bousculé par les eurosceptiques | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Une lettre de 95 députés traduit la frustration des eurosceptiques, alors que M. Cameron s'est engagé à renégocier les relations avec Bruxelles et à organiser d'ici à 2017 un référendum sur une sortie éventuelle du Royaume-Uni de l'UE.
Près d'une centaine de députés conservateurs britanniques demandent à David Cameron que la chambre des Communes du Parlement du Royaume-Uni puisse mettre son veto à toute législation européenne existante et future, rapporte le Sunday Telegraph. « Nous vous appelons à [...] faire de l'idée d'un veto national sur les lois actuelles et futures de l'Union européenne, une réalité », écrivent 95 députés au premier ministre britannique, de nouveau pressé par son aile droite de durcir sa position vis-à-vis de l'UE. Ce veto, qui nécessiterait l'adoption d'une loi par les parlementaires britanniques, « permettrait au Parlement [de Westminster] de ne pas appliquer la législation européenne quand il en est de notre intérêt national », ajoutent-ils. Actuellement, le Parlement britannique n'a pas de droit de veto automatique sur les lois européennes, et le premier ministre ne peut utiliser de veto que sur des sujets très sensibles, comme la défense et le budget de l'UE. Peu de temps après son élection en 2010, M. Cameron avait cependant mis en place « un verrou législatif » rendant obligatoire le recours à un référendum à chaque future velléité d'abandon de prérogatives au profit de Bruxelles. Downing Street a réagi dimanche à la lettre des députés en assurant que le premier ministre allait « étudier de près cette idée. Mais nous avons besoin de savoir ce que cela signifierait sur le plan pratique ». « Cependant, a poursuivi un porte-parole de M. Cameron, si des Parlements nationaux rejetaient régulièrement et unilatéralement des lois européennes, le marché unique ne fonctionnerait pas. »...
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Le Royaume-Uni et l'Europe : Les eurosceptiques pris entre deux Unions

Le Royaume-Uni et l'Europe : Les eurosceptiques pris entre deux Unions | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les politiciens eurosceptiques anglais appellent à un référendum sur l’UE au nom de l’intégrité du Royaume-Uni. Mais cette attitude les place en porte-à-faux avec l’opinion publique en Ecosse, où une image plus positive de l’UE pourrait bien nourrir un sentiment pro-indépendance.

Par Sunder Katwala

 

Une victoire du UKIP [Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni] aux européennes de 2014 serait susceptible de changer la donne du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse en remettant en selle les tenants du "oui", confie l’universitaire et grand spécialiste de la question Charlie Jeffrey à l’Institut de recherche sur les politiques publiques (IPPR), à l’occasion de la publication [le 8 juillet dernier] d’un nouveau rapport sur l’"anglicité".

Beaucoup d’Ecossais déclarent qu’ils seraient susceptibles de changer d’avis sur l’indépendance si la Grande-Bretagne semblait prendre le chemin d’une sortie de l’UE. Les sondages portent à croire que cette attitude pourrait éroder l’avance aujourd’hui solide des partisans de l’union [anglo-écossaise] et rendre incertaine l’issue du référendum.

Charlie Jeffrey fait observer qu’une victoire de l’UKIP aux élections de 2014 et l’accroissement subséquent des pressions politique et médiatique en faveur d’un référendum sur le maintien du pays dans l’UE donneraient le sentiment que l’affiliation du Royaume-Uni est en péril, à quelques mois seulement du référendum sur l’indépendance [de l’Ecosse], en septembre de la même année.

Charlie Jeffrey, qui dirige la faculté de sciences politiques de l’université d’Edimbourg, est l’un des co-auteurs du nouveau rapport de l’IPPR, L’Angleterre et ses deux unions, qui rend compte d’une divergence de vue croissante au sujet de l’UE au nord et au sud de la frontière [anglo-écossaise], avec d’un côté des électeurs anglais qui affichent un euroscepticisme croissant et prennent très au sérieux la possibilité d’une sortie de l’UE, et de l’autre des Ecossais qui sont une majorité à estimer que les avantages de l’appartenance à l’UE l’emportent sur les inconvénients....

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Islande : un doigt d’honneur officiel à l’Union Européenne | Bakchich

Islande : un doigt d’honneur officiel à l’Union Européenne | Bakchich | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le gouvernement islandais sorti des urnes le 27 avril et formé le 23 mai décide de retirer sa candidature à l’entrée dans l’Union et d’abandonner définitivement le projet d’adoption de l’Euro…

 

Il fallait s’y attendre ; la nouvelle coalition des partis Progressiste (FRAM) et de l’Indépendance (Sja) arrivée aux affaires à la suite des élections islandaises du 27 avril, a décidé de tourner le dos au mammouth Européen impossible à dégraisser, et de poursuivre le redressement économique de son petit pays par ses propres moyens.

 

L’annonce du doigt d’honneur officiel a été faite le 22 mai par le nouveau premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson 38 ans et journaliste de profession doté d’un doctorat de sciences politiques obtenu à Oxford, et qui a laissé entendre que l’île aux 1 000 volcans a d’autres chats à fouetter que de rejoindre « un bloc en crise » .

 

Par prudence, le pays avait gelé les négociations avec Bruxelles dès le mois de janvier, dans l’attente de l’issue des élections législatives du 27 avril. 

 

 

Les vikings ne veulent pas embarquer sur un bateau ivre

 

Dans l’intervalle, Gunnar Bragi Sveinsson qui est devenu ministre des affaires étrangères, avait écrit un billet aigre-doux dans le journal local Frettabladid au mois de février dans lequel il disait tout le mal qu’il pensait de l’Union Européenne dont la diplomatie traitait « d’extrémistes nationalistes »  tous ceux qui avaient le malheur de refuser de rejoindre son bateau-ivre.

 

Sans tomber dans un discours suffisant, les islandais ne manquent évidemment pas d’arguments. A commencer par la longue liste des états – les fameux états Club Med mais pas seulement - de l’union européenne actuellement en récession (Finlande, Danemark, Pays Bas, Belgique, France, Espagne, Portugal, Italie, République Tchèque, Hongrie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Albanie, Grèce et Chypre) alors que la croissance observée sur l’île (supérieure à 2%) est très proche de celle de la Norvège, le bon élève de l’Europe.   

 

Les 3 nuits d’émeutes observées en Suède, les chiffres effrayants relatifs au chômage des jeunes dans l’Union (72,5% des 16-24 ans en Macédoine Occidentale, le plus élevé d’Europe !, mais aussi plus de 60% de jeunes chômeurs en Andalousie et même 24,7% en Suède) l’explosion de la prostitution en Grèce qui aurait progressé de 150% en 2 ans d’après une étude du Centre National de Recherches Sociales et les craintes diffuses d’un « été chaud » dans toute l’Europe et de troubles sociaux de grande ampleur, terrorisent littéralement les islandais, convaincus qu’ils n’ont rien à gagner à entrer dans l’Union Européenne...

 

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Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe

Elections en Bulgarie : Cherchez l'Europe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Dans la campagne pour les législatives du 12 mai, l’Europe est la grande absente.

Sauf s’il s’agit d’appeler à la sortie de l’UE — comme le fait l’extrême-droite — ou de promettre que les fonds européens continueront bien d’abreuver les caisses du pays — comme le font les deux principaux partis. Extraits. Par Svetoslav Terziev

 

Pour la première fois, depuis que la Bulgarie est rentrée dans l'Union européenne (UE), en 2007, il n'est presque plus question de l'Europe dans l'espace public. Toute rengaine finit par lasser, mais ici la raison semble plus profonde : l'Europe est rentrée dans la longue liste des illusions perdues pendant la transition qui a suivi la chute du communisme en 1989.

Plus aucun parti ne s’affiche devant ses électeurs en brandissant l'idée européenne. Même les formations politiques qui portent le nom "d'européennes" l'ont oubliée. L'Europe a été réduite à une sorte de pin's que les hommes politiques bulgares arborent au revers de leur veste devant les étrangers. Lorsqu'ils en ressentent le besoin, ils accourent à Bruxelles pour se convaincre qu'ils existent encore,– malgré les preuves du contraire qu’ils constatent chez eux. Logiquement, ils n'y rencontrent que des représentants des partis frères qui affichent bruyamment leur soutien, surtout en période électorale.

 

L'exemple le plus éclatant du déclin du rêve européen est offert justement par le parti qui a été aux commandes du pays et qui s'apprête à effectuer un deuxième mandat, le GERB (Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie). Lors de son show grandiose du 7 avril dernier à Sofia, ses militants ont distribué un dépliant en papier glacé, intitulé "La bonne direction pour la Bulgarie : quelques points du programme politique de GERB". Dès les premières lignes, on rappelle qu’il est un "parti de centre-droit, membre de la famille du Parti populaire européen (PPE)". Pour preuve, des membres éminents de la "famille" étaient conviés et installés au premier rang de l'événement, notamment le secrétaire général du PPE Antonio López (Espagne) et le président du groupe parlementaire du PPE à Strasbourg, le français Joseph Daul.

Ils ne se doutaient sans doute pas que leur présence était censée légitimer la mercantilisation de l’idée européenne véhiculée par la droite bulgare. S'ils lisaient le bulgare, ils auraient pu néanmoins constater que le sujet européen n'est abordé que sous l’angle des "fonds européens". Pour qu'il n’y ait plus aucun doute sur le fait que l'Europe est réduite à une vache à lait, l'ex-Premier ministre Boïko Borissov s'est adressé directement à eux lors de son discours. "Grâce à nos invités du premier rang, nous garantissons que dans les prochaines années quelque 32 milliards de lévas (la moitié en euro) seront injectés dans l'économie bulgare. Lorsque nous parlons de GERB, nous devons toujours avoir à l'esprit que nous sommes un parti qui fait rentrer de l'argent en Bulgarie"...

 

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CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas

CARTOGRAPHIE • La confiance dans l’Union européenne au plus bas | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n'ont plus confiance en l'Union.

 

"La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse", assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, "avivée par la crise de la dette". Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne connaissent un "déclin vertigineux" de la confiance de leurs citoyens dans l'Union européenne (UE).

 

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui "tendent à ne plus croire en l’Europe", contre seulement 20 % qui y adhèrent encore. Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l'UE. En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

"Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l'UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]", souligne le quotidien britannique.

José Ignacio Torreblanca, directeur du Conseil européen pour les Affaires étrangères, un think tank, affirme que "les citoyens pensent désormais que la façon dont est gérée la crise de l’euro fait obstacle à leur démocratie nationale". "Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens", note The Guardian.

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